Solidarité Internationaliste Anti-impérialiste: Porto Rico, Cuba, Sénégal… Le combat continue!

 

 

Solidarité Internationaliste

Anti-impérialiste

 

Chers amis,

Le vingt septembre dernier, à peine dix jours après le dévastateur ouragan Irma, un nouvel ouragan, Maria, a ravagé l’ile de Porto Rico.

Vents violents, inondations, le bilan a été très lourd. Soixante-quatre habitants ont péri, et il y a eu d’énormes destructions d’habitations et d’infrastructures. 

Cinq mois après, l’île est encore dévastée: 

http://www.francecuba.org/porto-rico-ruine-coloniale-apres-irma/

Les amis de Porto Rico qui soutiennent Ana Belén Montés s’occupent depuis lors, en priorité, des sinistrés qui pour la plupart sont encore dans un total dénuement, en particulier ceux des villages de Comerio, Humacao et Ciales. Ils les aident au nom d’Ana Belén Montés.

En attendant, dans quelques jours, le 28 février, Ana aura son 61ème anniversaire.

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Nous vous invitons à lui envoyer dès maintenant une petite carte postale sous enveloppe timbrée (tarif monde) à l’adresse:

 Ana Belén Montés

N° 25037-016

FCM (Fédéral Medical Center) P.O. Box 27137

Fort Worth, TX 76127 (USA)

Comme il est vraisemblable qu’Ana ne recevra pas ce courrier, mais qu’il est important que les autorités pénitenciaires voient qu’elle n’est pas oubliée, nous vous proposons de faire comme l’an passé. Nous (Jacqueline et Maurice) allons envoyer un courriel à sa maman, Doña Emilia, qui le 28 février le transmettra par téléphone à Ana.

Si vous envoyez une carte à Ana, vous le signalez simplement à l’adresse mail de Jacqueline Roussie ( 26 février dernier délai), pour que nous puissions totaliser le nombre de cartes envoyées, qui remplacera le X du mot ci-dessous qui sera envoyé le 27 février à la maman.

« Querida Doña Emilia,

Somos amigos de su hija Ana, y pensamos mucho en ella que va a cumplir el 28 de febrero sesenta y uno años.

Enviemos X tarjetas desde Francia, pero como sin dudas no va a recibirlas, confiamos en usted para que Ana sepa que tiene correo que la espera en la carcel de Carswell. 

Muchas gracias!

 Abrazos a usted y a Ana

Animo, pero sabemos que ustedes tienen mucho animo.

(Traduction:

Nous sommes des amis de votre fille Ana, et nous pensons beaucoup à elle qui va avoir 61 ans le 28 février.

Nous lui avons envoyé X cartes postales de France, mais comme sans doute elle ne les recevra pas, nous nous en remettons à vous pour lui faire savoir que du courrier l’attend dans la prison de Carswell.

Merci beaucoup!

Nous vous embrassons, vous et Ana.

Bon courage, mais nous savons que vous en avez beaucoup.)

Jacqueline Roussie et Maurice Lecomte

 

 

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Sénégal :

 

 

LA POLICE SENEGALAISE NIE L’ARRESTATION

DE 12 DE NOS CAMARADES

La plateforme FRANCE DEGAGE  ! a déposé une déclaration à la préfecture de Dakar pour informer le préfet de sa volonté d’organiser un rassemblement pacifique devant le commissariat de police de Bel-Air le mardi 20 février 2018 à partir de 15h.

Le samedi 17 février 2018, le commissaire Mbodj du commissariat de police de Médina a convoqué les signataires de la lettre d’information pour enquête relative à notre manifestation.

Ce qui est choquant c’est que notre camarade est allé au commissariat de police où le commissaire a énergiquement nié les arrestations de nos 12 camarades. «  Personne n’a été arrêté et conduit au commissariat de Bel-Air  » a dit le commissaire. Il ajoutera «  Le secteur où ils ont été arrêtés relève de la gendarmerie de Bel-Air. Soit c’est là-bas qu’ils ont été conduits soit à la sûreté urbaine mais pas au commissariat de Police de Bel-Air.  ».

Quand notre camarade lui a dit avec insistance qu’il confirmait l’arrestation de nos 12 camarades, le commissaire Mbodj n’arrivait plus à se contenir. «  J’ai dit à mes supérieurs que cela n’était pas vrai. Aucun registre ne mentionne la garde à vue de 12 membres de FRANCE DEGAGE !  ». Puis il donna l’ordre à Monsieur Diallo chargé de faire l’enquête «  dites lui de vous donner les noms des 12 arrêtés et l’heure à laquelle ils ont été conduits au commissariat de police.  ». Notre camarade a protesté en disant qu’il n’était pas venu pour une enquête sur une arrestation mais une enquête relative à l’organisation d’une manifestation. Il a consenti à donner le nom d’un des 12 arrêtés  : Ciré Kane. Ou le commissaire Mbodj ne dit pas la vérité ce qui serait grave ou il croit vraiment que FRANCE DEGAGE  ! a inventé de toute pièce l’arrestation de ses 12 membres ce qui serait tout aussi grave. Plus grave même.

FRANCE DEGAGE  ! dénonce la légèreté avec laquelle sont traités les citoyens en général par certains policiers. Comment peut-on arrêter 12 citoyens pour avoir brandi une banderole FRANCE DEGAGE  ! devant les présidents Macron et Macky et venir prétendre que ces arrestations sont une vue de l’esprit  ?

Comment peut-on détenir pendant cinq (05) jours douze (12) citoyens sans qu’ils puissent appeler leur famille ni leurs camarades  ? Comment peut-on laisser 12 citoyens manger des arachides dans un commissariat de police pendant cinq jours (du vendredi 02 au mardi 06 février)  ?

C’est avec de pareilles pratiques que le gendarme Bampoki avait donné un coup de poing à Guy Marius Sagna dans la voiture de la gendarmerie de l’aéroport Léopold Sédar Senghor lors de l’illégale et honteuse déportation du président de l’ONG Urgences Panafricanistes.

C’est avec des pratiques pareilles que des citoyens meurent dans les commissariats de police ou les gendarmeries.

FRANCE DEGAGE  ! dit  : plus jamais ça  !

Les citoyens ne sont pas des canards sauvages à maltraiter dans les postes de police et les gendarmeries.

FRANCE DEGAGE  ! attend la suite que le préfet de Dakar donnera à sa demande de manifester devant le commissariat de police de Bel-Air.

Nous rappelons que FRANCE DEGAGE  ! vise  :

1- la sortie de la France de nos conseils d’administration de banques centrales

2- le rapatriement de nos réserves de change détenues par le trésor public français (la fermeture des comptes d’opération) par l’abolition unilatérale des deux conventions de compte d’opération qui lient la France à l’UEMOA et à la CEMAC pour décoloniser le FCFA 

3- la fabrication de nos billets et pièces en Afrique

Dans un premier temps, c’est à la France de sortir du franc CFA. C’est pourquoi nous avons lancé la campagne pour le FREXIT ou FRANCE DEGAGE  !

LIBERONS LE FRANC CFA DE LA TUTELLE NEOCOLONIALE FRANCAISE  !

Dakar, le 18 février 2018

Signataires  :

-Cercle des étudiants panafricains de St-Louis – Dafa Jott – Front anti APE anti CFA – Jow sunu gaal – Ligue Panafricaine Umoja/Sénégal – Mouvement des Jeunes Leaders Panafricains(Bénin) – Mouvement Panafricain de Rejet du franc CFA/Sénégal – Mouvement Panafricain de Thiès – Mouvement Panafricain de l’UCAD – Nittu Deug – Petroteam Monde – Réseau Panafricain Espoir d’Afrique – Urgences Panafricanistes/Sénégal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’impérialisme n’est pas un « complot », c’est un système économique, à la base du capitalisme « mondialisé »

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https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2014/11/110114_1706_1.jpg?w=500&h=284&zoom=2

Lénine et l’impérialisme :

actualité

et éclaircissements.

 

SOURCE:             TRIBUNE MARXISTE-LENINISTE

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/20/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/

 

L’impérialisme n’est pas un « complot », c’est un système économique, et il est à la base du capitalisme « mondialisé ».

D’une manière générale, la situation actuelle de mondialisation économique, avec sa crise systémique liée à la domination de la sphère financière sur l’ensemble des conditions du développement économique, cela ne peut être une meilleure illustration de l’actualité de la pensée de Lénine sur la formation du stade impérialiste du capitalisme et la domination du capital financier sur l’ensemble des activités économiques, et en tout premier lieu, du secteur industriel. On ne peut plus spectaculaire concrétisation de la domination du capital financier sur le capital industriel et productif en général.

C’est clairement cette situation que Lénine a caractérisé par le lumineux passage suivant,

« Le propre du capitalisme est, en règle générale, de séparer la propriété du capital de son application à la production; de séparer le capital-argent du capital industriel ou productif; de séparer le rentier, qui ne vit que du revenu qu’il tire du capital-argent, de l’industriel, ainsi que de tous ceux qui participent directement à la gestion des capitaux. L’impérialisme, ou la domination du capital financier, est ce stade suprême du capitalisme où cette séparation atteint de vastes proportions. La suprématie du capital financier sur toutes les autres formes du capital signifie l’hégémonie du rentier et de l’oligarchie financière; elle signifie une situation privilégiée pour un petit nombre d’Etats financièrement « puissants », par rapport a tous les autres. On peut juger de l’échelle de ce processus par la statistique des émissions, c’est-à-dire de la mise en circulation de valeurs de toute sorte. »

http://www.marx.be/fr/content/iii-le-capital-financier-et-loligarchie-financiere

Cette compréhension du phénomène impérialiste, qui devrait être une évidence pour tout le monde, ne l’est assurément pas pour la « culture » médiatique dominante, mais elle devrait au moins l’être pour les marxistes, et surtout pour ceux qui osent encore se proclamer « marxistes-léninistes »… Or ce n’est manifestement pas le cas…

Une difficulté d’interprétation subsiste pour certains autour de la notion de monopole et aboutit en pratique, dans leurs analyses, à escamoter complètement la domination du capital financier, et donc à vider, en fin de compte, la notion d’impérialisme de ce qui lui est particulier, comme forme du capitalisme.

Réduire la notion d’impérialisme à celle du monopole, et prétendre s’appuyer sur Lénine pour le faire, très formellement, cela reste possible si l’on en en évacue la signification essentielle et si l’on se contente de jouer sur les mots.

Cela implique d’évacuer complètement la notion de séparation du capital-argent d’avec le capital productif, qui est non seulement une notion propre à ce stade du capitalisme, où elle est donc poussée à l’extrême, mais une notion propre au capital « en général », comme nous l’indique Lénine. Ce n’est donc pas seulement un aveuglement scolastique face à la réalité du monde, selon lequel l’impérialisme se limiterait essentiellement à l’apparition des monopoles, mais c’est tout simplement, de plus, une révision fondamentale du marxisme.

Il est clair qu’à l’époque de Lénine l’apparition des monopoles et la formation du capitalisme monopoliste est bien le phénomène caractéristique de la domination du capital financier, mais non seulement il est basé, précisément, sur cette séparation, comme il nous l’indique, mais il l’accentue donc encore, au lieu de la réduire. C’est, plus que jamais, cette séparation qui permet la domination du capital financier sur le capital industriel et productif. En réalité, cette domination du financier sur le productif est carrément l’expression formelle actuelle, et depuis l’apparition du phénomène impérialiste, de cette séparation capital-argent/productif. Elle n’est pas une forme hasardeuse ou même spécialement « perverse » du capitalisme. Elle est tout simplement la forme moderne incontournable du capitalisme.

Mais elle ne doit donc pas nous faire oublier ce que nous explique Marx à propos du cycle d’élargissement du capital à travers le processus productif. Ce processus est encore le seul creuset réel de la valorisation du capital. C’est avec la révolution industrielle que ce cycle est apparu de manière évidente et visible, au premier degré, et clairement, pour la première fois, comme étant le rôle fondamental du capital productif. Avec la révolution industrielle le capital productif est devenu ouvertement et pour la première fois dans l’histoire économique, la forme dominante du capital. On comprend aujourd’hui qu’elle ne l’est devenue que pour un temps limité, en fait, même si le processus productif reste encore le creuset incontournable de la valorisation du capital, en dépit du rétrécissement de ce creuset, qui est bien l’une des causes majeures de la crise, ce que l’on a encore récemment vu à travers différents articles au sujet de la robotisation.

Mais le capital industriel et productif n’a pas surgi, avec ses usines modernes, remplaçant les ateliers artisanaux et les manufactures, comme un champignon après la pluie.

Si les capitalistes industriels ont pu dominer la scène économique dès les début de cette mutation économique gigantesque, il n’ont pu le faire que grâce l’existence de capitaux précédemment accumulés à travers les divers processus d’accumulation primitive du capital, et ayant abouti à une première strate, déjà très importante, de capital bancaire, qui s’est alors rapidement mise au service du développement industriel, même si elle n’y avait pas le premier rôle.

