Solidarité avec le peuple du Yémen !!

 

 

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Sur la situation humanitaire au Yémen,

un article repris du blog   TML  :       

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/04/14/2809

_yemen_le-role_de_la_france_imperialiste/

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XXX

Yémen

  Ce que la France  

aapporte …

  «Concernant le Yémen, nous venons manifester notre

soutien, surtout politique, aux autorités saoudiennes»

Laurent Fabius

F A 3

FABIUS_VF

 

yemen b



des-villageois-creusent-des-tombes-pour-enterrer-les-victime_2026578Des villageois creusent des tombes pour enterrer les victimes d’une frappe aérienne de la coalition internationale visant des positions rebelles chiites, le 4 avril 2015 près de Sanaa – MOHAMMED HUWAIS/AFP

 

H YEMEN 4

 

H YEMEN

L’impérialisme, qu’il soit

américain,

américano-sioniste,

américano-saoudien,

ou français,

c’est la misère et la mort !!

 

Ci-dessous, simplement le point

sur la situation humanitaire engendrée

par l’interventionnisme impérialiste,

dans ce pays déjà durement frappé

par le semi-colonialisme, qui lui est

constamment imposé par l’entremise

de son puissant voisin, l’Arabie Saoudite,

et dont il tente de se libérer.  

Cette analyse de la situation humanitaire est reprise du site indépendant IRINNEWS, qui n’a rien d’un groupuscule « gauchiste »…:

TITRE YEMEN 2

http://www.irinnews.org/fr/report/101336/la-guerre-de-l-arabie-saoudite-contre-le-y%C3%A9men-est-elle-l%C3%A9gale

Beyrouth, 7 April 2015 (IRIN) – Parmi tous les médias qui ont couvert la campagne de bombardements dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen ces derniers jours, rares sont ceux qui ont pris le temps de se poser une question fondamentale : cette guerre est-elle légale ?


Il y a plus d’une semaine, une coalition de pays menée par l’Arabie saoudite a commencé à bombarder le Yémen pour chasser un groupe rebelle soutenu par l’Iran qui a pris le contrôle de Sana’a, la capitale du Yémen, à la fin de l’année dernière. Les bombardements ont fait des centaines de morts, dont de nombreux civils.


L’Arabie a prétexté que ces attaques étaient une manière de venir en aide à son voisin sur une demande exprès de son dirigeant, ce qui est légal en vertu du droit international.
Le président yéménite Abdu Rabu Mansour Hadi avait en effet demandé une intervention, car son régime était menacé par les rebelles du mouvement houthiste.


Mais M. Hadi a dépassé la durée de son mandat, il a déjà démissionné et il a même quitté le pays. Selon les experts, sa légitimité est donc discutable et la légalité de l’opération militaire de l’Arabie saoudite n’est donc pas évidente.


Pour certains observateurs, ce n’est que la dernière d’une liste de plus en plus longue d’opérations militaires qui échappent à toute surveillance, malgré un nombre élevé de victimes civiles.


Un cas à part


Les exemples de gouvernements demandant du soutien pour une opération militaire sur leur territoire ne manquent pas. L’Irak a ainsi récemment demandé l’aide des États-Unis pour combattre le groupe autoproclamé État islamique. Le droit international considère ce genre d’intervention comme légal.


Mais le cas du Yémen est moins évident. M. Hadi avait depuis longtemps perdu le contrôle de grandes parties de son pays. Les rebelles houthistes — un courant zaïdiste du nord, qui s’opposait de manière récurrente au gouvernement depuis des années — s’étaient emparés de Sana’a en septembre et une grande partie de l’armée n’obéissait plus à M. Hadi.


Le mandat démocratique de M. Hadi n’était pas non plus très solide. Il avait gagné les élections de 2012, auxquelles il était le seul à se présenter après les manifestations du printemps arabe qui avaient entraîné la chute d’Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis de longues années. Son mandat devait se terminer par des élections véritablement démocratiques en février 2014, mais il avait été prolongé d’un an sans scrutin.


En janvier, M. Hadi avait annoncé sa démission avant même la fin officielle de son mandat, lorsque les houthistes s’étaient emparés du palais présidentiel.


Après avoir fui Sana’a pour se réfugier dans la ville portuaire d’Aden, il était revenu sur son annonce, affirmant qu’elle avait été prononcée sous la contrainte. Puis, peu après avoir appelé à une opération militaire, il a quitté le pays et s’est installé en Arabie saoudite, où il demeure encore à l’heure actuelle.


