Mais où nous emmènent-ils… ?

.

.

.

.

NSEG

.

.

.

« Folie meurtrière »… Cet été 2016, les requins ne sont pas ceux qui, tapis dans l’eau, à l’heure de l’apéro, seraient tentés de prendre vos doigts de pieds pour des bretzels, mais des geeks affutés qui, en quelques clics et à l’aide de vidéos bien sanguinolentes vont déclencher les pulsions assassines de malades que la société consumériste à engendré en les rejetant dans les arrières-cour de ses avenues aussi illuminées que bétonnées…

« Folie meurtrière », nouvelle arme « légère », plus efficace encore que la Kalachnikov ou le lance-roquette, et disponible en tout lieu, sans problème de transport ni d’intendance…

En réalité, rien de neuf, seulement une version « évoluée », up-to-date, du bon vieil « attentat suicide », avec un raccourci dans le temps, tel un « reader-digest » du fanatisme religieux, la terrible « radicalisation rapide »…

« Le 21ème siècle sera religieux ou ne sera pas… » fait-on dire à Malraux… Du moins Tchen, un de ses tristes héros, croit-il avoir abattu Tchang Kaï-chek, lorsqu’il se fait sauter sous la voiture-leurre du cortège présidentiel…

Désormais la réalité dépasse à la fois la fiction et le cauchemar, mais ceux qui nous ont amené là n’en ont manifestement jamais assez…

Après avoir, des siècles durant, ravagé le monde de guerres esclavagistes, coloniales et néo-coloniales, et alors que la société “occidentale” prétend plus que jamais exporter la « civilisation » du coca-cola et du smartphone dans des régions où il n’y a pas même encore l’eau potable et l’électricité, on ne s’étonnera pas, en y regardant à peine de plus près, de cette dérive guerrière qui prend, elle aussi, en cet été 2016, une tournure accélérée…

Si l’on examine un tant soit peu sérieusement l’histoire de ces dernières décennies, on ne peut que constater que les foyers de guerre constante, à travers le monde, génératrice de millions de morts, en réalité(*), ont systématiquement été allumés, directement ou non, par l’occident en mal de domination. Le « 11 Septembre », pour spectaculaire qu’il fut, n’était déjà qu’un sous-produit concentré des manipulations du fanatisme initiées par les « services spéciaux », dans les conflits précédents…(**)

Désormais incapable d’être à la hauteur des promesses de son propre spectacle, incapable de « rentabiliser » les masses de capitaux accumulés dans des investissements productifs et générateurs d’emplois, l’occident impérialiste n’a plus, à nouveau, que la guerre comme « débouché »…

Mais que ce soit face aux pétro-monarchies qui ont assuré, au départ, le financement du terrorisme, ou face à la machine de « guerre économique » chinoise, qui a déjà broyé l’essentiel de l’industrie européenne, et construit désormais sa propre machine de guerre, au sens littéral, l’occident ne fait jamais face qu’aux monstres qu’il a lui même engendré…

Les populations mondiales, broyées sur place ou jetées sur les routes de l’exil par la violence et la misère, puis broyées à nouveau par les conflits communautaires que ces exils entrainent, n’ont, pour ce qui les concerne réellement, aucun intérêt dans ces jeux morbides et mortifères.

Le monde court à l’abime faute de « résoudre la crise »… Mais cette crise n’est que celle du capitalisme et de l’impérialisme néo-colonialiste et non celle de la « civilisation », qui en meurt, chaque jour un peu plus…

En France, le printemps a vu la naissance d’un mouvement social inattendu dans ce contexte, avec la lutte contre la « loi travail », mais qui prouve que l’avenir n’est pas forcément écrit par les va-t-en-guerre…

Au fil des mois, ce fut une « course en sac » entre les manipulations terroristes récupérées par le pouvoir pour justifier la répression et le développement d’une lutte récupérée par les bureaucraties syndicales en vue de sauver leurs boutiques corrompues par les prébendes « administratives », lutte également phagocytée, avec la complicité des médias, par les « penseurs » des « nuits debout » et de l’anarcho-syndicalisme.

Certes, on était encore loin de l’autonomie prolétarienne, même et surtout telle qu’idéalisée, dans les années 60-70, par Debord et les situationnistes, mais précisément, si la résistance prolétarienne ne peut être que l’expression politique des prolétaires eux-même, elle dépend de la situation concrète dans laquelle elle se développe, et de la conscience que les militants en ont.

