antifascisme

Centenaire d’Octobre: …vers un sursaut unitaire ??

 

Nouveau  sur   TML

 

Centenaire d’Octobre:

 

 …vers un sursaut unitaire

 

du Mouvement ML en France?

 

 

 En préambule d’un de nos articles sur le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS, nous écrivions :

« Un siècle après Octobre, et à la veille de son centenaire, il semble impossible, même pour les communistes marxistes-léninistes, de le célébrer avec un minimum de consensus, sinon d’unité, sur sa signification et surtout, sur ses conséquences…

Le fait qu’Octobre ait ouvert une période de transformations sociales radicales en Russie et dans les pays qui allaient devenir l’Union Soviétique, c’est le seul point qui permette à tous ceux qui se réclament du communisme de pouvoir, à la rigueur, être d’accord avec la première phrase d’un texte sur le sujet, et encore, à condition de ne pas s’éloigner de considérations très générales…  »

 

Or il se trouve que les camarades d’un autre blog ML lyonnais, « Unité Communiste-Lyon », ont entrepris précisément une initiative qui semble répondre exactement à cette considération…

 

Proposer un communiqué unitaire s’en tenant à des considérations d’ordre le plus général possible sur le sujet « Centenaire d’Octobre » et avec lesquelles il est par conséquent à peu près impossible d’être en désaccord, à moins d’être sectaire au dernier degré dans l’échelle de la bêtise… !

 

Un autre blog, «Éditions Prolétariennes », en quelque sorte héritier et dépositaire des traces les plus anciennes du mouvement ML français depuis la fin des années 60, a également décidé d’apporter son soutien à cette initiative.

 

Pour qui connait aussi bien l’histoire du mouvement ML lyonnais ces dernières années, que l’histoire, plus ancienne, du courant principal dont les « Éditions Prolétariennes » sont en quelque sorte la succession, il n’est pas difficile de comprendre l’abime qui sépare nos analyses, aussi bien d’un côté que de l’autre…

 

Néanmoins, sur TML, nous apportons également notre soutien à cette initiative, dont les auteurs admettent eux-même qu’elle peut avoir un aspect presque naïf, à l’évidence, dans le contexte actuel.

 

Elle a plutôt, à notre sens, un aspect carrément idéaliste, dans tous les sens du terme, y compris d’un point de vue critique marxiste, mais il se trouve qu’elle correspond malgré tout à ce que le mouvement ML français est actuellement capable de produire de meilleur, le reste étant essentiellement l’expression du sectarisme, du dogmatisme, et encore plus souvent, de l’opportunisme social-chauvin, sinon une combinaison plus ou moins alambiquée de ces diverses tares… !

 

VOICI DONC , EN L’ÉTAT ACTUEL, republié sur TML, LE PROJET DE COMMUNIQUÉ PROPOSÉ PAR CES CAMARADES…

(A la suite les liens vers les sites parties prenantes, ainsi qu’un récapitulatif des principaux articles parus sur TML, concernant le centenaire d’Octobre et l’histoire de l’URSS.)

Centenaire d’Octobre:

…vers un sursaut unitaire ??

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/16/centenaire-doctobre-vers-un-sursaut-unitaire/

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/08/train-sovietique-affiche.jpg?w=534&h=254

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DOMMAGE POUR LA CATALOGNE… Un topo de son histoire récente

 

DOMMAGE POUR LA CATALOGNE

Encore les racines et toujours pas de cerveau.

Barcelone n’est plus ce qu’elle fût. La glorieuse capitale de l’anarchisme ibérique s’est transformée en une mégapole traversée par toutes les modes ; celles du fric, mais aussi celle du fanatisme et du sentiment identitaire. En conséquence, c’est l’ennemi historique de l’anarchisme, le nationalisme, catalan, avec ses affairistes et ses politiciens, qui tiennent le haut du pavé et domine les esprits. Les événements de cet été, qui se sont succédé dans et autour de la capitale régionale, ont tour à tour mis en scène les uns et les autres.

Il y a d’abord eu cette attaque contre un bus de touristes par quatre individus cagoulés se réclamant du mouvement « Arran ». Heureusement, cette action particulièrement stupide n’a fait aucune victime. Selon son porte-parole, son but était purement médiatique. Nous savons que, de nos jours, le ridicule ne tue pas mais qu’il est un moyen de faire du bruit virtuel. Comment dit-on « buzz » en catalan ? En tout cas, « Arran » se traduit par racines. Rien d’original là-dedans car, dans notre monde moderne, la métaphore écolo-politicienne fonctionne à pleins tubes ; les racistes parlent de souche et les gauchistes auraient des racines. La spéculation immobilière fait flamber les loyers et ceux qui raisonnent avec leurs pieds (de vigne ?) attaquent des touristes, à chacun ses bouc-émissaires.

En politique, la tragédie n’est souvent pas loin de la farce. Quelques jours après cet incident sans gravité, mais intellectuellement pénible à supporter, les islamistes ont également choisi la cible touristique pour sévir. Le massacre du 17 août 2017, sur les Ramblas de Barcelone, et l’attaque de la plage de Cambrils ont mis en avant un autre pur produit du chauvinisme local que sont les « mossos de esquadra », la police catalane. Rappelons que, suite au mouvement dit des indignés qui l’étaient suffisamment à Barcelone pour obliger le « govern » (en dialecte catalan, on le dit comme ça pour dire gouvernement) à s’enfuir en hélicoptère en 2011, le pouvoir a édicté une série de lois répressives contre les contestataires qui l’avaient placé en si mauvaise posture. Ces lois ont permis aux politiciens catalans d’étancher leur rancune et aux célèbres « mossos » de s’illustrer dans une répression arbitraire qui connut son apogée avec deux séries d’opérations nommées « Pandora » et « Piñata » (voir encadré). Ces opérations furent du type de celles que tout État sait mener contre ses ennemis, un grand spectacle « sons et lumières », celui d’une foule de policiers sur-équipés et sur-armés s’agitant au son d’accusations mensongères : Les cibles étaient éloquentes, l’Athénée Anarchiste de Poble Sec, l’Athénée Libertaire de Sant Andreu, ainsi la maison occupée « Kasa de la Muntanya » …

Depuis 2015, vingt personnes poursuivies comme appartenant à la mouvance anarchiste [1] ont arbitrairement été placées sous les verrous … Et, tout cela s’est terminé sur deux jugements rendus en 2016 et 2017 par le haut tribunal espagnol, lequel a, à chaque fois, désavoué et annulé ces deux opérations en dénonçant l’action abusive du « govern » catalan. Dépités et s’essuyant la bave qui leur coulait des lèvres, flics et politiciens catalans ont dû relâcher leurs proies.

La sardane des menteurs.

Tout comme le dit un dicton, on ne peut pas courir deux lièvres à la fois, et les fameux « mossos de esquadra », trop occupés à persécuter des innocents, ont négligé des religieux criminels. Ce 17 août 2017, la camionnette meurtrière des Ramblas a donc pu courir comme elle l’a voulu et écraser de paisibles touristes dont un enfant de 7 ans. Aussitôt, les « mossos » se sont plaints que eux, pauvres petits policiers, étaient sans moyens (sauf visiblement contre les Anarchistes) et qu’ils avaient été mis à l’écart des renseignements détenus par les méchants flics espagnols. A leur suite, le chef du « govern » est monté au créneau pour déclarer, le 29 Août, qu’une police catalane ne suffisait pas et que « une armée catalane était indispensable » (pour mieux défoncer les portes des athénées libertaires qui leur font si peur ?). Ces mensonges d’État (pardon de govern) n’ont tenu que quelques jours car la presse a révélé que, l’an dernier déjà, la police belge avait pris directement contact avec un officier des « mossos de esquadra » pour lui signaler la dangerosité de l’iman de Ripoll et, en mai 2017, c’est la CIA qui avait informé les « mossos » du risque d’attentat qui planait sur les Ramblas. Les « mossos » et les politiciens catalans ont commencé par menacer les journalistes puis ont décidé de mentir, les yeux dans les yeux, que jamais de la vie, au grand jamais, ils n’avaient eu ces renseignements. Ce n’est que, une fois, placés devant l’évidence des preuves qu’ils ont piteusement fini par avouer qu’ils avaient sciemment menti.

Pour clore cette ronde, les nationalistes catalans se sont mobilisés pour transformer la marche du 26 août 2017, marche qui se déroulait en hommage aux victimes des attentats, en une démonstration de chauvinisme ; et cela, au mépris des victimes. Des drapeaux, des centaines de drapeaux catalans, étaient déployés en tête de cortège, sans aucun rapport avec les victimes des attentats. Il y était dénoncé, tenez-vous bien, l’islamophobie et, cela, tout en suscitant et en stimulant l’hispanophobie. Pour les catalanistes qui venaient d’être pris la main dans le sac, ou mieux, dans leur boîte à manipulations, cette récupération était primordiale pour relancer le processus sécessionniste dont le nouveau point culminant devait être le référendum du 01° octobre 2017 sur le thème du « pour ou contre » l’indépendance d’une mystification nommée « peuple catalan ».

[1http://www.elmundo.es/cataluna/2017/05/30/592db9b146163fd34e8b462b.html article intitulé « Críticas a los Mossos en el final del ’caso Pandora’ »

Source :

http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article883

 

NDLR: il semble que « Arran » soit l’un des deux groupuscules d’origine maoïste opérant au sein de la « CUP », l’alliance d' »extrême-gauche » Kollabo (… « Kollabobo »??) cautionnant la politique antisociale de Puigdemont et de sa « Generalitat » indépendantiste. Une faillite de plus pour le maoïsme…

C’est l’occasion de rappeler encore les tribulations du MRPP portugais, dans les années 70, parti maoïste manipulé par la CIA, qui en a exporté le « fleuron » Juan Manuel Barroso jusque dans les plus hautes sphères de la politique européenne, avant de le recaser directement dans la finance US de haut vol, dans tous les sens du terme…

Dans les deux cas une « faillite » politique très intéressée, en réalité!

 

SUR LE MÊME THÈME, MAIS EN CATALAN, A DÉCOUVRIR SUR LE NET:

 


 

 

 

 

 

Catalogne – Espagne : jaune et rouge ou bien Rouge ou Jaune ???

 

 

Drapeau de l'Espagne

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2 COULEURS…

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Mais 1 seule est la bonne…!

 

 

Contrairement à une idée répandue

dans l' »extrême-gauche » française,

le mouvement ouvrier catalan n’est ni inféodé

ni à la remorque de la bourgeoisie nationaliste…

 

« Le refus du gouvernement central de négocier la possibilité d’un référendum et l’application disproportionnée et autoritaire de la loi a poussé de nombreux citoyens, qui étaient relativement indifférents, à réclamer maintenant ce référendum à cor et à cri. Indépendamment de leurs positons pour ou contre a l’indépendance. Les adhérents de la CGT sont le reflet de la société catalane. En ce sens, nous respectons l’opinion de chacun d’entre eux.

Mais nous ne soutenons pas le gouvernement catalan contre celui de Madrid. En tant qu’organisation syndicale, nos objectifs et préoccupations sont la défense des intérêts et des droits des travailleurs et des citoyens. »

Thomas Lanssens (Syndicaliste CGT)

 

Depuis plusieurs semaines, l’utilisation de la force par le gouvernement de Mariano Rajoy contre la tenue du référendum sur l’indépendance de la Catalogne a plongé l’Espagne dans la crise. La tension était maximale Dimanche 1er octobre, jour du vote. La CGT avait, le jour même, lancé un appel à la grève générale pour le 3 octobre dans toute la Catalogne. Interview avec Thomas Lanssens, représentant de la centrale anarcho-syndicaliste, au Comité d’entreprise d’AtoS Spain à Barcelone.

 

LE CONTEXTE: Le gouvernement régional catalan, dominé par une alliance de trois partis indépendantistes, a lancé l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour le dimanche 1er octobre. Jugé illégal par la Cour constitutionnelle espagnole, ce référendum est l’objet d’une crise majeure entre le gouvernement central et la Catalogne.

Depuis mi-septembre, Madrid a choisi d’intervenir par la force pour empêcher sa tenue. Arrestation par la Guardia civil de 14 membres de l’exécutif catalan, saisie de millions de bulletins de vote, mise sous tutelle de la région font partie des mesures de rétorsion prise par l’État. Avec pour résultat de déclencher des manifestations massives, l’occupation de l’université et de multiples actes de désobéissance dans toute la région. Parmi ces derniers, le refus des dockers de Barcelone et de Tarragone de décharger le matériel destiné aux forces de répression venues de Madrid.

C’est dans ce contexte que la CGT — troisième force syndicale en Espagne — a appelé à une grève générale le mardi 3 octobre en Catalogne. Thomas Lanssens, représentant syndical CGT au Comité d’entreprise d’AtoS Spain à Barcelone, a répondu aux questions de Rapports de force.

 

La rédaction : Pourquoi la CGT appelle-t-elle à une grève générale le 3 octobre ?

Thomas Lanssens (CGT) : Ces dernières années, les travailleurs en Catalogne ont subi une détérioration significative de leurs conditions de vie. Nous avons connu une baisse générale des salaires. Nous avons vu comment les réformes du Code du travail des années 2010 et 2012 ont réduit nos possibilités d’actions face aux employeurs. Cela a entraîné une précarité accrue et une aggravation générale de nos conditions de travail.

Parallèlement, nous avons assisté à une augmentation de la répression, contre les grévistes et les militants sociaux avec des condamnations et des amendes dans le cadre de la « Llei Mordassa » (la loi bâillon).

Enfin, au cours des derniers jours et semaines, nous avons également observé comment cette répression s’est étendue à de nombreux autres secteurs de notre société. Cela ressemble à un processus général de suspension des droits civils par l’État.

 

La rédaction : Est-ce aussi une réponse à la réaction du gouvernement espagnol face au référendum en Catalogne ?

Thomas Lanssens (CGT) : Nous refusons la présence policière et militaire (la Guardia civil est un corps militaire correspondant à la gendarmerie) que nous avons dû subir ces dernières semaines dans de nombreux lieux de travail. Nous voulons mettre fin à la suspension des droits civils survenue ces derniers jours en Catalogne : perquisitions, fermeture de pages web, violation des correspondances, interdiction d’actes collectifs. Cette grève générale s’inscrit aussi dans l’appel général, de notre organisation et d’autres mouvements et groupes sociaux, à défendre les libertés publiques. En ce sens, il vise à stimuler et à protéger une large mobilisation sociale.

 

La rédaction : Comment va se passer la grève du 3 octobre ?

Thomas Lanssens (CGT) : La grève générale est convoquée uniquement pour le 3 octobre. Mais devant l’impossibilité de prévoir le déroulement des événements après le 1er octobre (jour du référendum pour l’indépendance) et en tenant compte de la législation sur le droit de grève, la CGT a déposé un préavis jusqu’au 9 octobre. Trois autres organisations appellent à la grève générale en Catalogne : l’intersyndical CSC, l’Intersyndical alternativa de Catalunya (IAC) et la Coordinadora obrera syndical (COS), proche du parti indépendantiste et anticapitaliste la CUP.