Ce qu’a apporté l’apparition des monopoles, c’est précisément l’inversion de ce rapport des rôles, et finalement, assez formellement, du rapport de forces entre ces deux formes du capital, ou plutôt, concrètement, de leurs détenteurs et acteurs.

Ce sont aussi bien les opérations de concentration des entreprises que les lourds investissement nécessaires à la modernisation des techniques de production qui ont transformé les acteurs bancaires et financiers en acteurs économiques, décidant finalement des stratégies industrielles et y trouvant directement leur intérêt.

Autrement dit, sans une masse de capitaux financiers préexistants et issus des formes primitives d’accumulation du capital, la formation des monopoles et leur extension à travers le monde n’eut point été possible.

Il est bien évident que cette masse s’est accrue considérablement au cours de ce processus, et que, avec Lénine, on peut parler de fusion, dans les monopoles, du capital bancaire et du capital industriel, mais il n’en ressort donc pas moins que la forme financière continue, de manière dialectique, à exister en tant que forme argent du capital et que cela lui donne une certaine autonomie par rapport au processus productif. C’est cette autonomie qui est à la fois le moyen par lequel elle assure sa domination sur la forme industrielle et sur le processus productif et le moyen par lequel elle continue d’assurer leurs développements réciproques.

Même si l’on voit bien que, globalement, la crise du capital vient de son incapacité, désormais, à se valoriser massivement à travers le processus productif, il n’en est, pas moins et pour autant, d’investissement réellement productif qui ne dépende, d’une manière ou d’une autre, du capital financier.

Les régions du monde ou le productivisme capitaliste apparaît encore comme sous-développé s’y trouvent progressivement soumises par le biais de l’investissement financier impérialiste, dans la plupart des cas.

Comme le rappelle constamment Lénine, il est également clair que si cet investissement est qualifié d’impérialiste, c’est bien parce qu’il vise d’abord à la valorisation du capital investi, tant par l’exportation massive de capitaux que par l’émission également massive de titres financiers.

Un investissement qui n’a pas pour but essentiel la valorisation du capital à travers le cycle productif ne peut réellement être qualifié d’impérialiste.

« Il n’y a jamais eu d’impérialisme pur, sans base capitaliste, il n’y en a jamais eu, il n’y en a nulle part et il n’y en aura jamais. »

https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1919/03/d8c/vil19190300-04c8.htm

Pourtant, au départ, Lénine nous parle bien de deux formes d’impérialisme, dont une d’ordre strictement militaire, qu’il qualifie précisément de « romain » et porte sur la seule notion de conquête de territoires. Mais précisément, il la distingue de l’impérialisme moderne par ce but spécifié. Il est clair que dans les débuts de l’mpérialisme moderne, les deux formes se confondent encore, et notamment das les entreprises coloniales au premier degré, où, néanmoins, la finalité est bien à court terme l’établissement d’entreprises industrielle productives et l’exploitation des ressources locales, notamment en matières premières. On a évidemment vu que cette forme ressurgit également en cas de crise aigue et de confrontation entre puissances impérialistes (2 guerres mondiales…). Elle ressurgit, également, en cas de résistance des peuples supposés faire l’objet d’entreprises de néo-colonisation, comme c’est actuellement le cas de la Syrie, entre autres.

Autrement, et notamment depuis la deuxième guerre mondiale, c’est donc le processus de néo-colonisation, par voie de domination financière, qui est le processus couramment appliqué.

Précisément, les choses ont changé, par rapport à l’époque de Lénine, sur le plan, à la foi, des formes de néo-colonisation et des formes de résistance économique à cette dernière.

A vrai dire la situation avait déjà essentiellement changé à partir de la Révolution d’Octobre et de l’émergence d’un premier état-continent, l’URSS, formé de plusieurs état entreprenant l’édification du socialisme sur 1/6ème de la planète.

 

 

Dans le sillage de ce séisme, une vague de luttes de libération nationale s’est soulevée dans les colonies détenues par les principales puissances impérialistes de l’époque. Un nombre important ont provisoirement triomphé, parfois même en se revendiquant d’options socialistes et se référant au marxisme-léninisme. En réalité, nombre de ces mouvements, même si formés dans le sillage de la IIIème internationale, étaient nés sous l’influence des bourgeoisies nationales-progressistes locales. Leurs capacités à demeurer dans la voie de l’édification du socialisme étaient très faibles, autant en raison de la base économique arriérée sur laquelle elle s’appuyait (ce qui n’était pas insurmontable, Cf. l’URSSS), que surtout par l’opportunisme nationaliste de leurs fractions dirigeantes. Bon nombre de ces régimes n’ont pas résisté longtemps aux sirènes de la corruption et sont rapidement passés du stade d’ancienne colonies à celui de néo-colonie… Mais un certain nombre ont fait de la résistance économique et politique, établissant des régimes indépendants, à vocation de développement économique endogène, à défaut de socialisme. Ces états ont hérité des infrastructures coloniales, qui comprenaient déjà parfois un niveau local de développement industriel calqué sur les monopoles des métropoles dont ils étaient issus. Même s’il s’agit donc, en réalité, de nouveaux états capitalistes, peut-on pour autant, et même s’ils comprennent des infrastructures économiques de type monopolistes, les qualifier d’impérialistes ? Et même si, de plus, dans nombre de cas ces infrastructures ont été nationalisées et sont demeurées parfois durablement la propriété de l’état ?

En quoi ces états répondent-ils donc à la définition léniniste de l’impérialisme ? Sont-ils des émetteurs massifs de titres financiers sur les places internationales ou même simplement chez eux ? Sont-ils des exportateurs massifs de capitaux financiers?

Assurément pas, et il faut donc bien admettre que des structures économiques de type monopoliste, et même des éléments de capitalisme d’état peuvent se trouver dans des états qui ne sont en rien des états impérialistes, mais sont simplement restés au stade de domination d’une bourgeoisie nationale et/ou nationale-bureaucratique, selon les cas, ce qui ne fait qu’une différence de forme, du reste, mais aucune quant à la nature de classe.

Peut-on parler pour autant de capitalisme « pré-monopoliste » ? Assurément, dans les cas où le développement est le plus arriéré, dans le cas des anciennes colonies les plus arriérées, de telles formes économiques s’y trouvent nécessairement encore, mais elles ne constituent pas, généralement, la base structurelle de ces états et le qualificatif de national bourgeois ou national-bureaucratique bourgeois, leur est mieux adapté, selon la part d’éléments de capitalisme d’état qui s’y sont constitués. C’est, notamment, le cas de la Chine maoïste, jusqu’en 1972, année où la jonction de la bureaucratie nationale-maoïste s’est rapidement effectuée avec le capital financier international, via la bourse de Hong-Kong.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

Le cas de la Chine est particulièrement intéressant parce que de tous les pays du tiers-monde qui ont prétendu accéder au socialisme à partir d’une révolution de libération nationale, il est le plus important et celui où cette illusion s’est maintenue durablement, au point que la réalité, aussi bien de son histoire que de sa situation actuelle, est difficilement admise, pour ne pas dire, très rarement en fait, par les analystes de gauche, y compris et surtout, de la gauche occidentale, où il reste encore quelques maoïstes, et même,sans doute plus nombreux, de pseudos « marxistes-léninistes » qui avalisent le discours officiel chinois sur le « socialisme » actuel de la Chine, et sa très formelle référence au « marxisme-léninisme » !

En réalité, la lutte de libération qui se termine en 1949, sur la base d’une alliance entre bourgeoisie nationale rurale et paysannerie, où le prolétariat industriel ne joue sur le terrain plus aucun rôle politique depuis longtemps, en dehors des proclamations théoriques, aboutit donc à une « révolution démocratique bourgeoise de libération nationale », selon l’édition de 1955 du manuel de l’académie des sciences de l’URSS, et à une « révolution de démocratie nouvelle », selon Mao. Tant par celui-ci que par le Manuel, du reste, la propriété de la bourgeoisie nationale y est officiellement reconnue, y compris dans le domaine industriel, en fin de compte, alors même qu’est supposé commencer la phase du passage au socialisme. En réalité, l’intégration de la bourgeoisie industrielle supposée « nationale » se fait aussi avec force indemnisations et sinécures dans les ministères, à l’exemple de Rong Yren, fondateur d’une dynastie de milliardaires chinois encore présente dans les hautes sphères du capitalisme chinois actuel. C’est un cas typique où malgré la nationalisation progressive de la majeure partie de l’industrie, aucune forme de développement économique industriel socialiste n’a jamais vraiment eut lieu. Quant au développement agricole, après une répartition de la terre entre petits paysans, et la forme adoptée de prétendu « socialisme », à travers le système utopique des « communes populaires », il ne pouvait que mener à l’échec (catastrophe du « grand bond en avant ») déjà pourtant anticipé par Engels, dans son Anti-Dühring, à propos de ce type d’économie « communaliste » et du rétablissement tout aussi inévitable du capitalisme auquel elle ne pouvait donc que mener.

Pourtant, de l’échec tragique du « grand bond en avant » à l’émergence du capitalisme financier chinois comme l’une des forces dominantes de l’économie mondiale, il s’écoule plus de quatre décennies… De la vente des premiers titres financiers de la Chine maoïste à la bourse de Hong Kong, en Septembre 1972, à l’ouverture des places financières continentales, déjà près de deux décennies.

Dans les campagnes, les dernières communes populaires ne sont démantelées qu’au milieu des années 80, une seule étant conservée, pour le « folklore » touristique. Autrement dit, la période de domination du capitalisme national-maoïste peut être considérée comme ayant duré près de quatre décennies, également, si l’on tient compte que la période « Denguiste » est essentiellement une période comprador, de domination du capital financier étranger, et principalement US, mais où s’effectue, en quelque sorte, la plus grosse part de l’accumulation primitive nécessaire à la constitution du capital financier chinois, formant la base d’un capitalisme monopoliste d’État capable d’amorcer sa propre exportation significative de capitaux. Pour autant, à quel moment peut-on dire que cette exportation fait de la Chine une nation impérialiste ? Comme le dit Lénine :

« Inutile de dire, évidemment, que toutes les limites sont, dans la nature et dans la société, conventionnelles et mobiles; qu’il serait absurde de discuter, par exemple, sur la question de savoir en quelle année ou en quelle décennie se situe l’instauration « définitive » de l’impérialisme. »

http://marx.be/fr/content/vii-limperialisme-stade-particulier-du-capitalisme

Il en va de l’impérialisme chinois comme de l’impérialisme en général. Récemment, (2015-2016), les chinois se sont vantés que leurs exportations de capitaux étaient enfin supérieures à la masse des capitaux étrangers entrants, sur une année. Encore faut-il tenir compte qu’une partie des capitaux formellement « exportés » reviennent en réalité en Chine, via des places de transit genre Iles Caïman, pour bénéficier du statut spécial des zones franches… Quoi qu’il en soit, personne ne peut aujourd’hui nier que la Chine soit le deuxième poids lourd financier à l’échelle mondiale et le seul challenger réel de l’impérialisme US. Pour autant, l’impérialisme US possède encore plusieurs longueurs d’avance dans tous les domaines et, même s’il peut sembler « sur le déclin », tout est relatif et il a encore les moyens de se comporter en « gendarme de la planète », tant sur le plan militaire que financier, et, manifestement, il ne s’en prive pas.

Sur le plan « culturel » et idéologique, le fait que la Chine continue assez officiellement à donner des leçons de « marxisme-léninisme » au monde entier peu prêter à sourire et c’est bien là, du reste, encore un héritage de la « pensée » maoïste, qui se voulait plus « rouge » que toutes les autres et prétendait critiquer leur « révisionnisme »,et notamment le « social-impérialisme soviétique » qui serait né avec l’ère khrouchtchevienne. Cette posture « théorique » avait notamment atteint le paroxysme de l’hypocrisie et du cynisme avec la supposée « révolution culturelle », précédant précisément le basculement complet de la Chine dans le camp réellement impérialiste, celui là, des USA !! Ce que Mao lui-même a finalement formalisé à travers sa « théorie des trois mondes », prolongement conséquent de sa prétendue philosophie « de la contradiction », très prisée de nos « intellectuels » occidentaux, qui y ont trouvé une raison de plus de servir désormais la soupe aux maîtres du monde.

Cette « théorie » du « social-impérialisme soviétique » n’est pas sans avoir encore quelque écho, paradoxalement auprès de ceux qui voient en la Russie actuelle un prolongement de cet « impérialisme », soit éventuellement comme « allié » de l’impérialisme chinois, soit simplement pour son propre compte.

Ce syndrome affecte donc toujours une bonne partie des pseudos « marxistes-léninistes » français, qui le partagent, sous des formes à peine atténuées, avec une large frange de la gauche française, celle qui préfère encore le râtelier US à la soupe chinoise. Paradoxe ou retard à l’allumage, certains sont des maoïstes adepte du « Mao » de la période « révolution culturelle » !!

