EN GUISE DE VŒUX, 4 THÈMES DE RÉFLEXION POUR 2018…

 

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EN GUISE DE VŒUX,

 

 

4 THÈMES DE RÉFLEXION POUR 2018…:

 

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   «  La Société de l’Arnaque,

ou « fake-capitalism », c’est le stade suprême

de la Société spectaculaire marchande,

celui où le Spectacle de la monnaie de singe

(QE, DTS, Revenu Universel, etc…),

a totalement fini de remplacer

la marchandise, dont la valeur tend vers zéro

(production robotisée)… »

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Avec la robotisation et l’automatisation de la production, et même, de plus en plus, des services, les possibilités d’élargissement du capital s’en trouvent-elles augmentées ou au contraire, réduites ?

 

La baisse tendancielle du taux de profit, dans le processus d’élargissement « productif », amène inexorablement à la deuxième réponse, la réduction… La domination de classe des capitalistes prendra-t-elle fin « naturellement », par un simple tarissement des sources de profits du secteur « productif », cédant « généreusement » la place aux rêveurs gauchistes et autres pseudo-  « communistes prolétariens » ou bien la classe dominante a-t-elle déjà une stratégie en œuvre pour « ne rien lâcher » de ses privilèges exorbitants et de son pouvoir… ?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/03/la-societe-de-larnaque-un-theme-de-reflexion-pour-2018/

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

 

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Le marxisme était-il à la base

du socialisme en URSS,

et quelles leçons peut-on en tirer ?

Une étude en réponse

aux allégations mensongères du type

« capitalisme=socialisme »

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Comme on l’a rappelé à l’occasion du centenaire d’Octobre, le capitalisme provisoirement vaincu, pendant quelques décennies, par cette Révolution en Russie puis dans l’ensemble des pays qui ont formé l’URSS et quelques autres, à la suite, est un type de relation économique lié à l’histoire de la bourgeoisie, une classe sociale qui a déjà 1000 ans d’existence et dont l’expérience économique et politique est à la fois multiséculaire et multiforme, avec une grande faculté d’adaptation et une grande capacité de se « conserver » et de « réagir », au sens précisément « réactionnaire » contre tout ce qui la menace, avec à la fois une férocité implacable dans la répression et une grande rouerie pour renverser les rôles et se poser dans le rôle de la « victime » des révolutionnaires qui veulent se libérer de sa domination.

Ceci dit, mille ans d’histoire, ce n’est pas mille ans au pouvoir et il lui a fallu près des trois-quarts de ce temps, soit plus de 7 siècles pour devenir tout à fait la classe dominante, après de nombreuses tentatives insuffisantes et rechutes sous la coupe de l’aristocratie. (…)

L’idée même de socialisme n’a quant à elle guère plus d’un siècle et demi, et ses premières concrétisations sur le terrain, encore moins.

Si Marx a eu mille ans d’histoire de la bourgeoisie à étudier pour en déduire les lois fondamentales du capitalisme, il n’avait pas même un siècle de développement du prolétariat industriel à étudier pour comprendre ses possibilités de réorganisation de l’économie et les fondamentaux d’un nouveau développement économique qui pourrait s’en dégager. Il n’a pu progresser, dans ce domaine, que par approches successives et par déductions prospectives, au fur et à mesure des questions qui se posaient aux partis prolétariens…

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

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Le marxisme était-il à la base

du socialisme en URSS,

et quelles leçons peut-on en tirer ?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

 

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Démocratie prolétarienne

et planification socialiste :

 

le rôle de l’informatique

et de l’interactivité

Équilibrer une économie socialiste, cela signifie faire correspondre l’organisation et le développement des forces productives aux besoins sociaux réels de la population, en commençant par ceux qui sont absolument vitaux, et cela inclut aussi la détermination et le choix des besoins collectifs, dans tous les domaines.

Évidemment, c’est l’ensemble qui doit tenir compte des ressources disponibles, qui ne sont pas illimitées. Il y a donc des choix à faire, des choix collectifs, bien évidemment, mais qui doivent aussi tenir compte des besoins pour la consommation individuelle.

(…)

Ce qui tenait de la gageure, mais n’a pas empêché l’URSS de se développer, tant qu’elle a tenté de s’en tenir aux fondamentaux du socialisme, tout cela peut être désormais grandement facilité par les nouvelles technologies et le développement de l’interactivité qui fait de la démocratie directe une application pratique…

La cohérence des principes fondamentaux du marxisme pour la phase de transition avec ces développements technologiques, c’est le thème principal de nos études, sur TML, depuis l’échec des luttes contre la Loi El Khomri, et les leçons que nous avons tenté d’en tirer… Un message difficilement reçu par la plupart des pseudos- »marxistes », plutôt désireux de protéger leur petit cocon gaucho-utopiste et idéaliste bourgeois, en réalité.

Pourtant, une telle réflexion avait déjà été tentée, dès les années 90, et assez paradoxalement, en Grande Bretagne, par un économiste (Cockshott) et un informaticien (Cottrell), restés associés depuis, pour ce combat !

 


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De l’époque du Manifeste communiste

à nos jours…

Trois époques,

Trois évolutions de la stratégie

révolutionnaire

 Par notre camarade WH, du site « Les prolétaires de fer »

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/12/trois-epoques-trois-evolutions-de-la-strategie-revolutionnaire/

 

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La Société de l’Arnaque, un thème de réflexion pour 2018…!!

 

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UN THÈME DE RÉFLEXION POUR 2018…:

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   «  La Société de l’Arnaque,

ou « fake-capitalism », c’est le stade suprême

de la Société spectaculaire marchande,

celui où le Spectacle de la monnaie de singe

(QE, DTS, Revenu Universel, etc…),

a totalement fini de remplacer

la marchandise, dont la valeur tend vers zéro

(production robotisée)… »

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Pour nourrir une réflexion sur ce thème…

« Robotisation » et « fake-capitalism »,

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Les aléas de l’IA,

de Marx à « Terminator »,

en passant par Benoît Hamon…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

Avec la robotisation et l’automatisation de la production, et même, de plus en plus, des services, les possibilités d’élargissement du capital s’en trouvent-elles augmentées ou au contraire, réduites ?

La baisse tendancielle du taux de profit, dans le processus d’élargissement « productif », amène inexorablement à la deuxième réponse, la réduction… La domination de classe des capitalistes prendra-t-elle fin « naturellement », par un simple tarissement des sources de profits du secteur « productif », cédant « généreusement » la place aux rêveurs gauchistes et autres pseudo- « communistes prolétariens » ou bien la classe dominante a-t-elle déjà une stratégie en œuvre pour « ne rien lâcher » de ses privilèges exorbitants et de son pouvoir… ?

Un débat s’est engagé sur le sujet à partir de l’article :

« Les robots et la révolution »

http://www.proletaire.altervista.org/marxisme/textes/robots-revolution.php

étude écrite sur le sujet par notre camarade WH du site « Les prolétaires de fer »,

Ce débat, constitué d’un échange de mails sur le fond du sujet à permis de dégager les contours essentiels de cette problématique et de voir que l’évolution de la crise ne mène évidemment pas à un surgissement « spontané » du communisme comme solution à la crise…

La bourgeoisie, qui possède le contrôle de tous les leviers du système, a déjà réfléchi à la question, et cela n’a pas échappé non plus au camarade Do, du site VLR, qui nous apporte également cette réflexion, dans un autre échange de mails sur le sujet :

« Peut-être doit-on préciser que c’est parce que l’exploitation de l’homme par l’homme, et donc le capitalisme, n’ayant plus d’objet quand les machines font tout le boulot, que le pouvoir, pour se conserver au moins en tant que tel, doit nécessairement transformer SA société capitaliste en société de l’arnaque. En effet, à ce stade, le pouvoir n’étant plus nécessaire, sa conservation ne peut qu’être une arnaque totale. C’est là, pour parler comme les anciens, que le pouvoir devient visiblement ce qu’il était déjà essentiellement : une maladie mentale. »

Avec encore cette précision supplémentaire que la « maladie de la domination » est pratiquement inséparable de la « maladie de l’accumulation », le capitalisme étant, à travers le processus d’élargissement productif, la « synthèse idéale » de ces deux maladies, assez indissolubles de toutes façons.

Face à l’échéance du « taux zéro » le fake-capitalism tente donc de reconstituer cette « synthèse » via un système d’arnaque institutionnalisé, tant sur le plan monétaire que commercial.

C’est là qu’il est important de comprendre, également, que les « systèmes » type « revenu universel », actuellement basés sur le principe de la « monnaie hélicoptère » de Milton Friedman, ne sont qu’un jalon nécessaire à l’établissement d’un tel système global, reposant entièrement sur une monnaie de singe imposée à grande échelle, c’est à dire quasiment une « fausse monnaie institutionnalisée », à cours forcé par le pouvoir, et telle que déjà largement ébauchée par les « Quantitative Easings » et autres « Droits de Tirage Spéciaux »…

Conserver le contrôle de tous les circuits, production, même « automatisée », distribution, communication, pseudo-« info », « planche à billets », fut-elle totalement « électronique », etc… telle est la seule obsession de la classe dominante actuelle, du moins pour sa partie la plus « consciente », son « avant-garde », en quelque sorte (Attali et autres consorts de « think tanks »…), face à l’échéance du « taux zéro » et de la robotisation totale.

Le surgissement de l’IA, et surtout de l’IA en tant qu’entité autonome, c’est un paramètre supplémentaire que par définition personne ne maîtrise réellement, in fine, mais cela n’empêche donc pas certains de jouer avec le feu (Google), dans le but d’être les mieux placé dans cette course à l’échalote, d’ici la disparition totale de la « productivité » humaine…

La constitution d’une organisation de résistance prolétarienne capable de passer à la contre-offensive et d’arrêter ces manipulateurs mortifères avant l’échéance robotique/IA autonome reste une urgence absolue.

Avoir une vue claire et lucide de ces choses est notre premier atout, même s’il n’est pas suffisant. Encore faut-il le faire comprendre à un plus grand nombre de camarades, ce qui n’est manifestement pas une chose simple, malgré l’évidence… !

Quelques éléments de réflexion, donc, à la suite, republiés simultanément sur TML et sur le blog du camarade WH :

Sur TML, sous le titre :

Les aléas de l’IA, de Marx à « Terminator », en passant par Benoît Hamon…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

Sur « Les prolétaires de fer » :

Robots, IA, Taux de profit zéro : vers une singularité économique ?

http://www.proletaire.altervista.org/marxisme/textes/robots-IA.php

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« La Société de l’Arnaque, ou « fake-capitalism », c’est le stade suprême de la Société spectaculaire marchande, celui où le Spectacle de la monnaie de singe (QE, DTS, Revenu Universel, etc…), a totalement fini de remplacer la marchandise, dont la valeur tend vers zéro (production robotisée)… »

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Encore plus récent sur TML…:

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   NOUVEAU :

Une étude en réponse

aux allégations mensongères du type

« capitalisme=socialisme » 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

  

Le marxisme était-il à la base

du socialisme en URSS,

et quelles leçons peut-on en tirer ?

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

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Solidarité avec la résistance anti-impérialiste en Iran !! (Traduction française)

 

Solidarité avec la résistance

anti-impérialiste en Iran !!

https://avantgarde2009.files.wordpress.com/2018/01/92224261ab2c6fcc937305f3c075da94_xl.jpg?w=919&h=613

 

Le « printemps perse » est terminé (au moins sa première étape)

 

Nouvelle traduction, revue avant republication sur Agoravox

 

 

https://avantgarde2009.files.wordpress.com/2018/01/000_vm9pf-640x400.jpg?w=484&h=302

 

 

Le « printemps perse » est terminé (au moins sa première étape)…

Au moment où ces lignes sont écrites,[This article was originally published in Greek on January 7, 2018. By P. Pap for avantgarde. Translated by PK] des dizaines de milliers de personnes sont dans les rues d’Iran – exprimant leur détermination à défendre leur pays contre les plans des États-Unis et de leurs États clients. Le commandant en chef des Gardiens de la révolution a annoncé que le récent complot contre l’Iran avait été vaincu. (Par le mot « complot », il ne se référait pas aux manifestations, il se référait à ceux qui se cachent derrière les manifestants pour faire avancer leur agenda réactionnaire.)

