anti-impérialisme

Israël détruit Khan Al-Ahmar au bulldozer, en même temps que la solution à deux États

 

 

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Israël détruit

Khan Al-Ahmar au bulldozer

en même temps

que la solution à deux États

(English text below)

 

 

Jonathan CookIsraël a finalement construit, la semaine dernière, une voie d’accès au village de Khan Al Ahmar en Cisjordanie, après avoir temporisé un demi-siècle. Mais les seuls véhicules autorisés sont les bulldozers qui doivent balayer les maisons de ses 200 habitants.

Si une seule communauté pouvait symboliser la fin de la solution à deux États, c’est bien celle de Khan Al-Ahmar.

C’est pour cette raison qu’un détachement de diplomates européens a laissé un instant ses bureaux climatisés, vers la fin de la semaine dernière, pour se traîner vers les collines chaudes et poussiéreuses à l’extérieur de Jérusalem, et être témoin des préparatifs pour la destruction du village. La police israélienne s’y trouvait aussi, battant sauvagement les résidents et leurs soutiens alors qu’ils tentaient de bloquer l’accès aux grosses machines.

La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont présenté leur protestation officielle. Leur dénonciation fait écho à celle de plus de 70 élus démocrates à Washington, en mai dernier – un exemple rare de politiciens américains manifestant leur solidarité avec les Palestiniens.

Il serait gratifiant de croire que les gouvernements occidentaux se soucient des habitants de Khan Al-Ahmar – ou des milliers d’autres palestiniens soumis à un nettoyage ethnique progressif par l’entité israélienne dans les terres avoisinantes, mais dont la détresse a attiré beaucoup moins d’attention.

En vérité, raser Khan Al-Ahmar et transférer par la force toute sa population constituent des crimes de guerre.

Mais en réalité, les politiciens occidentaux sont plus concernés par renforcer l’illusion d’un processus de paix qui a expiré il y a de nombreuses années, que par les exactions contre les Palestiniens, sous occupation israélienne, qui durent depuis trop longtemps.

Les capitales occidentales comprennent ce qui est en jeu. Israël veut que Khan Al-Ahmar disparaisse afin que des colonies juives puissent être construites à sa place, sur un terrain identifié « E1 ».

Cela mettrait la dernière pièce en place pour qu’Israël construise un bloc essentiel de nouvelles résidences pour les colons, afin de couper la Cisjordanie en deux. Ces mêmes colonies fermeraient l’accès aux Palestiniens de Cisjordanie à Jérusalem-Est, la capitale prévue pour un futur État palestinien, se moquant ainsi de tout accord de paix.

L’effacement de Khan Al-Ahmar n’est pas surgi de nulle part. Israël a foulé aux pieds le droit international depuis des décennies, menant une forme d’annexion rampante qui a causé un peu plus qu’un inconfortable jeu de chaises musicales chez les politiciens occidentaux.

Les Bédouins habitant Khan Al-Ahmar, de la tribu des Jahalin, ont déjà été ethniquement nettoyés à deux reprises par Israël, mais ces crimes de guerres sont passés inaperçus.

La première fois c’était dans les années 1950, quelques années après la création d’Israël, quand 80% des Palestiniens ont été chassés de leurs foyers pour ouvrir la voie à la création d’un État juif.

Bien qu’ils auraient dû bénéficier de la protection de la citoyenneté israélienne, les Jahalin ont été chassés du Néguev vers la Cisjordanie, contrôlée alors par la Jordanie, afin d’ouvrir la voie aux immigrants juifs.

Une génération plus tard, en 1967, alors qu’ils s’étaient à peine ré-installés, les Jahalin furent de nouveau attaqués par des soldats israéliens qui occupaient la Cisjordanie. Les pâturages où les Jahalin avaient été transférés avec leurs chèvres et leurs moutons ont été saisis pour construire une colonie exclusivement réservée aux Juifs – Kfar Adumim – en violation des lois de la guerre.

Depuis lors, les Jahalin se sont installés dans une zone floue de la légalité selon l’entité israélienne. Comme d’autres Palestiniens, dans les 60% de la Cisjordanie déclarés sous contrôle israélien par le processus de paix d’Oslo, ils se sont vus refuser des permis de construire, forçant trois générations à vivre dans des baraques en tôle et dans des tentes.
»
Israël a aussi refusé de raccorder le village aux réseaux d’eau potable, d’électricité et d’égouts, dans le but de rendre la vie si insupportable aux Jahalin qu’ils finiraient par partir.

Quand en 2009, une association caritative italienne a aidé à établir la première école à Khan Al-Ahmar – fabriquée en terre et en pneus – et Israël a intensifié sa bataille juridique pour démolir le village.

Maintenant, les Jahalin sont sur le point d’être à nouveau chassés de leurs terres. Cette fois, ils doivent être réinstallés de force à côté d’une décharge de la ville palestinienne d’Abu Dis, entourée de tous côtés par les colonies et les murs israéliens.

Dans ce nouvel emplacement, ils seront forcés d’abandonner leur mode de vie pastoral. Ibrahim Abu Dawoud, un résident, a déclaré : « Pour nous, quitter le désert signifie la mort ».

Un autre indice de la dramatique situation des Palestiniens, est l’intention de l’administration Trump de proposer dans son plan de paix – exposé d’un jour à l’autre – que l’espèce de bidonville qu’est Abu Dis serve de capitale pour un futur pseudo-État palestinien au lieu de Jérusalem-Est – si jamais Israël choisit d’en reconnaître un.
»
La destruction de Khan Al-Ahmar serait la première démolition d’une communauté palestinienne entière depuis les années 90, quand Israël était ostensiblement engagé dans le processus de paix d’Oslo.

Maintenant, enhardi par le soutien indéfectible de Washington, le gouvernement de Benyamin Netanyahu, avance à un rythme effréné pour réaliser sa vision du Grand Israël. Il veut annexer les terres sur lesquelles des villages comme Khan Al-Ahmar résistent encore et effacer leurs populations palestiniennes.

Il y a cependant, un obstacle mineur ; jeudi dernier, la Cour suprême israélienne a tenté de dissiper les nuages orageux qui commencent à s’accumuler en Europe en émettant une injonction temporaire de suspension des travaux de démolition.

Le sursis risque d’être de courte durée. Il y a quelques semaines, la même cour – avec un jury dominé par des juges s’identifiant au mouvement des colons – a soutenu la destruction de Khan Al-Ahmar.

La Cour Suprême a commencé également à accepter l’argument du gouvernement israélien selon lequel les décennies d’accaparement des terres par les colons devraient être légalisées rétroactivement – même si cela viole la loi israélienne et internationale – si cela est effectué de « bonne foi ».

Qu’importe ce que croient les juges, rien n’est de « bonne foi » dans le comportement des colons ou du gouvernement de l’entité israélienne envers les communautés telles que Khan Al-Ahmar.

Saeb Erekat, le négociateur vétéran des Palestiniens, pour la paix, a récemment alerté qu’Israël et les États-Unis étaient sur le point de « liquider » le projet d’un État palestinien.

L’Union européenne, qui semble plus désespérée que d’habitude, a réaffirmé ce mois-ci son engagement en faveur de la solution à deux États, tout en incitant à ce que les « obstacles » à sa réalisation soient plus clairement identifiés.

C’est Israël qui fait figure d’éléphant dans la pièce – avec sa persistante mauvaise foi. Ce que montre très nettement Khan Al-Ahmar, rien n’arrêtera la lente annihilation des communautés palestiniennes jusqu’à ce que les gouvernements occidentaux trouvent le cran d’imposer des sanctions [réelles] et sévères à l’entité israélienne.

 

* Jonathan Cook a obtenu le Prix Spécial de journalisme Martha Gellhorn. Il est le seul correspondant étranger en poste permanent en Israël (Nazareth depuis 2001). Ses derniers livres sont : « Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the to Remake the Middle East » (Pluto Press) et « Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair » (Zed Books). Consultez son site personnel.

Articles du même auteur.

25 juin 2018 – Jonathan Cook – Traduction : Chronique de Palestine – Fadhma N’sumer

 

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Israel finally built an access road to the West Bank village of Khan al-Ahmar last week, after half a century of delays. But the only vehicles allowed along it are the bulldozers scheduled to sweep away its 200 inhabitants’ homes.

If one community has come to symbolize the demise of the two-state solution, it is Khan al-Ahmar.

It was for that reason that a posse of European diplomats left their air-conditioned offices late last week to trudge through the hot, dusty hills outside Jerusalem and witness for themselves the preparations for the village’s destruction. That included the Israeli police viciously beating residents and supporters as they tried to block the advance of heavy machinery.

Britain, France, Germany, Italy, and Spain have submitted a formal protest. Their denunciations echoed those of more than 70 Democratic lawmakers in Washington in May – a rare example of US politicians showing solidarity with Palestinians.

It would be gratifying to believe that Western governments care about the inhabitants of Khan al-Ahmar – or the thousands of other Palestinians who are being incrementally cleansed by Israel from nearby lands but whose plight has drawn far less attention.

After all, the razing of Khan al-Ahmar and the forcible transfer of its population are war crimes.

But in truth, Western politicians are more concerned about propping up the illusion of a peace process that expired many years ago that the long-running abuse of Palestinians under Israeli occupation.

Western capitals understand what is at stake. Israel wants Khan al-Ahmar gone so that Jewish settlements can be built in its place, on land it has designated as “E1”.

That would put the final piece in place for Israel to build a substantial bloc of new settler homes to sever the West Bank in two. Those same settlements would also seal off West Bank Palestinians from East Jerusalem, the expected capital of a future Palestinian state, making a mockery of any peace agreement.

The erasure of Khan al-Ahmar has not arrived out of nowhere. Israel has trampled on international law for decades, conducting a form of creeping annexation that has provoked little more than uncomfortable shifting in chairs from Western politicians.

Khan al-Ahmar’s Bedouin inhabitants, from the Jahalin tribe, have been ethnically cleansed twice before by Israel, but these war crimes went unnoticed.

The first time was in the 1950s, a few years after Israel’s creation, when 80 percent of Palestinians had been driven from their homes to clear the path for the creation of a Jewish state.

Although they should have enjoyed the protection of Israeli citizenship, the Jahalin were forced out of the Negev and into the West Bank, then controlled by Jordan, to make way for new Jewish immigrants.

A generation later in 1967, when they had barely re-established themselves, the Jahalin were again under attack from Israeli soldiers occupying the West Bank. The grazing lands the Jahalin had relocated to with their goats and sheep were seized to build a settlement for Jews only, Kfar Adumim, in violation of the laws of war.

Ever since the Jahalin have dwelt in a twilight zone of Israeli-defined “illegality”. Like other Palestinians in the 60 percent of the West Bank declared under Israeli control by the Oslo peace process, they have been denied building permits, forcing three generations to live in tin shacks and tents.

Israel has also refused to connect the village to the water, electricity and sewage grids, in an attempt to make life so unbearable the Jahalin would opt to leave.

When an Italian charity helped in 2009 to establish Khan al-Ahmar’s first school – made from mud and tires – Israel stepped up its legal battle to demolish the village.

Now, the Jahalin are about to be driven from their lands again, as though they are nothing more than wayward cattle. This time they are to be forcibly resettled next to a waste dump by the Palestinian town of Abu Dis, hemmed in on all sides by Israeli walls and settlements.

In the new location, they will be forced to abandon their pastoral way of life. As a resident, Ibrahim Abu Dawoud observed: “For us, leaving the desert is death.”

In another indication of the Palestinians’ dire predicament, the Trump administration is expected to propose in its long-awaited peace plan that the slum-like Abu Dis, rather than East Jerusalem, serve as the capital of a future pseudo-Palestinian state – if Israel ever chooses to recognize one.

Khan al-Ahmar’s destruction would be the first demolition of a complete Palestinian community since the 1990s when Israel ostensibly committed to the Oslo process.

Now emboldened by Washington’s unstinting support, Benjamin Netanyahu’s government is racing ahead to realize its vision of a Greater Israel. It wants to annex the lands on which villages like Khan al-Ahmar stand and remove their Palestinian populations.

There is a minor hurdle. Last Thursday, the Israeli supreme court tried to calm the storm clouds gathering in Europe by issuing a temporary injunction on the demolition works.

The reprieve is likely to be short-lived. A few weeks ago the same court – in a panel dominated by judges identified with the settler movement – backed Khan al-Ahmar’s destruction.

The Supreme Court has also been moving towards accepting the Israeli government’s argument that decades of land grabs by settlers should be retroactively sanctioned – even though they violate Israeli and international law – if carried out in “good faith”.

Whatever the judges believe, there is nothing “good faith” about the behavior of either the settlers or Israel’s government towards communities like Khan al-Ahmar.

Saeb Erekat, the Palestinians’ veteran peace negotiator, recently warned that Israel and the US were close to “liquidating” the project of Palestinian statehood.

Sounding more desperate than usual, the Europe Union reaffirmed this month its commitment to a two-state solution, while urging that the “obstacles” to its realization be more clearly identified.