C’est une occasion pour les travailleurs de montrer que s’ils sont prêts à manifester pour pouvoir voter un référendum ou pour réclamer l’indépendance, ils sont là aussi pour défendre leurs droits civils et un travail digne.

 

La rédaction : Quel regard la CGT porte-t-elle sur le référendum et l’indépendance ?

Thomas Lanssens (CGT) : Les décisions au sein de la CGT se prennent par votation depuis la base jusqu’au plus haut niveau. Ainsi, nous sommes pour l’autodétermination des peuples, même s’il est vrai que ce référendum n’offre pas toutes les garanties nécessaires. La CGT n’a pas de position définie vis à vis de l’indépendance parce que son objectif, comme syndicat, est la défense des droits de tous les travailleurs.

Par contre, notre organisation juge intolérable la réponse autoritaire donnée par le gouvernement central et les administrations de l’État. Le refus du gouvernement central de négocier la possibilité d’un référendum et l’application disproportionnée et autoritaire de la loi a poussé de nombreux citoyens, qui étaient relativement indifférents, à réclamer maintenant ce référendum à cor et à cri. Indépendamment de leurs positons pour ou contre a l’indépendance. Les adhérents de la CGT sont le reflet de la société catalane. En ce sens, nous respectons l’opinion de chacun d’entre eux.

Mais nous ne soutenons pas le gouvernement catalan contre celui de Madrid. En tant qu’organisation syndicale, nos objectifs et préoccupations sont la défense des intérêts et des droits des travailleurs et des citoyens.

 

La rédaction : Comment imaginez-vous la suite des événements ?

Thomas Lanssens (CGT) : L’impossibilité des politiques à résoudre un conflit politique, social et économique a conduit une partie chaque fois plus prononcée des Catalans à chercher d’autres voies pour les résoudre. L’indépendantisme leur promet une solution. S’il y a une progression du nationalisme en Catalogne, à la différence d’autres pays, il n’est pas accompagné de discours xénophobes.

La situation est assez complexe et change chaque jour. Il est donc très difficile de prévoir comment cela va évoluer. Personnellement, je pense que cela va finir en de nouvelles élections principalement centrées sur le thème de l’indépendance.

https://rapportsdeforce.fr/linternationale/linternationalereferendum-et-repression-en-catalogne-la-cgt-appelle-a-la-greve-generale-1001904-1001904

 

A la suite, une autre approche, assez similaire, de cette situation, par un groupe anarcho-syndicaliste français, mais qui semble avoir une bonne connaissance du terrain…

 

Catalogne : la stratégie de la matraque

Publié le 3 octobre 2017

(par le groupe anarcho-syndicaliste Salvador-Seguí )

« Il n’y a pas eu de référendum d’autodétermination en Catalogne. » Par cette déclaration, Mariano Rajoy fait un peu plus étalage de sa stupidité politique. Les images qui défilent en boucle sur tous les écrans TV et réseaux sociaux le contredisent : il s’est bien passé « quelque chose » ce dimanche 1er octobre, en Catalogne. Plus de 2 millions de personnes se sont exprimées sur l’autodétermination, malgré la brutalité, pour ne pas dire la sauvagerie, de la Garde civile, qui a tout fait pour les empêcher d’accéder aux bureaux de vote. On a pu voir aussi des anti-indépendantistes manifester (y compris à Barcelone), brandissant le drapeau national et entonnant Cara al Sol, chant cher à Franco. La coupure est nette et souligne, si besoin était, la « différence » catalane (langue, culture, traditions…). Le spectacle des violences policières a finalement renforcé les indépendantistes et affaibli l’autorité d’un Rajoy qui, en guise d’arguments, a surtout la matraque.

Et, maintenant, vers quoi va-t-on ? Un État catalan indépendant ? Mais pour quoi faire ? Une république catalane en lieu et place d’une monarchie espagnole ? Oui, mais quelle république ? Traditionnelle, comme ici en France ? Avec des exploiteurs et des exploités, des riches et des pauvres ? Bref, une démocratie bourgeoise avec ses possédants et ses possédés (dans tous les sens du terme) ? État catalan ou État espagnol ? Nous défendons évidemment le droit des peuples à l’autodétermination, les frontières étant plutôt tracées par les vainqueurs de l’Histoire que par les peuples. Demain, le gouvernement de la Generalitat sera-t-il plus aux mains du peuple, ou sera-t-il toujours sous la coupe d’une oligarchie semblable à celle de Madrid ? Pour reprendre la main, les organisations de classe doivent impérativement rappeler quels sont les intérêts des travailleurs.

C’est le sens de l’appel à la grève générale en Catalogne lancé par la CGT catalane, la CSC (Confédération syndicale catalane), l’IAC (Intersyndicale alternative de Catalogne), la COS (Coordination ouvrière syndicale) et la CNT (Confédération nationale du travail). Ces organisations ne se prononcent pas quant à l’indépendance ou non de la Catalogne, tout en rappelant que leurs adhérents sont libres de leur choix. Toutefois, elles dénoncent unanimement les violences policières de ces derniers jours et les attaques contre les droits civiques. Le comité confédéral de la CGT de Catalogne rappelle, lui, que ces attaques et violences existent depuis déjà longtemps. La grève générale en Catalogne déclenchée ce mardi 3 octobre a pour objet d’exiger l’abrogation des « réformes » du travail de 2010 et 2012, de dénoncer la précarité grandissante, la baisse générale des salaires, la dégradation des conditions de travail, la répression exercée contre les grévistes et les militants syndicaux, les amendes administrées au nom de la loi Baillon (Ley Mordaza).

Il s’agit d’un seul jour de grève. Au cas où, la CGT à déposé son préavis jusqu’au 9 octobre. À suivre, donc.

Ramón Pino
Groupe anarchiste Salvador-Seguí

_https://salvador-segui.org/2017/10/03/catalogne-referendum-repression-violences/

 

 

Catalogne : du respect des aspirations démocratiques

à… l’autonomie ouvrière

( Publié le 1 octobre 2017 par le groupe anarcho-syndicaliste Salvador-Seguí )

Panique en Ibérie : le gouvernement central de Madrid n’est pas disposé à laisser s’échapper la riche région de Catalogne. La Generalitat (gouvernement catalan) rêve de délimiter officiellement son territoire par de véritables frontières (un mur, peut-être ?)

Bref, ces dernières semaines ont été plus qu’agitées et celles qui viennent ne le seront pas moins. Il faut dire que, plus bête que Mariano Rajoy, ça doit être dur à trouver, lui qui est un digne relais de la pensée du généralissime Franco qui voulait une « Espagne une » (et ne parlant que le castillan). Les diverses opérations policières menées contre les institutions catalanes n’ont fait que renforcer la cause des indépendantistes.

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Qui dirige et qui contrôle ? Sûrement pas le prolétariat. Car on assiste quand même à de bizarres prises de positions dans les milieux radicaux (ou prétendus tels). S’opposer à l’autoritarisme de l’État central et sa brutalité, oui, bien sûr, mais il ne s’agit pas de tomber dans le  dilemme simpliste « pour un bon État catalan, contre un méchant État espagnol ». Les deux gouvernements ont autant de casseroles au c…, autant d’impliqués dans les scandales de corruption, autant de méthodes musclées pour réprimer les mouvements sociaux de leurs régions respectives. La brutalité des mossos d’escuadra (policiers catalans) n’a rien à envier à celle des gardes civils. Les uns et les autres ont la même mission : défendre les pouvoirs en place et pas les travailleurs. Et on assiste pourtant à ce spectacle étonnant de militants radicalisés prompts à défendre l’autonomie des flics de la Generalitat menacés de passer sous le contrôle du gouvernement de Madrid. Eux aussi vont-ils « embrasser un flic » ?

Où sont passés tous ces « indignés » qui, il y a six ans, voulaient prendre d’assaut le Parlement et qui scandaient : « Ils ne nous représentent pas » ? Se sentent-ils représentés aujourd’hui ? Les coupes budgétaires, les mesures antisociales, les 22 % de chômeurs, les expulsions de celles et ceux qui ne peuvent payer leur hypothèque, tout cela serait-il devenu acceptable si ça émanait du gouvernement d’une Catalogne indépendante ? Sommes-nous devant une sainte alliance du genre des Bonnets rouges en France : exploiteurs et exploités catalans tous unis ? Et lutte des classes aux oubliettes ?

On se souvient que, bien avant 1936, les catalanistes, dans le but d’obtenir l’indépendance, ne cessaient (sans résultat) de solliciter l’aide des militants de la CNT anarcho-syndicaliste alors toute-puissante en Catalogne. On se souvient aussi du traitement qu’ils leur réservèrent pendant la contre-révolution de mai 1937…

Il s’agit aujourd’hui de ne pas se tromper de combat. La lutte indépendantiste n’est pas la lutte des classes. Le patronat catalan n’est pas plus tendre que le patronat espagnol, et, comme le disait en son temps Salvador Seguí, leadeur de la CNT (et accessoirement catalan) : « Le seul ennemi qu’il y a en Catalogne est le même qu’il y a à Madrid : le capitalisme. »

La leçon a été retenue par nos camarades ibères : mieux qu’un référendum le 1er octobre, la CNT et la CGT espagnoles appellent à une grève générale le 3 octobre contre les interventions policières dans de nombreuses entreprises et imprimeries, sans oublier la fermeture de sites Web, la confiscation d’urnes, la fermeture d’écoles, etc. Car, au-delà de la seule question indépendantiste et du résultat du référendum, c’est celle, plus large, du respect des aspirations démocratiques d’une population qui se pose, dans l’urgence.

Pas de paix entre les classes.

_https://salvador-segui.org/2017/10/01/catalogne-autonomie-ouvriere/

Ramón Pino
Groupe anarchiste Salvador-Seguí

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Un rappel historique de la situation, depuis ses origines au début du XXème siècle, assez long mais assez utilement détaillé a été publié sur « Révolution », blog d’une des tendances trotskystes qui font de l' »entrisme » au sein de la pseudo « gauche » du PCF. En voici une édition PDF:

HISTO CATALOGNE TMI-PCF

 

 

Dans le même ordre d’idée, parmi les « tendances de gauche » du PCF, (mais « non trotskyste », celle là…) a été récemment publié cet autre témoignage encore relativement assez avisé, par sa connaissance du terrain:

 

 

Sur la situation en Catalogne par Andres B. Alonso, ancien militant des JC d’Aragon et secrétaire des Jeunesses communistes de Saint-Martin-d’Hères, 3 octobre 2017

Ce dimanche 1er octobre, le gouvernement régional de la Catalogne (région de plus de 8 millions d’habitants – la plus riche d’Espagne) a appelé les Catalans à voter pour l’indépendance. L’Etat central espagnol avait décrété ce referendum illégal.  Depuis des semaines, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, avait affirmé que ce vote n’allait pas se tenir. Sa promesse s’est matérialisée le matin même par l’intervention de l’ensemble des forces de police (police nationale et « Guardia Civil » – équivalent espagnol de la gendarmerie), qui ont délogé avec une grande violence les occupants des bureaux de vote.

L’intransigeance d’un disciple du franquisme.

Des jeunes, des parents d’élève, des travailleurs et des retraités avaient occupé dès vendredi soir les écoles où était censé avoir lieu le référendum. Les policiers les ont sortis de force à coups de matraque. En faisant cela, Mariano Rajoy continue à s’ériger en bon disciple de Franco, réglant les différends nationaux en faisant charger la police. Rajoy est bien mal placé pour donner des leçons de démocratie partout dans le monde, spécialement quand il se réfère au Venezuela.

En effet, si la situation en est venue à ce point, c’est premièrement le fait de l’intransigeance de Mariano Rajoy et de la droite du PP (Parti populaire) sur la question catalane.

L’expression nationaliste des intérêts de la bourgeoisie catalane.

Le mouvement indépendantiste catalan, s’appuyant sur une langue et une culture catalanes voisines mais différentes de celles de la Castille, existe depuis plusieurs siècles. Le mouvement indépendantiste et nationaliste moderne  a pris ses formes au XIXème siècle, lorsque la Catalogne est devenue un des trois pôles industriels majeurs de l’Espagne.

Les intérêts de la bourgeoisie industrielle catalane se sont développés dans un autre sens que les intérêts de la bourgeoisie rentière de Madrid. C’est cette divergence qui a donné naissance au mouvement nationaliste qui a perduré au long du XXème siècle. La répression primaire de Franco contre la langue et la culture catalanes l’ont alimenté.

Après la mort de Franco, ce mouvement politique a pris une autre forme. L’avènement de la démocratie espagnole a amené une décentralisation de l’Etat. A l’image des nationalistes du Pays Basque, la bourgeoisie catalane s’est dit qu’elle pouvait obtenir plus de privilèges, vis-à-vis des autres régions du pays, en s’organisant en force politique nationaliste. Sur une justification culturelle, deux organisations  nationalistes majeures se sont ainsi constituées dans les années 70 : la CDC (Convergence Démocratique de Catalogne, devenue PDeCAT en 2016), de droite, et l’ERC (« Esquerra Replublicana de Cataluña », gauche républicaine de Catalogne).

Ces relais politiques sont un levier pour la bourgeoisie catalane pour faire pression sur le gouvernement espagnol. Ils se montrés efficaces lors de la négociation des financements régionaux. Ils ont aussi permis de faire céder au gouvernement socialiste de Zapatero, en 2006, un statut d’autonomie encore plus important, reconnaissant entre autres, la Catalogne comme une nation, statut qui sera invalidé en 2010. En 2011, l’arrivée au pouvoir de la droite de Mariano Rajoy a marqué la fin de toute négociation en vue de plus d’autonomie à la Catalogne. Les parties sont rentrées dans une impasse.

Le contexte du show de Puigdemont et Junqueras (dirigeants nationalistes catalans).

Le nationalisme catalan a toujours été « sage » en Espagne. Du moins en comparaison avec le nationalisme basque, plus médiatisé, plus polarisé, et violent avec l’ETA, durant le dernier quart du XXème. Les nationalistes catalans, eux, sont restés en bons termes avec les partis espagnols. Ils ont notamment permis en 1996, avec les voix de leurs députés au Parlement, de faire élire le chef de file de la droite du PP de l’époque, José Maria Aznar, président du gouvernement. Tout ceci, dans la logique évoquée précédemment.

Mais la situation se précipite lorsque, en 2010-2011, la droite nationaliste catalane (la CDC) enchaîne les succès électoraux, profitant de l’écroulement des socialistes du PSOE. Elle s’empare du gouvernement régional et de plusieurs municipalités dont Barcelone. Tout cela dans un contexte de profonde crise économique au niveau du pays. Dès 2011-2012, la région et les municipalités doivent appliquer des coupes budgétaires énormes. Elles coupent notamment dans l’éducation et la santé, gérées, en Espagne, entièrement par les régions. Des mouvements de contestation très larges émergent pour tenter de faire barrage à ces politiques qui provoquent la colère de tous les travailleurs d’Espagne.