Avant cela, l’Iran a vu quelque chose qui a été décrit par de nombreux médias occidentaux comme « une vague de manifestations anti-gouvernementales massives » ou même « une insurrection contre le régime ». Un examen plus attentif révèle une réalité quelque peu différente. Anthony Cordesman, analyste stratégique de haut niveau de l’important groupe de réflexion américain du CSIS, note avec justesse que « beaucoup voient ce qu’ils veulent voir dans les derniers troubles, en particulier ceux qui veulent que le régime tombe ». Le New York Times rapporte avec une grande tristesse que Téhéran est « particulièrement calme » et décrit la déception de (quelques douzaines) d’étudiants universitaires dont la manifestation n’a pas attiré grand monde. Ils décrivent les rassemblements comme « relativement peu nombreux … n’entraînant que quelques centaines à la fois ». Le Centre Wilson admet avec regret que « malgré les protestations, peu de choses vont changer en Iran ». Geopolitical Futures écrit que « à ce stade, compte tenu de leur format réduit et que l’économie iranienne a été bien pire que cela ces dernières années, nous ne pensons pas encore que la République islamique soit en danger de chuter ».

Bien sûr, un certain nombre de photos censées représenter des manifestations anti-gouvernementales massives ont circulé – des photos de différents endroits et à différentes époques. Les photos d’une manifestation pro-gouvernementale, le soulèvement à Bahreïn, même des scènes d’un film ont été abusivement présentées comme des photographies de manifestations anti-gouvernementales en Iran. Eh bien, au moins, ils n’utilisaient plus les photos de la place Tahrir …

Conclusion 1 : aucune manifestation anti-gouvernementale ou anti-régime massive n’a eu lieu en Iran. Les seuls qui ont « vu » de telles manifestations étaient le MEK, une organisation anti-régime de la diaspora iranienne et un animal de compagnie des services secrets de l’Empire, profondément ancré dans leurs plans ; le fils du Shah ; et une partie de la gauche trop excitée et rêveuse qui a célébré un « triomphe » après l’autre depuis les années 90.

Conclusion 2 : Aucune personne sérieuse ne s’attendait à ce que ce mouvement renverse un quelconque régime. En dehors de la « gauche » susmentionnée.

Conclusion 3 : Cette sorte de « gauche » semble vouloir prouver qu’elle est plus papiste que le pape. Nous nous demandons le pourquoi de cela.

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 Du déjà-vu…

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Mais si l’on prenait le sentiment général ici en Occident, il faudrait arriver à une conclusion qui ressemble à ceci :

Le peuple se lève et organise des rassemblements pacifiques massifs contre le régime. (Les rassemblements, de loin plus massifs qui ne sont pas contre le gouvernement, sont « oubliés ».)

Des préoccupations humanitaires surgissent tout autour du monde civilisé occidental, car les dictateurs n’ont pas été influencés par les Lumières et, par conséquent, sont enclins à commencer à massacrer leur propre peuple.

La violence éclate, des coups de feu sont tirés, des policiers et des civils tombent morts.

Avec des jeu de mots, les victimes sont toutes portées contre le régime.

Une opinion publique occidentale – qui pourrait être incapable de trouver le pays sur une carte du monde – s’arme de sa supériorité morale et se lance dans une autre mission civilisatrice afin de lui apporter la démocratie et les droits de l’homme.

Et que penser si les dernières élections ont eu un taux de participation de 70% (beaucoup plus élevé que la plupart des pays occidentaux), avec 41 millions de personnes qui ont voté ? Ces gens, cela, ne veut rien dire ? Ils ne représentent pas Le Peuple ? Ceux qui vraiment disent quelque chose seraient donc les quelques dizaines qui ont déchiré l’affiche du « dictateur ». Ce sont ces gens qui exigent « la liberté, la démocratie » et d’autres mots gentils…

L’accompagnement habituel des gauchistes occidentaux – avec à leur actif combien de succès contre leur propre classe bourgeoise, en réalité ? – découvre l’internationalisme et prend la tâche de renverser la classe bourgeoise d’un autre pays, qui se trouve être un ennemi de son propre pays. (Peu de gens s’inquiètent que leur « internationalisme » soit aligné sur l’ « internationalisme » de Trump, Haley et Netanyahu – encore une fois.)

Ce jeu a été répété d’innombrables fois et le modèle est malheureusement prévisible. Une autre révolution de couleur a commencé, annonçant une nouvelle intervention impérialiste.

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 Un peu de sociologie (ce que les Marxistes de terrain appellent « Marxisme »)

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Étant donné l’agression occidentale contre l’Iran et les récentes campagnes de propagande honteuses et manifestement fausses contre la Syrie, il faut être très prudent quant à la validité des rapports des médias occidentaux. Cette fois, ils parlent de problèmes économiques qui ont amené les gens à sortir dans les rues. Inflation, chômage, inégalité, corruption.

Laissez-nous examiner ces revendications…

Source : FMI

La ligne bleue représente l’inflation, qui était proche de 50% en 1995 et de près de 35% en 2014. L’idée que l’inflation actuelle de 10,1% pourrait déclencher une sorte de rébellion est donc ridicule.

Voyons maintenant le chômage en Iran. C’est 11,4%. Seulement, ces taux n’ont rien d’inhabituel dans le pays : en 2010, le taux de chômage était de 13,5% et en 2015 de 11,1%. Donc, l’idée que le chômage actuel de 11,4% pourrait déclencher une sorte d’insurrection est également ridicule.

Source : Banque mondiale

Laissez-nous examiner l’inégalité. Il est mesuré avec l’indice de Gini (0 égalité absolue, 100 inégalité absolue). La République islamique d’Iran a un indice de Gini d’environ 37. La Grèce a un score similaire, tandis que les États-Unis ont un score de 41, l’État sioniste environ 43 et le Royaume-Uni 32,5. Les indices les plus élevés se trouvent en Afrique et en Amérique latine, avec des scores compris entre 50 et 60, tandis que les plus faibles sont autour de 25. Le niveau d’inégalité en République islamique n’est pas très élevé. (Source : Banque mondiale)

En ce qui concerne la corruption, il y a ce que l’on appelle « l’indice de perception de la corruption », sur la base duquel l’Iran occupe une place importante dans la corruption (il est le 131e moins transparent sur 176 pays). Mais cet indicateur est clairement biaisé. Afin d’obtenir une image de l’ampleur du parti pris, cette liste nomme la RPDC comme le pays le plus corrompu de la planète, alors que les 20 pays les plus corrompus comprennent le Venezuela, le Soudan, l’Irak, l’Afghanistan, la Somalie et la Libye.

Ce qui précède ne nie pas le fait que le gouvernement Ruhani est en effet un gouvernement libéral, qui a en effet pris des mesures antipopulaires. Et malgré le fait que les niveaux actuels de chômage et d’inflation ne sont pas sans précédent, les personnes qui en sont victimes ont effectivement le droit (et devraient) se battre contre cela. Les manifestations initiales ont en effet été provoquées par des griefs économiques légitimes. Il y a aussi un malaise parce que, avant les élections, Ruhani a attisé des espérances selon lesquelles l’accord nucléaire – avec l’assouplissement subséquent des sanctions – apporterait une revitalisation de l’économie et créerait plus d’emplois. Ces attentes n’ont pas été satisfaites jusqu’à présent.

Mais regardons quelques données sur l’économie et la société iraniennes qui ne sont pas susceptibles d’être mentionnées par les médias occidentaux. La chute des prix du pétrole, l’échec de la République islamique à protéger ses transactions par des produits dérivés et le coût de l’économie souterraine qui s’est développée sur la base des sanctions ont pesé sur l’économie iranienne, mais le principal problème est les sanctions. À titre indicatif, signalons que l’Iran a exporté 2,5 millions de barils de pétrole par jour en 2011 ; à la fin de 2013, ce nombre était tombé à 1,1 million.

Source : Council for Foreign Relations

En 2011, les recettes d’exportation iraniennes s’élevaient à 99 milliards de dollars. En 2012, ils sont tombés à 68,3 milliards de dollars, 48,8 milliards de dollars en 2013, 50,7 milliards de dollars en 2014, 29,4 milliards de dollars en 2015 (avec la chute des prix du pétrole) et en 2016, 36,2 milliards de dollars.

Ce qui retarde l’économie iranienne, ce sont les sanctions. Celles-ci ne sont pas causées par les dirigeants iraniens, mais par les impérialistes. Si l’on se préoccupe du niveau de vie et des griefs économiques du peuple iranien et si on veut se mobiliser pour cela, on devrait frapper à la porte de l’ambassade américaine et des bureaux de l’Union européenne – et exiger que toutes les sanctions contre l’Iran soient levées immédiatement.

Certaines autres données sociologiques que nous n’entendrons pas dans les médias occidentaux concernent les réalisations de la révolution iranienne. Un indicateur important de la qualité de vie d’une population est l’indice de développement humain (IDH), qui est fonction de l’espérance de vie, de l’alphabétisation, de l’éducation et de la qualité de vie. Or cet indice a explosé depuis la Révolution : de 0,542 en 1975, il était de 0,739 en 2012. C’est une formidable réussite pour une colonie qui n’a obtenu son indépendance que depuis 39 ans.

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Quelques notes sur l’action de l’impérialisme (que des « marxistes » de pacotille appellent «théories du complot»)

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Commençons par placer l’Iran sur la carte. L’image date de 2012, mais on peut facilement avoir une vue d’ensemble : l’Iran est un pays encerclé par des bases américaines.

Continuons avec les mémoires du général quatre étoiles Wesley Clark. Le général dit que dix jours après le 11 septembre, le Pentagone faisait déjà des plans pour l’invasion de l’Irak et invoque un document contenant le fameux plan « sept pays en cinq ans », l’Iran étant la cible finale. Il a dit plus ou moins la même chose à Democracy Now en 2007. Notons également que l’Iran a été inclus dans « l’Axe du Mal » de Bush en 2002 (avec l’Irak et la RPDC).

En 2009, le Brookings Institute a publié une brochure très intéressante et complète intitulée « Quel Chemin vers la Perse ? Options pour une nouvelle stratégie américaine vers l’Iran ». Notez que le chapitre 6 de cette étude s’intitule « La révolution de velours : soutenir un soulèvement populaire », et le chapitre 7 s’intitule « Inspirer une insurrection : soutenir les groupes minoritaires et d’opposition iraniens ».

En octobre 2017, l’Institut CATO a également publié une brochure intéressante sur le sujet, examinant des alternatives similaires.

L’administration Trump a fait tout ce qui était en son pouvoir pour forger un axe anti-iranien. En février, Trump a qualifié l’Iran de « plus grand sponsor du terrorisme dans le monde ». Puis est venu son voyage au Moyen-Orient en mai, après quoi Téhéran a été frappé par une attaque terroriste.

Le 2 juin 2017, le New York Times a écrit sur le « Prince noir » ou « L’Ayatollah Mike », les surnoms par lesquels Michael D’Andrea, le nouveau chef des opérations clandestines de la CIA contre l’Iran, est connu. Parmi ses nombreuses références figurent l’assassinat d’Imad Mughniyeh ( l’homme n ° 2 du Hezbollah ) en 2008 à Damas et des milliers d’exécutions extrajudiciaires par drones au Pakistan. Le journal a noté : « Le nouveau rôle de M. D’Andrea est celui de l’un des nombreux mouvements à l’intérieur de l’agence d’espionnage qui signalent une approche plus musclée des opérations secrètes … « Il peut mener un programme très agressif, mais très intelligemment », a déclaré Robert Eatinger, ancien avocat de la C.I.A. qui était profondément impliqué dans le programme de drones de l’agence. « 

Le même jour, le Wall Street Journal publiait un rapport sur le « nouveau centre de mission créé par la CIA pour faire monter la pression en Iran », indiquant que cette action reflétait la décision du gouvernement de faire du pays une cible prioritaire pour les espions Américains.

Mentionnons également que le chef de la CIA est Mike Pompeo, un faucon anti-iranien et l’un des adversaires les plus durs de l’approche d’Obama à ce sujet.

En outre, une réunion entre les responsables américains et israéliens a eu lieu en décembre 2017 pour discuter d’une « stratégie visant à contrer l’agression iranienne au Moyen-Orient ». Il s’est avéré que « les États-Unis et Israël sont d’accord sur les différents développements dans la région et en particulier ceux qui sont liés à l’Iran. Nous sommes parvenus à des accords sur la stratégie et la politique nécessaires pour contrer l’Iran. Notre entente porte sur la stratégie globale mais aussi sur les objectifs concrets, les moyens d’action et les moyens à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs ». Le 1er janvier 2018, nous avons appris que les États-Unis avaient donné le feu vert à l’Etat sioniste pour assassiner le chef des gardes révolutionnaires.