Cela suppose, de leur part, une volonté réelle de comprendre le monde dans lequel ils vivent, indépendamment de tout préjugé idéologique, et une détermination à organiser la résistance en fonction de cette réalité.

Celle-ci est donc faite de tous les conflits qui créent les conditions sociales actuelles de la lutte, et qui sont liés aux flux dominants du capitalisme financier, auxquels notre pays a encore, hélas, une part fort sanglante…

A quelques semaines de la « rentrée sociale », il ne s’agit pas de se « gâcher les vacances », mais simplement de décrypter cette réalité mondiale derrière le rideau de fumée médiatique…

C’est pourquoi nous proposons une « revue de presse » des conflits actuellement les plus brûlants, et cela représente déjà, même en sélectionnant les plus concis, un volume d’articles impressionnant, mais hélas, cela fait encore passer au second plan des conflits tout aussi importants, évidemment et surtout, pour ceux qui les subissent, et pour l’équilibre géopolitique du monde, comme l’Ukraine ou le Yémen, et toujours et encore, la Palestine, pourtant omniprésente dans les consciences.

Luniterre

 .

*****************************

 (*  https://solydairinfo.wordpress.com/2014/08/12/10/

Donetsk, Erbil, Gaza, La « justice humanitaire » des anges de la mort

perchés sur une montagne de cadavres

.

.

( ** https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/18/terrorisme-qui-veut-la-guerre-qui-veut-la-paix/  )

 

 

*******************************

 .

.

.

.

SYRIE :

***********************************

Alep: STOP à la manipulation.

 

L’appel d’un docteur syrien

aux médias occidentaux

NON, ce n’est pas Alep qui est assiégée par l’armée syrienne, mais les quelques quartiers à l’Est d’Alep qui ont été envahis par les groupes armés en juillet 2012.

OUI, Alep était assiégée par les terroristes depuis 4 ans et l’offensive de l’armée syrienne a justement pour but de la libérer. C’est chose en partie faite depuis jeudi 28 juillet quand l’armée syrienne a finalement chassé les groupes armés du quartier de Bani Zeid. Ces groupes ont pendant 4 ans terrorisé les habitants d’Alep en lançant quotidiennement des mortiers et des bonbonnes de gaz remplies de clous et d’explosifs faisant tous les jours des dizaines de tués et de blessés.

NON, les structures de santé ne sont pas visées délibérément par les bombardements aériens. Les hôpitaux cités n’existaient pas avant la guerre et donc ces lieux de soins sont, s’ils existent, installés dans des immeubles ordinaires. De plus, même de l’aveu de Médecins sans frontières (MSF), ces structures de santé n’ont pas été signalées à l’ONU, ni aux Etats-Unis, ni à la Russie.

Il faudrait aussi signaler que les immeubles abritant des structures de santé sont utilisés par les terroristes pour leur sinistre besogne: l’hôpital ophtalmologique situé à Alep-Est est le quartier général de Al Nosra pour la région d’Alep. Pourquoi ne pas mentionner les hôpitaux bombardés [dans les zones sous le contrôle de l’Etat syrien, Ndlr], incendiés ou détruits par les terroristes depuis le début du conflit.

OUI, les terroristes qui occupent Alep-Est appartiennent à Al Nosra, groupe considéré par toute la communauté internationale (Europe et USA compris) comme groupe terroriste. Il devrait être neutralisé comme Daech, ce que ne font pas les avions de la coalition internationale menée par les USA.

NON, les habitants d’Alep-Est n’ont pas peur de venir à Alep sous le contrôle de l’Etat Syrien par les couloirs humanitaires que les autorités ont ouverts pour les laisser rentrer minimisant ainsi le risque de pertes civils lors des raids ou des batailles. Au contraire, ils voudraient rejoindre les 500.000 habitants originaires d’Alep-Est ayant déjà fui les régions d’Alep sous contrôle des terroristes pour se réfugier sous la protection de l’Etat syrien. Ce sont les rebelles-terroristes qui les empêchent de venir les gardant comme boucliers humains.

OUI, les habitants d’Alep ont souffert pendant 4 ans. Ils ont subi de nombreux blocus imposés par les terroristes et les 1.500.000 habitants d’Alep ont subi des pénuries très graves sans que personne n’en parle, ne s’indigne, ni ne proteste.

