La guerre en Europe, c’est d’abord au Donbass, et tout de suite, contre le fascisme !!

par tribunemlreypa

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La guerre en Europe,

c’est d’abord

 

au Donbass,

 

et tout de suite,

 

contre le fascisme !!

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Valse fatale à deux temps de l’Ukraine dans le Donbass :

un pas en avant, deux pas en arrière

 

Alors qu’il y a quelques semaines, la baisse du nombre des bombardements effectués par l’armée ukrainienne, les accords signés sur le désengagement des forces et l’échange de prisonniers selon la formule « tous contre tous » semblaient donner aux occidentaux l’illusion d’un progrès concernant l’application des accords de Minsk, à peine deux semaines plus tard, l’Ukraine revient à ses mauvaises habitudes. Un revirement qui n’étonne pas la population et les autorités du Donbass, mais lasse assurément.

Les bombardements nocturnes de l’armée ukrainienne ont augmenté à nouveau en nombre et en intensité, comme dans la nuit de samedi à dimanche, à la veille des primaires, où les soldats ukrainiens ont tiré à 269 reprises sur le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD), tuant deux soldats de l’armée de la RPD.

Et hier soir, c’est la ville de Yasinovataya et la périphérie de Donetsk qui ont été durement touchées à coup d’obus de mortier de 82 mm et 120 mm tirés par l’armée ukrainienne. Ces tirs de mortiers ont ajouté de nouvelles destructions à ceux de la veille, qui avaient déjà endommagé neuf habitations.

En République Populaire de Lougansk (RPL), les tirs de mortiers de 82 mm et 120 mm, et surtout les tirs d’artillerie de 122 mm (interdits par les accords de Minsk) dans la nuit de dimanche à lundi ont tué un soldat de l’armée de la RPL.

Ce refus de respecter plus avant le cessez-le-feu signé, s’est bien sûr accompagné de la violation de l’accord sur le désengagement des forces en plusieurs points du front, comme convenu à Minsk. Ainsi, en République Populaire de Donetsk, à Petrovskoye, l’armée ukrainienne n’a non seulement pas retiré ses troupes après que l’armée de la RPD se soit retirée comme prévu, mais a en plus tiré depuis ses positions, obligeant les soldats de la RPD à revenir sur leurs positions antérieures. L’OSCE s’est fendu d’un appel à l’armée ukrainienne lui demandant de cesser les tirs.

En République Populaire de Lougansk, la situation n’est gère meilleure. Le désengagement prévu à Stanitsa Louganskaya (où se trouve le seul point de passage sur le front entre la RPL et l’Ukraine) a lui aussi été annulé par l’Ukraine, qui n’a même pas daigné donner d’explication ou de justification pour ce non respect de l’accord signé.

Il faut dire que l’Ukraine est de plus en plus dans une situation périlleuse, tiraillée entre le mécontentement populaire, les radicaux qui rêvent de renverser Porochenko pour prendre sa place, les États-Unis qui poussent à la guerre, et certains pays européens qui eux cherchent à l’éviter à tout prix.

Et l’arrestation par la fédération de Russie il y a quelques jours d’un espion ukrainien soit-disant journaliste, n’arrange pas les choses, même si cela permet temporairement à l’Ukraine de hurler à l’arrestation arbitraire et de jouer les victimes (ils aiment bien jouer le rôle de Caliméro à Kiev). Le ministère des Affaires étrangères russe a d’ailleurs confirmé que cet homme, Roman Sushchenko, n’avait pas agi sur le territoire russe comme un journaliste mais bien comme un espion.

Après avoir infiltré à plusieurs reprises des organisations comme l’ONU et l’OSCE dans le Donbass, il semble donc que le SBU ai décidé d’utiliser la bonne grosse ficelle du journaliste pour couvrir ses activités d’espionnages en Russie. Ce genre de méthode, qui est aussi utilisée par le FBI, discrédite totalement la profession et met tous les journalistes travaillant en zone de guerre en danger, en jetant la suspicion sur leurs activités.

De mauvaises pratiques importées par l’Ukraine depuis les États-Unis qui ne sont pas les seules. Ainsi des organisations de défense des droits de l’homme ont tiré la sonnette d’alarme, sur le fait qu’après le passage des instructeurs occidentaux pour former l’armée ukrainienne, les soldats ukrainiens se sont mis à utiliser de nouvelles méthodes de torture typiques des USA comme la suffocation par l’eau. Une méthode largement utilisée par les États-Unis contre les terroristes présumés.

Cette dérive inquiétante de l’armée ukrainienne indique clairement (à qui avait encore des doutes) qui est le véritable marionnettiste en Ukraine, et qui jette de l’huile sur le feu : les États-Unis. Leur effondrement accéléré alors que l’élection présidentielle américaine laisse pour l’instant augurer d’une victoire de Donald Trump, affole totalement les néo-conservateurs qui semblent donc avoir décidé de pousser l’Ukraine coûte que coûte vers la guerre, même si le pays n’y survivra pas.

Et alors que la Russie a décidé de rompre certains accords qu’elle avait signé avec les États-Unis car ces derniers ne les respectaient pas, et émet de profondes réserves quant au nouveau projet français de cessez-le-feu en Syrie, il semble bien que le temps des négociations entre les deux super puissances soit fini, et que l’on s’approche de plus en plus dangereusement du moment où la confrontation sera inévitable.