The elephant in the room is Israel itself – and its enduring bad faith. As Khan al-Ahmar demonstrates all too clearly, there will be no end to the slow-motion erasure of Palestinian communities until western governments find the nerve to impose biting sanctions on Israel.

(A version of this article first appeared in the National, Abu Dhabi.)

Jonathan Cook won the Martha Gellhorn Special Prize for Journalism. His books include “Israel and the Clash of Civilisations: Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East” (Pluto Press) and “Disappearing Palestine: Israel’s Experiments in Human Despair” (Zed Books). He contributed this article to PalestineChronicle.com. Visit: www.jonathan-cook.net.

 

 

http://www.palestinechronicle.com/by-razing-khan-al-ahmar-israel-will-bulldoze-illusions-of-peace-process/

 

 

 

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Trois débats d’actu sur TML

 

 

 

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Trois débats

sur TML :

 

 

 

 

En marge de l’article

Comment la Chine pourrait bientôt rafler la mise au casino mondial… !

 

>>>Un débat avec M. Hum sur la possibilité de construire une économie de transition, avec une politique monétaire adaptée.

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/24/comment-la-chine-pourrait-bientot-rafler-la-mise-au-casino-mondial/

 

 

 

Également sur le thème de la transition, en marge de la querelle « familiale » des Schiappa père et fille…

Émancipation Ouvrière : faut-il se libérer ou non de l’économie de marché?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/22/emancipation-ouvriere-faut-il-se-liberer-ou-non-de-leconomie-de-marche/

 

 

 

En réponse à un article de M. Bibeau sur un prétendu « déclin » de l’impérialisme US…

De la fin de l’Empire à la libération prolétarienne…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/24/de-la-fin-de-lempire-a-la-liberation-proletarienne/

 

 

 

 

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Bachar al-Assad : la Syrie, ligne de faille géopolitique, ligne de fracture sociale

 

 

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Bachar  al-Assad :

Indépendance de la Syrie,

un combat multiséculaire

« …la géopolitique de la Syrie, le rôle historique

de la société syrienne, bien qu’il soit très modeste,

mais c’est une ligne de faille, la ligne de fracture

sociale entre les différentes sectes et ethnies…»


Transcription :

Journaliste : Monsieur le Président, nous pouvons maintenant récapituler les événements, parce que Daech est presque vaincu, la ville de Damas est presque (totalement) en sécurité, et elle est sous contrôle des forces gouvernementales, et jusqu’à présent, vous menez des opérations militaires dans le sud et à l’est. Pourriez-vous me dire maintenant, en tant que Président et en tant que médecin de formation, comment vous avez pu manquer (d’identifier) les premiers symptômes de cette guerre, les premiers symptômes de cette invasion dans votre pays, parce que vous appelez cela une invasion ? Que s’est-il passé ?

Président Assad : Nous devons faire la distinction entre les symptômes internes et externes. Pour ce qui est des symptômes internes, nous avons des problèmes comme toute autre société dans notre région, nous faisons partie de cette région, et nous discutons toujours de ces problèmes. Peut-être n’avons-nous pas fait ce qu’il fallait pour résoudre le problème que nous aurions pu résoudre avant la guerre, peut-être pas ; c’est (une question) subjective pour tout syrien, chacun peut avoir son propre point de vue. Mais le facteur externe est très important dans la genèse de cette guerre, car aucun autre pays dans cette région ne vit une guerre similaire, bien que nous ayons les mêmes sociétés et que vous ayez des problèmes plus graves (ailleurs), comme dans les pays du Golfe, où vous n’avez aucune liberté, ni pour les femmes ni pour le peuple, pour quoi que ce soit.

Donc, si (le manque de libertés) était la raison (de cette guerre), par exemple – parce que tel était le slogan au tout début –, pourquoi cela n’a-t-il pas commencé dans ces pays ? Donc ce qui s’est passé n’était pas interne, parce que les mêmes problèmes existent depuis des décennies, certains depuis des siècles. Donc, en fait, c’est là que le facteur externe (est intervenu), et s’il n’était pas (immédiatement) clair, si nous ne l’avons pas vu (dès le début), c’est qu’en réalité, le plan n’a pas été réalisé en Syrie ; il a été réalisé dans certains pays occidentaux comme les États-Unis, la France et le Royaume-Uni principalement. D’autres Etats satellites comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar planifiaient et envoyaient de l’argent dès le début, après avoir échoué à créer, disons, une révolution spontanée, c’est là qu’ils ont commencé à envoyer de l’argent, et c’est là que le problème a commencé. Nous avons compris tout cela très rapidement, mais peut-être que nous ne pouvions pas le contrôler.

Journaliste : Mais pourquoi n’avez-vous pas vu… Par exemple, quand je suis arrivée dans la Ghouta orientale il y a des mois, j’ai vu des tunnels partout, construits par des ingénieurs, par d’énormes machines, par des bulldozers… Comment cela a-t-il pu se faire à votre insu ? Avez-vous une explication à présent, comment ils ont réussi à construire ces villes souterraines ?

Président Assad : Bien sûr, ils ont pu utiliser les outils qui étaient déjà présents dans cette zone, qu’ils les aient volés au gouvernement, à des entreprises privées, etc., et ils ont reçu un soutien de la Jordanie à travers le désert directement à Al-Ghouta, où le désert est vide, et personne ne peut le contrôler ou l’observer, et nous n’avons pas, bien sûr, des moyens comme des satellites et autres pour voir tout cela. En même temps, quand ils ont commencé à creuser, ils ont commencé à creuser sous les villes, quelque chose que vous ne pouvez pas voir (même avec des satellites).

Journaliste : Quand je suis allée dans la Ghouta orientale, j’ai rencontré des gens qui pouvaient prouver par eux-mêmes qu’ils avaient vu comment al-Nusra utilisait des armes chimiques contre leurs quartiers (résidentiels). J’ai vu toutes ces combinaisons de protection chimique dans des pièces où se trouvaient les quartiers généraux d’al-Nusra, etc. Mais l’Occident affirme que vous avez empoisonné votre propre peuple avec des armes chimiques. Pourquoi cela, pourquoi personne n’écoute-t-il le peuple (syrien) et pourquoi l’Occident insiste-t-il là-dessus ?

Président Assad : Parce que la fable chimique fait partie de leur récit basique contre le gouvernement en Syrie, mais ils ne l’utilisent que lorsque leurs troupes, leurs mandataires (proxies), les terroristes, ont été vaincus en Syrie dans certaines zones. Ils utilisent cette histoire ou ce récit afin d’avoir un prétexte pour intervenir directement, militairement, et d’attaquer l’armée syrienne. C’est ce qui s’est passé plusieurs fois, et chaque fois qu’ils utilisent cette histoire, ce n’est que lorsque leurs proxies, les terroristes, ont été vaincus. Ce devrait être (l’inverse) – je veux dire logiquement, sans même parler de la réalité que nous n’avons pas d’armes chimiques de toute façon, nous les avons détruites…

Journaliste : Vous n’en avez plus du tout ?

Président Assad
: Nous n’en avons pas, non. Depuis 2013, nous n’en avons plus. Mais mettez cela de côté. Même si nous en avions, nous aurions plutôt utilisé ces armes lorsque nous étions vaincus, pas quand nous gagnons la guerre. Et en fait, chaque fois que nous gagnons, ils l’utilisent, donc (nous en accuser) est contre la logique, mais cela sert de prétexte pour soutenir les terroristes en Syrie.

Journaliste : Y a-t-il un moyen d’empêcher toutes ces provocations ? Parce que le ministère russe de la Défense dit que l’une de ces provocations est en train d’être préparée à Deir Ezzor, et ils l’ont dit récemment. Comment arrêter ça ?

Président Assad : Vous ne pouvez pas, parce que ce n’est pas le résultat de notre réalité ; c’est le résultat de leur imagination, de leurs médias, c’est quelque chose qui est créé dans leurs propres médias et dans leurs propres pays, et qui est ensuite répandu dans le monde entier sur Internet ou dans différents médias. Donc vous ne pouvez pas empêcher ces provocations. Les Américains ne disent que des mensonges, et ils attaquent tout de suite après. Quand il n’y a pas de respect pour le droit international, quand il n’y a pas d’institutions des Nations Unies efficaces, vous ne pouvez pas parler d’empêcher les provocations, parce que c’est une jungle maintenant, partout dans le monde.

Journaliste : Vous êtes en train de l’emportez, vous contrôlez déjà la plupart des régions du pays, mais il y a tellement d’acteurs en Syrie, tellement de parties qui ont leurs propres intérêts. Les Etats-Unis négocient avec la Turquie à propos de Manbij, Israël mène des négociations quelque part, les Iraniens font des négociations, les Kurdes ont leurs propres intérêts. Comment résoudre tout cela, comment maintenir la Syrie unie ? Parce que maintenant, il semble que la Syrie soit déchirée. Comment arrêter ça ? Parce que vous avez dit que votre principal slogan est « une (seule) Syrie pour une (seule) nation ».

Président Assad : Si vous voulez parler de la Syrie comme étant déchirée, il s’agit, disons, de la géographie, pas de la société ; la société est unifiée, donc nous n’avons pas de problème à ce sujet. Ainsi, nous pouvons considérer la Syrie comme unifiée tant que le peuple est unifié. Quant à être déchiré, il s’agit d’une occupation ; différentes parties de la Syrie sont occupées par les terroristes avec le soutien de l’Occident, principalement les États-Unis et leurs alliés. Donc si vous voulez parler de l’avenir de la Syrie, nous ne les prenons pas en compte. Si vous parlez du processus politique, cela va être un processus politique uniquement syrien. Nous ne prenons pas en compte les intérêts de tout autre pays concernant quelque chose qui est interne. Si vous parlez de la guerre, cela devient maintenant une guerre internationale, parce que c’est comme ça qu’elle a commencé. En fait, il ne s’agissait pas seulement du gouvernement en Syrie ; le gouvernement en Syrie est indépendant, nous avons de bonnes relations avec la Russie, avec la Chine et d’autres pays, et les États-Unis voulaient redessiner la carte du monde politiquement, et peut-être militairement. Donc la Syrie était l’un des principaux champs de bataille pour redessiner cette carte, du moins au Moyen-Orient. C’est pourquoi quand vous parlez de ces intérêts, c’est un combat entre ces puissances : le pouvoir principal, les États-Unis, et leurs alliés, qui supportent les terroristes, et leur but est d’avoir l’hégémonie, (face à) l’autre puissance qui est la Russie, et ses alliés, dont l’objectif est de combattre le terrorisme et de restaurer le droit international.

Journaliste : Mais pourquoi la Syrie a-t-elle été choisie (comme terrain) pour ce match ?

Président Assad : Pour de nombreuses raisons différentes. La Syrie fait partie du groupe de pays considérés comme indépendants (souverains) : la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord et maintenant la Russie en tant que pays souverain. L’Occident n’accepte aucune position indépendante. Les Etats-Unis n’acceptent aucune position indépendante de l’Europe. Et c’est pourquoi en Russie, vous avez un problème avec les États-Unis, parce que vous voulez être (une nation) souveraine, et ils ne l’acceptent pas, même si vous êtes une grande puissance, vous ne pouvez pas être indépendant. Voilà une (première) raison. Et nous sommes un petit pays, comment pouvons-nous dire non et oui ? Nous devrions seulement dire oui (aux Etats-Unis). Voilà une (première) raison.

Deuxièmement, la géopolitique de la Syrie, le rôle historique de la société syrienne, bien qu’il soit très modeste, mais c’est une ligne de faille, la ligne de fracture sociale entre les différentes sectes et ethnies. Et quand vous contrôlez cette zone, vous pouvez contrôler tout le reste du Moyen-Orient. C’est pourquoi la lutte contre la Syrie a commencé à l’époque des Pharaons, et le premier traité au monde a eu lieu 12 siècles avant Jésus-Christ, entre les Pharaons et les Hittites, venant du nord et du sud, ils ont combattu en Syrie et ils ont signé le premier traité de l’Histoire. Ainsi, la géopolitique de la Syrie est très importante, et le contrôle de la Syrie a été un but pour les grandes puissances depuis ce temps (reculé) et jusqu’à nos jours. Donc, peu importe que la Syrie soit grande ou petite, ou plus grande ou plus petite, elle a une (grande) importance (stratégique). 

Sources:

http://sayed7asan.blogspot.com/2018/06/bachar-al-assad-revele-les-veritables.html

Raqa, Syrie : manifestations pour le retour à l’unité nationale (la vraie…)!

https://lesplusbeauxdrapeauxdumonde.files.wordpress.com/2016/10/1009601-drapeau_de_la_syrie.jpg?w=608&h=404

Raqa, Syrie :

 

La population « libérée » de l’EI,

(à la manière US et kollabos FDS…),

aspire à retrouver l’unité nationale (la vraie…)

en voie de reconstruction !

 

 

Les forces de sécurité à Raqa ont annoncé un couvre-feu de deux jours à partir de dimanche pour prévenir d’éventuelles attaques du groupe Etat islamique (EI) dans cette ville du nord de la Syrie.