Ce qui précède prouve hors de tout doute que l’Iran est dans la ligne de mire de l’impérialisme, et que la politique étrangère américaine est devenue encore plus dure à son égard. Nous ne savons pas s’il y a des escrocs qui veulent remettre en question ce fait, mais il nous semble nous souvenir de certains qui ont qualifié d ‘« imaginaire » l’agression impérialiste également bien connue et documentée contre la Syrie, prétendant même que les États-Unis étaient en … une sorte d’alliance avec Assad contre la … révolution.

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 Quelques éléments de politique

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Les révolutions ne se produisent pas sans leadership politique ou sans planification. Le fait qu’une personne soit affectée par un problème ne signifie pas nécessairement que cette personne connaît également la solution du problème – un chômeur grec peut penser que ce sont les immigrés qui sont responsables de son chômage. Quand on voit des gens descendre dans la rue, il faut d’abord demander sur quel programme ils se mobilisent ; qui conduit ; qui finance ; quelle idéologie prévaut. Ce qui précède est si simple qu’il devrait aller de soi. Hélas, ce n’est pas vraiment le cas.

Alors, que se passe-t-il en Iran ? Qui sont les gens qui manifestent ? Quel est ce mouvement que nous voyons dans les rues, avec lequel Trump, le MEK, les gauchistes de pacotille et divers idiots utiles se précipitent pour déclarer leur solidarité ?

En fait, il n’y a pas de mouvement unique. Il y en a au moins trois ou quatre. Le premier est constitué par les islamistes (inspirés des principes de la Révolution de 1979), des gens à principes qui se méfient des réformes libérales et de l’attitude pro-occidentale (selon les normes iraniennes) du président Hassan Ruhani. Il semble que ce sont eux qui ont dirigé le mouvement que nous avons vu dans les rues au cours des premiers jours. Ce mouvement exprimait des exigences économiques basées sur des problèmes réels et une opposition à une politique économique libérale existante du gouvernement, très probablement dans le contexte d’une lutte interne entre les deux principaux camps politiques dans le pays (une lutte qui ne se limite pas au niveau économique mais s’étend à la politique étrangère, au rôle de la religion, etc.). Le Kayhan, un journal de Principes proche du ministère du Renseignement, a reconnu que les gens ont des motifs pour leurs plaintes économiques et qu’ils ont raison d’être dans la rue. Même le guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Khamenei, critiquait la politique économique du gouvernement. Un jour avant le début des manifestations, il a déclaré que le pays faisait face à des prix élevés, à de l’inflation et à la récession, et a appelé les autorités à résoudre les problèmes. Il n’a pas parlé contre les protestations tant qu’elles étaient pacifiques ; il est intervenu seulement quelques jours après le début des violences, le 2 janvier (après cinq jours de protestations), affirmant que « les ennemis ont utilisé divers moyens pour infliger des coups à la nation iranienne et aux institutions islamiques au cours des derniers développements dans le pays ».

Le deuxième mouvement, les réformistes, est l’évolution du Mouvement Vert de 2009, qui a contribué à l’ascension de Ruhani à la présidence. Le mouvement réformiste pousse à une réforme libérale et a récemment contribué à la levée de l’obligation des femmes de porter le hijab. Ce mouvement n’a pas pris les rues cette fois, se distanciant des manifestations. Ruhani lui-même, cependant, a reconnu qu’il y avait de vrais problèmes économiques et des raisons de manifester, et a décrit les manifestations initiales (avant le déclenchement de la violence) comme « une opportunité, pas une menace ».

Pour avoir une idée des différences en termes de politique économique entre les fondamentalistes et les réformistes, on peut lire le passage suivant de Cordesman : « La Banque mondiale et le FMI ont tous deux trouvé qu’Ahmadinejad a quitté son poste après avoir créé un cauchemar et mal géré le gouvernement et le développement, la dette, les subventions alimentaires et énergétiques, l’expansion du secteur public et les obstacles à l’industrie privée et à un développement effectif devenant l’un des leaders les plus incompétents de l’histoire de l’Iran. » Les réformes de Ruhani vont dans la direction opposée.

Ces deux mouvements font pression pour les politiques qu’ils jugent appropriées dans le contexte de l’État iranien, mais ils ne sont pas intéressés à renverser la République islamique. Peu importe si l’on est d’accord ou pas avec leurs politiques, les gens ont le droit de sortir dans la rue et de faire pression pour ce qu’ils pensent être mieux. Le gouvernement iranien et la Constitution iranienne reconnaissent ce droit, après tout.

Il y a aussi un troisième mouvement qui, contrairement aux deux premiers, s’intéresse à cela : renverser le régime iranien avec l’aide de l’impérialisme et au service de l’impérialisme. Les leaders de ce mouvement sont basés principalement en dehors de l’Iran, et sont devenus les animaux de compagnie des services secrets des différents pays de l’Empire, entièrement intégrés dans leurs plans. Ils maintiennent un petit réseau de partisans en Iran, mais la majeure partie est à l’étranger. L’organisation de base de ce mouvement est le MEK, les « Moudjahidin du peuple », qui se cachent derrière le « Conseil national de la Résistance iranienne », basé en France. En 2012, Haaretz a écrit que l’organisation avait assassiné des scientifiques nucléaires iraniens au nom de l’Etat sioniste, le gouvernement américain en étant conscient. Le MEK peut être trouvé dans tous les documents sérieux de l’impérialisme, ils sont décrits comme une armée par procuration potentielle sur le terrain lors d’une attaque contre l’Iran et en tant que régime Kollabo à la « Quisling » potentiel pour le lendemain de l’agression.

( Sur l’image, Maryam Radjavi,Leader du MEK, avec McCain)

Un bref défilement vers le bas sur le site web du MEK révélera un certain nombre d’articles avec des titres tels que  » les Etats-Unis avec le peuple iranien « ,  » des manifestants iraniens prêts à mourir pour un changement de régime », « merci Trump mais nous avons besoin de plus de soutien », « Trump a raison sur l’Iran » etc. Et il y a aussi le fils du Shah, une figure politique active de la diaspora (basée sur – quelle surprise ! – Washington) avec ses partisans. Nous soutenons la répression impitoyable contre ces agents de l’impérialisme et nous nous réjouissons des nouvelles sur le démantèlement de leurs cellules.

Et puis il y a les différentes minorités d’Iran. Les manifestations dans les régions kurdes de l’Iran sont un mouvement différent qui n’est pas lié à ce qui précède. Par exemple, lorsque le Parti de la liberté du Kurdistan appelle la communauté internationale ( c’est-à-dire l’OTAN ) à l’aider contre le régime, tout le monde peut comprendre qu’il ne mobilise pas les gens dans un agenda lié aux problèmes économiques.

Il y a eu plusieurs reportages sur le fait que des slogans réactionnaires ont été chantés dans les manifestations. À côté des slogans exprimant la nostalgie de la monarchie dictatoriale du Shah, appelant à « Mort au dictateur » (apparemment Khamenei) et « Mort à Ruhani », il y a des vidéos montrant de petites foules scandant « Nous sommes de la race d’Aryaee [Aryens], nous ne vénérons pas les Arabes « ,  » Mort au Hezbollah « ,  » Quittons la Syrie, pensons à nous « , » Je donne ma vie pour l’Iran, pas pour Gaza et le Liban « . Qui a scandé ces slogans ? Et qui a ouvert le feu contre la police et les manifestants ?

Il est extrêmement improbable que le premier mouvement, celui des fondamentalistes, ait soulevé de tels slogans, car il reste attaché aux principes de la révolution de 1979. Le deuxième mouvement, celui des réformistes, ne devait en aucun cas psalmodier « Mort à Ruhani » ni appeler au renversement du régime. Les personnes qui ont soulevé ces slogans viennent probablement du troisième mouvement (pro-monarchistes et MEK), qui ont trouvé l’opportunité de se cacher derrière les manifestants afin de faire avancer leur programme réactionnaire. Dans toutes les vidéos liées, les foules qui chantent ces slogans sont petites ; mais manipuler des images pour fabriquer une « réalité » à présenter au monde extérieur n’est pas une tâche difficile pour quelqu’un ayant les moyens appropriés (accès aux médias occidentaux).

Il est révélateur que, lorsque les autorités ont demandé aux manifestants de quitter la rue après le déclenchement de la violence, les manifestants l’ont fait. Le peuple iranien a tiré des leçons de ce qui se passe dans la région. Ils ont vu ce qui s’est passé en Syrie, où l’insurrection islamiste s’est cachée sous un véritable mouvement de réforme politique qui se déroulait dans les rues à ce moment-là. Oui, un certain nombre de personnes sont mécontentes et ont des griefs économiques légitimes, mais elles n’ont pas pris la rue pour renverser leur gouvernement ou le régime iranien et ne sont pas devenues des idiots utiles du MEK, de l’Etat sioniste et des Etats-Unis. Ce sont probablement les mêmes personnes qui ont participé aux manifestations massives qui ont suivi, condamnant l’intervention des États-Unis et de l’État sioniste dans leur pays.

Si quelqu’un de la « Gauche trop excitée » veut préciser lequel de ces mouvements ils soutiennent, nous attendons avec intérêt d’en entendre parler. Mais gardons à l’esprit que la consigne « je soutiens le peuple iranien qui se lève pour renverser le régime » a déjà été prise par le MEK.

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Réactionnaires vs progressistes, ou comment les mots peuvent perdre tout leur sens

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Plusieurs « marxistes » occidentaux ont été en compétition les uns avec les autres en peignant le régime iranien avec des couleurs « réactionnaires ». Ils pensent probablement que l’insulte aux régimes des pays qui se trouvent être la cible de « leur » classe bourgeoise leur vaudra une médaille d’indépendance de classe. Ce qu’ils réussissent vraiment à faire, c’est soutenir leur propre bourgeoisie, en s’alignant sur elle au niveau de la propagande. Le mot « dictatorial » (qui vient de l’académie violemment anti-communiste de la guerre froide, qui a divisé la planète en démocraties libérales et en dictatures) est aussi largement utilisé.

Avec quoi exactement comparent-ils le régime politique iranien ? Le comparent-ils avec les régimes des pays voisins ? Essaient-ils de dire, par exemple, que l’Iran est réactionnaire par rapport à l’Arabie saoudite ? En comparaison avec l’état sioniste, peut-être ? Le comparent-ils avec les régimes de leurs propres pays, pour lesquels ils n’ont jamais utilisé de telles caractérisations ?

Nous demandons :

__Est-ce réactionnaire qu’une nation de 80 millions de personnes puisse ne plus vivre sous le joug impérialiste ?

__Est-ce réactionnaire que le surplus produit par la classe ouvrière iranienne ne soit pas volé par les impérialistes étrangers ?

__Est-ce réactionnaire que l’Iran n’ait pas de bases militaires américaines ? (C’est le seul pays de la région dans ce cas.)

Si l’on se penche sur les courants de l’Islam au Moyen-Orient, on verra essentiellement trois d’entre eux. Le wahhabisme d’Arabie saoudite, les Frères musulmans et l’islam chiite avec l’Iran comme centre politique et religieux. Les deux premiers courants utilisent le sectarisme et essaient de fomenter des divisions et des dissensions religieuses, et c’est précisément la raison pour laquelle ils ont une longue histoire de collaboration avec les impérialistes contre les nationalistes arabes laïques et le panarabisme. Le troisième courant prend fermement position contre le sectarisme et l’intolérance religieuse et appelle à l’unité des musulmans indépendamment de la doctrine contre l’Etat sioniste et l’Amérique.

Est-ce réactionnaire ?

__Est-ce réactionnaire que les arbres de Noël soient décorés à Bagdad et que les dirigeants de l’Axe de la Résistance félicitent les chrétiens à Noël ?

__Est-ce réactionnaire que l’Iran envoie des armes et de l’aide à la Palestine (sunnite) ?

__Est-ce réactionnaire que l’Iran ait contribué – pas seulement en paroles, mais en actes, et en actes qui ont coûté du sang – à l’écrasement de l’Etat Islamique et des autres « rebelles » djihadistes impériaux en Syrie ?

__Est-ce réactionnaire que l’Iran soutienne le Hezbollah, sans lequel le Liban serait désormais une province de l’Etat sioniste ?

__Est-ce réactionnaire que l’Iran soutienne les Ansarullah (Houthis) au Yémen ?

__Est-ce réactionnaire que l’Axe de la Résistance n’ait pas permis à l’impérialisme de faire du Moyen-Orient son terrain de jeu ?