Sur ce grand échiquier, la valse-hésitation et les tergiversations de l’Ukraine lui seront fatales, et provoqueront l’éclatement du pays, tiraillé entre un trop grand nombre de forces centrifuges aussi bien intérieures qu’extérieures.

par Christelle Néant (son site)
mardi 4 octobre 2016

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Lougansk promet aux victimes de l’armée ukrainienne :

« Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas ! »

En cette fin septembre, à la veille des primaires en République Populaire de Lougansk (RPL), nous venons, sur invitation de l’union des syndicats de la RPL, visiter différents lieux marquants de la guerre actuelle, mais aussi de la précédente qu’a connue la région : la Seconde Guerre Mondiale (appelée Grande Guerre Patriotique par les Russes).

La visite débute par une fosse commune de la guerre actuelle, où environ 500 personnes ont été enterrées là à la fin du mois d’août 2014, faute de pouvoir accéder aux cimetières qui se trouvaient juste à côté de la ligne de front.

À cette époque, la ville de Lougansk est constamment bombardée, privée d’eau et d’électricité. Le nombre de morts est énorme, aussi bien parmi les civils (dont beaucoup de personnes âgées qui n’arrivaient pas rejoindre rapidement les abris lors des bombardements), que parmi les soldats. Les autorités doivent les enterrer rapidement, alors comme en République Populaire de Donetsk (RPD) à la même époque, on creuse des fosses communes, et on enterre les gens comme on peut.

Les premiers ont droit à des cercueils, mais très vite il est impossible de s’en procurer, et les suivants seront donc enterrés dans des sacs mortuaires, ou empaquetés dans d’autres matériaux, comme en RPD, où les soldats exhumés au mois de juillet étaient enterrés dans des couvertures de survie. À la fin, il ne reste plus rien pour enterrer les derniers. Notre guide nous précisera même que quelques soldats ukrainiens ont aussi été enterrés là après que leurs corps, ou des parties de ceux-ci, aient été trouvés par les soldats de la RPL dans ce qui restait de l’aéroport de Lougansk.

Je me mets à la place de ceux qui ont dû enterrer les gens dans ces conditions terribles, sans même avoir de quoi identifier la plupart des personnes qu’ils enterraient. Même encore aujourd’hui, sur les 500 personnes enterrées là, moins d’une centaine sont identifiées et ont un nom affiché sur le monument temporaire qui vient tout juste d’être installé. Des centaines de familles cherchent les tombes de leurs proches qui sont enterrés ici.

Depuis 2014, une organisation s’est créée afin non seulement de créer des mémoriaux sur ces fosses communes de la guerre actuelle, mais aussi de réparer ceux de la Seconde Guerre Mondiale, qui avaient été laissés à l’abandon par l’Ukraine. Le nom de cette organisation est sans équivoque et sonne comme une promesse envers les victimes de l’armée ukrainienne, mais aussi celles de l’armée allemande nazie : « Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas ».

C’est ce slogan qui est affiché sur le mémorial temporaire qui se trouve désormais sur cette fosse commune, en attendant le monument définitif qui permettra aux familles des victimes de venir se recueillir et d’assurer le devoir de mémoire, afin que ce qui a eu lieu ici ne se reproduise plus jamais.

Car l’Ukraine, à force de vouloir oublier sa véritable histoire pour s’en créer une de toute pièces, glorifiant et décernant le titre de « Héros de l’Ukraine » à des criminels de guerre comme Stepan Bandera (collaborateur plus qu’actif de l’Allemagne nazie en Ukraine), a fini par reproduire ce qui s’est passé il y a 74 ans, en attaquant et en massacrant sa population russophone.

« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre », a dit Churchill. L’Ukraine en est la parfaite illustration. Alors pour que toutes ces horreurs ne soient jamais oubliées, cette organisation fondée en 2014 a aussi décidé de réhabiliter les mémoriaux des victimes de la Seconde Guerre Mondiale. Comme celui où nous nous rendons ensuite.

Cette zone était à l’époque une tranchée, prévue initialement pour protéger Lougansk des chars d’assaut allemands qui avançaient vers la ville, mais qui n’a finalement pas servie, l’armée allemande l’ayant contournée après l’avoir détectée.

Mais les Allemands dans leur cynisme ont décidé de s’en servir… autrement. Ils y ont jeté les corps de milliers de leurs victimes locales, qu’elles soit russophones ou juives. Les statistiques officielles parlent de 3000 personnes enterrées là, mais notre guide nous indique que des statistiques non officielles, mais considérées comme plus réalistes, avancent un chiffre de 25 000 personnes. Un chiffre qui fait froid dans le dos.

L’Ukraine n’a pas entretenu ce mémorial, préférant l’oublier, comme toutes les parties de son histoire qui ne l’arrangent pas. Aujourd’hui en mauvais état, il va être réparé et reconstruit par l’organisation locale avec l’aide d’organisations juives qui veulent maintenir le devoir de mémoire dû aux victimes des nazis.

Afin que ce qui s’est produit déjà à deux reprises dans cette région en moins de 80 ans, ne se reproduise plus jamais.

par Christelle Néant (son site)
mardi 4 octobre 2016

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Source des articles:

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/valse-fatale-a-deux-temps-de-l-185208

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/lougansk-promet-aux-victimes-de-l-185262

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