L’EI a été chassé en octobre dernier de son bastion de Raqa par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis, qui ont ensuite formé des unités de police pour y maintenir la sécurité.

Le couvre-feu permet également aux FDS de museler un groupe de combattants rivaux à Raqa, ont estimé la faction concernée et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Dimanche, les FDS ont indiqué avoir reçu « des informations selon lesquelles des groupes terroristes travaillant pour le compte de Daech (…) sont entrés dans la ville de Raqa pour mener des attaques ».

Elles ont donc décidé de mettre en place « l’état d’urgence et un couvre-feu dans la ville de Raqa à partir de 05H00 (02H00 GMT) dimanche jusqu’à 05H00 mardi ».

Quelque 5.000 combattants des FDS se sont déployés à Raqa et dans certains secteurs de sa province pour une vaste opération de sécurité, selon l’OSDH.

L’EI a perdu son fief syrien de Raqa après quatre mois de violents combats et de bombardements par les FDS et la coalition sous commandement américain, qui ont laissé la ville en ruines.

Les FDS ont depuis fait reculer l’EI ailleurs dans le nord et l’est de la Syrie, réduisant les territoires contrôlés par les jihadistes à quelques poches isolées. Mais, parallèlement, les incidents liés à la sécurité à Raqa se sont multipliés ces dernières semaines.

Vendredi, l’EI a revendiqué son premier attentat dans la province de Raqa depuis qu’il en a été chassé, annonçant via ses organes de propagande avoir fait exploser une bombe au nord-est de la cité.

Le 15 juin, un combattant des FDS a été tué à un barrage au nord de Raqa, une attaque de l’EI selon l’OSDH. Le groupe jihadiste n’a toutefois pas revendiqué cette attaque.

Outre les attaques jihadistes, la ville de Raqa, dévastée par des mois de combats, est aussi en proie à l’agitation en raison de manifestations des habitants réclamant un retour des institutions du régime de Bachar al-Assad.

Dans un communiqué, les FDS ont d’ailleurs précisé que le couvre-feu était mis en place en raisons des « opérations terroristes » mais aussi de ces manifestations « appuyées par le régime syrien ».

Des raids des forces de sécurité ont également « ciblé des cellules terroristes et des groupes qui ont pour but d’ébranler la sécurité et la stabilité » de Raqa, selon le texte qui rapporte des arrestations et la saisie d’armes et de munitions.

Parmi les cibles de ces raids, « la Brigade des révolutionnaires de Raqa », un groupe de combattants arabes originaires de la ville, qui ont autrefois combattu au côté des FDS.

Le couvre-feu a été imposé en raison des « tensions entre les FDS et la Brigade, plus que les attaques de l’EI », a estimé le directeur de l’Observatoire, Rami Abdel Rahmane.

La faction a indiqué sur sa page Facebook que ses hommes à Raqa étaient encerclés par les FDS.

Plus de 150 combattants de la Brigade et son chef ont été interpellés lors de cette opération, durant laquelle quatre combattants des FDS ont été tués, selon l’OSDH.

 

https://www.afp.com/fr/infos/335/syrie-couvre-feu-raqa-contre-lei-et-le-mecontentement-populaire-doc-16j0dc9

 

 

 

 

 

 

Libération des peuples opprimés, émancipation des travailleurs, un seul et même combat !

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Paris, Gaza, Ramallah,

en Juin, 3 manifs qui prouvent

que la résistance palestinienne

est vraiment un mouvement populaire

et non une manipulation « terroriste » !

Libération des peuples opprimés,

Émancipation des travailleurs,

un seul et même combat !

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A la suite, republication d’un nouvel échange de réflexions, sur VLR, sur la question du rapport entre libération nationale anti-impérialiste et émancipation sociale prolétarienne…

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18 Juin, Gaza : une manif contre la politique collabo de l’ « autorité palestinienne » dispersée par le Hamas !

 https://solydairinfo.files.wordpress.com/2018/06/f95ac-a3.jpg?w=940

La liberté d’opinion et la liberté d’expression sont inséparables de la démocratie. Sans elles, impossible de connaître ce que pensent certaines catégories d’une population.

Un rassemblement a eu lieu lundi 18 juin 2018 à Gaza à l’appel du Comité des détenus et des anciens détenus appelant à la fin de la division et à la levée des sanctions qu’exerce l’Autorité d’Oslo [Note du camarade Do :l’Autorité d’Oslo est une façon ironique de désigner l’AP, c’est-à-dire l’Autorité Palestinienne, actuellement tenue par Mahmoud Abbas en Cisjordanie. ] contre Gaza. Il a été violemment réprimé et dispersé par des membres du Hamas. L’estrade a été démolie et les banderoles déchirées.

Triste spectacle.

Le rassemblement exprimait haut et fort ce que pense l’immense majorité de la population de Gaza. La Résistance contre l’occupation exige des mesures de justice et de solidarité. Garantir les moyens nécessaires aux plus démunis de faire face aux nombreuses pressions exercées sur eux pour les dissuader de soutenir et de s’impliquer dans le processus de libération nationale est un devoir.

Ce devoir ne doit en aucune manière être marchander.

Ce devoir doit absolument être un facteur de rassemblement et non de division. La Résistance est le fait de citoyens libres. La liberté doit reposer sur la dignité qui exige, avant tout, les moyens de satisfaire les besoins fondamentaux de ceux et de celles qui aspirent le plus à se mettre debout et à marcher sur le chemin du retour.

Résistance et liberté s’alimentent l’une l’autre. Tel est le message des détenus d’hier et d’aujourd’hui dans les prisons de l’occupant.

Il doit être appliqué d’urgence.

Al Faraby
Mardi, 19 juin 2018

https://assawra.blogspot.com/2018/06/la-liberte-dans-la-resistance.html

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17 Juin, Paris : La « frontière » sioniste commence sur les quais de la Seine !

https://i0.wp.com/www.palestine-solidarite.org/672312965bec43d288bc8d488fdb25.jpg.

La police française a empêché deux bateaux de la « Flottille de la liberté » se dirigeant vers Gaza de faire une halte à quai sur les rives de la Seine à Paris, dimanche 17/06/2018, avant le départ de la flottille vers Gaza pour tenter de briser le siège israélien.

Des dizaines de partisans, agitaient des drapeaux palestiniens et scandaient des acclamations « Arrêtez le massacre contre les Palestiniens, » aux abords de la rivière pour accueillir deux des bateaux parmi les quatre qui composent la flottille qui passait à Paris, accompagnée par des bateaux de la police fluviale. Selon l’agence citée « Reuters ».

Taoufiq Tahani, président honoraire de l’Association France Palestine Solidarité, a déclaré que les bateaux avaient fait l’objet d’une fouille policière approfondie la veille pour les empêcher d’accoster à Paris.

« Nous avons été surpris, malheureusement, et nous ne savions pas que les eaux israéliennes commencent maintenant dans la Seine à Paris, ce qui est inconcevable. »

Les quatre bateaux de la flottille iront à Gaza et se rejoindront dans les eaux de la Méditerranée avant d’essayer d’approcher la côte en un seul convoi.

Israël impose un blocus maritime et terrestre à Gaza et a empêché d’autres bateaux d’approcher la côte de la bande de Gaza par le passé.

http://www.france-palestine.org/La-France-empeche-deux-bateaux-de-la-flottille-de-la-liberte-d-entrer-a-Paris

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13 Juin, A Ramallah : l’Autorité palestinienne interdit violemment toute manifestation de soutien à Gaza !

https://i1.wp.com/mai68.org/spip2/IMG/jpg/Palestine_13juin2018.jpg

(Par Yara Hawari – revue de presse : Chronique de Palestine -16/6/18)

La police de l’Autorité palestinienne a utilisé des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des matraques pour disperser les manifestants qui dénonçaient les sanctions contre la bande de Gaza.

Mercredi soir à Ramallah, les gens se sont à nouveau mobilisés dans le cadre d’une nouvelle campagne appelant l’Autorité Palestinienne (AP) à lever les sanctions qu’elle a imposées à Gaza.

Les sanctions comprennent la réduction de plus de 30% des salaires des employés du gouvernement et la retraite anticipée forcée de près d’un tiers des employés de l’Autorité palestinienne à Gaza. Mesures radicales en elles-mêmes, ces sanctions sont rendues encore plus brutales dans le contexte du siège israélien imposé sur Gaza, qui ne produit que chômage et pauvreté.

Les manifestants voient les sanctions comme un moyen d’accentuer le blocus de Gaza et de pratiquer une punition collective. Ils rejettent également la forte division politique et la lutte de pouvoir entre le Fatah et le Hamas.

La manifestation de mercredi a eu lieu à la suite d’une manifestation similaire qui s’était déroulée dimanche à Ramallah et avait attiré près de deux mille personnes. Il y avait eu très peu de violence dans la manifestation de dimanche, mais ce qui s’est passé mercredi soir était une autre histoire.

Mardi, un jour avant la manifestation prévue, l’AP a annoncé l’interdiction de toutes les formes de manifestations jusqu’à la fin de l’Aïd al-Fitr, la fête musulmane qui marque la fin du mois de Ramadan. Cela a permis à l’Autorité palestinienne de traiter la manifestation prévue d’ « illégale » et d’organiser ses forces pour la disperser.

Avant la manifestation, les rues de Ramallah étaient remplies de policiers. Les agents ont été placés dans des endroits stratégiques dans l’objectif évident d’intimider les militants.

Peu de temps après que les manifestants ont commencé à se rassembler, armés de rien d’autre que des affiches disant « Gaza nous unit », les forces de répression ont commencé à tirer des gaz lacrymogènes et à lancer des grenades assourdissantes. Des policiers lourdement armés en tenue anti-émeute ont également brandi des matraques et utilisé des pistolets Taser contre les manifestants non armés. À la fin de la nuit, plus de 40 manifestants avaient été arrêtés. Les manifestants détenus ont été tabassés dans des véhicules de police et des postes de police. La plupart des détenus ont été libérés rapidement, mais tous ont été blessés.

La pire des violences n’est pas venue de la police, mais des voyous payés par le Fatah, connus familièrement sous le nom de « baltajiyeh », qui se sont joints à la police pour battre et intimider les manifestants. Identifiables par les casquettes blanches qu’ils portaient, ces hommes étaient incroyablement violents envers les manifestants et ont harcelé sexuellement et agressé plusieurs femmes dans la foule.

L’intimidation des militants en Palestine, en particulier ceux qui critiquent l’AP, n’est pas nouvelle. De nombreuses manifestations similaires ont été réprimées par le passé, et ce qui s’est passé mercredi soir ne devrait surprendre personne. Les dirigeants qui ont commandité l’attaque des manifestants pacifiques cette semaine étouffent l’opposition politique depuis des années. Ils a également échoué à tenir des élections démocratiques depuis plus d’une décennie.

Pourtant, malgré tout son autoritarisme et son agressivité envers son propre peuple, l’AP a toujours le soutien de la dite communauté internationale et ses forces de sécurité sont célébrées pour leur efficacité. En 2006, les forces de sécurité de l’AP ont été réformées et recyclées dans le cadre d’une initiative menée par le Coordinateur de la sécurité des États-Unis (USSC) et le Bureau de coordination de l’Union européenne pour le soutien de la police palestinienne (EUPOL COPPS). Ils ont depuis été congratulés par divers politiciens israéliens pour leur coopération et leur aide dans la prévention des soi-disant « activités terroristes ».

Après la manifestation de dimanche dernier [10 juin 2018], l’Autorité palestinienne a affirmé que la campagne en cours à Ramallah contre les sanctions de Gaza était organisée directement par le Hamas. Cependant, ce n’est clairement pas le cas. La campagne contre les sanctions contre Gaza est un mouvement populaire non partisan. Des Palestiniens de tous les milieux et de toutes les affiliations politiques se sont rassemblés mercredi à Ramallah pour protester.

L’objectif principal de la campagne est de lever les sanctions qui exacerbent les souffrances causées par le siège israélien. Mais elle tente également de contester la fragmentation du peuple palestinien, en soulignant qu’il ne fait qu’un – de Gaza à Haïfa en passant par Ramallah – et que son seul adversaire sont les colonies israéliennes et tous les mécanismes de contrôle.

Ce qui est plus clair que jamais aujourd’hui, c’est que l’AP a perdu toute légitimité. En tant que sous-produit d’Oslo, elle reste un mécanisme qui vise à maintenir le peuple palestinien sous occupation et dans la soumission dans les territoires de 1967. Elle ne représente pas les réfugiés palestiniens dans les autres pays ou les Palestiniens vivant dans les territoires de 1948.

Mais la communauté internationale continue son partenariat avec l’AP et, pire encore, continue de financer sa brutalité envers son propre peuple.

Le début des manifestations de la Grande marche de retour à Gaza il y a plusieurs mois a montré la renaissance de l’organisation populaire palestinienne. En effet, de Haïfa à Ramallah, Gaza unit le peuple palestinien !

Yara Hawari

Analyste politique à Al-Shabaka, le groupe de réflexion palestinien.