Peut-on alors dire qu’il avait le pouvoir de demander une telle intervention ?


Qui a le pouvoir ?


« Il est très difficile de déterminer qui est le dirigeant légitime », a dit Nathalie Weizmann, directrice du projet Lutte contre le terrorisme et droits de l’homme de la faculté de droit de Columbia. « Le fait qu’il ait démissionné pourrait invalider son consentement. »


« Si [M.] Hadi se trouvait toujours à Sana’a et n’avait affaire qu’à une rébellion relativement modeste, il pourrait probablement consentir à ce que d’autres États interviennent pour l’aider. Cela n’est pas vraiment sujet à controverses du point de vue du droit international », a ajouté Ashley Deeks, professeure agrégée de la faculté de droit de l’Université de Virginie et ancienne conseillère juridique adjointe au département d’État américain.


« Mais moins l’auteur de la demande a le contrôle, plus sa demande prête à controverse. En l’occurrence, le pays semble hors de contrôle », a-t-elle dit à IRIN.


« La légalité de la campagne de bombardement dépend de la légitimité discutable d’un dirigeant en exil »
Stuart Casey-Maslen, chercheur principal en droit international à l’université de Pretoria, va encore plus loin. Pour lui, l’autorité au pouvoir est « celui [ou celle] qui contrôle l’État — représenté par un territoire et des forces armées […] En l’occurrence, il s’agirait [des houthistes]. »
Mais la reconnaissance internationale demeure un arbitrage de poids en géopolitique.


« Le fait que la majorité [des pays] du monde font toujours référence à [M.] Hadi comme étant le président légitime sa demande », a finalement conclu Mme Weizmann, auteure d’un récent article analysant la légalité de l’intervention de l’Arabie saoudite.


Légitimité et justification


La justification de l’invasion par M. Hadi ne fait que compliquer les choses. Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité des Nations Unies pour demander une intervention militaire, il a invoqué l’article 51 de la Charte des Nations Unies, qui donne aux pays le droit à l’autodéfense, y compris collective. Mais l’article 51 régit les conflits internationaux et non nationaux.


« L’article 51 est applicable lorsqu’un État fait usage de la force sur le territoire d’un autre État ou pour répondre à une attaque de l’extérieur. Ce n’est pas le cas ici », a indiqué Mme Deeks, auteure d’un récent billet de blog sur la façon dont l’Arabie saoudite justifie cette guerre. « Il s’agit d’un conflit entre le gouvernement du Yémen et un groupe rebelle important à l’intérieur du pays — cela n’a rien à voir avec l’article 51. »


L’Arabie saoudite pourrait défendre la légalité de son intervention autrement, mais ses chances de réussite sont faibles.


La coalition pourrait notamment demander aux 15 membres du Conseil de sécurité d’adopter une résolution autorisant toutes les actions nécessaires. Aucune décision de la sorte n’a été prise ni ne semble probable à court terme. En outre, la Russie, qui est membre permanent du Conseil de sécurité, poserait sûrement son veto à une telle résolution, car elle s’oppose à l’intervention de l’Arabie saoudite.


L’Arabie saoudite ou un autre État voisin pourrait également arguer que la prise de pouvoir par les houthistes présente une menace imminente à sa propre sécurité, ce qui justifierait une attaque défensive en vertu de l’article 51.


Selon Fernando Carvajal, analyste du Yémen à l’université d’Exeter, au Royaume-Uni, c’est ainsi que l’Arabie saoudite a tenté de présenter la guerre. « L’Arabie saoudite a décrit ce conflit comme une menace sous-régionale à sa propre sécurité. »


Mais, comme d’autres, M. Carvajal considère que l’agression houthiste ne représente pas encore une menace suffisante contre les pays voisins pour justifier une intervention militaire, surtout que d’autres techniques telles que des sanctions ou une médiation n’ont pas encore été testées.


La légalité de la campagne de bombardement va donc probablement continuer à dépendre de la légitimité discutable d’un dirigeant en exil.


Des responsabilités indiscutables


Si la justification légale de la guerre peut être débattue, la responsabilité des parties prenantes en matière de protection des civils est indiscutable.


Là aussi la coalition dirigée par l’Arabie saoudite se heurte à des allégations d’illégalité.


Selon plusieurs juristes interrogés par IRIN, le droit humanitaire international pourrait avoir été violé.
Le 30 mars, une frappe aérienne de la coalition aurait touché un camp de Yéménites déplacés. Selon Human Rights Watch, l’attaque a « avivé les inquiétudes » relatives au manque de protection des civils de la part de l’Arabie saoudite et de ses partenaires.


