Les « petites frappes » de l’Oncle Sam : ce qu’elles nous disent de notre monde, de notre société…

 

France, G-B,

les « petites frappes »

de l’Oncle Sam :

ce qu’elles nous disent

de notre monde,

de notre société…

La pacification et la reconstruction de l’unité nationale syrienne se font, pas à pas, au détriment de l’influence occidentale…

Elle se font, de plus, sur la base de la consolidation d’un front de résistance anti-impérialiste des nations qui refusent de plier le genou devant l’Oncle Sam.

Après la mise à sac, à feu et à sang de la Libye au nom d’une prétendue « démocratie » qui n’a apporté, avec l’anarchie et la mort, que le retour de l’esclavagisme, le monde occidental se voit frustré d’un nouvel os à ronger, qu’il escomptait exploiter jusqu’à la moelle de toutes ses ressources, et en premier lieu, pétrolières.

Incapable d’admettre sa défaite déjà pratiquement effective sur le terrain le monde occidental en recours à nouveau au mensonge médiatique « humanitaire » pour tenter de justifier ses vaines représailles.

Dans ce processus nauséabond la France et la G-B se sont montrées les petits chiens serviles de l’Oncle Sam. Toutes fières de faire briller leurs canines de seconds couteaux et de ramasse-miettes sous la table de l’Oncle Sam. Une table déjà en grande partie vidée par l’Oncle Xi, son faux-frère de Pékin…

Car le véritable enjeu mondial est le bras de fer entre ces deux géants de la finance et de l’économie capitaliste, même si l’un des deux se dissimule encore grossièrement sous le masque d’un prétendu « communisme ».

Mais les nations en ligne de front et les peuples qui sont les premières victimes des conflits en cours sont bien les proies potentielles de cet affrontement, et donc en premier lieu, avec la Syrie, la Russie et l’Iran.

La Russie, déjà étranglée par les sanctions économiques, n’a pas d’autre choix, pour briser son encerclement, également militaire par l’OTAN, que l’engagement ou la soumission.

Ce que nous montre également la renaissance de l’insurrection en Palestine, face au colonialisme sioniste, c’est bien que l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient est actuellement la principale ligne de front dans le conflit mondial larvé généré par la « mondialisation démocratique ». Avec l’Irak, entrainé depuis des décennies dans ce conflit, et dont la situation est loin d’être stabilisée, il ne faut pas oublier que le peuple du Yémen, également en lutte pour son indépendance et son unité, est l’un des peuples martyrs de cet enjeu sanguinaire planétaire.

Et là également, le martyr de ce peuple ne pourrait avoir lieu sans le soutien intéressé de l’Oncle Sam et la complicité active, notamment en fournitures d’armes, de la France.

La bourgeoisie financière française, une des premières victimes de l’expansionnisme commercial chinois, cherche par tous les moyens à surmonter sa propre crise, et en premier lieu, en la faisant payer à son propre peuple, en le dépouillant des derniers restes de ses « avantages sociaux » concédés « généreusement » au temps de la splendeur de l’impérialisme français, mais surtout pour acheter la paix sociale en collaboration « démocratique » avec les directions révisionnistes et opportunistes du PCF et de la CGT.

Mais aujourd’hui elle n’a donc plus en réserve de quoi « lâcher du lest » pour entretenir la paix sociale et doit même utiliser le double jeu et la complicité des centrales syndicales pour faire avaler, par la « concertation » et le « dialogue social », de nouvelles pilules très amères qui ne feront qu’accroitre la renaissance de la misère en Occident, déjà portée par le flot des migrations délibérément engendrées par toutes ces guerres impérialistes. Diviser les nations et les peuples pour mieux les asservir, cela se pratique, également et même d’abord, à l’échelle internationale.

Pour la bourgeoisie française, faire appel aux bons sentiments de « solidarité » et à l’ « humanisme » de la classe moyenne en déroute dans la crise, c’est encore un moyen hypocrite de légitimer à la fois ses guerres et les reculs sociaux qu’elle impose localement aux prétendus « nantis » qui, dans les couches populaires, ne sont pas encore tout à fait dépouillés.

La seule solution pour préserver à la fois la paix dans le monde et l’avenir social des générations futures, c’est d’en finir avec le système actuel, capitaliste et impérialiste, qui engendre toutes ces misères et tous ces désordres.

A très court terme, dans la situation présente, cela commence par organiser la solidarité avec les nations et les peuples en lutte contre un ennemi commun, l’impérialisme US, ses sous-fifres français et britanniques, leur bastion sioniste en Palestine, et tous leurs Kollabos complaisants dans la vie sociale et politique française. En résumé, faire front contre l’Oncle Sam sans tomber dans la dépendance de son faux-frère, l’Oncle Xi.

Luniterre

 

 

 

Sur la légitimité des luttes anti-impérialistes, et en premier lieu en Palestine, mais aussi sur la légitimité du combat social anticapitaliste, voir :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/02/palestine-jour-de-la-terre-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

 

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Pour la Palestine : 17 AVRIL – Grande marche à Paris !!

 

 

 

 

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Grande marche à Paris

le 17 avril,

Journée internationale

des Prisonniers palestiniens !

Mardi prochain, à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens, nous vous appelons à vous joindre à une marche pour dénoncer l’enfermement de tous les Palestiniens, qu’ils soient dans la bande de Gaza, bouclés et agressés en Cisjordanie, ou bien derrière les barreaux de prisons israéliennes. Merci de noter la date et le RV Place de La République pour former un cortège qui exigera la liberté de tous les Palestiniens.

Nous appelons nous amis de la région parisienne mais aussi celles et ceux des autres villes qui peuvent se libérer à venir défiler avec nous. L’heure est grave. Les Palestiniens jouent leur va tout, et risquent leur vie et leur intégrité physique, à Gaza, mais aussi avec les grèves de la faim qui se poursuivent dans les prisons israéliennes, et les attaques de la population dans toute la Cisjordanie occupée, dont Jérusalem, de plus en plus inaccessible.

NOUS VOUS DONNONS RENDEZ-VOUS MARDI PROCHAIN 17 AVRIL A PARTIR DE 17 H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE, D’OÙ NOUS PARTIRONS EN CORTÈGE A 18 H

De nombreuses associations se joignent à cet appel, dont nous publierons prochainement la liste.

Nous avons besoin de votre présence pour accompagner la lutte héroïque des Palestiniens pour leur liberté et pour leurs droits. Mais aussi de votre aide pour faire circuler l’information.

CE SAMEDI 14 AVRIL, NOUS SERONS PRÉSENTS COMME D’HABITUDE

À LA FONTAINE DES INNOCENTS DE 14 H À 17 H

POUR CONTINUER À DÉNONCER LES MASSACRES ISRAÉLIENS

POUR INFORMER LES PASSANTS SUR LA SITUATION DES PALESTINIENS

POUR LES APPELER A SE JOINDRE À LA MARCHE DU 17 AVRIL

N’hésitez pas à venir nous y retrouver, et à y prendre des tracts appelant à cette Marche pour la Libération de tous les Palestiniens et Palestiniennes.

http://www.europalestine.com/spip.php?article14146

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Sur la légitimité des luttes anti-impérialistes, et en premier lieu en Palestine, mais aussi sur la légitimité du combat social anticapitaliste, voir  :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/02/palestine-jour-de-la-terre-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/04/04/david-palestinien-contre-goliath-sioniste-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

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David Palestinien Contre Goliath Sioniste : Une leçon de Résistance donnée au monde !

 

 

 

Bande de Gaza : au moins douze Palestiniens tués dans des violences avec l'armée israélienne

SEPT PALESTINIENS TUÉS, 500 BLESSÉS PAR TSAHAL À LA LIMITE DE GAZA

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A l’occasion de son Jour de la Terre 2018 le peuple de Palestine vient de donner au monde entier une leçon de courage et de résistance exemplaire, après déjà 70 ans de luttes pour son droit au retour sur sa terre d’origine dont il a été chassé par l’occupant sioniste.

Le fait est que le monde voyait ou croyait voir sombrer cette cause peu à peu sous les coups des colonialistes israéliens, et sous une chape d’hypocrisie des puissances impérialistes complices, alors qu’elle vient soudainement et massivement de relever la tête pour réaffirmer son droit intangible.

C’est précisément dans ce droit que réside sa force, c’est ce que nous a magistralement rappelé Stanley Cohen en Juillet dernier.

C’est donc l’occasion de republier ce texte remarquable, qui se trouve être, plus que jamais d’actualité!

Mais au moment où un réveil des luttes sociales semble s’opérer en France, c’est aussi une occasion de réfléchir au sens de ces luttes au sein des métropoles impérialistes, qui sont, qu’elles le reconnaissent ou non, liées entre elles contre toutes les luttes de libération, et celles de la Palestine en premier, tant les complicités du sionisme sont extensives, en France comme aux USA et ailleurs.

Il ne s’agit nullement, ici, de prendre le problème à l’envers, comme le font certains supposés « anti-impérialistes », mais bien au contraire et précisément de comprendre qu’un phénomène colonialiste tel qu’il se développe en Palestine, digne des pires barbaries occidentales du siècle dernier, ne pourrait se poursuivre sans le support de ces complicités. Autrement dit, si le sionisme est bien le serviteur obligé de l’impérialisme dans cette région stratégique du monde, il n’en est pas le maître.

Il fut un temps où la solidarité anti-impérialiste internationale arrivait à isoler certaines de ces entreprises colonialistes au point de les faire cesser, comme au Vietnam et en Afrique du Sud. Mais c’était aussi un temps ou les luttes sociales en occident étaient encore une menace politique sérieuse pour le système capitaliste. Il y avait de fait une synergie entre ces deux aspects de la lutte, même si cela ne résultait précisément d’aucune stratégie réelle ni d’aucun concept de résistance globale, qui eut pourtant été utile et même nécessaire à leur survie, en terme à la fois de résistance sociale et de perspective politique.

Si face à la violence des reculs sociaux imposés par la crise la résistance sociale se réveille à nouveau, elle traine néanmoins encore le boulet de ses précédents échecs, contre la réforme des retraites et contre la Loi El Khomri, et pour ce qui est d’une solidarité anti-impérialiste digne de ce nom on n’en voit plus de signe réellement significatif, sauf, au contraire, des signes de Kollaboration active de diverses parties de la « gauche », même « extrême »!

Mais surtout, le constat est que toutes les forces politiques actuellement au pouvoir ou en capacité de gouverner sont directement engagées dans le processus systémique de régression sociale, comme fractions ouvertement représentatives des intérêts du système capitaliste.

