Sur la plage de la Mirandole, Danserons nous la Carmagnole ?

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PLAYA 2

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Sur la Plage

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de la Mirandole

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Danserons nous

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La Carmagnole ?

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Pour l’abolition du privilège royal saoudien octroyé par la « République » de François Hollande, la pétition contre la privatisation de la Plage de la Mirandole à Vallauris est sur le point d’atteindre les 150 000 signature, à 9  près, et devrait logiquement passer ce cap, le temps de finir la rédaction de cet article…

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https://www.change.org/p/non-%C3%A0-la-privatisation-de-la-plage-de-la-mirandole-%C3%A0-golfe-juan-vallauris-par-le-roi-saoudien


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C’est déjà, en soi, un beau succès, et une preuve que la chaleur de l’été n’a pas endormi toutes les consciences populaires au pays qui se veut le champion des libertés et de l’égalité, mais qui s’en éloigne, concrètement, chaque jour davantage.


Ce succès ne règle évidemment pas ce problème hautement symbolique du déni de ses prétendues valeurs par notre gouvernement actuel, pas plus que tous ceux, plus réels et plus profonds dont ce symbole n’est en quelque sorte que la partie émergée, dans l’océan glacial de la crise.


Car si l' »État Français », mieux nommé ainsi selon sa nature « kollabo », éprouve le besoin de barrer l’accès à une plage publique pour « protéger » les bains de mer de « sa majesté » le Roi d’Arabie Saoudite, cela est à mettre en rapport avec ce qui rend « nécessaire » une telle protection.


C’est l’été, et on voudrait bien penser à autre chose, mais dans certains coins de la planète, été ou pas, c’est tout à fait impossible.
Au Yémen, au Kurdistan, le soleil qui brille n’empêche pas les bombes de pleuvoir, les maisons de s’effondrer sur leurs habitants et les corps humains d’être blessés, déchirés, meurtris, morts…


En finançant et en manipulant les sectes de fanatiques qui ont aiguisé ces conflits, y compris au Kurdistan, en organisant le bombardement à grande échelle du Yémen, le régime saoudien ne peut guère se trouver d’amis de part le monde…


Sauf, évidemment, des amis intéressés…


La venue du roi saoudien en France a donc au moins le mérite de révéler qui sont ces « amis français »…


Et lorsque l’on pense au sang répandu des victimes de cette complicité écœurante, tant au Yémen qu’au Kurdistan, on ne peut que penser que ces « bains royaux » sur la Plage de la Mirandole sont aussi des bains dans le sang de des victimes de ce royaume.


Malgré l’ampleur du scandale, il est donc peu probable que l' »État Français » y relâche sa « protection » du roi saoudien tant que « sa majesté » et consorts voudront bien y faire leur nauséabondes trempettes de la mort.


Mais compte tenu de la réaction indignée de l’opinion publique, il semble également difficile de penser que l' »État Français » ose donner une pérennité à ce statut de « plage privée du Roi » à la Plage de la Mirandole.


Quoi qu’il en soit de ses projets en la matière, la symbolique démocratique et populaire exige que l’accès à cette plage soit reconquis par le public local et régional, qui n’est pas composé que de rentiers, mais aussi de travailleurs et de retraités modestes qui n’ont pas forcément tous les moyens d’aller « voir ailleurs » pour leurs moments de repos et de loisirs.


D’une certaine manière, cette reconquête par un public local a aussi une importance symbolique pour rappeler que 40% des français n’ont tout simplement pas les moyens d’aller « voir ailleurs » pour leurs vacances et que parmi les autres, tous n’ont pas non plus les moyens de se payer des vacances « de luxe », même relatif.


A plusieurs titres, donc, le retour d’un public « habituel » sur cette plage peut être le symbole d’une reconquête sociale et démocratique, au sens à la fois réel et relatif de ces termes.


Bien évidemment, avec la crise profonde et chronique qui lamine précisément toutes les prétendues « valeurs humanistes » du système, il n’y a plus la moindre illusion à se faire sur sa capacité à les mettre en œuvre dans aucun domaine, que ce soit dans celui des rapports internationaux où il foule aux pieds les droits des peuples, ou dans le domaine social où les limites des reculs sont chaque jour repoussées.


Mais d’ici la rentrée, et en quelque sorte en prélude à ce qu’elle pourrait être sur le plan des luttes sociales, pourquoi ne pas opérer un petit retour sur les fondamentaux de la révolte populaire dans ce pays?


Et cela à quelques jours de deux dates, non moins hautement symboliques, celle du 4 Août (1789), abolition des privilèges, et celle du 10 Août (1792), abolition de la monarchie.


Rappelons que s’il a fallu la seconde, avec la violence des canons repris par le peuple, c’est bien parce que les « déclarations de principes », énoncés lors de la première, tardaient à se concrétiser dans le nouvel ordre social.


Aujourd’hui, derrière le cynisme des « amitiés diplomatiques » se cache le massacre des peuples qui tentent de résister aux conditions inhumaines qui leur sont faites.


Pour survivre il ne leur reste que l’option de s’emparer des canons et de les retourner contre leurs bourreaux, tout comme le fit le peuple français en 1789 et 92.


La lutte pour l’abolition des privilèges royaux à Vallauris peut avoir un sens encore plus réel que symbolique si elle se comprend aussi comme un geste de solidarité avec les peuples en lutte contre l’oppression sanglante renforcée par cette « amitié diplomatique ».


Il nous parait donc tout à fait approprié de rappeler à cette occasion les paroles de la célèbre chanson des « sans-culottes » de 1792: La Carmagnole.


Nous en republions donc une version qui a en outre le mérite de comprendre les différentes variantes rajoutées au fil des époques et des évènements révolutionnaires depuis sa création.


Le dernier « chapitre » porte sur la Révolution d’Octobre, dont la bourgeoisie a finit par avoir la peau, à l’usure.


Mais on voit, notamment au Donbass, que pour les peuples slaves, l’heure du réveil a également sonné.


Chez nous aussi, berceau de ce chant populaire, il semble être temps d’y ajouter un chapitre.


Le mois d’Août n’étant donc pas forcément une saison recommandée pour le port de la couronne, danserons nous bientôt la Carmagnole sur la Plage de la Mirandole?

 

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carmagnole 3 DR

 

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La Carmagnole a été la chanson la plus populaire de la Révolution Française. Elle date de 1792, au moment où l’Assemblée vote la convocation de la Convention et l’emprisonnement du roi.


Mais depuis, elle a reparu à toutes les périodes révolutionnaires du XIXème siècle, en 1830 et 1871, avec de nouveaux couplets à chaque fois.

(Et le 20ème siècle n’a pas été avare non plus dans ce processus de création populaire continue…! A quand la première version 21ème…? NDLR)


Le Ça Ira est à l’origine une chanson bien distincte mais qu’on a l’habitude de chanter comme refrain de la Carmagnole
.

 

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 Madam’ Veto avait promis (bis)
De faire égorger tout Paris (bis)
Mais son coup a manqué
Grâce à nos canonniers.


Refrain
Dansons la Carmagnole
Vive le son (bis)
Dansons la Carmagnole
Vive le son du canon !
Dansons la Carmagnole
Vive le son (bis)
Dansons la Carmagnole
Vive le son du canon !

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Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s à la lanterne
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s on les pendra

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Monsieur Veto avait promis (bis)
D’être fidèle à son pays (bis)
Mais il y a manqué,
Ne faisons pas de quartier.

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Antoinette avait résolu (bis)
De nous faire tomber sur le cul (bis)
mais son coup a manqué,
Ne faisons pas de quartier.

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Amis, restons unis (bis)
Ne craignons pas nos ennemis (bis)
S’ils viennent nous attaquer,
Nous les ferons sauter.

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Oui, nous nous souviendrons toujours (bis)
Des sans-culottes des faubourgs (bis)
A leur santé buvons,
Vivent ces francs lurons.


(1869)
Que faut-il au républicain ? (bis)
Du fer, du plomb et puis du pain (bis)
Du fer pour travailler,
Du plomb pour se venger.


Refrain
Et du pain pour nos frères
Vive le son (bis)
Et du pain pour nos frères
Vive le son du canon !
Et du pain pour nos frères
Vive le son (bis)
Et du pain pour nos frères
Vive le son du canon !


Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s à la lanterne
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s on les pendra

Que faut-il au républicain ? (bis)
Vivre et mourir sans calotins (bis)
Le christ à l’écurie,
La vierge à la voirie.


Refrain
Et le saint père au diable !
Vive le son (bis)
Et le saint père au diable !
Vive le son du canon !
Et le saint père au diable !
Vive le son (bis)
Et le saint père au diable !
Vive le son du canon !


Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s à la lanterne
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s on les pendra


(1871)
Vive la Commune de Paris (bis)
Ses barricades et ses fusils (bis)
La Commune battue
Ne s’avoue pas vaincue.


Refrain
Elle aura sa revanche
Vive le son (bis)
Elle aura sa revanche
Vive le son du canon !
Elle aura sa revanche
Vive le son (bis)
Elle aura sa revanche
Vive le son du canon !


Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s à la lanterne
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s on les pendra


(fin du XIXème siècle)
Que faut-il donc au plébéien (bis)
Le bonheur de tous et le sien (bis)
Prendre terre et machine,
Désinfecter l’usine.


Refrain
Et sauver l’ouvrière
Vive le son (bis)
Et sauver l’ouvrière
Vive le son du canon !
Et sauver l’ouvrière
Vive le son (bis)
Et sauver l’ouvrière
Vive le son du canon !


Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s à la lanterne
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s on les pendra


(1917)
Vive la Commune de Russie (bis)
Ses mitrailleuses et ses fusils (bis)
Après s’être battue
La Commune a vaincu.


Refrain
Elle a eu sa revanche
Vive le son (bis)
Elle a eu sa revanche
Vive le son du canon !
Elle a eu sa revanche
Vive le son (bis)
Elle a eu sa revanche
Vive le son du canon !


Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s à la lanterne
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira
Les aristocrat’s on les pendra

 

( Source:

http://drapeaurouge.free.fr/carmagnole.html 

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