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https://i1.wp.com/mai68.org/spip2/IMG/jpg/Ramallah_16juin2018.jpg

 

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« Discussion entre Robert et do

sur les luttes de libération nationales…

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http://mai68.org/spip2/spip.php?article1772

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Robert attaque les luttes de libération nationales, et do en prend la défense. L’exemple des Indiens contre les cowboys, et celui des Palestiniens contre les sionistes.


Robert :

IL EST INTERESSANT D’OBSERVER LE DEMANTELEMENT DES FORCES NATIONAISTES CHAUVINES AU QUEBEC (bloc – pq- qs) – AU CANADA ET PARTOUT AILLEURS DANS LE MONDE … BASQUE – ECOSSE – CATALOGNE – ETC.

CETTE DECONFITURE DES NATIONALISTES CONFIRME NOS HYPOTHESES ICI PRESENTES :

« En cette époque de tension guerrière il faut revoir la politique prolétarienne à propos des luttes de libération nationale. Le prolétariat n’a pas de patrie et la guerre nationaliste pour le droit des bourgeois à contrôler leur État national et à spolier la plus-value indigène ne soulèvera pas le combat prolétarien pour renverser le mode de production capitaliste et pour édifier un nouveau mode de production. Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire. Afin de démontrer cette thèse l’auteur présente et commente les textes de Mattick, Souyri, MacNally, Luxemburg et Ouvrier Communiste portant sur les luttes de soi-disant libération »

Réponse de do :

Salut

Il est bien évident que la phrase « Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire » est bizarre. Car, quand les indiens sont TOUS en train d’être tués par les cowboys, s’ils pratiquent la « lutte de classe » et combattent leurs propres chefs, ils font le jeu de l’ennemi, celui des cowboys qui veulent les tuer tous sans distinction hiérarchique.

Et les luttes prolétariennes « pures », elles sont où ?

A+
do
http://mai68.org

Réponse de Robert :

Prenons l’exemple palestinien si tu veux bien parce que PLUS CONTEMPORAIN QUE LES INDIENS ET QUI SE DÉROULE ENTRE DEUX PEUPLES VIVANT SOUS LE MÊME MODE DE PRODUCTION ce qui n’était pas le cas des amérindiens face aux cowboys du moins au XVIIIe siècle

les prolétaires – et les ouvriers palestiniens ont deux choix dans la situation présente

a) s’embrigader sous la houlette de l’OLP. du FPLP, du Hamas, du Jihad Islamique et quand un mot d’ordre totalement suicidaire est lancée par le Hamas ou l’OLP aller se laisser tirer comme des pigeons sans armes (avec armes ce serait pareil) à la cloture ou les snipers assassins israéliens les tireront tranquillement comme des lapins

De manière à ce que le Hamas puisse répliquer aux USA et à leur deal du siècle = vous voyez nous ne pourrons jamais faire avaler ce DEAL – CE TRAITÉ – POUR LA CRÉATION D’UN PETIT BANTOUSTAN aux enragés de Gaza (125 morts et 12 000 blessés) Alors amis américains et israéliens je vous en supplie agrandissez le bantoustan donnez-nous un peu plus de terres que l’on puisse faire gober la couleuvre à nos commettants SINON NOUS ALLONS CONTINUER À LES MENER À L’ABATTOIR POUR QUE VOUS AYEZ MAUVAISE RÉPUTATION MONDIALE

JE SUIS TOTALEMENT CONTRE ce DEAL des bourgeois palestiniens visant à gérer un plus grand bantoustan où les ouvriers palestiniens vivront tout aussi exploité qu’en ce moment (Référence à la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud qui fut suivit après l’abolition de l’apartheid par l’assassinat de 100 ouvriers mineurs du cobalt par des balles tirés par des tortionnaires noirs = vive l’égalité des chances de faire un carton sur les ouvriers noirs en grève par des tueurs noirs en uniforme)

b) le choix des ouvriers-prolétaires palestiniens = Ne surtout pas se mobiliser dans ses parades suicidaires à la cloture. Si le gout de manifester futilement les démanges manifester au centre de Gaza loin de la cloture = il n’y aura pas de victimes innocentes de toute facon victimes ou pas la bataille est inégale et perdue d’avance. Pourquoi donner sa vie pour que des chefs de bandes puissent gérés un plus grand bantoustan et servir d’intermédiaire et de garde chiourme aux israéliens.

c) Le rapport de force est inégale et la victoire partielle impossible à réaliser – 1 million de palestinien pourront mourir il ne recouvriront pas leur terre occupé de cette façon

d) Alors on laisse les bourgeois accepter le DEAL de Trump et on poursuit la guerre de classe dans le ghetto comme dans le bantoustan une guerre de classe qui se développe qu’on le veuille ou non aussi en Israel entre les ouvriers israéliens et les capitalistes israéliens et lors de la grande crise économique qui emportera le capital israélien – palestinien – américain le temps viendra pour la jonction des forces prolétariennes palestiniennes et israéliennes

car l’unité ne doit pas être forgée au sein du peuple mais au sein de la classe TOUJOURS LA CLASSE L’ALLIÉ DU PROLÉTARIAT PALESTINIEN CE N’EST PAS LA BOURGEOISIE PALESTINIENNE MAIS LE PROLÉTARIAT ISRAÉLIEN

MERCI CAMARADE

Réponse de do :

Salut,

Tu veux éluder l’exemple du génocide des Indiens par les cowboys parce qu’à lui seul il montre que ta phrase « Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire » est fausse. Il le démontre parfaitement. Et il le démontre facilement parce cet exemple est caricatural… et néanmoins bien réel.

Et, du coup, tu veux prendre l’exemple de la Palestine. Mais ce que tu oublies, c’est que les Juifs qui sont allés en Israël ont été sélectionnés. C’étaient les plus cons et les plus salauds. Salauds quand ils savaient que la Palestine n’était pas « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Et cons quand ils ne le savaient pas.

Tu me diras que les enfants de cons et de salauds ne sont pas forcément des cons et des salauds. Mais la sélection se fait quand même, et il y a beaucoup de Juifs qui quittent Israël, et ce sont les plus sympas. Certes il y a un nombre infime de juifs sympas qui restent en Israël dans le but d’aider les Palestiniens. Tel est le cas des « Anarchistes contre le mur ». Mais ils sont très rares. En gros, les Juifs sympas s’en vont d’Israël. Ce qui fait que, comme je le lisais il y a deux ou trois ans, il y a 1% de juifs à sensibilité de gauche en Israël.

Et il y a 10 ou 15 ans, je lisais sous la plume d’un sioniste « de gauche » qu’il aurait fallu être bien plus radical quand « on » a chassé les Palestiniens de chez eux, il aurait fallu les tuer tous d’un seul coup, et maintenant on n’y penserait plus, on n’en parlerait plus. Presque tous les Juifs en Israël considèrent les Palestiniens comme des cafards et ne souhaitent que leur mort. Et s’ils ne les tuent pas tous, c’est pour une simple raison : il y a maintenant des caméras.

Donc on en revient à nos Indiens et à nos cowboys. Ce qui compte, ce n’est pas qu’ils aient ou n’aient pas le même mode de production. Ce qui compte c’est que les Indiens ont des arcs et des flèches pendant que les cowboys ont des winchesters à répétition et des mitrailleuses. Ce qui compte c’est que les Palestiniens sont totalement sous-armés par rapport aux Israéliens.

La seule chose qui peut sauver les Indiens, pardon les palestiniens, c’est la solidarité internationale morale et militaire. Une solidarité prolétarienne. Car quand les Vietnamiens ont gagné avec leur FNL, et les Algériens avec leur FLN, c’est grâce à la solidarité prolétarienne internationale.

Bien à toi,
do
http://mai68.org

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1 Message

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  • 6 juin 21:44, par Luniterre J’hésitais carrément à cliquer sur ce lien, connaissant le thème, sujet à polémiques infinies avec M. Bibeau… Infinies et stériles, en fin de compte, généralement…Ici, on gagne du temps avec cette sortie mémorable de M. Bibeau :


    « Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire. »

    Il fallait le faire…

    « Sous l’impérialisme, il faut donc se soumettre à l’exploitation par les impérialistes », c’est le seul sens concret possible de cette sentence.

    En clair, cela signifie donc que cette exploitation n’est pas pire que celle de la bourgeoisie nationale…

    Autrement dit, on ne voit pas quel bénéfice supplémentaire les impérialistes en retirent, dans ce cas… Or ce n’est manifestement pas ce que les peuples sous ce joug vivent, et donc c’est pourquoi ils sont souvent tentés par une alliance avec leur bourgeoisie nationale.

    Nier la surexploitation engendrée par l’impérialisme, c’est tout simplement nier le phénomène impérialiste lui-même. C’est une des raisons pour lesquelles j’en suis venu à considérer M. Bibeau comme un révisionniste, au sens basique du terme, par rapport à tout ce qui fonde l’expérience du mouvement ouvrier et l’analyse théorique qui peut en découler.

    Il ne s’agit pas seulement d’une remise en cause formelle des principe fondamentaux du ML, même si cela va de pair, et désormais plus ou moins revendiqué, selon les circonstances, par M. Bibeau lui-même.

    Bien entendu, l’alliance de classes est nécessairement provisoire, du point de vue prolétarien, et n’efface en rien l’exploitation opérée par la bourgeoisie nationale elle-même.

    Le prolétariat a toujours besoin de son organisation de classe autonome et doit chercher à prendre, dès que possible, la direction des luttes pour aboutir au socialisme.

    Le constat historique selon lequel la montée du révisionnisme dans le mouvement ouvrier international a finalement étouffé la précédente grande vague anti-impérialiste, celle des années 60, n’invalide nullement la nécessité de cette stratégie. Il nous invite, par contre, à une grande lucidité sur la nature et les risques de cette stratégie, déjà préconisée par Lénine, dès les débuts de la IIIe internationale :

    Anti-impérialisme : encore du Lénine sans poussière…

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/04/12/2762_anti-imperialisme_lenine_sans_poussiere/

    Actuellement, on continue d’assister à un reflux des luttes prolétariennes « pures », comme dirait le camarade Do, c’est à dire dirigées franchement vers une alternative socialiste prolétarienne, même et surtout dans les métropoles impérialistes elles-mêmes.

    Par contre des foyers de résistance nationale stratégiquement très importants se développent à travers tout le Moyen-Orient et dans d’autres pays, comme l’Ukraine.

    C’est carrément une très grosse épine dans le pied du système, à l’échelle planétaire. C’est carrément son point faible, son talon d’Achille. Ne pas soutenir ces luttes, c’est carrément aider l’impérialisme à se retirer cette épine, et pour le prolétariat, se tirer une balle dans le pied.

    Macron, Trump et Netanyahu ne peuvent que se réjouir du peu de réaction, en Occident, face aux massacres à Gaza…

    L’attitude pour le moins « ambiguë » de M. Bibeau pose donc problème, en ce sens. Évidemment il n’est pas le seul à jouer ce jeu trouble, et une grande partie de la supposée « extrême-gauche », et même, au sein de ses dirigeants, la grande majorité, est carrément passée à la kollaboration active, avec armes et bagages, littéralement, même si en se dissimulant toujours derrière un double langage « à la Bibeau », avec de très vagues « justifications théoriques », qui ne tiennent formellement que parce que le niveau de formation actuel des militants est au plus bas.

    Heureusement, avec son simple bon sens, le camarade Do a déjà souligné l’essentiel de cette absurdité… !

    Luniterre

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Yémen, Irak, Syrie, Palestine, pour l’impérialisme, à chaque jour ne suffit pas son crime

 

 

 

Complicité criminelle active

et directe de la France macronienne

dans l’attaque sur Hodeida :

 

Les Forces spéciales françaises engagées dans l’assaut…:

un peu crédible « démenti officiel »!

 

https://i2.wp.com/www.opex360.com/wp-content/uploads/kieffer-20180616.jpg

« le ministère des Armées a confirmé qu’une telle opération était dans les tuyaux. « Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre », a-t-il commencé par préciser.

Toutefois, le quotidien Le Figaro a affirmé que des membres des forces spéciales françaises étaient déjà présents au Yémen, aux côtés des troupes émiraties.

« Deux sources militaires contactées par Le Figaro révèlent également que des forces spéciales françaises sont présentes aux côtés des Émiriens au Yémen », a en effet révélé le quotidien, dans son édition du 16 juin. »

http://www.opex360.com/2018/06/16/paris-envisagerait-operation-deminer-port-dhodeida-yemen/

 

 

« La France présente

aux côtés des Emiriens au Yémen,

selon Le Figaro

Reuters

16 juin 2018

PARIS (Reuters) – Des forces spéciales françaises sont bien présentes aux côtés des Emiriens au Yémen, où l’armée française envisage une action de déminage des accès au port d’Hodeïda, selon deux sources militaires qui se sont confiées au Figaro dans son édition de samedi.

http://www.lefigaro.fr/international/2018/06/15/01003-20180615ARTFIG00316-yemen-la-france-prete-a-deminer-le-port-d-al-hodeida.php

Une source parlementaire avait récemment fait part de cette information à Reuters. Le ministère des Armées n’était pas disponible dans l’immédiat pour la commenter.

