Israël détruit Khan Al-Ahmar au bulldozer, en même temps que la solution à deux États

 

 

https://www.chroniquepalestine.com/wp-content/uploads/2018/07/02-16-678x455.jpg

 

 

 

Israël détruit

Khan Al-Ahmar au bulldozer

en même temps

que la solution à deux États

(English text below)

 

 

Jonathan CookIsraël a finalement construit, la semaine dernière, une voie d’accès au village de Khan Al Ahmar en Cisjordanie, après avoir temporisé un demi-siècle. Mais les seuls véhicules autorisés sont les bulldozers qui doivent balayer les maisons de ses 200 habitants.

Si une seule communauté pouvait symboliser la fin de la solution à deux États, c’est bien celle de Khan Al-Ahmar.

C’est pour cette raison qu’un détachement de diplomates européens a laissé un instant ses bureaux climatisés, vers la fin de la semaine dernière, pour se traîner vers les collines chaudes et poussiéreuses à l’extérieur de Jérusalem, et être témoin des préparatifs pour la destruction du village. La police israélienne s’y trouvait aussi, battant sauvagement les résidents et leurs soutiens alors qu’ils tentaient de bloquer l’accès aux grosses machines.

La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont présenté leur protestation officielle. Leur dénonciation fait écho à celle de plus de 70 élus démocrates à Washington, en mai dernier – un exemple rare de politiciens américains manifestant leur solidarité avec les Palestiniens.

Il serait gratifiant de croire que les gouvernements occidentaux se soucient des habitants de Khan Al-Ahmar – ou des milliers d’autres palestiniens soumis à un nettoyage ethnique progressif par l’entité israélienne dans les terres avoisinantes, mais dont la détresse a attiré beaucoup moins d’attention.

En vérité, raser Khan Al-Ahmar et transférer par la force toute sa population constituent des crimes de guerre.

Mais en réalité, les politiciens occidentaux sont plus concernés par renforcer l’illusion d’un processus de paix qui a expiré il y a de nombreuses années, que par les exactions contre les Palestiniens, sous occupation israélienne, qui durent depuis trop longtemps.

Les capitales occidentales comprennent ce qui est en jeu. Israël veut que Khan Al-Ahmar disparaisse afin que des colonies juives puissent être construites à sa place, sur un terrain identifié « E1 ».

Cela mettrait la dernière pièce en place pour qu’Israël construise un bloc essentiel de nouvelles résidences pour les colons, afin de couper la Cisjordanie en deux. Ces mêmes colonies fermeraient l’accès aux Palestiniens de Cisjordanie à Jérusalem-Est, la capitale prévue pour un futur État palestinien, se moquant ainsi de tout accord de paix.

L’effacement de Khan Al-Ahmar n’est pas surgi de nulle part. Israël a foulé aux pieds le droit international depuis des décennies, menant une forme d’annexion rampante qui a causé un peu plus qu’un inconfortable jeu de chaises musicales chez les politiciens occidentaux.

Les Bédouins habitant Khan Al-Ahmar, de la tribu des Jahalin, ont déjà été ethniquement nettoyés à deux reprises par Israël, mais ces crimes de guerres sont passés inaperçus.

La première fois c’était dans les années 1950, quelques années après la création d’Israël, quand 80% des Palestiniens ont été chassés de leurs foyers pour ouvrir la voie à la création d’un État juif.

Bien qu’ils auraient dû bénéficier de la protection de la citoyenneté israélienne, les Jahalin ont été chassés du Néguev vers la Cisjordanie, contrôlée alors par la Jordanie, afin d’ouvrir la voie aux immigrants juifs.

Une génération plus tard, en 1967, alors qu’ils s’étaient à peine ré-installés, les Jahalin furent de nouveau attaqués par des soldats israéliens qui occupaient la Cisjordanie. Les pâturages où les Jahalin avaient été transférés avec leurs chèvres et leurs moutons ont été saisis pour construire une colonie exclusivement réservée aux Juifs – Kfar Adumim – en violation des lois de la guerre.

Depuis lors, les Jahalin se sont installés dans une zone floue de la légalité selon l’entité israélienne. Comme d’autres Palestiniens, dans les 60% de la Cisjordanie déclarés sous contrôle israélien par le processus de paix d’Oslo, ils se sont vus refuser des permis de construire, forçant trois générations à vivre dans des baraques en tôle et dans des tentes.
»
Israël a aussi refusé de raccorder le village aux réseaux d’eau potable, d’électricité et d’égouts, dans le but de rendre la vie si insupportable aux Jahalin qu’ils finiraient par partir.

Quand en 2009, une association caritative italienne a aidé à établir la première école à Khan Al-Ahmar – fabriquée en terre et en pneus – et Israël a intensifié sa bataille juridique pour démolir le village.

Maintenant, les Jahalin sont sur le point d’être à nouveau chassés de leurs terres. Cette fois, ils doivent être réinstallés de force à côté d’une décharge de la ville palestinienne d’Abu Dis, entourée de tous côtés par les colonies et les murs israéliens.

Dans ce nouvel emplacement, ils seront forcés d’abandonner leur mode de vie pastoral. Ibrahim Abu Dawoud, un résident, a déclaré : « Pour nous, quitter le désert signifie la mort ».

Un autre indice de la dramatique situation des Palestiniens, est l’intention de l’administration Trump de proposer dans son plan de paix – exposé d’un jour à l’autre – que l’espèce de bidonville qu’est Abu Dis serve de capitale pour un futur pseudo-État palestinien au lieu de Jérusalem-Est – si jamais Israël choisit d’en reconnaître un.
»
La destruction de Khan Al-Ahmar serait la première démolition d’une communauté palestinienne entière depuis les années 90, quand Israël était ostensiblement engagé dans le processus de paix d’Oslo.

Maintenant, enhardi par le soutien indéfectible de Washington, le gouvernement de Benyamin Netanyahu, avance à un rythme effréné pour réaliser sa vision du Grand Israël. Il veut annexer les terres sur lesquelles des villages comme Khan Al-Ahmar résistent encore et effacer leurs populations palestiniennes.

Il y a cependant, un obstacle mineur ; jeudi dernier, la Cour suprême israélienne a tenté de dissiper les nuages orageux qui commencent à s’accumuler en Europe en émettant une injonction temporaire de suspension des travaux de démolition.

Le sursis risque d’être de courte durée. Il y a quelques semaines, la même cour – avec un jury dominé par des juges s’identifiant au mouvement des colons – a soutenu la destruction de Khan Al-Ahmar.

La Cour Suprême a commencé également à accepter l’argument du gouvernement israélien selon lequel les décennies d’accaparement des terres par les colons devraient être légalisées rétroactivement – même si cela viole la loi israélienne et internationale – si cela est effectué de « bonne foi ».

Qu’importe ce que croient les juges, rien n’est de « bonne foi » dans le comportement des colons ou du gouvernement de l’entité israélienne envers les communautés telles que Khan Al-Ahmar.

Saeb Erekat, le négociateur vétéran des Palestiniens, pour la paix, a récemment alerté qu’Israël et les États-Unis étaient sur le point de « liquider » le projet d’un État palestinien.

L’Union européenne, qui semble plus désespérée que d’habitude, a réaffirmé ce mois-ci son engagement en faveur de la solution à deux États, tout en incitant à ce que les « obstacles » à sa réalisation soient plus clairement identifiés.

C’est Israël qui fait figure d’éléphant dans la pièce – avec sa persistante mauvaise foi. Ce que montre très nettement Khan Al-Ahmar, rien n’arrêtera la lente annihilation des communautés palestiniennes jusqu’à ce que les gouvernements occidentaux trouvent le cran d’imposer des sanctions [réelles] et sévères à l’entité israélienne.

 

* Jonathan Cook a obtenu le Prix Spécial de journalisme Martha Gellhorn. Il est le seul correspondant étranger en poste permanent en Israël (Nazareth depuis 2001). Ses derniers livres sont : « Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the to Remake the Middle East » (Pluto Press) et « Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair » (Zed Books). Consultez son site personnel.

Articles du même auteur.

25 juin 2018 – Jonathan Cook – Traduction : Chronique de Palestine – Fadhma N’sumer

 

https://www.chroniquepalestine.com/israel-detruit-khan-al-ahmar-au-bulldozer-en-meme-temps-que-la-solution-a-deux-etats/

 

 

Résultat de recherche d'images pour "palestine ecole detruite au bulldozer"

 

 

 

Israel finally built an access road to the West Bank village of Khan al-Ahmar last week, after half a century of delays. But the only vehicles allowed along it are the bulldozers scheduled to sweep away its 200 inhabitants’ homes.

If one community has come to symbolize the demise of the two-state solution, it is Khan al-Ahmar.

It was for that reason that a posse of European diplomats left their air-conditioned offices late last week to trudge through the hot, dusty hills outside Jerusalem and witness for themselves the preparations for the village’s destruction. That included the Israeli police viciously beating residents and supporters as they tried to block the advance of heavy machinery.

Britain, France, Germany, Italy, and Spain have submitted a formal protest. Their denunciations echoed those of more than 70 Democratic lawmakers in Washington in May – a rare example of US politicians showing solidarity with Palestinians.

It would be gratifying to believe that Western governments care about the inhabitants of Khan al-Ahmar – or the thousands of other Palestinians who are being incrementally cleansed by Israel from nearby lands but whose plight has drawn far less attention.

After all, the razing of Khan al-Ahmar and the forcible transfer of its population are war crimes.

But in truth, Western politicians are more concerned about propping up the illusion of a peace process that expired many years ago that the long-running abuse of Palestinians under Israeli occupation.

Western capitals understand what is at stake. Israel wants Khan al-Ahmar gone so that Jewish settlements can be built in its place, on land it has designated as “E1”.

That would put the final piece in place for Israel to build a substantial bloc of new settler homes to sever the West Bank in two. Those same settlements would also seal off West Bank Palestinians from East Jerusalem, the expected capital of a future Palestinian state, making a mockery of any peace agreement.

The erasure of Khan al-Ahmar has not arrived out of nowhere. Israel has trampled on international law for decades, conducting a form of creeping annexation that has provoked little more than uncomfortable shifting in chairs from Western politicians.

Khan al-Ahmar’s Bedouin inhabitants, from the Jahalin tribe, have been ethnically cleansed twice before by Israel, but these war crimes went unnoticed.

The first time was in the 1950s, a few years after Israel’s creation, when 80 percent of Palestinians had been driven from their homes to clear the path for the creation of a Jewish state.

Although they should have enjoyed the protection of Israeli citizenship, the Jahalin were forced out of the Negev and into the West Bank, then controlled by Jordan, to make way for new Jewish immigrants.

A generation later in 1967, when they had barely re-established themselves, the Jahalin were again under attack from Israeli soldiers occupying the West Bank. The grazing lands the Jahalin had relocated to with their goats and sheep were seized to build a settlement for Jews only, Kfar Adumim, in violation of the laws of war.

Ever since the Jahalin have dwelt in a twilight zone of Israeli-defined “illegality”. Like other Palestinians in the 60 percent of the West Bank declared under Israeli control by the Oslo peace process, they have been denied building permits, forcing three generations to live in tin shacks and tents.

Israel has also refused to connect the village to the water, electricity and sewage grids, in an attempt to make life so unbearable the Jahalin would opt to leave.

When an Italian charity helped in 2009 to establish Khan al-Ahmar’s first school – made from mud and tires – Israel stepped up its legal battle to demolish the village.

Now, the Jahalin are about to be driven from their lands again, as though they are nothing more than wayward cattle. This time they are to be forcibly resettled next to a waste dump by the Palestinian town of Abu Dis, hemmed in on all sides by Israeli walls and settlements.

In the new location, they will be forced to abandon their pastoral way of life. As a resident, Ibrahim Abu Dawoud observed: “For us, leaving the desert is death.”

In another indication of the Palestinians’ dire predicament, the Trump administration is expected to propose in its long-awaited peace plan that the slum-like Abu Dis, rather than East Jerusalem, serve as the capital of a future pseudo-Palestinian state – if Israel ever chooses to recognize one.

Khan al-Ahmar’s destruction would be the first demolition of a complete Palestinian community since the 1990s when Israel ostensibly committed to the Oslo process.

Now emboldened by Washington’s unstinting support, Benjamin Netanyahu’s government is racing ahead to realize its vision of a Greater Israel. It wants to annex the lands on which villages like Khan al-Ahmar stand and remove their Palestinian populations.

There is a minor hurdle. Last Thursday, the Israeli supreme court tried to calm the storm clouds gathering in Europe by issuing a temporary injunction on the demolition works.

The reprieve is likely to be short-lived. A few weeks ago the same court – in a panel dominated by judges identified with the settler movement – backed Khan al-Ahmar’s destruction.

The Supreme Court has also been moving towards accepting the Israeli government’s argument that decades of land grabs by settlers should be retroactively sanctioned – even though they violate Israeli and international law – if carried out in “good faith”.

Whatever the judges believe, there is nothing “good faith” about the behavior of either the settlers or Israel’s government towards communities like Khan al-Ahmar.

Saeb Erekat, the Palestinians’ veteran peace negotiator, recently warned that Israel and the US were close to “liquidating” the project of Palestinian statehood.

Sounding more desperate than usual, the Europe Union reaffirmed this month its commitment to a two-state solution, while urging that the “obstacles” to its realization be more clearly identified.

