anti-impérialisme

1917-2017 …Centenaire Révolutionnaire !! …Octobre vu de Russie …et vu d’ici !! (Nouvelle édition)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En cette année 2017, en Octobre,

la Russie Soviétique aurait pu avoir 100 ans…

Les capitalistes occidentaux ont réussi à persuader leurs peuples que l’URSS fut un échec d’un bout à l’autre, comme modèle de développement…

Alors que potentiellement, lors de sa dissolution, en 1991, elle était encore la seconde puissance mondiale.

Son effondrement devait être la «fin de l’histoire», la «libération des peuples de l’Est», le «développement économique par le capitalisme», etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette « libération », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont encore considérés parmi les chefs d’État russes les plus populaires, avec Poutine, alors que Gorbatchev et Eltsine sont carrément honnis, que cela « choque » l’Occident ou non!

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en est d’influents, n’y semble pas imminent.

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la « perestroïka » (reconstruction) !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs, les futurs « oligarques », se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

>>>Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, …mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

>>>Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre « civile », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

>>>Celle qui, dès 1917, organisait le pouvoir des Soviets, assemblées ouvrières et paysannes sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie !

>>>Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

>>>Une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, l’URSS se releva à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale

Mais avec les « réformes économiques » de Khrouchtchev, en fait déjà un rétablissement déguisé du capitalisme, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous la « perestroïka » de Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont longtemps perduré, et suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «communistes», héritiers de l’ère Gorbatchev, bien qu’ils fassent mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et à Staline pour tenter de récupérer leur prestige de leaders historiques.

Les véritables communistes sont parfaitement conscients des légendes noires, mensonges et calomnies déversées par la bourgeoisie pendant des dizaines d’années sur leur propre histoire. Ils ne se contentent pas de proclamations nostalgiques mais tirent, dans un esprit critique constructif, les leçons utiles de l’histoire de l’édification de l’Union Soviétique, qui a rayonné un temps sur le tiers de la planète.

Leur but n’est pas de la reconstituer en l’état, mais de construire un nouveau projet d’alternative prolétarienne, à la fois digne du Grand Octobre et capable de répondre, en 2017, au chaos de la crise du capitalisme ainsi qu’à sa mascarade de démocratie, et notamment en Macronie !

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! »

Eugène POTTIER – « L’Internationale »

***

*********************************************************

****************

POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.
(Fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

Célébrons OCTOBRE !

tml-info@laposte.net

https://tribunemlreypa.wordpress.com/

Le texte en version PDF 21 x 29,7 recto-verso:

TRACT VF OCTOBRE

***************************

SOURCE: 

Tribune Marxiste-Léniniste

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/22/1917-2017-centenaire-revolutionnaire-octobre-vu-de-russie-et-vu-dici-nouvelle-edition/

******************************

*************

******************************

ÉGALEMENT REPUBLIÉ SUR…

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/08/23/1917-2017-centenaire-revolutionnaire-octobre-vu-de-russie-et-vu-dici-nouvelle-edition/

******************

********

ET AUSSI SUR:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/23/1917-2017-centenaire-revolutionnaire-octobre-vu-de-russie-et-vu-dici-nouvelle-edition/

 

**********************

**********

Solidarité de l’Opposition Révolutionnaire Tchadienne avec la Résistance Coréenne – RPDC

 

Solidarité

de l’Opposition Révolutionnaire Tchadienne

avec la Résistance Coréenne – RPDC

 

 

 

La République Populaire Démocratique de Corée (RPDC), est un état indépendant, souverain et membre de l’ONU. Il n’a jamais agressé militairement aucun pays au monde, car profondément pacifique. Cependant, il a été une nouvelle fois victime d’une Résolution scélérate, injuste et criminelle du Conseil de sécurité de l’ONU. En effet, ladite Résolution n°2371 initiée par les USA, adoptée le 5 août 2017, a pour unique objectif d’asphyxier économiquement le pays, voire affamer sa population afin de l’asservir.

Le crime de lèse majesté commis par le Dirigeant suprême de la RPDC, le Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée (APC) le Maréchal Kim Jong Un, est d’avoir testé le lancement le 4 juillet 2017 du missile Hwasong-14, Missile balistique intercontinental (ICBM).

Cette nouvelle résolution répond au premier tir nord-coréen d’un missile balistique intercontinental le 4 juillet, suivi le 28 juillet du tir d’un engin similaire.

Notre Parti, ACTUS/prpe condamne avec fermeté ce crime contre l’humanité institutionnalisé par les USA, qui ont transformé le Conseil de sécurité de l’ONU en un organisme du Gouvernement fédéral étasunien, prompt à punir, voire anéantir tout état du monde insoumis ou manifestant la moindre velléité d’insoumission, d’indépendance, de souveraineté à son égard.

Nous exprimons solennellement ici, notre solidarité militante anti impérialiste, révolutionnaire et internationaliste au peuple de la RPDC et à son dirigeant clairvoyant et protecteur de la nation, le Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, le Maréchal Kim Jong Un, Président du Parti des travailleurs de Corée, et Président de la Commission des Affaires d’Etat.

Dès sa création le 09 septembre 1948 après sa guerre héroïque de libération (dirigée par le Grand Leader Kim Il Sung) contre les impérialistes colonisateurs japonais, la RPDC a du affronter par la suite l’agression militaire étatsunienne (guerre de Corée de 1950 à 1953). Le vaillant peuple coréen est sorti victorieux en renforçant davantage sa souveraineté et son indépendance. Depuis lors, les provocations militaires des USA, les campagnes mensongères, injurieuses, ordurières de dénigrements…, contre le pays et ses dirigeants successifs (Kim Jong Il et Kim Jong Un), n’ont jamais cessé.

Les actes des USA contre la RPDC sont une violation flagrante de la charte des Nations-Unies adoptée à San Francisco le 26 juin 1945, en son chapitre1.Ce dernier stipule : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ou droit à l’autodétermination, est le principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose d’un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère. Pourquoi la RPDC n’aurait-elle pas le droit internationalement reconnu de défendre sa souveraineté au profit de son asservissement par les USA ? Pourquoi les puissances impérialistes occidentales qui enfreint constamment les dispositions de la Charte des de l’ONU des Nations-Unies persistent dans une imposture intellectuelle prétendue « défense » du droit international ? Pourquoi la RPDC devrait-elle se soumettre aux injonctions impériales et impérialistes injustes des USA, alors que l’ONU est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres ?

Mobiliser pour Construire

ACTION TCHADIENNE POUR L’UNITÉ ET LE SOCIALISME / PARTI RÉVOLUTIONNAIRE POPULAIRE ET ÉCOLOGIQUE Chadian Action for Unity and Socialism/Popular and Ecological Revolutionary Party ( ACTUS/prpe)

E-mails : actus_pr@yahoo.com actus-prpe@club-internet.fr

2

1- Le Commandant suprême de l’Armée Populaire de Corée, le Maréchal Kim Jong Un devrait-il laisser anéantir la RPDC par les puissances impérialistes occidentales et notamment les USA?

Dans le nouvel contexte actuel d’escalade guerrière initiée par le Président des USA, Donald Trump, il serait utile de rappeler certains faits historiques qui permettraient à tout esprit humain doté de la moindre honnêteté intellectuelle, d’accuser sans retenue aucune les USA de géniteur et agent zélé d’entretien de la tension sur la péninsule coréenne :

– La guerre impérialiste d’occupation déclenchée par les USA de 1950 à 1953 a causé plus de 520 000 morts en RPDC. Depuis lors, l’absence d’un traité de paix entre les USA et la RPDC, la présence de 30000 soldats étatsuniens équipés d’armes nucléaires, qui continuent de camper dans plusieurs de leurs bases en Corée du sud occupée depuis 1953, le déploiement par Washington ce dernier temps en Corée du Sud du système de missiles antimissile Terminal High Altitude Defence Area (THAAD), outre la présence des bases militaires en Corée e Sud, il faudrait mentionner les 50 000 autres soldats étatsuniens avec leurs armes nucléaires au Japon, tous prêts à envahir la RPDC si l’ordre leur était donné.

Le programme nucléaire nord-coréen est né au lendemain de la Guerre de Corée (1950-1953), au cours de laquelle, par deux fois, les États-Unis ont menacé de frappes nucléaires la Corée du Nord. Enfin, il n’y a jamais eu un traité de paix sur la péninsule coréenne et de non-agression entre les USA, puissance occupante de la Corée du Sud et la RPDC, et ce depuis l’accord de cessez-le feu de 1953. Ces cinq (5) éléments susmentionnés sont entre autres autant des dangers réels gravissimes qui menacent en permanence la sécurité et la souveraineté nationale voire l’existence de la RPDC.

Les USA persistent dans leur doctrine d’agression de terrorisme d’état. Ils ont la volonté inébranlable de détruire la RPDC et assassiner ses dirigeants, afin d‘instaurer un état fantoche capitaliste sous leur domination. Ces faits furent confirmés par Jonathan Cheng and Alastair Gale, dans « North Korea missile test stirs ICBM fears, The Wall Street Journal du 7 mars 2017.

Les bombardements des puissances impérialistes de l’Irak en 2003, de la Libye en 2011 suivis des assassinats de leurs dirigeants respectifs Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi, en Côte d’Ivoire l’armée française a bombardé le 11 avril 2011 le palais présidentiel. Elle a capturé le président légitime et insoumis Laurent Gbagbo, puis l’a déporté à la Haye pour y être jugé par la Cours pénale internationale (CPI ), la récente frappe américaine du 07 avril 2017 contre une base militaire en Syrie qui a fait plusieurs morts…, sont aussi des raisons objectives, impératives et impérieuses pour que, le Camarade Maréchal Kim Jong Un, Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, Président du Parti des travailleurs de Corée, et Président de la Commission des Affaires d’Etat de la RPDC, prenne la sage, courageuse pertinente, juste et rationnelle décision de renforcer la capacité défensive nucléaire du pays.

C’est suivant cette logique de défense de la patrie et de son peuple que le dirigeant suprême Kim Jong Un a déclaré : « Si nous avons effectué le second lancement d’essai de la fusée balistique intercontinentale en simulant sa portée maximale, c’est pour envoyer un message d’avertissement énergique aux Etats-Unis qui se démènent follement contre nous. La force de dissuasion nucléaire est donc, pour notre Peuple qui a connu toutes affres de la guerre provoquée par eux, un choix stratégique indispensable et un capital stratégique inappréciable. S’ils osent jouer avec le feu en brandissant les armes nucléaires, nous leur donnerons une leçon retentissante avec les nôtres que nous avons préparées jusqu’ici » [Source : KCNA]

La RPDC a aussi le droit et le devoir comme tous les états du monde de défendre sa souveraineté, son indépendance et son intégrité territoriale, comme les stipulent les traités internationaux. Alors de quel droit ces puissances impérialistes occidentales, notamment les USA qui disposent et fabriquent en quantité

3

illimitée les ogives nucléaires pour leur prétendue «défense de leur territoire», s’arrogent-elles le droit de priver la RPDC de ces mêmes prérogatives ?

Pourquoi les puissances impérialistes occidentales dénient-elles à la RDPC le droit à défendre sa souveraineté son système politique? Pourquoi la RDPC n’a t-elle pas le droit légitime à développer un système défensif et non offensif ? Quel dirigeant sensé au monde, qui, face aux menaces gravissimes susmentionnées qui pèsent sur la RPDC, ne prendrait-il pas des mesures adéquates proportionnelles à la gravité des menaces qui se pèseraient sur le pays ?

Les tragédies irakienne et libyenne susmentionnées sont incontestablement de nature à instaurer un pessimisme sur le désarmement unilatéral d’un pays du sud, car seules les puissances impérialistes occidentales auraient le monopole exclusif de la puissance militaire nucléaire comme moyen de pression, de chantage, de menace, d’humiliation, de mépris…, afin d’asservir par la puissance du feu nucléaire les autres peuples du sud.

Cette injustice est insupportable. C’est un mépris, un véritable déni d’existence de souveraineté d’indépendance des peuples du Sud. Face à cet affront, le Camarade Maréchal Kim Jong Un, Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, Président du Parti des travailleurs de Corée, et Président de la Commission des Affaires d’Etat de la RPDC a raison de maintenir la capacité, le renforcement par le perfectionnement constant de la puissance nucléaire défensive du pays.