La seule qui se tente encore de se faire passer pour une « alternative », en se donnant un style « rebelle », c’est la prétendue « France Insoumise », alors qu’il ressort clairement de son programme qu’il s’agit ni plus ni moins qu’une relance « keynésienne » du système, basée sur une nouvelle manœuvre financière à l’échelle européenne.

Après un succès de départ du à l’effet médiatique de « nouveauté », comme tant d’autres gadgets politiques précédents, elle sombre à nouveau dans l’obscurité des manœuvres politiciennes, obligée de faire face à sa propre impasse.

Nous avons néanmoins eu l’occasion d’échanger sur ces sujets avec un de ses militants les plus lucides, par ailleurs sympathisant de la mouvance trotskyste britannique « Socialist Fight ».

Il ne s’agit pas ici de revenir une Nème fois sur les analyses de la situation économique de la crise systémique, mais au contraire de comprendre ce qui nous sépare d’un peuple tel que celui de Palestine, aussi démuni de tout et dépourvu aussi bien de moyens locaux que de supports internationaux réellement puissants, mais qui lutte quand même massivement et avec toute la dernière énergie dont il est capable, en comparaison avec notre difficulté à relever la tête dans un climat de régression, certes, mais qui est encore loin d’une situation catastrophique telle que celle de la Palestine.

L’article récent de ce camarade sur les mouvements sociaux en France (*) est centré sur un point essentiel à propos de la nécessité de construire un parti d’avant garde du prolétariat. Un long commentaire en réponse semble insister davantage sur la nécessité de la dictature du prolétariat pour la période de transition, bien que les deux soient liés, jusqu’à un certain point, évidemment.

Les deux sont également justes considérés d’un point de vue marxiste-léniniste, mais le niveau de conscience actuel n’en est manifestement pas là, sauf pour quelques pseudos-« ML » sectaires qui « s’y croient » et n’y sont donc précisément pas… !

Pour ce qui concerne le mouvement de masse, ce n’est donc pas encore là la problématique concrète, celle qui le fera avancer plus rapidement, y compris vers ces objectifs transitoires mais incontournables.

Si la FI a rencontré un relatif succès, c’est qu’elle a su mobiliser essentiellement autour d’un projet… C’est le projet, le programme, qui est l’élément fédérateur et constitutif du mouvement et de son organisation.

Le fait qu’il ne soit ni viable ni crédible, et à juste titre, pour une grande masse de prolétaires, qui ont donc préféré s’abstenir, c’est encore une autre question, mais l’amorce du mouvement réside bien dans le projet et non dans le parti en lui-même, ni même dans les formes hypothétiques de son pouvoir… !

Autrement dit, il faut distinguer la problématique stratégique telle que nous la percevons, même si évidemment, fort justement, comme marxistes, de la problématique politique générale telle que la perçoit la grande masse, et qui est la première marche vers l’élévation et la renaissance de la conscience de classe.

Dans la Russie pré-soviétique et soviétique naissante, c’est le projet politique et social en gestation, précisément, autour des soviets, qui a été à la fois l’amorce et le catalyseur de la lutte. C’est ce principe qui est devenu la légitimité prolétarienne et populaire de la Révolution et qui a permis au parti bolchévique de légitimer son pouvoir, y compris du point de vue de la dictature du prolétariat, comprise comme défense indispensable de ce projet et de cette légitimité.

C’est pourquoi la question du parti, dans les circonstances actuelles, où cette notion est totalement dévalorisée pour les masses par la caricature qu’en donne la bourgeoisie, ne se posera réellement que lorsque naitra une convergence non pas tout d’abord et formellement idéologique, mais précisément autour de l’élaboration concrète d’un projet, un peu à l’image du processus de formation de la FI, expérience utile et signifiante, de ce point de vue, même si inutile et même néfaste, quant au fond.

Mais cette réflexion risque de rester incomprise, car le propos reste incomplet ainsi et peut n’être pas clairement saisi dans toutes ses implications.

Car en réalité c’est donc la question de légitimité qui est le nœud de cette problématique.

La survie du système actuel tient à ce qu’il parvient constamment à se relégitimiser, malgré ses failles béantes et même lorsqu’elles sont perçues comme telles.

Actuellement, la menace terroriste est sa meilleure justification, à condition d’être réactivée très souvent, sinon en permanence.

C’est pourquoi il n’y aura pas de mesures vraiment radicales contre les mouvances salafistes, par exemple.

Mais le point fondamental reste la question du travail.

Dans la légitimité bourgeoise le travail n’est utile que s’il est rentable financièrement.

La question de son utilité sociale n’est jamais réellement posée, sauf pour être ouvertement éludée au motif de non-rentabilité sur le plan financier.

Le travail socialement nécessaire mais « non-rentable » est rejeté dans le domaine du bénévolat et de la charité privée…

Le système arrive ainsi à légitimiser même la réduction de toutes les fonctions sociales encore survivantes de son État.

Tout ce qui subsiste de service public doit être « concurrentiel » avec le secteur privé ou disparaître, et au mieux, remplacé par la charité privée, ou carrément supprimé, sinon.

La vraie question est donc celle de la légitimité du travail, à travers son objectif social, en tant que répondant à des besoins sociaux réels, tant en termes de productions que de services.

Travailler utile socialement ou travailler rentable financièrement, ce sont deux notions bien différentes et qui se retrouvent donc également dans le secteur productif, en réalité, au delà de la culture des fantasmes publicitaires.

La production en cours est-elle socialement réellement utile et/ou essentiellement sur le plan de la rentabilité financière ? C’est cette question qui doit donner un sens à la notion de partage du travail.

Car on ne peut partager qu’un travail socialement utile, en fin de compte, dans la mesure où il répond précisément aux besoins de ceux qui le partagent.

Le changement de légitimité se produira quand l’utilité sociale du travail sera au premier plan des revendications.

C’est en ce sens que les révolutionnaires, marxistes ou non, doivent orienter leur travail d’agit-prop, s’ils veulent avoir une chance d’amorcer un réel mouvement de contestation anticapitaliste et commencer à construire une alternative crédible.

C’est évidemment très différent du paradigme de la FI, qui se présente clairement comme un plan de relance du système actuel, même si dans une hypothétique version « keynésienne », désormais tout à fait chimérique et non crédible, de plus.

La question de légitimité du système se retrouve également dans sa dimension impérialiste où son bilan « globalement négatif », à l’échelle de la planète et de la tant vantée « mondialisation » est en réalité carrément spectaculaire et seulement masqué par l’omniprésence entretenue du « terrorisme » justifiant l’omniprésence des forces armées impérialistes et de leurs supplétifs diverses, même parfois « de gauche »…

C’est là encore, sinon là d’abord, que les révolutionnaires doivent sans cesse reposer la question de légitimité en faisant donc également le lien avec la situation économique et sociale désormais en voie de dégradation accélérée dans les métropoles impérialistes.

En résumé, un demi-siècle après Mai 68, un mouvement de contestation anticapitaliste réel ne peut renaître que parmi ceux qui sont prêts à remettre vraiment en cause les fondamentaux de la légitimité du système actuel, et ils sont très peu nombreux, encore, à l’heure actuelle.

La naissance d’un mouvement actif autour de ces thèmes d’agit-prop serait déjà une petite révolution…

La question de savoir s’il surgira des débats actuels est loin d’être réglée, tant ils sont biaisés, effectivement, par des présupposés idéologiques totalement surannés et donc dogmatiques, quant à leur démarche, qui reste imperceptible des larges masses, même lorsqu’elles se mettent en mouvement.

Mais ne s’est-on pas éloigné de la Palestine actuelle en revenant sur Mai 68?

En réalité, il n’en est rien, et d’autant moins que Mai 68 a aussi amorcé le resurgissement de cette cause alors « oubliée » par l’Occident…

En Palestine la légitimité du combat collectif, le projet collectif, autrement dit, repose sur le droit à la terre, le droit au retour.

Elle dépasse largement les clivages entre courants politiques et religieux. Ce qui explique la continuation massive du combat, sur tant de décennies.

En France elle devrait reposer sur le droit à un travail socialement utile, dans la perspective d’une économie de transition, évidemment.

Le parti ou les factions politiques qui deviendront leaders du mouvement seront celles qui incarneront le mieux cette légitimité. Encore faut-il que le mouvement pour une telle légitimité existe… Ce n’est pas le cas… Travaillons donc à le créer, si nous en avons réellement la volonté politique…

Il y a une dialectique à comprendre entre la constitution du mouvement sur le plan organisationnel et sur le plan de son contenu, en termes de perspectives sociales, économiques et politiques.

Le projet est le moteur. La structure sans le projet est une structure stérile, sans objet.

C’est le projet qui est le premier élément de cette dialectique, les problèmes organisationnels, parti et organisations de masses, se règlent autour et en fonction de la dynamique et de l’avancement du projet.

Encore faut-il donc qu’il y ait projet, en termes de transition.

Sur ce point le camarade FI nous reproche d’entretenir une confusion éventuelle sur la notion de travail socialement utile, qui ne pourrait exister en dehors des critères actuels de rentabilité, avec sa notion actuelle de plus-value.

Malentendu sur le sens des termes ???

Ce qui est du travail socialement utile est socialement rentable, dans la mesure où il répond à des besoins sociaux recensés en termes de productions et de services… ! (Et donc pris en compte dans le plan socialiste, équilibré en termes de valeur-travail productive.)

C’est dans ce sens que que le surtravail reste utile pendant la période de transition, ce qui est tout de même assez différent de la plus-value capitaliste qui n’a qu’une vocation financière avérée.

Le « surtravail » en régime socialiste (phase de transition), n’est plus une « plus-value » hasardeuse mais le fruit d’un plan collectif pour satisfaire les besoins sociaux essentiels…

A ce propos nous lui conseillons donc de relire la célèbre Critique du Programme de Gotha de Marx:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

Les « besoins sociaux » tels que définis par les idéologues et économistes du capital ne sont que les besoins solvables, et non les besoins sociaux réels et vitaux, qui ne sont réellement pas satisfaits par le système, globalement, et surtout pas à l’échelle mondiale « mondialisée » sous la domination impérialiste, et de plus il y a le retour de la pauvreté en occident, y compris précisément dans certaines catégories de travailleurs.

Tout cela devrait, au moins pour la « gauche » qui se veut « anticapitaliste », faire partie des évidences!!

Marx, dans le Livre III du Capital, notamment, prend aussi la précaution de faire ce distinguo essentiel, entre « besoins » uniquement solvables et besoins sociaux réels, dans le rapport dialectique entre loi du marché et loi de la valeur.

Ayant maintenant quelque peu avancé sur ce concept de légitimité de la lutte anticapitaliste, il est possible de revenir, pour aller plus loin, sur l’une des premières propositions de notre camarade FI que nous avons déjà abordé.