« Les instructions mettant en avant le caractère prioritaire de la protection des civils doivent venir des autorités politiques et militaires saoudiennes. Ces instructions se propagent alors dans toute la chaîne de commandement », a dit Sahr Muhammedally, spécialiste du Moyen-Orient au Center for Civilians in Conflict. « Ces pays ont beau être bien équipés, ils n’ont peut-être pas les meilleurs conseils et formations concernant la protection des civils. »


Les États-Unis apportent un soutien logistique à la campagne de bombardement. M. Muhammedally estime qu’ils devraient profiter de cette position pour forcer l’Arabie saoudite à respecter le droit humanitaire international.


Les habitants du camp de Mazraq, qui se trouve dans le nord du Yémen, ont dit à IRIN qu’aucune cible militaire ne se trouvait à proximité, mais selon d’autres témoignages, un convoi armé circulait sur une route proche.
Selon M. Casey-Maslen, ces attaques ne sont pas nécessairement des violations du droit humanitaire international si l’on peut prouver qu’il s’agissait d’une « erreur de bonne foi ». Les poursuites pour violation du droit humanitaire international sont connues pour être difficiles.

D’autres liens sur IRINEWS:

http://www.irinnews.org/fr/report/101300/le-y%C3%A9men-en-guerre-les-frappes-a%C3%A9riennes-perturbent-la-fourniture-de-l-aide

http://www.irinnews.org/fr/report/101303/bombardement-du-camp-de-d%C3%A9plac%C3%A9s-au-y%C3%A9men-ce-qu-il-faut-savoir

http://www.irinnews.org/fr/report/101287/des-civils-tu%C3%A9s-dans-le-bombardement-du-y%C3%A9men-par-l-arabie-saoudite

 

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Mais la situation dramatique du Yémen n’est pas vraiment nouvelle, même si elle a pris un tournant tragiquement « spectaculaire » avec l’intervention massive de la « coalition » des vautour à la botte de l’impérialisme.

Voici ce qu’il en était déjà en 2012:

titre yemen

http://www.irinnews.org/fr/report/95432/y%C3%89men-inqui%C3%A9tante-aggravation-de-la-crise-humanitaire

LE CAIRE, 9 May 2012 (IRIN) – Une importante crise humanitaire menace le Yémen. Pour l’éviter, il faudrait que les organisations d’aide humanitaire accroissent rapidement leur capacité d’intervention et que les bailleurs de fonds – y compris les riches pays voisins – apportent les financements indispensables pour contenir la malnutrition, les maladies et la pauvreté qui ne cessent d’augmenter.
« La crise humanitaire au Yémen a atteint un tel niveau qu’elle touche des millions de personnes. Elle affecte non seulement des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP), des réfugiés et des migrants, mais aussi des familles yéménites ordinaires de toutes les régions », ont dit des acteurs humanitaires internationaux, dont des agences des Nations Unies, la Ligue des États arabes et l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), dans une déclaration commune faite à la suite d’une réunion organisée au Caire, la capitale égyptienne, le 6 mai dernier.


Au cours des deux derniers mois, deux nouveaux conflits ont forcé près de 95 000 personnes à quitter leur maison. Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), environ 56 000 personnes (soit 8 000 familles) ont dû fuir le gouvernorat d’Abyan, dans le sud du pays, depuis la mi-février. Dans le Nord, on estime que 38 000 personnes (5 500 familles) ont été déplacées dans le seul gouvernorat de Hajjah.


« Il est essentiel de répondre aux besoins humanitaires de ces familles pour rétablir la stabilité au Yémen et éviter que la situation ne se détériore », soulignait la déclaration.


Raul Rosende, responsable de l’OCHA au Yémen, a dit à IRIN : « En 2011, la situation humanitaire était mauvaise au Yémen. En 2012, les choses ont empiré. Les principaux indicateurs se sont détériorés et c’est pour cette raison que nous devons améliorer notre réponse humanitaire. »


Selon l’OCHA, environ 44 pour cent de la population yéménite – soit plus de dix millions de personnes – est en situation d’insécurité alimentaire. Cinq millions d’entre eux ne peuvent pas produire ou acheter suffisamment de nourriture. Dans le gouvernorat de Beida, plus de 60 pour cent de la population vit dans l’insécurité alimentaire.


Sonnette d’alarme


Les travailleurs humanitaires attribuent en partie cette situation à l’insécurité ambiante. Plus de 900 écoles ont fermé et un grand nombre d’enfants sont rendus vulnérables aux maladies comme la diarrhée, le choléra, la polio et la rougeole en raison des dégâts causés aux infrastructures de santé et de la pénurie de vaccins et de médicaments.


« Il s’agit d’une crise humanitaire majeure », a dit Lubna Alaman, directrice nationale du Programme alimentaire mondial (PAM). « Nous ne voulons pas voir ces enfants mourir. »


La plupart des familles récemment déplacées ont dû quitter leur maison de manière précipitée lorsque les affrontements se sont rapprochés de leur communauté. « Il est probable que ces 13 500 nouvelles PDIP… ne rentrent pas chez elles avant longtemps, peut-être même des années », a déclaré l’OCHA.


Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les combats entre les forces gouvernementales et les militants d’Ansar Al Sharia se sont intensifiés à Abyan. Récemment, des affrontements ont fait des centaines de blessés à Lawdar (Abyan) et déclenché une nouvelle vague de déplacements. À Khanfar, les habitants quittent leur maison par crainte de nouvelles violences.


« L’insécurité actuelle a entravé notre accès à certaines zones, principalement à Abyan, et rendu notre travail plus difficile », a dit Yehia Khalil, chef de la sous-délégation du CICR à Aden, le 3 mai. « Des combats intenses ont ralenti la distribution d’aide humanitaire à Abyan. La situation à Lawdar nous préoccupe et nous espérons y avoir bientôt accès afin de répondre aux besoins humanitaires. »


Le rôle de la société civile


Lors de la réunion du Caire, les acteurs humanitaires ont appelé la société civile yéménite à participer activement au programme de développement humanitaire. Mais les militants de la société civile ont dit qu’ils avaient été largement ignorés par les bailleurs de fonds internationaux et les organisations humanitaires.


« Ces organisations préfèrent avoir directement à faire avec les bénéficiaires sur le terrain », a dit Ahmed Al Sharaji, un militant de la société civile yéménite. « Non seulement cela affaiblit les organisations non gouvernementales (ONG) locales, mais cela contribue aussi à accentuer les problèmes humanitaires au Yémen ».


Selon M. Al Sharaji, les ONG locales sont mieux à même de connaître les besoins des Yéménites et, pour cette raison, elles devraient s’associer aux organisations internationales. Il a illustré ses propos en évoquant une organisation humanitaire qui avait dépensé d’importantes sommes d’argent pour la distribution de couches pour bébés, ignorant que les Yéménites utilisent rarement des couches.


Les financements destinés à l’intervention humanitaire restent faibles. Le pays n’a reçu qu’une petite fraction des 1,5 milliard de dollars nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires, a dit Hany Al Bana, président du Forum humanitaire, qui coorganisait la réunion du Caire.


« Il est grand temps que les riches voisins du Yémen se manifestent et apportent leur contribution. S’ils ne le font pas, la crise humanitaire pourrait aggraver l’instabilité politique »

 


Selon l’OCHA, le plan d’intervention humanitaire pour le Yémen a été financé à hauteur de 20 pour cent, soit environ 88 millions de dollars. Il reste donc un déficit de financement de 360 millions de dollars à combler.
« Je pense qu’il est grand temps que les riches voisins du Yémen se manifestent et apportent leur contribution », a dit Naveed Hussain, représentant du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Yémen. « S’ils ne le font pas, la crise humanitaire pourrait aggraver l’instabilité politique ».


Les participants à la réunion du Caire ont dressé une liste de recommandations qui sera présentée aux gouvernements lors d’une conférence des Amis du Yémen qui aura lieu le 23 mai à Riyad, la capitale de l’Arabie saoudite.


« Nous, la communauté humanitaire, nous engageons à poursuivre et à renforcer nos activités afin de ne pas reproduire l’erreur du ‘trop peu, trop tard’ commise dans la Corne de l’Afrique », ont-ils promis.

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CICR YEMEN

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 Au Yémen, comme au Donbass et dans les autres nations en lutte pour leur indépendance, seule l’unité populaire permettra de mettre un terme à l’interventionnisme « international » de l’impérialisme et de commencer la reconstruction du pays.

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Mais reconnaitre et soutenir ces luttes populaires d’indépendance, c’est aussi un moyen indispensable à la gauche, (la vraie…) dans les pays impérialistes, pour faire reculer globalement l’impérialisme et faire avancer la lutte anticapitaliste.

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 mars 2015

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