Il serait utile de rappeler ici si besoin en est, que c’est sous le fallacieux prétexte de la prétendue « Arme de destruction massive (ADM » que détiendrait l’Irak de Saddam Hissein que les impérialistes étatsuniens ont assassiné son président, détruit et occupé l’historique Mésopotamie en 2003. A ce jour, quatorze ans après, la moindre trace d’ADM n’a été trouvée. Le mensonge érigé en mode de gouvernance dans les relations internationales par les puissances impérialistes est, est une réalité. Le mensonge récurrent érigé en doctrine politique du droit international, justifiant la primauté de l’usage du droit de la force militaire sur la force du droit international, afin d’assassiner les dirigeants insoumis du sud et asservir leurs peuples, est un crime contre l’humanité. Ce comportement indigne, de terrorisme d’état jette incontestablement de l’opprobre sur les puissances impérialistes occidentales. Leur lyrisme sur leur auto-proclamation de leur «sacrée mission divine» sur la défense de la « démocratie, des droits de l’homme », ne résiste guère face aux preuves de leurs crimes et forfaitures dans les pays du sud.

En Libye, les USA et les autres puissances impérialistes ont exigé au préalable le démentiellement des installations et centres de recherches nucléaires en échange de la levée de l’embargo économique. Le dirigeant libyen, le Colonel Kadhafi, avec sincérité entaché d’une certaine crédulité a procédé à la destruction totale de ces installations par les experts de ces mêmes puissances impérialistes occidentales. Le terrain étant préparé, l’étape suivante du plan criminel des prédateurs revanchards et rancuniers occidentaux, qui n’ont jamais digéré l’insoumission du Guide libyen Mouammar Kadhafi, l’ont froidement assassiné en 2011.

C’est aussi dans la même optique de stratégie de domination des peuples par la détention exclusive de l’arme nucléaire, que les puissances impérialistes occidentales ont exigé le démantèlement des installations des recherches nucléaires en Afrique du Sud alors sous apartheid (dominée des blancs) , dès l’accession au pouvoir de la majorité noire (représentée par Nelson Mandela ).

L’Afrique, un grand Continent, en plein essor démographique et dotée d’immenses ressources naturelles, serait-elle vouée à être asservie éternellement par les puissances impérialistes occidentales ? Quand pourrait-elle imposée du respect, arracher sa véritable indépendance et souveraineté ?

L’exemple de la RPDC, un petit pays du Sud devrait inspirer ce grand Continent pillé et paupérisé par les multinationales prédatrices occidentale, et certains de leurs valets locaux (comme notre pays le Tchad). Ces dirigeants fantoches, ou en réalité «Gouverneurs généraux délégués» de la France sont imposés, protégés

4

militairement, financièrement et diplomatiquement contre la volonté des peuples, afin de protéger les intérêts impérialistes.

Il va de soit que si le dirigeant de la RPDC, le Maréchal Kim Jong Un se soumettait aux diktats, oukases et appliquait leur système politique capitaliste, alors cette haine viscérale et cette volonté tenace d’anéantir ce pays et ses dirigeants disparaîtraient comme par enchantement. La presse bourgeoise au service du capital couvrirait alors d’éloges dithyrambiques ce même dirigeant qu’ils fustigeaient naguère.

C’est ainsi que certains dirigeants valets des impérialistes occidentaux, véritables dictateurs et prédateurs par excellence, ne sont jamais vilipendés par cette presse bourgeoise, voire parfois ils sont choyés. Ces mêmes puissances impérialistes occidentales dites démocratiques, qui s’autoproclament « défenseurs » des droits de l’homme et de la démocratie, demeurent pourtant aphones et aveugles face aux multiples violations gravissimes des droits de l’Homme commis par leurs «Gouverneurs généraux délégués». Ces crimes contre l’humanité ne sont pas sanctionnés, offrant ainsi à leurs valets, gardiens de leurs intérêts l’impunité totale, une assurance tous risques de continuer à infliger aux peuples africains des traitements dégradants et humiliants et massacres.

Cette prétendue « défense » des « Droits de l’Homme, de la démocratie» est à géométrie variable. Selon la conception impérialiste : est qualifié de « dictateur « et « violeur » des droits de l’Homme, tout dirigeant du sud insoumis comme l’étaient ou le sont les dirigeants de la RPDC (Kim Il Sung, Kim Jong Il, Kim Jong Il).

Les campagnes mensongères et ordurières de diabolisation des dirigeants : [de la RPDC- le Maréchal Kim Jong Un, de Cuba socialiste-Le Commandant Fidel Castro et Le Général Raoul Castro, de Venezuela- Le Commandant Hugo Chavez et Nicolas Maduro, de la Syrie-Le Général Hafez El Assad et Bachir El Assad,de Zimbabwe-Robert Mugabe, du Nicaragua-Le Commandant Daniel Ortega, du Burkina-Le Capitaine Thomas Sankara, de la RD CongoPatrice Lumumba, Pierre Mululé et Laurent Désiré Kabila, d’Iran-Mahmoud Ahmadinejad et Mohammad Mossadegh, de Libye-Le Colonel Kadhafi, d’Algérie-Le Colonel Houari Boumediene , de Côte d’Ivoire-Laurent Gbagbo, d’EgypteLe Colonel Gamal Abdel Nasser, d’Albanie-Enver Hodja, du Viet Nam-Ho Chi Minh, du Chili-Salvador Allende, du Congo Brazzaville-Le Capitaine Marien Ngouabi, de l’Angola-Agostino Neto, de la Russie-Vladimir Poutine, de la Biélorussie- Alexandre Grégoriévitch Loukachenko, du Mozambique-Samora Machel, de Guinée Bisa-Amicar Cabral, du Ghana- Kwame Nkrumah, du Togo-Sylvanus Olympio,du Mozambique-Samora Machel, de Bolivie-Evo Morales, de Guinée Conakry-Sékou Touré…] ne résisteront pas au temps, car les peuples de plus en plus conscientisés se rendent compte de l’ampleur effroyable des crimes contre l’humanité , de la forfaiture, de l’imposture diplomatique et intellectuelle des puissances impérialistes occidentales dans le monde.

Exiger le désarmement unilatéral de la RPDC afin de réaliser les objectifs impérialistes, sous prétexte de sauvegarder la paix mondiale est mensonge. Non à une telle imposture intellectuelle dans les relations internationales. En effet, une véritable paix, par ailleurs salutaire pour tous les peuples du monde, exige la signature d’un véritable traité mondial de paix suivi d’un désarmement général concomitant de toutes les puissances nucléaires sans exception aucune.

2- La République Populaire et Démocratique de Corée (RPDC) accède au club très fermé des puissances nucléaires.

La RPDC a procédé à son premier essai nucléaire le 9 octobre 2006. Depuis lors, six (6) essais nucléaires au total ont été effectués, provoquant ainsi la furie guerrière des USA et des autres puissances impérialistes occidentales. Elles ont instrumentalisé le Conseil de sécurité de l’ONU, transformé en un état major de neutralisation des dirigeants des pays insoumis. Le Conseil de sécurité a imposé en rétorsion aux 6 essais nucléaires de la RPDC, six trains de sanctions économiques de plus en plus criminelles contre ce pays insoumis aux oukases des impérialistes.

Depuis les recherches sur l’atome qui ont conduit à la première fission nucléaire réalisée en décembre 1938 à l’institut Kaiser Wilhelm de Berlin d’Allemagne, par Otto Hahn et son collaborateur Fritz Strassmann,

5

la course au armement pour la première mise au point de la bombe atomique a été engagée principalement entre les puissances impérialistes occidentales Allemagne, Usa , France, et Angleterre).

La RDPC désignée aujourd’hui par les USA et ses alliés impérialistes comme menace contre la paix mondiale et initiatrice de la course à l’arme nucléaire, n’existait pas. Ce gros mensonge ne saurait poser de sérieuse question à la conscience de tout homme doté de la moindre honnêteté intellectuelle et morale. En effet, Comment un pays qui vient d’essayer seulement sa 6ème explosion nucléaire défensive expérimentale, pourrait-elle menacer la paix mondiale, et de surcroît n’a jamais utilisé une telle arme contre un autre pays à l’instar des USA ? Combien d’exposions nucléaires ont déjà été effectuées par chacun des états possédant l’arme nucléaire? Par quel miracle l’arsenal nucléaire de ce jeune pays en la matière, pourraitelle supplanter la somme d’ogives nucléaires détenues par les pays vétérans de la recherche, de la fabrication et de la détention impressionnante d’ogives nucléaires?

Non à cette imposture intellectuelle et à ces mensonges abyssaux que les puissances impérialistes veulent imposer à l’opinion internationale comme vérité historique. Ces dernières insultent par ce comportement abject l’intelligence des peuples, qui par ailleurs manifeste sa forte incrédulité en condamnant leurs crimes contre l’humanité dans les pays du sud. Le masque est tombé car les USA et les autres puissances impérialistes ne peuvent indéfiniment tromper les peuples.

Les mensonges des USA et autres puissances impérialistes ne résistent guère aux données sur le nombre d’ogives nucléaires par pays, fournies par plusieurs instituts et médias. En effet, neuf (9) états possèdent à ce jour l’Arme nucléaire (États-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine, Israël, Inde, Pakistan, Corée du Nord), totalisant environ 17.300 ogives nucléaires.

Au demeurant, il serait utile de rappeler que les cinq(5) membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU sont considérés comme puissances nucléaires officielles: Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France et Chine.

Tous possèdent la bombe atomique (bombe A) et la bombe thermonucléaire ou la bombe à hydrogène (bombe H) encore plus puissante. La répartition de ces armes montrent à suffisance que la RPDC détient un nombre insignifiant d’ogives nucléaires que celui des seuls USA: « États-Unis 7.700 ogives, Russie 8.500 ogives, Royaume-Uni 225 ogives, France 300 ogives, Chine 250 ogives, Inde 90–110 ogives, Pakistan 100–120 ogives, Israël 80 ogives, Corée du nord <10 ogives » [Source: Federation of American Scientists 2013]

Les estimations surévaluées du nombre d’ogives nucléaires de la RPDC se situeraient à 16 et pourraient atteindre «20 à 30 unités d’ici 2020» [Source: «Corée du Nord : Le difficile accès à la dissuasion », Défense et sécurité international, Paris, no 121,‎ janvier-février 2016, p. 21 (ISSN 1772-788X, OCLC 644528273)]

Selon un autre rapport officiel américain, la RPDC dispose de quelque 60 bombes atomiques, note le Washington Post, qui souligne toutefois que beaucoup d’experts jugent ce nombre beaucoup trop élevé.

La volonté de tous les états à défendre leur souveraineté, indépendance, territoire et peuples, est leur devoir inanéliable et régalien. Celle de la RPDC est d’autant plus aiguë pour des raisons susmentionnées. Les menaces des USA d’anéantir ce pays insoumis a été réitérer ces derniers jours par le nouveau président étatsunien Donald Trump en des termes guerriers sur son compte Twitter : Il a promis « feu et la colère », promettant une «réaction d’une ampleur que le monde n’a jamais vue jusqu’ici» et enfin d’ajouter que «Les solutions militaires sont totalement en place, verrouillées et chargées»

Le mépris des puissances impérialistes et leur complexe de supériorité à l’égard des « minables » pays du sud en général et de la RPDC en particulier, les ont conduit à faire des déclarations infâmantes, injurieuses et contradictoires. Elles ont la certitude d’être les seules détentrices de l’intelligence humaine,

6

scientifiques et technologiques, elles avaient dans une première campagne de dénigrement et de scepticisme, mis en doute les paroles du Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, le Maréchal Kim Jong Un, rapportées par l’agence officielle de presse KCNA. Cependant, l’héroïque peuple de la RPDC et son dirigeant suprême Kim Jong Un, refusent d’essuyer cet affront. Ils relèvent le défi.

L’Expert nucléaire, le Professeur Siegfried Hecker de l’Université de Stanford, a été plus «nuancé et optimiste » sur la capacité réelle de la RPDC de fabriquer le système complet de l’arme nucléaire. Selon lui, « il faudra probablement encore 5 ans de travail pour y arriver. Je ne pense pas qu’ils aient suffisamment d’expérience en matière de missiles ou d’essais nucléaires pour être capables de mettre en œuvre une ogive nucléaire suffisamment petite, légère et robuste pour survivre à un tir par missile balistique intercontinental », a-t-il en effet expliqué. Par ailleurs, toujours selon lui, la Corée du Nord aurait assez d’uranium et de plutonium pour fabriquer 20 à 25 têtes nucléaires…Soit trois fois moins par rapport à l’évaluation de la DIA. [Source: AFP].