Pour ceux qui se considèrent « marxistes » et plus spécifiquement « léninistes », le concept de légitimité de leur cause leur semble donc d’abord résider dans la construction du parti, en ce qu’il représente l’avant-garde du prolétariat.

Or cette légitimité n’est telle et éventuellement acquise que si le rôle de ce parti est déjà historiquement confirmé, et d’abord par son action sur le terrain.

Autrement dit, poser la construction du parti comme préalable à l’émergence d’un mouvement révolutionnaire prolétarien, c’est carrément prendre le problème à l’envers.

L’acquisition de légitimité du parti ne se fait elle-même, de plus, qu’à travers l’acquisition de légitimité nouvelle et globale du mouvement révolutionnaire, et seulement dans la mesure où ce parti devient lui-même l’incarnation au moins partielle de cette légitimité globale par son action et sa lutte.

L’une des questions historique, en termes de leçons utiles, que nous aurions pu aborder à l’occasion du Centenaire d’Octobre porte précisément sur l’origine de cette légitimité telle qu’acquise par le Parti Bolchevique…

Comment comprendre pourquoi cela est devenu le cas du Parti Bolchevique, et à quel moment ?

C’est bien, en fait, une des question sur lesquelles notre recherche a également porté, à cette occasion, même si cela n’est pas vraiment ressorti dans les polémiques de ce moment.

Celles-ci se sont trouvées concentrées sur la légitimité de la période stalinienne, ce qui était inévitable en raison de sa durée et de son importance stratégique dans l’histoire de l’URSS et du monde du XXème siècle, et de ses conséquences sur le monde actuel.

Pourtant la problématique de base et de départ que nous cherchons à comprendre aujourd’hui, parce qu’elle est celle qui nous concerne plus concrètement, en fait, n’est pas à ce point différente, car en ce qui concerne l’histoire de la Révolution d’Octobre, c’est aussi de la légitimité globale de l’Union Soviétique qu’il est question, en réalité, à traver celle du Parti Bolchevique.

C’est ici à dessein que nous utilisons ici le terme Union des Soviets et non URSS, car à l’évidence cette légitimité est bien antérieure à 1922, fondation officielle de l’URSS…

Cette problématique de légitimité a ressurgi à plusieurs reprises à l’occasion des débats historiques autour du Centenaire d’Octobre. Ils se sont particulièrement cristallisés sur le problème historique de la dissolution de l’Assemblée Constituante en Janvier 1918.

Il apparait d’autant plus évident, à présent, que c’est là que se situe le nœud du problème en ce qui concerne à la fois la légitimité de l’Union des Soviets et celle du rôle historique du parti bolchevique. Et partant de là, de toute la dialectique d’interaction entre ces deux organismes.

Ce n’est pas par hasard si la dissolution de la Constituante, le 6 Janvier 1918 , est devenue, et à nouveau singulièrement à l’occasion du Centenaire, la bouteille à l’encre de tous les historiens anti-bolcheviques, de droite comme « de gauche », au moins aussi souvent.

Si tel est le cas, c’est précisément parce que c’est le véritable point de basculement d’une légitimité vers une autre, c’est à dire de la liquidation des derniers restes, pour l’époque, de la légitimité bourgeoise vers la légitimité prolétarienne.

Le mieux et le plus simple pour comprendre cette situation, c’est de se référer aux trois textes de Lénine sur ce sujet, les plus significatifs sur cette question de légitimité et sur la dialectique qui en ressort concernant l’interaction du parti bolchevique et des soviets.

Il est clair que le parti bolchevique tient sa légitimité de ce qu’il a été le meilleur acteur du pouvoir des soviets. La légitimité la plus fondamentale résidant évidemment dans le pouvoir des soviets et non dans le pouvoir du parti.

C’est ce qui ressort très nettement de ces trois textes, tout simplement parce que c’est une évidence en soi, surtout à l’époque. Or par la suite, avec la guerre « civile », c’est le rôle dirigeant du parti qui a permis la survie du pouvoir des soviets et cette question a perdu de son sens pour plusieurs décennies, tant la fusion parti-soviets est devenue opérationnelle sur le terrain.

En réalité cette question de fusion ou de distanciation relative aurait pu ou même du se reposer à plusieurs reprises, mais le sujet ici est plus global que la polémique sur tel ou tel point historique particulier, comme la constitution de 1936, par exemple, rejetée par les trotskystes, prétendument au nom de la « dictature du prolétariat », et qui en ont bloqué la mise en œuvre via leur influence résiduelle au sein de la bureaucratie, même s’ils ont été finalement les premiers à payer le prix de la situation conflictuelle ainsi créée.

Toujours est-il que cette légitimité fondamentale des Soviets explique aussi en grande partie, même si paradoxalement en apparence, ce prétendu « mystère » du décalage à priori surprenant entre la « nostalgie » majoritaire pour l’URSS en Russie actuelle, et le vote, encore plus majoritaire, en faveur de Poutine.

La nostalgie pour l’URSS porte justement sur le concept de « Nation Soviétique » qui s’est forgé à partir de cette date, à la dissolution de la Constituante en Janvier 1918, à partir de laquelle la « démocratie » parlementaire russe s’est d’elle-même inféodée à l’impérialisme, créant donc ainsi un clivage anti-impérialiste qui s’est précisément creusé en raison du soutient étranger impérialiste à la fois à la réaction blanche et à la réaction « démocratique » bourgeoise.

C’est donc, en réalité, assez logiquement Poutine qui incarne cette nostalgie de la nation soviétique, en tant que restaurateur efficace de l’indépendance nationale russe, et non le KPRF, principal « PC » en Russie, et surtout son secrétaire Ziouganov, à la fois ouvertement inféodé au « PC » chinois et pour le moins très « coopératif » avec l’impérialisme US à propos de l’Ukraine, comme on a pu le voir à l’époque, en pleine bataille décisive pour la ville et le nœud ferroviaire de Debaltsevo :

https://solydairinfo.wordpress.com/2015/09/11/guerre-etou-paix-en-europe-6-mois-apres-minsk-2-le-donbass-a-un-tournant-decisif/

De plus, actuellement, l’étape russe est clairement à la consolidation de l’indépendance et de la résistance anti-impérialiste, et non à la révolution sociale, que le KPRF n’incarne pas non plus, de toutes façons, vu son programme ultra-réformiste.

En Russie, la question de légitimité du pouvoir et de sa nature de classe se trouvera nécessairement reposée à l’issue de l’ère Poutine, mais de l’eau aura encore coulé sous les ponts, d’ici là, en espérant que ce ne soit bien que de l’eau, du reste !

En PDF, les trois textes de Lénine sur la dissolution de la Constituante :

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LENINE – DISSOLUTION CONSTITUANTE

(En intégral, à la suite, avec le texte de Stanley Cohen, le Projet de Décret, proposé par Lénine, pour cette dissolution.)

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est évidemment que cette question de légitimité n’est pas d’abord liée au formalisme parlementariste ou non de la démocratie, mais à sa nature de classe.

Ce que l’une ou l’autre forme consacre, à ce moment de l’histoire russe qu’est la dissolution de l’Assemblée Constituante, en janvier 1918, ce sont d’abord des types de rapports sociaux complètement différents, dont les processus électoraux qui en découlent ne sont que l’une des expressions, mais pas la plus fondamentale, en dernière analyse.

La force et la légitimité des soviets c’est d’abord d’avoir créé de nouveaux rapports sociaux sur le terrain de base, à l’entreprise, et donc d’avoir consacré et légitimisé une nouvelle utilité sociale du travail, ce qui  reste donc tout à fait liée à la la légitimité du mouvement révolutionnaire anticapitaliste.

Cela nous ramène donc directement à la question du rapport entre objectif ou utilité sociale du travail et définition des besoins sociaux qu’il vise à satisfaire. Et donc, par voie de conséquence tout aussi directe au rapport dialectique entre loi du marché et loi de la valeur, tel que traité dans le Livre III du Capital de Marx, que nous avons déjà évoqué plus haut, et comment engager le processus de transition pour se séparer de la domination de la loi du marché, tel qu’ébauché, dans son principe, dans la Critique du Programme de Gotha du même Marx… !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

Il est important de rappeler ici qu’à la veille d’Octobre, et même, précisément, en Septembre 1917, Lénine fondait, dans « l’État et la Révolution », notamment au Chapitre 5, les principes économiques de la transition socialiste en Russie sur ce même texte de Marx, la Critique du Programme de Gotha…!

Il y a donc bien un lien direct entre les fondamentaux économiques du marxisme et les fondamentaux politiques du léninisme, et c’est précisément aussi pourquoi nous sommes marxistes-léninistes !!

A noter que ce lien possède un prolongement évidemment encore plus large avec l’expansion du phénomène impérialiste, même s’il relégitimise, de manière partielle et provisoire, le capitalisme de certaines bourgeoisies nationales, celles qui tentent de résister à la domination financière impérialiste.

Quoi qu’il en soit de telle ou telle situation particulière, pour nous, dans les métropoles impérialistes, le lien est direct, à la fois entre utilité sociale du travail et légitimité du combat anticapitaliste et entre ce combat lui-même et le combat anti-impérialiste, qui n’ont donc, du reste et en conclusion, qu’une seule et même légitimité, et c’est à nous, les révolutionnaires, et singulièrement les ML, de la faire apparaître politiquement pour avancer vers nos objectifs.

C’est en ce sens que doit s’orienter notre réflexion et notre travail d’agit-prop.

Mais toutefois cette explication ne satisfait pas notre camarade engagé dans la FI, au motif que cette problématique de légitimité et de motivation ressortirait d’un subjectivisme bourgeois de type « kantien »… Une nouvelle forme de confusionnisme, éventuellement, qui éluderait évidemment inefficacement, la réalité des rapports de forces.

Alors que précisément, à notre avis, si elle a une raison d’être, ce n’est pas pour l’éluder mais bien pour la transformer de manière favorable aux forces progressistes et révolutionnaires.

Ce que nous avons tenté, in fine, de lui expliquer à nouveau, aussi simplement que possible:

« En deux mots, camarade, ne vois-tu donc pas la leçon qui nous vient de Palestine, et qui recoupe également, et littéralement dans sa marche, vers la « frontière » sioniste, la leçon d’histoire de la Révolution Bolchevique, notamment telle que Lénine nous l’explique à l’occasion de cette dissolution de Janvier 1918 ???

Le peuple et le prolétariat se mettent réellement et massivement en marche quand ils perçoivent que la légitimité de leur combat est plus forte que celle du camp d’en face, et en l’occurrence, aujourd’hui, celle des sionistes.

C’est tout le sens de la démonstration de Stanley Cohen…

Évidemment, il s’agit ici d’une démarche plus formaliste sur le plan du droit, car concernant une lutte de libération nationale, mais le principe de motivation est le même, quant au fond.