Dans ce contexte, où les nationalistes de droite doivent ouvertement mener une politique rejetée par l’ensemble des travailleurs, s’ajoutent plusieurs scandales de corruption, remontant à loin. Le cas du « 3% » est le plus emblématique. Il touche directement des membres de CDC, qui s’étaient enrichis en prenant des commissions (de 3% – mais, en fait, c’était même plus) lors de l’attribution de marchés publics.

Pour sauver sa situation politique, la droite nationaliste s’est mise à agiter plus fort que jamais le drapeau de l’indépendance : une diversion en direction des travailleurs de la Catalogne qu’elle a si durement frappés avec ses politiques antipopulaires. Une consultation sur l’avenir politique de la Catalogne s’en est suivie en 2014, à l’initiative du président nationaliste CDC, Artur Mas, demandant si la Catalogne devait être indépendante. Elle déclenchera l’invalidation politique de Mas par Madrid. Mais le mouvement indépendantiste est lancé. Aux élections régionales de 2015, la droite nationaliste réussit à gagner l’appui de la gauche nationaliste sous le drapeau du « oui » à l’indépendance. Elles remportent les élections, et la droite et la gauche nationalistes forment ensemble un gouvernement grâce au soutien de l’extrême-gauche indépendantiste de la CUP. Cette victoire électorale est à l’origine du référendum du 1er octobre 2017, ressuscitant le spectre politique de l’indépendance de la Catalogne.

Contrer la division des travailleurs.

Communistes, nous condamnons les violences policières de ce dimanche 1er octobre. Elles en sont un signe du caractère autoritaire du gouvernement de Madrid. Pour autant, nous ne suivons pas les bourgeoisies catalane et espagnole sur l’opération de diversion que représente la question de l’indépendance.

Ainsi, l’actualité politique de l’Espagne des dernier mois a été polarisée sur le référendum en Catalogne. Elle a permis d’évacuer des questions fondamentales et graves de la vie politique espagnole, comme la baisse des salaires, la précarisation de l’emploi, la montée du chômage après la saison d’été, les problèmes issus du tourisme de masse (sociaux, environnementaux…), l’avenir bouché pour la jeunesse, etc.

De plus, cette diversion sert à monter les travailleurs les uns contre les autres, à raviver l’extrême-droite qui voit clairement la devise franquiste (« Una, grande y libre », une [Espagne] grande et libre) menacée. 

Communistes, nous pensons qu’au moment où nos acquis sociaux sont remis en cause en Europe et dans le monde, 25 ans après la chute de l’URSS, ce n’est pas le moment de se laisser diviser par la classe dominante et par le venin du nationalisme qu’elle diffuse.

Unité de tous les travailleurs face à leur adversaire de classe !

http://vivelepcf.fr/6383/sur-la-situation-en-catalogne-nationalisme-bourgeois-resurgences-franquistes-quelques-rappels-unite-des-travailleurs/

 

 

Enfin, ce qui aurait pu être en quelque sorte « le meilleur pour la fin », cette prise de posi­tion à prétention « marxiste-léniniste » exprimée par le PCPE en Juin dernier et seulement traduite récemment par ses « amis » français du « PCRF » (les parties soulignées en rouge le sont par nous, et on verra rapidement pourquoi ensuite, en guise de conclusion…)

 

Le Président de la Generalitat (Gouvernement auto­nome cata­lan, ) a concré­tisé la date et la ques­tion du réfé­ren­dum sur l’indé­pen­dance de la Catalogne.
Face à ceci, nous expri­mons nos réser­ves 
 :

1. La classe ouvrière ne tire aucun profit du débat sur le type de ges­tion capi­ta­liste ni sur les cadres dans les­quels celle-ci est struc­tu­rée. Ce sont les dif­fé­ren­tes cou­ches de la bour­geoi­sie qui, dans leur lutte per­ma­nente pour la répar­ti­tion des fruits de notre tra­vail, ont un inté­rêt dans cette bataille. Malheureusement, le manque de cons­cience et d’orga­ni­sa­tion de notre classe amène celle-ci à adop­ter des posi­tions étrangères à leurs inté­rêts, qu’elles soient indé­pen­dan­tis­tes ou anti-indé­pen­dan­tis­tes. Aucune de ces deux options ne repré­sente un futur sou­hai­ta­ble pour notre classe. Notre chemin est celui de l’indé­pen­dance de la classe ouvrière.

2. Ce réfé­ren­dum, avec des garan­ties et la pos­si­bi­lité d’appli­quer le résul­tat, ne se pro­duira pas. La recher­che de recoins légaux pour réa­li­ser le réfé­ren­dum est basée sur une illu­sion, celle qu’on vit dans un État démo­cra­ti­que où opère la sépa­ra­tion de pou­voirs. En réa­lité, nous vivons dans un État qui est l’outil de domi­na­tion d’un bloc oli­gar­chi­que-bour­geois et qui main­tient le mono­pole de la vio­lence pour s’assu­rer ses inté­rêts. Les inté­rêts de cette oli­gar­chie para­si­taire ne pas­sent pas par le sup­port du pro­ces­sus indé­pen­dan­tiste, donc le pro­ces­sus est voué à l’échec, si cette classe n’est pas déga­gée du pou­voir.

3. La recher­che d’alliés inter­na­tio­naux pour attein­dre l’objec­tif indé­pen­dan­tiste va contre la réa­lité. L’Espagne est un fidèle sou­tien des États au sommet de la chaîne impé­ria­liste, contri­buant à sta­bi­li­ser des allian­ces inter-étatiques comme l’UE ou l’OTAN. Aucun de ces États n’est inté­ressé par l’affai­blis­se­ment et la rup­ture de l’Espagne. Il n’existe donc aucune base maté­rielle du sup­port des prin­ci­paux pays occi­den­taux au pro­ces­sus indé­pen­dan­tiste.

4. Les prin­ci­pa­les forces gou­ver­ne­men­ta­les (Parti Populaire au gou­ver­ne­ment cen­tral et Junts pel Sí – Ensemble pour le oui en cata­lan, NDT – en Catalogne) ont un grand inté­rêt à main­te­nir vive la confron­ta­tion en termes natio­naux, faci­li­tant ainsi sa ges­tion et la paix sociale. Il est ainsi empê­ché que la classe ouvrière s’orga­nise et lutte pour ses prin­ci­pa­les préoc­cu­pa­tions comme le chô­mage, la pré­ca­rité, la dis­pa­ri­tion des négo­cia­tions col­lec­ti­ves, les bais­ses des budget des ser­vi­ces sociaux, etc.

5. Nous sommes alors dans un pro­ces­sus qui n’a aucune pos­si­bi­lité de triom­pher, mais qui est vivant grâce à son uti­lité. Communistes Catalans – PCPE appelle la classe ouvrière à ne pas lutter sous un dra­peau étranger à elle, ni pour la cause indé­pen­dan­tiste ni, encore moins, contre elle. La seule voie que l’oli­gar­chie nous montre pour appli­quer le droit à l’auto­dé­ter­mi­na­tion du peuple de Catalogne passe par l’unité de notre classe avec celle du reste de l’État pour abat­tre le pou­voir établi.

Notre chemin est celui de l’indé­pen­dance de la classe ouvrière !

Comunistas Catalanes – PCPE

http://www.pcrf-ic.fr/Referendum-en-Catalogne-la-position-du-PCPE

 

Publiée le 25 Septembre en France, par le « PCRF », cette déclaration a suscité l’approbation de diverses tendances, dont le blog « Les-7-du-Québec », de l’inénarrable Robert Bibeau…

http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/independance-de-la-catalogne-ou-independance-de-classe/

Manque de chance pour cet emballement de sympathie « de gauche », le retour de flamme du social-chauvinisme n’était pas loin, et il s’est produit dès le « succès » très relatif du referendum, suivi de contre-manifestations réactionnaires tout aussi massives que celle des « indépendantistes »…

Le prétexte de ce retournement de veste est la violence de la répression, qui aboutirait, un fine et malgré l’impasse qu’il représente toujours, à « légitimer » le processus enclenché par la bourgeoisie nationaliste réactionnaire…

Difficile de faire plus confus et contradictoire… Extraits :

« La répres­sion exer­cée par le Gouvernement espa­gnol contre les ins­ti­tu­tions cata­la­nes est une agres­sion sans pré­cé­dent dans l’Histoire récente, qui va à l’encontre du dis­cours offi­ciel sur l’inva­li­dité et l’inu­ti­lité du réfé­ren­dum du 1er octo­bre 2017. »

(…)« Nous avons été inca­pa­bles de pro­po­ser une alter­na­tive indé­pen­dante qui mette l’accent sur les ques­tions qui nous ras­sem­blent en tant que classe, et non pas sur celles qui nous sépa­rent par rap­port à la cons­cience natio­nale. C’est pour cela que la classe ouvrière est pri­son­nière de l’idéo­lo­gie domi­nante, c’est pour cela que la défense des aspi­ra­tions natio­na­les du peuple cata­lan est diri­gée par des forces bour­geoi­ses et que la classe ouvrière espa­gnole se laisse entraî­ner par un Gouvernement bour­geois qui ne com­prend que le lan­gage de la vio­lence et la répres­sion. Pour toutes ces rai­sons, il est d’autant plus néces­saire que les com­mu­nis­tes cla­ri­fient publi­que­ment leurs posi­tions. »

Clarifier ?? Ici, c’est carrément « l’hôpital qui se moque de la charité », car ce qui était « le chemin de l’indépendance de la classe ouvrière » est devenu :

« Nous appe­lons à par­ti­ci­per aux mobi­li­sa­tions contre la répres­sion, et à incor­po­rer plei­ne­ment la lutte de clas­ses, les reven­di­ca­tions de notre classe, à la lutte démo­cra­ti­que. Elles doi­vent néces­sai­re­ment être unies pour donner tout son sens à la mobi­li­sa­tion ouvrière et popu­laire. »

Une « lutte démocratique » qui est donc désormais tout à fait à la remorque de la bourgeoisie nationaliste réactionnaire, dont le processus « indépendantiste » vient juste encore, dans ce même texte, d’être décrit comme une impasse…

A noter que si le « PCRF » a pu republier, à quelques jours d’intervalle et sans sourciller, ces deux aspects d’un revirement « gauche-droite », son compère en social-chauvinisme, le « PRCF  (P-R-CF><P-C-RF, pour ceux qui ont du mal à s’y retrouver…), le « PRCF », donc, plus prudent, et surtout, plus cohérent, apparemment, dans son social-chauvinisme, s’était, semble-t-il, habilement abstenu de publier le premier communiqué, ce qui lui permet, en outre, de « revendiquer » actuellement, quasiment et implicitement, « l’amitié » du PCPE :

« Les communistes d’Espagne (PCPE), expliquent les tenants et aboutissants de la situation dans un communiqué qu’ils ont adressé à la commission internationale du PRCF »

 

Pour nous, le véritable honneur, c’est celui qui consiste à ne pas être de ces « amis » là…

Pour mémoire, d’un point de vue réellement ML, une lutte démocratique suppose une majorité populaire réelle et implique que que le parti prolétarien puisse y intervenir de façon réellement autonome, c’est à dire, précisément, sans brader sa propre indépendance, comme c’est le cas actuellement pour tous ces pseudos « partis »…

Luniterre

 

 

Sur le même sujet, à voir également

sur Tribune Marxiste-Léniniste…:

Un plaidoyer pour l’indépendance catalane, par le camarade Do, sur son site VLR – Mai 68, et notre réponse…

Un échange qui fait suite à la publication de notre « revue de presse » sur le sujet, et au débat qu’y s’en est également suivi…

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/10/11/catalogne-espagne-jaune-et-rouge-ou-bien-rouge-ou-jaune/#comments

Le plaidoyer du camarade Do, extrait:

« L’indépendance de la Catalogne profitera au prolétariat en général et catalan en particulier

« …l’indépendance de la Catalogne ne se fera pas sans une très grande mobilisation du prolétariat catalan. Celui-ci en profitera pour avancer ses pions et obtenir divers avantages, comme l’avait fait le prolétariat Français grâce à la résistance lors de la deuxième guerre mondiale (acquis du CNR – Conseil National de la Résistance). »

 

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Dans notre réponse…

 

« …En effet, tu parles également d’« impérialisme espagnol », qui exploiterait la nation catalane… Un peu dans le rapport Allemagne nazie/France « gaulliste » résistante…

 

Mais précisément, ta comparaison avec le CNR ne tient pas… »

 

« …Il est clair (en 1945) que, outre la capitulation des maquis, cette reconstitution (de l’Empire colonial français), avec son cortège de misères et d’assassinats, était le prix à payer pour les « avantages sociaux » concédés par la bourgeoisie française à la bureaucratie collabo-révisionniste montante du PCF (Thorez-Duclos-Frachon et Cie…).

 

Non seulement ils en étaient le prix, mais ils en étaient d’abord la base économique sans laquelle ces « concessions » eussent été impossibles… »

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___Le plaidoyer pro « indépendance » du camarade et notre réponse, ainsi que deux articles republiés concernant les ravages du social-chauvinisme en France,

c’est sur TML:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/14/sur-la-catalogne-un-nouvel-echange-avec-le-camarade-do-du-site-vlr-mai-68/

 

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A Montreuil comme à Lyon et ailleurs, l’État Macronien, agresseur récidiviste !

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L’État Macronien,

agresseur récidiviste !

A Montreuil, il s’en prend violemment à des parents voulant protéger leurs enfants d’une usine vétuste et hautement polluante!

Marie Pavlenko est encore «  sous le choc  ». Avec une centaine de parents d’élèves et de riverains, elle avait décidé, mercredi 27  septembre, d’«  appliquer le principe de précaution  » en bloquant «  l’usine toxique  » – comme on l’appelle dans le quartier – située à une trentaine de mètres du groupe scolaire Jules-Ferry, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L’«  usine toxique  », c’est un bâtiment vétuste qui abrite tant bien que mal la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Spécialisé dans le traitement des pièces mécaniques d’avion, ce sous-traitant d’Airbus et Safran déclarait produire encore plus de 37  tonnes de «  déchets dangereux  » en  2015, selon les dernières données du Registre des émissions polluantes. Elle est devenue indésirable pour les riverains depuis qu’un cas de leucémie rare (s’ajoutant à deux autres cas en quinze ans dans la même rue, dont un mortel) a été déclaré chez un élève de CM2 avant l’été.