Un autre expert, M. David Wright, scientifique membre de l’association Union of concerned scientists, a estimé sur la base des données disponibles que «pourrait atteindre une portée maximale d’environ 6 700 km sur une trajectoire standard». [Source : Journal de Montréal du 27.06.2017]

Un rapport établi en mars 2017 par la Defense Intelligence Agency (DIA), une agence dépendant du Pentagone, avance pour la première fois l’hypothèse que la RPDC serait en mesure de lancer un missile équipé d’une tête nucléaire. Cette information fut confirmée officiellement par le gouvernement étatsunien le 5 juillet 2017 suite au dernier essai nucléaire de la RPDC [Source Le Figaro]

– Le lancement avec succès le 4 juillet 2017 du missile Hwasong-14, Missile balistique intercontinental (ICBM) reconnu par ailleurs par les USA démontre a suffisance la haute capacité et du très haut niveau scientifique atteints par les chercheurs et savants nord coréens, malgré les sanctions économiques imposées par les USA via le Conseils de sécurité des Nations-Unies.

– Le 9 octobre 2006, la Corée du Nord procède à son premier essai nucléaire de la bombe A, dans le nord-est du pays.

– Le 6 janvier 2016, l’Agence officielle de presse KCNA avait annoncé le premier essai réussi de la bombe H de la RPDC, affirmation mise en doute par les spécialistes occidentaux qui avaient jugé que l’énergie dégagée était trop faible.

La RPDCC a réalisé, le 9 septembre 2016, son cinquième essai, portant sur une ogive nucléaire miniaturisée susceptible, selon Pyongyang, d’équiper un missile. Ces différentes étapes de la recherche nucléaire susmentionnées relative à l’ultra complexité technique de miniaturisation de la bombe, sont une phase décisive dans la fabrication complète de l’arme nucléaire. En effet, elle permet de monter cette dernière sur des ogives de missiles. La capacité de miniaturiser une ogive nucléaire naguère détenue exclusivement par les puissances impérialistes est dorénavant brisée. Ce succès a été confirmé en mars 2016 par le Commandant suprême de l’APC, le Maréchal Kim Jong-un en ces termes: «son pays avait réussi à miniaturiser une tête thermonucléaire pouvant équiper un missile balistique»

La sécurité d’un peuple, son indépendance et sa souveraineté ne se monnaient pas. C’est ainsi que le Commandant suprême de l’APC le Maréchal Kim Jong Un en a cure des sanctions économiques, menaces nucléaires, et autres fébriles intimidations.

Il ordonne, encourage et soutient fermement sans retenue aucune les talentueux scientifiques nordcoréens qui poursuivent imperturbablement les essais de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) jusqu’à la maîtrise présente de la technologie balistique. Il en de même pour les ogives nucléaires pour la bombe atomique (Bombe A) et la bombe thermonucléaire ou à hydrogène (Bombe H).

Le perfectionnement constant des armes nucléaires permet aussi de renforcer la capacité défense du pays contre toute éventuelle agression militaire étatsunienne.

7

3- Les dirigeants de la République Populaire et Démocratique de Corée (RPDC), œuvrent inlassablement pour la paix sur la péninsule coréenne.

La RPDC a montré à maintes reprises depuis sa création le 9 septembre 1948, sa bonne volonté d’œuvrer pour la paix et la réunification pacifique des deux états de la nation coréenne, forte de plus de 82 millions de citoyens. A cet effet, le Grand dirigeant le Maréchal Kim Il Sung avait déjà initié des pourparlers politiques de haut niveau entre le Nord et le Sud les 3 mai et 3 novembre 1972. Le pertinent communiqué final de ces rencontres a conclu un accord sur les 3 principes suivants pour la réunification du pays [Sources: AAFC et The People’s Korea]

Premièrement, la réunification devra être atteinte de manière indépendante, sans recours aux forces étrangères ni ingérence ; ►Deuxièmement, la réunification devra être atteinte par des moyens pacifiques, sans recours aux armes d’une partie contre l’autre ; ►Troisièmement, une grande union nationale devra être encouragée, transcendant les différences d’idéologie, d’idéal et de système.

C’est dans cet esprit de paix et d’unification pacifique de la nation coréenne, initié par le Grand Leader Kim Il Sung, que fut signée à Pyong yang , capitale de RDPC la Déclaration du 4 octobre 2007 pour le développement des rapports Nord-Sud, la paix et la prospérité entre le Leader Kim Jong-il, Président du Comité de la Défense nationale de la République populaire démocratique de Corée, et Roh Moo-hyun, Président de la République de Corée. La RDPC est bien une nation pacifique à travers toutes ses initiatives de paix. Cependant, hélas, les puissances impérialistes et notamment les USA s’opposent et exercent des pressions militaires grâce à leurs troupes d’occupation sur les dirigeants sud coréens, lesquels sont pris en otage. Les USA multiplient aussi des sanctions économiques (qu’ils rédigent) contre la RPDC par le truchement du Conseil de Sécurité des Nations Unies qu’ils ont instrumentalisé.

Une guerre impérialiste sur la péninsule coréenne menacerait incontestable la paix dans le monde, voire déclencherait incontestablement une troisième guerre mondiale. En effet, la République populaire de Chine et la Fédération de Russie seraient de facto situées sur la ligne de front et parties prenantes. De plus, elles auraient raison de ne jamais accepter un encerclement impérialiste étatsunien dont la volonté de domination du monde est insatiable. C’est aussi une question de souveraineté et de survie pour leurs peuples, à l’instar de la RPDC. Dans le marathon pour la détention maximale de l’arme nucléaire, les USA, grâce à leur projet Manhattan, furent les premiers à créer la bombe atomique et aussi les premiers à ce jour à l’utiliser. L’impérialisme étatsunien largua la bombe atomique

– le 6 août 1945 sur la ville japonaise d’Hiroshima. « Une zone d’environ 12 km2 fut dévastée et les Japonais estimèrent que 69 % des bâtiments de la ville avaient été détruits. De 70 000 à 80 000 personnes, soit environ 30 % de la population de Hiroshima, furent tués immédiatement et 70 000 autres furent blessés» [Source : U.S. Strategic Bombing Survey: The Effects of the Atomic Bombings of Hiroshima and Nagasaki, Harry S. Truman Presidential Library and Museum, 19 juin 1946 Lire archive p.6, 36 [ https://www.trumanlibrary.org/whistlestop/study_collections/bomb/large/documents/pdfs/65.pdf ]

– le 9 août 1945 sur la ville japonaise de Nagasaki. « Environ 44 % de la ville fut détruite et il y eut 35 000 morts et 60 000 blessés » [(Leslie Grov142es, Now it Can be Told : The Story of the Manhattan Project, New York, Harper & Row, 1962)]

8

4- L’Arme nucléaire défensive et dissuasive de la RPDC n’est pas négociable.

La RPDC a rejoint incontestablement le cercle très fermé des puissances nucléaires. Elle dispose des Missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) capables de transporter les ogives nucléaires. C’est une réalité incontournable et irréversible, n’en déplaise aux puissances impérialistes occidentales, la patrie de Kim Il Sung est une puissance nucléaire à part entière. Elles doivent intégrer cette nouvelle donne dans les relations internationales. La RPDC dispose dorénavant d’une très puissante Force de défense nucléaire. Elle est capable de riposter et d’anéantir impitoyablement toute puissance impérialiste quelle que soit sa puissance militaire, économique, politique, sa grandeur et sa position géographique dans le monde.

Rappelons aussi que la RPDC est une nation pacifiste qui n’a jamais agressé aucun pays. De plus, elle a été à l’initiative de multiples dialogues de paix sur la péninsule coréenne et de l’unification pacifique des deux pays.

Les USA feraient mieux de dialoguer avec la RPDC dans le respect mutuel et d’égal à égal comme deux puissances nucléaires responsables. En matière de respect, le président Donald Trump a eu un langage irrespectueux à l’égard de son homologue nord-coréen en ces termes : «Ce type n’a-t-il rien de mieux à faire de sa vie?» .C’était sa réaction à chaud suite au dernier essai nucléaire de la RPDC.

Le président des USA, Donald Trump porterait l’entière et lourde responsabilité en cas de troisième guerre mondiale qui anéantirait l’humanité. Ces gravissimes déclarations guerrière à l’emporte pièce ont provoqué indignation chez certains parlementaires étatsuniens. En effet, le démocrate Eliot Engel, membre de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants a dénoncé «l’emportement impulsif» et d’ajouter : « La sécurité de l’Amérique est basée non seulement sur la force de notre armée mais aussi sur la crédibilité de notre commandant en chef» [Sources: Reuters, Afp]

La détention de l’arme nucléaire par la RPDC a un objectif défensif. Elle permet d’assurer la souveraineté, l’indépendance, et l’existence de son peuple contre les menaces permanentes de frappes nucléaires que les USA font peser sur le pays depuis sa création le 9 septembre 1948.

Les puissances impérialistes, notamment les USA doivent en toute humilité respecter la RPDC, son dirigeant suprême, le Maréchal Kim Jong Un et son peuple. Elles doivent accepter cette vérité que sont la souveraineté, le droit à l’existence , la construction du socialisme à la lumière de la pensée juchéenne du père fondateur de la RPDC le Maréchal Kim Il Sung , et le droit au développement harmonieux de ce jeune état. A cet effet, les États-Unis doivent une reconnaissance diplomatique et engager dialogue bilatéral d’égal à égal avec la RPDC afin de garantir la paix sur la péninsule coréenne.

Obliger la RPDC à un désarmement nucléaire unilatéral alors les USA qui possèdent à eux seuls des milliers d’ogives nucléaires, et qui de surcroît menacent en permanence de les utiliser contre ce pays insoumis, est une injustice caractérisée et inadmissible. A ce sujet, suite à la dernière résolution du Conseil de sécurité des nations unies, le Communiqué de presse du gouvernement de la RPDC dit : «Nous ne mettrons pas notre force de dissuasion nucléaire sur la table ronde ni ne reculerons d’un seul pas de la voie du raffermissement de nos forces nucléaires quoi que l’on en dise, tant que continuent les manœuvres subversives et la menace nucléaire des Etats-Unis contre notre République ».[sources : KCNA et Le Monde du 07.08.2017]

Le désarmement unilatéral de la RPDC, exigé par les USA, est profondément injuste et révoltant, alors que les membres du Conseil de Sécurité (France, Russie, Angleterre) et des pays autres pays notamment ceux du sud (Pakistan, Inde et Israël) sont aussi puissances dotées d’armes nucléaires. La bombe nord-coréenne serait mortelle contre celle des autres puissances nucléaires ne l’est pas?

Un désarmement juste et équitable, serait bénéfique pour une véritable paix dans le monde. A cet effet, toutes les puissances nucléaires devraient procéder dans un premier temps à la destruction concomitante

9

de toutes les ogives nucléaires dont le nombre est supérieur à celui de la dernière puissance nucléaire. Lorsque toutes les puissances nucléaires disposeraient alors du même nombre d’ogives nucléaires avec la même puissance, il faudrait alors effectuer dans la deuxième phase et aussi de manière concomitante à la destruction totale et irréversible des dernières ogives nucléaires.

5- La position de notre parti, ACTUS/prpe

Notre Parti, ACTUS/prpe

réitère son soutien indéfectible révolutionnaire communiste au peuple de la RPDC et à son dirigeant suprême, le Maréchal Kim Jong Un, Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, Président du Parti des travailleurs de Corée.

demande la levée immédiate et inconditionnelle de toutes les sanctions économiques injustes du Conseil de sécurité, et un dédommagement proportionnel : matériel, financier et une réparation morale (par une repentance solennelle écrite) pour les préjudices subies par la RPDC.

demande le retrait inconditionnel et immédiat des troupes militaires étatsuniennes de la Corée du Sud, et ainsi que la fermeture de toutes leurs bases.

encourage la réunification pacifique de la nation coréenne, forte de 82 millions d’habitants

– Non à toute guerre impérialiste étatsunienne contre la RPDC. Bas les pattes devant la RPDC ! – Non à un désarmement injuste unilatéral de la RPDC, afin de la soumettre à la puissance nucléaire étatsunienne. – Vive la RPDC pour que vive l’unité, la solidarité entre les peuples et nations insoumises et antiimpérialistes. – Vive la construction du socialisme en RPDC à la lumière de la pensée juchéenne

Le 12 Août 2017

Le Secrétaire Général d’ACTUS/prpe

 

http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/Actuspr_RPDC_12aout2017.pdf

 

 

CORÉE : SOLIDARITÉ AVEC LA RÉSISTANCE DE LA RPDC !!