Même en ce qui concerne les luttes les plus évidentes et les plus quotidiennes sur le plan social ne parle-t-on pas aussitôt de « revendications légitimes », alors que cela n’a précisément aucun rapport avec le droit formel, mais effectivement avec le droit « moral » dont les acteurs du conflit se sentent investis et qui les motive au sens littéral du terme, qui les mets en mouvement, autrement dit…

Les « accords d’entreprises », de branche, de convention collectives, etc, et éventuellement, de nouvelles lois sociales viennent effectivement formaliser cette nouvelle légitimité en ce qu’elle a modifié un rapport de forces sociales.

La légitimité de la lutte précède la transformation sociale, y compris sur le plan juridique formel.

Ce n’est pas un effet subjectif « kantien » ou je ne sais quoi, mais simplement le reflet objectif, dans la conscience populaire et prolétarienne, de l’évolution des rapports de production, des rapports de forces économiques et sociaux, de l’accumulation des forces sociales que cette évolution a engendré.

Actuellement, cela fonctionne carrément dans le sens régressif et réactionnaire, tel que voulu par la bourgeoisie, en réaction à sa propre crise, à ses propres contradictions.

Veut-on réellement inverser le mouvement et repartir à l’assaut de ce système moribond ou bien le laisser continuer à s’enfoncer avec nous, et surtout, à nos dépens ?

Telle est la question…

Oui ou non ?

A nous d’y répondre ! »

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Luniterre

Source de l’article :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/02/palestine-jour-de-la-terre-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

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( * https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/04/02/workers-struggles-in-france/  )

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Lénine

Projet de décret

sur la dissolution

de l’Assemblée constituante

La révolution russe a, dès son origine, placé au premier plan les Soviets des députés ouvriers, soldats et paysans, en tant qu’organisation de masse de toutes les classes laborieuses et exploitées, seule capable de diriger la lutte de ces classes en vue de leur complet affranchissement politique et économique.

Au cours de la première période de la révolution russe, les Soviets se sont multipliés, ont grandi et se sont renforcés ; leur propre expérience les a débarrassés des illusions de la politique d’entente avec la bourgeoisie et des formes mensongères du parlementarisme démocratique bourgeois ; ils sont arrivés dans la pratique à la conclusion que l’affranchissement des classes opprimées n’est pas possible sans avoir rompu avec ces formes et avec toute politique de conciliation. Cette rupture fut la Révolution d’Octobre, qui remit tout le pouvoir aux Soviets.

L’Assemblée constituante, élue sur des listes dressées avant la Révolution d’Octobre, était l’expression de l’ancien rapport des forces politiques, datant de l’époque où les conciliateurs et les cadets étaient au pouvoir. En votant alors pour les candidats du parti socialiste-révolutionnaire, le peuple ne pouvait pas choisir entre les socialistes-révolutionnaires de droite, partisans de la bourgeoisie, et les socialistes-révolutionnaires de gauche, partisans du socialisme. Ainsi, cette Assemblée constituante qui devait être le couronnement de la république parlementaire bourgeoise, ne pouvait que se mettre en travers de la voie de la Révolution d’Octobre et du pouvoir des Soviets.

En donnant le pouvoir aux Soviets et, par leur intermédiaire, aux classes laborieuses et exploitées, la Révolution d’Octobre a provoqué la résistance désespérée des exploiteurs ; et, dans l’écrasement de cette résistance, elle s’est pleinement affirmée comme le début de la révolution socialiste. Les classes laborieuses ont pu se convaincre par leur expérience que le vieux parlementarisme bourgeois avait fait son temps, qu’il était absolument incompatible avec les tâches posées par la réalisation du socialisme, que seules des institutions de classe (telles que les Soviets) et non des institutions nationales sont capables de vaincre la résistance des classes possédantes et de jeter les fondements de la société socialiste. Tout refus de reconnaître la plénitude du pouvoir des Soviets et la république des Soviets conquise par le peuple, toute attitude favorable au parlementarisme bourgeois et à l’Assemblée constituante, serait aujourd’hui un pas en arrière et signifierait la faillite de toute la Révolution ouvrière et paysanne d’Octobre.

L’Assemblée constituante qui s’est réunie le 5 janvier a, grâce à ces circonstances, donné la majorité au parti socialiste-révolutionnaire de droite, au parti de Kérenski, d’Avksentiev et de Tchernov. Bien entendu, ce parti a refusé de mettre en discussion la proposition parfaitement précise, claire, qui n’admettait aucune équivoque, de l’organe suprême du pouvoir soviétique, le Comité exécutif central des Soviets : reconnaître le programme du pouvoir des Soviets, reconnaître la «Déclaration des droits du peuple travailleur et exploité », reconnaître la Révolution d’Octobre et le pouvoir des Soviets. Par là même, l’Assemblée constituante a rompu tout lien entre elle et la République des Soviets de Russie. Cette Assemblée constituante devait être inévitablement abandonnée par les groupes bolchévik et socialiste-révolutionnaire de gauche, qui constituent aujourd’hui, notoirement, l’immense majorité dans les Soviets et jouissent de la confiance des ouvriers et de la majorité des paysans.

En réalité, les partis socialiste-révolutionnaire de droite et menchévik mènent, hors de l’enceinte de l’Assemblée constituante, une lutte des plus acharnées contre le pouvoir des Soviets ; ils appellent ouvertement dans leurs organes au renversement de ce pouvoir ; ils qualifient d’arbitraire et d’illégale la répression par la force des classes laborieuses, de la résistance des exploiteurs, répression nécessaire pour s’affranchir de l’exploitation ; ils défendent les saboteurs qui servent le capital ; ils vont jusqu’à lancer des appels non déguisés à la terreur que des « groupes inconnus » ont déjà commencé à pratiquer. Il est clair que le reste de l’Assemblée constituante ne pourrait, de ce fait, que jouer le rôle de paravent destiné à masquer la lutte des contre-révolutionnaires pour le renversement du pouvoir des Soviets.

C’est pourquoi le Comité exécutif central décrète : l’Assemblée constituante est dissoute.

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Stanley L Cohen

Il est temps pour Israël d’accepter le fait suivant : en tant que peuple occupé, les Palestiniens ont le droit de résister – de toutes les manières possibles.

Il y a longtemps de cela, il avait été convenu que la résistance et même la lutte armée contre une force d’occupation coloniale n’étaient pas seulement reconnues par le droit international, mais précisément approuvées.

Conformément au droit international humanitaire, les guerres de libération nationale ont été expressément reconnues en tant que telles par l’adoption du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949 (pdf), en tant que droit protégé et essentiel des peuples occupées à travers le monde.

Dans une évolution pleine de vitalité dans le droit humanitaire, il y a des décennies, l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA) – une fois présentée comme la conscience collective du monde – a noté le droit des peuples à l’autodétermination, à l’indépendance et aux droits de l’homme.

En effet, dès 1974, la résolution 3314 de l’Assemblée Générale des Nations Unies [AGNU] a interdit aux États-membres « toute occupation militaire, même temporaire ».

Dans la partie la plus lourde de signification, la résolution a non seulement affirmé le droit « à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance […] des peuples privés de ce droit, […] en particulier les peuples sous régimes coloniaux et racistes ou autres formes de domination étrangère », mais a noté le droit des peuples occupés « à lutter … et à chercher et obtenir un soutien » dans cet effort.

Le terme « lutte armée » a été intégré dans cette résolution sans définition précise, comme beaucoup d’autres qui ont précédé et qui ont maintenu le droit des populations indigènes à expulser un occupant.

Cette imprécision devait disparaître le 3 décembre 1982. Ce jour-là, la résolution 37/43 de l’Assemblée générale des Nations Unies a supprimé tout doute ou débat sur le droit légal des peuples occupés à résister aux forces d’occupation par tous les moyens reconnus. La résolution réaffirma « la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère, par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée ».

Israël se berce d’illusions

Bien qu’Israël ait tenté, à maintes reprises, de faire supprimer le sens dépourvu d’ambiguïté de cette résolution précise – et de placer ainsi son occupation d’un demi-siècle en Cisjordanie et à Gaza au-delà de son champ application – c’est un effort voué à l’échec et une illusion si on s’en tient au vocabulaire exigeant de la déclaration elle-même.

Dans la partie la plus significative, l’article 21 de la résolution condamne fermement « les activités expansionnistes d’Israël au Moyen-Orient et le bombardement permanent des civils palestiniens, qui constituent un obstacle sérieux à la réalisation de l’autodétermination et de l’indépendance du peuple palestinien ».

N’hésitant jamais à réécrire l’histoire, et cela bien avant la création des Nations Unies, les sionistes européens se considéraient comme un peuple sous occupation tandis qu’ils émigraient en Palestine.

En effet, 50 ans avant que l’ONU ne parle du droit à la lutte armée comme moyen de libération des peuples indigènes, les sionistes européens se sont attribués frauduleusement le même concept alors que l’Irgun, Lehi et d’autres groupes terroristes imposaient toute une décennie de chaos mortel.

Au cours de cette période, ils ont massacré non seulement des milliers de Palestiniens indigènes, mais ils se sont attaqués aussi à la police et au personnel militaire britanniques qui avaient longtemps maintenu une présence coloniale sur place.

Une histoire des attaques sionistes

Peut-être, alors que les Israéliens s’assoient pour pleurer la perte de deux de leurs soldats qui ont été abattus la semaine dernière à Jérusalem – dans ce que beaucoup considèrent comme un acte de résistance légitime – un retour d’un minimum de mémoire pourrait simplement replacer les événements dans leur contexte historique.

Il y a longtemps, traitant les Britanniques de force d’occupation dans « leur patrie », les sionistes ont ciblé la police britannique et les unités militaires sans la moindre pitié dans toute la Palestine et ailleurs.

Le 12 avril 1938, l’Irgun a assassiné deux policiers britanniques dans un attentat à la bombe dans un train à Haïfa. Le 26 août 1939, deux officiers britanniques ont été tués par une mine placée par Irgun à Jérusalem. Le 14 février 1944, deux agents de police britanniques ont été abattus lorsqu’ils ont tenté d’arrêter des gens qui avaient collé des affiches sur les murs de la ville d’Haïfa. Le 27 septembre 1944, plus de 100 membres de l’Irgun ont attaqué quatre postes de police britanniques, blessant des centaines d’officiers. Deux jours plus tard, un agent de police britannique de haut rang du Service du renseignement a été assassiné à Jérusalem.

