ALEP : PEAU DE CHAGRIN… DE L’IMPÉRIALISME !!

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LIBÉRÉE !!

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ALEP : PEAU DE CHAGRIN…

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DE L’IMPÉRIALISME !!

 

Croyant à nouveau se refaire une santé politico-économique sur le dos du peuple syrien, comme ils avaient déjà tenté de le faire en ravageant la Lybie, les impérialistes avaient recyclé, pour la forme, quelques déchets djhadistes islamistes notoires en prétendus « rebelles modérés » pour pouvoir s’emparer de la Ville d’Alep et contrôler ainsi une partie essentielle de la Syrie.

A la manœuvre, l’impérialisme français était un des plus accrocs à ce dépeçage, espérant remettre la main sur son ancienne colonie, à travers un hypothétique gouvernement aussi fantoche que fantôme, et promulgué  « conseil », « coalition nationale », « démocrates », « modérés », alors qu’il ne s’agissait, au bout du compte, que de façades pour les terroristes « recyclés » à leur solde…

Mais de cette « cure de jouvence » prétendument « démocratique », c’est la coalition impérialiste, et en premier lieu l’impérialisme français, le plus acharné à en profiter, qui en ressort défaite et humiliée et tente de maquiller son échec en « catastrophe humanitaire », alors qu’elle est elle-même responsable de ce déchainement de violence guerrière et de ses conséquences réellement désastreuse pour les populations civiles, et en premier lieu, de celles prises en otages par les soi-disant « rebelles modérés », qui n’avaient d’autres parade que de les utiliser comme boucliers humains, investissant hôpitaux et écoles pour en faire leurs « bases arrières » et espérer ainsi échapper à leurs responsabilités, avec la complicité « droit de l’hommiste » des puissances impérialistes.Mais tout comme la Peau de Chagrin du roman de Balzac, toute cette mythologie « rebelle » s’est désagrégée et réduite à leur propre déchéance, à mesure que leurs prétentions et mensonges s’éloignaient de la réalité, encore aujourd’hui difficile à discerner avec précision, sous la poussière et les décombres du combat.

Luniterre

A la suite, trois article abordant la question à partir de trois points de vues très différents…BFM-TV, Sputnik, et La Vie…

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Syrie: fin des combats à Alep, accord pour des évacuations de rebelles et civils

13/12/2016 à 22h16

http://www.bfmtv.com/international/syrie-fin-des-combats-a-alep-est-accord-pour-des-evacuations-de-rebelles-et-civils-1070396.html

Des forces pro-gouvernementales dans Alep, le 13 décembre 2016.

A New York, où une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU s’est tenue, l’ambassadeur russe Vitali Tchourkine a confirmé un accord pour évacuer les rebelles d’Alep, qui selon lui pourrait intervenir « dans les heures qui viennent ».

Les rebelles et les civils étaient sur le point d’être évacués d’Alep aux termes d’un accord conclu mardi, une opération qui marquera la fin de plus de quatre ans de rébellion face au régime dans cette deuxième ville de Syrie.

L’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine a annoncé ce mardi que les combats avaient cessé à  Alep-Est après le début d’une opération d’évacuation des combattants rebelles.

Les combattants rebelles « ont commencé à partir et à la suite de cela les opérations militaires ont cessé », a-t-il déclaré à des journalistes après une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU à  New York,  à la demande de la France.  « Les combats autour d’Alep-Est sont terminés. »

Sur le terrain, selon une journaliste de l’AFP et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH),  les armes se sont tues depuis le milieu de l’après-midi après quatre semaines de bombardements intenses sur les quartiers tenus par les insurgés dans la partie orientale d’Alep.

Accord pour des évacuations imminentes 

L’accord d’évacuation a été annoncé par des groupes rebelles et confirmé par la Russie et la Turquie, parrains respectifs du régime de Bachar al-Assad et de l’opposition, après un tollé international suscité par des atrocités qui auraient été commises contre les civils dans les quartiers repris par l’armée.