 

 

Un article repris du blog

TML

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

 

 

Contre « le feu et la colère » de la rage impérialiste US

SOLIDARITÉ

avec

la RÉSISTANCE

de la RPDC !!

 

 

Si la République Populaire de Corée nous apparaît aujourd’hui comme un pays isolé, nous ne devons pas oublier qu’elle fut longtemps l’un des principaux soutien des luttes anti-impérialistes dans le monde :

A l’Assaut du CIEL ! (2) Une Brève histoire de solidarité internationaliste

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

Aujourd’hui le camp anti-impérialiste est de plus en plus réduit sur la planète, depuis la mutation de la Chine en un nouveau pôle financier, mutation amorcée dès le début des années 70, avec les accords Mao-Nixon, et ensuite l’effondrement définitif de l’URSS, aux « bons soins » de Gorbatchev et Eltsine.

Hormis Cuba, dont le destin est encore « en balance », semble-t-il, la RPDC est donc le seul état à avoir constitué une force de résistance capable de le mettre à l’abri de l’agressivité de l’impérialisme US.

La motivation de ce petit pays est grande : on se rappellera qu’il fut la victime du plus épais tapis de bombe dont le bourreau US ait jamais couvert l’une de ses victimes…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

Plus « frais » dans les mémoires, ceux du Vietnam nous donnent une idée de ce que cela a put être…

Il est donc juste que les marxistes-léninistes expriment et manifestent leur solidarité totale avec la résistance de la RPDC.

Cela fait notamment partie d’une conception du front uni anti-impérialiste telle qu’a tenté de la développer Andreï Jdanov en son temps, et notamment contre le révisionnisme et l’opportunisme des dirigeants de la « gauche » en Europe occidentale, et singulièrement contre l’attitude du PCF, qui n’a fait que dégénérer depuis, s’enfonçant toujours plus dans sa mutation kollaborationniste.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/la-doctrine-jdanov-du-front-anti-imperialiste/

( Sur l’attitude du PCF, voir spécialement « les bonnes feuilles »:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/  )

Pour autant, l’idéologie dominante actuellement en RPDC n’est plus le marxisme-léninisme, mais le Juché, hérité de Kim Il-sung et aujourd’hui essentiellement tourné vers l’indépendance nationale.

Dans le contexte international actuel, ce choix est donc tout à fait compréhensible et cela ne doit pas arrêter notre solidarité.

Comme nous l’avions déjà indiqué dans un article récent:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/31/ete-2017-face-au-chaos-en-marche-faire-renaitre-la-resistance/

c’est donc sans confusionnisme que les marxistes-léninistes soutiennent partout le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même, tout en montrant que la seule voie durable vers l’indépendance et la liberté est la voie du socialisme, la voie d’un développement équilibré entre forces productives et besoins sociaux, basé sur la valeur-travail, sur le pouvoir des travailleurs !

Mais dans l’immédiat et à court terme, la solidarité des ML français pourrait s’exprimer par l’exigence de reconnaissance de la RPDC par l’État français, seul geste qui, dans le contexte actuel, serait un signal suffisamment fort pour lui permettre de jouer le rôle diplomatique « pacifiste » auquel il prétend de façon purement formelle.

Cette exigence doit également s’accompagner d’une autre, tout aussi évidente : la levée immédiate des sanctions économiques qui visent à nouveau uniquement à réduire ce peuple à la misère pour le mettre à genoux devant l’impérialisme US.

Malheureusement on ne peut que constater que dans l’état actuel de déliquescence de la « gauche » française à quel point sont loin les élans de solidarités qui avaient autrefois contribué, tant ici qu’à l’échelle internationale, à mettre un sérieux frein à l’agressivité US, et finalement à la faire reculer dans l’ensemble du Sud-Est Asiatique, au point de l’affaiblir suffisamment pour encourager le renouveau des luttes à l’échelle planétaire.

Une des rares bonnes nouvelle et consolation des temps actuels pour les anti-impérialistes est précisément la continuité de la détermination farouche du peuple coréen à ne pas céder et à continuer d’avancer dans la voie de l’indépendance et de la réunification, malgré que cet objectif aille contre les intérêts majeurs des principales puissance impérialistes dans le monde, et notamment des USA et de la Chine.

Luniterre

Sur le même thème, voir aussi :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

Et à la suite des communiqués de Sputnik News, quelques nouvelles illustrations également empruntées à ce média et qui reflètent, de la part des reporters russes, un regard tout de même moins univoque sur le sujet, que celui des occidentaux…

******************

Washington risque d’«apprendre à ses dépens la puissance des missiles nord-coréens»

 

© Sputnik. Igor Mikhalev

14:34 09.08.2017(mis à jour 14:59 09.08.2017) 

Le tir d’essai du missile Minuteman III réalisé par le Pentagone, les manœuvres au-dessus de la péninsule coréenne, ainsi que les menaces de la part du Président américain à l’encontre de la Corée du Nord, représentent pour Pyongyang des provocations qui la forcent à prendre des mesures de dissuasion.

Pyongyang menace d’attaquer les États-Unis en tant que «mesure de prévention» en réponse aux provocations de Washington, a annoncé l’agence nord-coréenne KCNA, citant un communiqué des Forces stratégiques du pays.

Selon le communiqué diffusé en Corée du Nord par l’agence, «la Corée du Nord étudie un plan opérationnel prévoyant de porter une frappe d’envergure» par des missiles balistiques stratégiques à moyenne et longue portée Hwasong-12, contre les bases militaires américaines de Guam, à 4.000 km de Pyongyang, dans le Pacifique, dès que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un prendra une décision en ce sens.

«Si ce plan est réalisé, les Américains seront les premiers à apprendre à leurs dépens la puissance des missiles nord-coréens», est-il indiqué dans le communiqué.

En outre, selon l’agence nord-coréenne, les États-Unis se font des illusions en pensant que les missiles de Pyongyang ne pourront pas attaquer le continent américain.

«Les États-Unis devraient savoir avec certitude que les missiles balistiques des troupes stratégiques nord-coréennes sont en alerte constante dans la direction de l’océan Pacifique», conclue la KCNA.

Le Président américain Donald Trump a déclaré mardi que Pyongyang ferait mieux de ne plus lancer de menaces à l’encontre des États-Unis, puisqu’il ne récolterait que «le feu et la colère».

La déclaration du dirigeant américain intervient sur fond de fortes tensions politiques entre Washington et Pyongyang. La Corée du Nord est accusée de poursuivre la réalisation de son programme nucléaire.

https://fr.sputniknews.com/international/201708091032582173-usa-coree-nord-puissance-missiles-menaces/

****************************

La Corée du Nord menace d’attaquer aux missiles les bases US de Guam

© REUTERS/ KCNA

01:13 09.08.2017(mis à jour 15:13 09.08.2017)

La Corée du Nord menace d’attaquer aux missiles les bases militaires américaines à Guam, dans le Pacifique, suite à la déclaration du Président US Donald Trump qui a promis «le feu et la colère» à Pyongyang si ce dernier menaçait de nouveau son pays.

La Corée du Nord étudie la possibilité de frapper les bases militaires américaines de Guam, à 4.000 km de Pyongyang, dans le Pacifique, par des missiles balistiques stratégiques à moyenne et longue portée Hwasong-12, a annoncé l’agence nord-coréenne KCNA citant un communiqué des Forces stratégiques du pays.

«La Corée du Nord étudie un plan opérationnel prévoyant de porter une frappe d’envergure» contre ce site militaire, dès que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un prendra une décision en ce sens, lit-on dans un communiqué diffusé en Corée du Nord.

L’île de Guam abrite la base aérienne américaine d’Andersen où les bombardiers stratégiques B-1 font des escales de ravitaillement lors de leurs survols de la Corée du Sud, ainsi que la base navale d’Apra Harbor.

Pyongyang menace d’adopter cette «mesure de prévention» en réponse aux provocations de Washington.

Le Président américain Donald Trump a déclaré mardi que Pyongyang ferait mieux de ne plus lancer de menaces à l’encontre des États-Unis, puisqu’il ne récolterait que« le feu et la colère». 

En juillet dernier, la Corée du Nord a mené deux tests de missiles balistiques Hwasong-14. Selon les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon, ces missiles sont intercontinentaux. Les experts russes estiment qu’il s’agit de missiles à moyenne portée. Pyongyang a pour sa part annoncé le succès des deux essais de missiles intercontinentaux.

https://fr.sputniknews.com/international/201708091032578411-coree-nord-guam-missiles/

*****************************

BUFFET

MÉTRO

PETIT COMMERCE

SORTIE DU CIRQUE

MÉTALLURGIE

CLASS ROOM

JEU IMPROVISÉ

BALADE EN BARQUE

MÉTRO (2)

BALCONS

VOIE FERRÉE

OMBRELLES

 

Et l’orchestre aussi…!

Prix du pétrole : Effondrement des cours et effondrement d’une théorie pseudo « marxiste-léniniste » !

Prix du pétrole :

Effondrement des cours

et effondrement d’une théorie

pseudo « marxiste-léniniste » !

 

 

 

L’effondrement récent des cours du brut, ces dernières années, a remis en lumière la capacité de l’impérialisme US à manipuler le cours des matières premières à l’échelle mondiale en vue de contrôler ses alliés, de neutraliser une partie importante de ses adversaires et de tenter d’en réduire d’autres brutalement à merci…

Aujourd’hui cette stratégie est largement utilisée contre la Russie de Poutine et le Vénézuéla de Maduro, entrainant néanmoins de fortes résistances.

La Russie a prouvé une capacité d’autonomisation économique déjà suffisante pour imposer aux USA de renouveler et d’augmenter les « sanctions économiques » déjà établies en vue d’affaiblir ce pays.

Cette stratégie n’est pas nouvelle, et avait déjà été un des facteurs aboutissant à l’effondrement de l’URSS dans la deuxième moitié des années 80.

Elle repose sur un axe USA-Arabie Saoudite où ce dernier pays fait en apparence le « sacrifice » provisoire de ses marges extensives sur le prix du baril… En réalité c’est précisément le caractère extensif de ces marges par rapport à ses coûts de production réduits, exceptionnellement bas du fait de ses facilités d’exploitation, qui lui permet de suivre son « allié », en réalité son suzerain, dans cette stratégie.

A terme la « perte » sera compensée par la reconquête de nouveaux marchés, perdus par certains producteurs faillis du fait de leurs coûts de production prohibitifs.

Impérialisme US et dumping commercial saoudien font, aujourd’hui comme hier, très bon ménage.

Aux USA eux-mêmes il peut y avoir une perte de revenus sur les ressources naturelles locales, du fait de ce « dumping », mais elle est largement compensée par la baisse des cours du brut à l’importation.

Les revenus de l’industrie US s’en trouvant même globalement améliorés, une bonne partie de leur « compétitivité » est retrouvée, à l’export, sur le marché mondial.

C’est précisément toute la différence entre une métropole impérialiste capable d’agir par le poids de sa finance mondialisée et une nation capitaliste « émergente » comme le Venezuela, la Russie ou d’autres, qui ont connu des sorts encore moins enviables !

Dans cette affaire la Chine se trouve relativement « neutralisée » vu qu’elle a elle-même besoin d’un cours des matières premières le plus bas possible, en vue de relancer ses exportations, également en berne, tout étant relatif…

On a déjà vu dans d’autres articles, plus approfondis sur le sujet, que son « développement » continue de dépendre de ses exportations, même s’il tend à s’autonomiser en tant que pôle financier, désormais exportateur de capitaux lui-même et donc maintenant le principal challenger impérialiste de l’expansionnisme US.

La seule pirouette, de pure façade, que la Chine puisse se permettre à ce propos, c’est de contraindre en plus la Russie à accepter de faire les transaction dans cette monnaie de singe qu’est le yuan chinois…

Malgré l’immensité des deux pays, le rapport de force est loin d’être égalitaire et l’ »amitié » n’est donc que de pure façade diplomatique, contrainte et forcée. Ce n’est pas un hasard si une partie de la défense stratégique russe est toujours orientée contre son « allié » chinois…

Pour fixer les idées, chacune des deux plus grandes grandes firmes US, Apple et Google, possède à elle seule un capital financier largement supérieur à la totalité du capital financier de la Russie…

Le rapport de proportion Chine/Russie, dans ce domaine, en milliards de dollars, tourne autour de 11000/ 300…

Le fait de présenter les BRICS comme une sorte d’ « alliance anti-impérialiste » relève soit de la duperie, soit de la farce, à moins qu’il ne relève de la complicité stipendiée avec l’impérialisme chinois…

C’est pourtant cette illusion grotesque que défendent divers groupements et tendances françaises se réclamant du « communisme », et même du « marxisme-léninisme » !!