Le 1er novembre 1945, un autre policier a été tué alors que cinq trains ont été l’objet d’attaques à la bombe. Le 27 décembre 1945, sept officiers britanniques ont perdu la vie dans une attaque à la bombe au siège de la police à Jérusalem. Entre le 9 et le 13 novembre 1946, les membres juifs « souterrains » ont lancé une série d’attentats à la bombe et aux mines antipersonnel dans les gares ferroviaires, dans les trains et les tramways, tuant 11 soldats et policiers britanniques et huit soldats arabes.

Quatre autres officiers ont été assassinés lors d’une autre attaque sur un quartier général de la police le 12 janvier 1947. Neuf mois plus tard, quatre policiers britanniques ont été assassinés lors d’une attaque de banque commise par l’Irgun et, trois jours plus tard, le 26 septembre 1947, 13 autres agents étaient tués dans une autre attaque terroriste sur un poste de police britannique.

Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses attaques dirigées par des terroristes sionistes contre la police britannique, considérés par la plupart des Juifs européens comme des cibles légitimes d’une campagne qu’ils ont qualifiée de « libération » contre une force d’occupation.

Tout au long de cette période, les terroristes juifs ont également entrepris d’innombrables attaques qui n’ont épargné aucune partie de l’infrastructure britannique et palestinienne. Ils ont frappé les installations militaires et policières britanniques, les bureaux du gouvernement et les navires, souvent avec des bombes. Ils ont également saboté les chemins de fer, les ponts et les installations pétrolières.

Des dizaines de cibles économiques ont été attaquées, dont 20 trains endommagés ou faits dérailler, et cinq stations ferroviaires. De nombreuses attaques ont été menées contre l’industrie pétrolière, dont une, en mars 1947, sur une raffinerie de la Shell à Haifa qui a détruit quelque 16 000 tonnes de pétrole.

Des terroristes sionistes ont tué des soldats britanniques dans toute la Palestine, en utilisant tout type de pièges, des embuscades, des tireurs d’élite et des véhicules bourrés d’explosifs.

Une attaque, en particulier, résume le terrorisme de ceux qui – sans aucun support dans le droit international – n’ont vu aucune limitation à leurs efforts pour « libérer » un terrain sur lequel ils avaient en grande partie récemment émigré.

En 1947, l’Irgun a enlevé deux sous-officiers du Corps d’intelligence de l’armée britannique et menacé de les pendre si la condamnation à mort de trois de ses membres était maintenus. Lorsque les trois membres de l’Irgun ont été exécutés par pendaison, les deux sergents britanniques ont été pendus en représailles, et leurs corps remplis d’explosifs ont été laissés dans un bosquet d’eucalyptus.

En annonçant leur exécution, l’Irgun a déclaré que les deux soldats britanniques avaient été pendus après leur condamnation pour « activités criminelles anti-hébraïques » qui comprenaient : l’entrée illégale dans la patrie hébraïque et l’appartenance à une organisation terroriste criminelle britannique – connue sous le nom d’armée d’occupation – qui était « responsable de la torture, du meurtre, de la déportation et du refus du droit à la vie pour le peuple hébreu ». Les soldats ont également été accusés de possession illégale d’armes, d’espionnage anti-juif en civil et de projets hostiles prémédités contre les forces clandestines.

Bien au-delà des limites territoriales de la Palestine, à la fin des années 1946-1947, une campagne continue de terrorisme a visé les Britanniques. Des actes de sabotage ont été effectués sur les routes de transport militaires britanniques en Allemagne. Le Lehi a également essayé, sans succès, de lancer une bombe sur la Chambre des communes à partir d’un avion affrété en provenance de France et, en octobre 1946, il a attaqué à la bombe l’ambassade britannique à Rome.

Un certain nombre d’autres engins explosifs ont été désamorcés dans et autour des cibles stratégiques à Londres. Quelque 21 lettres piégées ont été adressées, à plusieurs reprises, à des personnalités politiques britanniques de premier plan. Beaucoup de ces missives ont été interceptées, tandis que d’autres ont atteint leurs destinataires mais en étant identifiées comme tel avant qu’elles n’explosent.

Le prix élevé de l’autodétermination

L’autodétermination est une voie difficile et coûteuse pour les occupés. En Palestine, quelle que soit l’arme choisie – qu’il s’agisse de la parole, du stylo ou de l’arme à feu – il y a un prix très lourd à payer pour son utilisation.

Aujourd’hui, « dire la vérité face au pouvoir » est devenu un incantation magique de résistance populaire dans les cercles et les sociétés néolibérales. En Palestine, cependant, pour les occupés et les opprimés, c’est un chemin absolument sûr vers la prison ou la mort. Pourtant, pour des générations de Palestiniens dépouillés du moindre souffle d’air pouvant évoquer un sentiment de liberté, l’histoire enseigne qu’il n’y a tout simplement aucun autre choix.

Le silence est une capitulation. Se taire, c’est trahir tous ceux qui sont venus avant et tous ceux qui viendront après.

Pour ceux qui n’ont jamais ressenti le joug constant de l’oppression, ni l’ont vu de près, c’est une vision au-delà de la raison. L’occupation est lourde pour l’occupé, chaque jour, de toutes les manières, en limitant ce que vous êtes et ce que vous pouvez oser devenir.

La présence constante des barrages militaires, des armes à feu, des ordres, de la prison et de la mort sont des compagnons de voyage pour les occupés, que ce soit des nourrissons, des adolescents au printemps de la vie, des personnes âgées ou ceux piégés dans des limites artificielles de frontières sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle.

Aux familles des deux policiers druzes israéliens qui ont perdu la vie en essayant de contrôler un lieu qui ne leur appartenait pas, je transmets mes condoléances. Ces jeunes hommes, cependant, n’ont pas été perdus pour le bien d’une « résistance », mais volontairement sacrifiés pour une vicieuse occupation qui n’a aucune légitimité.

En fin de compte, s’il y a un deuil, ce doit être pour les 11 millions d’occupés, en Palestine ou à l’extérieur, en tant que réfugiés apatrides, dépouillés d’une voix et de la moindre chance dans la vie, alors que le monde présente des excuses motivées en grande partie par les paquets cadeaux en retour qui portent l’étoile de David.

Il n’y a pas un jour sans que la gargouille sioniste ne surplombe un nourrisson palestinien enveloppé dans un linceul funèbre, privé de vie parce que l’électricité ou la liberté de mouvement sont devenus un privilège pervers qui soumet des millions d’otages aux caprices politiques de quelques-uns. Qu’ils soient israéliens, égyptiens, ou qu’il s’agisse de ceux qui osent se prétendre la direction politique palestinienne, la responsabilité des infanticides à Gaza est la leur, et à eux seuls.

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès »

Les trois jeunes hommes, cousins, qui ont volontairement sacrifié leur vie dans l’attaque contre les deux officiers israéliens à Jérusalem, ne l’ont pas fait comme un geste sans signification né du désespoir, mais plutôt comme une déclaration personnelle de leur fierté nationale, dans la lignée de beaucoup d’autres qui avaient compris que le prix de la liberté peut parfois signifier tout perdre.

Pendant 70 ans, il n’y a pas eu un jour sans la mort de jeunes femmes et hommes palestiniens qui, tragiquement, ont trouvé plus de dignité et de liberté dans le martyre que dans une vie soumise et passive contrôlée par ceux qui ont osé définir les paramètres de ce que serait leur vie.

Des millions d’entre nous dans le monde entier rêvons d’un meilleur temps et d’un meilleur lieu pour les Palestiniens … [pour qu’ils soient] libres de déployer leurs ailes, de se lever, de découvrir qui ils sont et ce qu’ils souhaitent devenir. Jusque-là, je ne pleurerai pas la perte de ceux qui arrêtent leur vol. Au lieu de cela, j’applaudis ceux qui osent lutter, osent gagner par tous les moyens nécessaires.

Il n’y a pas de magie à la résistance et à la lutte. Celles-ci transcendent le temps et le lieu et tirent leur sens et leur ardeur dans l’inclinaison naturelle qui nous conduit tous à vouloir être libres – libres de déterminer le déroulement de nos propres vies.

En Palestine, il n’existe pas une telle liberté. En Palestine, le droit international reconnaît les droits fondamentaux à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance des occupés. En Palestine, cela inclut le droit à la lutte armée, si nécessaire.

Il y a longtemps, le célèbre abolitionniste Frederick Douglass, lui-même ancien esclave, écrivait sur ce qu’est la lutte. Ces mots ne résonnent pas moins aujourd’hui, en Palestine, qu’ils ne l’ont fait il y a 150 ans au cœur des plantations du sud des États-Unis :

« S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès. Ceux qui professent vouloir la liberté, et pourtant critiquent l’action, sont des hommes qui veulent des récoltes sans labourer le sol. Ils veulent de la pluie sans tonnerre et sans foudre. Ils veulent l’océan sans la peur du rugissement de ses eaux immenses. Cette lutte peut être morale, ou elle peut être physique, ou être à la fois morale et physique, mais elle doit être une lutte. Le pouvoir ne concède rien sans une exigence. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais. »

* Stanley L Cohen est un avocat et militant des droits de l’homme, spécialisé sur le Moyen-Orient et l’Afrique.

http://www.chroniquepalestine.com/palestiniens-droit-legal-resistance-armee/

Source de la compilation:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/02/palestine-jour-de-la-terre-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

Stop aux crimes impérialistes !!

 

 

 

SYRIA

 

 

 

 

Trump

 

+ May

 

+Macron

 

 

 

= Criminels

 

Impérialistes!

Qui les arrêtera,

 

 

Sinon le peuple

 

 

???