NON, l’Etat syrien et son allié russe ne veulent pas qu’il y ait des victimes civiles lors des combats. Ils ne veulent pas qu’il y ait des dommages collatéraux comme lors des bombardements français du village de Al Tokhar le 19 juillet dernier tuant 164 civils ou des bavures comme le bombardement américain de l’hôpital de Kunduz

OUI, arrêtez de manipuler l’opinion publique par la désinformation. A chaque fois que les terroristes sont assiégés quelque part en Syrie, les gouvernements et médias lancent des cris d’alarme. Ils veulent soit disant éviter une prétendue catastrophe humanitaire; alors que leur vrai but est en réalité de desserrer l’étau de l’armée gouvernementale sur les terroristes.

Ces derniers n’arrêtent pas leurs tirs. Comment sont-ils donc approvisionnés en munitions et en armes alors qu’ils prétendent que les produits alimentaires et les carburants ne peuvent leur parvenir, faisant craindre le pire pour les civils?

Par Nabil Antaki, Alep le 29 juillet 2016

.

(Source: http://arretsurinfo.ch/alep-stop-a-la-manipulation-par-le-dr-nabil-antaki/  )

******************************************

 .

.

.

La troisième tentative

de briser le siège d’Alep avortée

(L’équipe du site

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=318371&cid=18&fromval=1 )

Dernières évolutions sur les deux fronts ouest et sud d’Alep enflammés par les milices takfiristes et celles de l’Armée syrienne libre : l’armée syrienne et ses alliés ont fait avorter leur troisième tentative menée pour briser le siège imposé par les forces gouvernementales aux quartiers est d’Alep.

Baptisée « Grande épopée d’Alep », cette bataille a été lancée le 31 juillet dernier, après la prise de l’axe routier Castello et du quartier Bani Zeid, dans la province nord d’Alep.

C’est l’opération la plus importante menée par les rebelles d’Alep depuis celle de 2012, estime l’AFP.

A Ramousseh

Cette troisième tentative a été menée sur le front du quartier loyaliste de Ramoussah, situé à la périphérie sud-ouest de cette ville. Elle a été enclenchée par l’explosion de deux tunnels souterrains, et elle s’est finalement soldée par un échec retentissant. Les miliciens ont du rebrousser chemin et se sont retirés des positions qu’ils avaient conquises.

Selon le site progouvernemental almasdarnews, rapporte l’AFP, « les terroristes ont réussi à entrer à Ramoussah en faisant exploser un tunnel qu’ils avaient foré mais ils ont ensuite été bloqués et ont dû se retirer après une féroce bataille et l’armée contrôle complètement le quartier ».

« Cette contre-offensive a réduit presque à néant les gains engrangés par les rebelles lors de leur offensive lancée dimanche pour briser le siège », indique l’AFP .

Toujours selon l’AFP, citant l’OSDH, les miliciens ont perdu plusieurs positions au profit des forces régulières qui se sont emparé de deux collines et de deux petits villages au sud-ouest d’Alep dans la nuit de mardi à mercredi.

Selon le quotidien pro-gouvernemental al-Watan, les forces du régime « avancent de nouveau au sud et sud-ouest d’Alep après les importants revers subis » par les groupes rebelles.

Grand nombre de tués

Le nombre des tués dans les rangs des miliciens est certes important : 250 selon Media de guerre, l’instance de la Resistance en Syrie, depuis le début des hostilités le 31 juillet dernier.

Alors que les insurgés n’en reconnaissent que 120, chiffre qui n’englobe pas ceux essuyés par la milice du Hezb al-islami al-Turkestani, laquelle compte des miliciens étrangers et qui s’est abstenu de donner son décompte.

Les Russes quant à eux font état de plus de 800 tués depuis le début de la bataille.

Des chefs militaires font partie des tuées : dont le chef-adjoint militaires des Ahrar al-Sham, Abou Bakr al-Shami, le chef militaire du 5eme bataillon de la Jabhat al-Shamiyyat, Abou Hamzé al-Shami, celui de Faylak al-Sham, connu sous le patronyme alZir ainsi que son assistant Haytham al-Darwiche, …

Le front al-Nosra a pour sa part indiqué la mort de son chef de terrain Sami Rahmoune, connu sous le sobriquet Abou-Alalamaïne.

22 milices dans la bataille, 6.000 miliciens

Selon Media de guerre, participent à cette bataille 22 milices dont la branche d’Al-Qaïda en Syrie, le front al-Nosra (rebaptisé front de conquête du Levant).