OK, mais les femmes sont obligées de porter le hijab, et c’est réactionnaire, dirait un libéral. Hélas (pour les « libéraux » et les gauchistes de service…), ce n’est plus le cas, les femmes sont libres de ne pas porter de hijab si elles le souhaitent.

Le régime politique de l’Iran est bien sûr un régime bourgeois autoritaire, et si nous étions en Iran, nous serions dans l’opposition. Le programme communiste ne peut que se battre pour un Moyen-Orient socialiste sur les ruines de tous les régimes bourgeois. Mais la question au Moyen-Orient à ce stade n’est pas le socialisme ou le capitalisme (si quelqu’un pense que c’est la question, nous l’exhortons à nous montrer les forces politiques qui s’intéressent au socialisme, afin que nous puissions les soutenir aussi). La question est de savoir si le Moyen-Orient sera sous le talon de l’Empire ou non. Le dilemme est soit la résistance anti-impérialiste, soit la recolonisation.

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Réactionnaire vs progressiste

– restituer le sens des mots

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Voici une liste de choses qui sont vraiment réactionnaires :

__Les travailleurs des pays du Sud travaillant comme des esclaves et les surplus qu’ils produisent sont volés non seulement par leur propre bourgeoisie, mais aussi par Wall Street et la City.

__Plus d’un quart de siècle de croisade de l’Empire pour réaffirmer son hégémonie au Moyen-Orient et sur la planète, qui a fait des millions de morts, des destructions incalculables et menace désormais de mettre la planète en feu (nucléaire).

__Les États-Unis ont plus de 800 bases autour du globe, d’où les opérations de répression de tout mouvement progressiste – plus encore des mouvements révolutionnaires – vont commencer. (Soit dit en passant, que les camarades trop excités nous disent, est-ce que les Etats-Unis ont déjà soutenu un mouvement progressiste ?) Ils ne l’ont pas fait, n’est-ce pas ?

 __La doctrine diviser pour régner de l’Empire.

__Les forces que l’Empire utilise comme auxiliaires dans le contexte de sa doctrine de diviser pour régner : les factions les plus obscurantistes de l’islam politique qui utilisent le sectarisme et fomentent la division selon des principes religieux.

__L’Etat sioniste et la tactique de l’apartheid et du nettoyage ethnique qu’il emploie contre les Palestiniens.

__La monarchie la plus obscurantiste de la planète est un allié du monde occidental libre, l’Arabie Saoudite, qui mène depuis près de trois ans une guerre quasi-génocidaire contre le Yémen avec le soutien de l’Empire.

Un autre mot que nous entendons souvent est le mot « antidémocratique », utilisé en Occident pour décrire les « États voyous » (Iran, RPDC, Syrie, Cuba, Venezuela, etc.), comme si des pays se trouvant être la cible de l’impérialisme et sous un siège constant pouvaient survivre sans maintenir un état d’urgence.

Ce qui est vraiment antidémocratique, ce sont les fonctionnaires du Département d’Etat qui déclarent qu’ils ne respectent pas la souveraineté nationale d’un pays et qu’ils se réservent le droit d’intervenir où et quand ils le veulent – et de le faire effectivement.

C’est la grande image. C’est cela le vrai tableau, les États qui résistent sont en fait les vrais défenseurs de la démocratie contre le despotisme mondial de Wall Street, note le blogueur Gowans (*).

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Les tâches des communistes

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Les communistes en Iran ont un travail très difficile. D’une part, ils doivent maintenir leur indépendance politique et leur programme et ne pas capituler devant le clergé ou n’importe quelle partie de la bourgeoisie iranienne. En même temps, ils doivent reconnaître que leur ennemi numéro un est l’impérialisme qui menace à la fois le pays et les forces de résistance dans tout le Moyen-Orient. Nous sommes très réservés lorsque nous critiquons la gauche dans les pays qui se trouvent en ligne de mire de l’impérialisme – dans la mesure où elle ne s’est pas transformée en porte-parole de l’OTAN et n’a pas été formée pendant les troubles (comme cela a été le cas une soi-disant « gauche » syrienne que divers escrocs ont promu). Nous comprenons combien il est difficile de prendre la bonne position – internationaliste, c’est-à-dire correspondant aux intérêts de la révolution mondiale – face aux diverses pressions nationales.

Les communistes en Occident ont des tâches beaucoup plus simples. Nous avons la chance d’être confrontés à un seul ennemi, et celui qui se trouve à proximité : « la nôtre », la classe bourgeoise domestique. Nous devons défendre le droit de l’Iran à l’autodétermination contre l’agression impérialiste, à laquelle « notre » pays participe. Mais une intervention impérialiste ne commence pas de manière militaire directe. L’Empire a grandement amélioré ses méthodes. Avant les bombes vient une révolution colorée (généralement enracinée dans les problèmes réels de la population), suivie par les campagnes de diabolisation bien connues contre la direction et le peuple de « l’ennemi ». En Occident, cela a été historiquement lié aux missions et au devoir de « civiliser les barbares ». Le droit international a été façonné en conséquence, y compris des concepts tels que la « responsabilité de protéger » (R2P) et « l’intervention humanitaire ». Ce sont des idéologies profondément racistes qui empoisonnent l’esprit du prolétariat domestique, et nous devons nous y opposer totalement et activement. Nous devons également contrer les campagnes de propagande « humanitaire » qui suivront sans aucun doute. Nous devons saper le niveau de confiance que le prolétariat domestique éprouve à l’égard de sa bourgeoisie en exposant ses mensonges humanitaires tels qu’ils sont réellement : des prétextes pour le vol impérialiste et la soumission des autres peuples sous son joug. Nous devons exiger la levée immédiate des sanctions qui portent préjudice à nos frères et sœurs de classe en Iran, et sont responsables de leurs problèmes économiques et de leurs griefs.

En Grèce, [pays de l’auteur de l’article original**] nous devons lutter contre la politique étrangère du gouvernement, qui tente de moderniser stratégiquement le pays au détriment des peuples de la région, s’alliant à l’État sioniste, vendant des armes à l’Arabie Saoudite et intensifiant ses provocations contre la Turquie. Mentionnons ici que les navires qui ont bombardé la Syrie en avril dernier ont quitté un port grec. Mentionnons également que ce crime n’a pas suscité d’opposition ou de protestation significative. Bien sûr ! Avec une grande partie de la gauche qui paraphrase la propagande ennemie sur le « dictateur qui assassine son propre peuple », qui était là pour se mobiliser ?

Les divers communistes en Grèce et en Occident feraient bien de cesser de se cacher derrière les déclarations du Tudeh. Ils ont des tâches différentes de ce parti. Et s’ils ont, comme ils le prétendent, de bonnes suggestions sur ce que le prolétariat iranien doit faire, ils devraient les traduire en farsi et les y envoyer. Le prolétariat iranien ne peut pas les lire en grec, et c’est une honte terrible de manquer d’une telle sagesse …

Tout développement progressiste au Moyen-Orient et sur la planète exige la défaite et la dissolution de la Sainte-Alliance de nos jours, qui a son siège à Washington depuis 1945. Il y a des forces au Moyen-Orient qui font plus qu’assez à cette fin. L’Axe de Résistance (Muqawama), la principale force qui lutte pour libérer la Palestine et empêcher le Moyen-Orient de devenir une zone dominée par l’OTAN, se renforce après une dure bataille contre les forces de l’Empire. Les « rebelles » impérialistes « djihadistes » ont été écrasés en Syrie. L’EI a été anéanti en Syrie et en Irak ( au moins jusqu’à ce que l’Empire ait engendré la version 2 de l’EI). L’impérialisme est entravé par la discorde et la confusion et ses contradictions internes qui se creusent.

Il est temps que le prolétariat conscient de l’Occident soit enfin à la hauteur de ses tâches. Le premier pas dans cette direction consiste à tirer des conclusions du flot sanglant des opérations de changement de régime dont nous avons été témoins au cours des sept dernières années. Malheureusement, les articles écrits par la « gauche » sur l’Iran montrent que nous avons probablement encore un long chemin à parcourir ; néanmoins, nous sommes optimistes.

[Note des traducteurs français : on voudrait bien pouvoir l’être aussi… !]

[Viriato/Luniterre]

** Source grecque de la traduction anglaise :

https://avantgarde2009.wordpress.com/2018/01/11/iran-groundhog-day/

(* https://gowans.wordpress.com/ )

Source de la traduction française, sur TML :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/15/solidarite-avec-la-resistance-anti-imperialiste-en-iran/

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Solidarité avec la résistance anti-impérialiste en Iran !!

Iran: Groundhog Day

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This article was originally published in Greek on January 7, 2018. By P. Pap for avantgarde. Translated by PK

Persian Spring is over (at least its first stage)

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At the time these lines are being written, tens of thousands of people are on the streets of Iran – expressing their resolve to defend their country against the schemes of the US and their client states. The Commander-in-Chief of the Revolutionary Guards has announced that the recent plot against Iran has been defeated. (By the word “plot”, he did not refer to the demonstrations; he referred to those who hid behind the demonstrators in order to advance their reactionary agenda.)

Before that, Iran saw something that was described by many Western media as «a wave of massive anti-government demonstrations» or even «an insurrection against the regime». A closer look reveals a somewhat different reality. Anthony Cordesman, top strategic analyst of the important American CSIS think tank, aptly notes that «many see what they want to see in latest round of unrest, particularly those who want the regime to fall». The NY Times report with great sadness about Tehran being “notably quiet” and describe the disappointment of the (few dozens of) university students whose demonstration did not attract more people. They describe the gatherings as «relatively few … drawing only a few hundred at a time». The Wilson Center admits with sorrow that «despite the protests, little will change in Iran». Geopolitical Futures writes that «at this point, considering their small size and that Iran’s economy has been far worse than this in recent years, we don’t yet think that the Islamic Republic is in danger of falling».

Of course, a number of photos supposedly depicting massive anti-government demonstrations circulated – photos from different places and different times. Photos from a pro-government demonstration, the uprising in Bahrain, even scenes from a film were mispresented as photographs of anti-government demonstrations in Iran. Well, at least they did not use photos from the Tahrir Square again…

Conclusion 1: no massive anti-government or anti-regime demonstrations took place in Iran. The only ones who “saw” such demonstrations were the MEK, an anti-regime organization of the Iranian diaspora and a pet of secret services of the Empire, deeply embedded in their plans; the son of the Shah; and an overly excited, dreamer part of the Left that has celebrated one “triumph” after another since the ‘90s.

Conclusion 2: No serious person expected this movement to overthrow any regime. Apart from the aforementioned Left.

Conclusion 3: This kind of Left seems hell-bent on proving that it is more Catholic than the Pope.  We wonder why that is.

Déjà vu

But if one were to take the general feeling here in the West at face value, one would have to reach a conclusion that looks like the following:

The people rise up and organize mass peaceful rallies against the regime. (The –by far– more massive rallies that are not against the government are buried.)

Humanitarian concerns arise all around the Western civilized world, as dictators have not gone through the Enlightenment and, therefore, are prone to start massacring their own people.

Violence breaks out, shots are fired, policemen and civilians drop dead.

With a game of words, the victims are all blamed on the regime.

A Western audience –which might be incapable of finding the country on a world map– arms itself with its moral superiority and embarks on yet another civilizing mission in order to bring Democracy and human rights to it.

What if the last elections had a 70% turnout (much higher than most Western countries), with 41 million people casting their ballots? These people mean nothing. They do not represent The People. Those who mean something are the few dozens who tore up the poster of the dictator. These are The People, who demand freedom, democracy and other nice words.

The usual company of Western leftists –with how many successes against their own bourgeois class, really?– discovers internationalism and takes up the task of overthrowing the bourgeois class of another country, which happens to be an enemy of its own country. (Little do they worry that their internationalism is aligned with the internationalism of Trump, Haley and Netanyahu – yet again.)

This play has been repeated countless times and the pattern is sadly predictable. One more color revolution has begun, presaging a new imperialist intervention.

A little sociology (what playground Marxists call “Marxism”)

Given the Western aggression towards Iran and the recent shameful and obviously false propaganda campaigns against Syria, one ought to be very cautious about the validity of the reports of Western media. This time they talk about economic problems that have driven the people out in the streets. Inflation, unemployment, inequality, corruption. Let us examine these claims.

The blue line represents inflation, which was close to 50% in 1995 and close to 35% in 2014. So the idea that the current inflation of 10.1% could trigger some kind of rebellion is simply ridiculous.

