De la Grèce au Yémen, vers le retour à l’âge de pierre…

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Sur la route du retour à l’âge de pierre, imposé aux peuples du monde par la finance internationale, il n’y a pas que la Grèce… Au Yémen, ce retour imposé continue de se faire sous les bombes de la « coalition » Américano-Saoudienne soutenue également par la France et ses alliés européens…
Il continue de se faire également par la terreur exercée par les créatures obscurantistes monstrueuses générée par cette alliance Américano-Saoudienne avec l’appui « discret » de l’Europe: l' »État islamique » et « Al-Qaïda »!


Dans des conditions de plus en plus dantesques d’une catastrophe humanitaire chronique, mais qui connait encore de nouveaux pics d’aggravation, le peuple yéménite tente de survivre et de résister loin du regard des médias internationaux. Malgré cette chape de plomb et ces tapis de bombes, quelques rares « humanitaires » encore dignes de ce nom tentent de nous informer et de nous alerter. Pour contribuer à cet effort, Solydairinfo fait simplement le point de la situation en relayant diverses enquêtes effectuées dans cet esprit humanitaire.

Tout comme nous l’avions déjà fait, précédement, en relayant cet article du blog TML:

 

 L’impérialisme,

c’est la misère et la mort!

https://solydairinfo.wordpress.com/2015/04/14/613_solidarite_avec_le_peuple_du_yemen/

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Yémen: l’ONU décrète

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l’urgence humanitaire

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maximale

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Par RFI:

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20150702-yemen-onu-decrete-niveau-urgence-humanitaire-plus-eleve-houthis-rebelles/

(Publié le 02-07-2015 Modifié le 02-07-2015 à 19:54)

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Des fillettes attendent une ration de nourriture devant un centre de distribution alimentaire à Sanaa, la capitale, le 1er juillet 2015. REUTERS/Khaled Abdullah

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De nouveaux affrontements à Aden, la grande ville portuaire du Yémen, ont fait plus de 12 morts. Les combats opposent toujours les rebelles houthis venus du Nord aux forces loyalistes qui les affrontent avec le soutien de l’Arabie saoudite. Les combats continuent et pendant ce temps, la situation des civils se dégrade. Ce jeudi, l’ONU a décidé de déclarer l’urgence humanitaire maximale pour le Yémen.


Après la Syrie, l’Irak et le Sud-Soudan, le Yémen devient le quatrième pays à atteindre le niveau 3 de l’urgence humanitaire, le plus élevé, fixé par les Nations unies.

Sur place, la situation ne cesse d’empirer pour la population victime des combats de rue, des bombardements et du blocus de la coalition emmenée par l’Arabie saoudite. Un blocus dont les ONG internationales, qui ne parviennent pas à acheminer l’aide nécessaire aux civils, réclament la levée.


Les populations citadines ont en effet de plus de plus de mal à se nourrir. Dans les zones rurales, c’est l’accès aux soins qui fait défaut. Pour Julien Harneis, le défi le plus important pour le moment est le manque de carburant. Car sans carburant, pas d’électricité, l’eau ne peut être transportée, les systèmes d’adduction d’eau et la chaîne du froid ne peuvent fonctionner et les personnes ne peuvent pas se déplacer. « Une trêve humanitaire nous permettrait d’apporter plus de soutien à la population, explique-t-il, mais la situation va s’aggraver avec la continuation des combats, avec les difficulté de faire venir du carburant à l’intérieur du pays et d’autres produits. »


La situation est particulièrement inquiétante dans la ville d’Aden avec l’apparition de maladies, le manque de vivres et de médicaments. Julien Harneis, le représentant de l’Unicef au Yémen, estime qu’« avec plus d’un million de déplacés à travers le pays, une épidémie de dengue à Aden et les combats qui continuent à travers le pays, la situation est catastrophique. »


Les enfants, premières victimes


Pour les enfants, la situation est particulièrement « atroce », estime l’Unicef. « Il y a une série de problématiques de santé qui s’aggravent soit parce que les services de santé ne peuvent pas fonctionner correctement faute de moyens, ou que la population ne peut accéder aux centres de santé à cause des combats et de la pénurie de carburants », explique Julien Harneis. Il évoque aussi le problème de la malnutrition et de la vaccination qui ne fonctionne pas à travers le pays. Il signale une augmentation du nombre d’enfants qui meurent victimes de diarrhées et craint une épidémie de rougeole.


Pour faire face à cette situation, l’ONU réclame en vain depuis le début du ramadan, il y a deux semaines, l’instauration d’une trêve humanitaire. Selon les Nations unies, plus de 20 millions de Yéménites ont besoin d’assistance humanitaire. Cela représente 80 % de la population du pays.

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UNICEF:

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Le point

Yémen: 279 enfants tués et 402 blessés, depuis fin mars


http://radioalgerie.dz/news/fr/article/20150701/45367.html

01/07/2015 – 11:30

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Les hostilités opposant autorités gouvernementales et rebelles Houthis au Yémen ajoutés aux bombardements aériens incessants de la coalition menée par l’Arabie Saoudite contre ce pays, ont provoqué la mort de centaines de personnes et de blessés, parmi lesquels de nombreux enfants.


Le porte-parole du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Christophe Boulierac, signale qu’au moins 279 enfants ont été tués et 402 autres blessés, depuis fin mars, au Yémen, dans le conflit armé opposant les troupes gouvernementales et les rebelles Houthis.


Il rappelle que le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, avait invité toutes les parties à cesser les hostilités pour faciliter les livraisons immédiates d’aide humanitaire « à ceux qui en ont particulièrement besoin ».


L’UNICEF attire également l’attention de l’opinion publique internationale sur la gravité de la situation en matière d’assistance médicale au Yémen, où, indique-t-elle, la vie de millions d’enfants est actuellement en péril.

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Amnesty International France

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Yémen : la coalition a tué des dizaines de civils

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http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actualites/Yemen-la-coalition-tue-des-dizaines-de-civils-15596

[02/07/2015]


Au Yémen, la coalition menée par l’Arabie saoudite vise des installations militaires et les logements de la famille de l’ancien président. Cette coalition détruit aussi des maisons des civils et tue des familles entières. Nos recherches et analyses d’armes effectuées par nos équipes au Yémen démontrent que les frappes aériennes manquent clairement aux exigences du droit international humanitaire.


notamment plusieurs à Sanaa, la capitale, les 12 et 13 juin et à Taizz le 16 juin. En tout, ces huit frappes ont tué 54 civils (27 mineurs, 16 femmes et 11 hommes) parmi lesquels un nourrisson d’un jour, et en a blessé 55 (19 mineurs, 19 femmes et 17 hommes).

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LE DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE BAFOUÉ

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Le droit international humanitaire indique clairement que les parties au conflit doivent prendre toutes les mesures possibles pour empêcher ou limiter les pertes humaines et les blessures chez les civils. Or, les cas que nous avons analysés montrent que ces attaques détruisent systématiquement les domiciles de civils, faisant des dizaines de morts et de blessés parmi ceux-ci. Rien n’indique que la coalition militaire menée par l’Arabie saoudite ait fait quoi que ce soit pour prévenir et réparer ce type de violations.


Ces huit cas que nous avons examiné, doivent immédiatement donner lieu à des enquêtes indépendantes et impartiales, car il pourrait s’agir d’attaques disproportionnées ou menées sans discrimination. Les conclusions de toute éventuelle enquête doivent être rendues publiques et les responsables présumés d’atteintes graves aux lois de la guerre doivent être traduits en justice dans le cadre de procès équitables. Toutes les victimes d’attaques illégales et leur famille doivent recevoir des réparations complètes.