«  Jetée à terre comme un sac-poubelle  »

«  On s’était regroupés devant l’entrée dans une ambiance bon enfant quand un des policiers est arrivé en nous disant  : Nous allons faire usage de la force, témoigne Marie Pavlenko. Ils ont commencé à charger en nous écrasant avec leurs boucliers. J’ai eu peur, j’ai crié comme un putois. Un CRS m’a attrapée et jetée à terre comme un sac-poubelle.  » Résultat  : une fracture de la main droite et une incapacité totale de travail de dix-neuf  jours pour la romancière, qui va porter plainte pour «  coups et blessures  ».

Nicolas Barrot, le président de l’association les Buttes à Morel, qui mène la fronde et alerte les pouvoirs publics sur l’état de la SNEM depuis douze ans, a fait le bilan  : six blessés et deux parents menottés et emmenés au commissariat. Antoine Peugeot, le responsable local de la FCPE, ajoute que des émanations de gaz lacrymogène sont arrivées dans la cour d’école alors que les enfants étaient en récréation. Il demande «  la libération immédiate et sans poursuites des deux parents d’élèves interpellés  » et rappelle les trois mots d’ordre martelés depuis les premiers blocages lors de la rentrée  : «  Fermeture immédiate de l’usine, dépollution du site et reclassement des salariés.  »

Le maire de Montreuil, Patrice Bessac, qui a reçu une délégation du collectif des riverains mercredi, demande également une «  libération immédiate des gardés à vue  » et que «  l’ensemble des poursuites engagées soient abandonnées ». La municipalité précise qu’elle s’est engagée à exiger des services de l’Etat «  une totale transparence en demandant la mise à disposition publique de l’intégralité des études réalisées depuis 2007  ».

Taux anormalement élevés de chrome  VI

Nicolas Barrot, lui, s’adresse directement au préfet  : «  Jusqu’à quand allez-vous protéger cette usine  ?  » Contactée par Le Monde, la préfecture de Seine-Saint-Denis n’a pas répondu à nos sollicitations. Depuis la rentrée scolaire, elle multiplie les communiqués rassurants pour expliquer aux parents et aux riverains que la SNEM ne représente pas de danger qui nécessiterait sa fermeture. Quelques heures après l’intervention des forces de l’ordre, un communiqué tout aussi musclé rappelle que «  l’Etat ne peut accepter les tentatives de blocages ou d’intimidation organisées par un groupe de particuliers  » et «  confirme l’absence de risque pour les populations avoisinantes  » sur la base de prélèvements effectués cet été après l’enquête du Monde (daté du lundi 3  juillet).

Lire aussi :   A Montreuil, voisinage toxique d’une usine et d’une école

Pourtant, des résultats d’analyses pratiquées par le laboratoire central de la préfecture de police auxquels Le Monde a eu accès montrent que des taux anormalement élevés de chrome  VI ont été retrouvés dans l’usine, alors même que son activité était limitée.

Ainsi, une concentration de 3,6  µg/m3 a été mesurée dans l’air intérieur lors d’un prélèvement effectué le 1er  août, soit plus de trois fois la limite autorisée. Un dépassement qui n’a pas échappé à l’agence régionale de santé (ARS) qui relève que «  concernant le chrome  VI, l’attention de l’exploitant est attirée sur un possible dépassement de la VLEP [valeur limite d’exposition professionnelle] sur 8  heures fixée à 1  µg/m3.  » Particulièrement prisé dans l’aéronautique pour ses qualités anticorrosives, le chrome  VI est classé cancérogène, mutagène et reprotoxique. Le règlement européen Reach interdit définitivement son usage dans l’Union européenne depuis le 21  septembre. Mais Airbus et Safran ont obtenu une dérogation pour continuer à l’utiliser.

Corbière «  alerte  » Hulot

Dans une question écrite au gouvernement adressée le 26 septembre à Nicolas Hulot, le député (LFI) de la Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière «  alerte le ministre de la transition écologique et solidaire sur les dangers potentiels découlant des dérogations accordées à certains grands groupes  ». Il demande, en outre, «  dans le cas de la SNEM [qui] n’est pas unique en France  », «  quels moyens de contrôle le gouvernement envisage de mettre en place pour vérifier qu’aucune atteinte n’est faite à la santé des populations locales ou à l’environnement  » ou si «  des dispositifs sont prévus pour protéger les équipements publics (écoles, hôpitaux, EHPAD…) voisins de ce type d’activité  ».  

La SNEM, elle, placée en procédure de sauvegarde depuis le 3  août, est tout de même sous le coup d’une «  mise en demeure  » de la préfecture depuis le 8  août. Elle a jusqu’à la mi-novembre pour mettre en conformité son système d’aération. Mais le préfet a fait savoir le 27  septembre que «  l’exploitant a déjà satisfait aux deux premières obligations relatives aux déchets  ». Pas de quoi rassurer les parents d’élèves qui continuent de réclamer la fermeture de l’usine, malgré les ecchymoses.


SOURCE:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/27/a-montreuil-les-crs-delogent-brutalement-des-parents-d-eleves-qui-bloquaient-l-usine-toxique_5192514_3244.html

CRS ou Police, peut importe!

L’Etat Macronien

est un agresseur récidiviste!!

L’article du Monde republié ci-dessus comporte cette note de bas de page…:

« Mise à jour le 29 septembre à 10h : correction de l’erreur dans l’article et la vidéo intégrée, qui présentaient, à tort, les policiers comme des CRS. »

Il s’agit manifestement d’une allusion à ce premier encart publié sur le sujet, et présentant une vidéo “choc”, c’est le moins que l’on puisse dire…

« La scène a été filmée par des parents d’élèves. Elle se déroule le 27 septembre à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Des parents d’élèves manifestent contre une usine qui abrite la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux). Située juste à côté d’une école, elle produirait de grandes quantités de déchets dangereux.

La centaine de manifestants a été délogée sans ménagement par un groupe de policiers, qui ont également lancé du gaz lacrymogène. Certains parents d’élèves, surpris par la réaction de la police, disent vouloir « porter plainte pour coups et blessures ».

http://www.lemonde.fr/videos/video/2017/09/28/a-montreuil-des-parents-d-eleves-deloges-sans-menagement-par-des-crs_5192908_1669088.html

Or il s’avère que dans ce conflit, local mais révélateur, et qui dure donc déjà depuis douze ans, semble-t-il, la stratégie répressive de l’État Macronien n’est pas une première… Déjà, le 7 Septembre dernier, il avait usé de la force publique pour tenter de venir à bout de la résistance de ces parents courageux!

Et là, chacun peut le vérifier sur la photo, il s’agissait bien de CRS…

Contre la revendication légitime de ces parents d’élèves, ce n’en est pas moins une récidive dans l’agression et la violence!

Lepotier

Une quinzaine de cars de CRS venus délogés des parents d’élèves qui bloquaient le site d’une usine à Montreuil © Maxppp – Nathalie Doménégo

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Des riverains et parents d’élèves délogés d’une usine par des CRS

Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris jeudi 7 septembre 2017 à 16:01

Plusieurs dizaines d’habitants et de parents d’élèves ont été délogés ce jeudi matin, de l’usine de la SNEM, à Montreuil, dont ils bloquaient l’accès aux employés. Une quinzaine de cars de CRS étaient déployés pour mettre un terme à leur rassemblement.

La police a délogé ce jeudi matin, peu après 7h, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) des dizaines de riverains et parents d’élèves qui bloquaient depuis lundi l’accès à une usine dont ils exigent la fermeture en raison de sa toxicité supposée.

Ce blocage empéchait les employés d’entrer sur leur lieu de travail, le site de la SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), spécialisée dans le traitement chimique de pièces destinées aux groupes aéronautiques Airbus et Safran, située au centre de la ville.

Une manifestation illégale, selon la prefecture de Seine-Saint-Denis. Elle n’a pas été déclarée et constitue un délit d’entrave, et « infondée » compte tenu des « échanges approfondis entre les services de l’Etat, la mairie et les riverains » sur ce sujet, a déclaré la préfecture.De leur côté, les habitants mobilisés pour la fermeture de l’usine, dont des parents d’élèves scolarisés dans les écoles voisines, ont dénoncé avec force cette intervention.

« Au lieu d’appliquer le principe de précaution », le préfet « choisit la force pour protéger l’activité de l’usine », lui permettant ainsi de « continuer à intoxiquer +légalement+ », dénoncent la fédération de parents d’élève, dans un communiqué.

En réponse, des parents d’élèves ont occupé brièvement les locaux administratifs des trois écoles voisines de l’usine et annoncent leur intention de saisir le procureur de la République pour « cette mise en danger de la vie d’autrui ». Depuis des années, des habitants du quartier s’inquiètent de la présence de cette usine et leur mobilisation a pris une nouvelle tournure après qu’une leucémie a été diagnostiquée chez un écolier du quartier en juin.

Les autorités ont lancé une série de contrôles et d’analyses pendant l’été. L’exploitant a notamment été mis en demeure de modifier son système de ventilation et d’améliorer sa gestion des déchets. Mais, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, « aucun élément ne démontre aujourd’hui l’existence d’un danger pour les riverains » qui « nécessiterait de procéder à la fermeture de cette dernière ».

Les opposants dénoncent, ce jeudi, la concentration trop élevée en « chrome 6 » à l’intérieur de l’usine, d’après un rapport publié lundi de l’Agence régionale de santé (ARS). Ce produit chimique réputé toxique doit être interdit le 21 septembre dans le cadre d’une directive européenne.

 

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Sur l’agressivité actuelle du système, voir également :

 

LYON 12 SEPTEMBRE

L’ « incident » de la Rue Pierre Robin

UNITÉ ET RÉSISTANCE POPULAIRE !!!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/13/lyon-12-septembre-2017-unite-et-resistance-populaire/

 

 

 

Solidarité avec la lutte du peuple colombien pour la paix et la justice sociale !!

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Solidarité avec la lutte

du peuple colombien

pour la paix et la justice sociale !!

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Le gouvernement Colombien doit garantir la protection des syndicalistes !

Si le message ne s’affiche pas correctement, accédez à la version en ligne.

Peuples solidaires actionaid
Je signe
Peuples solidaires actionaid

Le 1er juillet dernier, Alberto Román Acosta González, président de section de l’Union nationale des travailleurs de l’agro-industrie (SINTRAINAGRO) de Colombie, a été assassiné. Son nom s’ajoute à la longue liste des 156 syndicalistes et défenseurs·ses des droits tué·e·s depuis le mois de mars 2016 en Colombie. Depuis sa création, le syndicat apporte son soutien aux initiatives de négociations de paix amorcées dans le pays, ce qui l’a conduit à devenir une cible directe des groupes armés qui y sont opposés.

Productrice de bananes, de café, d’huile de palme, de fleurs coupées et de canne à sucre, la Colombie mise sur l’exportation de ses produits agricoles. En 2016, ses exportations de fruits tropicaux et subtropicaux vers la France ont par exemple représenté 49,2 millions d’euros. Mais la manne financière générée par ces exportations bénéficie peu aux travailleurs·ses du secteur.

Notre partenaire SINTRAINAGRO en appelle donc à notre solidarité pour soutenir ses demandes au gouvernement colombien.

Signez cette pétition pour exiger du gouvernement Colombien l’ouverture d’une enquête exhaustive et transparente sur ce meurtre ainsi que la protection de celles et ceux qui défendent des droits sociaux en Colombie

Dites Stop !


JE SIGNE CETTE PÉTITION

Face à cette situation votre mobilisation est indispensable !

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THE KILLING OF HISTORY

 

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THE KILLING OF HISTORY

21 September 2017

graveside.jpg

The lone survivor of an all-women anti-aircraft battery

near Hanoi. Most were teenagers. (Photo: John Pilger 1975)

By John Pilger

One of the most hyped « events » of American television, The Vietnam War, has started on the PBS network. The directors are Ken Burns and Lynn Novick. Acclaimed for his documentaries on the Civil War, the Great Depression and the history of jazz, Burns says of his Vietnam films, « They will inspire our country to begin to talk and think about the Vietnam war in an entirely new way ».

In a society often bereft of historical memory and in thrall to the propaganda of its « exceptionalism », Burns’ « entirely new » Vietnam war is presented as « epic, historic work ». Its lavish advertising campaign promotes its biggest backer, Bank of America, which in 1971 was burned down by students in Santa Barbara, California, as a symbol of the hated war in Vietnam.

Burns says he is grateful to « the entire Bank of America family » which « has long supported our country’s veterans ».  Bank of America was a corporate prop to an invasion that killed perhaps as many as four million Vietnamese and ravaged and poisoned a once bountiful land. More than 58,000 American soldiers were killed, and around the same number are estimated to have taken their own lives.

I watched the first episode in New York. It leaves you in no doubt of its intentions right from the start. The narrator says the war « was begun in good faith by decent people out of fateful misunderstandings, American overconfidence and Cold War misunderstandings ».

The dishonesty of this statement is not surprising. The cynical fabrication of « false flags » that led to the invasion of Vietnam is a matter of record – the Gulf of Tonkin « incident » in 1964, which Burns promotes as true, was just one. The lies litter a multitude of official documents, notably the Pentagon Papers, which the great whistleblower Daniel Ellsberg released in 1971.

There was no good faith. The faith was rotten and cancerous. For me – as it must be for many Americans – it is difficult to watch the film’s jumble of « red peril » maps, unexplained interviewees, ineptly cut archive and maudlin American battlefield sequences.

In the series’ press release in Britain – the BBC will show it – there is no mention of Vietnamese dead, only Americans. « We are all searching for some meaning in this terrible tragedy, » Novick is quoted as saying.  How very post-modern.

All this will be familiar to those who have observed how the American media and popular culture behemoth has revised and served up the great crime of the second half of the twentieth century: from The Green Berets and The Deer Hunter to Rambo and, in so doing, has legitimised subsequent wars of aggression. The revisionism never stops and the blood never dries. The invader is pitied and purged of guilt, while « searching for some meaning in this terrible tragedy ». Cue Bob Dylan: « Oh, where have you been, my blue-eyed son? »

I thought about the « decency » and « good faith » when recalling my own first experiences as a young reporter in Vietnam: watching hypnotically as the skin fell off Napalmed peasant children like old parchment, and the ladders of bombs that left trees petrified and festooned with human flesh. General William Westmoreland, the American commander, referred to people as « termites ».

In the early 1970s, I went to Quang Ngai province, where in the village of My Lai, between 347 and 500 men, women and infants were murdered by American troops (Burns prefers « killings »). At the time, this was presented as an aberration: an « American tragedy » (Newsweek ). In this one province, it was estimated that 50,000 people had been slaughtered during the era of American « free fire zones ». Mass homicide. This was not news.

To the north, in Quang Tri province, more bombs were dropped than in all of Germany during the Second World War. Since 1975, unexploded ordnance has caused more than 40,000 deaths in mostly « South Vietnam », the country America claimed to « save » and, with France, conceived as a singularly imperial ruse.