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Source: IMF

Let us now look at unemployment in Iran. It is 11.4%. Only such rates are nothing unusual in the country: in 2010, unemployment was 13.5%, and in 2015 it was 11.1%. So the idea that the current unemployment of 11.4% could trigger some kind insurrection is also ridiculous.

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Source: World Bank

Let us examine inequality. It is measured with the Gini index (0 absolute equality, 100 absolute inequality). The Islamic Republic of Iran has a Gini index of around 37. Greece has a similar score, while the United States have a score of 41, the Zionist state about 43, and the United Kingdom 32.5. The highest index values are found in Africa and Latin America, with scores ranging between 50 and 60, while the lower ones are around 25. The level of inequality in the Islamic Republic is not a very high one. (Source: World Bank)

As far as corruption is concerned, there is something called the «corruption perceptions index», on the basis of which Iran ranks high in corruption (it is the 131st least transparent in 176 countries). But this indicator is clearly biased. In order to get a picture of the scale of bias, this list names the DPRK as the most corrupt country on the planet, while the 20 most corrupt countries include Venezuela, Sudan, Iraq, Afghanistan, Somalia and Libya. (source)

The above do not negate the fact that the Ruhani government is indeed a liberal government, which has indeed taken anti-popular measures. And despite the fact that the current levels of unemployment and inflation are not unprecedented, the people who are hurt by them have every right -and should- fight against them. The initial demonstrations were indeed caused by legitimate economic grievances. There is also discomfort because, prior to the elections, Ruhani whipped up expectations that the nuclear agreement -with the subsequent relaxation of sanctions- would bring a revitalization of the economy and create more jobs. These expectations have not been met so far.

But let us look at some data about the Iranian economy and society that are unlikely to be mentioned by the western media. The fall in oil prices, the failure of the Islamic Republic to protect its transactions through derivatives and the cost of the shadow economy that developed on the ground of the sanctions took a toll on the Iranian economy, but the main problem is the sanctions. Indicatively, let us mention that Iran exported 2.5 million barrels of oil per day in 2011; by the end of 2013, this number had fallen to 1.1 million.

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Source: Council for Foreign Relations

In 2011 the Iranian export revenues were $99 billion. In 2012 they fell to $68.3 billion, in 2013 to $48.8 billion, in 2014 they slightly increased to $50.7 billion, in 2015 they dropped to $29.4 billion (combined with the crash in oil prices), and in 2016 they slightly recovered to $36.2 billion.

What keeps the Iranian economy behind is the sanctions. These are not caused by the Iranian leaders, but by the imperialists. If one is concerned about the standard of living and the economic grievances of the Iranian people and wants to mobilize for this, the place one should find him-/herself is the US Embassy and the offices of the European Union – and demand that all sanctions against Iran be lifted immediately.

iran2c_trends_in_the_human_development_index_1970-2010Some other sociological data that we will not hear from the Western media are about the achievements of the Iranian Revolution. An important indicator of how well a people live is the Human Development Index (HDI), which is a function of life expectancy, literacy, education and quality of life. This index has skyrocketed since the Revolution: from 0.542 in 1975, it was 0.739 in 2012. This is a tremendous achievement for a colony that only won its independence 39 years ago.

A few notes on the action of imperialism (what playground Marxists call «conspiracy theories»)

Let us begin by placing Iran on the map. The image is from 2012, but one easily can get the big picture: Iran is a country encircled by US bases.

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Let us continue with the memoirs of four-star general Wesley Clark. The general says that ten days after September 11th, the Pentagon was already making plans for the invasion of Iraq and invokes a document containing the notorious “seven countries in five years” plan, with Iran being the final target. He said more or less the same at Democracy Now in 2007. Let us also note that Iran was included in Bush’s “Axis of Evil” in 2002 (along with Iraq and the DPRK).

In 2009, the Brookings Institute published a very interesting and thorough pamphlet titled «Which Path to Persia? Options for a New US Strategy Towards Iran». Note that Chapter 6 of this study is titled «The Velvet Revolution: Supporting a Popular Uprising», and Chapter 7 is titled » Inspiring an Insurgency: Supporting Iranian Minority And Opposition Groups».

In October 2017, the CATO Institute also published an interesting pamphlet on the subject, examining similar alternatives.

The Trump administration have been doing everything in their power to forge an anti-Iranian axis. In February, Trump labeled Iran as «the biggest sponsor of terrorism in the world». Then came his trip to the Middle East in May, after which Tehran was struck by a terrorist attack.

On June 2nd 2017, the New York Times wrote about the «Dark Prince» or «Ayatollah Mike», the nicknames by which Michael D’Andrea, the new head of the CIA covert operations against Iran, is known. His many credentials include the assassination of Imad Mughniyeh (Hezbollah’s No. 2 man) in 2008 in Damascus and thousands of extrajudicial drone killings in Pakistan. The newspaper noted: «Mr. D’Andrea’s new role is one of a number of moves inside the spy agency that signal a more muscular approach to covert operations … ‘He can run a very aggressive program, but very smartly,’ said Robert Eatinger, a former C.I.A. lawyer who was deeply involved in the agency’s drone program.”

On the same day, the Wall Street Journal published a report about the «new mission center created by the CIA to turn up the heat on Iran», commenting that this action reflects the government’s decision to turn the country into a higher priority target for American spies.

Let us also mention that the chief of the CIA is Mike Pompeo, an anti-Iranian hawk and one of the toughest opponents of the Obama approach towards the issue.

In addition, a meeting between US and Israeli officials took place in December 2017 to discuss “a strategy to counter Iran’s aggression in the Middle East”. It turned out that «[T]he U.S. and Israel see eye to eye the different developments in the region and especially those that are connected to Iran. We reached at understandings regarding the strategy and the policy needed to counter Iran. Our understandings deal with the overall strategy but also with concrete goals, way of action and the means which need to be used to get obtain those goals.» On January 1st 2018, we learned that the United States had given the green light to the Zionist state to assassinate the head of the Revolutionary Guards.

The above proves beyond any doubt that Iran is at the crosshairs of imperialism, and that the American foreign policy has recently become even tougher towards it. We do not know whether there are any crooks who wish to question this fact, but we seem to remember some who characterized the –equally well-known and documented– imperialist aggression towards Syria as «imaginary», even claiming that the United States were in… some kind of alliance with Assad against the… revolution.

Some politics

Revolutions do not happen without political leaderships or without planning. The fact that a person is affected by a problem does not necessarily mean that this person also knows the solution to the problem – a Greek unemployed man may think that it is immigrants who are to blame for his unemployment. When one sees people taking the streets, one ought to first ask under which agenda they are mobilizing; who leads; who finances; which ideology prevails. The above are so simple that they should be self-evident. Alas, this is hardly the case.

So what is going on in Iran? Who are the people demonstrating? What is this movement that we see in the streets, with which Trump, the MEK, the playground Left and various useful idiots rush to declare their solidarity?

In fact, there is no single movement. There are at least three or four. The first one consists of Principlist (dedicated to the principles of the 1979 Revolution) Islamists who are suspicious of the liberal reforms and the pro-Western (by the Iranian standards) attitude of President Hassan Ruhani. It seems that it was them who led the movement we saw on the streets in the first few days. This movement expressed economic demands based on actual problems and opposition to an existing liberal economic policy of the government, most likely in the context of an internal struggle between the two main political camps in the country (a struggle that is not limited to the economic level, but extends to foreign policy, the role of religion etc). The Kayhan, a Principlist newspaper close to the Intelligence Ministry, acknowledged that people have grounds for economic complaints and that they are right to be on the street. Even the Supreme Leader of Iran, Ayatollah Khamenei, was critical of the government’s economic policy. One day before the demonstrations began, he said that the country was facing high prices, inflation and recession, and called on the authorities to address the problems. He did not speak against the protests as long as they were peaceful; he intervened only several days after the outbreak of violence, on January 2 (after five days of protests), saying that «enemies have been using various tools to deal blows to the Iranian nation and the Islamic establishment in the course of the latest developments in the country».

The second movement, the Reformists, is the evolution of the Green Movement of 2009, which contributed to the ascension of Ruhani to President. The reformist movement pushes for liberal reform, and recently it contributed to the lifting of the obligation of women to wear the hijab. This movement did not take the streets this time, distancing itself from the demonstrations. Ruhani himself, however, acknowledged that there were real economic problems and reasons for people to demonstrate, and described the initial demonstrations (before the outbreak of violence) as «an opportunity, not a threat».

In order to get an sense of the differences in terms of economic policy between the Principlists and the Reformists, one can read the following passage by Cordesman: «The World Bank and IMF have both found that Ahmadinejad left office having created a nightmare of poorly managed governance and development, debt, food and fuel subsidies, expansion of the state sector, and barriers to private industry and development–effectively becoming one of the most incompetent single leaders in Iran’s history.» Ruhani’s reforms are moving in the opposite direction.

These two movements are pushing for the policies they see fit within the context of the Iranian state – they are not interested in overthrowing the Islamic Republic. Regardless of whether one agrees or disagrees with their policies, the people have every right to go out on the street and press for what they think is better. The Iranian government and the Iranian Constitution recognize that right, after all.

There is also a third movement, which, unlike the first two, is interested in just that: overthrowing the Iranian regime with the help of imperialism and on behalf of imperialism. The leaders of this movement are based mostly outside of Iran, and have become pets of the secret services of various countries of the Empire, embedded fully into their plans. It maintains a small network of supporters within Iran, but the bulk of it is abroad. The basic organization of this movement is the MEK, the «Mujahideen of the People», which hides behind the front of the «National Resistance Council of Iran», based in France. In 2012, Haaretz wrote that the organization had murdered Iranian nuclear scientists on behalf of the Zionist state with the US government being aware of that. The MEK can be found in every serious document of imperialism, described as a potential proxy army on the ground during an attack against Iran and as a potential Quisling regime for the day after.

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The leader of the MEK, Maryam Rajavi, with McCain

A brief scroll down in the website of the MEK will reveal a number of articles with titles such as “United States Stands with People of Iran”, “Iranian protesters ‘ready to die’ for regime change, thank Trump but want more support”, “Trump is right about Iran” etc. And there is also the son of the Shah, an active political figure of the diaspora (based in –what a surprise!– Washington) with his followers. We support the merciless repression of these agents of imperialism and we smile with the news about the busting of their cells.

And then there are the various minorities of Iran. Protests in the Kurdish areas of Iran are a different movement that is not linked to the above. For example, when the Freedom Party of Kurdistan calls on the international community (ie NATO) to help it against the regime, everyone can understand that it does not mobilize the people under an agenda that is related to economic problems.

There have been several reports that reactionary slogans have been raised in the demonstrations. Next to the slogans expressing nostalgia for the dictatorial monarchy of the Shah, calling for «Death to the Dictator» (apparently Khamenei) and «Death to Ruhani», there are videos showing (small) crowds chanting «We are of Aryaee [Aryan] race, we don’t worship Arabs”, «Death to Hizbullah», «Leave Syria, think of us», «I give my life for Iran, not Gaza and Lebanon». Who chanted these slogans? And who opened fire against police and demonstrators?

It is extremely unlikely that the first movement, that of the Principlists, has raised such slogans, as it remains committed to the principles of the 1979 Revolution. The second movement, that of the Reformists, would under no circumstances chant «Death to Ruhani» nor call for the overthrow of the regime. The people who raised those slogans probably come from the third movement (pro-Monarchists and MEK), who found the chance to hide behind the protesters in order to advance their reactionary agenda. In all the related videos, the crowds that chant these slogans are small; but manipulating images in order to fabricate a “reality” to be presented to the outside world is not a difficult task for one with the appropriate means (access to the Western media).

It is telling that, when the authorities asked the protesters to leave the streets after the outbreak of violence, the protesters did so. The people of Iran have drawn lessons from what is happening in the region. They saw what happened in Syria, where the Islamist insurrection took cover under a real movement for political reform that was out in the streets at that moment. Yes, a number of people are unhappy and have legitimate economic grievances, but they did not take the streets in order to overthrow their government or the Iranian regime – and neither to become useful idiots of the MEK, the Zionist state and the US. It was probably the same people who participated in the massive demonstrations that followed, condemning the intervention of the US and the Zionist state in their country.

If anybody from the overly excited Left wishes to specify which one of these movements they support, we look forward to hearing from them. But let them keep in mind that the answer «I support the Iranian people who are rising up to overthrow the regime» has already been taken – by the MEK.