Parmi elles figurent, Ahrar al-Sham (allié du front al-Nosra), Faylak al-Sham, le mouvement Noureddine al-Zenki (qui a dernièrement décapité une petit palestinien de 12 ans), Jaïsh al-Islam (qui est soutenu par l ‘Arabie saoudite) , et ce aux côtés de 12 milices combattant dans le cadre de l’Armée syrienne libre, dont Bataillon-13, Brigades des révolutionnaires du Sham, Jaïsh al-Nasr, Liwa Sokour al-Shan et autres…

Quelques 6.000 miliciens ont été investis dans la bataille sur un front de 20 km. Selon l’agence iranienne Pars Today, une centaine de voitures transportant des rebelles en provenance de la Turquie ont été vus traversant la frontière et se sont rendus sur les lieux du combat.

La correspondante d’al-Mayadeen en Syrie a confirmé l’arrivée d’un grand nombre de miliciens en provenance de la Turquie, assurant que le revirement de la Turquie dont il est question dans les medias n’a pas eu lieu dans bataille d’Alep.

Pertes matérielles

S’agissant de pertes matérielles, les sites de coordination de rebelles précisent que ces dernières heures:

Ont été détruits 14 véhicules équipés de mitrailleuses, 5 véhicules de type BMB dont deux étaient conduits par des kamikazes, 4 chars, 4 artillerie de type 122 et 130, deux artilleries lourdes de type 57, et 4 drones destinés à prendre des photos.

Trois convois de plusieurs dizaines de véhicules transportant des miliciens en provenance de la Turquie ont été pris pour cibles par les raids aériens et les pilonnages de l’artillerie.

Un siège d’opérations situé à Saraqeb (Idleb) et deux cellules d’opérations dont une se trouvait dans le quartier Rachidine à l’ouest d’Alep et l’autre dans la localité de Khalsat, ont été totalement réduits en miettes.

Tentative de diversion et campagne médiatique

Une tentative de diversion de l’armée syrienne a été réalisée par des milices combattant sous la bannière de la cellule d’opération du nord de Homs ont annoncé une nouvelle bataille, baptisée « c’est ton jour Alep ». Affichant comme objectif de contrôler une centrale située dans la province sud de Hama, elle a été avortée quelques heures après son déclenchement.

Or les milices tentent de pallier à leur échec sur le champ médiatique.

La chaine pro saoudienne al-Arabiyat a propagé une rumeur selon laquelle 23 combattants du Hezbollah ont été fait prisonniers . Elle a été directement démentie.

**********************************

.

La France assassine par bombardement 120 civils

dans le nord de la Syrie, le 19 juillet 2016

.

.

La Syrie impute à la France des frappes ayant tué plus de 120 civils dans le nord du pays

https://francais.rt.com/international/24115-syrie-impute-france-frappes-ayant

20 juil. 2016, 17:09

La Syrie demande à l’ONU de prendre des mesures après qu’un raid aérien français a causé la mort de plus de 120 civils le 19 juillet à la frontière turco-syrienne, selon Damas, qui déplore en outre que la coalition soutienne des groupes terroristes.

Le ministre des Affaires étrangères syrien a envoyé des missives au secrétaire général des Nations unies, ainsi qu’au président du Conseil de sécurité pour alerter l’organisation sur les présumés crimes commis par l’aviation française dans le pays. Lors du bombardement du village de Toukhan al-Koubra, situé près de la frontière turco-syrienne, cette dernière aurait provoqué la mort de plus de 120 civils.

« L’injuste agression française a coûté la vie à plus de 120 civils, dont la majorité sont des enfants, des femmes et des personnes âgées, en plus des dizaines de blessées, donc beaucoup sont aussi des femmes et des enfants. Le nombre de civils toujours présents sous les décombres reste inconnu à ce jour », a écrit le ministre syrien cité par l’agence Syrian Arab News.

Ces frappes meurtrières ont lieu un jour seulement après que des avions américains aient tué au moins 20 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, près de la ville de Manbij.

« Le gouvernement de la République arabe syrienne condamne, de la façon la plus ferme, les deux massacres sanglants perpétrés par les bombardiers français et américains et ceux qui sont affiliés à la prétendue coalition internationale qui lancent leurs missiles et leurs bombes sur des civils au lieu de viser les groupes terroristes… La Syrie affirme aussi que ceux qui veulent sérieusement combattre le terrorisme devraient se coordonner avec le gouvernement et l’armée syrienne », a ajouté le ministère.