The « meaning » of the Vietnam war is no different from the meaning of the genocidal campaign against the Native Americans, the colonial massacres in the Philippines, the atomic bombings of Japan, the levelling of every city in North Korea. The aim was described by Colonel Edward Lansdale, the famous CIA man on whom Graham Greene based his central character in The Quiet American.

Quoting Robert Taber’s The War of the Flea, Lansdale said, « There is only one means of defeating an insurgent people who will not surrender, and that is extermination. There is only one way to control a territory that harbours resistance, and that is to turn it into a desert. »

Nothing has changed. When Donald Trump addressed the United Nations on 19 September – a body established to spare humanity the « scourge of war » – he declared he was « ready, willing and able » to « totally destroy » North Korea and its 25 million people. His audience gasped, but Trump’s language was not unusual.

His rival for the presidency, Hillary Clinton, had boasted she was prepared to « totally obliterate » Iran, a nation of more than 80 million people. This is the American Way; only the euphemisms are missing now.

Returning to the US, I am struck by the silence and the absence of an opposition – on the streets, in journalism and the arts, as if dissent once tolerated in the « mainstream » has regressed to a dissidence: a metaphoric underground.

There is plenty of sound and fury at Trump the odious one, the « fascist », but almost none at Trump the symptom and caricature of an enduring system of conquest and extremism.

Where are the ghosts of the great anti-war demonstrations that took over Washington in the 1970s? Where is the equivalent of the Freeze Movement that filled the streets of Manhattan in the 1980s, demanding that President Reagan withdraw battlefield nuclear weapons from Europe?

The sheer energy and moral persistence of these great movements largely succeeded; by 1987 Reagan had negotiated with Mikhail Gorbachev an Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty (INF) that effectively ended the Cold War.

Today, according to secret Nato documents obtained by the German newspaper, Suddeutsche Zetung, this vital treaty is likely to be abandoned as « nuclear targeting planning is increased ». The German Foreign Minister Sigmar Gabriel has warned against « repeating the worst mistakes of the Cold War… All the good treaties on disarmament and arms control from Gorbachev and Reagan are in acute peril. Europe is threatened again with becoming a military training ground for nuclear weapons. We must raise our voice against this. »

But not in America. The thousands who turned out for Senator Bernie Sanders’ « revolution » in last year’s presidential campaign are collectively mute on these dangers. That most of America’s violence across the world has been perpetrated not by Republicans, or mutants like Trump, but by liberal Democrats, remains a taboo.

Barack Obama provided the apotheosis, with seven simultaneous wars, a presidential record, including the destruction of Libya as a modern state. Obama’s overthrow of Ukraine’s elected government has had the desired effect: the massing of American-led Nato forces on Russia’s western borderland through which the Nazis invaded in 1941.

Obama’s « pivot to Asia » in 2011 signalled the transfer of the majority of America’s naval and air forces to Asia and the Pacific for no purpose other than to confront and provoke China. The Nobel Peace Laureate’s worldwide campaign of assassinations is arguably the most extensive campaign of terrorism since 9/11.

What is known in the US as « the left » has effectively allied with the darkest recesses of institutional power, notably the Pentagon and the CIA, to see off a peace deal between Trump and Vladimir Putin and to reinstate Russia as an enemy, on the basis of no evidence of its alleged interference in the 2016 presidential election.

The true scandal is the insidious assumption of power by sinister war-making vested interests for which no American voted. The rapid ascendancy of the Pentagon and the surveillance agencies under Obama represented an historic shift of power in Washington. Daniel Ellsberg rightly called it a coup. The three generals running Trump are its witness.

All of this fails to penetrate those « liberal brains pickled in the formaldehyde of identity politics », as Luciana Bohne noted memorably. Commodified and market-tested, « diversity » is the new liberal brand, not the class people serve regardless of their gender and skin colour: not the responsibility of all to stop a barbaric war to end all wars.

« How did it fucking come to this? » says Michael Moore in his Broadway show, Terms of My Surrender, a vaudeville for the disaffected set against a backdrop of Trump as Big Brother.

I admired Moore’s film, Roger & Me, about the economic and social devastation of his hometown of Flint, Michigan, and Sicko, his investigation into the corruption of healthcare in America.   

The night I saw his show, his happy-clappy audience cheered his reassurance that « we are the majority! » and calls to « impeach Trump, a liar and a fascist! » His message seemed to be that had you held your nose and voted for Hillary Clinton, life would be predictable again.

He may be right. Instead of merely abusing the world, as Trump does, the Great Obliterator might have attacked Iran and lobbed missiles at Putin, whom she likened to Hitler: a particular profanity given the 27 million Russians who died in Hitler’s invasion.

« Listen up, » said Moore, « putting aside what our governments do, Americans are really loved by the world! »

There was a silence.

http://johnpilger.com/articles/the-killing-of-history

Note du camarade Do, sur son site VLR :

La photo qui illustre le paquet contenant les 3 DVD de propagande pro-américaine montre bien le but de cette série : le Vietnamien est le reflet de l’américain, ils sont donc à égalité dans la saloperie, les tords sont soit-disant partagés. Cependant, si le vietnamien Marche sur la tête, l’américain se tient bien droit sur ses pieds, donnant ainsi finalement raison à l’impérialisme américain.

Il s’agit avant tout de faire oublier que ce ne sont pas les Vietnamiens qui ont bombardé l’Amérique du Nord mais les Américains qui ont bombardé le Nord-Vietnam avec des bombes, du napalm et des dioxines renommées « agent orange » par leur fabriquant Monsanto, .

« On » essaie de nous faire croire aussi qu’Ho Chi Min était une ordure, ce qui est évidemment faux, puisque si c’était vrai il n’aurait jamais été rejoint par l’ensemble du peuple Vietnamien pour gagner cette horrible guerre impérialiste américaine.

http://mai68.org/spip2/spip.php?article767

 

Là où

le

Complotisme

a

commencé…

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why 1&1..

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WHY 3

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WHY 4

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And so on …

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Pour nos sœurs et nos frères en lutte, Irma n’a pas brisé les barreaux des prisons!!

 

 

Sur son passage, l’ouragan Irma a ravagé principalement les demeures fragiles des pauvres, soulignant par la destruction la structure de classe néocoloniale de certaines iles…

Mais elle n’a pas, pour autant, brisé les barreaux des prisons pour ceux qui luttent contre cette iniquité, principalement engendrée par l’impérialisme.

Pour Ana Bélen Montés, cela fera 16 ans de détention, depuis son arrestation, le 20 Septembre 2001.

D’aucuns imputent la violence décuplée des tempêtes tropicales aux causes de l’activité humaine, causes qui se recoupent, pour l’essentiel, sinon en totalité, avec celles de l’impérialisme.

Le combat d’Ana Bélen Montés, pour le droit des peuples à disposer d’eux-même, est, plus que jamais, partie intégrante de la cause prolétarienne internationale pour la paix et le socialisme.

Non seulement « Irma » ne doit pas nous la faire oublier, mais c’est aujourd’hui, avec l’anniversaire de son arrestation, une raison de plus de serrer les rangs autour d’elle, malgré les difficultés matérielles.

Voici donc, infatigablement relayée par Jacqueline ROUSSIE, une nouvelle initiative, symboliquement importante et humainement nécessaire, dans ce parcours de lutte où l’impérialisme US se comporte comme l’ogre impitoyable qu’il est partout.

Luniterre

 

 

Les amis portoricains et Cubains du comité international de solidarité d’Ana Belén Montés ont été quelque peu gênés ces derniers temps dans leur action par l’ouragan Irma.

Les liaisons ayant été rétablies, ils nous invitent à envoyer un petit mot à la maman Doña Emilia d’Ana Belén Montés et à sa sœur Lucy à l’adresse anabelenesnuestra@gmail.com pour leur témoigner notre solidarité à l’occasion du 16ème anniversaire de l’arrestation d’Ana. 

Vos messages leur seront retransmis le jour anniversaire, c’est-à-dire le 20 septembre.

J. Roussie

je vous cite le message envoyé par Julián Gutiérrez Alonso:

Compañer@s

Irma nos ha demorado en nuestra batalla por Ana Belén pero ya podemos seguir nuestra lucha.

El próximo día 20/9 Ana cumple 16 años de encierro y no quisieramos dejar pasar esa fecha sin hacer algo.

Por tanto les proponemos que le manden mensajes a la madre de Ana (Doña Emilia) y a su hermana Lucy mostrandoles nuestra solidaridad al cumplir 16 años de prisión por luchar por sus dos Islas queridas, Cuba y Puerto Rico, de un pájaro las dos alas, que acaban de ser azotadas por el potente huracán Irma lo que no evitará el huracán de solidaridad con Ana.

Les pedimos que envien sus mensajes al buzón anabelenesnuestra@gmail.com y estamos seguros que tal como hicimos cuando el cumpleaños de Ana en febrero y el día de las madres tanto Ana como su familia agradecera nuestra solidaridad. Les pido que difundan esta propuesta lo mas posible.


Seguimos en combate

 

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2016/01/rovics-vfj-song-for-ana.jpg?w=940

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Yémen, guerre impérialiste « oubliée », Ukraine, le fascisme en marche au cœur de l’Europe

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Yémen, Ukraine

 

Encore deux guerres

 

 

« oubliées »

 

PAR LES MÉDIAS OCCIDENTAUX

 

MAIS PAS

PAR LEURS VICTIMES !!

 

 

 

 

 

 

 

YÉMEN

« Le Royaume des Sabéens se situe au Yémen. . Sa situation géographique et un climat qui favorisent le développement de leur civilisation. La reine de Saba Balkis est décrite comme une belle femme, dotée d’une intelligence certaine et d’une grande sagesse. Fort cultivée. Elle décida de rencontrer Salomon. 3000 chameaux la suivent transportant de précieux cadeaux. Elle veut ainsi tester le désir et la sagesse du roi Salomon… »

C’était au bon vieux temps de l’Arabie Heureuse de l’encens et de la myrrhe qui était transportée, depuis les lieux de production situés dans l’actuel Yémen, par les caravanes de chameaux des Nabatéens jusqu’à Pétra, à partir de laquelle elle était redistribuée dans tout le bassin méditerranéen. Voilà pour l’histoire. Nous sommes dans le Yémen du XXIe siècle un pays qui n’a pas connu la paix depuis plus de cinquante ans. La nouveauté est l’hubris des Saoudiens qui veulent régenter le Moyen Orient et imposer leur vision de l’Islam tout ceci en payant le prix fort pour avoir les faveurs des Etats Unis avec lesquels ils viennent de conclure le contrat du siècle qui nous rappelle mutatis mutandis l’accord sur croiseur Quincy arrimé sur le Canal de Suez entre le roi Ibn Saoud et le président Franklin Delanoë Roosevelt : Les saoudiens confiaient leur pétrole aux Américains qui en retour leur assurait la sécurité voir l’impunité comme nous le voyons avec ce qui se passe au Yémen. Les saoudiens singeant l’empire ont créé une coalition hétéroclite de va-t-en guerre musulmans pour aller punir un autre pays musulman coupable de vouloir la liberté

On ne s’arrêtera pas d’attirer l’attention sur un drame à bas bruit qui est la mort lente d’un peuple devant l’indifférence de l’Occident pourvoyeur en armes de potentats arabes qui se disent musulmans et qui font subir le martyre à un peuple sans défense qui voulait aspirer à se déterminer lui-même. Il nous est souvent arrivé de dénoncer la politique abjecte d’Israël vis-à-vis des Palestiniens colonisés, mais ce qui se passe au Yémen n’a rien à y envier en termes de barbarie. Au-delà de la religion et de la géopolitique, il y a l’humanité et ce qui se passe au Yémen qui subit une démolition minutieuse de la part d’une coalition au petit pied de 10 pays pieds nickelés qui montrent leurs deltoïdes de libellules en face des damnés de la Terre.

Petit rappel des causes du conflit

Cette description du journal, L’Express il y a deux ans nous permet de mesurer l’étendue du deux poids, deux mesures : « Deux guerres au Moyen-Orient, l’une largement médiatisée, l’autre ignorée. La Syrie et le Yémen ont pourtant des points communs : un conflit intérieur né dans le sillage des Printemps arabes, mais vite internationalisé. Des crimes commis contre la population civile et un désastre humanitaire. Dans un cas, la France et les autres pays occidentaux dénoncent avec force ces violences. Dans l’autre, Paris, Londres et Washington, non contents de garder le silence sur les bombardements meurtriers de la coalition menée par l’Arabie saoudite, continuent de lui vendre des armes. Explications de ce deux poids, deux mesures. » (1)

« Le Yémen, comme la Syrie, est secoué par une révolte contre son régime tyrannique, en 2011 : Ali Abdallah Saleh a passé 32 ans au pouvoir – la dynastie Assad 41 ans à Damas. Au Yémen, Saleh est chassé en janvier 2012. Quelques mois plus tard, il s’allie avec la rébellion houthiste, qu’il avait combattue quand il était président. Quittant leur zone d’influence, dans le nord du pays, en 2014, les rebelles s’emparent de la capitale yéménite avant de pousser l’avantage jusqu’à Aden, dans le sud » (1)

« C’est pour stopper cette avancée – soutenue par l’Iran, accuse Riyadh que, à la tête d’une coalition de dix pays, l’Arabie saoudite déclenche, le 25 mars 2015, une intervention militaire. Arguant de la légitimité -contestable- du président Abd Rabo Mansour Hadi, les pays occidentaux donnent leur aval à l’opération. Autre similitude avec la Syrie, la perte de contrôle, sans doute durable, de vastes pans du territoire par les forces gouvernementales. Au Yémen, c’est au profit des Houthistes et d’Al-Qaïda. Aujourd’hui, l’internationalisation de la crise au Yémen a contribué à y creuser la fracture confessionnelle, une évolution qu’a également connue la Syrie. Le « Nord », contrôlé par la rébellion houthiste, de confession zaïdite, fait face au reste du pays, sunnite. « Des identités reconstruites, peu opérationnelles avant la guerre », selon le chercheur Laurent Bonnefoy. Ce schisme a été accentué par l’hostilité de l’Arabie saoudite, leader autoproclamé du monde sunnite, et de l’Iran chiite, impliqués, à des degrés divers, dans les deux conflits. » (1)