Les BRICS ne sont que l’un des biais par lesquels l’impérialisme chinois tente de se créer une zone de suzeraineté sur un ensemble de vassaux, fondamentalement de la même manière que les USA ont créé la leur, même si avec plus de « diplomatie » dans la forme…

Une autre aberration, apparemment contradictoire, consiste, pour certains gauchistes, trotskystes, maoïstes, et également certains qui se prétendent « marxistes-léninistes », à présenter la Russie comme une puissance « impérialiste »…

Le fait que la Russie soit une nation capitaliste « émergente » et développe une certaine puissance militaire pour survivre n’en fait pas pour autant une puissance impérialiste, à moins de revoir complètement la définition léniniste de l’impérialisme, basée précisément sur la domination du capital financier.

Mais le comble du raffinement « théorique », pour ceux-ci qui se prétendent « marxistes-léninistes », est de chercher à prouver que le prétendu « impérialisme » russe actuel serait l’héritier direct d’un non moins prétendu « social-impérialisme soviétique », datant des dernières décennies de l’URSS…

Or, dans la dernière décennie de l’URSS, et en plein milieu, 1985, peu avant la plongée vers l’effondrement final, se trouve précisément le premier épisode de « contre-choc » pétrolier, c’est à dire de baisse brutale des cours du brut, déjà tout à fait orchestrée par l’axe USA-Arabie Saoudite, dans des conditions très similaires à l’actuelle, et qui a mis en lumière, dès cette époque, la dépendance de l’économie russe à l’égard de la rente pétrolière. Cette chute a également mis en lumière le fait que cette rente soit utilisée non seulement pour les besoins intérieurs de la Russie, mais également pour l’entretien dispendieux de sa zone d’influence, notamment sur l’Europe de l’Est, qui avait donc tout d’une coûteuse « danseuse » et rien d’une rente financière impérialiste telle que définie par Lénine dans son célèbre ouvrage…

Il en allait de même pour les rapports de l’URSS avec de nombreux pays du tiers-monde, et notamment avec Cuba.

Parler d’impérialisme ou de « social-impérialisme », à propos de la Russie et de l’URSS, c’est, aujourd’hui comme hier, un grossier déni du marxisme-léninisme.

Utilisée par les chinois dans leur propagande pseudo « marxiste-léniniste », et en réalité purement nationaliste et anti-soviétique, cette formule n’a abouti à rien d’autre qu’à leur collaboration avec l’impérialisme US.

Reprise par les albanais aux même fins nationalistes et isolationnistes, elle n’a abouti qu’au fiasco final de ce petit pays qui avait pourtant une capacité de résistance relativement extensive, du fait de ses ressources naturelles.

En URSS, la période « Brejnevienne », terminée en apparence avec la mort de Brejnev lui-même, se prolonge, en quelque sorte avec l’intermède gérontocratique Andopov-Tchernenko. C’est dans ce contexte instable en URSS que survient le « contre-choc » pétrolier, paralysant toute chance de nouveau développement économique de l’URSS, et même toute chance de survie, probablement.

Les « réformes » de Gorbatchev, à partir de 1985, ne feront qu’officialiser le retour à l’économie capitaliste déjà initié par les « réformes » de même nature de Khrouchtchev, dès la fin des années cinquante, en les amplifiant dans un sens ouvertement « libéral », déchainant une nouvelle vague d’accumulation primitive du capital de type maffieuse, mais incapable de relancer le développement global de l’activité économique.

Par comparaison, la période « brejnevienne », se caractérisant par une grande stabilité, comme corollaire de sa relative stagnation économique, est restée dans le souvenir de nombreux russes un peu comme celui de nos « trente glorieuses » en France…

Évidemment, cela n’a rien à voir avec la nature de classe du régime, considéré du point de vue de l’analyse marxiste-léniniste, et il n’y avait aucune illusion à ce sujet, pas plus que les Français ne pensent avoir vécu sous le « socialisme » des « trente glorieuses »…

Toutefois, les « acquis sociaux » de l’URSS étaient bel et bien un héritage lointain des conquêtes du socialisme et de la Révolution d’Octobre, même s’ils étaient, à ce moment précis, essentiellement entretenus par la rente pétrolière.

C’est pourquoi la nostalgie de l’URSS qui perdure actuellement et semble même étrangement se renouveler avec les générations, et cela même selon les observateurs occidentaux, qui n’y comprennent rien, présente un caractère ambigu où les souvenirs, la mémoire populaire des acquis, des faits historiques, de la victoire contre le fascisme, de la grandeur de l’URSS, jusque et y compris, à la veille de sa chute, tout cela se confond donc dans ce phénomène global de nostalgie populaire.

Pour autant de nombreux russes se penchent désormais sur leur propre histoire et cherchent à en démêler les arcanes à partir des documentations d’époque maintenant accessibles.

La seule période qui semble universellement exécrée est bien celle de Gorbatchev, qui a précipité, et semble-t-il, délibérément, le syndrome de la chute, par ses « réformes » aux effets désastreux et de toutes façons, absolument incontrôlables.

Bien évidemment, l’analyse historique marxiste-léniniste doit porter sur l’ensemble de la période soviétique pour en distinguer les différentes phases et leur nature de classe, mais elle ne peut se contenter de reprendre celles qui ont abouti aux formules inappropriées et grossièrement fausses de « social-impérialisme », qu’elles soient héritées de Chine ou d’Albanie.

Il s’avère pourtant évident qu’on ne peut pas à la fois parler de « social-impérialisme soviétique » et s’appuyer sur le fait que ce prétendu « empire » était entièrement dépendant de sa « rente pétrolière » pour sa survie économique, et surtout pour acheter une « paix sociale » à la manière du Vénézuela de Chavez-Maduro, aujourd’hui en faillite…

Aujourd’hui, pour tenter de redonner une certaine « actualité » à ces « théories », de prétendus « marxistes-léninistes » avancent ce mensonge grossier que la nostalgie russe pour l’URSS ne porterait que sur la période Lénine-Staline, et non sur l’ensemble. Même si les causes de cette nostalgie sont multiples et en grande partie confuses, le fait qu’elle soit globale est bien la réalité, que cela nous plaise ou non, et prétendre le contraire, c’est, notamment à l’occasion du centenaire d’Octobre, vouloir baser l’action d’agit-prop sur un mensonge  !

Cette attitude mensongère est à la fois grossièrement en contradiction avec le matérialisme dialectique et historique, avec le marxisme-léninisme, et avec le simple respect, du tant au peuple russe qu’au prolétariat français auquel ils prétendent s’adresser.

Alors que partir du niveau de conscience réel des masse populaires russes peut être un moyen, sinon de les faire avancer, ce qui appartient aux camarades russes eux-mêmes, du moins un moyen de faire avancer le niveau de conscience des masses prolétariennes et populaires françaises, et en partant de ce constat et en commençant à aborder la différenciation des périodes de l’histoire de l’URSS et leur signification.

C’est la démarche choisie et initiée par Tribune Marxiste-Léniniste,

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/03/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

même si elle est rejetée, aujourd’hui, tant par ceux qui restent dans l’optique anti-soviétique traditionnelle et/ou gauchisante que par ceux-là même qui avaient prétendu y participer au départ, au nom du Marxisme-Léninisme !!

Luniterre

100 ans après, Octobre vu par les Russes…!

 

 

En cette année 2017, en Octobre,

la Russie Soviétique

aurait pu avoir 100 ans…

Les capitalistes occidentaux ont réussi à persuader leurs peuples que l’URSS fut un échec d’un bout à l’autre…

Alors que potentiellement, lors de sa dissolution, en 1991, elle était encore la seconde puissance mondiale.

Son effondrement devait être la « fin de l’histoire », la « libération des peuples de l’Est », le « développement économique par le capitalisme », etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette «  libération  », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont considérés parmi les chefs d’Etat russes les plus populaires, que cela « choque » l’Occident ou non !

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en reste d’influents, n’y semble pas imminent…

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la « perestroïka » (reconstruction)  !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs de futurs « oligarques » se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre « civile », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

Celle qui, dès 1917, organisait le pouvoir des Soviets, assemblées ouvrières et paysannes sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie !

Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

Une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, l’URSS se releva à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale

Avec la prétendue « libéralisation économique », véritable rétablissement du capitalisme, entrepris par Khrouchtchev, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous l’ère Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont perduré suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «  communistes  », héritiers de l’ère Gorbatchev, même s’ils font mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et Staline pour tenter de capter une part de leur prestige historique.

Les véritables communistes sont parfaitement conscients des légendes noires, mensonges et calomnies déversées par la bourgeoisie pendant des dizaines d’années sur leur propre histoire. Ils ne se contentent pas de proclamations nostalgiques mais tirent les leçons utiles de l’histoire de l’édification de l’Union Soviétique, qui a rayonné un temps sur le tiers de la planète.

Leur but n’est pas de la reconstituer en l’état, mais de construire un nouveau projet d’alternative prolétarienne, à la fois digne du Grand Octobre et capable de répondre, en 2017, au chaos de la crise du capitalisme ainsi qu’à sa mascarade de démocratie, et notamment en Macronie !

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! » – Eugène POTTIER – « L’Internationale »

*********************

POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

Tribune Marxiste-Léniniste

Célébrons OCTOBRE !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/03/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

 

 

ÉGALEMENT REPUBLIÉ SUR:

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/08/04/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/04/100-ans-apres-octobre-vu-par-les-russes/

 

 

**********************

**********

 

 

 

ÉTÉ 2017 : FACE AU CHAOS EN MARCHE, FAIRE RENAITRE LA RÉSISTANCE !!

ÉTÉ 2017 :

FACE AU CHAOS

EN MARCHE

FAIRE RENAITRE

LA RÉSISTANCE !!

Le chaos en marche au Venezuela n’est en rien le fruit du hasard mais bien le énième fruit pourrissant de la crise mondiale engendrée par la domination du capitalisme financier sur la planète.

Libye, Irak, Syrie, Yémen, etc… partout le chaos se répand parmi les peuples et les nations qui tentent simplement de se développer de manière indépendante, sans accepter de payer un tribut de vassalité à l’égard de l’impérialisme US.

Les seuls qui parviennent à éviter de sombrer totalement dans ce chaos sont ceux qui au fil des ans, au fil de difficiles combats, on réussi à constituer une force de résistance nationale suffisante pour que le prix à payer par les générateurs du chaos soit suffisamment élevé pour les faire hésiter, voire les amener à négocier.

On le voit bien avec la Syrie, notamment, qui, au fil des combats, a réussi à reconstituer sa capacité de résistance au point de passer à la contre-offensive.

On le voit encore mieux avec la République Populaire de Corée (RPDC), qui a maintenu son effort de développement parallèlement dans le domaine civil et militaire, au point de contraindre le géant US à pratiquer aujourd’hui des exercices de défense sur son propre sol !!

http://www.20minutes.fr/monde/2111451-20170731-coree-nord-nouveau-test-americain-reussi-interception-missile-intermediaire

Mais bien évidemment personne ne pense sérieusement que la RPDC a l’intention de s’en prendre militairement au géant nord-américain, armé jusqu’aux dents, comme aucun autre pays, et disposant de bases militaires partout sur la planète… Alors que manifestement la réciproque n’est pas vraie : l’impérialisme US n’a de cesse que de réduire à néant toute forme de résistance, tout peuple qui refuse sa domination, et en premier lieu, le peuple coréen, qui lui résiste victorieusement depuis plus d’un demi-siècle !

https://fr.sputniknews.com/international/201707291032438399-coree-nord-tir-missile-video/

 

En clair, si la RPDC renonçait au développement de ses forces armées, et notamment de son programme nucléaire et balistique, elle serait réduite à néant en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire…

Cette résistance farouche est sa seule chance de survivre, de continuer son développement civil, et éventuellement, de négocier sur un pied d’égalité, aussi bien avec les USA qu’avec ses puissants voisins chinois !!

http://www.francetvinfo.fr/monde/coree-du-nord/kim-jong-il/missile-nord-coreen-ce-que-veut-pyongyang-c-est-un-dialogue-avec-les-etats-unis_2305341.html

Mais le but du peuple coréen, tant au nord qu’au sud, c’est la réunification en une seule nation réellement indépendante.