 

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/damas-des-partisans-du-regime-manifestent-apres-les-frappes-des-occidentaux/des-syriens-deploient-des-posters-de-bachar-dans-les-rues-de-damas-le-14-avril.jpg

 

 

Les Damascènes ont été réveillés samedi au petit matin par les éclairs, le bruit et les secousses des missiles. Imperturbables, certains sont sortis à leurs balcons pour observer les frappes occidentales sur des installations militaires.
Vers 04H00 du matin, durant 45 minutes, la capitale syrienne a résonné du bourdonnement des avions et du fracas des missiles qui s’abattaient sur les faubourgs. Le ciel encore noir s’est retrouvé strié d’éclairs.
Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mis leurs menaces à exécution en frappant des installations militaires proches de Damas et Homs, dans le centre du pays.
Le bruit a sorti Saoussen Abou Tableh de son lit. « J’ai regardé sur internet et j’ai vu: +attaque éhontée des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni+ », raconte-t-elle.
L’armée syrienne, soutenue par son allié russe, a affirmé avoir abattu avec ses défenses anti-aériennes la plupart des 110 missiles tirés par les Occidentaux.
Nedher Hammoud était sur son toit pour « regarder les missiles se faire descendre comme des mouches », sourit ce fervent partisan du régime, âgé de 48 ans.
Dans le quartier de Jermana, Rahmeh Abou Hamra, elle, s’était postée sur son balcon. Et « quand j’ai vu vers 05H30 que des gens allaient vers la place des Omeyyades, j’ai pris un taxi pour y participer avec mon fils », explique-t-elle.
Cette dame de 49 ans affiche sa défiance: « Nous nous fichons de Trump ou de tous les gens comme lui. Nous nous fichons des missiles. Nous leur tenons tête avec notre armée ».
Le soleil à peine levé, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées sur l’emblématique place de Damas, ralliée à pied, à vélo ou dans des voitures décorées aux couleurs rouge, noire et blanche du drapeau syrien. Autour de la fontaine monumentale qui orne la place, un petit embouteillage s’est même créé.
« Dieu te protège, Damas! », entend-on.
« Trump pensait que nous serions dans les abris, mais nous sommes sur la place des Omeyyades », lance Amina al-Fares, 58 ans, tout de noir vêtue après avoir perdu au combat son fils et des neveux.
Les frappes occidentales sont pour eux le signe de la victoire de leur armée, qui a notamment repris le bastion rebelle de la Ghouta orientale, situé aux portes de la capitale.
Les insurgés du groupe islamiste Jaich al-Islam ont accepté d’évacuer la ville de Douma.
« On a gagné. C’est fini. On a battu le terrorisme. C’est la dernière frappe qu’ils mèneront », assure Yaman Qiblawi, 59 ans.
« Qu’ils (les Occidentaux) fassent ce qu’ils veulent, qu’ils tuent qui ils veulent », affirme Nedher Hammoud: « L’histoire retiendra que la Syrie a abattu des missiles, mais pas seulement. Elle a abattu l’arrogance américaine. »

 

https://www.afp.com/fr/infos/327/damas-des-partisans-du-regime-manifestent-apres-les-frappes-des-occidentaux-doc-1408dm3

 

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/damas-des-partisans-du-regime-manifestent-apres-les-frappes-des-occidentaux/une-caricature-du-president-trump-est-affichee-sur-un-chien-dans-les-rues-de-d.jpg

 

 

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/damas-des-partisans-du-regime-manifestent-apres-les-frappes-des-occidentaux/des-syriens-manifestent-leur-soutien-au-regime-de-bachar-el-assad-le-14-avril.jpg 

 

 

 

 

à Gaza, le crime sioniste continue…

La Résistance aussi !!

 

 

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2018/04/83452-a19.jpg?w=739&h=491

 

 

 

 

« Le sort des pays de la région est entre les mains de leurs peuples » a déclaré Donald Trump au même moment qu’il faisait bombarder la Syrie.
Non loin de là, à seulement quelques kilomètres plus au sud et pour la troisième semaine consécutive, Benjamin Netanyahu tire à balles réelles sur des dizaines de milliers de Palestiniens ayant décidé d’emprunter le chemin du retour.
34 tués, des milliers de blessés.
Ce vendredi 13 avril, des dizaines de drapeaux de l’État sioniste ont été brûlés à Jabalia au nord de Gaza. Au sud, près de Khan Younès, les manifestants ont brûlé des photos de Benjamin Netanyahu, de Donald Trump et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman.
C’était quelques heures avant que les missiles de croisière Tomahawk ne s’abattent sur la Syrie.
C’est dire si les marcheurs de Gaza avaient vu juste… eux, qui sont à l’avant-garde de l’affrontement pour décider de leur sort.
Le seul véritable affrontement qui dure depuis que la Palestine est sous les bottes.

Al Faraby
Samedi, 14 avril 2018

 

https://assawra.blogspot.fr/2018/04/le-veritable-affrontement.html

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/02/palestine-jour-de-la-terre-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

 

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A Gaza, le crime sioniste continue… La Résistance aussi !!

 

 

 

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Marche du Retour :

à Gaza, le crime sioniste continue…

La Résistance aussi !!

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Pour la troisième semaine consécutive, des dizaines de milliers de Gazaouis se sont rassemblés ce vendredi 13 avril aux abords de la barrière de séparation avec Israël. Un mouvement pour réclamer le droit au retour des réfugiés palestiniens sur les terres qu’ils ont quittées à la création d’Israël et la fin du blocus imposé à la bande de Gaza. Et comme les semaines précédentes, le face-à-face avec les soldats israéliens a été tendu. Les tirs de gaz lacrymogènes et de balles réelles de l’armée israélienne ont fait un mort et plus de 900 blessés côté palestinien, selon le ministère de la Santé de Gaza. Reportage dans la bande de Gaza de Hassan Jaber et Guilhem Delteil.

Face à des manifestants qui se sont approchés à une centaine de mètres de la barrière de séparation, l’armée israélienne n’a pas changé de position : elle a fait usage de gaz lacrymogènes, mais aussi de balles réelles. Et alors que l’après-midi avançait, dans le camp du retour de Shejaiya, les ambulances se succédaient pour évacuer les blessés.

Ayman Al Sabani est le chef des urgences de l’hôpital Shifa, le principal établissement sanitaire du territoire. Vers 17 heures, ses services avaient pris en charge 85 blessés parmi lesquels 15 âgés de moins de 15 ans.« Tous ont été blessés par balle, la plupart aux membres inférieurs. C’était des balles spéciales : les plaies d’entrée sont petites et les plaies de sortie plus grandes », précise-t-il.

Une ambulance arrive dans la cour de l’hôpital. Sur la civière, un blessé portant des pansements à la jambe et à la tête. Le personnel médical le prend en charge, mais les familles, elles, patientent à l’extérieur. « Mon fils et mon neveu sont là. L’un est blessé à la tête, l’autre à la jambe. Mon fils est en train d’être opéré, l’autre attend pour l’être », témoigne le père d’un des blessés.

C’était la troisième fois que les deux hommes, âgés de 23 et 27 ans, se rendaient près de la barrière de séparation. Suheil Fares Nimniml les avait prévenus du danger. « Mais ils sont jeunes. Que peut-on y faire ? » dit-il.

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180413-marche-retour-gaza-palestinien-tue-nombreux-blesses

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La « Marche du Retour » est à sa troisième semaine. Elle a décidé de brandir le drapeau de la Palestine au plus près des lignes d’affrontement, sous le nez des soldats de l’armée d’occupation.
Pour que le message soit complet et qu’il n’y ait aucune confusion dans l’interprétation du geste, les marcheurs ont décidé aussi de brûler le drapeau de l’État sioniste.
Le message étant des plus simples: « Il n’y a sur cette terre de Palestine aucune place pour un État prônant une quelconque ségrégation ou toute autre injustice. Nul ne doit être privé de son identité et du droit de l’exercer en toute liberté et démocratie. Il faut en finir avec l’occupation et la colonisation, démolir tous les murs, lever toutes les barrières, ouvrir tous les chemins aux marcheurs du retour qu’ils puissent rentrer chez eux. »


Bref… Une Palestine pour tous. Tel est le message.
Sans ambiguïté aucune.

Al Faraby
Vendredi, 13 avril 2018

https://assawra.blogspot.fr/2018/04/une-palestine-pour-tous.html

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Mohamed Shuman playing music near the wreckage of his family’s house, Gaza City, June 2015

June 26, 2015 .Salem Saoody, 30, is getting his daughter Layan (L) and his niece Shaymaa 5 (R) in the only remaining piece from their damaged house, which is the bathing tub. They now live in a caravan near the rubbles. By Wissam Nassar.

https://i0.wp.com/scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2018-04-13t132330z_612223737_rc19805a6700_rtrmadp_3_israel-palestinians-protests_0.jpg

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/02/palestine-jour-de-la-terre-une-lecon-de-resistance-donnee-au-monde/

 

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Quand Macron s’en va-t-en-guerre, il reçoit du courrier…

 

 

Quand Macron s’en va-t-en-guerre,

il reçoit du courrier…

Ici, une « lettre ouverte » de Jean-Yves Jézéquel

 

 

Monsieur Macron,

En tant que citoyen Français, libre et responsable, il m’est impossible de penser que vous ne sauriez pas vraiment ce qui se passe en Syrie! Si, comme moi, vous êtes bien informé  (sans doute mieux encore que je ne puis l’être), je dois donc penser que, comme personne responsable, vous vous êtes préoccupé de connaître la valeur réelle et morale des informations qui vous ont été transmises. Vous devez par conséquent savoir que cette manipulation odieuse et gravement mensongère, utilisant  une fois encore le jeu pervers de la simulation, du « false flag », ne peut en aucun cas vous autoriser à engager une guerre contre la Syrie et ses alliés, aux côtés des autres nations criminelles de la coalition de Doha, au nom de vos concitoyens. Si vous commettez cette erreur gravissime de ne pas demander son avis au Peuple Français avant de l’engager dans cette folie, les Français, vos concitoyens, pourront clairement vous considérer comme un dirigeant irresponsable et  incapable d’être à la hauteur de sa tâche!

Il n’est pas possible que vous puissiez prendre les « photos de victimes de l’attaque chimique présumée, publiées par l’organisation controversée des Casques blancs », comme base de votre jugement. En étant forcément bien informé, vous devez savoir que ces photos sont des faux.

Vous ne pouvez pas non plus ignorer que des experts en matière de guerre radiologique, chimique et biologique, ainsi que des médecins, ont inspecté le 9 avril cette zone de la Ghouta.

Vous ne pouvez pas non plus ignorer le « communiqué » des spécialistes qui déclarait en substance qu’ils «n’ont trouvé aucune trace de l’utilisation d’agents chimiques». Les médecins intervenus sur place ont également visité l’hôpital le plus proche et ont témoigné qu’ils n’ont pas trouvé de patients présentant des signes d’intoxication aux armes chimiques.

Ces témoignages sont accessibles et vérifiables. Pourquoi l’ensemble de nos grands médias, continue en toute impunité de répéter inlassablement et avec une étrange « conviction », des horreurs qui n’existent pas et qui sont une pure propagande de va-t-en-guerre irresponsables? Comment permettez-vous au service public, financé par le peuple, de diffuser des images fabriquées, truquées, montées, façonnées par la propagande de guerre? Comment pouvez-vous permettre de tels mensonges sur les chaînes de France Télévision? Comment peut-on mentir à ce point là au nom du peuple Français? Comment cet abus insupportable a-t-il été possible en France ? Qui a été vérifier la validité de ces images diffusées sur nos écrans et se porte garant de leur authenticité? Absolument personne et vous voulez qu’on vous prenne pour un « innocent » respectable et responsable?