Le commerce florissant des armes de destruction massive des Yéménites

Les massacres de masse des Saoudiens au Yémen, sont tus par les médias et par les pourvoyeurs d’armes : « La complexité du Yémen lit-on dans l’Express, a conduit les pays occidentaux à s’en désintéresser. « Ils se sont contentés de laisser filer et de sous-traiter la crise aux Saoudiens », déplore Laurent Bonnefoy. Et pas question de suspendre les juteuses ventes d’armes aux monarchies du Golfe : Riyadh est le deuxième plus gros importateur d’armement au monde, ses importations ont triplé sur cinq ans, rappelle le Grip. En 2015, 75% des armes vendues par la France l’ont été à l’Arabie saoudite. (…) « Le débat est vif au Royaume-Uni, au Canada, mais pas en France », s’interroge Cédric Poitevin. « Nos exportations d’armement sont conformes à nos engagements internationaux, notamment aux dispositions du traité sur le commerce des armes et de la position commune européenne », répond le Quai d’Orsay. Ces règles prévoient que les Etats de l’UE doivent s’abstenir « en cas de non-respect du droit international humanitaire, si la technologie exportée risque d’aggraver des conflits internes » ou « représente une menace pour la stabilité régionale ». Des notions « sujettes à interprétation », selon Cédric Poitevin, qui permettent à la France de s’asseoir sur les protestations des défenseurs des droits humains » (…)L’Union européenne a imposé dès le mois de mai 2011 un embargo sur les armes à destination de la Syrie, après que la répression des manifestations avait fait plus de 600 morts. Rien de tel au Yémen, où l’Occident ne remet pas en cause la légitimité de l’intervention saoudienne, selon Cédric Poitevin, seulement ses modalités ». » (1)

Près de 380 milliards de dollars de contrat pour Trump tel est le deal pour laisser les Saoudiens massacrer les Yéménites en accord avec les intérêts géopolitique des USA et d’Israël, donc tout va bien… Kathy Kelly co-coordonne Voices for Creative Nonviolence accuse nommément les Etats- Unis, elle écrit : « (…) Pendant ce temps, les fabricants d’armes américains, dont General Dynamics, Raytheon et Lockheed Martin, profitent massivement des ventes d’armes à l’Arabie saoudite. En décembre 2016, Medea Benjamin a écrit : « Malgré la nature répressive du régime saoudien, les gouvernements américains ont non seulement soutenu les Saoudiens sur le plan diplomatique, mais aussi au plan militaire. Sous l’administration Obama cela s’est traduit par des ventes massives d’armes, à hauteur de 115 milliards de dollars ».(…) Nous devons faire en sorte d’être assez nombreux pour que nos voix soient entendues lorsqu’elles s’élèvent en faveur des habitants du Yémen. » (2)

Pour aller plus dans l’horreur, en apprenti sorcier l’Arabie saoudite utilise des armes à sous-munition radioactive qui vont faire des dégâts avec le temps : « La coalition arabe menée par l’Arabie saoudite au Yémen a de nouveau utilisé des armes à sous-munitions dans sa guerre contre les Houthis, selon Amnesty International. Il n’y a pas de guerre « propre », mais celle menée au Yémen est particulièrement sale. (…) Régulièrement accusée d’avoir tué des civils lors de ses bombardements aériens, elle avait admis le 19 octobre avoir fait « un usage limité » de bombes à sous-munitions britanniques de type BL-755. L’Arabie saoudite avait par la même occasion fait savoir qu’elle n’utilisait désormais plus ces bombes. » (3)

Une épidémie majeure « du jamais-vu »

Déjà en 2016, un an après le début de l’intervention saoudienne, de 4000 à 6000 civils ont été tués au Yémen. Les ONG dénoncent une situation humanitaire désastreuse. Selon l’ONU, plus de 21 millions de Yéménites (contre 13, 5 millions de Syriens) dépendent d’une aide humanitaire d’urgence. « L’extrême pauvreté du Yémen a constitué un facteur aggravant, constate Isabelle Moussard-Carlsen de Action Contre la Faim. Avant la guerre, le Yémen importait déjà 90% de ses besoins alimentaires. » (1)

Pour Felipe Herrera Aguirre Metro : « Dans l’ombre du conflit, une épidémie sans précédent de choléra ravage également le petit pays de la péninsule d’Arabie. Nous sommes rendus à près d’un demi-million de cas et à près de 2000 décès. C’est une épidémie majeure, du jamais-vu. En comparaison, il y a eu 172 000 cas suspectés dans le monde en 2015, selon l’Organisation mondiale de la santé. Ici, dans un seul pays, on dépasse 500 000 cas en moins de 4 mois. Un Yéménite sur 54 aurait développé le choléra. Il s’agit d’une conséquence directe du conflit armé. Le choléra est présent dans l’eau et se transmet rapidement dans des environnements pollués (…) Il y a plusieurs défis. L’un d’eux est l’absence de respect des lois de la guerre par les différents groupes impliqués au Yémen. Viser les civils, les infrastructures comme les usines de traitement des eaux, les égouts et les hôpitaux est interdit par la loi internationale. Pourtant, cela se produit toujours. Un autre obstacle est la restriction des importations. Avant le conflit, le Yémen importait 90% de ses biens. Depuis, les importations ont diminué de moitié. Malheureusement, nous ne voyons aucun signe d’amélioration en ce moment. En matière de santé publique, avec un système de santé à genoux, on peut se demander ce qui va suivre l’épidémie de choléra. » (4)

Marianne Meunier du journal la Croix va plus loin elle écrit : « La guerre au Yémen a aggravé tous les maux du pays le plus pauvre du Moyen-Orient. Les 27 millions d’habitants que compte le Yémen n’ont aujourd’hui guère d’autre possibilité pour recevoir des soins. Deux ans et cinq mois d’affrontements entre les partisans du président élu, Abd Rabbo Mansour Hadi, épaulés par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite, et les rebelles houthistes, soutenus de façon distendue par l’Iran, ont eu raison de l’infrastructure sanitaire du pays, qui fonctionne à 45% tout au plus. Ayant tué près de 8 000 personnes, les combats ont aussi fait près de 45 000 blessés Une situation qui a conduit le Conseil de sécurité des Nations unies à évoquer, le 9 août, un risque de famine. le choléra, réapparu en avril dernier après une première épidémie en 2016, qui a contaminé plus de 450 000 personnes et fait plus de 2 000 morts » (5).

« La saison des pluies, poursuit elle, en cours, pourrait favoriser sa prolifération et porter le nombre de malades à 600 000 d’ici à la fin de l’année, prévient le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr). Le blocus accentue la difficulté du travail des ONG. Celles-ci peuvent accéder au pays par le port d’Aden, dans le sud, et l’aéroport de Sanaa, Au début de l’année, les Nations unies ont lancé un appel à l’aide pour le Yémen. Sur les 2,1 milliards de dollars (1,79 milliard d’euros) espérés, 1,1 milliard de dollars (940 millions d’euros) a été promis, pour l’essentiel lors d’une conférence organisée à Genève, en avril. L’Arabie saoudite a promis de verser plus de 33 millions de dollars (28 millions d’euros) à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre la maladie. » (5)

La terreur des enfants au quotidien

Peut on s’habituer à la mort au quotidien ? Assurément non ! Pourtant nous nous apercevons que l’horreur devient chaque fois plus « horrible » à chaque nouveau massacre Pour rappel Une frappe ayant visé une cérémonie de funérailles à Sanaa en octobre 2016 avait fait plus de 140 morts, tous des civils. Quelles sont ces lois de la guerre et autres conventions de Genève sur la protection des civils ? Et que valent -t-elles ? Quand on apprend que des civils dont des enfants, ont fait hier encore les frais de la guerre d’agression menée par l’Arabie Saoudite au Yémen, qui ont fait état de la mort d’au moins 16 personnes lors d’un raid de l’aviation de la coalition arabe, dirigée par Riyad depuis mai 2014.

Lyès Menacer du journal Liberté nous en parle : « Au moins 22 autres personnes ont été blessés lors de ce raid qui visé un immeuble dans la circonscription d’al-Wihda, selon l’agence de presse yéménite Saba. D’importants dégâts matériels ont été également enregistrés lors de quatre autres frappes aériennes sur d’autres quartiers dans la capitale Sanaa, selon la même source. Ce bilan s’ajoute à celui fourni par l’ONU jeudi et qui a fait état de la mort d’au moins 58 civils en moins d’une semaine (du 17 au 24 août), a dénoncé le Haut-Commissariat de l’ONU au droit de l’homme, dans un communiqué. Parmi les victimes de ces bombardements figurent des enfants, a ajouté l’organisation onusienne. Mohamed Ahmed, qui habite dans l’un des bâtiments détruits par l’aviation saoudienne a raconté à l’AFP avoir avec d’autres résidents retiré neuf corps des décombres dont des enfants d’une même famille et les avoir transportés à l’hôpital. Quand la roquette est tombée, un des bâtiments s’est immédiatement écroulé, entraînant la destruction du second, a témoigné M. Ahmed. D’après lui, des habitants ont pu se sauver à temps, d’autres ont en revanche ont été bloqués sous les décombres. (…) Depuis le début de la guerre au Yémen fin 2013, les civils ont constitué les principales victimes de ce conflit interne, opposant les Houthi au président Abd Rabbo Mansour Hadi (…) Mercredi, un raid qui a visé un hôtel près de Sanaa qui a fait 33 morts, alors que six autres civils ont péri dans un autre raid contre une maison dans la province de Sanaa. Selon l’ONU, “dans tous les cas mentionnés, des témoins ont affirmé qu’il n’y avait eu aucun avertissement qu’une attaque était imminente”. “En 2017, le nombre de raids par mois est trois fois supérieur à l’an dernier et les affrontements armés recensés chaque mois ont plus que doublé”, s’est inquiété vendredi dernier le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O’Brien » (6)

La guerre au Yémen, un spectacle sportif ?

Le témoignage pathétique de Shireen Al-Adeimi née à Aden, dans le sud du Yémen. Elle prépare actuellement un doctorat à la Harvard Graduate School of Education. Le texte ci-dessous est un Twit qu’elle a publié le 11 août 2017. : « La guerre contre le Yémen fait rage, pourtant, le sort des Yéménites ne reçoit toujours pas l’attention qu’il mérite de la part des médias et des politiciens. Alors que les riches Etats arabes bombardent le Yémen avec des armes sophistiquées (achetées à l’Occident) et embauchent des mercenaires pour leurs troupes au sol, beaucoup de gens et d’organes (par exemple, l’ONU) ont peur de s’opposer aux Saoudiens parce qu’ils ont besoin de leur argent ou parce qu’ils sont eux-mêmes impliqués dans le conflit et / ou en profitent (par exemple, les Etats-Unis et l’Angleterre) » (7)

« Alors, l’ONU exprime ses « inquiétudes » et le Royaume-Uni son désir de « trouver une solution politique », tout en se remplissant les poches du prix du sang des Yéménites. Le Yémen est-il devenu un spectacle sportif ? Depuis deux ans et demi, les corps émaciés des enfants yéménites ou leurs cadavres envahissent nos écrans. Est-ce de l’impuissance ou de l’indifférence ? Je ne sais pas. Sommes-nous « loin des yeux, loin du coeur » ? Je ne sais pas. Quelqu’un m’a dit, une fois, que les enfants yéménites n’étaient pas assez « photogéniques » pour susciter de l’empathie. Est-ce du racisme, de la discrimination ? Je ne sais pas. Ou bien, les portefeuilles yéménites ne sont pas assez bien remplis pour acheter ou exiger l’attention, la condamnation et l’action du reste du monde ? Je ne sais pas non plus. » (7)

« Ce que je sais, conclut l’étudiante yéménite aux Etats Unis, c’est que le monde nous regarde. Il regarde nos enfants mourir de maladies guérissables comme le choléra parce qu’ils n’ont pas accès à de l’eau potable. Il regarde nos enfants mourir de faim au milieu d’immenses richesses mondiales parce que leurs parents n’ont pas les moyens d’acheter le peu de nourriture encore disponible. Il regarde nos concitoyens, enfants, femmes et hommes, se faire tuer par les raids aériens des Saoudiens soutenus par les États-Unis, sur leurs maisons, leurs écoles et leurs hôpitaux. Et lorsque nous demandons seulement que nos articles soient diffusés plus largement, on nous envoie promener (on m’a répondu qu’il n’y a que quelques dizaines de personnes qui s’intéressaient). Je pleure les enfants dont les petits corps ont abandonné le combat de la survie pendant les quelques minutes que vous avez passées à lire ce twit. Et je prie pour le Yémen. » (7)

Ceci rappelle l’indifférence de l’ONU de Koffi Annan devant la mort de 500 000 enfants,du fait d’un embargo inhumain, mais c’était pour Marguerite Albright le prix à payer pour faire partir Saddam. Aux dernières nouvelles il n’y a pas d’avancée pour la paix. L’Iran, accusé de soutenir au Yémen les rebelles chiites Houthis, ne peut pas contribuer à une solution dans ce pays en guerre, a affirmé le 21 aout 2017 à New York le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abdulmalik al-Mekhalafi adoubé par la « coalition ». L’Iran est une partie du problème, pas la solution

Il y a deux ans j’écrivais ces lignes qui n’ont pas pris une ride Que dire en conclusion ? La situation n’est pas limpide loin s’en faut ! Cependant, quelques faits objectifs : les potentats arabes ont atteint le fond en termes de dignité. Au lieu d’être fascinés par la science et le savoir, ils s’équipent jusqu’aux dents pour porter la guerre soit à leur peuple soit entre eux. Qu’il nous suffise de savoir que l’Arabie saoudite a acheté aux Etats-Unis pour plus de 70 milliards de dollars d’armement »(8)

Il en est de même des autres potentats qui dépensent l’équivalent de 200 milliards de dollars en armes fournies gracieusement par un Occident qui divise pour régner. Les Iraniens ; eux, sont une puissance technologique qui avance malgré toutes les entraves occidentales et israéliennes. Quel est le pays arabe qui peut lancer des satellites ? Qui peut fabriquer son propre armement ? Qui peut maîtriser l’atome ? En définitive, ces rodomontades n’augurent rien de bon. C’est à se tordre de rire si ce n’est pas tragique d’apprendre la résolution des pays arabes qui s’inventent une force d’intervention rapide pour mater toutes les remises en cause d’un Ordre, celui des tyrans en place, mais plus globalement celle de l’Empire qui adoube, série, dicte norme, décide du bien et du mal. Les peuples arabes n’ont pas des dirigeants éclairés, c’est cela leur malheur. Ce n’est pas demain qu’ils se décoloniseront mentalement. Le spectre de schismes de l’Islam est un faux nez, la seule vraie révolution qui aurait pu en son temps réussir, ce fut celle de la résurrection « El Baâth » d’un Monde arabe nationaliste, qui n’instrumente pas la religion. Les Nasser, les Saddam, les Assad, et même le trublion Kadhafi, avaient une certaine idée de l’Etat de la Nation arabe. Nous savons tous comment ils furent éliminés. » (8)

Rien à ajouter si ce n’est que le nombre de Yéménites qui sont morts a été décuplé. On dit que parmi les signes de la fin du monde musulman il y aura un feu du côté du Yémen, serait-ce ce signe ?

1. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/conflit-au-yemen-conflit-en-syrie-deux-poids-deux-mesures_1776015.html

2. http://www.counterpunch.org/2017/03/22/reality-and-the-u-s-made-famine-in-yemen/

3. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/yemen-la-coalition-arabe-persiste-a-utiliser-des-armes-a-sous-munitions_1887335.html

4. http://journalmetro.com/monde/1186745/cest-une-epidemie-majeure-du-jamais-vu-au-yemen/

5.Marianne Meunier, http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Yemen-catastrophe-desastre-2017-08-20-1200870760 .