A l’évidence, une telle nation réunifiée aurait une capacité de développement énorme dans tous les domaines et deviendrait un exemple pour les autres peuples du monde, désireux simplement de ne pas tomber entre les griffes des deux tigres qui se déchirent la planète, les USA et la Chine.

La Chine, pas plus que les USA, ne veut réellement d’une Corée réunifiée et souveraine. L’une comme l’autre des super-puissances jouent de cette division dans le bras de fer qui les oppose pour la suprématie planétaire, dans tous les domaines.

Après être rentrée, depuis la « diplomatie du ping-pong », initiée par Mao, dans une phase intense de collaboration servile avec l’impérialisme US, la Chine a réussi à se constituer elle-même comme pôle impérialiste concurrent de domination financière sur la planète.

A présent cette émergence financière se trouve freinée par la crise engendrée elle-même par cette bipolarisation Chine-USA, mais c’est précisément cette bipolarisation impérialiste qui entraine le monde vers le chaos et la guerre.

Comme le disait Deng Xiaoping lui-même :

« Il ne peut y avoir deux tigres sur la même colline”

 

Comme nous l’explique cette vidéo, au delà des rapports de force militaires, cependant, l’affrontement est total dans tous les domaines, et en tout premier lieu, dans le domaine financier. Pour les puissances impérialistes, USA, Chine, et d’autres plus anciennes, comme la France, la puissance militaire ne vise pas essentiellement à garantir leurs frontières et leur intégrité territoriale, mais bien au contraire à affirmer leur capacité de domination sur les autres nations, et d’en tirer profit.

Pour autant, la domination financière n’existe pas en dehors d’une relative maîtrise du développement économique. Ces puissances se partagent le monde en fonction de leur capacité d’exportation de capitaux, et par ce moyen, leur capacité de parasiter l’économie des nations en voie de développement.

Un tel mode de développement économique n’amène, on le voit bien, aucun équilibre, aucune zone de paix réelle sur la planète.

Les alliances se nouent et se dénouent mais elles ne sont généralement que des alliances de dupes.

Ceux qui voient dans la situation actuelle un retour aux alliances de l’époque du début de la « guerre froide » se trompent lourdement. Il n’y a pas d’alliance Chine-Russie contre l’impérialisme US, par exemple, mais bien un jeu de bascule permanent ou la Russie est la proie potentielle de la Chine comme des USA, en fin de compte.

En dépit des apparences la Chine ne fait aucune concession économique à la Russie, notamment sur le prix des matières premières, qui s’est effondré suite aux manœuvres et pressions US, aussi bien tournées contre le Venezuela, sur ce sujet, que contre la Russie, mais dont la Chine profite aussi pour tenter de relancer ses exportations.

Le rapport de force financier à cet égard, entre les deux pays, est éloquent. La capitalisation boursière en Russie est tombée en dessous de 300 Milliards de dollars, alors que celle de la Chine dépasse désormais les 11 000 Milliards de dollars.

Dans le cas de la Russie, comme dans le cas de la Corée du Nord, la survie et le développement d’une industrie militaire et d’une force militaire significative est le prix incontournable du maintien de sa souveraineté et la condition première d’un espoir de redécollage économique.

Toutefois, ce que montre l’expérience des mouvements de libération nationaux depuis la seconde guerre mondiale, c’est que l’indépendance et la liberté des peuples et des nations, de même que la paix dans le monde, ne peuvent se construire réellement dans le cadre du capitalisme, qui mène soit à la soumission envers une puissance impérialiste ou l’autre, en dépit des changements d’alliance, soit à la transformation en un nouveau pôle impérialiste, comme le montre l’histoire de la Chine.

Les marxistes-léninistes soutiennent partout le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même, tout en montrant que la seule voie durable vers l’indépendance et la liberté est la voie du socialisme, la voie d’un développement équilibré entre forces productives et besoins sociaux, basé sur la valeur-travail, sur le pouvoir des travailleurs !

C’est aussi la leçon essentielle qui nous est rappelée, à travers les soubresauts chaotiques qui ébranlent encore davantage le monde cet été, celle qui nous est donnée par l’occasion historique du centenaire de la Révolution d’Octobre, et dont les marxistes-léninistes s’efforcent enfin, en ce début du 21ème siècle, de tirer les conséquences utiles pour ouvrir une nouvelle perspective politique d’alternative prolétarienne au capitalisme.

Luniterre

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/24/que-faire-doctobre-la-question-du-centenaire-de-la-revolution-bolchevique/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/23/1917-2017-octobre-arrive-que-faire-du-centenaire-un-premier-element-de-reponse/

 

 

1917-2017 : Les travailleurs doivent-ils fêter le centenaire de la Révolution d’Octobre ?

1917-2017 : Octobre arrive !!

Que faire du centenaire ?

Un premier élément de réponse…

Quelle fut la véritable portée historique d’Octobre, de la Révolution Bolchévique, sinon la naissance de l’URSS, cinq ans plus tard, en fait, mais devenant rapidement le pivot historique, la pierre d’angle du XXème siècle… ?

C’était déjà le constat d’une première approche de la question :

Que faire d’Octobre ? La question du centenaire de la Révolution Bolchévique

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/24/que-faire-doctobre-la-question-du-centenaire-de-la-revolution-bolchevique/

Célébrer Octobre, c’est donc célébrer 70 ans d’URSS…

70 ans qui ont profondément marqué le monde, celui du XXème siècle,et le nôtre aussi, en réalité…

Dans ses écoles, dans ses livres d’histoire, l’Occident ne raconte guère les 70 ans de cette pierre angulaire que comme une sorte de bloc monolithique, et quasiment sous la forme exclusive d’une légende noire, à laquelle l’Occident « libérateur » aurait mis fin, sauvant la veuve et l’orphelin du maléfice bolchévique-stalinien!

100 ans après, qu’y aurait-il donc à commémorer, célébrer, fêter ? La naissance de la première et de la plus grande nation socialiste peut-elle être saluée et honorée par ceux qu’elle a eu mission de libérer, les travailleurs ?

Vu de France, vu d’Occident, la question paraît devoir entraîner une réponse négative, selon l’historiographie officielle, les médias officiels, les syndicats et partis politiques officiels, etc…

Néanmoins, dans la France de M. Macron, qui profite encore de l’été pour réduire pratiquement à néant le droit social, le travailleur syndicaliste, militant politique, ou tout simplement un tant soit peu conscient de ce qui l’attend à la rentrée peut s’interroger…

Quelle image les russes ont-ils eux-même gardé de leur passé socialiste ? Octobre arrive…!! Ce centenaire a-t-il un sens pour nos luttes politiques et sociales ?

Le débat a surgi, vif et acerbe, entre quelques militants marxistes-léninistes… Faut-il opposer à la « légende noire » une « légende rouge », en réalité « repeinte en rose », pour en gommer les aspérités dérangeantes, ou bien suffit-il simplement, pour ouvrir le débat de fond, de parler de la réalité des faits et de la perception que le peuple russe en a lui-même ?

C’est cette dernière option, la réalité historique sans fard, avec sa grandeur et ses faiblesses, qu’ont choisi une poignée de militants marxistes-léninistes, désormais regroupés dans le Collectif Marxiste-Léniniste OCTOBRE !

Voici leur première publication, leur manifeste, en quelque sorte, qui est, pour l’essentiel, un appel au débat sur ces questions de fond :

__Quelles leçons tirer de l’histoire d’Octobre et de l’histoire de l’URSS ?

__Quelles perspectives d’alternative politique et sociale ouvrir dans la France du XXIème siècle ?

Leur but est que ce message circule et soit diffusé, le plus directement possible, dans les quartiers ouvriers et populaires, là où sont les véritables héritiers d’Octobre, ceux qui ont quelques enseignements réellement utiles à tirer de l’histoire.

C’est pourquoi il a été pensé sous la forme d’un tract recto-verso, avec, d’un côté, une approche résumée de la portée historique d’Octobre, et de l’autre, les points fondamentaux à débattre pour une alternative aujourd’hui !

Le tract en version PDF:

Tract CELEBRONS OCTOBRE!

********************

.

1917-2017

Les travailleurs doivent-ils fêter

le centenaire de la Révolution d’Octobre  ?

Même si l’URSS n’a été officiellement créée qu’en 1922, la Révolution d’Octobre en est incontestablement l’acte fondateur. Lors de sa dissolution, en 1991, elle était encore potentiellement la seconde puissance mondiale.

Son effondrement devait être la «  fin de l’histoire  », la «  libération  des peuples de l’Est  », le «  développement économique par le capitalisme  », etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette «  libération  », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et LÉNINE et STALINE y sont considérés parmi les chefs d’Etat russes les plus populaires.

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en reste d’influents, n’y semble pas imminent…

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la «  perestroïka  »(reconstruction)  !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs de futurs «  oligarques  » se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre «  civile  », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

Celle qui dès 1917, organisait le pouvoir réel des ouvriers et paysans sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie! Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

Une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, l’URSS se releva à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale.

Avec la prétendue « libéralisation économique », véritable rétablissement du capitalisme, entrepris par Khrouchtchev, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous l’ère Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont perduré suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «  communistes  », héritiers de l’ère Gorbatchev, même s’ils font mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et Staline pour tenter de capter une part de leur prestige historique.

Les véritables communistes sont parfaitement conscients des légendes noires, mensonges et calomnies déversées par la bourgeoisie pendant des dizaines d’années sur leur propre histoire. Ils ne se contentent pas de proclamations nostalgiques mais tirent les leçons utiles de l’histoire de l’édification de l’Union Soviétique, qui a rayonné un temps sur le tiers de la planète.

Leur but n’est pas de la reconstituer en l’état, mais de construire un nouveau projet d’alternative prolétarienne, à la fois digne du Grand Octobre et capable de répondre, en 2017, au chaos de la crise du capitalisme ainsi qu’à sa mascarade de démocratie !

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! » – Eugène POTTIER – « L’Internationale »

******************************************

.

POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

 

                                  Tribune Marxiste-Léniniste

                                                         Célébrons

.

               OCTOBRE !              

                                            https://tribunemlreypa.wordpress.com/

********************************

L’article intégral avec le texte du tract,

 

sur Tribune Marxiste-Léniniste:

 

1917-2017 : Octobre arrive !!

Que faire du centenaire ?

Un premier élément de réponse…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/23/1917-2017-octobre-arrive-que-faire-du-centenaire-un-premier-element-de-reponse/

 

TML participant désormais 

 

au Collectif Marxiste-Léniniste OCTOBRE !

  

 

***********************

***********

Leçon du Donbass : Effacez l’histoire d’un peuple, et vous pourrez alors le contrôler et l’amener à sa perte

 

 

Leçon du Donbass :

Effacez l’histoire d’un peuple,

et vous pourrez alors le contrôler

et l’amener à sa perte

 

 

Tout ce qui est arrivé en Ukraine avant le Maïdan et après peut se résumer à cette simple phrase prononcé par un volontaire russe qui se bat avec les volontaires du Donbass pour défendre leur terre: « Comme on dit, effacez l’histoire d’un peuple, et en 10 ans les gens se transformeront en troupeau de moutons, en 20 ans vous serez capable de les contrôler. »

Comme le dit si bien cette phrase célèbre « ceux qui ne connaissent pas leur histoire, sont condamnés à la répéter ».

Alors que la « trêve du pain » n’a pas duré plus longtemps que les précédentes, et que le nombre de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne augmente petit à petit chaque jour, les choix politiques de Kiev prouvent que cette phrase célèbre est malheureusement vraie.

Après qu’une première ébauche de la loi de réintégration du Donbass ait fuité, amenant une certaine perplexité parmi les lecteurs de ce chef d’œuvre d’acrobatie (qui était supposé déclarer que le Donbass est occupé, mais sans indiquer qui est l’agresseur et l’occupant), une seconde ébauche a été publiée par Unian (l’agence de presse ukrainienne officielle). Et le moins que l’on puisse dire c’est que la deuxième mouture est très différente de la première.

Cette fois, la Russie est clairement mentionnée comme étant l’état agresseur et l’occupant : « La fédération de Russie mène une agression militaire contre l’Ukraine, et a temporairement occupé des parties de son territoire avec l’aide des Forces Armées de la fédération de Russie ».