Dans la lettre, on peut aussi lire que le ministère des Affaires étrangères syrien condamne aussi le soutien apporté par les Etats-Unis, la France, l’Arabie saoudite, le Royaume-Uni et le Qatar à des organisations terroristes telles que le Front Al-Nosra et Jaysh al-Islam, malgré le fait que ces groupes aient des liens établis avec l’Etat islamique et Al-Quaïda.

L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty Internation a condamné les frappes américaines, rappelant que « toute personne responsable de violations du droit international doit être traduite en justice ».

Un porte-parole du département de la Défense américain a déclaré avoir eu vent d’informations concernant ces victimes civiles mais n’a pas confirmé la responsabilité américaine des morts causés par ces frappes. « Nous prenons toutes les mesures pour éviter ou réduire au minimum les pertes civiles ou les dommages collatéraux afin de nous conformer aux lois des conflits armés », a-t-il ajouté.

La coalition internationale menée par les Etats-Unis apporte un soutien aérien à la coalition arabe syrienne, un groupe rebelle impliqué dans des combats autour de la ville de Manbij, sous contrôle de Daesh depuis 2014.

*******************

***********

 .

 .

.

 Mer de Chine

 .

 .

 .

La Chine mène des exercices militaires

pour se préparer à une guerre moderne

«courte et cruelle»

.

.

Source: Reuters 2 août 2016, 16:37

https://francais.rt.com/international/24671-chine-mene-exercices-militaires-pour

.

La marine chinoise a fait des simulations de guerre à grande échelle en mer de Chine orientale. Ces exercices ont lieu dans un contexte de tensions en Asie en raison des revendications territoriales de la Chine.

Les exercices auxquels ont participé les flottes de la mer de Chine orientale, de la mer du Nord et de la mer méridionale ont mis à l’épreuve les capacités offensives et défensives de la marine chinoise. Les manœuvres ont mobilisé environ 300 navires, des dizaines de chasseurs et des militaires responsables des radars de la défense de la côte, des communications et de la défense électronique, selon le journal The China Times.

«Les exercices ont visé à peaufiner l’intensité, la précision, la stabilité et la vitesse des troupes sous une importante influence électromagnétique», indique le communiqué de la marine en ajoutant : «Une guerre basée sur les technologies d’information est soudaine, cruelle et courte, ce qui requiert l’aptitude à être rapidement prêt pour le combat et la capacité à frapper efficacement».

Le ministère chinois de la Défense a qualifié les exercices de «routine» et prétend qu’ils ne visaient aucune tierce partie spécifique. Néanmoins, les manœuvres se déroulent dans un contexte de tensions en Asie du Sud-Est après que le Tribunal international d’arbitrage a rejeté, le mois dernier, les revendications chinoises territoriales en mer de Chine méridionale. Pékin a rejeté la décision de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, la qualifiant de «gaspillage de papier».

 South_China_Sea_claims_map

Cette carte indique nettement le caractère expansionniste des revendications et des manœuvres militaires d’occupation chinoise…

**************

.

.

.

Mer de Chine méridionale:

Pékin hausse le ton face à Washington

https://fr.sputniknews.com/international/201607131026622305-chine-etats-unis-mer-de-chine-protestation/

La mer de Chine méridionale

.

Ne reconnaissant pas la légitimité de la décision de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, La Chine se dit prête à défendre par la force ses intérêts nationaux dans la région.

Pékin a adressé une lettre de protestation à Washington pour sa position sur la mer de Chine méridionale, a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Lu Kang.

La Cour permanente d’arbitrage de La Haye (CPA) a jugé mardi que la Chine ne possédait pas de « droits historiques » sur la majorité des eaux stratégiques de la mer de Chine méridionale dans les limites de la « ligne en neuf traits ».

La Cour permanente d’arbitrage de La Haye a également stipulé que la Chine ne pouvait pas prétendre à une zone économique spéciale dans la région des îles de l’archipel des Spratleys.

Par la suite, le porte-parole du département d’Etat John Kirby a déclaré que le refus de Pékin de se conformer aux décisions de la Cour constituerait une violation flagrante du droit international.

« Nous exprimons un fort mécontentement et de vives objections au sujet de la déclaration de la partie américaine », a déclaré M.Lu Kang.

« Nous recommandons à la partie américaine de bien réfléchir à ses propos et à ses actes, d’arrêter de promouvoir la décision illégale de la Cour, d’arrêter de provoquer des incidents dans la mer de Chine méridionale, de mettre fin à des discours et à des actes qui portent atteinte à la souveraineté et aux intérêts de la Chine dans le domaine de la sécurité et exacerbent les tensions dans la région », a-t-il martelé.