Les forces fidèles au président yéménite en exil ont lancé mercredi, avec le soutien de la coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite, une vaste offensive contre Hodeïda, le principal port du Yémen toujours aux mains des miliciens houthis. Elles semblaient samedi sur le point de s’emparer de l’aéroport.

« Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre », avait déclaré vendredi le ministère français des Armées.

« Une action de déminage des accès au port d’Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude », avait-il ajouté, confirmant une information donnée jeudi par un responsable des Emirats arabes unis. « Elle aurait pour but de faciliter l’acheminement, en sécurité, de l’aide humanitaire à la population de la ville. »

https://fr.news.yahoo.com/la-france-pr%C3%A9sente-aux-c%C3%B4t%C3%A9s-des-emiriens-au-094401991.html?guccounter=1

(Caroline Pailliez, édité par Arthur Connan)

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« Les mercenaires fidèles au président yéménite destitué Abd Rabbo Mansour Hadi ont lance mercredi, avec le soutien de la soi-disant «coalition arabe» conduite par l’Arabie saoudite, une vaste offensive contre Hodeïda, le principal port du Yémen toujours aux mains du mouvement Ansarullah.

«Il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre», avait déclaré vendredi le ministère français des Armées.

«Une action de déminage des accès au port d’Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude», avait-il ajouté, confirmant une information donnée jeudi par un responsable des Emirats arabes unis.  

Mercredi, une quinzaine d’organisations humanitaires, dont la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), ont écrit une lettre au président français pour l’exhorter à faire pression sur les Saoudiens et les Emiratis, membres de la «coalition arabe» impliquée dans l’offensive contre le Yémen, au sujet de la situation dramatique de la population de ce pays. Pour ces organisations, il est «inconcevable de maintenir» la conférence humanitaire sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris et co-organisée avec l’Arabie saoudite, alors même que le royaume wahhabite et ses alliés mènent une attaque sur le port d’Hodeida.

La France et ses contradictions

Qualifiant d’un côté la situation au Yémen de «drame humain» et signant de l’autre main des contrats d’armement juteux avec l’Arabie saoudite, la France joue, pour nombre de commentateurs, un double jeu dans cette guerre aux conséquences humaines tragiques. Dans un rapport de mars 2018, Amnesty International avait mis en cause les livraisons d’armes françaises à l’Arabie saoudite, à l’origine, selon elle, de graves violations des droits de l’Homme dans le cadre de ce conflit. Selon un rapport parlementaire de 2017 sur les exportations d’armement de la France, le royaume wahhabite était entre 2007 et 2016 le second client des fabricants d’armes français.

Source : agences et rédaction

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=27524&cid=322#.WyfK9yA6-M_

https://reseauinternational.net/les-forces-speciales-francaises-sont-aux-cotes-des-forces-emiratis-dans-loffensive-sur-le-port-dhodeida/

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https://gdb.voanews.com/21B7EFD4-D8AB-4B3D-BACE-DABB27FC435A_w1023_r1_s.jpg

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Et encore une attaque criminelle

d’origine « mystérieuse » ( mais assurément impérialiste)

contre les forces de la Résistance,

à la frontière irako-syrienne.

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World News

June 18, 2018 / 12:28 AM / Updated 3 hours ago

Syrian, Iraqi forces say U.S. bombs military border positions, U.S. Denies

Angus McDowall

5 Min Read

BEIRUT (Reuters) – Syrian state media said on Monday that U.S.-led coalition aircraft had bombed a Syrian army position near the Iraqi border, causing deaths and injuries, but the U.S. military denied it was responsible.

https://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20180618&t=2&i=1273935713&r=LYNXMPEE5H1CS&w=1200

FILE PHOTO: Popular Mobilisation Forces (PMF) march during a military parade in Daquq, nearby Kirkuk, Iraq August 5, 2017. REUTERS/Ako Rasheed/File Photo

The attack took place in al-Harra, southeast of the town of Albu Kamal, state news agency SANA said, citing a military source. SANA said the attack caused an unspecified number of deaths and injuries.

A commander in the alliance fighting alongside Damascus told Reuters that drones that were “probably American” had bombed the positions of Iraqi factions between Albu Kamal and Tanf, as well as Syrian military positions.

The commander, who is not Syrian and spoke on condition of anonymity, said the strike had killed and injured some Iraqi fighters but he did not give any numbers.

Iraq’s Popular Mobilisation Forces, a grouping of mostly Iran-backed Shi’ite paramilitaries, said a U.S. air strike on the Iraqi border with Syria killed 22 of its members and wounded 12 others.

At 22:00 last night a U.S. plane hit a fixed headquarters of the Popular Mobilisation Forces’ 45th and 46th brigades defending the border strip with Syria using two guided missiles which led to the martyrdom of 22 fighters,” it said in a statement.

It demanded an explanation from the United States.

No member of the U.S.-led coalition carried out strikes near Albu Kamal,” Major Josh Jacques, a U.S. Central Command spokesman, told Reuters.

The U.S.-led coalition uses air power and special forces to back an alliance of Syrian Arab and Kurdish militia fighting Islamic State northeast of Albu Kamal. U.S. forces also are based around the Tanf crossing, southwest of the town in the Syrian desert near the borders of Iraq and Jordan.

President Bashar al-Assad’s army, with the help of Iran-backed militias including Hezbollah and Iraqi groups, drove Islamic State from Albu Kamal and its environs last year but the jihadists have since staged attacks there.

The Popular Mobilisation Forces have been officially included in Iraq’s governmental forces but many of them still maintain loyalties to their former leaders and political groups. They said the base that was hit was 700 meters into Syrian territory and the Syrian government was aware of their presence.

A U.S. official, speaking on the condition of anonymity, said the U.S. military was concerned that Popular Mobilisation Forces could retaliate against American forces in Iraq. The official said the Pentagon was going out of its way to publicly make clear that it was not involved in the strike in order to minimize the risk of retaliation.

The United States acknowledges that it has about 5,200 troops in Iraq that are part of a coalition fighting Islamic State militants.

OCCUPYING FORCES”

The Syrian Observatory for Human Rights, a war monitor, said unidentified planes had struck Lebanon’s Shi’ite Hezbollah and other allied foreign militias around Albu Kamal.

The UK-based Observatory said the strikes had killed 52 people. Reuters could not independently verify the Observatory’s report of casualties.

FILE PHOTO: A man sits near a poster of Syrian President Bashar al-Assad during the re-opening of the road between Homs and Hama in Talbisi, Syria June 6, 2018. REUTERS/Omar Sanadiki/File Photo

Asked about the reported air strikes, an Israeli military spokeswoman said: “We do not comment on foreign reports.”

Throughout Syria’s seven-year war, Israel has carried out scores of strikes within the neighboring country against what it describes as Hezbollah or Iranian targets.

Israel, alarmed about the clout of arch enemies Iran and Hezbollah, has pressed Russia, Assad’s other key ally, to make sure Tehran does not entrench its military sway in Syria.

Prime Minister Benjamin Netanyahu told his cabinet he had “repeated and clarified” his Syria policy in weekend phone calls with Russian President Vladimir Putin and U.S. Secretary of State Mike Pompeo.

First of all, Iran must clear out of all of Syria,” Netanyahu said on Sunday, according to a statement from his office. “Secondly, we will take action, and are already taking action, against the attempted military entrenchment of Iran and its proxies, both close to the border and deep within Syria.”

https://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20180618&t=2&i=1273880001&r=LYNXMPEE5H0X8&w=1200

In an interview last week, Assad called Hezbollah “a basic element” in the war and said “the need for these military forces will continue for a long time”.

He said the United States was an occupying power in Syria and that his state supported “any act of resistance, whether against terrorists or against occupying forces, regardless of their nationality.”

https://www.reuters.com/article/us-mideast-crisis-syria-usa/syrian-iraqi-forces-say-u-s-bombs-military-border-positions-u-s-denies-idUSKBN1JD11G

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Reporting By Laila Bassam, Angus McDowall, Ellen Francis and Lisa Barrington in Beirut; Additional reporting by Idrees Ali in Washington, Dan Williams in Jerusalem, Ulf Laessing and Ahmed Aboulenein in Baghdad; Editing by William Maclean and Bill Trott

Our Standards:The Thomson Reuters Trust Principles.

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VERSION FRANÇAISE AFP :

Syrie: une force irakienne

accuse Washington

d’avoir tué 22 de ses membres

Une force paramilitaire irakienne engagée dans la bataille contre le groupe État islamique (EI) a accusé lundi Washington d’avoir tué plusieurs de ses membres lors de frappes nocturnes dans l’est de la Syrie.

La coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a démenti être l’auteur de ces frappes qui ont visé dans la nuit de dimanche à lundi la ville d’al-Hari, située près de la frontière irakienne.

« Cinquante-deux combattants, dont 30 Irakiens et 16 Syriens, y compris des soldats et des membres de milices loyalistes ont été tués », a indiqué à l’AFP le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

De leur côté, les unités du Hachd al-Chaabi, supplétif crucial de l’armée irakienne dans la lutte contre l’EI, ont accusé les forces américaines d’avoir tué 22 de leurs combattants et blessé 12 autres dans ces raids frontaliers.

Le groupe a rappelé avoir été déployé par les autorités irakiennes le long de la frontière poreuse avec la Syrie depuis l’annonce de la victoire sur l’EI proclamée en décembre par Bagdad.

Des combattants irakiens, dont certains sont membres de Hachd al-Chaabi, luttent depuis des années au côté du régime syrien et ont joué un rôle primordial dans la lutte anti-EI dans la province de Deir Ezzor (est de la Syrie).

Au lendemain de ces frappes, un correspondant de l’AFP à Nassiriya, dans le sud de l’Irak, a rapporté que les corps de trois combattants irakiens tués dans l’est syrien avaient été rapatriés pour être inhumés. Ils combattaient au sein de la milice « Kataëb Hezbollah », une force irakienne faisant partie du Hachd al-Chaabi et liée au puissant mouvement du Hezbollah libanais.

Une source militaire à Deir Ezzor a pour sa part indiqué à l’AFP que des avions de combat avaient « mené des frappes aériennes sur des positions conjointes irako-syriennes à al-Hari ».

– Démentis –

Les médias d’Etat syriens ont eux aussi attribué ces frappes à la coalition anti-EI. Citant une source militaire, l’agence officielle Sana a affirmé que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées par des appareils de la coalition, sans fournir de bilan précis.

La coalition a toutefois catégoriquement démenti.

« Il n’y a pas eu de frappes de la part des forces américaines ou de la coalition dans cette zone », a réagi auprès de l’AFP son bureau de presse, en précisant en revanche « être au courant de frappes (…) ayant tué et blessé des combattants de Kataëb Hezbollah ».

« Cette frappe n’a pas été menée par les Etats-Unis ou la coalition », a renchéri à Washington un porte-parole du Pentagone, Eric Pahon.

Al-Hari est située dans la province de Deir Ezzor, riche en pétrole, où les forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les Etats-Unis, et les forces gouvernementales syriennes, appuyées par la Russie, mènent des offensives distinctes contre l’EI.

Le groupe ultra-radical a perdu l’essentiel du territoire qu’il contrôlait en Syrie et en Irak. Mais il reste présent dans des zones désertiques transfrontalières, notamment Deir Ezzor.

Les forces gouvernementales contrôlent les terres à l’ouest du fleuve Euphrate, qui traverse la province, tandis que les FDS se battent pour expulser l’EI d’une série de villages situés sur la rive est, près de la frontière irakienne.

Une ligne de « déconfliction » longeant le fleuve est en place depuis 2017 afin d’empêcher tout affrontement entre pro-régime et FDS.

– « Couloir vital » –

La coalition, qui intervient en Syrie depuis 2014 pour combattre l’EI, a néanmoins frappé des forces du régime ces dernières années.

Le 24 mai, 12 combattants pro-régime ont péri dans un raid aérien contre des positions de l’armée syrienne au sud de Boukamal, ville reprise à l’EI par le régime en novembre dernier et située à quelques kilomètres de la frontière.

L’OSDH et des médias d’Etat syriens avait attribué cette frappe à la coalition, mais le Pentagone avait nié.

Le 7 février, la coalition a reconnu avoir tué au moins 100 combattants pro-régime –dont cinq Russes selon Moscou– dans la province de Deir Ezzor, en représailles à une attaque contre des positions des FDS.

Les frappes contre al-Hari interviennent au lendemain de la reprise par les FDS de Dachicha, un village situé dans le nord de la province de Hassaké.