The elephant in the room is Israel itself – and its enduring bad faith. As Khan al-Ahmar demonstrates all too clearly, there will be no end to the slow-motion erasure of Palestinian communities until western governments find the nerve to impose biting sanctions on Israel.

(A version of this article first appeared in the National, Abu Dhabi.)

Jonathan Cook won the Martha Gellhorn Special Prize for Journalism. His books include “Israel and the Clash of Civilisations: Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East” (Pluto Press) and “Disappearing Palestine: Israel’s Experiments in Human Despair” (Zed Books). He contributed this article to PalestineChronicle.com. Visit: www.jonathan-cook.net.

 

 

http://www.palestinechronicle.com/by-razing-khan-al-ahmar-israel-will-bulldoze-illusions-of-peace-process/

 

 

 

https://i2.wp.com/www.palestinechronicle.com/wp-content/uploads/2018/07/Khan-al-Ahmar-1.jpg

Publicités

Lutte sociale en Irak

 

 

 

https://i1.wp.com/scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/2018-07-15t164030z_1140105880_rc1e2647f380_rtrmadp_3_mideast-crisis-iraq-protests_0.jpg

 

La contestation sociale qui a débuté il y a une semaine s’est amplifiée ce week-end. Deux personnes ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi. Plusieurs rassemblements ont été dispersés dimanche à Bassorah dans le sud mais aussi à Najaf et Kerbala, les affrontement ont fait des dizaines de blessés. Les Irakiens protestent contre le chômage et le délabrement des services publics. Le gouvernement a pris des mesures d’urgences.

A Bassorah, où la contestation a éclaté il y a une semaine, de nombreuses manifestations ont eu lieu ce week-end, les manifestants ont pris d’assaut un bâtiment officiel, et ont tenté d’entrer dans les installations pétrolières d’Al Zoubeir.

Mais le mouvement a gagné d’autres régions, il touche même désormais la capitale, Bagdad. Le Premier ministre irakien a durci le ton ce week-end et pris des mesures sécuritaires : il a placé les forces de sécurité en alerte maximum mais leur a interdit de tirer à balles réelles sur les manifestants. A Bassorah, désormais sous couvre-feu, l’armée a été déployée autour des installations pétrolières. L’internet a été coupé. Les Irakiens protestent contre la pauvreté, le délabrement des infrastructures publiques du pays et la corruption de l’administration.

Pour tenter de calmer le mécontentement, Haidar al-Abadi a annoncé qu’il débloquait une enveloppe de trois milliards de dollars pour la province de Bassorah. Il a également promis des investissements dans l’habitat, les écoles et les services.

 

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180716-fronde-sociale-ampleur-irak-al-abadi-debloque-3-milliards

 

 

 

 

 

 

https://i0.wp.com/scd.france24.com/fr/files_fr/imagecache/france24_large_652_338/article/image/1912-kurdistan-irak-protest.jpg

https://s1.lemde.fr/image/2018/07/16/534x0/5332106_6_9450_manifestation-a-bassora-le-15-juilllet_70652944bcbc5bfd27cf731fd0d5dd81.jpg

 

https://img.huffingtonpost.com/asset/5b4cac622000004500373358.jpeg?ops=scalefit_630_noupscale

 

https://i1.wp.com/md1.libe.com/photo/1140244-photo-d-une-manifestation-contre-la-deliquescence-des-services-publics-et-le-chomage-a-bassora-dans-.jpg

 

 

 

 

Retraites en peau de chagrin : Le Capital comprime et tue pour sauver ses bénéfices !

 

https://s3.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20180704&t=2&i=1279498926&r=LYNXMPEE6313V-OFRTP&w=1200

Retraites 

en peau de chagrin :

.

.

Régression

 

de l’espérance de vie,

 

Allongement du temps

de travail nécessaire,

Le Capital

comprime et tue

pour sauver ses bénéfices !

 

 

 

« Il faut reporter l’âge de départ à la retraite », selon les sénateurs…

PARIS (Reuters) –

La réforme systémique des retraites annoncée par le gouvernement ne peut esquiver le relèvement de l’âge de départ à la retraite, estime un rapport sénatorial présenté mercredi, tirant des enseignements des expériences italienne, allemande et suédoise.  

Les sénateurs Jean-Marie Vanlerenberghe (Union centriste) et René-Paul Savary (Les Républicains) se sont rendus avec le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, dans ces trois pays pour observer les “conditions de réussite” des réformes qui y ont été engagées dans les années 1990.

Dans les trois pays que nous avons visités, la question des âges de la retraite demeure centrale”, écrivent-ils dans le rapport présenté devant la commission des Affaires sociales du Sénat. “La réforme des retraites ne pourra pas éluder cette question. La position de notre commission, appelant depuis plusieurs années au relèvement de l’âge minimum légal à 63 ans, demeure plus que jamais d’actualité.”

La réforme vise à unifier les 42 régimes existants et faire en sorte qu’”un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé”. Emmanuel Macron a exclu pendant la campagne présidentielle de modifier l’âge légal de départ à la retraite.

En Italie, en Allemagne et en Suède, l’âge moyen de départ se situe autour de 64 et 65 ans, plutôt qu’à 62 ans comme en France. En Suède, “les femmes et les travailleurs moins qualifiés partent plus tôt avec des niveaux de pension insuffisants”. Une réflexion est donc en cours pour augmenter l’âge minimum de 61 à 64 ans.

Pour les sénateurs, “la difficulté qui consisterait à ne pas augmenter l’âge minimum légal, pour respecter la promesse de campagne du président de la République (…) aurait pour conséquence de ‘fabriquer’ des retraités plus pauvres”.

PAS DE RÉÉQUILIBRAGE AUTOMATIQUE

On n’échappera pas, comme ont fait les autres, à lier l’âge de la retraite et l’espérance de vie”, a-t-il dit à Reuters. “Ce qu’ont fait les partenaires sociaux de manière assez courageuse, c’est de faire en sorte que pour avoir sa retraite complémentaire à taux plein, on a besoin de cotiser plus. Il y a une décote quand on prend sa retraite à 62 ans.”

Il est déjà établi par le haut-commissaire que le nouveau système serait géré par points, c’est-à-dire que chaque actif cumulerait des points tout au long de sa carrière. Ces points seront ensuite convertis en fonction d’un coefficient au moment de la liquidation de la retraite. L’Allemagne a fait le choix de ce type de régime en 1992.

La Suède et l’Italie ont opté pour un système en comptes notionnels, dans lequel chaque actif alimente un capital de retraite virtuel en euros (ou couronne suédoises).

Ce capital, revalorisé chaque année en fonction de l’évolution des salaires, est converti par un coefficient (comme dans le système à points) au moment de la liquidation de la retraite. La pension versée dépend toutefois de l’espérance de vie de la génération à laquelle cet actif appartient ainsi que du montant total des cotisations versées par cette génération.

Les sénateurs estiment que, comme pour ces pays, “il est nécessaire de définir clairement un mécanisme d’alerte” lorsque la pérennité financière du système est à risque, mais souhaitent éviter tout rééquilibrage automatique.

Confrontée à une baisse de la croissance et à une hausse du taux de chômage en 2010, la Suède, qui est dotée d’un tel rééquilibrage, aurait pu voir ses pensions diminuer de 4,2%. Le gouvernement a toutefois décidé de limiter la baisse à 3% en la lissant sur trois ans et en mobilisant des fonds de réserve.

Les parlementaires précisent également que les systèmes visités combinent de façon équilibrée une gestion par répartition pour leur régime de base et par capitalisation pour leur régime complémentaire.

Aucun débat d’émerge pourtant à ce stade sur la question de la capitalisation en France. Les esprits, en particulier des partenaires sociaux, ne semblent pas encore assez mûrs”.

Ils préconisent par ailleurs une période de transition pour passer d’un régime à l’autre de 20 ans, comme en Suède.

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1JU1MC-OFRTP

Retraites – Vieillit-on plus longtemps ?

NON ! On nous ment !

en voici la preuve

jeudi 5 juillet 2018 (Date de rédaction antérieure : 19 octobre 2010).

Note de do du 3 novembre 2016 à 20h20 : Comme France 2, tout en prenant un air narquois, vient de faire de la propagande pour la retraite à 70 ans, je remets à nouveau cet article tout en haut.

Note de do du 20 janvier 2016 : comme pour la première fois le pouvoir vient de reconnaître que l’espérance de vie n’augmentait pas mais baissait, je remets cet article tout en haut.

VIEILLIT-ON PLUS LONGTEMPS ?


Voici la preuve que
L’argument fondamental du pouvoir pour détruire nos retraites
est un mensonge éhonté, une gigantesque manipulation,

que tout le monde doit dénoncer partout où il peut.

Bonjour à toutes et à tous,

Souvenez-vous : avant la « crise », le pouvoir nous faisait une propagande gigantesque pour nous imposer les fonds de pension en lieue et place de notre bon vieux système de retraites par répartition.

Bien sûr, avec la « crise », tout le monde a dû admettre qu’il était bien peu prudent de jouer nos retraites à la bourse. Aussi, pour imposer par la force ses fonds de pension, le pouvoir détruit autant qu’il le peut nos retraites par répartition.

Le 7 septembre 2010, j’écrivais un article que voici :

« On vieillit plus longtemps ! on vieillit plus longtemps ! », ils n’ont que ça à la bouche, tous ceux qui sont en train de nous détruire notre sécu, et nos services publics, et nos retraites, etc.

Mais, quand ils auront tout détruit, l’espérance de vie va très vite cesser d’augmenter pour se mettre à diminuer très rapidement.

Pour preuve, s’il en fallait une, regardez en Russie :

Quand l’URSS a été détruite et que tous les avantages acquis (vraie sécu, vraies retraites, etc.) ont disparu les uns après les autres, l’espérance de vie s’est mise à baisser énormément. À tel point, qu’après 1992, en 10 ans, l’espérance de vie des Russes a baissé de 10 ans !

Le 10 septembre 2010, le comité Valmy publiait sur son site un article de Jean-Yves Crevel confirmant tout à fait ce que j’avais prévu, à ceci près que ça fait déjà au moins deux ans que l’espérance de vie a commencé à reculer. Cet article est essentiel. Il est l’argument massue pour motiver la population à se battre pour sauver son système de retraites. Voici cet article :

L’argument pour reculer l’âge de départ à la retraite bientôt périmé – Jean Yves Crevel

Le grand secret : L’espérance de vie recule !

Dans un même ensemble, tous les pays de l’UE reculent l’âge de départ à la retraite. Cela ne signifie évidemment pas qu’ils auraient tous été incompétents, en même temps, au point que tous auraient négligé de s’assurer du financement de leurs systèmes de retraite. Aussi grotesque soit-elle, c’est pourtant la version officielle, le dogme.

La vraie raison de cette précipitation tient simplement à cette courte péremption, à la terrible faiblesse de l’argument massue, répété en boucle : il faudrait travailler plus longtemps parce que l’espérance de vie augmente… Imparable ! Que répondre à cet argument chic et choc ? Rien, il faudrait donc se soumettre à défaire en 2010 ce qui a été mis en place en 1945, parce qu’on ne pourrait plus assurer dignement les vieux jours ni de nos parents, ni de nos grands-parents, alors que la productivité a été multipliée par trois entre 1945 et 2010 ?

L’argument de l’allongement de l’espérance de vie est indispensable pour masquer le scandale de cette incohérence économique. Le hic, c’est que tous les indicateurs sont au rouge pour signaler qu’il est parfaitement mensonger : en réalité, l’espérance de vie a cessé de s’allonger depuis au moins deux ans pour maintenant amorcer un recul qui risque de s’accélérer.

A titre d’illustration, voici trois informations très peu relayées :

En France : La Croix du 23/12/2009 : L’espérance de vie des femmes a légèrement reculé en 2008. L’an dernier, 542 575 décès ont été constatés en France selon l’Insee, un chiffre en hausse de 2,1 % par rapport à 2007.

Aux USA : WASHINGTON POST du 22/04/2008 : Pour la première fois depuis 1918, une proportion significative des femmes américaines voient leur espérance de vie diminuer », rapporte le quotidien. Telle est la conclusion d’une étude menée par l’université de Washington dans mille comtés du pays, représentant 12 % de la population féminine.

En Afrique : « RFI du mardi 24 novembre 2009 : la durée de vie moyenne d’un Africain ne dépasse pas les 53 ans. Et elle n’est plus que de 50 ans en Afrique du Sud où l’espérance de vie a reculé de 12 ans en moins de vingt ans.

L’allongement de l’espérance de vie n’a donc concerné que les quelques générations qui ont bénéficié des progrès de la médecine sans que ce bénéfice ne soit annulé par les conséquences de la malbouffe, de la pollution, des pandémies modernes et juteuses, sans parler des expérimentations pharmaceutiques en vraie grandeur…

C’est fini ! Désormais, la durée moyenne de vie recule. Voilà pourquoi il est indispensable aux financiers, ceux qui contrôlent par la corruption les institutions européennes, d’utiliser l’argument fallacieux de l’allongement de la durée de vie, avant que la vérité n’éclate.

Enfin, le recul de l’âge de départ à la retraite ne signifie pas un allongement de la durée du travail, mais globalement, un transfert de charges du système de retraite vers l’assurance chômage ou la protection sociale. Pour que la réforme produise réellement un allongement du travail, il faudrait… du travail, ce qui impliquerait de relancer l’activité. Quand le FMI  et l’UE imposent un ralentissement de l’activité et une réduction massive du pouvoir d’achat, on ne voit pas comment le travail reviendrait dans ces conditions.