Auparavant, la Chine a déclaré qu’elle ne « ne reconnaissait pas et n’acceptait pas » la décision d’arbitrage et que l’armée du pays défendrait vigoureusement la souveraineté nationale, la sécurité, les droits en mer et les intérêts du pays.

La Chine et plusieurs autres Etats voisins, à savoir le Japon, le Vietnam et les Philippines, ont des différends sur les frontières maritimes et les zones de responsabilité en mer de Chine méridionale.

La Chine avait proclamé une « zone d’identification de la défense aérienne » (Adiz) en 2013, sur une grande partie de la mer de Chine orientale, entre la Corée du Sud et Taïwan, suscitant l’ire de la communauté internationale et en mer de Chine orientale.

En janvier 2013, les Philippines ont intenté une procédure à la Cour d’arbitrage internationale demandant de reconnaître invalide la soi-disant « ligne en neuf traits » qui détermine les revendications frontalière de Pékin. La Chine insiste sur le fait que la Cour de La Haye n’a pas le droit de régler les différends territoriaux.

.
.

 .

*********

.

Pékin tente d’entraîner la Russie

dans le conflit en Mer de Chine…

.

***************************

Tensions en mer de Chine: Pékin et Moscou vont mener des exercices navals

http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/tensions-en-mer-de-chine-pekin-et-moscou-vont-mener-des-exercices-navals_1816721.html

.

Par AFP , publié le 28/07/2016 à 13:01 , mis à jour à 13:01

.

FLOTTE 2

Pékin – La Chine et la Russie vont mener des exercices navals conjoints en mer de Chine méridionale en septembre, a annoncé jeudi le ministère chinois de la Défense, après qu’une cour internationale d’arbitrage eut invalidé les prétentions territoriales de Pékin dans la région.

Les manoeuvres auront lieu « dans les eaux et l’espace aérien concernés de la mer de Chine méridionale« , a déclaré le porte-parole du ministère Yang Yujun lors d’une conférence de presse mensuelle, ajoutant qu’il s’agit d’exercices de « routine » ne « visant aucune tierce partie« . 

L’initiative sino-russe intervient dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes, les Etats-Unis envoyant régulièrement leurs navires de guerre croiser dans cette mer stratégique pour y défendre la « liberté de navigation » selon eux menacée par Pékin. 

Les manoeuvres annoncées jeudi devraient entraîner en septembre la présence simultanée dans la même zone de navires des marines chinoise, russe et américaine, soit trois des plus puissantes du monde.  

L’annonce survient deux semaines après une sentence de la cour permanente d’arbitrage (CPA) de La Haye jugeant que les prétentions de Pékin en mer de Chine méridionale n’avaient « aucun fondement juridique« . 

Pékin revendique la quasi-totalité de cette mer, soit 2,6 millions de kilomètres carrés sur un total de plus de trois millions, et se fonde pour cela sur une délimitation en « neuf traits » apparue sur des cartes chinoises des années 1940.  

Une position qui irrite les pays riverains ayant des revendications rivales, notamment les Philippines et le Vietnam.  

Pour appuyer ses prétentions territoriales, Pékin a construit ces dernières années en mer de Chine méridionale des îles artificielles géantes capables d’abriter des infrastructures militaires et des pistes d’atterrissage. 

La décision de la CPA a provoqué la fureur de Pékin et alimenté les tensions avec Washington, qui a envoyé ces derniers mois des navires de guerre à proximité d’îlots contrôlés par la Chine, au nom de la « liberté de navigation« .  

Mais la Chine a qualifié la sentence de la cour de « morceau de papier bon à jeter au rebut« , martelant qu’elle n’en tiendrait nullement compte. 

Pékin a également menacé d’instaurer une « zone d’identification de la défense aérienne » (Adiz), qui verrait les avions civils contraints de s’identifier auprès des autorités militaires chinoises. 

La Chine et la Russie entretiennent d’étroits liens militaire et diplomatique, affichant souvent leur opposition à l’Occident — notamment aux Etats-Unis — et leurs dirigeants Xi Jinping et Vladimir Poutine sont proches.  

Les deux pays organisent fréquemment des manoeuvres militaires conjointes.  

En août dernier, ils ont mené des exercices dans les eaux et l’espace aérien du golfe de Pierre-le-Grand, au sud de la ville russe de Vladivostok, avec 22 navires et plus de 20 avions. 

En mai 2015, la Chine et la Russie avaient organisé leurs premières manoeuvres navales conjointes dans les eaux européennes, en mer Noire et en Méditerranée. 