Vous devez savoir obligatoirement qu’aucune arme chimique n’a été utilisée à Douma et que le montage vidéo des casques blancs est une fois encore au service de la propagande mensongère et odieuse qui règne en maître depuis 2012 dans les médias exclusivement occidentaux! Si, nonobstant, vous étiez vraiment convaincu de ce que vous dites et réellement sincère, ce serait alors encore plus grave et plus désespérant pour toutes les personnes lucides de ce pays!

Monsieur Emmanuel Macron, si vous engagez davantage la France dans ce crime contre l’humanité en Syrie, vous l’aurez traînée un peu plus dans la boue, vous nous aurez couverts encore plus de honte, vous nous aurez blessés, humiliés et anéantis pour des générations… Car vos prédécesseurs nous ont déjà trahis en apportant l’aide et le soutien de la France aux djihadistes terroristes d’Al-Nosra aujourd’hui appelés  JabhatFateh al-Sham.

Pourquoi devez-vous suivre aveuglément des États pratiquant depuis longtemps des guerres illégales, des génocides répétés, des désastres sans nom, des sanctions injustes et parfaitement arbitraires, des pillages crapuleux, des crimes impardonnables comme ceux commis en ce moment au Yémen avec des armes françaises?

Monsieur Emmanuel Macron, vous étiez partisan, à son début de l’affaire Skripal, d’attendre raisonnablement les conclusions d’une enquête sérieuse sur cet empoisonnement, avant d’accuser inconsidérément la Russie d’une faute au sujet de laquelle personne n’a encore donné de preuves. Tout le monde sait aujourd’hui que ces preuves n’apparaîtront jamais ! Pourquoi avez-vous si vite changé d’avis sans avoir attendu ces preuves?

Comment un chef d’État digne de ce nom peut-il avoir si peu de personnalité et d’indépendance d’esprit, si peut de conscience et de clairvoyance ? Pourquoi êtes-vous aligné sur les faiseurs de guerres traditionnels Anglo-Saxons et les tyrans obscurantistes des monarchies du Golfe avec leurs alliés de la région? Pourquoi votre ministre Jean-Yves Le Drian continue-t-il si obsessionnellement à marteler le discours mensonger de la propagande occidentale contre la Syrie souveraine et ses alliés, alors que les citoyens de ce pays sont manifestement informés et majoritairement conscients du caractère dément  de ce discours officiel?

Nous savons que, provenant directement du monde financier, vous faites partie d’un cercle de gens qui se soutiennent mutuellement dans un projet de domination du monde à travers l’imposition forcée de votre idéologie ultra libérale, qui est un authentique fascisme, à la cause duquel vous travaillez au détriment des intérêts des peuples et en les réduisant à une survie qui bientôt se transformera par votre irresponsabilité en leur massacre pur et simple…

On en vient à penser que cette destruction en règle est très spécifiquement voulue, préparée, conçue, élaborée, construite, provoquée, tellement le mensonge et la provocation pour la guerre coûte que coûte sont évidents! Monsieur Macron, arrêtez de vous moquer ouvertement de vos concitoyens en leur radotant que vous allez « frapper les capacités chimiques du régime Assad » ! Il n’y a pas de « Régime Assad » mais une République Syrienne et son président élu par le peuple syrien martyrisé depuis 7 ans avec la participation acharnée de la France. Il n’y a pas de « capacité chimique » en Syrie, les experts patentés de l’ONU ont les preuves irréfutables de la non implication de la Syrie dans ces crimes organisés! Vous êtes donc complice d’un odieux chantage et de votre aveuglement volontaire. La France, dans son ensemble, va payer chèrement votre inconséquence et cet étrange entêtement dans le mensonge, car il est impossible que de tels crimes restent impunis…

Au nom de ma conscience et de celle de mes concitoyens lucides, je ne peux que souhaiter votre démission de cette fonction pour laquelle vous démontrez que vous n’êtes pas plus à la hauteur que vos prédécesseurs, Monsieur Hollande et Monsieur Sarkozy. Vous avez déjà clairement trahi la France et les Français en vendant ses originalités industrielles aux intérêts d’un « État-profond » dominateur et flibustier, en la livrant entre leurs mains, en la faisant servante des projets criminels de leur cupidité sans borne et de leur arrogance sans fond!

Enfin, je voulais vous rappeler, Monsieur Macron, qu’il existe malgré tout une « justice immanente » qui ne manquera certainement pas de vous réclamer des comptes un jour ou l’autre, quoi que vous fassiez!

Jean-Yves Jézéquel

SOURCES:

https://www.mondialisation.ca/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-la-simulation-du-faux-drapeau-ne-peut-en-aucun-cas-vous-autoriser-a-engager-une-guerre-contre-la-syrie-et-ses-allies/5624635

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/lettre-ouverte-a-emmanuel-macron-203300

 

 

 

Macron à NDDL : un grand défenseur de l’agriculture individuelle… !

 

 

https://www.tendanceouest.com/photos/maxi/270983.jpg

Macron :

un grand défenseur de l’agriculture individuelle… !

« L’opération prévoit d’expulser toute personne n’ayant pas régularisé sa situation en déclarant de nouveaux projets agricoles individuels. »

https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/nddl-les-expulsions-reprennent-toujours-sur-fond-d-affrontements_1999201.html

 

 

https://img.20mn.fr/Gnn9IDHiR9yYQcFTcyzw-g/830x532_affrontements-entre-police-opposants-aeroport-notre-dame-des-landes-24-novembre-2012

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La République

En Marche !!

LE POINT APRÈS LA PREMIÈRE JOURNÉE DE GRÈVE DES CHEMINOTS

 

 

 

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APRÈS LE 22 MARS, LA LUTTE CONTINUE !!

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https://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-640x360/public/2018/03/22/direct-greve-des-fonctionnaires-et-des-cheminots-la-manifestation-parisienne-est-lancee.jpg?itok=BPuwEZSH

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PARIS

Plusieurs centaines de manifestants ont défilé dans les rues à la mi-journée.

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MANIF A TOULOUSE

manif cheminots toulouse 03 04 18

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MANIF GARE DE L’EST

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PREMIÈRE JOURNÉE
DE GR
ÈVE
DES CHEMINOTS


Un point actu enthousiaste communiqué par le camarade Viriato…


« La grève des cheminots a démarré avec force et enthousiasme, poussée par une forte mobilisation des travailleurs du rang, des conducteurs de train, des contrôleurs du trafic. Ensemble, avec la grève du personnel d’Air France, cette grève a presque complètement paralysée la France.

Air France a dû annuler environ un tiers des vols longue et moyenne distance à cause de la grève, et la moitié des vols intérieurs ont été annulés. D’autres grèves sont prévues pour les 10 et 11 avril.

La force et la puissance de la classe ouvrière a jailli aveuglante, montrant toutes les possibilités sociales et politiques potentielles des travailleurs quand ils se mobilisent ensemble et quand ils luttent sérieusement. Par contrecoup, cela montre aussi le travail de sape des directions syndicales compromises avec les capitalistes, toujours prêtes à jeter la faute sur les travailleurs qui « ne se mobilisent pas » et à conseiller leur gouvernement sur la meilleure façon de tromper les travailleurs.

D’autres grèves importantes se développent comme celle des étudiants universitaires contre le projet du gouvernement de donner une importance accrue à la « sélection », c’est-à-dire à l‘exclusion et à la discrimination des étudiants venant des quartiers pauvres. Les étudiantes de la faculté de Tolbiac ont bloqué l’entrée de l’Université et sont partis rejoindre la manifestation des cheminots.

Cette manifestation, assez combative, a donné lieux à des heurts avec la police qui a lancé des bombes lacrymogènes contre les grévistes. La conjonction étudiants- cheminots plus d’autres secteur des travailleurs est la formule exacte, manque de véritable direction politique du mouvement, pour le faire triompher.

Le chef de la centrale syndicale FO a déclaré que « Macron ne se rendait pas compte qu’il y avait de l’herbe sèche accumulée et que la moindre étincelle pouvait provoquer une conflagration majeure »

Philippe Martinez chef de la CGT a appelé Macron et le gouvernement à « se déboucher les oreilles » face au « très grand mécontentement » social.

Soixante-dix-sept pour cent des conducteurs de train et 69 pour cent des inspecteurs étaient en grève. En conséquence, sept des huit trains de longue distance[TGV], quatre des cinq trains régionaux et deux des trois trains locaux ont été annulés.

Le gouvernement essaie de pousser la population contre les cheminots, mais en un jour, la cagnotte de grève a reçu des dons pour 157 000 euros de la part des travailleurs et du public solidaires avec leur mouvement.

La manifestation des cheminots à Paris a été rejointe par Mélenchon qui a été interpellé par certains cheminots anarchistes et gauchistes mais bien reçu dans l’ensemble et par le nouveau secrétaire du Parti Socialiste Olivier Faure, qui s’est joint au cortège et qui a été copieusement sifflé. Dans le quartier de la gare de l’Est, le futur premier secrétaire du PS a tenté de se frayer un chemin, avant d’être rapidement sorti de la manifestation.

Tant les militants cheminots de la FI, de LO comme du NPA et des POI (D), plus présents que dans d’autres catégories de travailleurs mais relativement peu nombreux, poussent le wagon en avant et sont surement les éléments le plus avancés et combatifs parmi les grévistes.

La grève continue aujourd’hui et telle qu’elle a commencée, on ne peut qu’attendre une mobilisation semblable ou majeure. De continuer sur le même rythme, si le mouvement des étudiants qui gagne de l’ampleur et qui n’est qu’à ses débuts, continue de grandir, si les directions syndicales ne capitulent en rase campagne, mais cela est très difficile aujourd’hui du fait de la large mobilisation et du succès de la grève, il y a des chances que le mouvement continue de grandir et que « l’herbe sèche » devienne de la poudre sèche.

La classe ouvrière de France, fière de ses traditions historiques, pourra peindre une page importante dans la lutte pour l’émancipation de l’humanité. » __V.

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Grève à la SNCF: La cagnotte lancée pour les cheminots dépasse les 100.000 euros

SOLIDARITÉ :

Une trentaine d’écrivains, réalisateurs ou universitaires avait mis en ligne cette cagnotte pour ceux qui « défendent un de nos biens communs »…

La cagnotte lancée par une trentaine de personnalités pour aider financièrement les cheminots en grève a atteint ce mardi plus de 100.000 euros.

Une trentaine d’écrivains, réalisateurs ou universitaires, parmi lesquels Laurent Binet, Annie Ernaux ou Robert Guédiguian, avait mis en ligne vendredi cette cagnotte pour ceux qui « défendent un de nos biens communs ».

« Nous avons de la sympathie pour les cheminots grévistes. Ils défendent un de nos biens communs, une entreprise de service public que le gouvernement cherche à transformer en « société anonyme » », écrivaient-ils sur un blog de Mediapart.