La constitution européenne a été rebaptisée « Traité TUE ». Faut-il y voir un clin d’œil ? Un message codé ? Une sinistre blague ?

Ce qui est certain, c’est qu’il est urgent d’en sortir !

Note de do : Cet article serait parfait s’il ne s’y était glissé une légère erreur. Je cite : « la productivité a été multipliée par trois entre 1945 et 2010 » Bien mieux que ça : en ce moment, grâce au progrès scientifico-technique, notamment les ordinateurs, la productivité du travail double tous les dix ans ! La productivité a été multipliée par quatre en 20 ans ! (entre 1990 et 2010).

Bien à vous,
do
19 octobre 2010
http://mai68.org

Post-scriptum :

1°) Et de toutes façons, il n’y a aucun problème de retraites :

http://mai68.org/spip/spip.php?article959

2°) Nous ne nous battons pas seulement pour les retraites, nous voulons aussi retrouver une vrai Sécurité Sociale digne de ce nom, comme après mai 68. Nous voulons retrouver aussi de vrais services publics. Nous revoulons nos vieux PTT, notre EDF-GDF, notre bonne vieille SNCF, etc. Par conséquent, nous devons refuser que les directions syndicales amenuisent notre mouvement de contestation en le limitant aux retraites. Nous devons imposer nos slogans. La retraite ne suffirait bien sûr pas à nous motiver comme nous sommes motivés. En fait, c’est un ras-le-bol général. Et cela doit se savoir, cela doit être officiel, nos slogans ne doivent pas parler que de nos retraites. Ils doivent aussi parler de tout le reste. Mais pour cela, il nous faut retrouver la parole. cette parole ne doit pas être laissée entre les mains des directions syndicales.

3°) Pour gagner vraiment, et sur tous les tableaux, nous ne pouvons pas nous contenter de faire confiance aux directions syndicales. Nous devons diriger nous-mêmes notre mouvement de contestation. Pour cela, il nous faut l’auto-organiser en une coordination commune à tous les secteurs en lutte. Ainsi nous reprendrons aussi la parole au lieu de la laisser exclusivement aux grands chefs syndicaux. Autre avantage d’une coordination : dans une intersyndicale, les non-syndiqués ne sont pas du tout représentés ; or, ce sont eux les plus nombreux, et de loin ; dans une coordination, les non-syndiqués sont représentés, et selon leur juste poids !

COORDINATION MODE DEMPLOI :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1081

ou : http://vlr.chez.com/textes/coordination.htm

ou : http://lacarmagnole.free.fr/textes/coordination.htm

Faire circuler ce message partout où vous pouvez. Il y a urgence. Merci !

http://mai68.org/spip/spip.php?article1591

***************************************************************************

Dans l’Angleterre

 

où l’espérance de vie recule

 

 

Pour la première fois depuis un siècle,

l’espérance de vie baisse

dans certaines régions du Royaume-Uni.

Pauvreté, mode de vie mais aussi

coupes budgétaires sont responsables.

 

 

Reportage à Hartlepool

Paul Edmonson-Jones sourit quand on lui mentionne l’étrange concept développé par quelques médecins pour résumer le problème de leurs patients: shit life syndrom, littéralement «le syndrome d’une vie de merde». «Oui, j’en ai entendu parler», confirme le directeur de la santé publique de la mairie de Hartlepool, une ville du nord-est de l’Angleterre. «C’est vrai: ces gens sont malades parce qu’ils ont une vie de merde, qui va en empirant. Ils n’ont pas d’emploi, pas d’espoir, et trouvent consolation en allant boire des bières, fumer des cigarettes, et ils s’abîment la santé.»

Hartlepool est la 18e ville la plus pauvre d’Angleterre. Les chantiers navals, les mines et les usines chimiques ont fermé depuis bien longtemps. La dernière aciérie proche s’est éteinte en 2015. Voilà des générations que la pauvreté et les difficultés sociales sont généralisées.

Hartlepool, février 2018. PHIL HATCHER-MOORE

Mais depuis quelques années, un nouveau phénomène est venu s’ajouter: les gens meurent plus jeunes. Pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie diminue. Jusqu’à récemment, même des endroits comme celui-ci voyaient la population vivre plus longtemps, malgré un fort retard sur les régions riches. C’est désormais fini.

 

«Si vous atteignez 60 ans, c’est déjà pas mal»

Si dans l’ensemble du Royaume-Uni, l’espérance de vie progresse encore, la tendance s’est inversée dans des dizaines de régions d’Angleterre. A Hartlepool, pour les hommes, elle a chuté de plus d’un an, à 76 ans, de 2011-2013 à 2014-2016. Dans les quartiers les plus pauvres, elle n’est que de 71 ans.

«Dans le quartier, si vous atteignez 60 ans, c’est déjà pas mal.» Sacha Bedding prononce cette phrase le plus sérieusement du monde. Avec Teresa Driver, il dirige l’Annexe, une association plantée au cœur de Dyke House, l’un des endroits les plus pauvres de Hartlepool. «Ici, pendant les vacances scolaires, beaucoup d’enfants qui bénéficient de repas à la cantine gratuits ne sont pas vraiment nourris le midi. Souvent, leur seul vrai repas est un take-away le soir venant du kebab du coin.» La malnutrition mène souvent à l’obésité, ouvrant un cycle vicieux de problèmes de santé.

Campagne de santé publique dans les rues de Hartlepool. PHIL HAT

Se nourrir bien coûte

«Le problème est que la nourriture saine est bien plus chère», réplique Julie Foster, une mère célibataire d’une petite fille de 2 ans, qui habite le quartier. «Il faut pouvoir aller jusqu’au supermarché, ce qui nécessite une voiture. Il faut avoir de quoi payer le gaz pour cuisiner.» Elle-même a un problème de surpoids, après des années à manger des take-away le soir au retour de ses journées de douze heures à faire des ménages.

Un restaurant «tout ce que vous pouvez manger», à Hartlepool, février 2018. PHIL HATCHER-MOORE

A la mairie, Paul Edmonson-Jones voit ces histoires se traduire dans ses statistiques. «Les causes directes de la baisse de l’espérance de vie sont les cancers, les maladies cardiovasculaires et respiratoires. Mais derrière cela se trouve le mode de vie: l’alcool, la cigarette, l’obésité…» Il insiste sur un point: l’espérance de vie saine (sans maladie chronique) n’est que de 55 ans pour les femmes, à peine plus chez les hommes. «Ensuite, la population porte le fardeau du handicap. Regardez au centre-ville, on voit partout des fauteuils roulants, des gens avec des béquilles, des handicaps mentaux…»

Conséquence de l’austérité?

Michael Marmot, professeur de santé publique à l’University College London, a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme sur la chute de l’espérance de vie. Selon lui, l’explication se trouve à la jonction entre la pauvreté, le problème d’accès aux soins, le mode de vie, les logements insalubres… Mais il ajoute une théorie supplémentaire: «Jusqu’en 2010, l’espérance de vie au Royaume-Uni progressait à la même vitesse qu’ailleurs en Europe. Ensuite, on a décroché. Cette période semble correspondre aux conséquences non seulement de la crise financière mais aussi de l’austérité.»

Au Trussell Trust, banque alimentaire, Hartlepool, février 2018. PHIL HATCHER-MOORE

A Hartlepool, les coupes budgétaires ne sont pas un concept financier théorique. Le service d’urgence de l’hôpital a fermé. La liste d’attente pour voir un médecin s’allonge, parfois à plusieurs semaines. Le budget de la ville a baissé d’un tiers en valeur réelle depuis 2010. Toutes les associations caritatives de Hartlepool le disent: la mairie se démène de son mieux. Mais avec de telles coupes, impossible de ne pas souffrir de conséquences. Il ne reste plus que quatre infirmières scolaires pour 40 établissements, les aides pour arrêter de fumer ont presque toutes été supprimées et le travail pour pousser à faire plus de sport est réduit à quelques campagnes d’affichage.

Pour Susan Rowley, les conséquences ont été directes. Le visage profondément ridé et les dents abîmées traduisent une vie difficile. Sa fille, droguée, lui a laissé son petit-fils à élever. Ce dernier a désormais 25 ans et a lui-même de sérieux problèmes d’addiction. «La drogue est vraiment difficile à éviter dans le quartier. A tous les coins de rue, on voit des dealers.» Skunk, une forme dure de marijuana, héroïne, cocaïne, tranquillisants, toute la pharmacopée est disponible… «Avant, il y avait trois ou quatre groupes de soutien pour les problèmes de drogue. Aujourd’hui, il n’en reste qu’un seul.»

Au pub. PHIL HATCHER-MOORE

Absurdité du système d’allocations sociales

Son sens de l’humour décapant et son énorme énergie lui ont permis de tenir, malgré tout. A 62 ans, elle travaille au Belle Vue Centre, un centre d’aide social. Mais il y a quelques mois, elle a eu son «moment Daniel Blake», comme elle le surnomme, en référence au film de Ken Loach sur l’absurdité du système d’allocations sociales (Moi, Daniel Blake, 2016).

A ce propos: Ken Loach: «La Palme d’or nous aide à supporter la haine de la classe dirigeante britannique»

Son petit-fils avait enfin décroché un premier vrai emploi à Liverpool, de l’autre côté du pays, mais était convoqué à son centre de sécurité sociale, à Hartlepool. «S’il n’y allait pas, il perdait ses allocations. Mais s’il y allait, il risquait de perdre son emploi. Je suis allée les voir, pour leur expliquer la situation. Ils m’ont répondu que c’était comme ça, qu’il n’y avait rien à faire. J’ai fini par leur dire d’aller se faire foutre, et ils m’ont jetée dehors.» A 62 ans, elle en paraît dix de plus. On vieillit beaucoup plus vite à Hartlepool.

Devant un commerce, Hartlepool, février 2018. PHIL HATCHER-MOORE

https://www.letemps.ch/monde/langleterre-lesperance-vie-recule

Suicide au LIDL du Rousset : Trois ans de combat et une première victoire !

Un combat suivi dès l’origine sur

Solydairinfo et TML

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/06/05/surtravail-conditions-degradees-chomage-suicide-le-capitalisme-tue/

https://solydairinfo.wordpress.com/2015/06/06/la-loi-du-marche-impitoyable-en-realite-temoignage/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/08/24/la-loi-du-marche-impitoyable-en-realite-republication/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/09/28/lidl-du-rousset-plus-de-deux-ans-apres-le-suicide-de-yannick-le-combat-continue/

 

 

 

 

 

 

Suicide au LIDL

du Rousset :

Trois ans de combat

 

et une première victoire !

 

Faire reconnaître la responsabilité de Lidl dans la mort de son frère Yannick : tel est le combat de Nicolas Sansonetti depuis ce drame survenu en mai 2015. La douleur due à la perte d’un être cher ou l’espoir de le faire vivre encore un peu à travers cette lutte pourraient expliquer son acharnement. Sauf que deux rapports et, maintenant, une décision de justice, viennent lui donner raison.

 

Le 16 mai, le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Marseille examinait le cas du suicide de Yannick Sansonetti, technicien de maintenance de Lidl qui s’est donné la mort dans l’entrepôt du site de Rousset le 29 mai 2015. Le jugement a été rendu hier, et la « faute inexcusable » de l’employeur a été reconnue, selon Nicolas Sansonetti. Il serait donc établi que Lidl a manqué à son obligation de sécurité envers son salarié. « Les ayants droit – ma mère, la femme de Yannick et son fils – ont obtenu grain de cause, et Lidl est condamné à leur verser 90 000 euros », assure le frère de la victime.

 

« Si j’ai douté sur ce qui avait pu pousser mon frère à commettre ce geste ? Jamais », affirmait-il en septembre dans nos colonnes. Un sentiment que deux expertises viennent conforter. La première est le rapport du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de Lidl Rousset, rendu en mars 2016, où on peut lire que Yannick Sansonetti a subi un « processus de dégradation de l’état de santé psychologique. (…) Le suicide est l’aboutissement de ce processus. »

Le second avis est le rapport de l’inspection du travail daté du 1er septembre 2017. Il y est indiqué que « l’entreprise Lidl (…) a commis, entre le mois de janvier 2014 et le 29 mai 2015, des agissements répétés de harcèlement moral à l’encontre de Monsieur Yannick Sansonetti (…) ayant eu pour effet une dégradation de ses conditions de travail, de compromettre son avenir professionnel et d’altérer sa santé mentale. » Un salarié avait assuré, quelques jours après le suicide : « Yannick disait qu’il faisait le boulot de cinq personnes ».

 

 

Hier, Nicolas Sansonetti rappelait : « L’avocat de Lidl n’a pas fourni le rapport du CHSCT au juge du Tass, qui en a fait la remarque lors de l’audience. Mais il est versé au dossier pénal. » Un nouveau procès dont la date n’est pas encore fixée.