MM. Xi et Poutine se rencontrent fréquemment et leurs pays, tout deux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, prennent souvent des positions similaires sur des dossiers controversés comme la guerre en Syrie. 

 **********************************

.

.

HYDRE BICEPHALE VF

.

.

A propos de l’émergence du capitalisme financier

.

.

chinois, voir aussi, sur TML :

.

A propos d’un nouveau « fleuron »du social-impérialisme chinois…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/24/a-propos-dun-nouveau-fleuron-du-social-imperialisme-chinois/

et le débat qui s’en est suivi :

A propos du capitalisme chinois, un échange avec le camarade Viriato

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/26/a-propos-du-capitalisme-chinois-un-echange-avec-le-camarade-viriato/

.

.

A propos des relations Chine-Russie, voir aussi :

.

Marxisme-Léninisme ou social-impérialisme ?

.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/23/marxisme-leninisme-ou-social-imperialisme/

.

.

******************************************

 .

.

.

Corée/Japon

.

.

La Corée du Nord

tire un nouveau missile

en mer du Japon

 

https://www.afp.com/fr/infos/259/la-coree-du-nord-tire-un-nouveau-missile-en-mer-du-japon

KCNA/AFP/Archives / KNS Photo fournie le 21 juilleet 2016 par l’agence officielle nord-coréenne KCNA, d’un tir de missile à une date non précisée

La Corée du Nord a tiré mercredi selon Séoul un nouveau missile qui s’est abattu au large du Japon, dans une apparente démonstration de force contre le déploiement au Sud d’un bouclier antimissile américain.

Washington a promptement réagi, le département d’Etat affirmant que les Etats-Unis étaient « prêts (…) à nous défendre nous, ainsi que nos alliés contre toute attaque ou provocation ».

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a vu dans ce tir « un acte scandaleux » et « une menace sérieuse à la sécurité du pays ».

Le ministre de la Défense Gen Nakatani avait auparavant indiqué que le missile était tombé en mer du Japon, dans la Zone économique exclusive (ZEE) de l’archipel, ce qui n’était pas survenu depuis 1998.

Ce nouveau tir, qui constitue une nouvelle violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, intervient à quelques semaines du lancement de nouveaux exercices militaires conjoints entre les Etats-Unis et la Corée du Sud.

Ces manoeuvres, qui avaient impliqué en 2015 30.000 militaires américains et 50.000 Sud-coréens, sont chaque année une cause de crispation diplomatique sur la péninsule, où la situation est déjà tendue depuis le début de l’année.

Mercredi, le missile a été tiré d’une zone proche de la ville d’Unyul (sud-ouest) vers 07H50 locales (22H50 GMT mardi) en direction de la mer du Japon, a annoncé le ministère sud-coréen de la Défense.

Le projectile a volé sur une distance d’un millier de kilomètres et était vraisemblablement un missile Rodong de portée intermédiaire, selon la même source.

– 250 km des côtes japonaises –

Gen Nakatani a déclaré aux journalistes que le missile s’était vraisemblablement abîmé dans la zone économique exclusive du Japon à 250 kilomètres de ses côtes nord, à 08H05 (23H05 GMT mardi).

Ce lancement intervient deux semaines après le tir par la Corée du Nord de trois missiles balistiques qui, selon Pyongyang, simulaient des frappes nucléaires préventives sur des ports et des aérodromes sud-coréens dans lesquels se trouvent du matériel militaire américain.

Depuis le quatrième essai nucléaire nord-coréen du 6 janvier, suivi le 7 février par un tir de fusée généralement considéré comme un essai déguisé de missile longue portée, les tensions ne cessent de s’aggraver dans la péninsule coréenne.

Alors que les résolutions de l’ONU lui interdisent tout programme nucléaire ou balistique, la Corée du Nord progresse, selon les experts, dans ses efforts pour mettre au point un missile intercontinental (ICBM) capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain.

Pyongyang a menacé le 11 juillet de lancer une « action physique » contre un bouclier antimissiles THAAD (Terminal High Altitude Area Defence) américain qui doit être déployé en Corée du Sud et que Séoul juge vital pour sa sécurité nationale.

Washington et Séoul avaient annoncé plus tôt être parvenus à un accord sur le déploiement du bouclier antimissiles d’ici la fin de l’année, face à la multiplication des menaces venues de Corée du Nord.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a averti la semaine dernière Pyongyang de « conséquences réelles » pour ses programmes nucléaire et de missiles, qui sont visés par des sanctions internationales.