Dachicha représentait un « fief important » de l’EI dans cette province et se trouvait sur un « couloir vital » reliant autrefois les territoires des jihadistes en Syrie et en Irak, selon le directeur de l’OSDH.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

https://www.afp.com/fr/infos/335/syrie-une-force-irakienne-accuse-washington-davoir-tue-22-de-ses-membres-doc-1655op3

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/mon/511b9c1ecb52cee66c160badcc46eb61ae3dc675.jpg

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Gaza :

nouvelle attaque sioniste

contre la résistance

 

Croix-Rouge à Gaza :

nouveau bilan global du crime sioniste

 

L’aviation israélienne a mené ce 18 juin neuf attaques contre la bande de Gaza. Tsahal a fait savoir sur son compte Twitter que cette opération était une réponse à l’envoi ce 15 juin de cerfs-volants et de ballons incendiaires vers le territoire israélien. Selon elle, ces attaques ont visé deux complexes militaires du Hamas et un site de production d’armes. Un Palestinien aurait été tué près de la frontière entre Gaza et l’Etat hébreux a précisé une source ministérielle à l’AFP.

Le 15 juin, la résistance palestinienne a envoyé plusieurs engins incendiaires en direction d’Israël. De fabrication artisanale, ces projectiles prenaient la forme de poches de liquide inflammable ou d’explosifs attachés à des préservatifs gonflés à l’hélium. Ces ballons étaient parfois accompagnés de messages d’amour, de revendications ou de photographies de victimes touchées par des balles israéliennes durant les multiples affrontements qui ont eu lieu dans le cadre de la Grande marche du retour. L’armée Israélienne avait prévenu qu’elle «considérait l’utilisation de ballons et de cerfs-volants incendiaires avec une grande sévérité et fera tout pour empêcher leur utilisation».

Des drones utilisés pour intercepter ballons et cerfs-volants incendiaires

Elle avait d’ailleurs commencé à répliquer dès le 15 juin avec des frappes sur un poste d’observation de la résistance palestinienne, sans préciser de bilan. Selon l’AFP, l’armée israélienne a blessé le 16 juin deux Palestiniens qui lançaient des ballons incendiaires. Une porte-parole militaire avait précisé qu’un «appareil aérien» avait été tiré près d’un groupe de Palestiniens qui lançaient lesdits ballons. Le 9 juin, l’aviation avait pour la première fois tiré à proximité de Palestiniens accusés de préparer des ballons auxquels étaient attachés des engins explosifs.

L’armée israélienne a par ailleurs utilisé des drones pour intercepter ces ballons et cerfs-volants incendiaires. Selon le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, 400 cerfs-volants ont été détruits sur les quelque 600 lancés depuis le début de ce mouvement de protestation. Selon le service des pompiers israéliens, plus de 300 incendies ont dévasté plusieurs milliers d’hectares de champs et broussailles, depuis la fin mars.

L'armée israélienne frappe le Hamas en représailles aux projectiles tirés depuis Gaza

© SAID KHATIB / MAHMUD HAMS / AFP Source: AFP
Gauche : Un activiste palestinien lance un ballon chargé de matériaux inflammables, à la frontière entre Israël et Gaza, à Rafah, le 17 juin 2018.
Droite : raids aériens israéliens le 18 juin 2018 sur des cibles du Hamas à Gaza.

Après les pierres, les cerfs-volants et les ballons incendiaires sont devenus les symboles du mouvement palestinien de protestation lancé le 30 mars à Gaza pour la Grande marche du retour, en mémoire des Palestiniens chassés ou ayant fui leurs terres à la création de l’Etat d’Israël en 1948. L’Assemblée générale des Nations unies a adopté le 13 juin à une forte majorité une résolution condamnant Israël pour les violences meurtrières à Gaza et rejeté un texte présenté par les Etats-Unis condamnant le Hamas pour ces mêmes violences.

Plus de 130 palestiniens dont des femmes, des enfantsdes journalistes, ou encore du personnel médical ont été tués par l’armée israélienne lors de manifestations le long de la frontière avec la bande Gaza.

Gaza: plus de 13.000 blessés

par des tirs israéliens,

selon la Croix-Rouge

 

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/mon/39a3aec0532dcb11f6aa6fa43cf969688201f856.jpg

AFP / Mohammed ABED – Des manifestants palestiniens se protègent des gaz lacrymogènes israéliens pendant une manifestation à Jabalia, au centre de la bande de Gaza, le 8 juin 2018

Le recours à des balles réelles par Israël contre des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza a fait au moins 13.000 blessés depuis mars et représente pour les services médicaux un défi sans précédent, a affirmé lundi un responsable de la Croix-Rouge.

La « grande majorité des blessés hospitalisés sont atteints sérieusement, certains souffrant de multiples blessures par balles », a précisé lors d’une rencontre avec des médias à New York Robert Mardini, responsable pour le Moyen-Orient au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Quelque 1.400 Palestiniens ont été touchés chacun par trois à cinq balles, principalement dans les jambes, a-t-il indiqué.

« C’est une crise d’une ampleur sans précédent dans la bande de Gaza », a affirmé Robert Mardini. La charge de travail pour les secouristes et personnels médicaux dépasse la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas, a-t-il ajouté. La Croix-Rouge internationale prévoit d’ouvrir une nouvelle unité de 50 lits à l’hôpital de Gaza, a précisé le responsable.

Au moins 132 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, début d’un mouvement de protestation dans l’enclave sous contrôle du mouvement islamiste Hamas, le long de la frontière. Aucun Israélien n’a été tué.

Les Palestiniens de Gaza protestent contre le blocus israélien qui étouffe l’enclave depuis plus de 10 ans et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou été chassés de leurs terres lors de la création d’Israël en 1948.

https://www.afp.com/fr/infos/335/gaza-plus-de-13000-blesses-par-des-tirs-israeliens-selon-la-croix-rouge-doc-1668er2

Yémen, guerre à Hodeida, nouvelle crise humanitaire : la France à nouveau complice!

Yémen :

assaut de la coalition impérialiste

contre le port d’Hodeida,

porte d’entrée

de l’aide vers les populations civiles

déjà victimes de la pire crise humanitaire au monde

 

 

 

 

REUTERS/Stringer

Les forces progouvernementales yéménites annoncent avoir lancé l’assaut sur le port stratégique de Hodeida (ouest), tenu par les rebelles houthis. Cette offensive est appuyée par la coalition arabe en guerre au Yémen depuis plus de trois ans. Des ONG demandent à la France d’annuler une conférence sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris, car elle est coorganisée par l’Arabie saoudite, partie prenante au conflit.

Sur les rives de la mer Rouge, Hodeida compte 600 000 habitants. C’est par ce port que transite une bonne partie des importations mais aussi l’aide destinée à la population du Yémen, pays pauvre plongé dans une terrible crise humanitaire depuis le début de l’intervention de la coalition arabe en 2015.

On mesure donc le risque que représente une offensive armée sur Hodeida. Opération militairement incertaine pour les forces loyalistes du Yémen, appuyées par la coalition arabe en guerre contre la rebellion chiite des Houthis mais aussi une opération potentiellement catastrophique pour la population locale et pour les Yéménites dépendants de l’aide internationale déjà insuffisante.

Sonnette d’alarme

Ces derniers jours, plusieurs ONG ont tiré la sonnette d’alarme, demandant notamment au président français Emmanuel Macron de faire pression sur les Saoudiens et les Emiriens, les principaux belligérants de la coalition. Ces ONG jugent « inconcevable » de maintenir la conférence humanitaire sur le Yémen prévue le 27 juin à Paris.

La France et l’Arabie saoudite sont coorganisatrices d’une conférence humanitaire sur le Yémen. L’annonce avait été faite lors de la visite il y a 2 mois du prince héritier Mohamed Ben Salman à Paris. Or l’Arabie saoudite bombarde depuis plus de trois ans le Yémen, en soutien aux forces loyalistes, contre les rebelles houthis. Et les civils en font les frais. C’est pourquoi 14 ONG, dont Care, demandent l’annulation de cette conférence humanitaire sur le Yémen.

« Il est absolument inconcevable de maintenir une telle conférence quand le coorganisateur est en train de mener une attaque contre des populations civiles en ce moment même au Yémen. Pour nous, la France ne peut pas être un pompier pyromane en fournissant des armes aux parties au conflit et en organisant une conférence humanitaire en appui aux populations. Pour nous il y a une véritable incohérence, donc on appelle le président Macron a condamner l’attaque sur Hodeida et à annuler cette conférence », affirme Fanny Petitbon, responsable du plaidoyer chez Care France.

Le ministère français des Affaires étrangères a réagi par un simple communiqué. Il indique que « seule une solution politique négociée, y compris à Hodeida, permettra de mettre fin de manière durable à la guerre au Yémen ».

Mardi, le président français a eu un entretien téléphonique avec le prince héritier d’Abou Dabi, Mohammed ben Zayed, pour l’appeler « à la retenue et à la protection des populations civiles ».

Un nouveau désastre humanitaire

Depuis trois jours, l’ONU était lancée dans d’intenses négociations pour tenter de préserver ce port stratégique où transite 70% de l’aide humanitaire dans un pays où plus 22 millions de personnes ont besoin d’une assistance vitale. Le représentant adjoint de la Suède à l’ONU, Carl Skau, apelle à un arrêt des opérations militaires par la coalition pour éviter une catastrophe humanitaire.

« Ce type d’escalade aura des conséquences sérieuses sur une situation humanitaire déjà dramatique mais cela va aussi ralentir les possibilités de ramener à la table des négociations les différentes parties. Donc nous appelons vraiment la coalition à mettre un terme à son offensive militaire et à relancer les négociations pour aboutir à un plan de paix. Le Conseil de sécurité doit soutenir les appels du Secrétaire général et de l’envoyé spécial pour se réengager dans des discussions et aboutir à une désescalade et à la retenue. Et maintenant nous consultons les autres membres du Conseil de sécurité pour voir quelles peuvent être les prochaines étapes. »

Selon le chercheur au CNRS Franck Mermier cette offensive sur Hodeida pourrait représenter un nouveau désastre humanitaire pour une population déjà plongée dans une intense détresse.

Cette offensive pourrait prendre du temps donc évidemment augmenter les tourments de la population yéménite, notamment de celle qui habite Hodeida, mais aussi pourrait étendre finalement le blocus exercé par l’Arabie saoudite et la coalition arabe contre les territoires sous contrôle houdhiste, donc entraver la distribution d’aide à ces territoires sous contrôle rebelle…

Franck Mermier, chercheur au CNRS 13/06/2018 – par Oriane Verdier

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180613-yemen-mer-rouge-hodeida-attaque-coalition-rebelles-houthis

 

 

https://i1.wp.com/md1.libe.com/photo/1130900-une-colonne-de-vehicules-blindes-de-forces-progouvernementales-yemenites-arrive-dans-la-localite-d-a.jpg

 

 

 

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/47a57a0a49d8d361a863d7767828c07a288dba30.jpg

 

 

Les forces progouvernementales au Yémen ont engagé des combats vendredi pour prendre l’aéroport de Hodeida (ouest), au troisième jour d’une offensive meurtrière visant à chasser les rebelles de cette ville portuaire, principal sas d’entrée de l’aide humanitaire dans le pays en guerre.

Pour empêcher les forces loyalistes d’acheminer des renforts vers Hodeida par la route côtière au sud de la ville, les rebelles ont lancé une attaque sur cet axe depuis l’intérieur des terres, tuant 12 soldats, selon des sources militaires et médicales.

La route a été coupée à ce niveau, selon une de ces sources.

Le chef des rebelles, Abdel Malek al-Houthi, avait appelé ses combattants à faire face à l’offensive contre Hodeida, lancée mercredi par les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, appuyées par la coalition militaire sous commandement saoudien.

Des combats ont eu lieu dans l’après-midi à 2 km au sud de l’aéroport, fermé et situé à la limite sud de la ville, a indiqué un correspondant de l’AFP dans la localité d’Al-Douraïhimi, au sud de Hodeida, ville tenue par les rebelles depuis 2014.

Plus tôt, une source militaire avait indiqué que les forces progouvernementales se préparaient à prendre d’assaut l’aéroport avec l’appui aérien de la coalition.

Depuis le début de l’offensive mercredi, 118 rebelles et 21 membres des forces loyalistes ont été tués dans les combats, selon des sources médicales.

Cette opération militaire fait craindre une interruption de l’aide humanitaire, essentielle pour un pays frappé par « la pire crise humanitaire du monde » selon l’ONU.

« La bataille de Hodeida pourrait avoir un impact dévastateur sur les civils, à la fois dans la ville et ailleurs au Yémen », a mis en garde Sarah Leah Whitson, directrice du Moyen-Orient à l’ONG Human Rights Watch.

– « Bourbier » –

Grand port sur la mer Rouge, Hodeida est le point d’entrée en territoire yéménite d’une large part des importations et de l’aide humanitaire, et constitue par conséquent un enjeu stratégique.

Face aux craintes internationales d’une suspension de l’aide, le chef de la diplomatie yéménite Khaled al-Yemani s’est voulu rassurant en disant que l’objectif des loyalistes n’était pas le port dans l’immédiat.

« Nous n’avons pas l’intention de détruire l’infrastructure » portuaire, a-t-il ajouté.

Le directeur du port Daoud Fadhel a indiqué jeudi à l’AFP que le port restait ouvert malgré l’assaut.