 

« On ne va pas dire que je suis heureux, confie de son côté Christophe Polichetti, secrétaire général CGT du site de Rousset. Monnayer la mort d’un homme, c’est un peu glauque, mais il faut en passer par là. Le résultat du Tass est une première étape importante, cela va donner la base pour le pénal. Et puis, cela conforte tout ce qu’on a subi et continue de subir. En septembre, une collègue ayant 23 ans de boîte a tenté de se suicider, elle est toujours en arrêt maladie. Et, en février, un chef d’entrepôt a été licencié, il a passé deux mois en psychiatrie. »

Les conditions de travail chez Lidl, jugées plus que déplorables, ont fait l’objet d’une longue séquence dans l’émission Cash investigation d’Élise Lucet de septembre 2017, sur France 2. Hier en fin d’après-midi, la direction régionale de Lidl n’était pas en mesure de nous répondre.

 

https://www.laprovence.com/article/societe/5051821/suicide-la-faute-inexcusable-de-lidl.html

 

****************************

Actualité entreprise : créer et gérer son entreprise - L'Express L'Entreprise

https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/management/suicide-chez-lidl-l-enseigne-reconnue-responsable_2022150.html

Un technicien de maintenance s’est pendu sur son lieu de travail. Pour la justice, le groupe a commis une faute inexcusable.

Il y a deux ans, Yannick Sansonetti, responsable technique d’un entrepôt Lidl à Rousset (Bouches-du-Rhône), s’est pendu sur son lieu de travail. Le magazine Cash Investigation s’était fait le relais de cette histoire tragique, mettant en lumière des pratiques managériales « inhumaines », faites de pressions et d’objectifs inatteignables. La Sécurité Sociale a reconnu le suicide comme « accident du travail » mais les ayants-droits du disparu ont porté l’affaire devant le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Marseille, pour demander que soit admise la faute inexcusable de l’employeur, Lidl. Il a rendu son jugement ce mercredi 4 juillet: l’enseigne de distribution a bien commis une « faute inexcusable ».  

Des missions surdimensionnées

En droit social, cette notion engage la responsabilité de l’employeur, ouvrant la voie à une majoration de la rente et éventuellement à des dommages et intérêts pour préjudice moral. Pour être retenue, elle doit être invoquée par des salariés qui estiment que leur maladie professionnelle ou leur accident du travail (l’un ou l’autre reconnus comme tels par la Sécurité sociale) découle d’un manquement de leur employeur à son obligation de sécurité.  

 

Pour rendre leur décision, les magistrats phocéens ont pu s’appuyer sur le rapport de l’inspection du travail, qui, après un an et demi d’investigation, a notamment conclu à l’existence d’un harcèlement moral de la part du supérieur hiérarchique du disparu, et à une charge de travail démesurée. Yannick Sansonetti s’était plaint à de nombreuses reprises de son incapacité à remplir ses missions, jugées surdimensionnées. Il devait notamment gérer seul l’entrepôt quand, sur d’autres sites, cette tâche était répartie entre deux ou trois collaborateurs.  

Les proches ont porté plainte

 

« Le verdict est sans appel, commente Christophe Polichetti, secrétaire général de la CGT Lidl PACA. C’est un bon point de gagné pour la procédure pénale qui est en cours en parallèle. » Les proches du défunt employé ont en effet porté plainte et une enquête s’est ouverte, au lendemain de la diffusion du reportage de France 2. Parmi les chefs d’accusation : harcèlement moral et homicide involontaire. 

« Devant le Tass, la seule défense de Lidl a consisté à m’attaquer personnellement en disant que je me servais des médias pour faire le procès du groupe », constate pour sa part Nicolas Sansonetti, le frère de la victime. Combatif, il s’est en effet engagé auprès du leader France Insoumise Jean-François Ruffin, pour une loi visant à reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle. Un texte qui n’a pas rencontré de succès à l’Assemblée, mais dont la presse s’est fait l’écho

 

 

Depuis le suicide de Yannick Sansonetti, Lidl a mis en place des groupes de paroles – les journées « Entre Nous » -, prônant l’écoute et la communication. Un dispositif dont le syndicaliste Christophe Polichetti conteste l’efficacité. « Sur place, la même souffrance perdure, assure-t-il. Depuis le drame, une secrétaire a voulu se jeter du toit. En burn-out, elle a été hospitalisée. » 

 

 

Trois débats d’actu sur TML

 

 

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2016/10/c3a9ventail.jpg?w=940

Trois débats

sur TML :

 

 

 

 

En marge de l’article

Comment la Chine pourrait bientôt rafler la mise au casino mondial… !

 

>>>Un débat avec M. Hum sur la possibilité de construire une économie de transition, avec une politique monétaire adaptée.

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/24/comment-la-chine-pourrait-bientot-rafler-la-mise-au-casino-mondial/

 

 

 

Également sur le thème de la transition, en marge de la querelle « familiale » des Schiappa père et fille…

Émancipation Ouvrière : faut-il se libérer ou non de l’économie de marché?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/22/emancipation-ouvriere-faut-il-se-liberer-ou-non-de-leconomie-de-marche/

 

 

 

En réponse à un article de M. Bibeau sur un prétendu « déclin » de l’impérialisme US…

De la fin de l’Empire à la libération prolétarienne…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/24/de-la-fin-de-lempire-a-la-liberation-proletarienne/

 

 

 

 

https://i1.wp.com/www.les7duquebec.com/wp-content/uploads/2018/06/effondrement-etats-unis-800x445.jpg?zoom=2

Bachar al-Assad : la Syrie, ligne de faille géopolitique, ligne de fracture sociale

 

 

https://i1.wp.com/www.les7duquebec.com/wp-content/uploads/2018/06/bachar.jpg

Bachar  al-Assad :

Indépendance de la Syrie,

un combat multiséculaire

« …la géopolitique de la Syrie, le rôle historique

de la société syrienne, bien qu’il soit très modeste,

mais c’est une ligne de faille, la ligne de fracture

sociale entre les différentes sectes et ethnies…»


Transcription :

Journaliste : Monsieur le Président, nous pouvons maintenant récapituler les événements, parce que Daech est presque vaincu, la ville de Damas est presque (totalement) en sécurité, et elle est sous contrôle des forces gouvernementales, et jusqu’à présent, vous menez des opérations militaires dans le sud et à l’est. Pourriez-vous me dire maintenant, en tant que Président et en tant que médecin de formation, comment vous avez pu manquer (d’identifier) les premiers symptômes de cette guerre, les premiers symptômes de cette invasion dans votre pays, parce que vous appelez cela une invasion ? Que s’est-il passé ?

Président Assad : Nous devons faire la distinction entre les symptômes internes et externes. Pour ce qui est des symptômes internes, nous avons des problèmes comme toute autre société dans notre région, nous faisons partie de cette région, et nous discutons toujours de ces problèmes. Peut-être n’avons-nous pas fait ce qu’il fallait pour résoudre le problème que nous aurions pu résoudre avant la guerre, peut-être pas ; c’est (une question) subjective pour tout syrien, chacun peut avoir son propre point de vue. Mais le facteur externe est très important dans la genèse de cette guerre, car aucun autre pays dans cette région ne vit une guerre similaire, bien que nous ayons les mêmes sociétés et que vous ayez des problèmes plus graves (ailleurs), comme dans les pays du Golfe, où vous n’avez aucune liberté, ni pour les femmes ni pour le peuple, pour quoi que ce soit.

Donc, si (le manque de libertés) était la raison (de cette guerre), par exemple – parce que tel était le slogan au tout début –, pourquoi cela n’a-t-il pas commencé dans ces pays ? Donc ce qui s’est passé n’était pas interne, parce que les mêmes problèmes existent depuis des décennies, certains depuis des siècles. Donc, en fait, c’est là que le facteur externe (est intervenu), et s’il n’était pas (immédiatement) clair, si nous ne l’avons pas vu (dès le début), c’est qu’en réalité, le plan n’a pas été réalisé en Syrie ; il a été réalisé dans certains pays occidentaux comme les États-Unis, la France et le Royaume-Uni principalement. D’autres Etats satellites comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar planifiaient et envoyaient de l’argent dès le début, après avoir échoué à créer, disons, une révolution spontanée, c’est là qu’ils ont commencé à envoyer de l’argent, et c’est là que le problème a commencé. Nous avons compris tout cela très rapidement, mais peut-être que nous ne pouvions pas le contrôler.

Journaliste : Mais pourquoi n’avez-vous pas vu… Par exemple, quand je suis arrivée dans la Ghouta orientale il y a des mois, j’ai vu des tunnels partout, construits par des ingénieurs, par d’énormes machines, par des bulldozers… Comment cela a-t-il pu se faire à votre insu ? Avez-vous une explication à présent, comment ils ont réussi à construire ces villes souterraines ?

Président Assad : Bien sûr, ils ont pu utiliser les outils qui étaient déjà présents dans cette zone, qu’ils les aient volés au gouvernement, à des entreprises privées, etc., et ils ont reçu un soutien de la Jordanie à travers le désert directement à Al-Ghouta, où le désert est vide, et personne ne peut le contrôler ou l’observer, et nous n’avons pas, bien sûr, des moyens comme des satellites et autres pour voir tout cela. En même temps, quand ils ont commencé à creuser, ils ont commencé à creuser sous les villes, quelque chose que vous ne pouvez pas voir (même avec des satellites).

Journaliste : Quand je suis allée dans la Ghouta orientale, j’ai rencontré des gens qui pouvaient prouver par eux-mêmes qu’ils avaient vu comment al-Nusra utilisait des armes chimiques contre leurs quartiers (résidentiels). J’ai vu toutes ces combinaisons de protection chimique dans des pièces où se trouvaient les quartiers généraux d’al-Nusra, etc. Mais l’Occident affirme que vous avez empoisonné votre propre peuple avec des armes chimiques. Pourquoi cela, pourquoi personne n’écoute-t-il le peuple (syrien) et pourquoi l’Occident insiste-t-il là-dessus ?

Président Assad : Parce que la fable chimique fait partie de leur récit basique contre le gouvernement en Syrie, mais ils ne l’utilisent que lorsque leurs troupes, leurs mandataires (proxies), les terroristes, ont été vaincus en Syrie dans certaines zones. Ils utilisent cette histoire ou ce récit afin d’avoir un prétexte pour intervenir directement, militairement, et d’attaquer l’armée syrienne. C’est ce qui s’est passé plusieurs fois, et chaque fois qu’ils utilisent cette histoire, ce n’est que lorsque leurs proxies, les terroristes, ont été vaincus. Ce devrait être (l’inverse) – je veux dire logiquement, sans même parler de la réalité que nous n’avons pas d’armes chimiques de toute façon, nous les avons détruites…

Journaliste : Vous n’en avez plus du tout ?

Président Assad
: Nous n’en avons pas, non. Depuis 2013, nous n’en avons plus. Mais mettez cela de côté. Même si nous en avions, nous aurions plutôt utilisé ces armes lorsque nous étions vaincus, pas quand nous gagnons la guerre. Et en fait, chaque fois que nous gagnons, ils l’utilisent, donc (nous en accuser) est contre la logique, mais cela sert de prétexte pour soutenir les terroristes en Syrie.

Journaliste : Y a-t-il un moyen d’empêcher toutes ces provocations ? Parce que le ministère russe de la Défense dit que l’une de ces provocations est en train d’être préparée à Deir Ezzor, et ils l’ont dit récemment. Comment arrêter ça ?

Président Assad : Vous ne pouvez pas, parce que ce n’est pas le résultat de notre réalité ; c’est le résultat de leur imagination, de leurs médias, c’est quelque chose qui est créé dans leurs propres médias et dans leurs propres pays, et qui est ensuite répandu dans le monde entier sur Internet ou dans différents médias. Donc vous ne pouvez pas empêcher ces provocations. Les Américains ne disent que des mensonges, et ils attaquent tout de suite après. Quand il n’y a pas de respect pour le droit international, quand il n’y a pas d’institutions des Nations Unies efficaces, vous ne pouvez pas parler d’empêcher les provocations, parce que c’est une jungle maintenant, partout dans le monde.

Journaliste : Vous êtes en train de l’emportez, vous contrôlez déjà la plupart des régions du pays, mais il y a tellement d’acteurs en Syrie, tellement de parties qui ont leurs propres intérêts. Les Etats-Unis négocient avec la Turquie à propos de Manbij, Israël mène des négociations quelque part, les Iraniens font des négociations, les Kurdes ont leurs propres intérêts. Comment résoudre tout cela, comment maintenir la Syrie unie ? Parce que maintenant, il semble que la Syrie soit déchirée. Comment arrêter ça ? Parce que vous avez dit que votre principal slogan est « une (seule) Syrie pour une (seule) nation ».

Président Assad : Si vous voulez parler de la Syrie comme étant déchirée, il s’agit, disons, de la géographie, pas de la société ; la société est unifiée, donc nous n’avons pas de problème à ce sujet. Ainsi, nous pouvons considérer la Syrie comme unifiée tant que le peuple est unifié. Quant à être déchiré, il s’agit d’une occupation ; différentes parties de la Syrie sont occupées par les terroristes avec le soutien de l’Occident, principalement les États-Unis et leurs alliés. Donc si vous voulez parler de l’avenir de la Syrie, nous ne les prenons pas en compte. Si vous parlez du processus politique, cela va être un processus politique uniquement syrien. Nous ne prenons pas en compte les intérêts de tout autre pays concernant quelque chose qui est interne. Si vous parlez de la guerre, cela devient maintenant une guerre internationale, parce que c’est comme ça qu’elle a commencé. En fait, il ne s’agissait pas seulement du gouvernement en Syrie ; le gouvernement en Syrie est indépendant, nous avons de bonnes relations avec la Russie, avec la Chine et d’autres pays, et les États-Unis voulaient redessiner la carte du monde politiquement, et peut-être militairement. Donc la Syrie était l’un des principaux champs de bataille pour redessiner cette carte, du moins au Moyen-Orient. C’est pourquoi quand vous parlez de ces intérêts, c’est un combat entre ces puissances : le pouvoir principal, les États-Unis, et leurs alliés, qui supportent les terroristes, et leur but est d’avoir l’hégémonie, (face à) l’autre puissance qui est la Russie, et ses alliés, dont l’objectif est de combattre le terrorisme et de restaurer le droit international.