Il est vrai que selon la présentation actuelle qui en est faite par les médias du système, la Russie de Poutine serait donc le dernier « grand méchant loup » menaçant la quiétude de l’Occident, depuis le recul des « djihadistes » au Proche-Orient.

On a vu que le moindre de ses mouvements stratégiques est scruté et aussitôt interprété comme une « menace » et une intention agressive à l’égard de l’Occident, même lorsqu’il se déroule sur son propre territoire ou sur celui de ses alliés.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/08/tout-ca-pour-ca-ou-les-eternels-demons-kollabos-de-la-petite-bourgeoisie-maoiste/

L’épisode « Crimée » a été évidemment le pic symbolique de ce syndrome, en dépit de sa légitimité assez évidente et que l’Occident est bien dans l’incapacité de contester, du reste. Une « annexion » éventuelle du Donbass serait évidemment interprétée comme une nouvelle « agression » alors que ce rattachement est le souhait massif des populations locales et serait donc tout à fait conforme au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Si l’ambiguïté du régime Poutine doit être critiquée, au sujet de l’Ukraine, c’est bien plutôt dans le sens d’une temporisation diplomatique excessive qu’elle devrait l’être.

En Ukraine comme ailleurs, si l’on tient compte de l’épisode sanglant du Maïdan et de ses suites, c’est carrément d’une inversion des rôles qu’il s’agit, et c’est la stratégie de résistance de la Russie qui est systématiquement présentée comme une suite d’entreprises agressives supposément « impérialistes », donc, selon certains discours « de gauche » et même pseudos « marxistes-léninistes ».

Face au déferlement « préventif » du militarisme US et Otanesque sur l’essentiel des zones stratégiques jouxtant ses frontières, la stratégie de résistance et de désencerclement de la Russie surprend par son ampleur et sa relative efficacité, jusqu’à ce jour.

Au regard de l’Occident, cette efficacité est donc des plus « politiquement incorrecte » et semble seulement bien venue pour accréditer ce renversement des rôle, et attestant d’un hypothétique « équilibres des force », voire même d’une très théorique supériorité militaire, elle accréditerait donc la thèse d’un « impérialisme russe » renaissant de ses cendres, héritier en ligne directe du « social-impérialisme soviétique »…

Même si l’on se place du point de vue primitif d’un prétendu « impérialisme militaire », la réalité des chiffres devrait remettre les choses en proportions. Pour 2017, le budget de l’armée US représente à lui seul 40% du budget militaire total de la planète ! Et il est plus que douze fois supérieur à celui de la Russie ! Qui est lui-même inférieur à celui de la France, grande donneuse de leçons et pourvoyeuse de conflits à travers le monde, et en Afrique, notamment !

http://www.lepoint.fr/monde/budget-militaire-la-france-depensera-plus-que-la-russie-en-2017–12-12-2016-2089696_24.php

http://hist.science.online.fr/storie/politiq_incorrect/PaxAmericana/puissance-militaire.htm

La Russie a effectivement hérité du passé soviétique une industrie militaire d’un bon niveau et a réussi à la rendre à nouveau fonctionnelle, avec en réalité peu de moyens. Ce qui est simplement une nécessité pour sa survie, dans le contexte international actuel, et nullement une preuve de volonté « expansionniste ».

Ce meilleur rapport coût/efficacité est d’ailleurs reconnu et envié jusqu’au sein de l’armée US elle-même…

http://pqasb.pqarchiver.com/mca-members/doc/1868134384.html?FMT=TG

Le véritable impérialisme, effectivement, ne peut aller sans gâchis matériel, financier, et humain, en fin de compte !

Voilà donc pour l’ « impérialisme militaire »…

Quid de l’ « impérialisme financier » de la Russie ?

Si le budget militaire US représente à lui seul 40% du budget militaire mondial, il en va de même déjà simplement pour la capitalisation boursière située aux USA, qui représente donc également 40% du total mondial. Sur l’ensemble mondial des titres financiers, ce sont largement plus de 50% qui sont contrôlés par des américains…

Par comparaison, la capitalisation boursière de la Chine, son challenger, équivaut à 40% …de celle des USA, soit environ 16% du total mondial.

La capitalisation boursière de la Russie, pour sa part, représente seulement à peine 1,5% de la capitalisation US, soit aux environs de 0,006% du total mondial !

Une seule entreprise américaine, comme Apple, représente à elle seule plus du double de la capitalisation boursière totale en Russie… !

Et qu’en est-il de l’exportation « massive » de capitaux russes qui devrait être la manifestation essentielle de cet « expansionnisme » dévergondé… ?

Comparons les chiffres chinois et russes pour l’année 2016 :

La Chine a exporté en 2016 pour 183 Millards de Dollars de capitaux, et en a importé 133, soit un différentiel positif, pour l’export, de 50 Mds de Dollars.

https://www.tradesolutions.bnpparibas.com/fr/implanter/chine/investir

Cette même année, la Russie a importé en tout moins de 33 Milliards de Dollars, et n’en a exporté que 22, soit un solde NEGATIF de près de 11 Mds.

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/File/438470

Et encore, selon la source, environ 70% de ces 22 Mds exportés le sont vers des « zones à fiscalité privilégiée », et ne sont donc pas réellement de l’investissement productif. Plutôt de l’évasion fiscale, en termes moins diplomatiques…

Autant dire, en dépit de quelques cas spectaculaires manifestement montés en épingle par la propagande médiatique occidentale, que l’ « exportation » de capitaux russes, déjà basicalement déficitaire, est donc en réalité carrément à considérer comme négligeable, du point de vue des critères qui en feraient l’expression d’un « impérialisme russe ».

Comment donc peut on considérer un pays, certes capitaliste, mais qui n’exporte quasiment pas de capitaux et dont la capitalisation boursière est des plus réduites, surtout en proportion de sa taille et de son importance géostratégique, à l’échelle d’un continent ?

Ses seules ressources économiques conséquentes reposent sur l’exportation de ses matières premières, et non sur leur transformation, et sur l’exportation d’armes, sa seule industrie réellement compétitive, à l’échelle internationale.

C’est en ce sens qu’elle se rapproche effectivement à nouveau de ce qu’était l’URSS des décennies Khrouchtchev-Brejnev, avant l’effondrement de la période Gorbatchev-Eltsine, de loin la plus noire.

On ne peut pas résumer en quelques lignes l’histoire économique de cette époque, mais elle peut effectivement se comparer à la période de transition « Deng Xiaoping » en Chine, en ce sens qu’il s’agit d’une période de transition de type « comprador », mais, en l’occurrence, totalement ratée, notamment en raison de l’importance prépondérante de l’économie mafieuse. Il n’y a donc pas eu d’accumulation primitive suffisante pour constituer un capital financier monopoliste russe capable de démarrer un cycle de développement basé sur l’exportation de capitaux, à partir de groupes industriels et financiers compétitifs à l’échelle internationale.

Seul le géant « Gazprom » peut sembler faire illusion, mais précisément il ne concerne que l’exploitation et l’exportation de matières premières, ne gérant donc en fait qu’une situation de dépendance de la Russie vis à vis de ce marché complexe, et de plus, majoritairement au mains de l’État russe, c’est le cas typique d’un élément de capitalisme d’État de type national-bureaucratique, et non pas la composante d’un pôle économique capitaliste au stade impérialiste, on vient de le voir.

En ce sens, en tant qu’héritier quasi direct de ce qu’était l’économie soviétique de la période Khrouchtchev-Brejnev, il nous renseigne sur ce qu’était la nature de classe de l’URSS à cette époque. On a déjà vu à quel point elle se trouvait dépendante de l’exportation des matières premières.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

La prise du pouvoir par la bureaucratie khrouchtchevienne s’est faite pratiquement en parallèle de l’installation au pouvoir, en Chine, de la bureaucratie nationale-maoïste. De plus, on a également déjà vu à quel point, à cette époque, ces deux fractions, russes et chinoises, partageaient les mêmes vues sur le démantèlement des infrastructures socialistes en URSS, et sur leurs propres modes de « développement », en dépit de leur conflit ultérieur et des légendes « théoriques » cultivées par la gauche française, surtout supposée « extrême », à ce sujet.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/11/02/maoisme-etou-marxisme-leninisme/

C’est pourquoi le programme de « réformes » initié par Khrouchtchev peut être qualifié de contre-révolution, précisément en ce qu’il change la nature de classe de l’État soviétique. D’État socialiste, il en fait une dictature bourgeoise nationale-bureaucratique. Ce qui pouvait encore être une révolution de libération nationale en Chine, après la colonisation et la dictature japonaise, était par contre nettement de nature réactionnaire et contre-révolutionnaire en URSS.

Le conflit, qui s’est développé entre eux, ensuite, principalement à partir du début des années 60, est donc un conflit entre deux fractions de la bourgeoisie nationale-bureaucratique, les deux plus importantes de cette époque là, qui tentaient en outre de se disputer le leadership des mouvements de libération nationaux, alors en plein essor.

C’est principalement au cours de cette décennie des années 60 que s’est forgé le lexique maoïste de base concernant la pseudo- « théorie du social-impérialisme soviétique », reprise, entre autres, par les « marxistes-léninistes » français, et encore jusqu’à aujourd’hui. Qu’ils aient largué ou non le maoïsme en cours de route, ils n’en continuent pas moins à tirer ce boulet théorique avec eux et même à le ressortir et à lui redonner un coup de « polish » pour établir un lien « impérialiste » entre l’URSS de cette époque et la Russie d’aujourd’hui… !

S’appuyant sur le fait que le capitalisme monopoliste d’État est la forme du capitalisme qui semble en quelque sorte être naturellement l’antichambre du socialisme, l’un de leurs adeptes nous écrit récemment :

« Le capital financier et le monopole socialiste sont la même chose, mais entre les mains de classes différentes”

Il s’appuie également sur cette première constatation que Lénine fait en « rectifiant » en quelque sorte, l’approche précédemment faite par Hilferding :

« Concentration de la production avec, comme conséquence, les monopoles; fusion ou interpénétration des banques et de l’industrie, voilà l’histoire de la formation du capital financier et le contenu de cette notion.  »

Or celle ci se trouve précisément au tout début du chapitre où Lénine démontre la domination du capital financier sur l’ensemble du processus impérialiste, résumée dans la première citation que nous avons faite en début de texte, et largement démontrée et explicitée par la suite.

Il est clair que cette fusion banques-industries est la forme concrète que prend le monopole, mais précisément en ce qu’elle permet d’accentuer encore le rôle dominant du capital-argent et d’accentuer également encore davantage sa séparation d’avec le capital productif.

«  L’impérialisme, ou la domination du capital financier, est ce stade suprême du capitalisme où cette séparation atteint de vastes proportions. »

C’est également ce que l’on constate, sur le terrain.

On ne saurait donc réduire l’impérialisme à la seule constitution des monopoles.

Il est clair que tout processus dialectique peut se transformer en son contraire, mais cette transformation est elle même un processus dialectique, et non une simple « inversion », un simple « retournement ». Un processus dialectique évolutif progressiste se transforme en son contraire par un processus dialectique régressif, une spirale ascendante par une spirale régressive descendante, etc… Entre les deux processus se trouve le point de bascule que l’on appelle généralement « saut qualitatif » ou révolution, mais il peut donc aussi s’agir d’un saut régressif, d’une contre-révolution, qui n’est pas non plus le reflet-miroir d’une révolution, mais bien le début d’un processus dialectique réactionnaire et donc régressif.

Alors que ce camarade n’hésite pas à affirmer :

L’impérialisme et le socialisme sont un peu comme le recto et le verso d’une feuille.”

« Il est évident que le capital financier disparaît sous le socialisme, non pas en étant supprimé, mais parce qu’il se convertit en propriété commune.

La concentration de la production, les monopoles et la fusion des différents secteurs économiques, c’est également vrai sous le socialisme, et même de façon encore plus importante. On appelle plus ça capital financier, puisqu’il n’y a plus de capitalisme. Mais si le capitalisme revient alors ça se reconvertit immédiatement en capitalisme monopoliste, en capital financier, etc.”

Alors que même si l’argent ne disparaît pas formellement tout de suite, avec le socialisme, il cesse d’être capital précisément en ce qu’il représente la valeur-travail, répartie entre les membres de la société selon la formule « de chacun selon ses besoins à chacun selon son travail » et qu’il ne peut se transformer en capital-argent séparé de la production, et ne peut donc plus être accumulé selon un processus capitaliste, et donc encore moins, dans les « vastes proportions » nécessaires à la reconstitution « immédiate » d’un processus impérialiste. Il est clair que dans le processus de lutte de classe continue qui se déroule, et encore longtemps, dans la phase de transition socialiste, les éléments réactionnaires et autres parasites bureaucratiques tentent de reformer localement des processus d’accumulation, et y arrivent donc malheureusement assez bien, mais même si la corruption peut gagner un niveau assez élevé dans la hiérarchie, il n’y a jamais d’accumulation suffisante pour un tel « retournement immédiat ».