 

 

 

https://i1.wp.com/www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/images/65737a0ba5c2a3c55a7ecfe00e9a9caf6962b3d4_field_image_principale.jpg

 

‘Arabie saoudite sunnite, grand rival de l’Iran chiite dans la région, accuse les rebelles yéménites de recevoir une aide militaire iranienne via le port de Hodeida. L’Iran reconnaît soutenir les Houthis mais dément leur fournir des armes.

Les rebelles, qui opposent une forte résistance, ont été appelés par leur chef à faire face aux « forces de la tyrannie ».

« Il faut dépêcher des renforts pour la bataille », a lancé Abdel Malek al-Houthi qui s’exprimait pour la première fois depuis le début de l’offensive. Il faut « transformer la côte ouest en bourbier pour les envahisseurs ».

Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) a affirmé que les habitants de Hodeida restaient confinés chez eux. Quelque 600.000 personnes habitent dans la ville et ses environs.

Des milliers d’entre elles pourraient fuir les violences dans les jours à venir, a estimé vendredi sur Twitter le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ajoutant que la ville « se préparait au pire ».

Des résidents avaient indiqué à l’AFP que les Houthis avaient renforcé leurs défenses dans la cité, creusant des tranchées et déployant des snipers sur les toits.

– Hadi à Aden –

La coalition dirigée par Ryad intervient au Yémen depuis mars 2015 pour aider le pouvoir de M. Hadi à stopper la progression des rebelles qui occupent de vastes régions dont la capitale Sanaa.

M. Hadi, qui vit en exil à Ryad, est arrivé jeudi à Aden (sud), décrétée capitale provisoire du pays, pour « superviser » les opérations militaires à Hodeida, selon l’agence officielle Saba.

Dans cette guerre qui a fait près de 10.000 morts en plus de trois ans, la bataille de Hodeida est la plus importante depuis une offensive de 2015 qui avait permis aux forces progouvernementales de reprendre aux rebelles plusieurs régions du sud, dont Aden.

Lors d’une réunion jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU a répété son « appel à laisser ouverts les ports de Hodeida et de Salif », au nord de Hodeida, pour assurer la continuité de l’approvisionnement dans ce pays pauvre, où une partie de la population est au bord de la famine.

Les 15 membres de l’instance sont « unis dans leur profonde inquiétude sur les risques concernant la situation humanitaire » à Hodeida, a déclaré à l »issue de la réunion l’ambassadeur russe Vassily Nebenzia.

 

https://www.afp.com/fr/infos/334/yemen-rebelles-et-loyalistes-saffrontent-aux-portes-de-laeroport-de-hodeida-doc-15z3226

 

 

 

 

Yémen: les résistants Houthis

se mobilisent pour la bataille

de l’aéroport d’Hodeida

 

Au Yémen, la bataille d’Hodeida se poursuit. Les forces loyalistes appuyées par l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, se préparent à donner l’assaut contre l’aéroport de cette ville contrôlée par la rébellion houthie. Le chef des rebelles lancent quant à lui un appel à la mobilisation.

Abd el Malik al-Houthi, le chef des rebelles, mobilise ses troupes et les encourage à maintenir les positions coûte que coûte. Sur sa chaîne de télévision, il intime cet ordre : « il faut faire face à l’assaut et affronter les forces de la tyrannie ». Pour y parvenir, c’est la mobilisation générale. Le chef des rebelles chiites réclame des renforts pour cette bataille de la côte. Hodeida est en effet située sur les rives de la mer Rouge.

Les Houthis n’ont pas la même force de frappe militaire que le camp d’en face. Les forces loyalistes sont appuyées par les aviations saoudienne et émirienne. Mais malgré cette infériorité militaire, les 48 premières heures de combats ont été meurtrières. Les Houthis disposent de tireurs embusqués qui sont parvenus à ralentir l’avancée des troupes gouvernementales et de leurs alliés. 

Au milieu de ce chaos, les civils de Hodeida sont contraints au confinement.
Cette opération militaire fait également peser un risque sur l’ensemble de la population yéménite. C’est par le port de Hodeida qu’arrive une grande partie de
l’aide humanitaire au Yémen. Le chef de la diplomatie yéménite rassure : les combats se tiendront loin du port qui pourra continuer de fonctionner normalement. 

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180615-yemen-houthis-assaut-aeroport-hodeida-humanitaire

 

 

 

Où la France de Macron-Tartuffe

 

entre « officiellement »

 

sur la scène macabre du Yémen,

 

qu’elle a déjà lourdement ensanglanté

 

par ses livraisons d’armes…

 

 

« Des démineurs français à Hodeïda ? C’est bien possible selon deux sources. La première est officieuse : il s’agit d’un responsable des Émirats Arabes Unis s’exprimant sous couvert d’anonymat. Selon lui, Paris a accepté d’apporter une assistance en matière de déminage dans le cadre de l’opération militaire lancée par la coalition sunnite pour reprendre la ville de Hodeïda dont le port aurait été miné. Dès 2017, HRW accusait les Houthis de pratiquer le minage à grande échelle.

[NDLR: Actuellement, ce port fonctionne parfaitement et les autorités portuaires affirment le maintenir en activité, malgré la guerre et l’assaut en cours, comme on l’a vu dans les différents reportages. Au sujet de ces accusations, on est donc évidemment en droit de s’interroger sur les prétendues motivations humanitaires de cet hypothétique déminage!! Il parait plutôt clair que c’est un prétexte offert à la France par la coalition pour participer au dépeçage du Yémen, en cas de victoire, alors qu’elle a été une des plus grande pourvoyeuse d’armes vers ce conflit, à destination, précisément, de la coalition Arabie-Émirats, soutenue par les USA.]

 

Or ce port est vital tant pour l’arrivée de l’aide humanitaire que pour le déploiement des forces anti-houthis [officiellement,comme on l’a vu également, la coalition a le front de prétendre que le port n’est pas l’objectif…!] qui ont lancé cette semaine l’opération Golden Victory pour reprendre l’aéroport et la ville.

La seconde source est officielle. Interrogé par Ouest-France ce vendredi matin, le ministère des Armées précise « qu’il n’y a pas d’action militaire française aujourd’hui dans la région de Hodeïda, et la France ne fait pas partie de la coalition qui est engagée sur ce théâtre ».

Mais le ministère ajoute qu’une « action de déminage des accès au port d’Hodeida après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude. Elle aurait pour but de faciliter l’acheminement, en sécurité, de l’aide humanitaire à la population de la ville ».

Des démineurs français de la Marine et de l’armée de terre pourraient donc être engagés au Yémen comme ils l’avaient été en Libye après la chute du régime.

Par ailleurs, « la France a toujours souligné que la ville portuaire de Hodeïda est un des accès clefs du Yémen pour acheminer les biens commerciaux et humanitaires aux populations civiles. L’actualité sur le terrain nous convainc de la nécessité que la communauté internationale prête une attention toute particulière à la question de l’accès humanitaire. C’est le sens de la conférence humanitaire que la France a proposé d’organiser le 27 juin ». 

Ces annonces françaises ne sont pas du goût de certaines ONG. Ainsi, Tony Fortin, chargé d’études à l’Observatoire des armements, estime qu’en « affirmant qu’elle prépare une opération de déminage à Hodeidah après l’arrêt des combats, la France confirme qu’elle s’est résignée à l’offensive de la coalition, malgré les avertissements de l’ONU sur les conséquences catastrophiques pour les populations civiles. Cela signifie que malgré l’étendue des crimes commis par la Coalition, la coopération militaire entretenue avec Abu Dhabi se poursuit. La schizophrénie de la France est totale, alors qu’elle se pose aussi comme médiateur de ce même conflit, à travers l’organisation d’une conférence humanitaire le 27 juin. Un débat sur l’implication de la France dans ce conflit doit avoir lieu dans les plus brefs délais au Parlement. »

https://www.ouest-france.fr/monde/proche-orient/yemen-la-france-envisage-d-aider-au-deminage-du-port-de-hodeida-5825745

 

 

 

https://cdnfr1.img.sputniknews.com/images/103234/89/1032348976.jpg

 

 

 

 

 

https://i0.wp.com/scd.rfi.fr/sites/filesrfi/dynimagecache/0/52/512/289/1024/578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/000_9p3xw_0.jpg

 

 

 

 

 

 

AQUARIUS : La vraie faute de Macron

 

 

 

 

https://i1.wp.com/plus.lesoir.be/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2018/06/11/node_162061/21840654/public/2018/06/11/B9715997223Z.1_20180611210441_000+GKLBFDBKA.2-0.jpg

AQUARIUS :

 

La véritable honte française,

 

c’est l’impérialisme français

et ses guerres

qui ravagent l’Afrique et le Moyen-Orient !

 

 

Accueillir pour « réparer les dégâts »

 

n’est qu’un palliatif

qui cache cette véritable cause

de la misère humaine.

https://www.alternatives-economiques.fr/sites/default/files/public/styles/169-xlarge/public/field/image/rea_240023_019.jpg?itok=x_bHW1tJ

Macron se fait simplement le continuateur

des assassins de Kadhafi,

de l’agression conte la Syrie, le Yémen, etc…

Un pourvoyeur de mort

qui aujourd’hui prétend donner

des leçons d’ « Humanisme » !

Les États et les chefs d’États responsables des guerres

sont les véritables responsables et coupables

des drames et noyades en Méditerranée,

tout comme ils sont les vrais responsables

du retour de l’esclavage en Libye,

suite à leur intervention criminelle de 2011.

Macron est à ranger

dans les coupables,

et non dans les sauveurs!

A relire:

https://en.numista.com/catalogue/photos/etats-unis/g779.jpg

Capitalisme et Impérialisme

sont les deux faces

d’une même pièce !

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/03/capitalisme-et-imperialisme-sont-les-deux-faces-dune-meme-piece/

 

Pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah – Manif à Paris le 23 Juin !

 

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2018/06/01138-a2.jpg?w=758&h=252

Georges Ibrahim Abdallah : 

Manif pour sa libération

le 23 juin 2018

à 15h00, à Paris,

place des Fêtes (19e)

 

L’Association des Palestiniens en Ile de France se joint à l’appel pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Il y a plus d’un an, le ministre de la justice prenait Georges Abdallah en exemple pour l’existence d’une peine à vie qui officiellement n’existe pas.

Rappelons que ce prisonnier politique arabe est incarcéré en France depuis 1984 pour complicité dans des actes de résistance à l’invasion de son pays, le Liban, par les troupes armées israéliennes. Il est libérable depuis 1999 mais il est toujours maintenu en prison sur injonction du gouvernement étasunien, et ce malgré deux libérations prononcées par le tribunal d’application des peines. Georges Ibrahim Abdallah a entamé le 24 octobre dans la prison de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées une 34e année de détention. Il est le plus ancien détenu politique d’Europe.

La campagne pour sa libération se développe de plus en plus sur le plan national et au niveau international et nombreuses sont aujourd’hui les voix qui s’élèvent pour que cesse sa détention arbitraire.

Nous, Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah, appelons à multiplier les initiatives pour faire de 2018 une année décisive de luttes pour sa libération.

Dans ce but aura lieu à Paris une manifestation nationale où seront présents de nombreux comités de soutien venus de toute la France et de plusieurs autres pays (Allemagne, Belgique, Suisse, Italie…).

La lutte pour la libération de Georges Abdallah s’inscrit pleinement dans le combat plus large de la défense de toutes et tous les prisonniers politiques révolutionnaires du monde. C’est dans ce cadre que doit s’affirmer notre solidarité au combat de Georges Ibrahim Abdallah, un combat de toute une vie, contre l’impérialisme et contre le capitalisme.

C’est par l’élargissement de la portée de nos actions que nous parviendrons à contraindre l’État français à libérer ce combattant communiste pour la juste cause de la Palestine.

Samedi 23 juin 2018,


Manifestation nationale à PARIS


Pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah


Départ de la manifestation :

15h00 de la Place des Fêtes (Métro : Place des fêtes)

Georges Ibrahim Abdallah, Militant communiste libanais emprisonné en France depuis 1984. Membre à l’époque des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises

Déclaration de Georges Abdallah à propos de la Nakba :

La Nakba de 48 n’est pas qu’une commémoration d’un moment tragique. Elle est toujours présente à travers ses blessures encore saignantes. Le peuple entier vit ces blessures au présent. La Nakba est partout et dans le coeur de tous.

La Nakba, c’est les camps de réfugiés, c’est les rues de la misère, les massacres, la terreur, les humiliations de tous moments.

La Nakba, on la retrouve chez les vieux et les moins vieux qui passent leur vie en attente du retour, serrant avec tendresse dans leurs poings les vieilles clés transmises de génération en génération jusqu’à nos jours.

La Nakba, c’est le crime qui se répète chaque jour devant le monde entier. Les impérialistes de tous bords y ont participé et continuent à cautionner d’une manière ou d’une autre la violation des droits et la destruction de tout un peuple.