Solidarité: Mardi en début d’après-midi, ils avaient récolté plus de 102.000 euros. La cagnotte est ouverte jusqu’au 5 juin, peut-on lire sur le site internet.

Alors que la ministre des Transports Élisabeth Borne « n’a pas ouvert de négociations » et que « le pouvoir engage un bras de fer » avec les cheminots, les signataires rappellent que « les journées de grève coûtent et que pour le succès de leurs revendications, il importe que le mouvement puisse durer ».

« Nous nous souvenons des grèves de 1995 et 1968, durant lesquelles les cheminots avaient arrêté le travail. La solidarité entre voisins et collègues mit en échec le calcul gouvernemental de dresser les usagers contre la grève », ont-ils encore écrit.

 

https://www.20minutes.fr/societe/2248091-20180403-greve-sncf-cagnotte-lancee-cheminots-depasse-220000-euros

 

 

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Massacre des Palestiniens à Gaza – Un point actu –

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Massacre des Palestiniens à Gaza

Un point actu par le camarade Viriato

 

Les troupes israéliennes, tirant des balles réelles, ont tué 16 Palestiniens et en ont blessé plus de 1 400 au cours de manifestations le long de la frontière de Gaza avec Israël et dans les villes de l’enclave palestinienne. Ce massacre atroce a été justifiée et présenté favorablement, par la presse mainstream. L’armée israélienne, utilisant des mesures de lutte anti-émeute, a blessé 27 autres Palestiniens lors d’affrontements dans la ville de Naplouse. Le journal TV n’a pas dit un mot. . Les organisateurs des manifestations ont appelé à six semaines de manifestations, appelées la « Grande Marche du Retour », le long de la frontière de Gaza, qui a fait l’objet d’un blocus illégal et inhumain de 11 ans par Israël et l’Égypte.

Les manifestations, qui ont commencé vendredi, se poursuivront pendant six semaines jusqu’au 15 mai, date du 70e anniversaire de la création de l’État d’Israël et de la guerre entre Israël et ses voisins arabes, que les Palestiniens commémorent comme le jour de la Nakba (catastrophe).

Après la guerre de 1948-1949, sur les 1,2 million de Palestiniens, il ne restait plus que 200 000 environ dans les parties de la Palestine qui étaient devenues Israël. Alors que beaucoup ont fui pour éviter la guerre, la plupart n’ont pas eu peur de ce qui pourrait leur arriver aux mains des terroristes sionistes. Leurs maisons et leurs terres ont été saisies par l’État nouvellement établi. L’un des incidents les plus notoires a été le massacre de Deir Yassin où 250 hommes, femmes et enfants ont été assassinés de sang-froid par le groupe Irgun de Menachem Begin, qui allait de maison en maison pour chasser les Palestiniens.

Selon les Nations Unies, il y a actuellement quelque 5 millions de réfugiés palestiniens enregistrés. Il s’agit notamment des personnes expulsées, ou de leurs descendants, à la suite de la première guerre israélo-arabe de 1948-49 et de la guerre de juin 1967, ainsi que d’innombrables autres expulsés par la suite des territoires occupés ou d’Israël.

La majorité d’entre eux ont vécu dans des conditions misérables dans des camps de réfugiés dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Beaucoup d’entre eux vivent maintenant ailleurs au Moyen-Orient, tandis que d’autres ont déménagé à l’Ouest.

L’entité sioniste refuse catégoriquement de reconnaître le principe du droit au retour des réfugiés palestiniens et de leurs descendants, car cela reviendrait à accepter la responsabilité de ce qui leur est arrivé. De plus, puisqu’il mettrait fin à la majorité juive en Israël, il a été dénoncé à maintes reprises comme une menace à la survie même de l’État sioniste.

Les manifestations de vendredi marquent également le 42e anniversaire de la Journée de la terre – commémorée chaque année par les Palestiniens dans le monde entier – lorsque les forces de sécurité israéliennes ont abattu six citoyens palestiniens d’Israël qui protestaient contre l’expropriation de terres appartenant à des Palestiniens dans le nord d’Israël pour construire des communautés juives. Une centaine d’autres ont été blessés et des centaines d’autres ont été arrêtés lors de la manifestation du 30 mars 1976.

L’une des principales exigences de la Grande Marche du retour est la mise en œuvre intégrale de la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies de décembre 1948, qui stipule que  » les réfugiés qui souhaitent rentrer chez eux et vivre en paix avec leurs voisins devraient être autorisés à le faire le plus tôt possible « . Sur les 1,9 million de Palestiniens vivant dans la bande de Gaza, 1,3 million sont des réfugiés, selon un rapport du Bureau central palestinien des statistiques en février 2018.

Les Palestiniens ont installé plusieurs camps de tentes pour héberger des milliers de personnes près de la frontière entre Israël et Gaza. Ils camperont près de la clôture dans le cadre d’une protestation prolongée, avec des manifestations hebdomadaires le vendredi jusqu’à la fête de la Nakba le 15 mai.

Israël s’est longuement préparé. Des barbelés ont été installés et plus de 100 tireurs d’élite ont été déployés. Le gouvernement a confirmé avant la manifestation d’hier qu’il utiliserait des « moyens de dispersion des émeutes » qui comprennent des gaz lacrymogènes et des bombes sonores ainsi que des tirs sur « les principaux instigateurs » de la manifestation. Il a fait appel à l’armée plutôt qu’à la police et à la police des frontières, citant les manifestations de la Journée de la terre en Israël et la crainte d’attaques à Jérusalem.

Le chef d’état-major, le lieutenant-général Gadi Eizenkot, a déclaré que les Forces de défense israéliennes (FDI) ne permettraient pas une  » infiltration massive  » et ne toléreraient aucun dommage à la barrière à la frontière israélienne avec Gaza pendant les manifestations. Il a dit : « Nous avons déployé plus de 100 tireurs d’élite qui ont été appelés par toutes les unités militaires, principalement par les forces spéciales », et a ajouté : « Si des vies[israéliennes] sont en danger, il y a la permission d’ouvrir le feu. Nous ne permettrons pas l’infiltration massive en Israël et d’endommager la clôture, et certainement pas d’atteindre les communautés ».

A cette fin, l’ensemble de la zone frontalière a été déclarée zone militaire fermée. Ce n’est rien de moins qu’une politique de « tirer pour tuer ».

De plus, Israël a fait pression sur Facebook pour censurer les journalistes palestiniens et tout reportage critique sur Israël. La semaine dernière, la société de médias sociaux a consciencieusement fermé la page d’une importante agence de presse palestinienne, l’agence de presse palestinienne Safa, qui compte 1,3 million d’adeptes, ainsi que son compte Instagram. Facebook a défendu son action, affirmant qu’il s’agissait d’un mouvement contre le « discours de haine » et l' »incitation ».

L’interdiction de Facebook intervient à la suite de la retransmission en direct de l’adolescent palestinien Ahed Tamimi qui gifle un soldat israélien lourdement armé en Cisjordanie. Son arrestation et sa condamnation à huit mois de prison, ainsi que l’emprisonnement de sa mère pour avoir filmé l’incident, ont fait d’elle un point de ralliement international pour les Palestiniens.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a informé ses ambassades et a cherché à rejeter la responsabilité de tout affrontement sur « le Hamas et les autres organisations palestiniennes qui ont fabriqué toute cette campagne ». La presse s’évertue de suivre la consigne de sionistes et hier, le journal télévisé de la 2, a donné la version israélienne, lardant les vidéos du massacre avec d’autres montrant des manifestations du Hamas pour amalgamer le tout selon la version sioniste.

C’est une honte et un scandale de voir les moyens dits « d’information » complètement sous la coupe de sionistes. Au moins devant un massacre si horrible, de sang-froid, lâche et prémédité, ils auraient pu prendre plus de recul. Quelques heures avant le début des manifestations, un obus de char israélien a tué un agriculteur de Gaza qui ramassait des récoltes et en a blessé un autre dans un village du sud de Gaza.

La Grande Marche du retour a lieu dans un contexte de tensions croissantes au sujet de l’effondrement de l’économie déjà délabrée de Gaza après le blocus paralysant et les assauts meurtriers d’Israël sur Gaza en 2008-09, 2012 et 2014 qui ont tué respectivement 1 417, 147 et 2 250 Palestiniens et détruit une grande partie de l’infrastructure de base de Gaza et des dizaines de milliers de maisons.

D’autres coupures d’électricité ont entraîné des pénuries d’eau et des eaux usées non traitées après que l’Autorité palestinienne basée en Cisjordanie a cessé de payer Israël pour le carburant pour la centrale électrique et le transport d’électricité de Gaza, et a mis fin ou réduit les salaires de milliers de travailleurs du secteur public. Alors que ces mesures ont forcé le Hamas à entamer des pourparlers de « réconciliation » avec le Fatah, les pourparlers sont au point mort et n’ont apporté aucune aide matérielle.

En octobre, le Programme alimentaire mondial a annoncé une réduction de son programme de bons alimentaires à Gaza en raison d’un déficit budgétaire. Plus tôt cette année, l’administration Trump a retenu le financement de l’aide alimentaire et l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui soutient quelque 1,2 million d’habitants de Gaza, coupant ainsi la dernière ligne de vie restante de Gaza.

Pendant des mois, il y a eu des manifestations presque hebdomadaires pour protester contre le blocus et la crise humanitaire. En décembre dernier, les tensions ont atteint leur paroxysme après que le président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël. Plus tôt cette année, les commerçants de Gaza ont fermé leurs portes pour protester contre la détérioration de la situation.

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a décrit Gaza comme une « urgence humanitaire constante ». L’année dernière, un rapport de l’ONU déclarait que les conditions de vie des 2 millions d’habitants de Gaza s’étaient détériorées encore plus « plus loin et plus vite » que la prédiction faite en 2012 selon laquelle l’enclave deviendrait « invivable » d’ici 2020. Les puissances impérialistes, si désireuses d’utiliser les droits de l’homme pour justifier la guerre dans leurs propres intérêts géostratégiques, sont une fois de plus restées silencieuses dans la défense de leur policier régional.

Les agissements du CRIF en France et les crimes des sionistes dans les territoires occupés de Palestine, montrent la dérive d’extrême-droite qui prend depuis un moment l’entité sioniste.

Se taire devant de tels crimes est s’en faire complice.

 

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https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/76/Melbourne_Gaza_protest_Zionist_Criminals%2C_End_the_Palestine_Holocaust.jpg/350px-Melbourne_Gaza_protest_Zionist_Criminals%2C_End_the_Palestine_Holocaust.jpg

SOURCES:

https://framavox.org/d/ED2AiqG1/massacre-des-palestiniens-gaza

http://www.wsws.org/en/articles/2018/03/31/gaza-m31.html