Le premier article de ce projet de loi, indique aussi clairement que la Russie occupe une partie de la région du Donbass « dans les limites de laquelle des unités des Forces Armées de la fédération de Russie, des groupes armés établis sous les auspices de, subordonnés à, gérés, contrôlés et financés par la fédération de Russie, et l’administration d’occupation de la fédération de Russie, ont mis en place des autorités et exercent leur pouvoir ».

Le problème, comme souligné par la directrice de la société de consulting Parti au Pouvoir (Partiya Vlasti), Yelena Dyachenko, c’est que « les autorités du pays occupant doivent être installées dans les territoires occupés. Il n’y en a aucune dans le Donbass. Par conséquent, si nous reconnaissons ces territoires comme étant ceux occupés par la RPD et la RPL, alors nous allons perdre ces territoires définitivement. Il n’y a absolument ni les drapeaux, ni les autorités russes ».

De plus, cette loi qui déclare qu’il est important d’appliquer les accords de Minsk pour récupérer les Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk (RPD et RPL), mais qui parle dans le même temps d’utiliser l’armée ukrainienne pour atteindre cet objectif si nécessaire, viole purement et simplement ces mêmes accords, comme l’a commenté la ministre des Affaires étrangères de la RPD, Natalia Nikonorova.

« L’adoption [par Kiev] de tout acte concernant le Donbass sans s’accorder dessus avec les républiques est une violation des accords de Minsk, » a-t-elle rappelé.

Les articles allant de 4 à 6 de ce projet de loi sont de loin les plus cyniques de cette ébauche. Ainsi, l’article 4 propose de « protéger les droits et libertés des individus qui ont souffert de l’agression russe ». Sauf qu’ici personne ne souffre d’une agression russe, qui est totalement imaginaire. La seule agression dont les gens du Donbass souffrent c’est celle de l’armée ukrainienne ! Une armée qui a été envoyée là pour mater par la force la population du Donbass lorsqu’elle a fait valoir ses droits.

L’article 5 quant à lui, déclare que « les autorités gouvernementales devraient utiliser les opportunités existantes pour protéger les droits et libertés des citoyens ukrainiens vivant dans les zones occupées ». Qu’ils commencent déjà par arrêter de leur tirer délibérément dessus, de tirer sur les stations d’épuration, les stations de pompage de l’eau, les sous-stations électriques et j’en passe. Qu’ils arrêtent de leur renier tout droit fondamental comme les autorités ukrainiennes le font depuis plus de trois ans. À commencer par le droit à la liberté d’expression, et le droit à l’autodétermination des peuples.

L’article 6, est quant à lui le summum. Avec cet l’appel à protéger les droit et libertés des citoyens vivant en RPD et en RPL en promouvant leurs besoins sociaux et économiques et en rétablissant les liens humanitaires et culturels, alors que je le rappelle c’est l’Ukraine qui a instauré un blocus total du Donbass !

Mais surtout c’est la partie concernant la responsabilité de l’Ukraine dans ce conflit qui est un chef d’œuvre absolu de cynisme. Je cite : « L’Ukraine n’est pas responsable des actions illégales de la Russie en tant que pays agresseur et de ses groupes armés illégaux qu’elle contrôle dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk ».

Lors qu’on lit cela et qu’on connaît la situation réelle dans le Donbass, on en vient à se demander s’il faut en rire ou en pleurer, devant un tel summum d’immoralité. Parce que le seul responsable de ce conflit c’est bien l’Ukraine, qui a envoyé l’armée mater par les armes des manifestations et occupations de bâtiments pacifiques, qui avaient eu lieu suite au coup d’état du Maïdan et aux décisions prises par le nouveau gouvernement.

Parce que le seul occupant dans le Donbass, c’est l’armée ukrainienne, qui reçoit ses ordres directement d’un gouvernement qui est issu d’un coup d’état, et est illégitime. Une armée qui tue des gens dont le seul tord est d’avoir exprimé leur refus d’accepter le résultat du coup d’état du Maïdan.

Ceux qui commettent des crimes de guerre ici à échelle industrielle, en bombardant ou tirant délibérément tous les jours sur des civils ou sur les infrastructures vitales, en empoisonnant l’eau (voir la vidéo ci-dessous), en torturant systématiquement leurs prisonniers (et les violant quasi systématiquement lorsqu’il s’agit de femmes), souvent arrêtés pour simple soupçon de séparatisme, et qui violent méthodiquement les droits des civils du Donbass (blocus économique et commercial total du Donbass, refus de délivrer des papiers aux personnes qui vivent ici, de payer normalement les retraites, coupure de l’eau et de l’électricité, etc), c’est l’armée ukrainienne, le SBU, la Garde Nationale, les bataillons néo-nazis et les autorités ukrainiennes.

Pas les armées et les autorités de la RPD et de la RPL. Et encore moins l’armée russe, qui n’est même pas présente dans le Donbass, comme l’a déclaré le ministre adjoint des Territoires occupées et des déplacés internes en Ukraine, Guéorgui Touka, dans une interview accordée au journal Apostrophe.

Tout ceci, ce sont des crimes commis par Kiev à l’encontre de la population dont elle prétend aujourd’hui défendre les droits et libertés. Ces mêmes droits et libertés que les autorités ukrainiennes ont niés au peuple du Donbass lorsqu’il s’est soulevé parce qu’il refusait le coup d’état du Maïdan.

En réalité, ces articles visent à abroger la responsabilité de l’Ukraine et éviter aux autorités de Kiev de devoir faire face un jour à la justice pour ses crimes dans le Donbass, comme l’a souligné Yelena Diachenko.

« Pourquoi cette responsabilité devrait-elle être abrogée ? Pour éviter un tribunal militaire pour crimes de guerre, » a-t-elle expliqué.

Cette loi ressemble à ce qu’aurait pu donner une loi votée par les Nazis allemands, pour soi-disant protéger les droits et libertés des juifs, des tziganes et des opposants pendant qu’ils les exterminaient, pour éviter un jour d’être condamnés au tribunal de Nuremberg… Juste à vomir…

Et si je fais un tel parallèle, ce n’est pas juste pour choquer. C’est à cause du fait, qu’ayant oublié leur histoire, les autorités ukrainiennes répètent les mêmes erreurs que les Nazis et bien d’autres avant eux, et vont finir de la même manière.

En nommant explicitement la Russie comme étant l’agresseur et l’envahisseur, si ce projet de loi est voté tel quel, alors ce sera une déclaration de guerre officielle de l’Ukraine contre la Russie. Alors que la première ébauche semblait vouloir éviter une guerre directe avec la Russie, la deuxième est délibérément agressive envers cette dernière.

Faut-il y voir un lien avec les récentes déclarations d’officiels de l’OTAN, de l’OSCE et des USA, concernant la présence de l’armée russe imaginaire dans le Donbass ? Cette rhétorique guerrière est inquiétante à plus d’un titre, et indique que certains rêvent d’une escalade de la situation, et de provoquer une véritable guerre avec la Russie.

Et si l’Ukraine a oublié ce qui est arrivé à ceux qui ont déclaré la guerre et tenté d’envahir la Russie, les Russes, eux, n’ont pas oublié, comme le prouve cette déclaration d’un des soldats que nous avons interviewé.

« La victoire sera nôtre, parce que la vérité est toujours de notre côté, alors que le mensonge est avec eux. L’injustice n’a jamais gagné contre la vérité. Le bien gagnera », a ainsi déclaré le soldat surnommé Volga.

Christelle Néant

 

 

Regarder l’interview de deux volontaires russes qui sont venus combattre pour le Donbass:

 

 

 

Source de l’article:

https://dnipress.com/fr/posts/lecon-du-donbass-effacez-lhistoire-dun-peuple-et-vous-pourrez-alors-le-controler-et-lamener-a-sa-perte/

Maintenant sur Agoravox, le 14 Juillet « in the New France », et autres articles…

 


Maintenant sur   
 AgoraVox:

14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France », le pays des « gens qui ne sont rien »…

 14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France », le pays des « gens qui ne sont rien »...

Trump est l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre (…)

1048 visites  10 jui. 201716 réactions | Luniterre

 + Partager

 

 

 

*******************************

14 Juillet 2017 : 

Bienvenue « In the New France »,

le pays des « gens qui ne sont rien »…

Trump est l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre mondiale, en 1917.

Une reconnaissance officielle tardive, en fait, pour ce qui est d’admettre que de « victoire française » dans ce conflit, il n’y eut déjà pas, en réalité, tant cette intervention US fut décisive dans le renversement du rapport de forces.

Elle consacrait la réalité de l’arrivée des USA au tout premier plan des puissances mondiales, et comme puissance montante dont on ne connaissait pas encore réellement les limites…

(…)

Ce que le G20 confirme, au delà des rodomontades verbales, c’est que la « regimbade » du pantin Macron, même relayée par son Tartuffe-écolo Hulot, sur la question « climatique », demeurée controversée quant au fond, était une regimbade à bon marché, en réalité, si le prix en était donc de rétablir très officiellement l’image des USA comme « libérateurs » de la planète, et cela dès 1917!

Il est vrai que depuis la seconde moitiée du XXème siècle, elle avait quelque peu souffert… !

Mais l’image de la France que Macron tente de nous imposer est bien aussi une pâle copie de ce modèle sociétal impérialiste…

Son image de la « réussite » n’est que celle empruntée à son « sponsor » Xavier Niel, le Pape des « strat-up », et mise en scène directement en son royaume ubuesque de la « Station F », « The New France », d’où 90% des passagers de ce train infernal seront inexorablement débarqués, selon ses propres statistiques, et donc rejetés dans la masse « des gens qui ne sont rien », selon le mot du Président…

Dans une autre France, donc, un autre pays, celui de ceux qui travaillent vraiment, de ceux qui voudraient encore pouvoir gagner leur vie au travail, des retraités qui voudraient bien vivre tranquillement leurs dernières années sur le fruit de leur travail, des mères de famille qui espèrent un avenir pour leurs enfants, et de tant d’autres, supposés avoir une vie devant eux…

 

C’est d’une autre société, en réalité, dont il s’agit ici, une société qui reste en devenir, et nécessite impérativement une alternative au système actuel !

 

14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France »,

le pays des « gens qui ne sont rien »…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/08/14-juillet-2017-bienvenue-in-the-new-france-le-pays-des-gens-qui-ne-sont-rien/

 

 

****************************

ARTICLES CONNEXES SUR TML & AUTRES…

 

De la Station F  à la Station R . . . !  

Réussite de la Résistance !

 

Avec la vidéo d’une « française qui n’est rien » en réponse à Macron!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

 

************************************************************************

14 JUILLET – Geste indécent !

 

À l’attention : Emmanuel MACRON

Compte tenu de l’augmentation des violences guerrières sur la planète et des agressions contre les peuples dans lesquelles les deux nations, France et USA, sont impliquées, nous considérons que l’invitation du Président Macron au Président Trump pour le 14 Juillet 2017 est un geste indécent et inapproprié au rétablissement de la paix dans les régions du monde ensanglantées par des conflits.

 

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/07/09/14-juillet-2017-geste-indecent/

*********************************************

 

Que faire d’Octobre? La question du centenaire de la Révolution Bolchévique

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/24/que-faire-doctobre-la-question-du-centenaire-de-la-revolution-bolchevique/

 

 

Que faire d’Octobre? Éléments du débat sur le blog VLR!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/26/que-faire-doctobre-elements-du-debat-sur-le-blog-vlr/

 

**************************************************

Marx, Capital, III, 9 et10, Note de lecture, en marge de « Trotsky contre Marx »…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/02/marx-capital-iii-9-et10-note-de-lecture-en-marge-de-trotsky-contre-marx/

 

Trotsky contre Marx ? -1- Objet et pertinence du propos

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/17/trotsky-contre-marx-1-objet-et-pertinence-du-propos/

 

*************************************************************

Rwanda : « Génocide » et/ou massacre néocolonial ?

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/07/02/rwanda-genocide-etou-massacre-neocolonial/

 

 

*************************************************************

Journée internationale contre la torture : Quand la France va-t-elle cesser d’accueillir les tortionnaires israéliens ?

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/06/26/journee-internationale-contre-la-torture-quand-la-france-va-t-elle-cesser-daccueillir-les-tortionnaires-israeliens/

 

****************************************************************************************

************************************************************************

**************************************

14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France », le pays des « gens qui ne sont rien »…

 

.

.

14 Juillet 2017 :

.

Bienvenue « In the New France »

.

le pays des « gens qui ne sont rien »…

.


Trump est l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre mondiale, en 1917.

