Anti-loi El Khomri : …Bas les masques !!

par tribunemlreypa

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Anti-loi El Khomri :

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Bas les masques !!

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Alors que la loi El Khomri démarre une phase de lancement décisive au parlement, la lutte des opposants semble nettement privée de perspectives.


Et pourtant les dernières mobilisations on montré une résistance de fond de la base. Et surtout, malgré les pirouettes du gouvernement, consacrées par la droite comme des « renoncements », l’opinion publique reste très majoritairement hostile à cette loi.


Et pour cause, car le principe de l’inversion de la hiérarchie des normes reste son fond, et constitue toujours un recul social inacceptable.

AGEN ANTI-EL KHOMRIAgen, le 4 Mai, des lycéens tentent  d’occuper le siège local du MEDEF. 

A la base, le retrait de la loi El Khomri reste l’objectif vital à atteindre.


Et même si une majorité de députés PS venait à être trouvée pour la voter, dans le contexte actuel elle ne représente plus guère que 10 à 15% des électeurs …


De plus, et malgré les dénégations officielles, le recours au 49-3 parait quasi inévitable.


De sorte que, dans tous les cas de figure, l’opposition à cette loi a tout lieu de se considérer comme légitime. Reste à savoir si elle a réellement la capacité et la volonté de manifester cette légitimité …


A la suite de la pétition massive, qui en fut la première forme d’expression, cette légitimité du refus s’est trouvée de fait transposée aux directions syndicales CGT et FO, qui ont permis de donner un caractère massif aux manifestations engendrées par diverses mouvances spontanéistes sur les réseaux sociaux.


Par la suite, ces mouvances spontanéistes se sont cristallisées dans le phénomène « nuits debout », mais sans parvenir à prendre le relai en terme d’organisation de manifestations de masse.


De sorte que le mouvement anti-loi El Khomri s’est trouvé partagé entre deux tendances « suivistes », qui se suivaient l’une l’autre, sans prendre d’initiative réellement offensive, en dépit du courant d’opinion hyper favorable.


La seule tentative en ce sens fut celle, passée quasiment inconnue du grand public et bien évidemment et surtout, des médias, de la part de la CGT-Goodyear, pour transformer, via le congrès de la centrale, la cause de leur résistance contre la répression anti-syndicaliste en un thème national de convergence avec la résistance anti-loi El Khomri, et qui aurait du déboucher sur une grève générale avec une manifestation centrale à Paris, visant l’objectif du million de manifestants rassemblés dans la capitale, à l’instar des plus grandes heures des luttes sociales d’antan…


A l’évidence, un tel objectif n’était pas du tout dans les visées du congrès CGT, pas plus que dans sa direction ou celle de FO…


Les rodomontades officielles de cet apparent « front du refus » CGT-FO avaient donc, et ont encore, clairement désormais, pour seul but la volonté d’encadrer et de récupérer le mouvement spontané au profit des bureaucraties syndicales en perte d’influence, mais nullement de le mener à bien en termes de lutte de classes.

MASQUES


Au moment précis où le processus législatif entame une phase décisive, l’absence de toute perspective de résistance concrète de la part de ce prétendu « front du refus » CGT-FO est l’aveu le plus criant de leur forfaiture, au quel fait écho le silence assourdissant des « nuits debout » …


Quant aux partis politiques de la « gauche de la gauche », incluant ceux qui sont traditionnellement censés incarner l' »extrême-gauche », et toutes le officines groupusculaires qui gravitent autour, ils n’ont pas encore, au jour d’aujourd’hui, pris la moindre initiative offensive pour donner une expression politique réelle à la vraie force de ce mouvement. Ils sont déjà tous, peu ou prou, prisonniers de leur dérisoire calendrier électoral pour 2017.


En ce début Mai, une seule vraie question se pose à ceux qui luttent sincèrement pour l’objectif impératif et vital du retrait total de ce projet de loi:
Veut-on reprendre l’initiative et remporter la victoire nécessaire pour le mouvement ouvrier contre la loi El Khomri, ou bien veut-on attendre passivement que les politiciens de tous bords, mais tous au chevet du capital, et leurs acolytes bureaucrates syndicaux réformistes achèvent de faire leur petite cuisine sur le dos du mouvement de masse?

En deux mots, veut-on capituler ou vaincre?


Et cela alors que l’immense majorité des travailleurs et de la population, même si elle n’est pas encore passée à l’action, en grande partie paralysée par le contexte de crise, rejette néanmoins ce projet de loi, inique dans son principe, comme l’a prouvé la pétition massive qui est à l’origine du mouvement ?


Il faut savoir ce que l’on veut: depuis le début du mouvement, beaucoup on fait le rapprochement historique avec le mouvement anti-CPE. En réalité, la leçon n°1 à en tirer est bien que l’on peut encore, et même plus que jamais, remporter la victoire.


Mais si la situation reste favorable quant au fond, le rapport de force tactique est différent, comme on l’a vu au cours des différentes phases de ce mouvement. (*)


Le mouvement populaire paralysé par la crise n’a pas encore exprimé toute sa force sur le terrain, et fait davantage un soutien de type résistance passive.
Une initiative offensive de la part des éléments les plus avancés du mouvement, si elle est unitaire dans son principe, bénéficiera de ce soutient « passif » et deviendra de fait représentative, pourvu qu’elle reste à l’écoute des revendications populaires réelles, ce qui ne s’est pas encore produit avec les « nuits debout », par exemple.


Cultiver le mythe d’une grève générale qui ne se produira pas d’ici le vote de la loi, dans deux semaines, sans parler du mythe du « million à Paris », c’est simplement accepter la défaite …


Alors qu’une manifestation centrale, directement opposée à ce vote, devient une initiative appropriée, dans un contexte où tous les partis représentés au parlement sont totalement décrédibilisés!!


De sorte que même si elle n’a pas le caractère massif des plus grandes manifs de l’histoire, avec des chiffres passés autour du million, elle aura en fait le même impact, même avec dix fois moins de participants. 100 000 à Paris serait un très beau succès. Cela peut devenir, au delà des paroles, un objectif concret et réalisable.


En moins de deux semaines, les réseaux sociaux peuvent encore imposer une telle initiative aux bureaucraties de toutes sortes et à tous les larbins du capital, même ceux qui se disent « de gauche » …!!


Reste à savoir ce que l’on veut, et voir vraiment qui est qui !!


BAS LES MASQUES !!


Luniterre

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9 MARS ELEPH

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