Le processus d’accumulation quantitative arrive bien avant à être suffisant pour entraîner un « saut qualitatif » de type évidemment contre-révolutionnaire, et pour enclencher à grande échelle un processus de restauration du capitalisme, mais qui n’est en rien le simple « reflet-miroir » du passage du stade monopoliste-impérialiste au stade de la transition socialiste.

Et non seulement ce n’est pas le cas, mais les conditions même de la contre-révolution sont déjà un affaiblissement de la cohérence centralisatrice du socialisme sous l’effet centrifuge de la corruption et des baronnies bureaucratiques locales.

Et la situation ne va naturellement pas vers une reconstitution rapide de cette centralisation, bien au contraire. C’est l’émergence au grand jour des baronnies bureaucratiques locales et diverses, dans tous les rouages de l’État, qui poussent à sa déstructuration.

Faute de capital financier accumulé, le capitalisme national-bureaucratique qui émerge de la contre-révolution ne peut pas être un capitalisme monopoliste d’État au stade impérialiste, et il tend à se désagréger. C’est ce qui s’est passé en URSS.

Il se trouve donc même confronté à de grandes difficultés pour redémarrer un processus d’accumulation suffisant pour survivre en tant que bourgeoisie nationale-bureaucratique. C’est ce qui a engendré la phase mafieuse et comprador Gorbatchev-Eltsine. Un processus “normal” d’accumulation et de consolidation de cette bourgeoisie nationale-bureaucratique n’a recommencé, et très laborieusement, qu’avec Poutine, il n’y a pas encore deux décennies.

La “théorie” de la “restauration rapide” du capitalisme financier et du “social-impérialisme”, c’est carrément, il faut bien le redire, le “McDo du marxisme”!!!

(A suivre…)

Luniterre

la France fournisseuse officielle du carnage yéménite

Mirages 2000, chars Leclerc, canons Caesar :

la France fournisseuse officielle

du carnage yéménite

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Par Anne-Sophie Simpere

 

 

Depuis mars 2015, une coalition d’États arabes emmenés par l’Arabie Saoudite conduit une campagne militaire particulièrement meurtrière au Yémen. Les combats s’enlisent, marqués par de potentiels crimes de guerre et par une catastrophe humanitaire sans précédent. Tandis que plusieurs États ont décidé d’arrêter de fournir des armes aux belligérants, la France, « patrie des droits de l’homme » semble indifférente à la controverse, se réjouit même de ses ventes d’armes « record » et de leurs performances en matière de destruction.

Les industriels français de la défense sont fiers des performances de leur matériel. Rien de tel qu’une campagne militaire meurtrière pour en démontrer les qualités ! « Pour ce qui est des chars Leclerc, je vous confirme que leur implication au Yémen a fortement impressionné les militaires de la région », se réjouissait, il y a un an, Stéphane Mayer, PDG du groupe Nexter qui fabrique ces blindés, devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale. Depuis le printemps 2015, 70 à 80 chars Leclerc ont été déployés par l’armée émiratie, alliée de l’Arabie Saoudite, sur le champ de bataille yéménite afin de combattre la rébellion des Houthis.

Même satisfaction chez Dassault, qui fournit des Mirages 2000-9 à cette même armée des Émirats Arabes Unis, et vient de signer un contrat de modernisation de leur flotte : « L’excellence de l’avion et le succès du programme ont été démontrés avec brio par la grande disponibilité du Mirage 2000-9 et la qualité de sa participation à des opérations menées en coalition internationale », annonce fièrement un communiqué du groupe français. Les opérations en question ? Les frappes aériennes de la coalition arabe au Yémen dont certaines, selon l’ONU et des organisations non-gouvernementales, pourraient constituer des crimes de guerre.

« Horreur permanente », selon l’Onu

Quelle est aujourd’hui la situation du Yémen, vitrine de ce savoir-faire français ? Après plus de 30 000 bombardements et un blocus qui entrave l’accès humanitaire, le bilan de cette guerre lointaine est d’au moins 10 000 morts et près de 3 millions de déplacés. L’Unicef estime qu’un enfant y meurt toutes les dix minutes, qu’1,8 million d’entre-eux souffrent de malnutrition aigüe, et que près de 400 000 enfants yéménites sont atteints de malnutrition sévère et luttent pour survivre. Sans parler de l’épidémie de choléra, un désastre dans un pays dont le système de santé est exsangue et où les organisations humanitaires sont elles aussi victimes des bombardements. Plusieurs hôpitaux de Médecins sans frontières (MSF) ont ainsi été visés.

Le Yémen traverse peut-être actuellement « la pire crise humanitaire depuis la fin de la Seconde guerre mondiale », alertent les Nations-unies, dont plusieurs responsables qualifient la guerre d’« absurde et futile », tandis que le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’Onu, Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein, parle d’« horreur permanente ». Le 21 décembre 2017, alors que l’un des pays les plus pauvres du monde subit des bombardements depuis mille jours, plusieurs ONG lancent la campagne « Yemen can’t Wait » : le Yémen ne peut pas attendre. Une situation si dramatique que certains pays commencent à trouver gênant de continuer à fournir des armes aux belligérants qui s’acharnent.

Un mouvement de désengagement ignoré par la France

Dès mars 2016, le parlement hollandais vote ainsi une résolution interdisant l’exportation d’armes vers l’Arabie Saoudite, en lien avec son intervention au Yémen. Mi janvier, c’est l’Allemagne, qui a été ces dernières années l’un des gros exportateurs d’armes vers les pays de la coalition qui fait la guerre au Yémen, qui annonce l’arrêt immédiat des ventes d’armes à toutes les parties du conflit. Une décision favorisée par les sociaux-démocrates du SPD, dans le cadre des négociations pour former une nouvelle coalition gouvernementale.

Face au risque que les armes soient utilisées contre des civils, la Norvège, la Belgique et le Canada gèlent également des exportations vers les Émirats Arabes Unis ou vers l’Arabie saoudite. En Finlande, tous les candidats à la présidentielle de février 2018 se sont engagés à arrêter les ventes d’armes aux émiratis, après que des images aient prouvé leur utilisation dans la guerre au Yémen. Quand les gouvernements ne bougent pas, c’est la société civile qui prend le relai : des plaintes sont en cours au Royaume-Uni, en Wallonie et au Canada contre des contrats d’exportation militaires dans la région.

La France, impassible, semble épargnée par ce mouvement. « A ce jour, nous n’avons pas d’information sur le fait que la France aurait revu sa position sur les exportations d’armes », déplore Aymeric Elluin, chargé de plaidoyer « armes et justice internationale » pour Amnesty France. Aucune vente d’arme à l’étranger ne peut pourtant avoir lieu sans l’autorisation du gouvernement. La France est par ailleurs signataire d’un Traité sur le commerce des armes (TCA), et a adopté une Position commune de l’Union européenne (UE) sur les exportations de matériel militaire. Ces règlementation interdiraient a priori tout transfert d’armes vers les parties du conflit yéménite, compte tenu des graves violations du droit humanitaire qui y sont constatées.

Plus d’un milliard d’euros d’équipement pour les saoudiens

Pire : depuis le second semestre de l’année 2014, la France a accordé pas moins de 1989 licences d’exportation de matériel militaire aux différents pays engagés dans la coalition menée par Riyad ! Depuis 2007, l’Arabie Saoudite, le Qatar et l’Égypte sont les trois principaux clients de la France après l’Inde. Sur la seule année 2016, plus d’un milliard d’euros d’équipement militaire a été livré à l’Arabie Saoudite [1].

Dès lors, il n’est pas étonnant de retrouver des armes françaises sur le champ de bataille yéménite : des corvettes Baynunah du constructeur français CMN (Constructions mécaniques de Normandie) pour assurer le blocus, des canons Caesar pour pilonner le Yémen depuis sa frontière… Pour l’Observatoire des armements, la coalition profite ainsi d’un matériel français « dernier cri ».

L’exécutif français ne dit (presque) jamais non

C’est le Premier ministre après avis de la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG), qui décide ou non d’autoriser les ventes d’armes à l’étranger. Avec des représentants des ministères de la Défense, de l’Économie et des Affaires étrangères, la CIEEMG est un organe purement exécutif : le Parlement ou la société civile en sont exclus.

De surcroît, son fonctionnement est opaque : il ne prévoit aucune transparence sur les motivations des décisions, ni sur leur conformité aux traités internationaux. Seul élément d’information officiel : le Rapport annuel sur les ventes d’armes du pays, transmis au Parlement. Il indique par exemple qu’en 2016, alors que Manuel Valls puis Bernard Cazeneuve occupaient Matignon, seules 48 demandes de licences d’exportation de matériel militaire ont été rejetées sur la base de la Position commune de l’UE. Tandis que 4454 licences étaient accordées. Soit un taux d’approbation de près de 99 %…

Des bénéfices pour les entreprises et les pays acheteurs

Pourquoi un tel enthousiasme des politiques à approuver des exportations d’armes vers d’autres pays, quels qu’ils soient ? Le système militaro-industriel français s’est construit sur la dépendance aux exportations : les entreprises d’armement ont besoin de vendre pour être rentables. Et elles peuvent compter sur l’État pour les soutenir.

Cette rentabilité est en effet largement subventionnée, que ce soit par des avances financières, des garanties publiques à l’exportation, ou l’emploi des fonctionnaires de la Direction générale de l’armement et des attachés de défense pour promouvoir les armes françaises à l’étranger. Sans compter l’engagement des ressources de l’armée française, amenée à participer aux salons d’armement, aux démonstrations de matériel, et à former les personnels étrangers : des dépenses qui s’élèvent à des dizaines de millions d’euros par an, pour booster les ventes des industriels.

Pour gagner des contrats, les fabricants d’armes concèdent des compensations ou « offsets » à l’État acheteur, c’est-à-dire des réinvestissements dans l’économie locale et des transferts de technologies. Dans le cas du contrat sur l’achat de Rafales, l’Inde a obtenu un niveau de compensation de 50 %, ce qui signifie que plus de 3 milliards d’euros seront investis dans l’économie indienne sur les 7,87 milliards du contrat. Une aubaine pour l’économie et les emplois… dans le pays acheteur. « Le contrat des sous marins en Australie va probablement créer plus d’emplois en Australie qu’en France », confirme Aymeric Elluin, d’Amnesty France.

La prolifération, « effet boomerang » de la stratégie française

Outre la délocalisation des emplois, les concessions octroyées aux pays clients, et notamment les transferts de technologies, leur permettent à terme de créer leur propre industrie militaire. Ainsi, grâce au savoir-faire acquis avec la production des hélicoptères d’Aérospatial (aujourd’hui Airbus) dans les années 80, la Chine fabrique désormais ses propres hélicoptères militaires, qu’elle exporte au Cambodge, au Pakistan, en Namibie ou encore en Zambie. En mai 2017, l’Arabie Saoudite annonçait la création de sa propre entreprise d’armements, la Saudi Arabian Military Industries (SAMI).

Les exportations d’armes de la France contribuent donc à la prolifération des capacités de production dans le monde, y compris chez des concurrents et peut-être même à destination d’adversaires potentiels ou d’États peu scrupuleux. Pas de quoi refroidir le gouvernement, qui continue à faire la promotion des industriels français de la Défense, du Qatar à la Turquie, sans faire beaucoup de cas de ses engagements en matière de droits humains. Le Yémen est sans doute loin d’être le seul terrain où des civils sont ou seront victimes des technologies françaises.

Un contrôle démocratique plus que jamais nécessaire

Certains écrits commencent à questionner cette stratégie de la course aux exportations. L’industrie de la défense française serait de plus en plus dépendante des exportations [2]. Par ricochet, le budget de l’État peut aussi être affecté. Ainsi, l’équilibre financier de la Loi de programmation militaire 2014-2019 était-il lié à la vente des Rafales de Dassault à l’étranger, puisqu’en cas d’échec, le gouvernement s’était engagé à couvrir les surcoûts de production de l’avionneur. Pour préserver les finances publiques, il faut vendre à tout prix. Y compris à l’Égypte, malgré la décision de l’Union européenne de suspendre les ventes d’armes au régime dictatorial du maréchal al-Sissi.

Pourtant, ces contrats qui se chiffrent en milliards d’euros restent largement présentées comme des succès commerciaux, et la France comme une « championne des exportations » qui « talonne la Russie ». « En France, il n’y a pas de culture de contestation ou de débat sur la question des exportations d’armes, comme en Grande Bretagne, en Allemagne ou en Belgique, relève Aymeric Elluin. C’est consubstantiel à la cinquième République. »

Alors qu’au Royaume-Uni, il existe une Commission parlementaire dédiée au contrôle des exportations d’armes, le débat en France se limite essentiellement à quelques questions écrites et un rapport annuel qui est transmis aux députés sans plus de discussions. « Il faudrait qu’il y ait des contre-rapports, des questions sur l’utilisation des armes à l’étranger, des garanties contre les violations des droits humains : c’est un enjeu pour les générations futures », conclut Aymeric Elluin. D’ici là, le Yémen attendra.