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Reactionary vs progressive, or how words can lose all meaning

Several Western Marxists have been competing with each other in painting the Iranian regime in “reactionary” colors. They probably think that reviling the regimes of the countries that find themselves at the crosshairs of “their own” bourgeois class will win them a medal of class independence. What they really manage to do is back their own bourgeoisie, aligning themselves with it at the level of propaganda. The word «dictatorial» (which comes from the virulently anti-communist academia of the Cold War, that divided the planet into liberal democracies and dictatorships) is also widely used.

With what exactly do they compare the Iranian political regime? Do they compare it with the regimes of the surrounding countries? Are they trying to say, for example, that Iran is reactionary in comparison with Saudi Arabia? In comparison with the Zionist state, maybe? Do they compare it with the regimes of their own countries, for which they have never used such characterizations?

We ask: is it reactionary that a nation of 80 million people does no longer live under the imperialist yoke?

Is it reactionary that the surplus produced by the Iranian working class is not stolen away by foreign imperialists?

Is it reactionary that Iran has no US military bases? (It is the only such country in the region.)

If one looks into the currents of Islam in the Middle East, one will basically see three of them. Wahhabism from Saudi Arabia, the Muslim Brotherhood and Shi’a Islam with Iran as a political and religious center. The first two currents utilize sectarianism and try to foment religious division and strife, and this is exactly the reason why they have such a long history of collaboration with the imperialists against the secular Arab nationalists and Pan-Arabism. The third current takes a firm stand against sectarianism and religious intolerance and calls for unity of Muslims regardless of doctrine against the Zionist state and America. Is this reactionary?

Is it reactionary that Christmas trees are decorated in Baghdad and that the leaders of the Axis of the Resistance congratulate Christians on Christmas?

Is it reactionary that Iran sends arms and aid to (Sunni) Palestine?

Is it reactionary that Iran has contributed -not only in words, but in deeds, and in deeds that have cost blood- to the crushing of ISIS and the other imperial-“Jihadist” “rebels” in Syria?

Is it reactionary that Iran supports Hizbullah, without which Lebanon would now be a province of the Zionist state?

Is it reactionary that Iran supports the Ansarullah (Houthis) in Yemen?

Is it reactionary that the Axis of Resistance has not allowed imperialism to turn the Middle East into its playground?

OK, but women are forced to wear the hijab, and this is reactionary, a liberal would say. Alas, this in no longer the case, women are free to not wear a hijab if they so choose.

The political regime of Iran is of course an authoritarian bourgeois one, and if we were in Iran, we would be in the opposition. The communist program cannot but fight for a socialist Middle East on the ruins of all the bourgeois regimes. But the question in the Middle East at this point is not socialism or capitalism (if somebody thinks that this is the question, we urge him/her to show us the political forces that are interested in bringing about socialism, so that we can support them too). The question is whether the Middle East will be under the heel of the Empire or not. The dilemma is either anti-imperialist resistance or recolonization.

Reactionary vs progressive – restoring the meaning of words

Here is a list of things that are truly reactionary:

Workers of the Global South working like slaves and the surplus that they produce being stolen away not only by their own bourgeoisie, but by Wall Street and the City, too.

The more than a quarter of a century long crusade of the Empire to reassert its hegemony in the Middle East and the planet, which has resulted in millions of dead people, untold destruction and now threatens to set the planet on (nuclear) fire.

The US having 800+ bases around the globe, from where the operations to repress any progressive movement –let alone a revolutionary one– will begin. (By the way, let the overly excited comrades tell us, have the US ever supported a progressive movement? They haven’t, have they? Well, there is a reason for that.)

The Empire’s divide and conquer doctrine.

The forces that the Empire uses as proxies in the context of its divide and conquer doctrine: the most obscurantist factions of political Islam that utilize sectarianism and foment division along religious lines.

The Zionist state and the tactics of Apartheid and ethnic cleansing that it employs against the Palestinians.

The most obscurantist monarchy of the planet and an ally of the Free Western World, Saudi Arabia, which has been waging an almost genocidal war against Yemen with the support of the Empire for almost three years.

Another word we hear around a lot is the word «undemocratic», used in the West to describe the rogue states (Iran, DPRK, Syria, Cuba, Venezuela, etc.), as if countries that find themselves at the crosshairs of imperialism and under constant siege can survive without maintaining a state of emergency.

What is really undemocratic is State Department officials declaring that they do not respect the national sovereignty of any country and that they reserve the right to intervene wherever and whenever they like – and actually doing so. This is the big picture. And in this picture, the states that resist are in fact the real defenders of democracy against the global despotism of Wall Street, as Gowans notes.

The tasks of the Communists

Communists in Iran have a very difficult job. On the one hand, they need to maintain their political independence and program and not capitulate to the clergy or any part of the Iranian bourgeoisie. At the same time, they must recognize that their number one enemy is imperialism that threatens both the country and the forces of resistance in the entire Middle East. We are very reserved when criticizing the Left in the countries that find themselves at the crosshairs of imperialism – to the extent that it has not turned into a mouthpiece for NATO and has not been formed during the days of the unrest (as was the case with a so-called Syrian «Left» that various crooks promoted). We understand how difficult it is to take the correct –internationalist, that is, one corresponding to the interests of the global revolution– position in the face of the various national pressures.

Communists in the West have much simpler tasks. We are fortunate to be confronted with a single enemy, and one which happens to be nearby: “our own”, domestic bourgeois class. We need to defend the right of Iran to self-determination against the imperialist aggression, in which “our” country participates. But an imperialist intervention does not begin in a direct military manner. The Empire has greatly improved its methods. Before the bombs comes a colorful revolution (usually rooted in real problems of the population), followed by the well-known demonization campaigns against the leadership and the people of the “enemy”. In the West, this has been tied historically to the missions and the high duty of “civilizing the barbarians”. International law has been shaped accordingly, including concepts such as the “Responsibility to Protect” (R2P) and the «humanitarian intervention». These are deeply racist ideologies that poison the mind of the domestic proletariat, and we must totally and actively oppose them. We also need to counter the «humanitarian» propaganda campaigns that will undoubtedly follow. We need to undermine the level of confidence that the domestic proletariat feels towards its bourgeoisie by exposing its humanitarian lies as what they really are: pretexts for imperialist robbery and subjugation of other peoples under its heel. We must demand the immediate lifting of the sanctions that are hurting our class brothers and sisters in Iran, and are responsible for their economic problems and grievances.

In Greece we need to struggle against the foreign policy of the government, which is trying to strategically upgrade the country at the expense of the peoples of the region, allying itself with the Zionist state, selling arms to Saudi Arabia and escalating its provocations against Turkey. Let us mention here that the ships that bombed Syria last April sailed off a Greek port. Let us also mention that this crime did not draw any significant opposition or protest. Of course! With a large part of the Left parroting the enemy’s propaganda about the «dictator who is murdering his own people», who was there to mobilize?

The various communists in Greece and the West would do well to finally stop hiding behind the statements of the Tudeh. They have different tasks from that party. And if they do have, as they claim, any good suggestions on what the Iranian proletariat ought to do, they should translate them in Farsi and send them to it. The Iranian proletariat cannot read them it in Greek, and it is a terrible shame to miss out on such wisdom…

Every progressive development in the Middle East and the planet requires the defeat and dissolution of the Holy Alliance of our days, which has had its headquarters in Washington since 1945. There are forces in the Middle East that do more than enough to this end. The Axis of Resistance (Muqawama), the major force that fights to liberate Palestine and to prevent the Middle East from becoming a NATO-dominated area, is emerging stronger after a tough battle against the forces of the Empire. The imperial-‘Jihadist’ ‘rebels’ have been crushed in Syria. ISIS has been wiped out in Syria and Iraq (until at least the Empire spawns ISIS Vol2). Imperialism is thwarted by discord and confusion, with its internal contradictions deepening.

It is time for the conscious proletariat of the West to finally stand up to its tasks. The first step in this direction involves drawing conclusions from the bloody stream of regime change operations that we have witnessed over the last 7 years. Unfortunately, the articles written by the Left on Iran so far shows that we probably still have a long way to go; nevertheless, we are optimistic.

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Supporters of the Shah and the Syrian imperial-«Jihadists» rally in Athens, Greece (01.01.2018)

PS1. Those who decide to attend rallies in «solidarity with the Iranian people» outside Iranian embassies would do well to take the flag of the pre-revolutionary (and colonized) Iran of the Shah with them. It is the one with the lion. They would also do well to not act surprised when the genuine social subject from Iran next to them unfolds a Zionist or a US flag. Even with the devil and his grandmother, comrades; whatever is necessary to overthrow the dictatorship!

PS2. Class struggle is not only waged by workers. It is also waged by bosses, states, secret services. The colorful revolutions that imperialism uses are an excellent means of class struggle, from which our class camp can learn much – things like updated art of the insurrection and what it means to act as a subject. Contrary to the predominant view in the Left about how these things are done, the Empire does not restrain itself to simply issuing calls for the Cuban wannabe start-up enterpreneurs to “take the situation into their own hands”.

 

 

https://avantgarde2009.wordpress.com/2018/01/11/iran-groundhog-day/

 

 

 

Mort de Rémi Fraisse : L’État Français s’auto-amnistie. . . !

Rémi Fraisse assassiné :

L’État Français

S’auto-amnistie. . . !

Mort de Rémi Fraisse: non-lieu en faveur du gendarme

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AFP, publié le mardi 09 janvier 2018 à 19h03

Plus de trois ans après la mort de Rémi Fraisse à Sivens (Tarn), la justice a délivré mardi un non-lieu en faveur du gendarme ayant tiré la grenade qui a tué le militant écologiste. 

Une décision vivement critiquée par le père de la victime qui dénonce une « justice aux ordres » et va faire appel.

« L’ordonnance de non-lieu était inévitable car personne n’avait été mis en examen (dans cette affaire), donc ce n’est pas réellement une surprise », a indiqué l’avocat du gendarme, Me Jean Tamalet.

« Par ailleurs, le réquisitoire définitif (du parquet de Toulouse) réclamait un non-lieu en insistant sur les fruits de l’instruction qui concluaient à un épouvantable accident », a-t-il ajouté à l’AFP.

« Le procureur rappelait qu’il y avait eu une instruction fouillée, de nombreuses expertises, et que l’emploi de la force avait été proportionné à la situation », et que celui de « la grenade correspondait à l’application des textes » alors en vigueur, a poursuivi Me Tamalet.

Rémi Fraisse, âgé de 21 ans, avait succombé à l’explosion d’une grenade tirée par un gendarme lors de violents affrontements sur le chantier de la retenue d’eau controversée de Sivens, le 26 octobre 2014.

Trois semaines après la mort du militant écologiste, le gouvernement avait annoncé l’interdiction des grenades offensives à l’origine de ce décès, après avoir suspendu leur utilisation.

« Mon client est soulagé, même s’il continue à vivre avec ce drame », a souligné Me Tamalet. Avec cette décision « il va pouvoir continuer à se reconstruire ».

« On s’y attendait. Tout a été fait par les juges et le parquet pour une instruction à décharge des gendarmes », a de son côté lancé le père de la victime, Jean-Pierre Fraisse. Selon lui, « de toutes les façons, la décision a été prise à un haut niveau. La justice est aux ordres, point barre ».

– « La raison d’Etat a prévalu » –

« La raison d’État de deux gouvernements successifs a prévalu alors qu’il n’y avait aucune raison puisqu’il y a mort d’homme. Si la France n’est pas capable de faire toute la vérité alors qu’il y a mort d’homme dans quel pays vivons nous? », s’est-il insurgé.

« Nous allons faire appel! », a affirmé Me Claire Dujardin, qui défend la famille Fraisse, soulignant qu’elle était décidée à aller « au bout » de la procédure en France même si elle ne se « fait pas d’illusion ». 

« On sait déjà comment ça va se passer », a-t-elle ajouté, rappelant que ses « demandes d’acte ont toutes été refusées: absence de reconstitution, d’appel à témoins, d’auditions du préfet du Tarn »… L’avocate s’est dite prête à porter « les faits devant la Cour européenne des Droits de l’Homme » et à demander « à ce que la responsabilité de l’État soit engagée ».

« Nous regrettons ce non-lieu », a réagi Europe Écologie – Les Verts (EELV). « Qu’on puisse mourir tué par une grenade militaire en occupant pacifiquement un bois à protéger n’est ni normal ni accidentel. Il faut un procès pour éclaircir les responsabilités », a estimé le mouvement.

« Je pense à ceux qui savent pourquoi cela est arrivé (…). J’imagine qu’ils sont face à leur conscience parfois dans le silence de la nuit. Et qu’elle est taraudante. Comme les renoncules ont refleuri à Sivens, la vérité adviendra un jour », a tweeté l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot.