6. Lyès Menacer http://www.liberte-algerie.com/international/qui-arretera-les-massacres-saoudiens-au-yemen-276117

7.Shireen Al-Adeimi

http://www.moonofalabama.org/2017/08/-shireen-al-adeimi-has-the-war-in-yemen-become-a-spectator-sport.html

 

8. Chems Eddine Chitour https://www.legrandsoir.info/le-yemen-dans-la-tourmente-adieu-l-arabie-heureuse.html

 

Article paru sur le journal:

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/274169-le-monde-civilise-regarde-ailleurs.htm

Pr.C.E. Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 

SOURCE : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/alors-que-le-yemen-se-meurt-le-196208

 

 

 

UKRAINE

 

 

L’Ukraine semble bien décidée à enterrer définitivement les accords de Minsk et à relancer la guerre dans le Donbass, en entraînant la Russie avec

 

Suite au défilé de l’OTAN et aux déclarations délirantes des officiels américains sur l’agression russe imaginaire dans le Donbass, et la nécessité pour la Russie de retirer des troupes qui n’ont jamais été là, tous attendaient de voir quelle forme cette déclaration de guerre allait prendre.

Comme je le craignais il y a un mois et demi en arrière, il semble que l’ébauche de la loi de réintégration du Donbass qui va être votée par la Rada, sera la version déclarant ouvertement la Russie comme étant le pays agresseur, et les territoires actuels des deux républiques populaires comme étant des territoires occupés. L’usage de la force militaire pour les récupérer serait alors justifiée par cette loi, qui permettrait aussi d’instaurer la loi martiale (permettant au passage de faire taire totalement toute dissidence, voire de liquider en toute légalité ceux qui rêvent de renverser Porochenko, comme Avakov, Tymochenko, ou Tourtchynov).

Pourquoi un tel revirement ? Parce que les néoconservateurs américains en ont assez du statut quo des accords de Minsk, ils sont en train de perdre la guerre en Syrie, leurs marionnettes de Daech se faisant exterminer par l’armée syrienne épaulée par l’aviation russe. Alors il leur faut allumer un autre brasier pour déclarer la guerre à la Russie par procuration. Ils ont besoin de cette guerre, sans laquelle le système américain tout entier va s’effondrer.

Et comme les armées des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) respectent le cessez-le-feu, les multiples provocations de l’armée ukrainienne durant l’été n’ont pas réussi à leur faire franchir la ligne rouge qui aurait permis à Kiev de justifier une future grande offensive.

Porochenko étant trop timoré, les néoconservateurs ont commencé à le mettre sur un siège éjectable en activant les groupuscules néo-nazis et la presse occidentale aux ordres, histoire de lui montrer que nul n’est indispensable en ce monde, et que s’il ne se décidait pas à être aussi radical que les groupuscules néo-nazis ukrainiens sus-mentionnés, ils allaient placer ces derniers au pouvoir.

Porochenko a parfaitement compris l’avertissement et n’a pas l’intention de finir comme son prédécesseur (Viktor Ianoukovytch), voire pire. Il va donc obéir, et mettre lui-même le feu aux poudres (et si ça foire, il sera désigné comme responsable, comme Saakachvili en Géorgie).

C’est la représentante du président à la Rada, Irina Loutsenko, qui a lâché le pavé dans la mare. D’après elle le projet de loi est prêt à 99,9 % pour être soumis au vote du parlement.

« Pour la première fois, la notion que la Russie est un état agresseur sera introduite au nouveau législatif », a-t-elle déclaré.

Mais l’Ukraine ne veut pas perdre les fonds du FMI dont elle a un besoin vital pour survivre. Or le règlement du FMI interdit de prêter à un pays en guerre. L’Ukraine va donc mentionner dans cette loi une référence à l’article 51 de la charte de l’ONU sur l’auto-défense. L’Ukraine ne serait donc pas en guerre, elle se défend simplement. Quand on dit que le diable se cache dans les détails. Le pire est que les autorités ukrainiennes ne cachent même pas pourquoi elles n’appellent pas un chat, un chat.

« Cela signifie que l’Ukraine a le droit de se défendre. Une fois de plus, ce n’est pas une guerre, mais de l’auto-défense. C’est pour que le Fonds Monétaire International nous donne des ressources, c’est pour les investisseurs, » a-t-elle ajouté.

Le plus magique dans l’histoire, c’est que la Russie fait partie du FMI, et se retrouverait donc à financer un pays qui l’a déclaré comme état agresseur. Kafka doit se retourner dans sa tombe. On marche complètement sur la tête avec ce projet de loi. Sans parler des immigrés ukrainiens vivant et travaillant en Russie qui vont se retrouver (ainsi que leur famille restée en Ukraine) dans une situation des plus compliquées, pour ne pas dire bizarre.

Cette loi, permettrait aussi à l’Ukraine de se défausser de sa responsabilité pour les crimes de guerre de son armée dans le Donbass, et de rejeter la faute sur l’état agresseur, comme l’a déclaré Rouslan Bortnik, le directeur de l’Institut Ukrainien d’Analyse et de Gestion Politique.

« Cette définition va bloquer la possibilité pour les résident du Donbass de lancer des poursuites judiciaires auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), puisque cela permettra à l’Ukraine d’ignorer ces plaintes et de dire que sa souveraineté ne s’étend pas aux territoires occupés, » a-t-il expliqué.

En gros, « si les gens sont bombardés par notre armée, ce n’est pas de notre faute, c’est la faute des Russes ». Le cynisme à l’état pur. Pour lui, cette définition dans la loi ukrainienne pourrait aussi donner des arguments supplémentaires à Kiev dans son conflit judiciaire avec la Russie face à la Cour Internationale de Justice de l’ONU.

Pour le politologue ukrainien, Andreï Zolotarev, reconnaître la Russie comme étant l’état agresseur, reviendrait de fait à dénoncer unilatéralement les accords de Minsk. Kiev serait alors celle qui briserait les accords de Minsk tout en pouvant continuer à venir jouer les victimes et les pleureuses en hurlant à l’agression russe, en priant pour que la Russie intervienne pour de vrai, pour fignoler le tableau.

En plus de ne pas respecter la nouvelle trêve (33 violations du cessez-le-feu de lundi à mardi, et 84 obus tirés hier soir sur le territoire de la RPD), établie pour permettre à la rentrée scolaire de se faire dans le calme, l’Ukraine s’apprête à renforcer le blocus économique, cette fois avec la Russie. Les radicaux se sont en effet préparés à bloquer toute fourniture de charbon à l’Ukraine depuis la Russie. Quand les Ukrainiens souffriront du froid ou de coupures d’électricité cet hiver, la propagande de Kiev leur dira que c’est de la faute de la Russie.

Et les États-Unis rajoutent de l’huile sur le feu, en livrant des armements « défensifs » à l’Ukraine, dont certains sont déjà arrivés dans le Donbass. Mais au vu de la vitesse à laquelle l’Ukraine perd son armement, et son armée (entre désertions, morts hors combat, alcoolisme, et affrontements entre unités régulières et bataillons néo-nazis), les choses sont plutôt mal parties.

Sans compter que la Russie, avec Vladimir Poutine à sa tête, n’a pas l’intention de foncer dans le chiffon rouge qui lui est tendu par Kiev. Poutine sait quel rôle on veut lui faire jouer, et il ne le jouera pas. La Russie n’interviendra pas. Elle n’offrira pas ce prétexte à l’Ukraine, ni à l’OTAN de se servir de son intervention pour justifier une guerre de l’Europe contre la Russie. La RPD et la RPL étant parfaitement capables de se défendre contre l’armée ukrainienne, la Russie va laisser cette dernière se casser les dents définitivement contre les milices populaires lors d’un ultime chaudron « made in Donbass ». Et cette fois il n’y aura pas de Minsk III.

L’Ukraine pourra hurler par après que si elle a été battue c’est parce que la Russie est intervenue, et que si le pays s’effondre c’est parce qu’il a été vaincu par la Russie, légalement, sur le plan international, sans preuves solides, cela ne vaudra rien.

Ce plan américano-ukrainien sent tellement le sapin, que certains au sein de l’UE semblent d’un seul coup se réveiller, comme si ils comprenaient qu’il est temps de prendre ses distances avec le bourbier ukrainien. Le parlement européen a été le premier à ouvrir le bal, en déclarant vouloir s’attaquer au problème de la prolifération du néo-nazisme en Ukraine (sic) !!!

Il y a quelques propagandistes (pardon « journalistes ») français qui doivent avoir frôlé la crise cardiaque en lisant cette annonce. Eux qui nous avaient juré, la main sur le cœur, qu’il n’y avait pas de néo-nazis au pouvoir en Ukraine après le Maïdan, voilà que le parlement européen met les pieds dans le plat, parlant ouvertement de la glorification des collaborateurs des Nazis, des changements de noms de rues, des marches aux flambeaux, et des symboles nazis d’un certain nombre de bataillons ukrainiens. Oups.

Le second à être redescendu sur terre c’est Jean-Claude Juncker (peut-être a-t-il enfin décidé d’arrêter l’alcool), en déclarant que « l’Ukraine n’a rien à voir ni avec l’Union européenne, ni avec l’OTAN » (sic bis). Puis en ajoutant que « 60 guerres se déroulent actuellement, aucune d’entre elles n’a lieu sur le territoire européen, si on ne compte pas l’Ukraine ». En clair : si l’Ukraine veut faire la guerre à la Russie, ça sera sans nous !

Encore pire, au lieu de dire cela en privé à Porochenko, Jean-Claude Juncker lui a fait savoir sa position directement en public à la presse. Un véritable camouflet pour le président ukrainien.

Et histoire d’enfoncer le clou, Jean-Claude Juncker s’est aussi fendu d’une déclaration sur la nécessité pour l’UE de collaborer avec la Russie pour assurer sa sécurité :

« La surface des pays appartenant à l’UE est de 5,5 millions de kilomètres carrés. Le territoire russe en couvre 17,5 millions. Y a-t-il d’autres questions? », a-t-il déclaré. « Il est nécessaire de trouver un moyen de dialoguer avec la Russie au sujet de notre avenir commun ».

La prise de conscience va très loin, puisqu’il a poursuivi sur le rôle déclinant de l’UE à l’échelle internationale, et la nécessité de cesser d’agir en maîtres du monde :

« L’histoire évolue très rapidement, et parfois plus vite que nous ne la comprenons. Nous nous sentons et nous agissons comme des maîtres du monde, alors que nous devrions agir dès aujourd’hui de manière plus modeste », a ainsi souligné le président de la Commission européenne.

L’Ukraine et son patron, les États-Unis, vacillent de plus en plus, et cette instabilité systémique ne peut que déboucher sur la guerre ou l’effondrement (ce dernier pouvant d’ailleurs suivre la première option). Et si certains va-t-en guerre sont prêt à entraîner l’UE et l’OTAN dans leur sillage, d’autres semblent beaucoup moins prêts à se sacrifier au nom des intérêts américains.

Il faut s’attendre dans les semaines qui viennent à des attaques sous faux-drapeau après le vote de cette nouvelle loi à la Rada, afin que Kiev justifie la future offensive contre la RPD et la RPL au nom du soi-disant droit à l’auto-défense de l’Ukraine, qui n’est qu’un permis de génocider sa propre population sous couvert d’agression russe et d’occupation imaginaire.

Il est temps pour les instances internationales de se réveiller, et de mettre le holà à cette folie, avant qu’il ne soit trop tard.

Christelle Néant

SOURCE :

https://dnipress.com/fr/posts/lukraine-semble-bien-decidee-a-enterrer-definitivement-les-accords-de-minsk-et-a-relancer-la-guerre-dans-le-donbass-en/

 

Sur le même sujet :

« 31 morts en un mois de «trêve des moissons» au Donbass »

https://fr.sputniknews.com/international/201708251032791814-treve-des-moisson-donbass/

 

AU CŒUR DE L’EUROPE

 

ET LOIN DES CHIMÈRES

pseudo-« antifas »

 

LA  RÉSISTANCE

 

ANTIFASCISTE

 

AUTHENTIQUE

 

CONTINUE !!

 

 

Sergueï Iskrouk, l’expert ukrainien en criminalistique, avait en 2015-2016 travaillé sur l’affaire du massacre d’Odessa. Suite aux pressions qu’il a subies de la part des autorités ukrainiennes et de la part des organisations radicales, il a décidé de quitter le territoire de l’Ukraine et réalisé cet enregistrement vidéo le 24 juillet 2017 dans lequel il explique son geste et fait appel à la communauté internationale. (Oui, là-bas beaucoup de gens de bonne foi croient encore au bien fondé de ce terme !)

Réfugié à Donetsk, il avait donné une première conférence de presse le 9 août 2017.

 

Rappel : le 2 mai 2014, 42 civils – opposants au mouvement « Euromaïdan » – avaient été brûlés vifs dans la Maison des Syndicats à Odessa. Dans une indifférence quasi-totale en occident

SOURCES : http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/ukraine-appel-de-l-expert-74314

Chaîne Youtube Thalie Thalie : http://www.youtube.com/channel/UCV7ERqInGC_t8ndBe5qozqA .

 

 

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В начале мая 2017 года, в городе Санкт-Петербурге состоялась долгожданная встреча бойцов « Призрака » с ансамблем « Атаман ». Встреча была неформальной, на репетиции ансамбля. Из Кировска в Петербург прибыли небольшие подарки от батальона. Ребята приезжали к нам в батальон и дали концерт в прифронтовой зоне. Прямо в ангаре одной из рот:

СПРАВКА: Казачий ансамбль «АТАМАН» основан 14 октября 2003 года. Идея создания ансамбля – дать возможность одаренной молодёжи казачьего происхождения проявить свой исполнительский талант, заложенный предками. Со дня создания ансамбля образовался уникальный по своему составу коллектив. Бо́льшая часть участников – выходцы из Всевеликого войска Донского, Кубанского, Терского, Уральского и Сибирского казачьих войск. Возраст участников ансамбля от 17 до 35 лет.

http://mozgovoy.info/index.php

POUR NE PAS OUBLIER LE COMBAT

D’ALEXEÏ MOZGOVOÏ !!

Le manifeste social du commandant Mozgovoï:

 

Sur le même thème et sur le combat d’Alexeï Mozgovoï:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/14/le-manifeste-social-dalexei-mozgovoi/

https://solydairinfo.wordpress.com/2016/04/19/loin-des-nuits-debout-resistance-antifasciste-a-marioupol-donbass/

https://solydairinfo.wordpress.com/2016/05/22/antifascisme-23-mai-10-poemes-dalexei-mozgovoi/

 

 

 

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Autour d’Ana Bélen Montés, le combat continue!