Journaliste : Mais pourquoi la Syrie a-t-elle été choisie (comme terrain) pour ce match ?

Président Assad : Pour de nombreuses raisons différentes. La Syrie fait partie du groupe de pays considérés comme indépendants (souverains) : la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord et maintenant la Russie en tant que pays souverain. L’Occident n’accepte aucune position indépendante. Les Etats-Unis n’acceptent aucune position indépendante de l’Europe. Et c’est pourquoi en Russie, vous avez un problème avec les États-Unis, parce que vous voulez être (une nation) souveraine, et ils ne l’acceptent pas, même si vous êtes une grande puissance, vous ne pouvez pas être indépendant. Voilà une (première) raison. Et nous sommes un petit pays, comment pouvons-nous dire non et oui ? Nous devrions seulement dire oui (aux Etats-Unis). Voilà une (première) raison.

Deuxièmement, la géopolitique de la Syrie, le rôle historique de la société syrienne, bien qu’il soit très modeste, mais c’est une ligne de faille, la ligne de fracture sociale entre les différentes sectes et ethnies. Et quand vous contrôlez cette zone, vous pouvez contrôler tout le reste du Moyen-Orient. C’est pourquoi la lutte contre la Syrie a commencé à l’époque des Pharaons, et le premier traité au monde a eu lieu 12 siècles avant Jésus-Christ, entre les Pharaons et les Hittites, venant du nord et du sud, ils ont combattu en Syrie et ils ont signé le premier traité de l’Histoire. Ainsi, la géopolitique de la Syrie est très importante, et le contrôle de la Syrie a été un but pour les grandes puissances depuis ce temps (reculé) et jusqu’à nos jours. Donc, peu importe que la Syrie soit grande ou petite, ou plus grande ou plus petite, elle a une (grande) importance (stratégique). 

Sources:

http://sayed7asan.blogspot.com/2018/06/bachar-al-assad-revele-les-veritables.html

Syrie : Offensive au Sud, En avant vers la libération totale!

 

 

https://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/07/armee_syrienne_offensive-1728x800_c.jpg

Syrie ,

nouvelle offensive

anti-impérialiste dans le Sud :

En avant

vers la libération totale !

 

 

 

L’armée syrienne a lancé mardi une offensive contre les rebelles dans la ville de Deraa après une semaine de bombardements meurtriers sur des régions proches dans le sud du pays en guerre, qui ont provoqué un exode massif.

Après avoir repris en avril le dernier bastion rebelle près de Damas et chassé les jihadistes de la capitale, le régime de Bachar al-Assad, fort du soutien de l’allié russe, est déterminé à reprendre les zones rebelles du sud, une région bordant la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan, en partie occupé par Israël.

Depuis une semaine, les combats et les frappes se sont concentrés dans l’est de la province de Deraa, dont la ville éponyme est le chef-lieu, poussant quelque 45.000 civils à prendre la fuite selon l’ONU.

Les violences ont rapidement atteint la ville même de Deraa, divisée entre un secteur gouvernemental et des quartiers tenus par les rebelles.

Des colonnes de fumée se sont élevées au dessus de plusieurs quartiers, cible d’intenses raids aériens et de tirs d’artillerie, selon un correspondant de l’AFP présent aux abords de la ville.

« L’armée syrienne mène des frappes ciblées contre les repères et fortifications des terroristes dans Deraa », a rapporté la télévision étatique.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état de frappes menées par les aviations syrienne et russe contre « les quartiers rebelles », qui sont aussi selon l’ONG la cible de barils d’explosifs largués par des hélicoptères du régime.

« Les forces du régime ont tiré 15 missiles sol-sol sur la ville de Deraa et les raids syriens et russes continuent en soirée », a ajouté l’ONG.

https://i1.wp.com/img.over-blog-kiwi.com/0/78/07/19/20180616/ob_d820ee_armee-syrienne-c-sputnik-mikhail-vo.jpg

Morceler le fief rebelle –

Des combats au sol opposent les belligérants dans le sud-est de la ville, selon l’OSDH qui a confirmé une « première opération militaire terrestre du régime dans la ville de Deraa ».

« Le régime cherche à prendre le contrôle d’une base militaire dans le sud de la ville, qui permet de couper la route entre Deraa et la frontière jordanienne, mais aussi morceler davantage les territoires rebelles », a précisé Rami Abdel Rahmane, le chef de l’OSDH. Les combats se poursuivent autour de cette base.

Le pouvoir a souvent eu recours à cette stratégie contre des bastions rebelles, cherchant à les isoler pour les affaiblir et empêcher l’arrivée des renforts.

Avant l’aube, les prorégime ont conquis deux localités, une avancée qui leur a permis de couper en deux les secteurs rebelles dans l’est de la province.

https://i2.wp.com/cds.k6x4i3h4.hwcdn.net/photo/20170619/5db4634d-75a5-47fa-b929-f90109ba71bb.jpg

Toujours dans l’est de la province, les forces loyalistes ont progressé jusqu’aux abords de la ville de Hirak, cible de dizaines de raids et barils d’explosifs ayant provoqué « des destructions inégalables », a dit Khalil al-Hariri, un habitant.

Dans l’ouest de la province, six civils ont été tués dans les bombardements meurtriers, selon l’OSDH.

Au total, 38 civils ont péri en une semaine de violences, d’après l’ONG. Un secouriste des Casques blancs a été tué, a annoncé le groupe sur Twitter.

Les groupes rebelles contrôlent 70% de la province de Deraa et celle voisine de Qouneitra, tandis que le régime domine la région de Soueida, la troisième de ces régions qui composent le sud syrien.

Mais le régime, qui enchaîne les victoires et contrôle désormais 65% du territoire grâce au soutien indéfectible de son allié russe, est déterminé à reprendre l’ensemble du pays.

 

https://cdnfr2.img.sputniknews.com/images/102371/79/1023717911.jpg

Les civils menacés –

L’ONU a averti que 750.000 civils vivant dans les zones rebelles du sud syrien étaient menacés par les opérations du régime et annoncé que des aides seraient envoyées à Deraa une fois que le feu vert des autorités syriennes aura été donné.

« Ces derniers jours, un très grand nombre de civils ont fui à cause des hostilités, des bombardements et des combats dans cette région », a indiqué à l’AFP Linda Tom, porte-parole en Syrie du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU.

« Nous n’avions pas vu jusque-là un déplacement massif de cette ampleur à Deraa », a-t-elle souligné en faisant état de la fuite de 45.000 habitants, dont la majorité se dirige près de la frontière avec la Jordanie.

Mardi, les autorités jordaniennes ont réaffirmé que le pays n’était pas en mesure d’accueillir une nouvelle vague de réfugiés et que la frontière avec la Syrie resterait fermée.

La guerre en Syrie a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes depuis mars 2011.

https://www.afp.com/fr/infos/335/offensive-du-regime-syrien-contre-la-ville-de-deraa-exode-des-civils-doc-16n1sf3

https://i2.wp.com/cds.k6x4i3h4.hwcdn.net/photo/20180411/9078a883-7b93-4c8e-a440-54ea258fc4f9.jpg

https://i0.wp.com/uueduudised.ee/wp-content/uploads/2016/03/S%C3%BC%C3%BCrlased-Palmyras.jpg

https://i2.wp.com/217.218.67.233//photo/20171210/eb178bea-b858-46dd-b6f4-f3b08d99c548.jpg

https://mirastnewscom.files.wordpress.com/2017/08/armc3a9e-syrienne.jpg?w=940

 

 

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/9b7d6a16b1d293a21b1be4d4f8959056c901f6b0.jpg

 

 

Raqa, Syrie : manifestations pour le retour à l’unité nationale (la vraie…)!

https://lesplusbeauxdrapeauxdumonde.files.wordpress.com/2016/10/1009601-drapeau_de_la_syrie.jpg?w=608&h=404

Raqa, Syrie :

 

La population « libérée » de l’EI,

(à la manière US et kollabos FDS…),

aspire à retrouver l’unité nationale (la vraie…)

en voie de reconstruction !

 

 

Les forces de sécurité à Raqa ont annoncé un couvre-feu de deux jours à partir de dimanche pour prévenir d’éventuelles attaques du groupe Etat islamique (EI) dans cette ville du nord de la Syrie.

L’EI a été chassé en octobre dernier de son bastion de Raqa par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis, qui ont ensuite formé des unités de police pour y maintenir la sécurité.

Le couvre-feu permet également aux FDS de museler un groupe de combattants rivaux à Raqa, ont estimé la faction concernée et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Dimanche, les FDS ont indiqué avoir reçu « des informations selon lesquelles des groupes terroristes travaillant pour le compte de Daech (…) sont entrés dans la ville de Raqa pour mener des attaques ».

Elles ont donc décidé de mettre en place « l’état d’urgence et un couvre-feu dans la ville de Raqa à partir de 05H00 (02H00 GMT) dimanche jusqu’à 05H00 mardi ».

Quelque 5.000 combattants des FDS se sont déployés à Raqa et dans certains secteurs de sa province pour une vaste opération de sécurité, selon l’OSDH.

L’EI a perdu son fief syrien de Raqa après quatre mois de violents combats et de bombardements par les FDS et la coalition sous commandement américain, qui ont laissé la ville en ruines.

Les FDS ont depuis fait reculer l’EI ailleurs dans le nord et l’est de la Syrie, réduisant les territoires contrôlés par les jihadistes à quelques poches isolées. Mais, parallèlement, les incidents liés à la sécurité à Raqa se sont multipliés ces dernières semaines.

Vendredi, l’EI a revendiqué son premier attentat dans la province de Raqa depuis qu’il en a été chassé, annonçant via ses organes de propagande avoir fait exploser une bombe au nord-est de la cité.

Le 15 juin, un combattant des FDS a été tué à un barrage au nord de Raqa, une attaque de l’EI selon l’OSDH. Le groupe jihadiste n’a toutefois pas revendiqué cette attaque.

Outre les attaques jihadistes, la ville de Raqa, dévastée par des mois de combats, est aussi en proie à l’agitation en raison de manifestations des habitants réclamant un retour des institutions du régime de Bachar al-Assad.

Dans un communiqué, les FDS ont d’ailleurs précisé que le couvre-feu était mis en place en raisons des « opérations terroristes » mais aussi de ces manifestations « appuyées par le régime syrien ».

Des raids des forces de sécurité ont également « ciblé des cellules terroristes et des groupes qui ont pour but d’ébranler la sécurité et la stabilité » de Raqa, selon le texte qui rapporte des arrestations et la saisie d’armes et de munitions.

Parmi les cibles de ces raids, « la Brigade des révolutionnaires de Raqa », un groupe de combattants arabes originaires de la ville, qui ont autrefois combattu au côté des FDS.

Le couvre-feu a été imposé en raison des « tensions entre les FDS et la Brigade, plus que les attaques de l’EI », a estimé le directeur de l’Observatoire, Rami Abdel Rahmane.

La faction a indiqué sur sa page Facebook que ses hommes à Raqa étaient encerclés par les FDS.

Plus de 150 combattants de la Brigade et son chef ont été interpellés lors de cette opération, durant laquelle quatre combattants des FDS ont été tués, selon l’OSDH.

 

https://www.afp.com/fr/infos/335/syrie-couvre-feu-raqa-contre-lei-et-le-mecontentement-populaire-doc-16j0dc9

 

 

 

 

 

 

Libération des peuples opprimés, émancipation des travailleurs, un seul et même combat !

.

.

.

.

.

Paris, Gaza, Ramallah,

en Juin, 3 manifs qui prouvent

que la résistance palestinienne

est vraiment un mouvement populaire

et non une manipulation « terroriste » !

Libération des peuples opprimés,

Émancipation des travailleurs,

un seul et même combat !

.

.

.

A la suite, republication d’un nouvel échange de réflexions, sur VLR, sur la question du rapport entre libération nationale anti-impérialiste et émancipation sociale prolétarienne…

******************************************

.

.

.

18 Juin, Gaza : une manif contre la politique collabo de l’ « autorité palestinienne » dispersée par le Hamas !

 https://solydairinfo.files.wordpress.com/2018/06/f95ac-a3.jpg?w=940

La liberté d’opinion et la liberté d’expression sont inséparables de la démocratie. Sans elles, impossible de connaître ce que pensent certaines catégories d’une population.

Un rassemblement a eu lieu lundi 18 juin 2018 à Gaza à l’appel du Comité des détenus et des anciens détenus appelant à la fin de la division et à la levée des sanctions qu’exerce l’Autorité d’Oslo [Note du camarade Do :l’Autorité d’Oslo est une façon ironique de désigner l’AP, c’est-à-dire l’Autorité Palestinienne, actuellement tenue par Mahmoud Abbas en Cisjordanie. ] contre Gaza. Il a été violemment réprimé et dispersé par des membres du Hamas. L’estrade a été démolie et les banderoles déchirées.

Triste spectacle.

Le rassemblement exprimait haut et fort ce que pense l’immense majorité de la population de Gaza. La Résistance contre l’occupation exige des mesures de justice et de solidarité. Garantir les moyens nécessaires aux plus démunis de faire face aux nombreuses pressions exercées sur eux pour les dissuader de soutenir et de s’impliquer dans le processus de libération nationale est un devoir.

Ce devoir ne doit en aucune manière être marchander.

Ce devoir doit absolument être un facteur de rassemblement et non de division. La Résistance est le fait de citoyens libres. La liberté doit reposer sur la dignité qui exige, avant tout, les moyens de satisfaire les besoins fondamentaux de ceux et de celles qui aspirent le plus à se mettre debout et à marcher sur le chemin du retour.

Résistance et liberté s’alimentent l’une l’autre. Tel est le message des détenus d’hier et d’aujourd’hui dans les prisons de l’occupant.

Il doit être appliqué d’urgence.

Al Faraby
Mardi, 19 juin 2018

https://assawra.blogspot.com/2018/06/la-liberte-dans-la-resistance.html

.

.

.

17 Juin, Paris : La « frontière » sioniste commence sur les quais de la Seine !

https://i0.wp.com/www.palestine-solidarite.org/672312965bec43d288bc8d488fdb25.jpg.

La police française a empêché deux bateaux de la « Flottille de la liberté » se dirigeant vers Gaza de faire une halte à quai sur les rives de la Seine à Paris, dimanche 17/06/2018, avant le départ de la flottille vers Gaza pour tenter de briser le siège israélien.

Des dizaines de partisans, agitaient des drapeaux palestiniens et scandaient des acclamations « Arrêtez le massacre contre les Palestiniens, » aux abords de la rivière pour accueillir deux des bateaux parmi les quatre qui composent la flottille qui passait à Paris, accompagnée par des bateaux de la police fluviale. Selon l’agence citée « Reuters ».

Taoufiq Tahani, président honoraire de l’Association France Palestine Solidarité, a déclaré que les bateaux avaient fait l’objet d’une fouille policière approfondie la veille pour les empêcher d’accoster à Paris.

« Nous avons été surpris, malheureusement, et nous ne savions pas que les eaux israéliennes commencent maintenant dans la Seine à Paris, ce qui est inconcevable. »

Les quatre bateaux de la flottille iront à Gaza et se rejoindront dans les eaux de la Méditerranée avant d’essayer d’approcher la côte en un seul convoi.

Israël impose un blocus maritime et terrestre à Gaza et a empêché d’autres bateaux d’approcher la côte de la bande de Gaza par le passé.

http://www.france-palestine.org/La-France-empeche-deux-bateaux-de-la-flottille-de-la-liberte-d-entrer-a-Paris

.

.

.

.

.

13 Juin, A Ramallah : l’Autorité palestinienne interdit violemment toute manifestation de soutien à Gaza !

https://i1.wp.com/mai68.org/spip2/IMG/jpg/Palestine_13juin2018.jpg

(Par Yara Hawari – revue de presse : Chronique de Palestine -16/6/18)

La police de l’Autorité palestinienne a utilisé des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des matraques pour disperser les manifestants qui dénonçaient les sanctions contre la bande de Gaza.

Mercredi soir à Ramallah, les gens se sont à nouveau mobilisés dans le cadre d’une nouvelle campagne appelant l’Autorité Palestinienne (AP) à lever les sanctions qu’elle a imposées à Gaza.

Les sanctions comprennent la réduction de plus de 30% des salaires des employés du gouvernement et la retraite anticipée forcée de près d’un tiers des employés de l’Autorité palestinienne à Gaza. Mesures radicales en elles-mêmes, ces sanctions sont rendues encore plus brutales dans le contexte du siège israélien imposé sur Gaza, qui ne produit que chômage et pauvreté.

Les manifestants voient les sanctions comme un moyen d’accentuer le blocus de Gaza et de pratiquer une punition collective. Ils rejettent également la forte division politique et la lutte de pouvoir entre le Fatah et le Hamas.

La manifestation de mercredi a eu lieu à la suite d’une manifestation similaire qui s’était déroulée dimanche à Ramallah et avait attiré près de deux mille personnes. Il y avait eu très peu de violence dans la manifestation de dimanche, mais ce qui s’est passé mercredi soir était une autre histoire.

Mardi, un jour avant la manifestation prévue, l’AP a annoncé l’interdiction de toutes les formes de manifestations jusqu’à la fin de l’Aïd al-Fitr, la fête musulmane qui marque la fin du mois de Ramadan. Cela a permis à l’Autorité palestinienne de traiter la manifestation prévue d’ « illégale » et d’organiser ses forces pour la disperser.

Avant la manifestation, les rues de Ramallah étaient remplies de policiers. Les agents ont été placés dans des endroits stratégiques dans l’objectif évident d’intimider les militants.

Peu de temps après que les manifestants ont commencé à se rassembler, armés de rien d’autre que des affiches disant « Gaza nous unit », les forces de répression ont commencé à tirer des gaz lacrymogènes et à lancer des grenades assourdissantes. Des policiers lourdement armés en tenue anti-émeute ont également brandi des matraques et utilisé des pistolets Taser contre les manifestants non armés. À la fin de la nuit, plus de 40 manifestants avaient été arrêtés. Les manifestants détenus ont été tabassés dans des véhicules de police et des postes de police. La plupart des détenus ont été libérés rapidement, mais tous ont été blessés.

La pire des violences n’est pas venue de la police, mais des voyous payés par le Fatah, connus familièrement sous le nom de « baltajiyeh », qui se sont joints à la police pour battre et intimider les manifestants. Identifiables par les casquettes blanches qu’ils portaient, ces hommes étaient incroyablement violents envers les manifestants et ont harcelé sexuellement et agressé plusieurs femmes dans la foule.

L’intimidation des militants en Palestine, en particulier ceux qui critiquent l’AP, n’est pas nouvelle. De nombreuses manifestations similaires ont été réprimées par le passé, et ce qui s’est passé mercredi soir ne devrait surprendre personne. Les dirigeants qui ont commandité l’attaque des manifestants pacifiques cette semaine étouffent l’opposition politique depuis des années. Ils a également échoué à tenir des élections démocratiques depuis plus d’une décennie.

Pourtant, malgré tout son autoritarisme et son agressivité envers son propre peuple, l’AP a toujours le soutien de la dite communauté internationale et ses forces de sécurité sont célébrées pour leur efficacité. En 2006, les forces de sécurité de l’AP ont été réformées et recyclées dans le cadre d’une initiative menée par le Coordinateur de la sécurité des États-Unis (USSC) et le Bureau de coordination de l’Union européenne pour le soutien de la police palestinienne (EUPOL COPPS). Ils ont depuis été congratulés par divers politiciens israéliens pour leur coopération et leur aide dans la prévention des soi-disant « activités terroristes ».

Après la manifestation de dimanche dernier [10 juin 2018], l’Autorité palestinienne a affirmé que la campagne en cours à Ramallah contre les sanctions de Gaza était organisée directement par le Hamas. Cependant, ce n’est clairement pas le cas. La campagne contre les sanctions contre Gaza est un mouvement populaire non partisan. Des Palestiniens de tous les milieux et de toutes les affiliations politiques se sont rassemblés mercredi à Ramallah pour protester.

L’objectif principal de la campagne est de lever les sanctions qui exacerbent les souffrances causées par le siège israélien. Mais elle tente également de contester la fragmentation du peuple palestinien, en soulignant qu’il ne fait qu’un – de Gaza à Haïfa en passant par Ramallah – et que son seul adversaire sont les colonies israéliennes et tous les mécanismes de contrôle.

Ce qui est plus clair que jamais aujourd’hui, c’est que l’AP a perdu toute légitimité. En tant que sous-produit d’Oslo, elle reste un mécanisme qui vise à maintenir le peuple palestinien sous occupation et dans la soumission dans les territoires de 1967. Elle ne représente pas les réfugiés palestiniens dans les autres pays ou les Palestiniens vivant dans les territoires de 1948.

Mais la communauté internationale continue son partenariat avec l’AP et, pire encore, continue de financer sa brutalité envers son propre peuple.

Le début des manifestations de la Grande marche de retour à Gaza il y a plusieurs mois a montré la renaissance de l’organisation populaire palestinienne. En effet, de Haïfa à Ramallah, Gaza unit le peuple palestinien !

Yara Hawari

Analyste politique à Al-Shabaka, le groupe de réflexion palestinien.

.

.

https://i1.wp.com/mai68.org/spip2/IMG/jpg/Ramallah_16juin2018.jpg

 

.

.

.

.

**************************

.

« Discussion entre Robert et do

sur les luttes de libération nationales…

.

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1772

.

Robert attaque les luttes de libération nationales, et do en prend la défense. L’exemple des Indiens contre les cowboys, et celui des Palestiniens contre les sionistes.


Robert :

IL EST INTERESSANT D’OBSERVER LE DEMANTELEMENT DES FORCES NATIONAISTES CHAUVINES AU QUEBEC (bloc – pq- qs) – AU CANADA ET PARTOUT AILLEURS DANS LE MONDE … BASQUE – ECOSSE – CATALOGNE – ETC.

CETTE DECONFITURE DES NATIONALISTES CONFIRME NOS HYPOTHESES ICI PRESENTES :

« En cette époque de tension guerrière il faut revoir la politique prolétarienne à propos des luttes de libération nationale. Le prolétariat n’a pas de patrie et la guerre nationaliste pour le droit des bourgeois à contrôler leur État national et à spolier la plus-value indigène ne soulèvera pas le combat prolétarien pour renverser le mode de production capitaliste et pour édifier un nouveau mode de production. Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire. Afin de démontrer cette thèse l’auteur présente et commente les textes de Mattick, Souyri, MacNally, Luxemburg et Ouvrier Communiste portant sur les luttes de soi-disant libération »

Réponse de do :

Salut

Il est bien évident que la phrase « Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire » est bizarre. Car, quand les indiens sont TOUS en train d’être tués par les cowboys, s’ils pratiquent la « lutte de classe » et combattent leurs propres chefs, ils font le jeu de l’ennemi, celui des cowboys qui veulent les tuer tous sans distinction hiérarchique.

Et les luttes prolétariennes « pures », elles sont où ?

A+
do
http://mai68.org

Réponse de Robert :

Prenons l’exemple palestinien si tu veux bien parce que PLUS CONTEMPORAIN QUE LES INDIENS ET QUI SE DÉROULE ENTRE DEUX PEUPLES VIVANT SOUS LE MÊME MODE DE PRODUCTION ce qui n’était pas le cas des amérindiens face aux cowboys du moins au XVIIIe siècle

les prolétaires – et les ouvriers palestiniens ont deux choix dans la situation présente

a) s’embrigader sous la houlette de l’OLP. du FPLP, du Hamas, du Jihad Islamique et quand un mot d’ordre totalement suicidaire est lancée par le Hamas ou l’OLP aller se laisser tirer comme des pigeons sans armes (avec armes ce serait pareil) à la cloture ou les snipers assassins israéliens les tireront tranquillement comme des lapins

De manière à ce que le Hamas puisse répliquer aux USA et à leur deal du siècle = vous voyez nous ne pourrons jamais faire avaler ce DEAL – CE TRAITÉ – POUR LA CRÉATION D’UN PETIT BANTOUSTAN aux enragés de Gaza (125 morts et 12 000 blessés) Alors amis américains et israéliens je vous en supplie agrandissez le bantoustan donnez-nous un peu plus de terres que l’on puisse faire gober la couleuvre à nos commettants SINON NOUS ALLONS CONTINUER À LES MENER À L’ABATTOIR POUR QUE VOUS AYEZ MAUVAISE RÉPUTATION MONDIALE

JE SUIS TOTALEMENT CONTRE ce DEAL des bourgeois palestiniens visant à gérer un plus grand bantoustan où les ouvriers palestiniens vivront tout aussi exploité qu’en ce moment (Référence à la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud qui fut suivit après l’abolition de l’apartheid par l’assassinat de 100 ouvriers mineurs du cobalt par des balles tirés par des tortionnaires noirs = vive l’égalité des chances de faire un carton sur les ouvriers noirs en grève par des tueurs noirs en uniforme)

b) le choix des ouvriers-prolétaires palestiniens = Ne surtout pas se mobiliser dans ses parades suicidaires à la cloture. Si le gout de manifester futilement les démanges manifester au centre de Gaza loin de la cloture = il n’y aura pas de victimes innocentes de toute facon victimes ou pas la bataille est inégale et perdue d’avance. Pourquoi donner sa vie pour que des chefs de bandes puissent gérés un plus grand bantoustan et servir d’intermédiaire et de garde chiourme aux israéliens.

c) Le rapport de force est inégale et la victoire partielle impossible à réaliser – 1 million de palestinien pourront mourir il ne recouvriront pas leur terre occupé de cette façon

d) Alors on laisse les bourgeois accepter le DEAL de Trump et on poursuit la guerre de classe dans le ghetto comme dans le bantoustan une guerre de classe qui se développe qu’on le veuille ou non aussi en Israel entre les ouvriers israéliens et les capitalistes israéliens et lors de la grande crise économique qui emportera le capital israélien – palestinien – américain le temps viendra pour la jonction des forces prolétariennes palestiniennes et israéliennes

car l’unité ne doit pas être forgée au sein du peuple mais au sein de la classe TOUJOURS LA CLASSE L’ALLIÉ DU PROLÉTARIAT PALESTINIEN CE N’EST PAS LA BOURGEOISIE PALESTINIENNE MAIS LE PROLÉTARIAT ISRAÉLIEN

MERCI CAMARADE

Réponse de do :

Salut,

Tu veux éluder l’exemple du génocide des Indiens par les cowboys parce qu’à lui seul il montre que ta phrase « Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire » est fausse. Il le démontre parfaitement. Et il le démontre facilement parce cet exemple est caricatural… et néanmoins bien réel.

Et, du coup, tu veux prendre l’exemple de la Palestine. Mais ce que tu oublies, c’est que les Juifs qui sont allés en Israël ont été sélectionnés. C’étaient les plus cons et les plus salauds. Salauds quand ils savaient que la Palestine n’était pas « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Et cons quand ils ne le savaient pas.

Tu me diras que les enfants de cons et de salauds ne sont pas forcément des cons et des salauds. Mais la sélection se fait quand même, et il y a beaucoup de Juifs qui quittent Israël, et ce sont les plus sympas. Certes il y a un nombre infime de juifs sympas qui restent en Israël dans le but d’aider les Palestiniens. Tel est le cas des « Anarchistes contre le mur ». Mais ils sont très rares. En gros, les Juifs sympas s’en vont d’Israël. Ce qui fait que, comme je le lisais il y a deux ou trois ans, il y a 1% de juifs à sensibilité de gauche en Israël.

Et il y a 10 ou 15 ans, je lisais sous la plume d’un sioniste « de gauche » qu’il aurait fallu être bien plus radical quand « on » a chassé les Palestiniens de chez eux, il aurait fallu les tuer tous d’un seul coup, et maintenant on n’y penserait plus, on n’en parlerait plus. Presque tous les Juifs en Israël considèrent les Palestiniens comme des cafards et ne souhaitent que leur mort. Et s’ils ne les tuent pas tous, c’est pour une simple raison : il y a maintenant des caméras.

Donc on en revient à nos Indiens et à nos cowboys. Ce qui compte, ce n’est pas qu’ils aient ou n’aient pas le même mode de production. Ce qui compte c’est que les Indiens ont des arcs et des flèches pendant que les cowboys ont des winchesters à répétition et des mitrailleuses. Ce qui compte c’est que les Palestiniens sont totalement sous-armés par rapport aux Israéliens.

La seule chose qui peut sauver les Indiens, pardon les palestiniens, c’est la solidarité internationale morale et militaire. Une solidarité prolétarienne. Car quand les Vietnamiens ont gagné avec leur FNL, et les Algériens avec leur FLN, c’est grâce à la solidarité prolétarienne internationale.

Bien à toi,
do
http://mai68.org

.

.

.

1 Message

.

  • 6 juin 21:44, par Luniterre J’hésitais carrément à cliquer sur ce lien, connaissant le thème, sujet à polémiques infinies avec M. Bibeau… Infinies et stériles, en fin de compte, généralement…Ici, on gagne du temps avec cette sortie mémorable de M. Bibeau :


    « Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire. »

    Il fallait le faire…

    « Sous l’impérialisme, il faut donc se soumettre à l’exploitation par les impérialistes », c’est le seul sens concret possible de cette sentence.

    En clair, cela signifie donc que cette exploitation n’est pas pire que celle de la bourgeoisie nationale…

    Autrement dit, on ne voit pas quel bénéfice supplémentaire les impérialistes en retirent, dans ce cas… Or ce n’est manifestement pas ce que les peuples sous ce joug vivent, et donc c’est pourquoi ils sont souvent tentés par une alliance avec leur bourgeoisie nationale.

    Nier la surexploitation engendrée par l’impérialisme, c’est tout simplement nier le phénomène impérialiste lui-même. C’est une des raisons pour lesquelles j’en suis venu à considérer M. Bibeau comme un révisionniste, au sens basique du terme, par rapport à tout ce qui fonde l’expérience du mouvement ouvrier et l’analyse théorique qui peut en découler.

    Il ne s’agit pas seulement d’une remise en cause formelle des principe fondamentaux du ML, même si cela va de pair, et désormais plus ou moins revendiqué, selon les circonstances, par M. Bibeau lui-même.

    Bien entendu, l’alliance de classes est nécessairement provisoire, du point de vue prolétarien, et n’efface en rien l’exploitation opérée par la bourgeoisie nationale elle-même.

    Le prolétariat a toujours besoin de son organisation de classe autonome et doit chercher à prendre, dès que possible, la direction des luttes pour aboutir au socialisme.

    Le constat historique selon lequel la montée du révisionnisme dans le mouvement ouvrier international a finalement étouffé la précédente grande vague anti-impérialiste, celle des années 60, n’invalide nullement la nécessité de cette stratégie. Il nous invite, par contre, à une grande lucidité sur la nature et les risques de cette stratégie, déjà préconisée par Lénine, dès les débuts de la IIIe internationale :

    Anti-impérialisme : encore du Lénine sans poussière…

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/04/12/2762_anti-imperialisme_lenine_sans_poussiere/

    Actuellement, on continue d’assister à un reflux des luttes prolétariennes « pures », comme dirait le camarade Do, c’est à dire dirigées franchement vers une alternative socialiste prolétarienne, même et surtout dans les métropoles impérialistes elles-mêmes.

    Par contre des foyers de résistance nationale stratégiquement très importants se développent à travers tout le Moyen-Orient et dans d’autres pays, comme l’Ukraine.

    C’est carrément une très grosse épine dans le pied du système, à l’échelle planétaire. C’est carrément son point faible, son talon d’Achille. Ne pas soutenir ces luttes, c’est carrément aider l’impérialisme à se retirer cette épine, et pour le prolétariat, se tirer une balle dans le pied.

    Macron, Trump et Netanyahu ne peuvent que se réjouir du peu de réaction, en Occident, face aux massacres à Gaza…

    L’attitude pour le moins « ambiguë » de M. Bibeau pose donc problème, en ce sens. Évidemment il n’est pas le seul à jouer ce jeu trouble, et une grande partie de la supposée « extrême-gauche », et même, au sein de ses dirigeants, la grande majorité, est carrément passée à la kollaboration active, avec armes et bagages, littéralement, même si en se dissimulant toujours derrière un double langage « à la Bibeau », avec de très vagues « justifications théoriques », qui ne tiennent formellement que parce que le niveau de formation actuel des militants est au plus bas.

    Heureusement, avec son simple bon sens, le camarade Do a déjà souligné l’essentiel de cette absurdité… !

    Luniterre

.

.

.

.

 

Yémen, Irak, Syrie, Palestine, pour l’impérialisme, à chaque jour ne suffit pas son crime

 

 

 

Complicité criminelle active

et directe de la France macronienne

dans l’attaque sur Hodeida :

 

Les Forces spéciales françaises engagées dans l’assaut…:

un peu crédible « démenti officiel »!

 

https://i2.wp.com/www.opex360.com/wp-content/uploads/kieffer-20180616.jpg

« le ministère des Armées a confirmé qu’une telle opération était dans les tuyaux. « Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre », a-t-il commencé par préciser.

Toutefois, le quotidien Le Figaro a affirmé que des membres des forces spéciales françaises étaient déjà présents au Yémen, aux côtés des troupes émiraties.

« Deux sources militaires contactées par Le Figaro révèlent également que des forces spéciales françaises sont présentes aux côtés des Émiriens au Yémen », a en effet révélé le quotidien, dans son édition du 16 juin. »

http://www.opex360.com/2018/06/16/paris-envisagerait-operation-deminer-port-dhodeida-yemen/

 

 

« La France présente

aux côtés des Emiriens au Yémen,

selon Le Figaro

Reuters

16 juin 2018

PARIS (Reuters) – Des forces spéciales françaises sont bien présentes aux côtés des Emiriens au Yémen, où l’armée française envisage une action de déminage des accès au port d’Hodeïda, selon deux sources militaires qui se sont confiées au Figaro dans son édition de samedi.

http://www.lefigaro.fr/international/2018/06/15/01003-20180615ARTFIG00316-yemen-la-france-prete-a-deminer-le-port-d-al-hodeida.php

Une source parlementaire avait récemment fait part de cette information à Reuters. Le ministère des Armées n’était pas disponible dans l’immédiat pour la commenter.

Les forces fidèles au président yéménite en exil ont lancé mercredi, avec le soutien de la coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite, une vaste offensive contre Hodeïda, le principal port du Yémen toujours aux mains des miliciens houthis. Elles semblaient samedi sur le point de s’emparer de l’aéroport.

« Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre », avait déclaré vendredi le ministère français des Armées.

« Une action de déminage des accès au port d’Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude », avait-il ajouté, confirmant une information donnée jeudi par un responsable des Emirats arabes unis. « Elle aurait pour but de faciliter l’acheminement, en sécurité, de l’aide humanitaire à la population de la ville. »

https://fr.news.yahoo.com/la-france-pr%C3%A9sente-aux-c%C3%B4t%C3%A9s-des-emiriens-au-094401991.html?guccounter=1

(Caroline Pailliez, édité par Arthur Connan)

***********************

« Les mercenaires fidèles au président yéménite destitué Abd Rabbo Mansour Hadi ont lance mercredi, avec le soutien de la soi-disant «coalition arabe» conduite par l’Arabie saoudite, une vaste offensive contre Hodeïda, le principal port du Yémen toujours aux mains du mouvement Ansarullah.

«Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre», avait déclaré vendredi le ministère français des Armées.

«Une action de déminage des accès au port d’Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude», avait-il ajouté, confirmant une information donnée jeudi par un responsable des Emirats arabes unis.  

Mercredi, une quinzaine d’organisations humanitaires, dont la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), ont écrit une lettre au président français pour l’exhorter à faire pression sur les Saoudiens et les Emiratis, membres de la «coalition arabe» impliquée dans l’offensive contre le Yémen, au sujet de la situation dramatique de la population de ce pays. Pour ces organisations, il est «inconcevable de maintenir» la conférence humanitaire sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris et co-organisée avec l’Arabie saoudite, alors même que le royaume wahhabite et ses alliés mènent une attaque sur le port d’Hodeida.

La France et ses contradictions

Qualifiant d’un côté la situation au Yémen de «drame humain» et signant de l’autre main des contrats d’armement juteux avec l’Arabie saoudite, la France joue, pour nombre de commentateurs, un double jeu dans cette guerre aux conséquences humaines tragiques. Dans un rapport de mars 2018, Amnesty International avait mis en cause les livraisons d’armes françaises à l’Arabie saoudite, à l’origine, selon elle, de graves violations des droits de l’Homme dans le cadre de ce conflit. Selon un rapport parlementaire de 2017 sur les exportations d’armement de la France, le royaume wahhabite était entre 2007 et 2016 le second client des fabricants d’armes français.

Source : agences et rédaction

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=27524&cid=322#.WyfK9yA6-M_

https://reseauinternational.net/les-forces-speciales-francaises-sont-aux-cotes-des-forces-emiratis-dans-loffensive-sur-le-port-dhodeida/

****************************************

https://gdb.voanews.com/21B7EFD4-D8AB-4B3D-BACE-DABB27FC435A_w1023_r1_s.jpg

*******************

Et encore une attaque criminelle

d’origine « mystérieuse » ( mais assurément impérialiste)

contre les forces de la Résistance,

à la frontière irako-syrienne.

********************

World News

June 18, 2018 / 12:28 AM / Updated 3 hours ago

Syrian, Iraqi forces say U.S. bombs military border positions, U.S. Denies

Angus McDowall

5 Min Read

BEIRUT (Reuters) – Syrian state media said on Monday that U.S.-led coalition aircraft had bombed a Syrian army position near the Iraqi border, causing deaths and injuries, but the U.S. military denied it was responsible.

https://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20180618&t=2&i=1273935713&r=LYNXMPEE5H1CS&w=1200

FILE PHOTO: Popular Mobilisation Forces (PMF) march during a military parade in Daquq, nearby Kirkuk, Iraq August 5, 2017. REUTERS/Ako Rasheed/File Photo

The attack took place in al-Harra, southeast of the town of Albu Kamal, state news agency SANA said, citing a military source. SANA said the attack caused an unspecified number of deaths and injuries.

A commander in the alliance fighting alongside Damascus told Reuters that drones that were “probably American” had bombed the positions of Iraqi factions between Albu Kamal and Tanf, as well as Syrian military positions.

The commander, who is not Syrian and spoke on condition of anonymity, said the strike had killed and injured some Iraqi fighters but he did not give any numbers.

Iraq’s Popular Mobilisation Forces, a grouping of mostly Iran-backed Shi’ite paramilitaries, said a U.S. air strike on the Iraqi border with Syria killed 22 of its members and wounded 12 others.

At 22:00 last night a U.S. plane hit a fixed headquarters of the Popular Mobilisation Forces’ 45th and 46th brigades defending the border strip with Syria using two guided missiles which led to the martyrdom of 22 fighters,” it said in a statement.

It demanded an explanation from the United States.

No member of the U.S.-led coalition carried out strikes near Albu Kamal,” Major Josh Jacques, a U.S. Central Command spokesman, told Reuters.

The U.S.-led coalition uses air power and special forces to back an alliance of Syrian Arab and Kurdish militia fighting Islamic State northeast of Albu Kamal. U.S. forces also are based around the Tanf crossing, southwest of the town in the Syrian desert near the borders of Iraq and Jordan.

President Bashar al-Assad’s army, with the help of Iran-backed militias including Hezbollah and Iraqi groups, drove Islamic State from Albu Kamal and its environs last year but the jihadists have since staged attacks there.

The Popular Mobilisation Forces have been officially included in Iraq’s governmental forces but many of them still maintain loyalties to their former leaders and political groups. They said the base that was hit was 700 meters into Syrian territory and the Syrian government was aware of their presence.

A U.S. official, speaking on the condition of anonymity, said the U.S. military was concerned that Popular Mobilisation Forces could retaliate against American forces in Iraq. The official said the Pentagon was going out of its way to publicly make clear that it was not involved in the strike in order to minimize the risk of retaliation.

The United States acknowledges that it has about 5,200 troops in Iraq that are part of a coalition fighting Islamic State militants.

OCCUPYING FORCES”

The Syrian Observatory for Human Rights, a war monitor, said unidentified planes had struck Lebanon’s Shi’ite Hezbollah and other allied foreign militias around Albu Kamal.

The UK-based Observatory said the strikes had killed 52 people. Reuters could not independently verify the Observatory’s report of casualties.

FILE PHOTO: A man sits near a poster of Syrian President Bashar al-Assad during the re-opening of the road between Homs and Hama in Talbisi, Syria June 6, 2018. REUTERS/Omar Sanadiki/File Photo

Asked about the reported air strikes, an Israeli military spokeswoman said: “We do not comment on foreign reports.”

Throughout Syria’s seven-year war, Israel has carried out scores of strikes within the neighboring country against what it describes as Hezbollah or Iranian targets.

Israel, alarmed about the clout of arch enemies Iran and Hezbollah, has pressed Russia, Assad’s other key ally, to make sure Tehran does not entrench its military sway in Syria.

Prime Minister Benjamin Netanyahu told his cabinet he had “repeated and clarified” his Syria policy in weekend phone calls with Russian President Vladimir Putin and U.S. Secretary of State Mike Pompeo.

First of all, Iran must clear out of all of Syria,” Netanyahu said on Sunday, according to a statement from his office. “Secondly, we will take action, and are already taking action, against the attempted military entrenchment of Iran and its proxies, both close to the border and deep within Syria.”

https://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20180618&t=2&i=1273880001&r=LYNXMPEE5H0X8&w=1200

In an interview last week, Assad called Hezbollah “a basic element” in the war and said “the need for these military forces will continue for a long time”.

He said the United States was an occupying power in Syria and that his state supported “any act of resistance, whether against terrorists or against occupying forces, regardless of their nationality.”

https://www.reuters.com/article/us-mideast-crisis-syria-usa/syrian-iraqi-forces-say-u-s-bombs-military-border-positions-u-s-denies-idUSKBN1JD11G

*****************************************************

Reporting By Laila Bassam, Angus McDowall, Ellen Francis and Lisa Barrington in Beirut; Additional reporting by Idrees Ali in Washington, Dan Williams in Jerusalem, Ulf Laessing and Ahmed Aboulenein in Baghdad; Editing by William Maclean and Bill Trott

Our Standards:The Thomson Reuters Trust Principles.

***********************************************************************

VERSION FRANÇAISE AFP :

Syrie: une force irakienne

accuse Washington

d’avoir tué 22 de ses membres

Une force paramilitaire irakienne engagée dans la bataille contre le groupe État islamique (EI) a accusé lundi Washington d’avoir tué plusieurs de ses membres lors de frappes nocturnes dans l’est de la Syrie.

La coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a démenti être l’auteur de ces frappes qui ont visé dans la nuit de dimanche à lundi la ville d’al-Hari, située près de la frontière irakienne.

« Cinquante-deux combattants, dont 30 Irakiens et 16 Syriens, y compris des soldats et des membres de milices loyalistes ont été tués », a indiqué à l’AFP le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

De leur côté, les unités du Hachd al-Chaabi, supplétif crucial de l’armée irakienne dans la lutte contre l’EI, ont accusé les forces américaines d’avoir tué 22 de leurs combattants et blessé 12 autres dans ces raids frontaliers.

Le groupe a rappelé avoir été déployé par les autorités irakiennes le long de la frontière poreuse avec la Syrie depuis l’annonce de la victoire sur l’EI proclamée en décembre par Bagdad.

Des combattants irakiens, dont certains sont membres de Hachd al-Chaabi, luttent depuis des années au côté du régime syrien et ont joué un rôle primordial dans la lutte anti-EI dans la province de Deir Ezzor (est de la Syrie).

Au lendemain de ces frappes, un correspondant de l’AFP à Nassiriya, dans le sud de l’Irak, a rapporté que les corps de trois combattants irakiens tués dans l’est syrien avaient été rapatriés pour être inhumés. Ils combattaient au sein de la milice « Kataëb Hezbollah », une force irakienne faisant partie du Hachd al-Chaabi et liée au puissant mouvement du Hezbollah libanais.

Une source militaire à Deir Ezzor a pour sa part indiqué à l’AFP que des avions de combat avaient « mené des frappes aériennes sur des positions conjointes irako-syriennes à al-Hari ».

– Démentis –

Les médias d’Etat syriens ont eux aussi attribué ces frappes à la coalition anti-EI. Citant une source militaire, l’agence officielle Sana a affirmé que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées par des appareils de la coalition, sans fournir de bilan précis.

La coalition a toutefois catégoriquement démenti.

« Il n’y a pas eu de frappes de la part des forces américaines ou de la coalition dans cette zone », a réagi auprès de l’AFP son bureau de presse, en précisant en revanche « être au courant de frappes (…) ayant tué et blessé des combattants de Kataëb Hezbollah ».

« Cette frappe n’a pas été menée par les Etats-Unis ou la coalition », a renchéri à Washington un porte-parole du Pentagone, Eric Pahon.

Al-Hari est située dans la province de Deir Ezzor, riche en pétrole, où les forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les Etats-Unis, et les forces gouvernementales syriennes, appuyées par la Russie, mènent des offensives distinctes contre l’EI.

Le groupe ultra-radical a perdu l’essentiel du territoire qu’il contrôlait en Syrie et en Irak. Mais il reste présent dans des zones désertiques transfrontalières, notamment Deir Ezzor.

Les forces gouvernementales contrôlent les terres à l’ouest du fleuve Euphrate, qui traverse la province, tandis que les FDS se battent pour expulser l’EI d’une série de villages situés sur la rive est, près de la frontière irakienne.

Une ligne de « déconfliction » longeant le fleuve est en place depuis 2017 afin d’empêcher tout affrontement entre pro-régime et FDS.

– « Couloir vital » –

La coalition, qui intervient en Syrie depuis 2014 pour combattre l’EI, a néanmoins frappé des forces du régime ces dernières années.

Le 24 mai, 12 combattants pro-régime ont péri dans un raid aérien contre des positions de l’armée syrienne au sud de Boukamal, ville reprise à l’EI par le régime en novembre dernier et située à quelques kilomètres de la frontière.

L’OSDH et des médias d’Etat syriens avait attribué cette frappe à la coalition, mais le Pentagone avait nié.

Le 7 février, la coalition a reconnu avoir tué au moins 100 combattants pro-régime –dont cinq Russes selon Moscou– dans la province de Deir Ezzor, en représailles à une attaque contre des positions des FDS.

Les frappes contre al-Hari interviennent au lendemain de la reprise par les FDS de Dachicha, un village situé dans le nord de la province de Hassaké.

Dachicha représentait un « fief important » de l’EI dans cette province et se trouvait sur un « couloir vital » reliant autrefois les territoires des jihadistes en Syrie et en Irak, selon le directeur de l’OSDH.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

https://www.afp.com/fr/infos/335/syrie-une-force-irakienne-accuse-washington-davoir-tue-22-de-ses-membres-doc-1655op3

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/mon/511b9c1ecb52cee66c160badcc46eb61ae3dc675.jpg

******************

*****

Gaza :

nouvelle attaque sioniste

contre la résistance

 

Croix-Rouge à Gaza :

nouveau bilan global du crime sioniste

 

L’aviation israélienne a mené ce 18 juin neuf attaques contre la bande de Gaza. Tsahal a fait savoir sur son compte Twitter que cette opération était une réponse à l’envoi ce 15 juin de cerfs-volants et de ballons incendiaires vers le territoire israélien. Selon elle, ces attaques ont visé deux complexes militaires du Hamas et un site de production d’armes. Un Palestinien aurait été tué près de la frontière entre Gaza et l’Etat hébreux a précisé une source ministérielle à l’AFP.

Le 15 juin, la résistance palestinienne a envoyé plusieurs engins incendiaires en direction d’Israël. De fabrication artisanale, ces projectiles prenaient la forme de poches de liquide inflammable ou d’explosifs attachés à des préservatifs gonflés à l’hélium. Ces ballons étaient parfois accompagnés de messages d’amour, de revendications ou de photographies de victimes touchées par des balles israéliennes durant les multiples affrontements qui ont eu lieu dans le cadre de la Grande marche du retour. L’armée Israélienne avait prévenu qu’elle «considérait l’utilisation de ballons et de cerfs-volants incendiaires avec une grande sévérité et fera tout pour empêcher leur utilisation».

Des drones utilisés pour intercepter ballons et cerfs-volants incendiaires

Elle avait d’ailleurs commencé à répliquer dès le 15 juin avec des frappes sur un poste d’observation de la résistance palestinienne, sans préciser de bilan. Selon l’AFP, l’armée israélienne a blessé le 16 juin deux Palestiniens qui lançaient des ballons incendiaires. Une porte-parole militaire avait précisé qu’un «appareil aérien» avait été tiré près d’un groupe de Palestiniens qui lançaient lesdits ballons. Le 9 juin, l’aviation avait pour la première fois tiré à proximité de Palestiniens accusés de préparer des ballons auxquels étaient attachés des engins explosifs.

L’armée israélienne a par ailleurs utilisé des drones pour intercepter ces ballons et cerfs-volants incendiaires. Selon le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, 400 cerfs-volants ont été détruits sur les quelque 600 lancés depuis le début de ce mouvement de protestation. Selon le service des pompiers israéliens, plus de 300 incendies ont dévasté plusieurs milliers d’hectares de champs et broussailles, depuis la fin mars.

L'armée israélienne frappe le Hamas en représailles aux projectiles tirés depuis Gaza

© SAID KHATIB / MAHMUD HAMS / AFP Source: AFP
Gauche : Un activiste palestinien lance un ballon chargé de matériaux inflammables, à la frontière entre Israël et Gaza, à Rafah, le 17 juin 2018.
Droite : raids aériens israéliens le 18 juin 2018 sur des cibles du Hamas à Gaza.

Après les pierres, les cerfs-volants et les ballons incendiaires sont devenus les symboles du mouvement palestinien de protestation lancé le 30 mars à Gaza pour la Grande marche du retour, en mémoire des Palestiniens chassés ou ayant fui leurs terres à la création de l’Etat d’Israël en 1948. L’Assemblée générale des Nations unies a adopté le 13 juin à une forte majorité une résolution condamnant Israël pour les violences meurtrières à Gaza et rejeté un texte présenté par les Etats-Unis condamnant le Hamas pour ces mêmes violences.

Plus de 130 palestiniens dont des femmes, des enfantsdes journalistes, ou encore du personnel médical ont été tués par l’armée israélienne lors de manifestations le long de la frontière avec la bande Gaza.

Gaza: plus de 13.000 blessés

par des tirs israéliens,

selon la Croix-Rouge

 

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/mon/39a3aec0532dcb11f6aa6fa43cf969688201f856.jpg

AFP / Mohammed ABED – Des manifestants palestiniens se protègent des gaz lacrymogènes israéliens pendant une manifestation à Jabalia, au centre de la bande de Gaza, le 8 juin 2018

Le recours à des balles réelles par Israël contre des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza a fait au moins 13.000 blessés depuis mars et représente pour les services médicaux un défi sans précédent, a affirmé lundi un responsable de la Croix-Rouge.

La « grande majorité des blessés hospitalisés sont atteints sérieusement, certains souffrant de multiples blessures par balles », a précisé lors d’une rencontre avec des médias à New York Robert Mardini, responsable pour le Moyen-Orient au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Quelque 1.400 Palestiniens ont été touchés chacun par trois à cinq balles, principalement dans les jambes, a-t-il indiqué.

« C’est une crise d’une ampleur sans précédent dans la bande de Gaza », a affirmé Robert Mardini. La charge de travail pour les secouristes et personnels médicaux dépasse la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas, a-t-il ajouté. La Croix-Rouge internationale prévoit d’ouvrir une nouvelle unité de 50 lits à l’hôpital de Gaza, a précisé le responsable.

Au moins 132 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, début d’un mouvement de protestation dans l’enclave sous contrôle du mouvement islamiste Hamas, le long de la frontière. Aucun Israélien n’a été tué.

Les Palestiniens de Gaza protestent contre le blocus israélien qui étouffe l’enclave depuis plus de 10 ans et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou été chassés de leurs terres lors de la création d’Israël en 1948.

https://www.afp.com/fr/infos/335/gaza-plus-de-13000-blesses-par-des-tirs-israeliens-selon-la-croix-rouge-doc-1668er2