« L’affaire Rémi Fraisse est enterrée….. Sans justice, vous n’aurez jamais la paix! », a pour sa part assuré Olivier Besançenot (NPA).

Dans ses réquisitions de non-lieu, le parquet de Toulouse était revenu sur la personnalité de Rémi Fraisse: « Un jeune homme totalement intégré, calme, pondéré et pacifique ». 

« Rien dans son parcours, bien au contraire, ne met en exergue une quelconque agressivité ou acte de violence à l’encontre des institutions ou représentants des forces de l’ordre », avait-il souligné.

Le projet de barrage a depuis été abandonné, mais un autre, réduit de moitié, est à l’étude. Les zadistes qui occupaient le site en ont été délogés le 6 mars 2015.

https://actu.orange.fr/france/mort-de-remi-fraisse-non-lieu-en-faveur-du-gendarme-CNT000000VbPHX/photos/manifestation-en-hommage-a-remi-fraisse-a-paris-le-8-novembre-2014-84b0ff327ae289976e165cf80cbf2f5f.html

https://i1.wp.com/images.charentelibre.fr/2018/01/09/5a54e4c97971bbfc49b2e4f9/golden/1000x625/la-mort-de-remi-fraisse-avait-donne-lieu-a-de-nombreuses-manifestations.jpg

Vieillir en France : …Sur le Radeau de la Méduse !

 

 

Vieillir en France :

Sur le Radeau de la Méduse !

 

 

Je travaille depuis trois mois au Centre Hospitalier du Cheylard en Ardèche. Enfin, je travaillais, car mon dernier contrat de 3 semaines se termine le 4 Janvier prochain et c’est avec dégout et la boule au ventre que je quitte ce radeau de la méduse.

Par Mathilde Basset, Infirmière

 

 

 

 

Madame la Ministre,

Je suis infirmière depuis un an et demi. Je travaille depuis trois mois au Centre Hospitalier du Cheylard en Ardèche. Enfin, je travaillais, car mon dernier contrat de 3 semaines se termine le 4 Janvier prochain et c’est avec dégout et la boule au ventre que je quitte ce radeau de la méduse. J’y ai travaillé 2 mois en médecine / SSR / Urgences. Dans ce service, une infirmière peut se retrouver à gérer seule 35 patients relevant d’une surveillance clinique accrue, accueillir un ou plusieurs usager(s) qui entre de manière « programmée » et prendre en charge une ou deux urgence(s) vitale(s), le tout simultanément. C’est ce qui m’est arrivé. Pour m’aider ? la bienveillance d’une infirmière coordinatrice du service qui devait étre partie depuis plus de deux heures, des aide-soignantes à raison de une pour un couloir de 15 à 20 patients. J’ai tenu deux mois – octobre et novembre – puis j’ai arrété. On continue ?

En Décembre, je suis descendue d’un étage direction l’EHPAD de l’Hopital. ( des couloirs hospitaliers, des chambres doubles sans vide ni oxygène mural, des chariots lourds, seulement 2 ascenseurs pour les visites et les soins). Ce que j’ai omis de vous dire, c’est que l’EHPAD comprend 99 résidents sur trois niveaux. Nous tournons à 3 infirmières ( matin, journée et soir), à deux (matin, soir) les week ends, les fériés, les vacances et en cas d’arrêt. Bien que situé dans un hôpital, l’EHPAD n’embauche pas d’infirmière de nuit faute de budget pathos. Et on continue à faire croire au usagers et à leur famille qu’ils seront soignés quoi qu’il arrive. Ce matin, j’étais donc seule pour 99 résidents, 30 pansements, un oedeme aigü du poumon, plusieurs surveillances de chutes récentes et j’en passe. Mes collègues aide-soignants étaient eux aussi en effectif réduit ce qui ne leur permettaient pas de distribuer les médicaments comme généralement pratiqué après vérification des 99 piluliers complétés par la pharmacie interne. (Et ce, dans le cas où il s’agit bien d’aide-soignants et non d’agents de service hospitaliers faisant fonction d’AS, pas formés ou formés sur le tas avec toutes les lacunes que cela engendre)

Ce matin, j’ai craqué. Comme les 20 jours précédents. Je m’arrache les cheveux, au propre comme au figuré. Je presse les résidents pour finir péniblement ma distribution de médicaments à 10h15 ( débutée à 7h15), je suis stressée donc stressante et à mon sens, maltraitante. Je ne souhaite à personne d’étre brusqué comme on brusque les résidents. Disponible pour personne, dans l’incapacité de créer le moindre relationnel avec les familles et les usagers, ce qui, vous en conviendrez, est assez paradoxal pour un soi-disant lieu de vie.
Je bacle. Je bacle et agis comme un robot en omettant volontairement les transmissions de mes collégues que je considère comme les moins prioritaires pour aller à l’essentiel auprès des 99 vies dont j’ai la responsabilité.

J’adore le soin, le care, la relation de confiance avec mes patients, mais je ne travaille pas dans un lieu de vie médicalisé. Je suis dans une usine d’abattage qui broie l’humanité des vies qu’elle abrite, en pyjama ou en blouse blanche.
Arrivez-vous à dormir ? Moi non. Et si c’était vous? Vos parents? Vos proches ? Que voulons-nous faire pour nos personnes agées ? Pour les suivants ?

J’ai peur Mme la Ministre. Votre politique gestionnaire ne convient pas à la logique soignante. Ce fossé que vous avez créé, que vous continuez de creuser promet des heures bien sombres au « système de Santé ». Venez voir, rien qu’une fois. Moi je rends mon uniforme, dégoûtée, attristée.

 

 

http://www.ledauphine.com/ardeche/2018/01/06/epuisee-l-infirmiere-rend-sa-blouse-blanche

 

 

« Pax Americana » à Cuba… ? L’Oncle Sam « ne lâche rien » !!

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« Pax Americana » à Cuba… ?

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L’Oncle Sam « ne lâche rien » !!

 

 

 

Le journal El Heraldo Cubano. En Busca de la Verdad (Le héraut cubain. À la recherche de la vérité) a publié le 15 décembre dernier un article d’Arthur Gonzàlez qui décrit et commente ce que la presse de Miami rapporte des analyses faites par certaines revues et institutions étasuniennes sur l’économie cubaine ainsi que des déclarations de soi-disant « super-analystes ». . . et il pose cette question :
Que se passerait-il dans n’importe quel pays du monde si son économie se voyait soumise à une guerre économique pendant 58 ans ?

La presse de Miami s’est récemment fait l’écho de certaines analyses de la situation actuelle de l’économie cubaine élaborées par la revue spécialisée Cuba Standard*, où on affirme qu’ « il y a peu d’espoir que l’économie de l’île finisse l’année 2017 avec une croissance positive ».

 

L’approche colportée par la presse yankee est bien entendu la même qu’ils essayent depuis 58 ans d’inculquer à leurs lecteurs, pour accuser le système socialiste d’être incapable de satisfaire les besoins du peuple, mais ils omettent de mentionner les actions de la guerre économique qui vise à faire mourir les cubains de faim.

Aujourd’hui, ils prétendent que Raul Castro quittera le pouvoir en 2018 avec une économie en récession, mais sans exposer les véritables causes des difficultés qu’affronte le pays pour alimenter onze millions de cubains, maintenir la gratuité des coûteux services de santé et d’un système éducatif grâce auquel aucun cubain n’a à débourser un centime pour que ses enfants puissent aller à l’école et à l’université.

L’économie cubaine dépense chaque année des millions de pesos pour que ses écoles d’art ne cessent pas de fonctionner, en dépit du prix très élevé des instruments de musique, ou pour les budgets destinés aux écoles spécialisées pour les enfants souffrant de graves handicaps physiques et psychiques. Pas un mot de tout cela.

Les analyses se centrent toujours sur ce que la politique yankee veut vendre à propos de Cuba : « la résistance de la bureaucratie gouvernementale, la lenteur à autoriser les investissements étrangers et la petite échelle des mesures qui sont prises… », mais silence total sur les conséquences de la guerre économique, comme si elle n’en avait pas de très graves.

Il y a bien sûr de nombreuses erreurs dans l’économie cubaine, les expériences et les mesures qui sont appliquées ne correspondent pas dans bien des cas à la réalité, ni aux potentialités existant sur le territoire national, ou à sa force de travail d’un haut niveau professionnel et technique, capable de mener à bien bon nombre de ces propositions, mais le cœur du problème, ce ne sont pas les erreurs, mais les obstacles rencontrés chaque jour pour obtenir un financement onéreux, ou pour acquérir des matières premières, des machines et des intrants.

Ces économistes qui, depuis leur bureau, apportent des solutions idéalistes, n’ont pas besoin de jongleries pour voir que les paiements sont faits avec le peu d’argent qu’il y a en caisse, ou pour savoir comment on fait face au harcèlement bancaire exercé par les Etats-Unis à l’encontre des entités qui osent effectuer la moindre transaction financière avec Cuba socialiste.

On trouve un exemple de la façon dont est déformée la situation interne à Cuba dans les déclarations de Richard Feinberg, ex-fonctionnaire américain et chercheur associé à la Brookings Institution** quand il a dit : « Par bien des aspects, le mandat présidentiel de 10 ans de Raul Castro, qui prendra fin en février 2018, a été totalement décevant, l’économie cubaine est paralysée et la réforme économique est en stagnation. »

Que se passerait-il dans n’importe quel pays du monde si son économie se voyait soumise à une guerre économique pendant 58 ans ? Pourrait-il résister comme Cuba et préserver ces conquêtes sociales si détestées des yankees ?

Les super-analystes devraient tenir compte du fait que depuis les annonces du 17 décembre 2014***, le gouvernement des Etats-Unis a infligé des amendes à 11 entités (7 américaines et 4 étrangères).

Jusqu’au 1er janvier 2016, le gouvernement américain a infligé en tout 52 amendes pour cause de « violation des régimes de sanctions contre Cuba » et la valeur cumulée de ces sanctions s’élevait à 14 404 358 605 dollars.

Une des dernières victimes de cette politique a été la compagnie d’assurance américaine American Internacional Group (AIG), dont la sanction s’est élevée à 148 698 dollars.
D’après l’OFAC****, l’AIG est impliqué dans 29 « violations du blocus » pour avoir couvert par une assurance plusieurs envois de marchandises destinées à Cuba ou en provenance de ce pays, à travers des filiales au Canada.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump, Washington a encore infligé trois sanctions, entre autres à l’entreprise American Honda Finance Corporation, spécialisée dans le financement de véhicules automobiles pour les acheteurs, loueurs et distributeurs indépendants autorisés des produits Honda et Acura, avec une amende de 87 255 dollars.

Avec ce couteau sur la gorge, peut-il y avoir à Cuba des investissements étrangers et du développement économique ?

Après avoir constaté les progrès dans le secteur du tourisme, Trump a appliqué de nouvelles sanctions pour limiter les voyages individuels des américains à Cuba et les échanges commerciaux avec des entreprises d’Etat. Il a de plus inventé la fable des fausses atteintes « à la santé » des ses diplomates à La Havane, dans le seul but de produire un effet paralysant sur les investissements étrangers et le tourisme, ce qui influe aussi de façon négative sur le secteur des travailleurs non étatiques, dont les gîtes touristiques et les restaurants privés.

Il est très facile de critiquer et de faire des suggestions sans percevoir la rigueur d’une économie en guerre totale. Les changements réalisés passent toujours par l’affrontement avec une politique d’hostilité qui vise à détruire le système politique, ce que ne subissent pas d’autres pays du monde occidental.

Toutefois, dans la ville de Miami, sans guerre économique ni actions subversives, il paraît que les gens sont très endettés et que le coût de la vie est élevé, ce qui oblige des millions de ses résidents à faire des miracles pour survivre grâce à leur salaire.

Une étude récente du site internet de finances personnelles Wallet Hub sur les « meilleures et les pires villes des Etats-Unis pour le contrôle des dépenses en 2017 » a analysé la situation financière des résidents de Miami et la capacité dont ils disposent pour faire face à leurs dépenses mensuelles. La ville y est très mal notée : elle occupe la 176è place sur 182 villes américaines.

L’étude a analysé cinq aspects financiers des habitants de chaque ville, Miami obtenant la pire note parmi les 182 villes et ayant le plus fort endettement indépendamment des hypothèques. Miami est une des villes qui a le plus fort pourcentage de population non assurée et le pourcentage le plus faible de foyers possédant des économies destinées aux urgences.