Une reconnaissance officielle tardive, en fait, pour ce qui est d’admettre que de « victoire française » dans ce conflit, il n’y eut déjà pas, en réalité, tant cette intervention US fut décisive dans le renversement du rapport de forces.

Elle consacrait la réalité de l’arrivée des USA au tout premier plan des puissances mondiales, et comme puissance montante dont on ne connaissait pas encore réellement les limites…

Néanmoins l’historiographie officielle avait, dès 1918, réussi à gommer cette évidence des esprits et des manuels scolaires, tant était encore présent le mythe de la « grandeur française » soutenu par l’Empire colonial encore très solide en termes d’implantation territoriale.

En pratique, la puissance financière et économique avait déjà pris le pas, dans l’univers moderne encore naissant, sur l’extension territoriale, et les empires britanniques et français étaient déjà entrés dans leur phase déclinante.

Si la deuxième guerre mondiale a confirmé spectaculairement l’effondrement de la puissance française, difficilement limité par l’éphémère « sursaut » gaulliste, plus symbolique que réel, elle aurait pu ménager la susceptibilité de nos voisins britanniques tant la résistance de leurs îles fut opiniâtre, et pour l’essentiel, couronnée de succès.

On sait aujourd’hui, même si cette réalité est également encore le plus souvent occultée, que Churchill ne souhaitait pas, initialement, le débarquement en France, à partir de ses côtes britanniques, mais plutôt le renforcement de la tête de pont alliée en Italie, ce qui était, du reste, la voie du bon sens à tous points de vue, sur le plan géostratégique et sur le plan de l’économie de moyens, et encore plus, de l’économie de vies humaines.

Qui s’en rappelle? Très exactement à la veille du débarquement en Normandie, Rome tombait déjà, et avec beaucoup moins de moyens militaires engagés, et de plus, pour ce qui nous concerne, une participation très active de l’armée française…

Le débarquement en Normandie, pour les USA, représentait donc avant tout et bien davantage un enjeu géopolitique et symbolique vis à vis de ses propres « alliés », plutôt qu’une opération prétendument vitale pour en finir avec la puissance allemande…

C’était une manière d’effacer ce qui restait des prétentions britanniques à avoir contribué en premier lieu à la défaite allemande, et par le sacrifice spectaculairement tragique et en réalité tout à fait inutile de milliers de jeunes soldats sur nos plages, tenter d’effacer la dette de sang immense que l’Europe entière devait à l’Union Soviétique pour avoir terrassé l’essentiel des forces nazies sur les fronts de l’Est.

Le spectacle de la mort concentrée sur les plages de Normandie est d’abord et avant tout une des premières grandes victoires du pouvoir de l’image sur la réalité, et d’autant plus que les acteurs y ont été, néanmoins et pour ce qui les concerne, véritablement sacrifiés comme des pions. C’est une prolongation moderne du pouvoir mythique spectaculaire du sacrifice « religieux », au sens basique du terme, qui « relie » les humains.

Aujourd’hui, si Trump a quelque peu écorné l’image de l' »Amérique » par son comportement fantasque et caricatural, il n’en représente pas moins la puissance encore dominante des USA, difficilement challengée par l’occupation de quelques îlots stratégiques en Mer de Chine…

Au delà des rodomontades verbales, il n’hésite pas à y réaffirmer, par la présence de sa marine militaire, sa capacité à les récupérer le cas échéant, et sans coup férir, très probablement, vu la réaction très passive des chinois…

C’est néanmoins un foyer de guerre potentielle supplémentaire qu’il n’hésite pas non plus à entretenir, parmi tous ceux déjà très actifs qui ravagent la planète.

Dans l’univers moderne, la puissance militaire n’est le plus souvent que la prolongation de la puissance financière par d’autres moyens…

A défaut de puissance industrielle, en voie de délitement total, la France de Macron, comme celle de Hollande, Sarkozy et prédécesseurs, tente de sauver les restes de sa puissance financière et de son pré carré africain, qui lui est en quelque sorte concédé par les USA, au prix d’une caution politique désormais systématique, sinon d’un renfort militaire direct, pour leur opérations extérieures diverses…

La « regimbade » de Macron sur la question « climatique », demeurée controversée quant au fond, était une regimbade à bon marché, en réalité, si le prix en était de rétablir très officiellement l’image des USA comme « libérateurs » de la planète, et cela dès 1917!


C’était donc, en fait, une sorte d’extension temporelle dans la soumission à l’impérialisme US, pour justifier, en la « redorant » formellement, l’actualisation de la soumission présente…
La « réussite » de Macron n’est que celle d’un simple tour de prestidigitation, dont les ficelles, au demeurant grossières, sont néanmoins assez bien dissimulées à grand renfort de communication univoque sur tous les médias au service du système, c’est à dire la très grande majorité.

L’une des dernières « ficelles » du pantin Macron a déjà bien failli craquer complètement suite au « show » de la « station F » où il s’est mis en vedette aux bons soins de Xavier Niel, le « Pape » des « start-up »…

Macron s’y est mis en scène, ostensiblement et de lui-même, comme une « start-up » qui aurait réussi… En réalité c’est donc bien l’image qu’il veut délibérément donner de sa conception de la réussite « à la française », mais plus précisément « in the New France », dans le royaume imaginaire de Xavier Niel, comme chef de gare de ce train fantôme vers un futur pour le moins incertain, sinon carrément chimérique et délétère…


En effet, si, à première vue, le royaume des start-up est aussi celui de la création d’emplois en CDI, cette notion de « durée indéterminée » prend un tout autre sens, en fonction des statistiques de survie des dites « start-up »…
Concrètement, selon « les Echos », 60% des start-up françaises n’atteignent pas le cap des 4 ans…

https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211800593832-diriger-une-start-up-le-ba-ba-2065687.php


Tandis que pour « 1001 startups », pourtant site dédié, mais donc assez honnête, semble-t-il, 74% des start-up tournent à perte, et au final, 90% échouent carrément!

http://1001startups.fr/chiffrescles-startups-france/


Si la notion de « réussite », pour l’avenir de la société française, tient dans les 10% de start-up survivantes, c’est bien une image extrêmement restrictive de l’humanité, et même franchement dégradée, que Macron veut nous imposer, et si les vies de la grande masse des autres humains, non embarqués dans ce train infernal, « ne sont rien », selon ses propres dires, il y a donc sans aucun doute possible, et malgré la brosse à reluire médiatique en mouvement perpétuel autour de sa personne « jupitérienne », de quoi s’inquiéter sérieusement…

Si l’objectif « entrepreneurial » du « startupper » est la « création de valeurs », c’est à dire, en clair et selon les critères mêmes de cette vision économique, la reproduction et l’élargissement du capital investi, on en voit tout de suite les limites, surtout en termes d’utilité sociale.

Combiner utilité sociale réelle et élargissement du capital, cela reste tout aussi antinomique, sinon plus encore, dans l’univers des start-up, que dans le reste de l’économie capitaliste.
Et c’est toujours, dans le meilleur des cas, limiter le concept de « réussite » humaine à celui de l’élargissement du capital.

Mais on comprend bien qu’après avoir, des décennies durant, abandonné au duo américano-chinois et à sa cousine germaine Merkel le champ du développement industriel, le capital français cherche à se recentrer, sinon à se concentrer tout de suite, sur ce domaine illusoire et éphémère des start-up pour se redonner un peu de volume en termes d’investissement ayant au moins l’apparence d’une « productivité », et marginalement, une très relative efficacité, en termes de création d’emploi…

Pour faire face à la crise mondiale, et en plus faire face à son déclassement inexorable dans l’ordre du capital productif, le capital « français » tente aujourd’hui d’entraîner l’ensemble de la vie économique et sociale du pays dans cette spirale en réalité tout à fait destructrice de ce qui y reste d’encore à peu près sain. La seule « création de valeurs » liées aux « chaines de valeur » de la mondialisation, obère, ici comme ailleurs, toute possibilité de développement économique réellement endogène et relié à des échanges internationaux véritablement équitables, c’est à dire autrement que sur l’étiquette…

C’est dans le cadre de cette contrainte absolue de «  compétitivité internationale  » que le capital «  français  » se trouve face à la nécessité de précariser tout ce qui reste d’emploi en dehors de la sphère des start-up, déjà précaire par nature. Il ne s’agit pas seulement de sauvegarder des super-profits, mais de tenter de sauvegarder son modeste rang de puissance impérialiste désormais secondaire.

C’est la réalité de ce déclassement qui consacre cette nécessité, et non une volonté perverse de surexploitation, même si c’est bien ce qui en résultera, inévitablement.

La perte des «  acquis sociaux  » de la très mythique «  libération  » est une conséquence inéluctable de la réduction des super-profits que le capital «  français  » a pu provisoirement encore retirer de son empire colonial restructuré en forme de «  Françafrique  », aujourd’hui en voie de délitement, tout comme sa capacité industrielle, sous la poussée de l’émergence chinoise.

Ces «  acquis sociaux  » étaient d’abord et avant tout le fruit de la collaboration de classe du parti thorézien et de la bourgeoisie monopoliste française pour la reconstitution éphémère des restes de l’Empire colonial. Ils étaient le prix du sang des indigènes écrasés par le néocolonialisme «  à la française  », cherchant à se rapprocher progressivement du modèle US, mais avec nettement moins d’efficacité…

De plus, tant que l’URSS était debout, tant que des luttes anti-impérialistes se développaient à travers le monde, le risque du retour à une radicalité dans les luttes sociales persistait, et le rôle de collaboration de classe des partis révisionnistes, comme le parti thorézien en France, était précieux pour la bourgeoisie, et il lui fallait donc lâcher du lest « social » de temps à autre, pour intégrer au système une partie de l’aristocratie ouvrière et de la bureaucratie réviso-réformiste.

C’est dans ces conditions que l’illusion réformiste a pu s’enraciner dans les masses et que s’est forgé le mythe du CNR comme forme embryonnaire d’une transition vers le socialisme et celui, en conséquence, des « acquis sociaux » comme fruit de la lutte de classe. Alors qu’il s’agissait précisément de tenter d’y mettre fin et de barrer la voie de toute alternative au système.

Aujourd’hui n’existent plus aucunes des conditions qui ont permis ce « compromis », au demeurant et par nature tout à fait stérile comme alternative au capitalisme.

Aujourd’hui l’URSS a disparu et la Chine est devenue l’un des poumons essentiels de la finance impérialiste mondialisée.

La « Françafrique » s’est réduite comme peau de chagrin sous la pression de nos « amis » chinois et américains, et il en revient surtout, politiquement, la trace des millions de cadavres que la France y a laissé, comme au Rwanda.

Vouloir entretenir l’illusion réformiste des « acquis sociaux » et le mythe du CNR c’est vouloir faire tourner à rebours la roue de l’histoire, vouloir contribuer à sauvegarder l’impérialisme français, vouloir sauvegarder à tout prix les prébendes de la bureaucratie syndicale et politique constituée à cette époque révolue. C’est l’idéologie de classe d’une petite bourgeoisie bureaucratique qui en était le produit et dont la fonction essentielle était celle d’un relai pour la collaboration de classe.

Aujourd’hui, les condition économiques et sociales qui ont permis l’existence d’une telle classe et la survie de cette bureaucratie réviso-réformiste n’existent plus. Aujourd’hui la fonction de collaboration de classe que la bourgeoisie veut encore accorder à la frange bureaucratique résiduelle n’est plus que celle d’un auxiliaire pour la liquidation des derniers restes de ces « acquis sociaux ». C’est aussi dans cette perspective qu’il faut considérer l’épisode ubuesque du « Revenu Universel » et la mansuétude et même le soutien médiatique dont ont bénéficié les « collectifs démocratiques », genre « nuits debout » et autres foyers de « mobilisation » anarcho-spontanéistes et anarcho-syndicalistes. Il s’agit toujours de barrer la voie qui mènerait à un véritable réveil de la conscience de classe, à la constitution d’une véritable alternative prolétarienne.

C’est la constitution d’une telle alternative qui est la seule voie possible pour un modèle de développement économique et social endogène mettant en correspondance le développement des forces productives et la réponse aux besoins sociaux réels. C’est une révolution qui rend au travail sa véritable valeur et finalité. C’est la fin des illusions réformistes, la Révolution du Retour au Réel…!

Luniterre

Nous ne sommes rien,

Soyons tout !

Eugène Pottier- « L’Internationale »


 

2017, POUR SORTIR DE L’IMPASSE… LA RÉVOLUTION DU RETOUR AU RÉEL !

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

 

 

 

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж