L’Ère nouvelle de Louise Michel (1887)

par tribunemlreypa

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L’Ère

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Nouvelle

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Louise 

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Michel

 

Ce texte de Louise Michel, L’Ère Nouvelle, qui nous a été envoyé par un camarade du Nord, avec ses vœux de Nouvel An, est évidemment approprié par son titre et par son thème à ce moment de l’année. Datant de 1887, il conserve une bonne part de l’utopie primitive de ce temps, mais il tente déjà de la resituer dans la durée. 

Sa plus grosse lacune est évidemment le manque d’anticipation du phénomène impérialiste, qui a permis au capitalisme de se maintenir jusqu’à nos jours, notamment en étouffant par deux fois, par la guerre impérialiste « civile », puis par l’agression fasciste la première tentative d’édification du socialisme. Malgré la construction et la reconstruction dans des conditions d’isolement et d’encerclement international, c’est finalement par le biais de la corruption  intérieure, développée sous l’égide de l’opportunisme et du révisionnisme, que l’impérialisme en est venu a bout, après 70 ans de résistance.

La crise actuelle, aboutissement du  nouveau cycle de « mondialisation » impérialiste, déjà inauguré par le retournement de la Chine au début des années 70, semble pour l’instant ouvrir sur une nouvelle ère d’obscurantisme, ce qui redonne, paradoxalement, une certaine actualité, et voire même une actualité brûlante à ce texte…! Et d’autant plus qu’y est déjà stigmatisée la voie réformiste et « parlementariste » qui était déjà l’écueil retardant la marée révolutionnaire en son temps…Les ancêtres des révisionnistes thoréziens et khrouchtchéviens y étaient déjà à l’œuvre, tout comme le sont encore leurs héritiers aujourd’hui, qui font le lit de la réaction et du social-fascisme, par leur démagogie populiste, entretenant les illusions réformistes.

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L’Ère Nouvelle

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(1887)

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(Extrait)

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« Les âges de pierre et de bronze ont passé ; notre âge passera : nous ressentons les heurts spasmodiques de son agonie, et c’est dans sa mort que nous voyons l’histoire de toutes les époques disparues.

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Chacune d’elles emporte froides les choses qui l’ont passionnée ; elles sont finies : alors dans le renouveau grandissent les choses regardées comme utopies à la dernière étape.


Les idées jetées en jalons par les sentinelles perdues servent à de nouveaux explorateurs et, sans fin, on va vers des temps incomparablement plus proches de l’Idéal.


Entre ces temps et le nôtre justement est la période où l’humanité, devenant virile, ne supporte plus qu’en regimbant les chaînes qui l’immobilisent dans l’ornière.


Nulle promesse endormeuse ne bercera plus ceux qui auront vu les malheurs amoncelés sur notre espèce par la crédulité, pas même les miroitements d’amélioration basés sur des paroles vaines. Les paroles s’envolent à tous les vents : serments et plaintes tombent ensemble dans le balayement éternel.


C’est ce qui, sous le nom de parlementarisme, allonge l’étape actuelle où nous piétinons.

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Étape tourmentée où le vertige habite de plus en plus les sommets du pouvoir : l’impuissance, le parasitisme, la bêtise, la folie, étayés l’un sur l’autre, sont encore debout.
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Mais quelle ruine dure toujours ? »

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Le texte complet

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téléchargeable en PDF:

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L’Ère nouvelle par Louise Michel_

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