Miami devra-t-elle procéder à des changements dans son système politique et économique ?

Cuba a besoin de moderniser son système économique et elle y travaille tranquillement, mais toute analyse sur ce thème ne peut laisser de côté les effets de la guerre économique, celle qui perdure depuis 58 ans pour éviter que se développe le système socialiste.

Ce n’est pas pour rien que des analystes du Council on Foreign Relations sont arrivés à la conclusion que :
L’opposition des Etats-Unis à la Révolution cubaine et le soutien à la démocratie et au développement dans cet hémisphère sont parvenus à contrer les ambitions de Cuba d’étendre son modèle économique et son influence politique. »

C’est pour cela que José Marti affirmait :

« En résolvant le problème social sans catastrophes ni violence, on résoudrait le problème industriel qui en est à l’origine. »

Notes du traducteur :

  • *Brookings Institution : l’un des plus anciens think tanks américains ayant son siège à Washington, qui se donne pour mission de « fournir des recommandations imaginatives et pratiques sur trois grands points : affermir la démocratie américaine ; améliorer le bien-être économique et social, la sécurité et les opportunités de tous les Américains ; et de sécuriser un système international plus ouvert, plus sûr, plus prospère et coopératif. » (NDT)
  • ** Cuba Standard : revue électronique sur l’économie cubaine et les échanges commerciaux avec l’île, propriété du groupe Cuba Media LLC, basé à Miami, qui publie aussi CubaNews.(NDT)
  • ***17 décembre 2014  : date de l’annonce par Raul Castro et Barack Obama du rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis, laissant entrevoir la possibilité d’une fin de l’embargo américain.(NDT)
  • **** OFAC  : Office of Foreign Assets Control, organisme américain de contrôle financier.(NDT)

 

 

SOURCE:

http://cubacoop.org/spip.php?page=article&id_article=3574

 

 

 

 

En Corée, la RPDC aux JO d’Hiver: Un petit pas vers la Paix?

 

En Corée, la RPDC aux JO d’Hiver:

Un petit pas vers la Paix?

La Corée du Nord aux JO-2018 : « Un grand pas en avant dans l’esprit olympique » Thomas Bach, président du CIO

17h26, le 09 janvier 2018, modifié à 18h17, le 09 janvier 2018

À l’issue de discussions exceptionnelles qui se sont tenues mardi, les deux pays ont convenu que la Corée du Nord allait envoyer une délégation aux JO d’hiver de Pyeongchang, en février prochain.

La décision d’envoyer une délégation de Corée du Nord aux jeux Olympiques d’hiver en Corée du Sud constitue « un grand pas en avant dans l’esprit olympique », a réagi mardi le président du Comité international olympique, Thomas Bach.

À l’issue de discussions exceptionnelles qui se sont tenues mardi entre le Nord et le Sud, les deux pays ont convenu que la Corée du Nord allait envoyer une délégation aux jeux Olympiques d’hiver qui se tiennent à Pyeongchang du 9 au 25 février, à 80 km de la frontière nord-coréenne. « Le CIO accueille avec une grande satisfaction les propositions sur lesquelles la Corée du Sud et la Corée du Nord sont tombées d’accord », a commenté le CIO dans un communiqué. « Ces propositions marquent un grand pas en avant dans l’esprit olympique », a déclaré Thomas Bach, président du CIO, cité dans le communiqué.

Le représentant nord-coréen à Lausanne. Le CIO attend maintenant « les rapports et propositions officiels » issus de la réunion de mardi et « va discuter des propositions » portant notamment sur le nombre et l’identité des sportifs retenus par le Comité national olympique nord-coréen. Il va maintenant revenir à la Commission exécutive du CIO de décider des modalités de la participation nord-coréenne (drapeau, hymne, cérémonies…), a précisé l’instance. Dans le même temps, le représentant nord-coréen au CIO, Chang Ung, se trouve à Lausanne pour « une réunion d’information déjà prévue depuis plusieurs semaines », a ajouté le CIO.

Une première rencontre entre nord-coréens et sud-coréens depuis deux ans. La Corée du Nord s’est déclarée mardi prête à envoyer des athlètes et une délégation de haut rang aux prochains jeux Olympiques en Corée du Sud, lors d’un exceptionnel face-à-face après les tensions provoquées par les ambitions nucléaires de Pyongyang. Séoul a profité de cette première rencontre en plus de deux ans pour demander que soit organisée parallèlement aux Jeux d’hiver une réunion des familles séparées par la guerre (1950-53), l’un des héritages les plus douloureux du conflit. Les discussions se sont tenues à Panmunjom, village frontalier où fut signé le cessez-le-feu, dans la zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

Le CIO s’annonce « flexible » envers les sportifs nord-coréens. Lundi, à la veille des négociations inter-coréennes, le CIO avait annoncé qu’il se montrerait « le plus flexible possible » envers les sportifs nord-coréens désireux de participer aux prochains JO d’hiver. En 1988, la Corée du Nord avait boycotté les Jeux d’été organisés à Séoul. En 2014, aucun athlète nord-coréen n’avait réalisé les minima pour les Jeux d’hiver de Sotchi, en Russie.

http://www.europe1.fr/sport/la-coree-du-nord-aux-jo-2018-un-grand-pas-en-avant-dans-lesprit-olympique-3541679

 

 

 

Complément d’info :

Les vœux du Nouvel An

du Président Kim Jong-un au peuple coréen :

 

 

Chers citoyens du pays entier et vaillants officiers et soldats de l’Armée populaire,

Chers compatriotes,

Nous tous, nous remémorons avec émotion débordants de joie et de dignité les exploits dignes de fierté que nous avons accomplis l’année passée par un travail assidu et exaltant, en suant loyalement, et saluons une nouvelle année 2018 avec de nouveaux espoirs et attentes.

A l’occasion du nouvel an plein d’espoirs, je souhaite santé, bonheur, réussite et prospérité à toutes les familles, et je souhaite que soient exaucés des vœux de nouvel an de nos enfants et le beau rêve de tout notre peuple.

Camarades,

En jetant un regard rétrospectif sur l’année dernière, année où j’ai suivi inlassablement la marche pour la prospérité de la patrie, en puisant grande force et sagesse dans la force de volonté et la sincérité d’un peuple constamment confiant et attaché au Parti malgré les multiples difficultés et épreuves, je suis touché à la pensée de la valeur éminente de ce peuple avec lequel je mène la révolution.

Je remercie de tout cœur, en leur adressant mes vœux de bonne année, au nom du Parti du travail de Corée et du gouvernement de notre République, le peuple entier et tous les officiers et soldats de l’Armée populaire qui, en partageant la volonté et le sentiment du Parti et en soutenant sa décision pendant des journées de lutte difficile mais glorieuse, ont remporté des victoires prodigieuses dignes d’être mentionnées dans l’histoire cinq fois millénaire de la nation.

Je tiens à adresser mes vœux de bonne année aux compatriotes du Sud et de la diaspora qui luttent pour la réunification du pays, de même qu’aux peuples progressistes et amis du monde entier qui se sont prononcés contre la guerre d’agression et ont manifesté une ferme solidarité avec notre juste cause. (…)

http://naenara.com.kp/fr/news/?22+3432

Le discours intégral en doc PDF :

MESSAGE NOUVEL AN RPDC

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Corée, RPDC

Quelques liens sur le sujet, sur TML et Solydairinfo :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/31/communistes-ou-kollabos-de-limperialisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/18/bombardements-us-en-coree-le-vrai-visage-de-loncle-sam/

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Palestine – Manif à Paris, 4 janvier 2018, pour la libération d’Ahed Tamimi et des enfants palestiniens emprisonnés !

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https://i0.wp.com/mai68.org/spip2/IMG/jpg/Liberez-Ahed-Tamimi.jpg

 

 

 

Chères amies, Chers amis,

L’année 2018, que nous vous souhaitons à toutes et à tous la meilleure possible, commence sous le signe de la résistance. Cette résistance extraordinaire des Palestiniens, y compris très jeunes, qui sont déterminés à défendre leurs droits, comme la jeune Ahed Tamimi, sa famille, mais aussi tous les autres qui risquent leurs vies quotidiennement parce que ni Netanyahou, ni Trump ne peuvent les faire taire.

A leurs manifestations pacifiques, l’occupant israélien répond par toujours plus de terreur, de colonisation, de démolitions de maisons palestiniennes et d’emprisonnement d’enfants. Ces derniers sont plus de 700 à être incarcérés, en toute illégalité dans les geôles de l’occupant.

L’armée israélienne a carte blanche pour tuer, et ne cherche même plus à justifier ses crimes les plus odieux, comme celui d’Ibrahim Abu Thuriya, amputé des deux jambes suite aux bombardements israéliens de 2008-2009, et assassiné le 15 décembre dernier tandis qu’il manifestait à Gaza.

C’est le même jour, que cette même armée a quasiment laissé pour mort le petit cousin d’Ahed, Mohamed Tamimi, lui logeant une balle dans la tête lors d’une manifestation contre les déclarations de Trump. C’est au même moment qu’Ahed Tamimi, 16 ans, a tenté de repousser les soldats qui occupent en permanence sa maison et son village de Nabi Saleh.

La vidéo de sa résistance ayant fait le tour du monde, Israel veut se venger, la maintenant en détention dans des conditions éprouvantes, ainsi que sa mère et sa cousine. Netanyahou prépare contre elles un procès destiné à faire « un exemple », qui doit se dérouler le 8 janvier devant un tribunal militaire.

Les dirigeants israéliens, qui ont appelé à la marquer dans sa chair, à violer Ahed —pour avoir porté atteinte à la « virilité » de leur armée—, doivent savoir que la jeune fille et sa famille ne sont pas isolés, pas plus que les milliers d’enfants palestiniens constamment persécutés, kidnappés, torturés par l’occupant israélien.

La pétition en français lancée sur le site d’Avaaz a dépassé les 250.000 signatures en moins quelques jours seulement. Et nous vous invitons à continuer de la signer et faire signer : https://secure.avaaz.org/campaign/fr/free_ahed_mor_fb1/

Mais cela ne suffit pas ! Nous devons manifester dans toutes les villes de France, comme c’est le cas dans le reste du monde pour la libération d’Ahed, de sa famille, et celle des centaines d’enfants palestiniens emprisonnés.

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A PARIS, ET AVEC DE NOMBREUSES AUTRES

ASSOCIATIONS,

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NOUS VOUS DONNONS RENDEZ-VOUS :

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CE JEUDI 4 JANVIER, À PARTIR DE 17 H 30

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A LA PLACE DU CHÂTELET,

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POUR DÉFILER JUSQU’À LA PLACE

DE LA RÉPUBLIQUE

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NOUS COMPTONS SUR VOTRE PRÉSENCE

MASSIVE !

Premiers signataires : CAPJPO-EuroPalestine, Enfants de Palestine, Droits Devant !! Association Femmes Plurielles, ISM France, Nanterre Palestine, Avec Naplouse, One Justice, Campagne européenne contre le blocus de Gaza, Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, Les Désobéissants, le Collectif Ni Guerre ni Etat de Guerre, Comité Israël Palestine Chateaubriant…

UNE FAMILLE DE LUTTE!!
Nariman, la mère d’Ahed, également emprisonnée

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Notre solidarité avec la résistance héroïque du peuple palestinien est notre seule planche de salut contre la barbarie. Car ce qui s’expérimente sous nos yeux, c’est la possibilité de venir à bout des résistances, de toutes les résistances.

Saluons par la même occasion, la résistance des jeunes refuzniks israéliens qui passent des mois en prison pour refus d’être incorporés dans une armée d’occupation, et les 63 lycéens israéliens qui ont publié jeudi dernier dans le quotidien Yedioth Ahronoth une lettre ouverte annonçant qu’ils refuseront de servir « dans une armée aux ordres d’un gouvernement raciste qui viole les droits humains élémentaires .« Nous avons décidé de ne pas participer à l’occupation et à l’oppression du peuple palestinien », ont-ils averti le gouvernement israélien.

Nous vous souhaitons une très bonne année BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) et toute la santé et l’énergie qui vont avec !

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article13782

SUR LE MÊME THÈME:

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If not now

 

when ?

 

 

Si pas maintenant,

 

quand ?

 

 

 

RESISTANCE !!

 

 

jusqu’au cœur

 

des Citadelles…!!

 

USA-Israël

 

 

Grève de la faim en Palestine

 

Manif anti-AIPAC de la jeunesse juive US

 

 

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https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/04/24/if-not-now-when-resistances-au-coeur-des-citadelles/

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