Anne-Sophie Simpere

Photo : un canon Caesar déployé en Afghanistan

Notes

__1__Source : Rapport aux parlementaires sur les ventes d’armes 2017.

__2__L’industrie de défense française était en 2012 dépendante des exportations à hauteur de 20% de son chiffre d’affaires. Récemment, le PDG de la Direction des constructions navales (aujourd’hui Naval group) indiquait que son entreprise était dépendante à 50 % des exportations. Voir Lucie Béraud-Sudreau, « La politique française de soutien aux exportations d’armement : raisons et limites d’un succès », Institut français des relations internationales, juin 2017.

SOURCE:

https://www.bastamag.net/Mirages-2000-chars-Leclerc-canons-Caesar-la-France-fournisseuse-officielle-du

ADP X32

Israël : des enfants jugés par des tribunaux

Israël : des enfants jugés

par des tribunaux militaires

(Pétition-Déjà  + de 1 700 000 signatures)

https://assets.letemps.ch/sites/default/files/styles/np8_full/public/media/2018/02/13/file6yuvd46siwm1cex0hoxv.jpg?itok=bijKQ1l_

Fadi Quran refait rapidement le calcul: douze chefs d’inculpation ont été retenus contre la jeune Palestinienne Ahed Tamimi et, pour l’instant, douze témoins (tous des militaires) ont été désignés pour être appelés à la barre. A raison d’une séance par mois, le procès devrait durer au moins deux ans. D’ici là, celle qui s’est convertie en jeune passionaria de la Palestine aura largement atteint sa majorité. Et la ferveur internationale qui s’est soulevée en sa faveur pourrait fort bien être retombée.

Cette ferveur était à son apogée mardi au sein du Tribunal militaire israélien de la prison d’Ofer, en Cisjordanie occupée. Emoi dans l’assistance lors de l’entrée d’Ahed Tamimi – qui a fêté son 17e anniversaire en prison fin janvier –, poignets et chevilles menottés. Presque immédiatement, le juge ordonne l’évacuation du public, composé surtout de diplomates étrangers et de journalistes, afin de «protéger la mineure» de toute cette agitation.

«Tout cela a été clairement arrangé à l’avance, s’emporte Fadi Quran, notamment responsable en Palestine d’Avaaz, un site qui récolte des pétitions et qui se veut «le plus grand mouvement citoyen mondial en ligne pour le changement». «Le juge est un militaire, le procureur est un militaire, les témoins sont des militaires… C’est symptomatique du système juridique israélien à l’égard des Palestiniens. Cela n’a rien à voir avec la justice», soutient-il au téléphone depuis Ramallah, en rappelant que le taux de condamnation est de 99% devant les tribunaux militaires israéliens.

Une famille qui milite depuis des décennies

Originaire de Nabi Saleh, un village très frondeur de Cisjordanie où se rassemblent souvent des militants occidentaux pro-palestiniens, Ahed Tamimi a été arrêtée le 19 décembre, après qu’une vidéo l’a montrée en train de s’en prendre à des soldats israéliens et giflant l’un d’eux. Alors que les soldats restaient étonnamment impassibles, le geste a été interprété par une partie de l’opinion publique israélienne comme une «humiliation» qui demandait une réponse musclée. Preuve du raidissement des opinions à l’œuvre en Israël, le débat s’est vite enflammé. «Ce n’est pas une petite fille mais une terroriste», jugeait à son égard la ministre israélienne de la Culture, Miri Regev. Avant d’ajouter une conclusion lourde de sous-entendus: «Elle n’a pas sa place dans notre pays, ni ailleurs.»

En réalité, malgré son jeune âge, Ahed Tamimi n’en était pas à son baptême du feu. Elle est née dans une famille qui milite depuis des décennies pour la lutte non violente contre l’occupation; d’autres vidéos la montrent toute jeune, le visage rougi par le soleil, harcelant les militaires. Mi-décembre, les circonstances étaient toutefois un peu différentes: peu avant, Mohammed Tamimi, le cousin d’Ahed âgé de 15 ans, venait de recevoir en pleine tête une balle israélienne qui l’a laissé longtemps entre la vie et la mort et a nécessité par la suite de lui retirer une partie du crâne.

12 000 enfants détenus

A Ramallah, Fadi Quran met en avant cette notoriété (les vidéos ont toutes été regardées plusieurs millions de fois) pour expliquer la curiosité que suscite ce procès. Depuis l’an 2000, quelque 12 000 enfants palestiniens auraient été détenus dans les prisons israéliennes, où ils seraient actuellement 371 (313 selon les autorités israéliennes). «Par sa réaction, Ahed Tamimi s’est distinguée de l’attitude que l’on attend d’un enfant victime, poursuit Fadi Quran. En plus, sa chevelure blonde et ses yeux clairs font qu’il est beaucoup plus facile, pour l’opinion occidentale, de s’identifier à elle. Tous les parents peuvent imaginer leur enfant à sa place.»

Un député israélien en vue, Michael Oren, en est venu à avouer qu’il avait dirigé une enquête parlementaire secrète pour déterminer si la jeune Palestinienne n’était pas en réalité une «actrice» européenne chargée de promouvoir la cause palestinienne. De son côté, la pétition lancée il y a un mois par Avaaz a déjà récolté plus de 1,7 million de signatures. Et l’organisation entend utiliser ce soutien pour faire pression sur les gouvernements européens afin de contraindre Israël à appliquer notamment la Convention relative aux droits de l’enfant. Un texte auquel Israël a adhéré, même si cet Etat reste le seul au monde, selon l’Unicef, à juger systématiquement les enfants (palestiniens) devant des tribunaux militaires.

https://www.letemps.ch/monde/retour-case-prison-ahed-tamimi

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Ajoutez votre nom sur cette lettre ouverte à tous les leaders mondiaux:

« Nous demandons qu’Ahed et tous les enfants palestiniens soient libérés des prisons israéliennes, sans attendre.

La communauté internationale se doit de mettre un terme aux maltraitances et à la détention des enfants palestiniens. Trop c’est trop.

Pour Ahed et à tous les enfants dans les prisons d’Israël: Nous sommes à vos côtés, et vous êtes dans notre coeur. Nous n’abandonnerons pas jusqu’à ce que vous soyez libres. Vous n’êtes pas seuls. »

PLUS D’INFORMATIONS

Ahed Tamimi a été arrachée de son lit et arrêtée.

Ahed est un enfant, et comme des milliers d’enfants palestiniens, elle pourrait être humiliée et abusée si nous ne la libérons pas rapidement.

Ahed est connue en Palestine parce qu’elle s’est mise en première ligne pour défendre son pays depuis qu’elle a 7 ans. Aujourd’hui cette petite fille a besoin que nous la défendions. Cliquez pour ajouter votre nom en 1 clic – libérons Ahed et tous les enfants prisonniers.

Quand suffisamment d’entre nous aurons signé cette lettre, nous la remettrons aux dirigeants du monde, à l’avocat d’Ahed, et nous ferons en sorte que nos voix soient entendues par Ahed en prison, afin de lui donner force et espoir, au moment où elle doit faire face aux terrifiantes tactiques d’interrogatoires israéliennes.

https://secure.avaaz.org/campaign/fr/free_ahed_mor_fb1/

Misère, misère… Krach et boule de neige…! Une semaine à oublier ? Vraiment ?

Misère, misère… Krach et boule de neige…!

Une semaine à oublier ? Vraiment ?

https://i0.wp.com/www.lemesniltheribus.fr/sites/default/files/field/image/bloquee_sous_la_neig.jpg

 

 

Misère, misère… Tout est relatif… Rappelez-vous, c’est encore pas bien vieux… La semaine dernière… Les inondations qui tardent à se tarir, la neige qui paralyse les transports, les milliers d’automobilistes « naufragés » de la route, les milliers de journées de travail perdues, la perte économique que cela peut représenter…, globalement, et pour chacune des personnes concernées…

Et un « krach » financier par dessus tout ça ??? Quel « krach financier » ?

Ah, oui, la chute du « Dow Jones », la chute du « CAC », etc… Une anecdote en arrière plan de l’actu, finalement… Qui s’en soucie, réellement ? Pour la plupart d’entre nous, nous avons effectivement bien d’autres soucis au quotidien avec cet hiver supposé « le plus doux du siècle » et ses calamités climatiques…

Effectivement, tout est relatif…

Bon, et alors ? Un « mini-krach », tout de même ? Jeudi soir, malgré une légère reprise à Wall Street, l’ensemble de la capitalisation boursière mondiale avait déjà, en moins d’une semaine, chuté de près de 6 000 milliards de Dollars, soit pratiquement l’équivalent du PIB annuel de la France et de l’Allemagne… Une paille… Sur la seule journée de Vendredi, les pertes ont encore augmenté de 1 500 milliards de Dollars, soit déjà largement plus que le PIB annuel de la Russie, par exemple !

En tout près de 7500 milliards de Dollars partis en fumée…

https://www.lesechos.fr/medias/2018/02/09/2152359_bourse-6000-milliards-de-dollars-partis-en-fumee-web-0301277868476.jpg

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0301277674126-la-bourse-de-paris-enregistre-sa-plus-mauvaise-semaine-depuis-deux-ans-2152471.php  )

Une fumée qui pour autant ne nous fait qu’à peine tousser, malgré le retour des frimas…

En effet, que peuvent bien signifier ces chiffres ? Malgré une chute exceptionnelle de 5,33% sur la semaine, le CAC 40 tournait encore autour des 5000 points, et plutôt au dessus, alors qu’il était tombé en dessous des 2500 points en Mars 2009, « point final », en quelque sorte de la crise précédente… Nos « traders » ne sont donc pas encore près de faire la queue aux Restaurants du Cœur !

Et que vaut cette comparaison entre monde de la finance et PIB ? Elle nous donne un ordre d’idée spectaculaire sur le décalage vertigineux entre ce monde et nos vies réelles…

L’indice du PIB, pour galvaudé qu’il soit, selon la plupart des économistes, n’en reflète pas moins une certaine réalité de la création, par l’activité économique, de richesses, et spécialement de valeurs d’usages transformables en valeurs d’échanges, biens et services, ce que nous appelons couramment l’ « économie réelle »…

On pourrait discuter de l’influence de cet « incident » boursier, comme de celle des intempéries, du reste, sur l’évolution annuelle du PIB…

Pour situer le problème, il faut savoir que sur l’année « noire » 2008 la capitalisation boursière en France a reculé de 42,68% , alors que le PIB, lui, n’a reculé que de 2,9%.

( https://www.latribune.fr/bourse/20081231trib000326930/annee-noire-pour-la-bourse-de-paris-qui-a-perdu-4268-en-2008.html )

A l’échelle mondiale le décalage, en 2008, est encore plus flagrant, avec un recul global de capitalisation de 50%, soit près de 30 000 milliards de Dollars, représentant également un équivalent de plus de 50% de la valeur du PIB mondial, alors que ce PIB lui-même ne s’est « tassé » que de 0,3%… !

( https://www.lcl.com/guides-pratiques/zooms-economiques/pib-produit-interieur-brut.jsp# )

En fin de compte, tout ne va-t-il donc pas si mal ? Alors pourquoi toute cette misère accablant encore des milliards d’êtres humains sur la planète… ?

« Quelques chiffres proposés par le Programme des Nations Unies pour le Développement :
Plus d’un milliard d’êtres humains vivent avec moins d’un dollar par jour.

  • 2,8 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent avec moins de 2 dollars par jour.
  • 448 millions d’enfants souffrent d’insuffisance pondérale.
  • 876 millions d’adultes sont analphabètes, dont deux-tiers sont des femmes.
  • Chaque jour, 30 000 enfants de moins de cinq ans meurent de maladies qui auraient pu être évitées
  • Plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à de l’eau salubre.
  • 20% de la population mondiale détient 90% des richesses »

http://www.atd-quartmonde.org/qui-sommes-nous/faq/combien-y-a-t-il-de-pauvres/

Mais qui sont donc ces 20%, et sommes nous « dedans », s’interrogera-t-on aussitôt ?

En réalité cette présentation est encore entachée d’une très grosse hypocrisie, si l’on sait que…

« Huit personnes sur la planète détiennent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, une situation « indécente » qui « exacerbe les inégalités », dénonce l’ONG britannique Oxfam dans un rapport publié en amont du World Economic Forum (WEF) qui s’ouvre mardi à Davos. »

https://www.challenges.fr/monde/8-multi-milliardaires-detiennent-autant-de-richesse-que-la-moitie-de-la-population-mondiale-selon-oxfam_448242  )

Bon, c’était il y a un an à Davos, et revoilà déjà Davos passé, en 2018, et rien n’a-t-il changé ?