Un accord pour évacuer les rebelles d’Alep pourrait intervenir « dans les heures qui viennent », a dit l’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine.

Les Affaires étrangères turques ont ensuite  parlé « d’un cessez-le-feu » à Alep et d’un « consensus » pour que les civils suivis par des groupes d’opposition soient évacués en direction d’Idleb.

« Nous pouvons confirmer qu’il y a un cessez-le-feu dans la ville après des discussions entre l’armée russe et l’opposition à Alep-Est », a déclaré Huseyin Muftuoglu, porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères.  Ce responsable du gouvernement turc a affirmé que l’accord était entré en vigueur à 18 heures  locales (16 heures heure française).  L’accord prévoit que les civils soient évacués dans un premier temps, suivi de combattants rebelles, a-t-il ajouté.

« Dans une première étape, les blessés et les civils seront évacués. Ensuite, les rebelles sortiront avec leurs armes légères », avait un peu plus tôt expliqué Yasser al-Youssef, un responsable du bureau politique de l’influent groupe Noureddine al-Zinki, cité par l’AFP. « Ceux qui partiront choisiront d’aller soit dans l’ouest de la province d’Alep ou vers la province (voisine, Ndlr) d’Idleb (dans le nord-ouest du pays) », dans des régions sous contrôle rebelle.

Des dizaines de milliers de personnes toujours assiégées

L’enjeu humanitaire est immense puisque des dizaines de milliers de personnes restent assiégées dans les derniers quartiers rebelles soumis au pilonnage de l’armée de Bachar al-Assad, qui est sur le point de remporter sa plus grande victoire depuis le début du conflit en 2011. 

Une vingtaine de bus stationnaient en fin de soirée à l’extérieur du quartier  de Salaheddine, où se trouvent encore des rebelles, selon des correspondants de l’AFP. Six bus sont brièvement entrés dans le quartier avant d’en ressortir, vides.  L’OSDH  a affirmé que les évacuations devaient commencer mercredi à 5 heures du matin (4 heures du matin heure de Paris).

Ces dernières heures, l’ONU s’est alarmée de l’exécution présumée de dizaines de civils et les ONG ont lancé un cri d’alarme sur la tragédie humaine dans « l’enfer » d’Alep, ville du nord syrien ravagée par les combats.

Samantha  Power, l’ambassadrice américaine à l’ONU,  a réclamé ce mardi des « observateurs internationaux impartiaux » pour superviser l’évacuation des civils qui « ont peur d’être abattus dans la rue ou emmenés vers un des goulags d’Assad ».

V.R. avec AFP

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Les scènes de prétendues «atrocités à Alep-Est», qui ont bouleversé la communauté internationale, ont été filmées par les terroristes.

 

Alep


Des équipes de tournage spéciales des terroristes ont filmé les vidéos dénonçant les prétendus « bombardements russes », « exécutions » et autres « atrocités » à Alep, a annoncé mardi le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov.

Selon le général Konachenkov, il s’est avéré qu’il n’y avait pas « de combattants d’opposition », ni « d’organisations humanitaires » ou « défenseurs des droits de l’homme » à Alep-Est, c’était le secteur où les djihadistes semaient la mort et la terreur. Le général russe a également démenti les informations selon lesquelles environ 250 000 civils resteraient toujours encerclés à Alep.

« Tous les appels dramatiques à protéger « les 250 000 civils encerclés à Alep », qui ont été émis par certains représentants des autorités britanniques et leurs collègues français, ne sont que des propos russophobes », a ajouté le responsable.

Le général a rappelé que les terroristes avaient retenu près de 100 000 habitants d’Alep pour les utiliser comme boucliers humains. Mais ces civils ont quitté la partie orientale d’Alep à la première occasion venue. Ils ont reçu une aide humanitaire dans les quartiers contrôlés par l’armée gouvernementale.

Qui plus est, « nos collègues occidentaux et les organisations internationales ont laissé sans réponse les appels de Moscou à envoyer l’aide humanitaire qu’ils avaient promise aux civils ayant échappé aux terroristes à Alep », a rappelé M. Konachenkov.

À la place d’aide, les Syriens n’ont eu pour seule réponse que le silence ou les déclarations sur les « menaces de sécurité ».

« Or personne à Londres, à Paris, à Berlin ou à Washington n’a jusqu’ici jamais craint d’envoyer l’aide dans les quartiers est d’Alep alors qu’ils étaient contrôlés par les terroristes », a rappelé le général. Le représentant permanent de la Russie auprès de l’Onu, Vitali Tchourkine, a annoncé mardi, lors d’une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité, que le gouvernement syrien avait repris le contrôle d’Alep-Est et que les actions militaires y étaient terminées.

En savoir plus:

https://fr.sputniknews.com/international/201612131029160202-russie-defense-videos-atrocites-terroristes-alep/

 

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Alep, tombée ou libérée ?

http://www.lavie.fr/dyn/imprimer.php?link=/debats/edito/alep-tombee-ou-liberee-13-12-2016-78511_429.php

Editorial

Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction publié le 13/12/201

© George OURFALIAN / AFP

La reconquête des secteurs orientaux d’Alep par les forces loyalistes, portées à bout de bras par la Russie, par l’Iran et par son allié le Hezbollah libanais, est presque achevée. Poursuivi durant des mois, le pilonnage des zones rebelles a fait de nombreuses victimes, à coup de barils d’explosifs largués du ciel et de massacres de populations civiles qui faisaient la queue pour s’alimenter. Quand on détruit systématiquement les hôpitaux, il faut parler, et on l’a déjà fait ici, de crimes de guerre. Ces derniers jours, la reconquête semble se traduire par une vague d’exécutions sommaires. Les cris d’agonie qui nous parviennent via les réseaux sociaux évoquent l’horreur en direct et dans toute son ampleur. On peut redouter la suite, forcément sordide. Une chose est sûre : depuis des décennies, le régime syrien a apporté la preuve de sa détermination dans l’ultraviolence.

 

 

Quel contraste, pourtant, quand on écoute une autre voix !

 

Je cite ici, à titre d’exemple, la lettre circulaire du 12 décembre, envoyée par un certain George Sabe – un frère des « maristes bleus » installés dans l’ouest d’Alep. « La grande majorité des quartiers occupés par les rebelles ont été libérés, les routes ont été nettoyées (…). Alors que beaucoup de rebelles armés ont profité de l’amnistie accordée et se sont rendus, un noyau de terroristes (spécialement le Front al-Nosra) refuse de se rendre… Pour ceux qui écoutent les déplacés arrivant des quartiers est, la réalité de la libération ne suffit pas pour exprimer la fin du cauchemar dans lequel ils vivaient. Ils étaient pris en otage (…). Quand l’armée est arrivée, ils ont pu se sentir en sécurité (…). Comment faire pour que les médias reflètent la réalité telle qu’elle est ? » Voilà le point de vue le plus souvent exprimé par les Églises de Syrie.

 

 

Du temps d’Hafez el-Assad, les chrétiens ont étroitement dépendu d’un régime aussi haïssable que stable, et ils s’en sont plutôt bien tirés, préservant villages, commerces, établissements scolaires, couvents, activités sociales. Sous le règne de son fils Bachar, ils ont défendu ce même pouvoir avec la même force et pour la même raison, certains que la chute du régime entraînerait leur disparition, comme en Irak. Habituel dans la région depuis des siècles – voyez la situation des Coptes en Égypte –, ce lien de minorité officiellement « protégée » par un pouvoir abject a quelque chose de pervers. Du moins croit-on pouvoir en juger tranquillement ainsi, depuis la douce France, où personne ne risque sa vie et où on aime se situer du côté du bien, sans trop s’interroger. Peut-être, tout de même, pourrait-on se donner la peine d’écouter aussi les chrétiens de Syrie ? Ce serait après tout la moindre des choses, si l’on prétend vouloir la paix dans la région. À moins qu’on ne considère qu’il ne faille les passer, eux aussi, par pertes et profits, oubliant soudain toute considération morale.

 

 

 

Alep est-elle « tombée » au bout d’une résistance héroïque ?

 

A-t-elle été « libérée » des mains d’une guérilla

devenue essentiellement islamiste ?

 

Envions ceux qui croient pouvoir apporter une réponse évidente. L’horreur qui règne à Raqqa sous la férule de Daech et les exactions et pillages commis par les rebelles à Alep-est devraient pourtant nous inciter au moins à la circonspection. Dans la tragédie syrienne, le mal affronte et nourrit le mal. Une certitude pourtant, indistincte et affreuse : le conflit a fait plus de 300 000 morts en un peu plus de cinq ans, dont 90.000 civils, et des millions de déplacés. Naguère donné pour « condamné » par la France, le régime semble sauvé. S’il a perdu une nouvelle fois Palmyre, Assad tient toute la « Syrie utile », c’est-à-dire désormais un champ clos de ruines et de pleurs. Il faudra composer avec cette réalité-là avant de vouloir ou pouvoir la juger.

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5 commentaires

  1. Reçu sur TML, ce post du camarade Viriato:

    Viriato
    décembre 14, 2016 à 2:58

    La prise d’Alep est un triomphe des anti impérialistes. Car le plan stratégique de contrôle du Moyen Orient, tant de l’impérialisme US, des impérialismes à sa botte comme de l’entité sioniste (qui a un intérêt directe à écraser le front Syrien-iranien-palestinien et …russe par opportunisme), commence à prendre beaucoup d’eau.
    Bien qu’il est plus que probable que cette guerre par des djihadistes interposés, manipulés et bêtement utilisés, ne va pas finir encore. Les agissements des US pour stopper l’attaque de Raqqa et laisser passer les combattants de l’EI en direction de Palmyre, le montre. L’impérialisme ne peut pas accepter une défaite aussi importante, surtout quand il a encore une force bien supérieure à celle des Russes.
    Cette victoire a aussi laissé voir les profondes divergences entre: d’un côté la direction syrienne et la direction russe qui tend à prendre la direction tant des opérations militaires comme diplomatiques.
    Les « pauses » à répétition de l’armée attaquante, sous la pression russe, ont déclenché l’opposition de fait de l’armée syrienne qui a continuée à attaquer malgré les dernières déclarations de Lavrov à l’ONU. Autant que, suite à la reprise par l’Ei, de Palmyre, l’opposition aux « pauses », est apparue au sein même du haut commandement russe qui s’est permis de déclarer « incompréhensibles » ces « pauses humanitaires » au milieu d’une bataille contre des « terroristes ». On se trouve en Russie avec une « troika » composée d’une droite pro-libérale avec Medvedev comme tête visible, un centre avec Poutine qui conscient de la faiblesse de son pays s’avance peu à peu et un secteur nationaliste qui voudrait en découdre avec à leur tête « le parti militaire ».
    Il est bien possible que les changement étranges survenus aujourd’hui autour de la reddition des derniers forces djihadistes, répondent à ces forces en présence. Ce matin l’armée syrienne a déclaré que les « terroristes’ s’étaient « réorganisés » et qu’il fallait donc continuer le combat…ce qui signifie leur liquidation physique. Au même moment, dans des médias pro-russes, on observe la participation ouverte des troupes spéciales russes lors des batailles sur le terrain syrien.
    S’agit-il d’une réaction à chaud devant la perte de Palmyre et l’occupation d’une base militaire russe par l’EI? Ou, ce qui est probable, s’agit-il d’une politique qui se passerait des « conseils » et criailleries des médias à la solde et des auxiliaires du sionisme et des US? Comme la diplomatie française et britannique par exemple.
    L’avenir proche nous le dira. Trump entre en fonction bientôt et la guerre en Syrie dépends surtout de l’impérialisme US.

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