Une triple frappe lancée le 13 juin par la coalition contre Beit Meyad, une banlieue résidentielle de Sanaa, la capitale, a tué 10 civils, dont trois enfants et cinq femmes, et en a blessé 28, parmi lesquels 11 enfants et 10 femmes, qui vivaient à proximité des cibles visées.


DES BOMBES DE 900 KG LÂCHÉES SUR LES MAISONS

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Restes d’une bombe de 900 kg © Amnesty InternationalRestes d’une bombe de 900 kg © Amnesty International


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Lors de l’une des frappes, une bombe de 900 kg a tué un garçon de 11 ans, deux de ses sœurs, leur frère, et un cousin de 10 ans, et blessé cinq autres membres de la famille al Amiri. Cette bombe, identifiée grâce aux inscriptions retrouvées par nos chercheurs sur des fragments relevés sur le site, a pulvérisé la maison de Yahya Mohamed Abdullah Saleh, un neveu de l’ancien président Ali Abdullah Saleh qui vit à l’étranger depuis des années, et causé d’importants dégâts aux maisons environnantes.


La plupart des voisins avaient fui quelques minutes avant cette frappe – la troisième dans le quartier en moins de 10 minutes – mais la famille al Amiri n’est pas arrivée à s’enfuir à temps.


« Nous n’avons pas réagi assez vite « , Mohamed al Amiri, qui a perdu quatre de ses enfants dans cette frappe.
Une double frappe lancée quelques minutes plus tôt à quelques rues de là a détruit le domicile de la famille al Akwa, tuant Fatma, 40 ans, ses deux enfants Malek et Reem, et deux autres parents, et blessant 18 autres membres de la famille et cinq voisins.


Nos chercheurs ont parlé à une fillette de 12 ans qui présentait des brûlures au troisième degré et des blessures causées par des éclats de métal sur tout le corps, ainsi qu’une profonde entaille en travers du visage. Tordue de douleur sur son lit d’hôpital, elle a déclaré :
« Nous étions tous dans la même pièce, ma mère, mon frère, ma sœur et moi, puis il y a eu une explosion et nous avons tous été blessés. Maintenant, ma mère, mon petit frère et ma sœur sont dans un autre hôpital. « 
Le personnel hospitalier nous a dit que toute la famille de la fillette avait en fait été tuée lors de la frappe et que cela lui serait annoncé sous peu.

ADP AMNYDestruction près de Mi’yad au Yemen © Amnesty International


A telecharger : les 7 témoignages recueillis par nos chercheurs sur place (an anglais


LES LOGEMENTS DE LA FAMILLE DE L’ANCIEN PRÉSIDENT
La frappe a manqué la cible visée :

Tareq Mohamed Abdullah Saleh, un autre neveu de l’ancien président, qui est propriétaire d’une maison voisine bombardée plus tard ce soir-là, mais qui n’y réside pas. Certains médias ont relayé une déclaration faite par le gouvernement yéménite en exil en Arabie saoudite, selon laquelle la frappe avait visé et tué Tareq Mohamed Abdullah Saleh, affirmation qui s’est avérée infondée.


Le 12 juin, cinq membres de la famille Abdelqader ont été tués par un autre bombardement qui a détruit quatre maisons adjacentes dans la vieille ville de Sanaa. Cette frappe aurait probablement fait beaucoup plus de victimes si un grand nombre des résidents n’avaient pas quitté la zone à la suite d’une frappe puissante contre les locaux du ministère de la Défense situés non loin (à 200 mètres au sud), deux jours plus tôt.


Le général Ahmed al Assiri, porte-parole de la coalition formée par l’Arabie saoudite et ses alliés, a nié toute responsabilité pour cette frappe, mais un fragment retrouvé dans les décombres des maisons montre qu’il provient d’une bombe de 900 kg, du même type que celles utilisées à grande échelle par la coalition dans diverses parties du Yémen.


Lors d’une attaque précédente sur laquelle nous avons enquêté, une bombe du même type, larguée par la coalition, a détruit un groupe de trois maisons dans le village d’al Akma (gouvernorat de Taizz) le 14 avril. Cette frappe a tué 10 membres de la famille al Hujairi, dont sept enfants, une femme et un homme âgé, et blessé 14 autres membres de cette famille, pour la plupart des femmes et des enfants.
Rabi Mohamed al Haddadi, un voisin ayant aidé à secourir les victimes, a déclaré :
« Nous avons ramassé des morceaux, les corps étaient déchiquetés. « 


Cette bombe a été identifiée grâce aux inscriptions figurant sur des fragments retrouvés sur le site. Il s’agit d’une bombe dite d’emploi général, de type Mark 84 (MK84, également connue sous le nom de BLU-117) et de fabrication américaine, produite en 1983 et contenant plus de 400 kg de matériau fortement explosif. Des enquêtes menées sur le terrain ont montré que la bombe n’a pas explosé au moment de l’impact, limitant l’ampleur de la destruction et le nombre de victimes civiles.


Le même type de bombe a tué 17 civils et en a blessé 17 autres lors d’une frappe aérienne au nord-est de la capitale le 1er mai. Selon l’analyse faite par des experts des fragments et cratères retrouvés sur les sites de deux frappes aériennes dans les villages d’Hajr Ukaish et al Erra, aux abords de Sanaa, des bombes de même type pesant de 225 à 450 kilos ont été déployées.


DES INSTALLATIONS MILITAIRES VISÉES…

MAIS DES MAISONS RASÉES

ADP AMNY 2                                                                    Frappes au Yemen © Amnesty International


Les témoignages décrivant les conséquences de ces frappes et d’autres fournissent de nouveaux éléments accablants attestant que les forces de la coalition ne prennent pas les précautions requises afin de limiter le nombre de victimes civiles lorsqu’elles prennent pour cible des installations militaires dans des zones contrôlées par les rebelles houthis et les forces loyales à l’ancien président. En fait, certaines des structures manifestement visées, comme les logements appartenant à des parents de l’ancien président Ali Abdullah Saleh, ne semblent pas constituer des objectifs militaires ou tout du moins ne semblent pas être d’une importance suffisante pour justifier les risques que ces attaques représentent pour les civils et biens de caractère civil se trouvant dans les environs immédiats.


Les sites de la plupart de ces frappes ont un élément en commun : ils sont proches – entre quelques centaines de mètres et quelques kilomètres – de bases militaires contrôlées par les houthis ou les forces loyales à l’ancien président Saleh, ou d’autres objectifs militaires ayant été pris pour cible à plusieurs reprises par les frappes de la coalition.


Par exemple, des résidents du village d’al Akma ont déclaré qu’une base de l’armée de l’air et un aéroport contrôlés par les houthis/les forces loyalistes, situés à 1,5 kilomètres du village, ont été visés par plusieurs frappes peu avant et après la frappe du 14 avril sur le village. La bombe qui s’est abattue sur le village a complètement rasé la maison de la famille al Hujairi et partiellement détruit deux logements adjacents – des habitations indigentes faites de tôle ondulée et de carton. Wadhha, une voisine des victimes, nous a raconté: « J’ai entendu l’explosion. J’ai cru que la maison allait me tomber sur la tête. »


Dans le cas du village d’Hajr Ukaish, à plus de trois kilomètres au nord d’une base militaire contrôlée par les houthis/les forces loyalistes, à Jabal Nabi Shuaib, les forces de la coalition ont semble-t-il affirmé que trois logements adjacents démolis par une frappe aérienne – qui a tué 11 membres de la famille al Ukaishi et en a blessé six autres – avaient été utilisés pour stocker des armes. Les rescapés, qui sont des agriculteurs, nient cette affirmation. Un de nos chercheurs s’étant rendu sur le site n’a trouvé aucun élément attestant que la cible était une cache d’armes. Les forces de la coalition n’ont jusqu’à présent pas présenté d’éléments étayant leur allégation.


Même si la cible visée avait effectivement été une cache d’armes, cela ne justifie pas une attaque aussi potentiellement meurtrière sans avertissement préalable contre des logements où se trouvaient de nombreux civils. Les personnes préparant la frappe aérienne devaient savoir qu’il était probable que celle-ci ferait de nombreuses victimes civiles, et n’ont pas pris les mesures requises en vertu du droit international humanitaire.


Depuis le début de l’intervention militaire lancée par l’Arabie saoudite le 25 mars 2015, nous avons enquêté sur 17 différentes frappes aériennes dans cinq zones du Yémen (Sada, Sanaa, Taizz, Hodeida, Hajjah et Ibb). Elles ont tué au moins 223 personnes, dont au moins 197 civils (32 femmes, 68 enfants) et en ont blessé 419, dont au moins 259 civils.


Selon des données récemment rendues publiques par les Nations unies, le conflit armé a fait plus de 1 400 morts et 3 400 blessés civils en trois mois.

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Human Rights Watch

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Les forces de la coalition ont bombardé

des maisons et des marchés dans la ville de Saada

30 juin 2015


https://www.hrw.org/fr/news/2015/06/30/yemen-des-frappes-aeriennes-illegales-ont-tue-des-dizaines-de-civils


Les forces de la coalition ont bombardé des maisons et des marchés dans la ville de Saada

HRW 11Décombres d’une maison à Saada (Yémen), suite à une frappe aérienne menée le 5 mai 2015, qui a tué 27 membres de la famille qui y vivait. © 2015 Ole Solvang/Human Rights Watch


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(New York) – Les forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ont effectué des frappes aériennes qui ont tué des dizaines de civils dans la ville de Saada, dans le nord du Yémen, depuis avril 2015, en violation apparente des lois de la guerre, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. La coalition devrait enquêter sur toutes les allégations de violations des lois de la guerre, et fournir réparation et autres formes d’indemnisation aux victimes civiles le cas échéant.


Le rapport de 47 pages, intitulé « Targeting Saada : Unlawful Coalition Airstrikes on Saada in Yemen » (« Saada prise pour cible : Frappes aériennes illégitimes de la coalition contre Saada au Yémen »), documente une dizaine de frappes aériennes effectuées contre le bastion houthiste, qui ont détruit ou endommagé des logements civils, cinq marchés, une école et une station essence, bien qu’il n’y ait eu aucune preuve que ces sites étaient utilisés à des fins militaires. Ces frappes ont tué 59 personnes, qui seraient des civils, entre le 6 avril et le 11 mai. Au moins 35 enfants figuraient au nombre des victimes.


La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a mené des frappes aériennes à Saada, au Yémen, en violation des lois de la guerre car ces attaques ont été menées sans distinction suffisante entre civils et combattants (rebelles houthistes). HRW appelle à la cessation immédiate de ces frappes meurtrières.


« Les bombardements aériens menés par la coalition contre Saada ont tué des dizaines de civils, dévastant des familles entières », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch et co-auteure du rapport. « Ces attaques semblent constituer de graves violations des lois de la guerre, et doivent faire l’objet d’enquêtes appropriées. »


Le rapport s’appuie sur des enquêtes de terrain et des entretiens menés auprès de 28 victimes et témoins par Human Rights Watch dans la ville de Saada en mai, ainsi que sur un examen de photographies et de vidéos, et sur une analyse d’images satellite.

S AVANT


La coalition de neuf pays arabes dirigée par l’Arabie saoudite a commencé sa campagne aérienne au Yémen le 23 mars, après que les forces d’Ansar Allah – connues également sous le nom de houthistes – ont pris le contrôle de vastes parties du pays, renversé le gouvernement du Président Abdu Rabbu Mansour Hadi, et ont avancé vers le sud pour menacer la ville portuaire d’Aden. Le 8 mai, les autorités de la coalition ont désigné toute la ville de Saada comme étant un objectif militaire, avertissant ses habitants qu’il vaudrait mieux partir. Cette déclaration violait les lois de la guerre, car elle omettait de distinguer entre les civils et les cibles militaires légitimes, selon Human Rights Watch.

S APRES


Human Rights Watch a enquêté sur six frappes aériennes contre des logements résidentiels et contre une école inoccupée à Saada. Lors de l’incident le plus meurtrier, dans la soirée du 5 mai, des avions de la coalition ont lâché plusieurs bombes sur un centre culturel sur une maison adjacente, tuant 27 membres de la famille al-Ibbi, dont 17 enfants.


Walid al-Ibbi, 35 ans, seul membre présent de la famille al-Ibbi à s’être tiré indemne de l’attaque, a confié à Human Rights Watch :

« Juste un peu plus tôt ce soir-là, une famille était venue chez nous demander la main de ma fille pour leur fils. Maintenant j’ai perdu mon épouse et mes quatre filles. Je n’arrive pas à croire que toutes personnes que j’aimais ont disparu. »


Les avions de la coalition ont également bombardé cinq marchés et une station essence pleine d’automobilistes attendant pour faire le plein de leurs véhicules. Non seulement ces attaques étaient illégitimes du fait de l’absence apparente de tout objectif militaire, mais elles par ailleurs contribué aux souffrances des civils à Saada, qui subissent des pénuries de nourriture, d’eau et de carburant. Les Nations Unies ont averti d’une possible catastrophe humanitaire au Yémen.


Au regard du droit humanitaire international, ou des lois de la guerre, les civils et les structures civiles ne peuvent jamais être les cibles délibérées d’attaques. Les attaques qui omettent de distinguer entre les civils et les combattants, ou qui causent des dommages civils disproportionnés par rapport à l’avantage militaire escompté sont interdites. Les parties belligérantes doivent également prendre toutes les mesures réalisables afin d’atténuer les dommages civils.


Human Rights Watch a écrit au gouvernement de l’Arabie saoudite en quête d’informations sur les objectifs visés par les 13 frappes aériennes sur Saada, mais n’a reçu aucune réponse.


Les images satellite montrent plus de 210 emplacements distincts d’impacts dans des zones bâties de la ville, compatibles avec un bombardement aérien. Ces attaques ont endommagé ou détruit des centaines de bâtiments. Les enquêtes sur les lieux d’impacts et les vestiges des armes utilisées montrent que les avions de la coalition ont largué des munitions à explosion et à fragmentation pouvant causer des blessures et des dommages sur une vaste zone.


Les forces de la coalition devraient respecter les lois de la guerre dans leurs opérations militaires, selon Human Rights Watch. La coalition ne devrait pas utiliser des armes explosives ayant un impact sur de vastes zones dans des endroits peuplés, en raison des dommages inévitables qu’elles causent aux civils.


Human Rights Watch a observé des armes anti-aériennes montées sur des véhicules houthistes dans la ville de Saada. Les forces houthistes devraient éviter de les placer, ainsi que d’autres objectifs militaires, dans des zones à forte densité de population.


Les États-Unis ne sont pas membre de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, mais ils fournissent un « soutien logistique et en matière de renseignement » pour sa campagne et aident peut-être directement au ciblage d’objectifs. Les États-Unis et d’autres partisans de la coalition devraient exhorter celle-ci à se conformer à ses obligations légales internationales et à enquêter sur les allégations de violations dans toute attaque pour laquelle ils ont joué un rôle direct.


« Les rues de la ville de Saada sont parsemées de cratères de bombes, de bâtiments détruits, et autres preuves des frappes aériennes de la coalition », a conclu Sarah Leah Whitson. « Les civils qui y vivent encore ne peuvent pas faire grand-chose pour se protéger des attaques aériennes, qui viennent s’ajouter à leurs souffrances quotidiennes. »

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© 2015 Human Rights WatchHuman Rights Watch | 350 Fifth Avenue, 34th Floor | New York, NY 10118-3299 USA | t 1.212.290.4700

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