 

 

 

 

Reçue récemment, une correspondance de Jacqueline Roussie et Maurice Lecomte, au sujet de ce difficile combat.

Mais c’est une partie du combat de tous ceux qui refusent la fatalité du capitalisme et de l’impérialisme.

Une partie du combat de tous ceux qui pensent que les bruits de bottes impérialistes qui montent partout, c’est à dire partout où elles ne sont pas déjà en train d’écraser les peuples et les nations, ces bruits de bottes ne sont pas encore le résultat d’une résignation, et que la résistance peut s’étendre et triompher.

« Ana est hélas toujours en prison, et son cancer  d’un sein ne lui facilite pas sa vie de recluse.

Le 21 septembre sera le 16ème anniversaire de son arrestation, aussi nous avons décidé d’écrire  aux « procédures spéciales » du conseil des droits de l’homme de l’ONU, avec une copie à la croix rouge internationale, et une autre à la maison Blanche.

Voici donc la lettre que nous avons envoyée le 21 août 2017:

 

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Conseil des Droits de l’Homme                                                                                 Le 21 août 2017

« Division des Procédures Spéciales »

C/O OHCHR-UNOG-14 Avenue de la Paix

1211 Genève 10

Suisse

Mesdames, Messieurs,

Dans la situation où le monde se trouve aujourd’hui, le combat pour la paix est un impératif qui s’impose pour contrecarrer les dérives multiples et répétées vers la guerre, laquelle sévit d’ores et déjà dans de nombreux endroits. Avec les armes dont disposent les pays, elle pourrait être mondiale, avec le risque d’anéantissement de l’humanité et peut-être même de la vie sur terre.

L’essence de l’ONU est d’éviter les guerres et d’aider à la résolution pacifique des conflits. Ce n’est pas tâche facile. De tous temps des pacifistes internationalistes ont œuvré pour éviter le pire. Ana Belén Montés en fait partie, et c’est à son sujet que nous vous écrivons aujourd’hui.

Ana est simple, modeste et déterminée. C’est une grande dame, enfermée depuis maintenant 16 années dans de rudes conditions d’isolement à l’hôpital psychiatrique pour femmes de la prison de Carswell au Texas. Son arrestation remonte au 21 septembre 2001. Elle a été condamnée pour espionnage et si nous n’agissons pas, elle restera confinée dans cet univers hostile jusqu’en janvier 2023. Elle assume pleinement ses actes dictés par sa conscience. Elle était analyste de première catégorie à la DIA, spécialiste de Cuba, et avait accès à presque toute l’information sur l’Ile dont disposait la communauté du renseignement, en particulier sur les activités militaires cubaines. De par son rang, elle était membre du très secret « groupe de travail inter agences sur Cuba », qui rassemble les principaux analystes des plus hautes agences de renseignements des Etats-Unis, comme la CIA par exemple. Elle avait remis à Cuba, sans contre partie financière, l’information lui permettant de connaître les plans d’agression des Etats-Unis contre l’île.

Non seulement cette femme courageuse a évité à Cuba des attentats, mais elle a aussi empêché les Etats-Unis de se lancer dans une aventure sanglante contre ce pays. Alors que les Etats-Unis n’attendaient qu’un prétexte pour intervenir, contre toute attente, elle a rédigé un rapport remis au Pentagone en 1998 prouvant que Cuba n’était pas une menace pour les Etats-Unis.  Son geste s’inscrit parfaitement dans le cadre des raisons d’exister de l’ONU.

L’article 2 de la charte de l’ONU qui recommande de  «  Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde », va dans le sens de ce qu’a déclaré Ana dans son plaidoyer lors de son procès avant l’annonce de sa sentence:

« Il existe un proverbe italien qui peut-être, décrit le mieux ce que je crois :

Le monde entier n’est qu’un seul pays. Dans ce pays mondial, le principe d’aimer son prochain comme soi même, est le guide essentiel pour des relations harmonieuses entre tous les pays.

Ce principe implique tolérance et compréhension pour la façon de se comporter envers les autres. Il implique que nous traitions les autres nations comme on aimerait être traité : avec respect et considération. C’est un principe que, malheureusement nous n’avons jamais appliqué à Cuba.

Votre honneur, je suis devant vous aujourd’hui pour une activité à laquelle je me suis livrée parce que j’ai obéi à ma conscience plutôt qu’à la loi. Je crois que la politique de notre gouvernement vis-à-vis de Cuba est cruelle et injuste, profondément agressive, et je me suis sentie moralement dans l’obligation d’aider l’île à se défendre contre nos efforts de lui imposer nos valeurs et notre système politique. Nous avons fait preuve d’intolérance et de mépris à l’égard de Cuba depuis plus de 40 ans. Nous n’avons jamais respecté le droit pour Cuba de choisir sa propre voie vers ses propres idéaux d’égalité et de justice. ( …).



Ma manière de réagir à notre politique Cubaine a peut-être été moralement condamnable. Peut-être que le droit pour Cuba d’exister libre de toute pression politique ou économique ne justifie pas les informations secrètes que j’ai transmises pour l’aider à se défendre. Je peux seulement dire que j’ai fait ce qui me paraissait être juste pour réparer une grave injustice. 



Mon plus grand désir est de voir des relations amicales s’établir entre les Etats-Unis et Cuba. J’espère que mon cas contribuera d’une certaine manière à encourager notre gouvernement à abandonner sa politique hostile envers Cuba et à collaborer avec la Havane dans un esprit de tolérance, de respect mutuel, de compréhension… »

Ana Belén Montés a aussi anticipé sur la politique des Etats-Unis envers Cuba, puisque ses paroles vont dans le sens de celles prononcées le 20 mars 2016 sur le sol cubain par le président Obama.

Cette femme souffre en plus d’un cancer du sein. Elle a subi début 2017 une mammectomie et a été traitée par radiothérapie. Une telle situation, déjà traumatisante pour n’importe quelle femme, est, dans son cas, vraiment inhumaine. Elle vit coupée du monde, de ses amis, de toute possibilité de soins alternatifs. La prison où elle est enfermée est une machine à la faire souffrir et à détruire sa personnalité.

Il nous semble que l’ONU se doit de soutenir Ana Belén Montes dans l’épreuve qu’elle traverse et d’exiger sa libération. En espérant que vous agirez dans ce sens, recevez l’expression de nos sentiments humanistes les plus sincères.

Jacqueline Roussie

Maurice Lecomte

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Jointes à cette correspondance, quelques nouvelles plus personnelles d’Ana, envoyées précédemment à ceux qui tentent de la défendre contre ses bourreaux impérialistes :

Chers tous, je vous embrasse

Merci de continuer à être solidaires d’Ana. Comme il se doit nous avons éprouvé des sentiments très divers : Une grande joie pour le triomphe que représente pour le peuple de Porto Rico (et pour les autres camarades solidaires) le retour d’Oscar dans son pays et auprès des siens. Et d’un autre côté la tristesse de voir qu’Ana n’a pas été libérée.

Comme vous le savez, Ana se remet d‘une mammectomie et est actuellement traitée par radiothérapie. Ce traitement est déjà très angoissant pour n’importe quelle femme, alors à plus forte raison quand elle se trouve en prison, loin de ceux qui lui sont chers et de la possibilité d’explorer des traitements alternatifs. Cela a été très difficile et douloureux, vous pouvez l’imaginer. Ana a survécu à tant, a résisté à des conditions d’enfermement si hostiles…

Je n’ai pas reçu de lettres d’elle depuis son opération, car elle ne peut se servir de sa main droite. Néanmoins, elle a un contact téléphonique avec sa mère. Elle est toujours l’objet de mesures administratives d’extrême sécurité, raison pour laquelle je m’exprime avec précautions. 

A Porto Rico le Groupe de Travail continuera à appuyer Ana. Maintenant plus que jamais nous en avons besoin. Notre objectif principal est de faire connaître son cas dans ses justes perspectives : les principes pour lesquels elle a lutté, la situation historique qui a été à l’origine de son action, la maladie dont elle souffre.

Je comprends qu’une campagne éducative fera basculer l’opinion publique en sa faveur, c’est à mon sens, une chose indispensable pour plaider pour sa libération. Je comprends aussi que la façon dont Ana se sentira appuyée et aimée rendra moins dur son enfermement. Je pense qu’il est vital d’insister sur l’appui humanitaire que mérite son cas. Nous ne devons pas non plus oublier le virage historique provoqué par les déclarations faites il y a deux ans par Obama.

 Beaucoup de camarades qui travaillent dans le Groupe ont aussi travaillé pour la libération d’Oscar. Sa libération nous a inspiré en tant que peuple. Un peuple uni, combattif, et qui persévère dans ses objectifs, et  finit par vaincre. J’ai confiance dans le fait que la lutte pour Ana va se diversifier et s’amplifier.

Nous fêterons son anniversaire le dimanche 26 février avec musique, poésie, et peintures, toutes inspirées d’Ana. Nous avons et continuerons à participer aux festivals populaires, aux rencontres religieuses et culturelles, aux manifestations artistiques, et à toutes les opportunités pour exposer son cas. Souhaitons que nous puissions parler directement avec elle !

Nous ne savons pas ce qui va se passer avec l’actuel gouvernement. Nous ne savons rien. Mais ne nous fermons à aucune éventualité. Pour cela il est important de continuer à faire connaître Ana. Je rêve que le jour de sa libération nous soyons nombreux à la connaître, pour pouvoir la recevoir et l’embrasser comme elle le mérite.

Merci de ne pas l’oublier, et comme dit Sean, Hasta la victoria, Siempre !

Avec affection et gratitude.

Miriam

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1917-2017 …Centenaire Révolutionnaire !! …Octobre vu de Russie …et vu d’ici !! (Nouvelle édition)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En cette année 2017, en Octobre,

la Russie Soviétique aurait pu avoir 100 ans…

Les capitalistes occidentaux ont réussi à persuader leurs peuples que l’URSS fut un échec d’un bout à l’autre, comme modèle de développement…

Alors que potentiellement, lors de sa dissolution, en 1991, elle était encore la seconde puissance mondiale.

Son effondrement devait être la «fin de l’histoire», la «libération des peuples de l’Est», le «développement économique par le capitalisme», etc…

Aujourd’hui, plus d’un quart de siècle après cette « libération », plus de 55% des Russes, même selon les instituts de sondage US, s’affirment nostalgiques de l’URSS, et Lénine et Staline y sont encore considérés parmi les chefs d’État russes les plus populaires, avec Poutine, alors que Gorbatchev et Eltsine sont carrément honnis, que cela « choque » l’Occident ou non!

Pourtant, le retour au pouvoir d’un parti communiste, même s’il en est d’influents, n’y semble pas imminent.

Gorbatchev, liquidateur de l’URSS en 1991, avait déjà depuis des années livré officiellement l’économie de son pays aux bandes maffieuses constituées par les gangs de racketteurs tout droit sortis des anciens goulags. C’était ce qu’il prétendait être la « perestroïka » (reconstruction) !! Parachevant cette ruine économique tragique et entraînant un appauvrissement généralisé de la population, sous l’ère Eltsine, ces gangs, les futurs « oligarques », se sont affrontés de manière sanglante pendant des années, jusqu’à ce que le clan Poutine, issu du KGB, prenne le dessus et impose son ordre, toujours en place, depuis 1999. Aujourd’hui, la Russie reste un état capitaliste «  émergent  », capable de défendre militairement son indépendance, mais d’une puissance financière à peu près équivalente à celle de l’Espagne, infiniment plus petite…

>>>Aujourd’hui la Russie Soviétique qui suscite la nostalgie n’est donc pas celle, dégénérée, de Gorbatchev, déjà ravagée depuis longtemps par le capitalisme, …mais bien celle qui est sortie de terre à l’issue de la Grande Révolution d’Octobre, il y a cent ans.

>>>Celle qui a émergé du néant, saignée à blanc par la 1ère guerre mondiale, puis par la guerre « civile », guerre soutenue en fait par toutes les puissances impérialistes occidentales, dont la France.

>>>Celle qui, dès 1917, organisait le pouvoir des Soviets, assemblées ouvrières et paysannes sur la société, alors que chez nous « démocratie » rime encore avec ploutocratie, oligarchie et surtout duperie !

>>>Celle qui, en 20 ans, est devenue, à partir d’un pays totalement ruiné, une puissance économique industrielle capable de résister à l’Allemagne Nazie, puissance dominante en Europe, et de la vaincre!

>>>Une nouvelle fois ruinée par cet effort immense, l’URSS se releva à nouveau en quelques années, sans déchoir de son rang de deuxième puissance mondiale

Mais avec les « réformes économiques » de Khrouchtchev, en fait déjà un rétablissement déguisé du capitalisme, s’ouvrira une ère de stagnation économique et de recul social, parachevée sous la « perestroïka » de Gorbatchev.

Néanmoins, de nombreux acquis sociaux de la première période y ont longtemps perduré, et suffisamment pour que l’on puisse comprendre à la fois la nostalgie actuelle et la méfiance à l’égard des divers «communistes», héritiers de l’ère Gorbatchev, bien qu’ils fassent mine de s’en défendre et n’hésitent pas à se référer formellement à Lénine et à Staline pour tenter de récupérer leur prestige de leaders historiques.

Les véritables communistes sont parfaitement conscients des légendes noires, mensonges et calomnies déversées par la bourgeoisie pendant des dizaines d’années sur leur propre histoire. Ils ne se contentent pas de proclamations nostalgiques mais tirent, dans un esprit critique constructif, les leçons utiles de l’histoire de l’édification de l’Union Soviétique, qui a rayonné un temps sur le tiers de la planète.

Leur but n’est pas de la reconstituer en l’état, mais de construire un nouveau projet d’alternative prolétarienne, à la fois digne du Grand Octobre et capable de répondre, en 2017, au chaos de la crise du capitalisme ainsi qu’à sa mascarade de démocratie, et notamment en Macronie !

« NOUS NE SOMMES RIEN ? SOYONS TOUT ! »

Eugène POTTIER – « L’Internationale »

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POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

ET ÉCONOMIQUE A LA CRISE!

Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.
(Fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

Célébrons OCTOBRE !

tml-info@laposte.net

https://tribunemlreypa.wordpress.com/

Le texte en version PDF 21 x 29,7 recto-verso:

TRACT OCTOBRE vf

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SOURCE: 

Tribune Marxiste-Léniniste

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/22/1917-2017-centenaire-revolutionnaire-octobre-vu-de-russie-et-vu-dici-nouvelle-edition/

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ÉGALEMENT REPUBLIÉ SUR…

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/08/23/1917-2017-centenaire-revolutionnaire-octobre-vu-de-russie-et-vu-dici-nouvelle-edition/

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ET AUSSI SUR:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/23/1917-2017-centenaire-revolutionnaire-octobre-vu-de-russie-et-vu-dici-nouvelle-edition/

 

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