L’ACTU A MAYOTTE, une île en lutte

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L’ACTU A MAYOTTE

( Reçu par e-mail, de la part du camarade Gilles PRIN)

On peut s’interroger sur le silence gouvernemental et médiatique quant à ce qui se passe à Mayotte et se demander si les autorités politiques ne laissent pas pourrir une situation afin de mieux s’opposer à de légitimes revendications portées en particulier par le mouvement syndical et ainsi mieux créer les conditions de la répression.

La convergence des luttes et la solidarité pour le mouvement syndical ça passe aussi par Mayotte avec en premier lieu ici, un devoir d’information!

D’autant que là-aussi il s’agit entre autre du code du travail !

Communiqué intersyndical de reconduction de la grève relevé sur le site de la CGT Education :

http://www.cgteducactionmayotte.com/actualites

GREVE PUBLIC PRIVE A MAYOTTE


Depuis le 30 mars les agents du secteur public et privé sont en grève à l’appel de la CGT Mayotte, la FSU Mayotte, l’UD FO, l’UIR CFDT Mayotte, le SAEM FAEN et Solidaires pour revendiquer l’égalité et la justice.


Les 3 premières mobilisations ont été un franc succès avec une moyenne de 600 manifestants. La manifestation du 7 avril fut également une réussite avec près de 500 manifestants dont des élus locaux.


Malgré le soutien des élus, les mobilisations ainsi que les blocages des différents secteurs de l’île (une dizaine tenue par les grévistes ce lundi 11 avril), le gouvernement ne semble pas vouloir entendre la demande de l’intersyndicale et dépêcher en urgence un émissaire dans le département afin d’ouvrir les négociations avec l’intersyndicale.
Cette demande de dialogue sociale ne parait pas insurmontable. Le Préfet ne peut pas soutenir qu’il maîtrise la situation en envoyant de informations incomplètes à Paris. D’autant que l’adhésion de la population est de plus en plus marquée au vu de la multiplication des points de blocages.


Jusqu’à ce jour, l’intersyndicale a su contenir les débordements, ce qui risque de ne plus être le cas si le gouvernement ne réagit pas … En effet, le mouvement de grève et les actions seront maintenues aussi longtemps que le gouvernement persistera dans son silence assourdissant.
Les Mahorais sauront apprécier par tout moyen et à sa juste valeur, l’attention que ce gouvernement porte à ce jeune département.

Fait à Mamoudzou le 11/04/2015

Source de l’information suivante : France TV info

Cette grève générale a commencé le 30 mars pour réclamer « l’égalité réelle » avec l’Hexagone, notamment l’alignement des prestations sociales et l’application du Code du travail national. Les grévistes exigent aussi des moyens de lutte contre l’insécurité et la construction d’écoles.

« Nous ne demandons pas la lune, mais il me semble que certains veulent pourrir la situation, veulent que ça dégénère, alors que jusqu’à ce jour, nous avons été réglos. Pour l’instant, nous avons le soutien de la population, nous maîtrisons la situation, mais nous risquons d’être dépassés et ça sera la responsabilité du préfet, que nous suspectons de remonter des informations incomplètes à Paris », a déclaré Rivo Rakontondravola, secrétaire départemental SNUipp/FSU à l’AFP. Les grévistes ont érigé des barrages dès l’aube aux quatre coins de l’île, empêchant tout accès vers le centre de Mamoudzou.

Le chef-lieu du département était presque désert hier lundi et aujourd’hui mardi , avec peu de véhicules et des activités socio-économiques réduites.

« On voit bien que les gens ne sont pas venus travailler. Depuis la grève dure contre la vie chère, en 2011, on n’a pas assisté à un tel blocage de l’île, avec des barrages partout », a expliqué anonymement un autre syndicaliste. Il a aussi fait état de « jeunes qui rackettent les passants et qui risquent d’avoir des réactions violentes. Ces violences ne sont pas orchestrées par l’intersyndicale mais par certains jeunes qui, prétextant une absence des bus scolaires, érigent aussi des barrages ».

 

Selon ce syndicaliste, les habitants approuvent les revendications de l’intersyndicale et ne font rien pour s’y opposer, ou pour libérer les routes, organisant ainsi une sorte de résistance passive.

Les syndicats rejettent la responsabilité du statu quo sur le représentant du gouvernement.
Rivo Rakotondravola a rappelé que les manifestants, les élus départementaux et les parlementaires qui se sont joints au mouvement, ont marché jeudi dernier jusqu’à la préfecture et ont été accueillis par des gendarmes et un mur de plexiglas.

« Cela démontre le manque de considération du préfet Seymour Morsy à notre égard, c’est pourquoi nous continuons à maintenir le blocage de l’île », a-t-il insisté.

Contactés par mail par l’AFP, préfet et préfecture n’avaient pas répondu lundi en milieu d’après-midi.

Emmanuel TUSEVO DIASAMVU , Grand reporter France Télévisions, Correspondant Agence France Presse

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Gilles PRIN
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