La Nakba n’est pas qu’un moment du passé. Ce n’est pas une vieille douleur que l’on commémore par respect aux ancêtres. Elle est le vécu quotidien de tout un peuple.

La Nakba c’est aussi cette division criminelle entre Palestiniens et c’est aussi l’abandon des piliers de notre cause.

Elle est aussi le maintien des fedayin prisonniers depuis des décennies. Elle est la compromission au grand jour des gouvernants saoudiens avec leurs consorts des protectorats du Golfe, ainsi que les diverses « trouvailles » de la réaction arabe qui travaille pour la normalisation avec l’entité sioniste honnie, sans qu’il y ait la moindre dissuasion effective des masses populaires silencieuses devant ces trahisons.

Cependant personne n’ignore que des entrailles de cette Nakba naissent et renaissent au quotidien et de manière permanente de longs cortèges de fedayin et des fils de l’intifada.

La Nakba est partout en Palestine. Elle est la Palestine de tous les jours…

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1791

https://assawra.blogspot.com/2018/06/lassociation-de-palestiniens-en-ile-de.html

 

 

VOIR AUSSI:

« Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël…

LA PÉTITION CONTINUE…

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

LE TEXTE COMPLET ET LE LIEN VERS LA PÉTITION:

 

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/

 

 

Pour signer en ligne :

 

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

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Le message secret de Selena Gomez !

 

 

 

Un article repris du blog

 

TML

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/05/le-message-secret-de-selena-gomez/

 

 

 

 

https://i.ytimg.com/vi/DfdXW1kqTOg/hqdefault.jpg?sqp=-oaymwEWCMQBEG5IWvKriqkDCQgBFQAAiEIYAQ==&rs=AOn4CLDYHRDbQ0U5MHiw03daxm0tE-t-GA

 

 

Plus une page web est bourrée de conneries,

plus elle a de chance d’être lue. . .

 

 

«  Plus une page web est bourrée de conneries, plus elle a de chance d’être lue  !  »… C’est certainement cet adage, version moderne du «  plus c’est gros et mieux ça passe  » (*), qui doit actuellement guider tous les responsables des officines de com et de publicité. Néanmoins, officiellement, cela n’a pas forme de loi, qui serait celle du règne de la bêtise juridiquement établi, et cela ne devrait pas empêcher la libre circulation de l’info entre particuliers, notamment par voie de mail. Or les mails de TML sont régulièrement «  bloqués  » formellement pour un tas de raisons supposées «  techniques  » et en fait totalement incompréhensibles… La «  grosseur  » du message ne se mesure finalement donc pas du tout en «  kilooctets  » mais bien en contenu, le ko de bêtise pure étant de très loin plus facile à faire circuler que le ko d’info un tant soit peu décapante… C’est ce que nous avons expérimenté en faisant circuler de l’  «  info  » de plus en plus lourde, à la fois en ko et au sens de la plus grande lourdeur mentale… Une page web complète, avec toutes ses multiples pubs incluses, ayant pour thème l’activité promotionnelle pour de nouvelles chaussures, d’une Selena Gomez, activité supposée «  consolante  », suite à sa rupture «  douloureuse  » avec un certain Justin Bieber, «  passe  » donc «  comme une lettre à la poste  », et littéralement, pour ce qui concerne cette messagerie, entre autres… («  laposte  », qui, sur ce coup là, n’est donc «  point nette  », par conséquent…). Alors qu’un message de TML, même très «  allégé  » en texte, liens, images, se trouve bloqué avec un poids en ko infiniment plus petit…

Nous avons donc tenté l’expérience de glisser ce même message au milieu de cette page web, en espérant que l’  «  info  » lourde en ko de Selena le «  dissimulerait  », en quelque sorte, à l’attention des machines programmée pour le job de la censure, en réalité… Bingo  ! Le tout, encore plus lourd en ko que l’orignal «  sélénien  », continue de circuler sans problèmes…  !

Évidemment, le «  mélange  » prend donc une tournure assez surréaliste, mais tant qu’à faire, nous l’avons quelque peu «  reformaté  », dans cet esprit iconoclaste, tout en lui conservant ses capacités «  circulatoires  » dans les tuyaux du net… Voici le résultat  :

(*  « Plus le mensonge est gros, plus il passe. » Goebbels )

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 « Selena Gomez : L’égérie de Puma craquante pour faire du sport

[NDLR: c’est le titre original de l’article…]

Selena Gomez, égérie de la basket « DEFY » de PUMA.    Mai 2018.

L’été approchant à grands pas, Selena Gomez pousse ses fans à prendre de bonnes résolutions : la pratique du sport ! Elle montre la voie en lançant de nouvelles baskets pour Puma. Elle a même rencontré de chanceux admirateurs venus découvrir une installation éphémère…

[NDLR: Sur le thème du « défi », le cadre symbolique de cette opération est donc une « DEFY CITY » imaginaire où pourraient s’exprimer l' »audace » de la vedette et de ses fans… Naturellement, c’est donc l’occasion pour nous d’en rajouter un peu, notamment avec quelques retouches au décor…!]

Avec 138 millions d’abonnés, Selena Gomez est la célébrité la plus suivie d’Instagram ! Elle incite ses admirateurs à se mettre au sport (ou à continuer) avec les images d’une nouvelle campagne publicitaire. Craquante en tenue de fitness, l’égérie de Puma embrase les réseaux sociaux…

Selena porte ses chaussures avant le collant « Punch » sur une série de clichés, partagés par @Puma sur Instagram.

A voir aussi:

Jessica Alba prétend ne jamais faire de sport : "Je dois ma ligne au stress"

Jessica Alba prétend ne jamais faire de sport : « Je dois ma ligne au stress »

Selena Gomez est devenue ambassadrice de Puma en septembre 2017, un rôle qu’elle retrouve en figurant sur la nouvelle campagne de l’équipementier allemand. L’actrice, chanteuse et productrice de série de 25 ans prête son visage à la basket DEFY, disponible ce jeudi 31 mai.

  [NDLR: au coeur de DEFY CITY, la suite des aventures de Selena…]

Selena Gomez, elle oublie Justin Bieber avec ses nouvelle copines de Spring Breakers

Selena Gomez en cavale dans les rues de Paris !

Cours, Selena!! Le vieux monde est derrière toi!

Il a peut-être la tête d’Harvey Weinstein, ou bien celle de Netanyahu, autre tireur d’Elite…

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[ NDLR : Nouveaux bombardements, blocus, c’est le crime sioniste permanent à Gaza et partout en Palestine! Notre résistance aussi doit être permanente, et notamment en vue de la « saison France-Israël »! Le premier geste est de soutenir la pétition  » Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël » >>> http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

La pétition rassemble désormais plus de 17 000 signatures!!

Voir aussi:

Gaza, infirmière assassinée : Pour ne pas oublier Razan, son courage, et celui de tout son peuple !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/06/gaza-infirmiere-assassinee-pour-ne-pas-oublier-razan-son-courage-et-celui-de-tout-son-peuple/

 

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/    ]

         

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[NDLR:voici ce qui était le message original de TML, retardé à la fois par les blocages « techniques » et par l’urgence de l’actu à Gaza.]

 

2017-2018 …3 ANNIVERSAIRES…

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

 

 

… D’OCTOBRE  A  MAI,

 

 

… EN PASSANT PAR MARX !!

 

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

 

 

2017-2018, deux années chargées de commémorations symboliques importantes et significatives pour le mouvement ouvrier, ou du moins, ce qu’il en reste… après plusieurs décennies de réaction anti-sociale acharnée de la bourgeoisie, et aujourd’hui encore exacerbée davantage par l’impasse totale de la crise… Pour arracher les derniers lambeaux des concessions faites aux temps de son essor, il lui faut aussi effacer la mémoire des luttes, et sinon, la dénigrer, la criminaliser, pour tenter de justifier sa propre politique criminelle actuelle, manipulant le terrorisme, le sionisme et une cohorte de milices supplétives là où ça ne suffit pas, en plus de ses interventions militaires directes.

 

La question fondamentale de ces 3 dates, c’est celle d’une alternative au capitalisme, et désormais, plus que jamais, à l’impérialisme, pour la majorité des peuples et des nations, asservies par la finance US.

 

Ces 3 dates ont évidemment un dénominateur commun, la pensée et l’œuvre de Marx, comme base essentielle de réflexion sur l’origine et sur la nature oppressive de ce système capitaliste-impérialiste.

 

Ce sont donc à la fois 3 approches de l’histoire concrète et vivante et de la pensée de Marx, non pas figée dans les livres, mais en action sur deux siècles  !

 

Luniterre

 

 

 

Un demi-siècle après Mai 68 : En finir avec

la « gauche » Kollaborationniste

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/29/un-demi-siecle-apres-mai-68-en-finir-avec-la-gauche-kollaborationniste/

 

 

 

 

 

 

«  Les rares personnes qui comprendront le système seront soit si intéressées par ses profits, soit si dépendantes de ses largesses qu’il n’y aura pas d’opposition à craindre de cette classe-là  ! La grande masse des gens, mentalement incapables de comprendre l’immense avantage retiré du système par le capital, porteront leur fardeau sans se plaindre et peut-être sans même remarquer que le système ne sert aucunement leurs intérêts.  »

 

Rothschild Brothers of London, citant John Sherman,

communiqué aux associés, New York, le 25 juin 1863

 

 

 

 

Un demi-siècle après Mai 68, la question d’une alternative reste pourtant posée, et plus que jamais, avec la crise systémique…

 

«  Ce que le socialisme prolétarien interroge, en réalité, ce n’est pas la forme, plus ou moins démocratique, ni du pouvoir d’État, ni même de la gestion des entreprises, mais la finalité sociale du travail lui-même. (…)

Ce que le socialisme interroge, en fin de compte, c’est la correspondance entre les valeurs d’usages crées par le travail et les besoins sociaux réels et urgents. Cette question, dans un premier temps, celui de la transition, non seulement n’exclut pas, mais implique la notion d’échange d’équivalents entre travailleurs producteurs, même si en tenant compte des besoins sociaux collectifs de l’ensemble de la population, y compris en dehors du secteur productif. Il y a donc là une notion collective d’utilisation de la valeur d’échange, et de la loi de la valeur, donc, telle que définie par Marx, au demeurant, dès les premières lignes du Capital, et telle que reprise dans sa non moins célèbre et controversée Critique du Programme de Gotha.

 

En dépit de ses litanies et rodomontades marxisantes, c’est donc l’ensemble du discours de la gauche française, même dite «  extrême  », anarcho-syndicaliste, trotskyste, maoïste, etc… qui se situe en dehors de toute critique réelle et sérieuse du capitalisme, et notamment en dehors de toute critique marxiste.  »

 

 

Un demi-siècle après Mai 68, il est plus que temps

d’en revenir aux fondamentaux pour ouvrir enfin

une perspective politique réellement nouvelle et anticapitaliste…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/29/un-demi-siecle-apres-mai-68-en-finir-avec-la-gauche-kollaborationniste/

 

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com       

 

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Selena Gomez : séance dédicace avec ses fans déchaînés

 

 

 » Contrairement à la collection « En Pointe » dont elle était aussi égérie, Selena Gomez pose ici avec des sneakers de running, beaucoup plus sportswear. Un modèle graphique et ultra moderne qui pourra s’accorder avec toutes vos tenues. L’ex de Justin Bieber a choisi de les porter avec une brassière et un legging, mais vous pouvez tout aussi bien les mettre avec un tee-shirt et un jean.

 

 

 

 

 

 

À moins d’un mois du début de l’été, Selena Gomez pousse ses fans à prendre de bonnes résolutions. La superstar montre la voie en bannissant la consommation d’alcool de sa vie, une décision motivée par sa récente greffe du rein et sa santé fragile.

 

[NDLR:Malgré ses airs de dinde déplumée, Selena a donc des messages à faire passer… Pour preuve cet extrait d’une autre page people, sur le même thème promotionnel…:]

« Des sneakers pour se donner du courage

« Défier c’est être courageux » a déclaré Selena Gomez dans un communiqué, comme l’a rapporté Teen Vogue, « c’est dépasser ses limites et n’obéir à aucune attente que la société a placé en vous ». Les Defy ont donc pour mission de vous aider à rester courageuse et vous-même en toutes circonstances

 

[NDLR: Du courage dans les baskets? L’antithèse du talon d’Achille, en quelque sorte! A ce propos on se rappellera que les résistants cachaient parfois les messages importants dans la semelle de leurs chaussures… En revisitant DEFY CITY, voici celui que nous avons trouvé…:]

 

 

[NDLR: Les baskets roses à semelles rouges, une nouvelle vision de la Révolution en marche, en quelque sorte…]

 

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SOURCES:

http://www.purepeople.com/article/selena-gomez-l-egerie-de-puma-craquante-pour-faire-du-sport_a288796/1

http://www.purebreak.com/news/selena-gomez-sportive-et-sexy-pour-puma-les-defy-a-shopper-des-la-fin-du-mois/152818

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/19/2017-2018-doctobre-a-mai-en-passant-par-marx-3-anniversaires-un-seul-combat/