Le creusement des inégalités, dans un monde capitaliste, est en réalité inexorable, et si en 2015 la richesse des 1% les plus riches représentait déjà autour de 50% de celles de la planète tout entière, ce chiffre est passé, en 2018, à 82% !!!

https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2018-01-22/les-1-les-plus-riches-empochent-82-des-richesses-creees-lan

Mais le rapport OXFAM 2017 était donc déjà assez éloquent, résumé en quelques chiffres :

« Depuis 2015, les 1% les plus riches détiennent autant de richesses que le reste de la planète

À l’heure actuelle, seuls huit hommes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale

Au cours des 20 prochaines années, 500 personnes transmettront plus de 2 100 milliards de dollars à leurs héritiers, soit plus que le PIB de l’Inde, un pays qui

compte 1,3 milliard d’habitants

Les revenus des 10 % les plus pauvres ont augmenté de moins de 3 dollars par an entre 1988 et 2011, tandis que l’augmentation des revenus des 1% les plus riches était 182 fois supérieure

Un PDG d’une entreprise du FTSE 100 ( les cent entreprises britanniques les plus capitalisées et cotées à la bourse de Londres ) gagne en un an autant que 10 000 ouvriers de l’industrie textile au Bangladesh

Aux États-Unis, une nouvelle recherche publiée par l’économiste Thomas Piketty révèle

qu’au cours des 30 dernières années, le revenu de la moitié la plus pauvre de la population n’a pas évolué, tandis que celui des 1% les plus riches a augmenté de 300 %

Au Vietnam, l’homme le plus riche du pays gagne plus en une journée que ce que

touche la personne la plus pauvre en 10 ans

.

Sans changement, les inégalités croissantes menacent de disloquer nos sociétés. Elles

exacerbent la criminalité et l’insécurité et ruinent l’éradication de

la pauvreté. L’espoir s’amenuise, laissant plus de place à la peur. »

https://d1tn3vj7xz9fdh.cloudfront.net/s3fs-public/file_attachments/bp-economy-for-99-percent-160117-fr.pdf  )

Le reste du rapport est essentiellement un appel à une « pacification » de la société par une réduction des inégalités, mais on ne voit nullement ce qui pourrait inverser la tendance, et pour cause…

Avec la modernisation des techniques de production, dont la robotique, le taux de profit sur le secteur productif est de plus en plus faible et l’argent est inexorablement attiré par le secteur financier spéculatif, et les valeurs réelles sur laquelle repose cette spéculation doivent donc être de plus en plus concentrées… Pour le capitaliste, il n’y a aucun intérêt à investir dans le productif de masse à destination d’une population de plus en plus insolvable…

Même si la richesse globale semble continuer de croitre, les inégalités ne peuvent que croitre encore davantage, et de façon exponentielle. C’est l’une des leçons essentielles de la prétendue « sortie de crise » que nous sommes supposés vivre…

La masse d’argent circulant dans la sphère financière n’a jamais été aussi colossale, ni en valeur absolue, ni en valeur relative, par rapport à celle réellement employée dans la sphère productive et sociale. Ce n’est donc pas l’ « argent qui manque », bien au contraire. Cette masse s’est déjà essentiellement accrue avec la crise de 2008 et sa « solution » qui a amené à injecter dans le système des sommes colossales pour « racheter » les actifs toxiques et autres titres faiblards qui le plombaient…

Une masse d’argent telle qu’elle noierait le système en cas de reprise réelle de l’inflation, déclenchant une nouvelle crise… Qui imposerait cette fois de détruire ce surplus d’argent, en le faisant revenir vers les banques centrales d’où il est parti, ce qui suppose qu’elles aient quelque chose à vendre… Ce qui suppose donc de remettre en circulation les actifs et titres pourris précédemment rachetés…, enclenchant ainsi un nouveau cycle de baisse boursière, sans plus de « rattrapage » bancaire possible, cette fois…

Une « solution » qui était donc, dès sa mise en œuvre, une impasse totale à plus ou moins brève échéance…

La brutale « secousse » de la semaine dernière, en pleine euphorie de supposée « reprise » est, comme un coup de tonnerre dans un ciel apparemment serein, possiblement annonciatrice de tempête, et, à tout le moins, un symptôme des contradictions insolubles dans lesquelles le système ne peut que s’enfermer.

Au final on voit bien que le problème ne réside pas dans l’argent en lui-même, qui ne fait que suivre, en l’amplifiant encore largement, l’inégalité de répartition des richesses. Injecter à nouveau un crédit de 100 milliards, comme le propose le « plan Mélenchon », par exemple, n’a évidemment aucun sens et au delà d’un effet d’aubaine ne fera qu’accentuer le problème, et pourrait même, éventuellement, être le facteur déclenchant d’une crise de sur-inflation, hors de tout contrôle, dont les plus pauvres, supposés bénéficiaires, seront les premières victimes.

Répartir la production et les richesses en fonction des besoins sociaux réels, ce n’est donc pas d’abord une question d’ « argent », mais c’est d’abord affaire de volonté politique collective, débouchant sur une planification démocratique d’ensemble de l’activité économique, incluant également une refonte du système monétaire, établi en fonction de la valeur-travail réellement produite, et non des élucubrations financières des capitalistes, qui n’y n’auront plus leur place… « L’oisif ira loger ailleurs », comme le chantait le poète… Il s’agit de changer, et d’urgence, de système économique et social.

Luniterre

RÉSISTANCE SYRIENNE : Une victoire de la défense anti-aérienne!

 

RÉSISTANCE SYRIENNE

Une victoire de la défense anti-aérienne!

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2018/02/866c8-a6.jpg?w=731&h=486

 

Ce que l’on sait du crash de l’avion de chasse israélien abattu par l’armée syrienne

 

Le F16 s’est écrasé sur le territoire israélien et l’un de ses pilotes est gravement blessé. L’appareil participait, selon l’armée israélienne, à un raid sur des positions iraniennes situées sur le territoire syrien

 

https://www.francetvinfo.fr/image/75ins0dhs-b710/1200/450/14353514.jpg

 

Un avion de combat F16 israélien s’est écrasé en Israël, samedi 10 février, après avoir essuyé des tirs de la défense anti-aérienne syrienne. L’un des pilotes a été gravement blessé, affirme l’armée israélienne sur Twitter. 

 

Que s’est-il passé ?

Deux versions s’opposent sur ce crash. D’après l’armée israélienne, le chasseur menait des attaques contre des « cibles iraniennes » en Syrie après avoir intercepté un drone iranien venu du territoire syrien. C’est la première fois que l’armée israélienne dit ouvertement avoir visé des positions iraniennes sur le territoire syrien. Elle n’a cependant pas précisé si l’appareil avait été effectivement touché par les tirs antiaériens ou s’il était tombé à la suite d’un incident technique.

De son côté, Damas affirme avoir repoussé une attaque aérienne israélienne, quelques heures après d’autres raids israéliens contre des cibles du centre de la Syrie, selon l’agence officielle Sana. L’agence n’a pas précisé dans l’immédiat les cibles visées dans le cadre de cette deuxième attaque.

Quelles sont les réactions ? 

« Les allégations à propos du survol d’un drone iranien sont trop ridicules, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi. Pour couvrir leurs crimes dans la région, les dirigeants israéliens recourent à des mensonges contre les autres pays. »

« La Syrie a le droit à la légitime défense », a continué le responsable iranien, affirmant que « l’Iran n’a pas de présence militaire en Syrie et a envoyé uniquement des conseillers militaires en Syrie à la demande du gouvernement syrien. » 

Y a-t-il un risque d’embrasement ? 

« Nous ne cherchons pas l’escalade, mais nous sommes prêts à différents scénarios », a affirmé le porte-parole de l’armée israélienne. Tsahal s’est cependant dit prêt « à faire payer cher » l’Iran et la Syrie, qui jouent « avec le feu ». Face à l’accroissement des tensions, la Russie est intervenue à la mi-journée, appelant « toutes les parties » à la « retenue ».

https://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/un-avion-de-chasse-israelien-abattu-par-l-armee-syrienne_2604050.html

 

 

Syrie : un avion israélien abattu, les tensions ravivées

Le conflit syrien n’est clairement pas terminé. Les facteurs d’escalade sont multiples et impliquent actuellement de nombreux acteurs, dont Israël depuis quelques heures ce samedi 10 février. Pour la première fois, officiellement, depuis 2011, Tsahal a mené plusieurs attaques en Syrie.

 

France 2 /France Télévisions

Mis à jour le 10/02/2018 | 22:44
publié le 10/02/2018 | 21:03

À quelques mètres de la route et des habitations, la carlingue en feu d’un avion de combat israélien. L’appareil vient de s’écraser dans le nord du pays, abattu par l’armée syrienne. Les deux pilotes se sont éjectés en territoire israélien. Transféré à l’hôpital d’Haïfa, l’un des deux militaires est grièvement blessé. Tôt ce samedi 10 février au matin, Israël dit repérer un drone iranien volant dans son espace aérien. Information réfutée par les autorités iraniennes et syriennes. Sur ces images rendues publiques par l’armée israélienne, on devine un appareil abattu par un tir.

La Syrie soutenue par le Hezbollah libanais et l’Iran

Aussitôt, l’État hébreu décide d’une riposte dans le centre de la Syrie et cible le poste de contrôle du drone, situé dans un petit camion. L’armée syrienne répond par une salve de 25 missiles. L’un d’entre eux a vraisemblablement touché l’avion de chasse israélien. L’armée israélienne déclenche alors une nouvelle série de frappes : 12 cibles liées selon elle à la présence militaire iranienne autour de Damas. Israël et la Syrie sont officiellement en guerre depuis 50 ans et la conquête puis l’annexion par l’État hébreu du plateau du Golan. La tension s’est accrue en raison de la guerre civile syrienne ; les miliciens libanais du Hezbollah, qui souhaitent la destruction de l’État d’Israël, sont venus prêter main-forte à Bachar el-Assad. L’Iran a également envoyé des armes et des milliers de soldats au régime de Damas. L’État hébreu a régulièrement bombardé des positions du Hezbollah, et même plus récemment une base iranienne en construction, sans jamais, jusqu’aux frappes de ce matin, le reconnaître officiellement.

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/syrie-un-avion-israelien-abattu-les-tensions-ravivees_2604608.html

 

Retrouvées sur TML…: les mémoires de Mounette Dutilleul!

Mounette Dutilleul,

ou la mémoire effacée :

« Parce qu’en définitive il faut bien appeler les choses par leur nom. »

Les mémoires de Mounette Dutilleul viennent d’être retirées du net… Par chance, nous en avions fait plusieurs copies, et nous avons encore retrouvé une trace du doc original, désormais imprimé en PDF, donc, en PJ dans l’article, avec les deux chapitres qui expliquent probablement cette « disparition »…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/

Tout ça pour ça… ?! Ou les éternels démons kollabos de la petite bourgeoisie maoïste

 

Tout ça pour ça… ?!

Ou les éternels démons kollabos

          de la petite bourgeoisie maoïste

Connaissiez vous la « trouée de Suwalki » ? Un de ces nombreux endroits où opère l’armée française, en « défense du monde libre », face à la supposée « barbarie orientale », en l’occurrence celle du monde slave… Suwalki n’est pourtant pas un « trou », mais une ville polonaise de près de 70 000 habitants…

Signe particulier, elle se trouve dans l’intervalle entre la Biélorussie et la poche russe de Kaliningrad. Autrement dit, un possible verrou de l’accès terrestre aux pays baltes, actuellement alliés au camp « occidental »…

Partant de ce point « stratégique », et en une série de trois articles intitulée « La France et la trouée de Suwalki », un maoïste lyonnais nous fait une revue de géopolitique assez exhaustive, qui se termine, en réalité, en Syrie, sur les prétendus territoires du «  Rojava », supposément « Kurdistan syrien »…

Avec ce point de départ à Suwalki, l’auteur, un hypothétique « tovaritch Bonk », orthographié en cyrillque, qui plus est, tente de nous expliquer que l’«occident » fait face à une « agression russe » potentielle , sinon très probable dans un futur proche :

« Cet espace a donné des sueurs froides à l’occident en Septembre dernier. Et pour cause !

En septembre 2017 l’exercice militaire de la Russie, nommé Zapad-2017 (ouest-2017) a été mis en œuvre. Cet exercice avait pour objectif de simuler une invasion de la part de l’OTAN de la Biélorussie. »

https://unitecommuniste.fr/international/la-france-et-la-trouee-de-suwalki/

Ainsi, dans l’esprit de l’auteur, un exercice de défense russe en accord avec son allié biélorusse serait un acte d’agression contre l’occident et notamment contre l’OTAN, c’est à dire, en fait, un acte d’agression contre les USA…

C’est juste oublier un petit détail : jusqu’à preuve du contraire, l’Amérique se situe de l’autre côté de l’Atlantique et les USA ne s’étendent donc pas jusqu’aux portes de Kaliningrad, ni même dans les pays baltes, à moins de considérer ceux-ci comme de nouveaux états US, ou même de simples colonies… !

L’auteur nous jure pourtant ne pas choisir de « camp », entre l’impérialisme US et le prétendu « impérialisme russe » :

« La région est extraordinairement vulnérable à une opération de déstabilisation, aux pressions diplomatiques et militaires de la part de la Russie, d’autant que le climat politique et géopolitique indiquait -et indique toujours- une possibilité de crise non négligeable.

Cet article vise à pouvoir analyser cette situation de la manière qui nous paraît la plus juste possible. « L’Unité Communiste de Lyon cherche à éviter les biais de raisonnement nommés campisme et anticampisme. »

Moyennant quoi après avoir parlé de « reflet rouge » et de « nostalgie soviétique » pour les « pro-Poutine », l’auteur parle de « guerre froide » et d’ « anticommunisme viscéral », de l’autre côté…

Prétendant néanmoins dépasser ce subjectivisme outrancier, l’auteur précise :

« Nous voulons éviter ces écueils pour pouvoir analyser les choses avec rigueur et justice. A nos yeux, il s’agit de la seule manière de pouvoir, par la suite, se positionner d’une manière juste et rationnelle. Cette brochure est ainsi faite sans procès d’intention, sans accuser de perfidie quiconque. Elle est conçue comme une analyse s’intéressant à la manière dont la Russie se comporte en fonction de ses intérêts. Il s’agit d’actions logiques et cohérentes, rentrant dans un plan établi par la  bourgeoisie de cet Etat. »

Qu’entend donc l’auteur par « rigueur et justice » ? En « communiste » supposé on est en droit d’attendre de sa part une démarche marxiste-léniniste, et on se demande donc ce que vient faire ici la notion de « perfidie »… ! Sinon, peut-être, dans la précision qu’il donne lui-même, après avoir prétendu éviter le « campisme » : Il s’agit clairement d’un dossier à charge contre la « bourgeoisie russe », supposément « impérialiste », donc. Ce qui revient à choisir, quoi que l’auteur en ait dit, le camp de l’impérialisme US, supposément « agressé » par les manœuvres de défense russe… « Perfidie », nous disait-il…

Alors que d’un point de vue marxiste-léniniste il conviendrait d’abord évidemment d’examiner la nature éventuellement « impérialiste » de cette bourgeoisie, à la lumière, précisément, des critères ML qui définissent ce qualificatif et de voir en quoi elle y répond.

On ne va évidemment pas réécrire ici le célèbre bouquin de Lénine, et on se contentera donc d’en venir directement à ce qui est le critère essentiel, à savoir l’expansionnisme de type néo-colonialiste via l’exportation de capitaux permettant de contrôler l’économie des pays dominés, et par voie de conséquence, l’ensemble de leur politique étatique et militaire.

Actuellement, la puissance et la capacité financière de la Russie est sensiblement équivalente à celle de l’Espagne, un « impérialisme » particulièrement agressif, comme chacun le sait…

L’économie de la Russie, en réalité, repose presque entièrement sur l’exportation de ses matières premières, dont elle est dépendante,  et n’a pas, autrement, d’industrie réellement valide et « compétitive » autre que celle de l’armement, principalement héritée de l’URSS.

Qu’elle joue au mieux de ses maigres atouts est un fait, mais cela n’en fait nullement, pour autant, une puissance impérialiste.

Qu’elle le devienne, éventuellement, si elle parvient à développer son économie, c’est la logique même de l’évolution capitaliste de toute bourgeoisie nationale qui résiste à l’influence impérialiste ou même qui passe par un stade comprador lui permettant néanmoins une relative accumulation primitive, lui permettant de s’imposer à son tour comme puissance financière relativement « autonome », comme c’est le cas de la Chine, actuellement.

Étant donné le rapport de proportions, la conjoncture internationale de crise et le temps qu’il a fallu à la Chine pour atteindre ce stade, à partir du capitalisme « national » maoïste, il est clair que cette mutation n’est pas du tout sur le point de se produire et qu’il y faudra clairement encore plusieurs décennies…

Ce décalage entre l’économie russe et l’économie chinoise a des causes historiques et structurelles très anciennes, mais bien connues et l’auteur, en supposé « marxiste-léniniste », ne devrait pas les ignorer, ce qu’il fait donc délibérément, pour tenter de donner du crédit à son propos, tout à fait à l’instar de n’importe quel petit propagandiste de l’occident impérialiste… L’ « impérialiste », c’est l’autre, point barre !

Pour la suite, il n’y a pas grand intérêt à résumer le corps de l’article, dans la partie II, décrivant la supposée stratégie « expansionniste » de la Russie, car le but ultime se trouve donc, en fait, partie III, dans la situation en Syrie et la justification du soutien maoïste à la politique US dans cette région du monde, à partir de la façon dont a été instrumentalisée la cause du peuple kurde.

Cette instrumentalisation a clairement fait suite à l’échec inévitable de la stratégie de l’ « Armée syrienne libre », puis de l’ « État islamique », toutes deux concoctées dans les officines conjointes de l’impérialisme US, français, et de leurs complice saoudien, et toutes deux battues en brèche par la résistance loyaliste de l’État syrien, avec l’appui de son allié russe, intervenu à sa demande.

Et alors que là encore, les USA interviennent délibérément, en quelque sorte à la fois en incendiaires et en « pompiers volontaires », pour supposément éteindre le feu allumé par eux-même dans un premier temps !

La cause kurde peut évidemment avoir sa raison d’être, en Syrie comme ailleurs, en raison des minorités kurdes débordant sur son territoire, mais elle n’a tout aussi évidemment pas lieu d’y trouver son foyer essentiel, précisément en raison de ce caractère marginal par rapport au peuplement kurde principal, ce que nous montre à l’évidence une carte du Kurdistan proposée par l’institut kurde, et donc non suspecte de manipulation « anti-kurde »… :

https://i2.wp.com/www.institutkurde.org/images/cartes_and_maps/ckur100.gif

On y voit clairement les limites de cette influence réelle, à la poche d’Afrin, à celle de Kobané, et à la corne de l’extrême nord-est de la Syrie. Situation qui n’a guère évolué depuis 1935:

On voit que cela correspond encore aux limites du « Rojava » à l’époque de la bataille de Kobané, époque à partir de laquelle l’instrumentalisation de cette « nation » a été officialisée par l’impérialisme US lui-même, bien au delà d’un simple « soutien tactique » face à l’ « État islamique ».

EN 2014

Au fil des années suivantes, et au fil des opérations militaires commanditées par l’occident et l’impérialisme US en particulier, ce « Rojava » s’est étendu au point d’englober pratiquement un tiers de la Syrie…

EN 2015

EN 2016

EN 2017

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EN 2018

Quel rapport entre cette expansion et la cause du peuple kurde… ? Manifestement aucun, en réalité, sinon les manipulations déjà anciennes qui ont malencontreusement lié cette cause à l’impérialisme et qui l’on transformée en force locale supplétive pour ses plans réellement expansionnistes, pour le coup, et au détriment total du droit des peuples et des nations dans cette région du monde, à commencer par celui de la Syrie.

Aujourd’hui le maoïste français « tovaritch Bonk » fait mine de s’étonner et voire même, de s’offusquer, du « revirement » de la Turquie contre le camp occidental, alors que ce pays ne fait également que défendre ses intérêts, désormais divergents des manœuvres US dans le Nord de la Syrie, région également stratégique pour lui et dont il espérait prendre lui-même un contrôle relatif en tant que précédente force supplétive dans la régions… Dans la mesure ou ce nouveau conflit se déroule entre troupes turques et troupes « kurdes » désormais supplétives de l’impérialisme US, on ne voit pas pourquoi la Russie devrait s’en mêler, et d’autant moins que ses propositions d’initiatives diplomatiques pour intégrer les kurdes dans le processus de négociation en vue de restaurer la légitimité et l’intégrité de la nation syrienne ont été rejetées par ces mêmes kurdes… !

Jusqu’à un passé récent les kurdes avaient bénéficié d’une large tolérance de la part de l’État syrien pour la gestion et le contrôle de leurs territoires, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et dans le cadre des négociations de paix cela pouvait donc logiquement aboutir à une solution d’autonomie relative, mais qui n’impliquait pas une partition de la Syrie, alors que la stratégie actuelle d’expansion du « Rojava » au delà de toute référence ethnique réelle correspond clairement à une volonté renouvelée de l’impérialisme US de briser encore la nation syrienne comme ont été brisés la Libye, l’Irak, l’Afghanistan, mais aussi l’Ukraine, en Europe, et tant d’autres pays.

L’auteur, « tovaritch Bonk », même s’il essaye de nous balader, de Suwalki en Turquie, à travers les méandres de son « raisonnement » pour le moins biaisé, n’en dévoile pas moins la pleine conscience qu’il a de sa propre duplicité en affirmant soutenir les prétendues « Forces Démocratiques Syriennes », les FDS,

« Au lieu d’une permutation propre et nette, l’affaire a cafouillé dans les grandes largeurs. Depuis 2011, la Syrie s’enfonce dans le chaos, dans un billard à quatre bandes, entre Loyalistes, ASL, Forces Démocratiques Syriennes, que nous soutenons au travers, notamment, de la participation à la campagne sur le Bataillons International] et Etat Islamique. »

https://unitecommuniste.fr/international/la-france-et-la-trouee-de-suwalki-partie-3-printemps-arabes/

Ces FDS qui ne sont donc que le bras armé de l’OTAN dans la région, y incluant les YPG, forces armées du « Rojava », ce qu’il ne précise, malgré tout, que vers la fin de l’article :

«Turquie soutient l’ASL et, en sous-main, fourni une assistance à l’Etat Islamique. Son objectif stratégique est de conquérir le nord de la Syrie, de rafler les régions riches de ce secteur et de détruire les bases arrières de la guérilla du PKK. Elle a donc des visées antagoniques à celles de la Russie, sur la question de l’intégrité territoriale de la Syrie, mais également vis-à-vis de ses alliés de l’OTAN, qui soutiennent de manière croissante la très efficace armée des FDS, notamment l’YPG. Le brouillard de guerre est total.  »

A ce point, on serait fortement tentés de lui rappeler la chanson :

« Camarade, sors du brouillard de cette rade… »

Mais au lieu de cela, il s’y enfonce davantage si encore possible :

« Aujourd’hui, ce conflit est en passe de se régler. l’EI est en déroute. Le temps du partage, pour la Russie, est venu. Elle a proposé aux YPG et aux combattants du Rojava de réintégrer la Syrie et de se mettre sous sa protection, en échange de la perte de l’indépendance. Face au refus de ceux-ci, elle se contente de regarder la Turquie tenter d’écraser la poche d’Afrin. »

Alors qu’à l’évidence le seul « partage » envisagé est celui déjà opéré sur le terrain par le prétendu « Rojava » et clairement pour le compte de l’impérialisme US. Et alors que la Russie est précisément le seul garant, à l’heure actuelle, de l’intégrité de la nation syrienne, y incluant sa minorité kurde, ce qui est de facto le seul sens réel possible de cette phrase visant à inverser les rôles. Difficile de se moquer davantage des ses lecteurs et du simple bon sens.

L’implication directe US et française au « Rojava » peut difficilement être niée, du reste, car précisément « trahie » par cet « allié » instable qu’est la Turquie :

« L’agence turque Anadolu révèle l’emplacement de troupes américaines et françaises en Syrie »

http://www.france24.com/fr/20170720-anadolu-turquie-ankara-localisation-troupes-americaines-francaises-coalition-syrie

https://pbs.twimg.com/media/DFGtGqwXsAAwZjK.jpg

Ce que traduit cet acharnement à faire passer la Russie pour une puissance impérialiste et même une puissance particulièrement agressive, c’est bien l’évolution de plus en plus réactionnaire de la petite bourgeoisie gauchisante française, et sous l’apparence rebelle de son masque « antifa » le retour des démons incontournables, pour elle, génération après génération, de la collaboration de classe, et après avoir prétendu lutter par priorité « contre son propre impérialisme », en réalité pour éviter une lutte conséquente, intégrant tous les aspects d’une lutte générale contre l’impérialisme, et notamment contre l’impérialisme US, qui reste manifestement, dans le contexte actuel, l’ennemi numéro un des peuples du monde, elle en est venue à collaborer, sous divers masques de Tartuffes, aussi bien avec l’impérialisme US qu’avec « son propre impérialisme »!

Alors que la position marxiste-léniniste là dessus est claire: le parti prolétarien ML doit se construire dans les luttes sociales, de manière tout à fait indépendante, et s’il peut passer un compromis tactique avec une bourgeoisie nationale, en cas de lutte de libération nationale, il n’en a aucun à passer avec l’impérialisme, US ou autre. Dans le cas présent la Russie est la plus importante des puissances où la bourgeoisie nationale continue de jouer un rôle significatif. et peut encore, dans certains cas, venir en appui d’une autre, fragilisée par les atteintes de l’impérialisme US auquel elle tente de s’opposer. Rares sont les partis populaires, ouvriers et paysans, actuellement capables d’assumer la direction d’une lutte de résistance anti-impérialiste, et d’y imposer leurs conditions, en cas de coalition. Mais même minoritaires, les partis réellement progressistes n’ont rien à gagner à renforcer l’impérialisme, et notamment, l’impérialisme US.

Luniterre

 

SOURCE:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/08/tout-ca-pour-ca-ou-les-eternels-demons-kollabos-de-la-petite-bourgeoisie-maoiste/

Palestine – RDV samedi 10 février 2018 de 14h à 17h, à Paris, Fontaine des innocents, Metro-RER Châtelet-Les halles

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Palestine – RDV samedi 10 février 2018

de 14h à 17h, à Paris,

Fontaine des innocents,

Metro-RER Châtelet-Les halles

Chères amies, Chers amis,

Israël a peur de l’opinion publique internationale et ne cesse de repousser la date du procès de la jeune et courageuse Ahed Tamimi. Déjà reporté 2 fois, il devait se tenir le mardi 6 février. Israël, qui compte sur une démobilisation, parle désormais du 13 février ! Nous appelons à un rassemblement samedi prochain à Paris pour exiger la libération de tous les prisonniers palestiniens, y compris les 2 millions enfermés, sous blocus, dans la grande prison de Gaza !

Ce n’est pas que nous nous fassions beaucoup d’illusions sur la justice des tribunaux militaires israéliens : ils condamnent plus de 95 % des Palestiniens qui comparaissent devant ces juridictions d’un autre âge, réservées à la population occupée.

Mais il n’est pas question de croire que nous allons oublier le sort d’Ahed Tamimi, de sa famille, du village de Nabi Saleh, et celle des 360 enfants palestiniens emprisonnés par l’occupant israélien, dont les plus jeunes n’ont que 12 ans !

Ahed, en affrontant à mains nues les soldats qui occupaient sa maison, et qui venaient de blesser très grièvement son cousin Mohamed, est devenue le symbole de la résistance palestinienne.

A ceux qui essayaient de nous faire croire que c’était plié, que la Palestine n’existait plus, Ahed, 16 ans, a montré que les jeunes palestiniens, comme les moins jeunes, n’ont pas pas dit leur dernier mot.

  • Malgré la répression israélienne, qui a tout particulièrement visé les jeunes Palestiniens ces derniers mois, en tuant et en blessant des centaines, dont 19 tués depuis le 9 décembre, date de la déclaration de Trump sur Jérusalem (sans compter tous ceux qui ont été arrêtés, emprisonnés et torturés),

  • malgré la complicité des gouvernements occidentaux et arabes face aux provocations d’un régime de plus en plus honni dans le monde, y compris en Israël où la corruption des dirigeants fait scandale, et amène ces derniers à une fuite en avant toujours plus meurtrière,

  • malgré la corruption de l’autorité palestinienne, qui continue à enfermer les résistants palestiniens, à les livrer à Israël, et qui ne saisit toujours pas la Cour Pénale Internationale, se contentant d’effets de manches peu convaincants,

malgré tout cela, la jeunesse palestinienne résiste. Pas question pour elle de quitter sa terre. Elle montre au monde entier l’exemple, face au déni de justice et de droits.

Se trompant d’époque et de peuple, Israël espérait se débarrasser des Palestiniens comme les Américains ont anéanti les Indiens, mais c’est fichu : les Palestiniens sont désormais 6 millions en Palestine, soit autant que les Israéliens, et plus personne ne croit que l’on veut « jeter les Juifs à la mer ».

Le visage hideux de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid apparait sans fard au plus grand nombre. La farce des négociations a fait long feu. Le monde ne connaîtra pas la paix tant que les Palestiniens seront privés de leur liberté et de leurs droits.

Nous ne sommes pas fatigués ! Nous avons certes des soucis, mais qui ne peuvent pas être comparés à ceux des Palestiniens. Et quelle honte pour nous, si nous laissions Ahed, ainsi que les quelque 7000 résistants palestiniens emprisonnés, et tous ceux qu’on génocide à petit feu dans la bande de Gaza, sans réagir.

C’est pourquoi, nous nous rassemblerons à nouveau

CE SAMEDI 10 FÉVRIER DE 14 À 17 H

À LA FONTAINE DES INNOCENTS À PARIS.

Métro-RER : Châtelet- Les Halles

APPELS AU SECOURS DES PALESTINIENS DE GAZA

Nous manifesterons aussi contre l’immonde blocus de Gaza où la situation économique et sociale ne cesse d’empirer. Les hôpitaux, les maternités sont exsangues et plusieurs annoncent leur fermeture faute d’électricité et faute de pouvoir payer le personnel médical, qui travaille depuis très longtemps sans être payé.

De même les salariés du secteur public (écoles, pharmacies, laboratoires d’analyse, éboueurs) ne peuvent plus continuer à travailler sans salaire, d’autant que les subventions allouées à l’agence des Nations-Unies pour l’aide aux réfugiés (UNRWA) diminuent au lieu d’augmenter. Les USA ont notamment amputé leur participation de moitié, soit 66 millions de dollars en moins, pour étrangler davantage les 2 millions d’habitants de la bande de Gaza, dont 90 % survivent désormais grâce à l’aide alimentaire.

Malgré « l’accord de réconciliation », l’autorité palestinienne verse seulement 30 % des salaires aux 70.000 fonctionnaires de Gaza, tandis que le Hamas ne peut allouer plus de 20 % de leurs salaires à ses 40.000 fonctionnaires.

De nombreuses associations humanitaires ont fermé leurs portes, faute de financement interne et externe. Les rues commerçantes sont vides et le pouvoir d’achat est en chute permanente. La ration d’électricité pour les foyers est actuellement de quatre heures par jour.

NOUVELLE COLLECTE POUR L’HÔPITAL SHIFA DE GAZA

CAPJPO-EuroPalestine, qui a déjà collecté et transmis 10.000 euros à l’Hôpital Shifa en décembre, lance une nouvelle collecte pour contribuer au salaire des infirmières et infirmiers.

Merci d’avance de votre générosité !

  • Vous pouvez envoyer un chèque à CAPJPO-EuroPalestine, 16 bis rue d’Odessa Boîte 37, 75014 Paris. (Merci d’écrire au dos « Hôpital Shifa »). Vous recevrez un reçu fiscal permettant de déduire jusqu’à 66% de la somme envoyée de vos impôts.

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

www.europalestine.com

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Alternative Mélenchon : pas de « mélenchantement »…!!!

Alternative Mélenchon :

prétendu « marxisme »

ou réformisme « mélenchanté »… ???

A l’occasion des « Nutella riots », pseudo « émeutes de la consommation », en réalité une provocation tout à fait révélatrice des contradictions internes du capitalisme dans sa crise actuelle et sans issue, Mélenchon a pris une position relativement originale par son aspect outrancièrement ultra-démagogique et presque en « rupture » avec son « bobocratisme » habituel…

Son staff de propagande s’est aussitôt empressé de retrouver le « best off » de ses sorties les plus « osées » sur le plan de la critique prétendument « anticapitaliste » et voire même pseudo- « marxiste révolutionnaire »…

En tant que transfuge, parmi d’autres, du trotskysme « lambertiste », il est vrai que Mélenchon a la formation de base pour s’exprimer dans une terminologie adaptée, qui pourrait donner l’apparence du « vrai » à ses déclarations « incendiaires »…

 

 

 

« Critique de la valeur », « la braise qui met le feu », « révolution culturelle » du « consommer autrement », etc… Tout y passe dans ces quelques « extraits » illustrant le « tweet » de Mélenchon sur les « émeutes nutella » vues comme l’expression d’un « malaise social », ce qu’elle sont réellement, mais pas forcément pour les raisons invoquées par ce nouveau « grand timonier » de la « France Insoumise »…

Mélenchon serait-il un réformiste « repenti », qui aurait à nouveau viré sa cuti au « rouge » ( …déjà très pâle) de sa lointaine jeunesse ?

La « conclusion » de ce petit montage est néanmoins on ne peut plus claire, et s’il y a « tromperie sur la marchandise », ce n’est donc en réalité que pour ceux qui veulent bien être « trompés »… C’est à dire se donner le « frisson » de la contestation « radicale » sans en tirer aucune conséquence réelle quant à une alternative au capitalisme !

En effet, il n’y a là que l’ancienne ritournelle de l’ « investissement productif » du « bon » capitalisme, opposé à l’investissement financier, du « capitalisme financier » qui serait une perversion de ce prétendu « bon » capitalisme productif…

Rien de nouveau, donc, sinon la négation habituelle de la réalité fondamentale de l’évolution inévitable du système capitaliste et de la nécessité de son abolition totale…

Et c’est une occasion de plus de rappeler que loin d’être l’apanage des opportunistes « de gauche », ce syndrome est également à la base du social-chauvinisme et même du social-fascisme, son proche cousin… :

« Précédemment, je n’étais pas à même de reconnaître avec la clarté désirable, la distinction entre ce capital proprement dit, dernier aboutissement du travail productif, et le capital dont l’existence et la nature reposent uniquement sur la spéculation.

J’en étais désormais capable grâce à un des professeurs du cours dont j’ai parlé, Gottfried Feder.

Pour la première fois de ma vie, je conçus la distinction entre le capitalisme international de bourse et celui de prêt.

Après avoir écouté le premier cours de Gottfried Feder, l’idée me vint aussitôt que j’avais trouvé le chemin d’une condition essentielle pour la fondation d’un nouveau parti.

A mes yeux, le mérite de Feder consistait en ceci, qu’avec une tranchante brutalité, il précisait le double caractère du capital : spéculatif, et lié à l’économie populaire ; et qu’il mettait à nu sa condition éternelle : l’intérêt.

Ses déductions dans toutes les questions fondamentales, étaient tellement justes que ceux qui, a priori, voulaient le critiquer, en contestaient moins l’exactitude théorique qu’ils ne mettaient en doute la possibilité pratique de leur mise à exécution. Ainsi, ce qui, aux yeux des autres, était un point faible dans l’enseignement de Feder, représentait à mes yeux sa force. »

« Lorsque j’entendis le premier cours de Feder sur « la répudiation de la servitude de l’intérêt du capital », je compris immédiatement qu’il devait s’agir ici d’une vérité théorique d’une importance immense pour l’avenir du peuple allemand.

La séparation tranchée du capital boursier d’avec l’économie nationale présentait la possibilité d’entrer en lutte contre l’internationalisation de l’économie allemande, sans toutefois menacer en même temps par le combat contre le capital les fondements d’une économie nationale indépendante. Je voyais beaucoup trop clairement dans le développement de l’Allemagne pour ne point savoir que la lutte la plus difficile devrait être menée non contre les peuples ennemis, mais contre le capital international. Dans le cours de Feder, je pressentais un puissant mot d’ordre pour cette lutte à venir. […]

La lutte contre la finance internationale et le capital de prêt est devenu le point le plus important de la lutte de la nation allemande pour son indépendance et sa liberté économique. »

Dixit Adolf Hitler in « Mein Kampf »… !!!

(Cité in

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/08/22/1511_fascisme_et_obscurantisme_/

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/social-fascisme-social-democratie-156074  )

C’est donc aussi une occasion de mentionner sur TML un récent article de notre camarade WH, paru sur son blog « les prolétaires de fer » et rappelant fort à propos que les capitalistes, eux, sont conscient de leur propre impasse et font tout pour que les prolétaires n’en prennent pas conscience et ne tentent d’en réaliser rapidement l’échéance pourtant nécessaire à une véritable libération du genre humain.


 Les prédictions de Karl Marx étaient justes, selon la banque Natixis

http://proletaire.altervista.org/marxisme/actualite/predictions-karl-marx.php

Dans le même esprit de clarification, ce camarade a également tenté de résumer ce qui constitue la « différence » entre « gauchisme » et opportunisme…

http://www.proletaire.altervista.org/marxisme/textes/definitions.php

Nuance en réalité très ténue, si l’on tient compte du cas Mélenchon et de bien d’autres… Notre camarade WH veut accorder encore un crédit de « sincérité » à la majorité des courants « gauchistes » et anarchisants, ce qui est sans doute valable pour bon nombre de leurs militants de base qui découvrent le rejet du capitalisme par ce biais fortement teinté d’idéalisme petit-bourgeois, mais ne l’est généralement pas pour leurs principaux animateurs, « dirigeants » de fait, et leurs « cadres » qui sont bien souvent des renégats du marxisme et savent parfaitement ce qu’ils font et les manipulations auxquelles ils se livrent, en réalité en faveur d’une défense réellement perverse, pour le coup, du système en crise !!

Dans cet ordre d’idées, nos lecteurs connaissent bien, sur TML, les nombreuses polémiques qui nous ont opposé au chroniqueur québécois Robert Bibeau, l’un des anciens inspirateurs du groupe ML français OCF.

Mais il n’est pas un cas isolé, et l’on voit, sur d’autres « fronts », certains anarchistes et maoïstes prendre le relais des djihadistes totalement discrédités de l’impérialisme US et français pour servir leurs besoins au Proche-Orient, sous prétexte de séparatisme « rojava » au nord de la Syrie.

Luniterre