Les manoeuvres annuelles, dites « Ulchi Freedom », prévues à la fin du mois sont une simulation par ordinateur mais qui mobilisent tout de même plusieurs dizaines de milliers de soldats.

Il s’agit de l’un des nombreux exercices annuels menés par les deux pays et qui sont présentés par Washington et Séoul comme étant à caractère purement défensif.

Pyongyang les considère comme une provocation et les présente régulièrement comme la « répétition générale d’une invasion » de son territoire.

 .

*********************************

.

.

Séoul annonce le déploiement

du système de missiles THAAD en Corée du Sud

.

http://www.amitiefrancecoree.org/2016/07/seoul-annonce-le-deploiement-du-systeme-de-missiles-thaad-en-coree-du-sud.html

.

Le 13 juillet 2016, le ministère de la Défense de la République de Corée (Corée du Sud) a annoncé le déploiement au Sud de la péninsule de THAAD, acronyme de Terminal High Altitude Area Defense, lequel désigne un système de missiles antibalistiques américain consistant à détruire les missiles balistiques de portée moyenne ou intermédiaire en phase finale d’approche en s’écrasant contre eux (hit-to-kill). Cette annonce traduit la volonté de course aux armements et d’escalade militaire de Washington et de son allié sud-coréen, la perspective – déjà ancienne – de déploiement de THAAD en Corée du Sud étant ainsi devenue réalité après l’essai nucléaire nord-coréen du 6 janvier 2016 et le lancement réussi du satellite Kwangmyongsong-4 par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) en février 2016, puis plusieurs tirs de courte et moyenne portées effectués par la RPDC ces derniers mois. Le déploiement de THAAD interviendrait dans le comté de Seongju, à 200 km au Sud-Est de Séoul.

 

Manifestation des habitants de Seongju contre le déploiement de THAAD dans leur région

Les images des habitants de Seongju manifestant contre le déploiement de THAAD ne sont qu’une des expressions de la colère populaire contre cette menace sur la paix, l’environnement et la prospérité de cette région productrice de melons : selon Catherine Le Brech (France Télévisions), des habitants « ont entamé une grève de la faim, d’autres se sont entaillé les doigts pour écrire des slogans en lettres de sang ».

Une fois encore, les populations coréennes sont prises en otage par une escalade militaire dans laquelle les autorités américaines et sud-coréennes ont joué un rôle majeur : après que celles-ci eurent ignoré les appels au dialogue de la RPD de Corée lors du 7e Congrès du Parti du travail de Corée en mai, Washington a pris l’initiative de sanctions financières contre les dirigeants de la RPDC – entraînant en réaction une rupture par Pyongyang des canaux de dialogue entre les deux pays via la représentation diplomatique nord-coréenne auprès des Nations Unies.

Alors que le système de missiles antibalistique serait financé par les États-Unis, le site, la base et les installations seraient fournis par la Corée du Sud, selon les précisions apportées par le ministre sud-coréen de la Défense Han Min-koo devant une commission parlementaire. THAAD serait opérationnel en Corée d’ici la fin de 2017, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle sud-coréenne de décembre 2017 qui pourrait voir la défaite des néoconservateurs aujourd’hui au pouvoir à Séoul : il y a urgence pour la Présidente Mme Park Geun-hye de lier les mains de son successeur, après avoir ignoré sa défaite lors des élections législatives du 13 avril 2016. La dérive autoritaire en cours en Corée du Sud – encore marquée par la condamnation à cinq ans de prison ferme, le 4 juillet 2016, du dirigeant syndical Han Sang-gyun – est ainsi indissociable de la militarisation toujours accrue du pays, le propre père de la Présidente Park ayant dirigé le régime militaire le plus sanglant qu’ait jamais connu la République de Corée.

 

******************

.

.

A propos de la résistance anti-impérialiste en Corée, et de notre solidarité en France,

voir également ces articles sur TML :

 

 

« Communistes » ou Kollabos de l’impérialisme?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/31/communistes-ou-kollabos-de-limperialisme/

 

A l’Assaut du Ciel

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

A l’Assaut du Ciel ( suite)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

******************

dance 1

__________Suite au lancement réussi d’un satellite, fête populaire à Pyongyang…

.

.

CHE KIM

_______________________Décembre 1960, le Che rencontre Kim Il-sung

 

******************

 .

.

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

ЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖЖ

Publicités

Un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s