Diplomatie

Palestine Capitale Jérusalem

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PaIestine

Nabil Inani – Palestine

9 décembre 2017

Assawra

https://i1.wp.com/mai68.org/spip2/IMG/png/Paris_manif-Palestine_9decembre2017.png

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi 9 décembre 2017 en France contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis et la venue du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu dimanche à Paris.

A Paris, ils étaient environ 400 place de la République à l’invitation des associations EuroPalestine et France Palestine Solidarité, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Ce n’est pas Trump qui décide du droit international (…) Il n’y a pas de peuple élu ! », a lancé Olivia Zemor d’EuroPalestine devant un public brandissant des drapeaux palestiniens.

« Jérusalem, capitale palestinienne ! », ont répliqué les manifestants. « Honte, honte ! », ont-il ajouté à propos de la rencontre prévue dimanche entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien à l’Elysée.

A Marseille, environ 500 personnes se sont rassemblées sur le Vieux Port en scandant les slogans « Israël, casse toi, la Palestine n’est pas à toi » ou « Nous sommes tous Palestiniens ».

« On part du principe que si les Etats-Unis ont pris cette décision, les autres vont suivre, et il faut réagir tout de suite », a expliqué à l’AFP Maud Sevestre, une des organisatrices de cette manifestation, en dénonçant « le génocide à ciel ouvert » à l’œuvre à Gaza.

Aux cris de « Palestine vivra, Palestine vaincra », ou de « Allahou Akbar », les manifestants, très jeunes pour la plupart, ont défilé dans le calme, en brandissant deux drapeaux géants de la Palestine.

A Lyon, quelque 300 personnes se sont rassemblées en bord de Rhône, brandissant des drapeaux palestiniens.

« La décision de Donald Trump met le feu à la poudrière », a déclaré à l’AFP Jérôme Faynel président du Collectif 69 Palestine et organisateur du rassemblement lyonnais.

« Il faut maintenant que l’Europe prenne l’initiative. Et la rencontre dimanche entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu pourrait être une bonne occasion d’élever la voix », a-t-il ajouté.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées également à Lille à la mi-journée à l’appel de l’association France Palestine Solidarité du Nord-Pas-de-Calais.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne « vise à mettre le feu aux poudres », a dénoncé Mireille Gabrelle, trésorière de l’association, regrettant la « position hypocrite » d’Emmanuel Macron qui « dénonce la décision de Trump et reçoit en même temps Netanyahu ».

Demonstrators wave flags as they take part in a protest in Paris on December 9, 2017, against US President Donald Trump’s recognition of Jerusalem as Israel’s capital. / AFP PHOTO / Zakaria ABDELKAFI

Source:

https://assawra.blogspot.fr/2017/12/manifestations-en-france-contre-la.html

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Mais la solidarité des états arabes est limitée, en pratique:

A Alger-centre, la police a empêché une manifestation pour la Palestine:

http://www.huffpostmaghreb.com/2017/12/08/manifestation-palestine-e_n_18759906.html

https://i2.wp.com/i.huffpost.com/gen/5623490/images/n-ALGERIA-POLICE-large570.jpg

Publication: Mis à jour:
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Ce vendredi 8 décembre 2017, la police a interdit une manifestation pour la Palestine à Alger. La decision de Trump sur le statut d’El Qods, décriée par l’Algérie et partout dans le monde, n’a pas constitué aux yeux des autorités une raison pour faire une exception à la sacro-sainte interdiction des manifestations dans la capitale.

Les manifestants qui ont répondu à un appel lancé la veille sur les réseaux sociaux à une manifestation à la Grande Poste contre la décision de Donald Trump de déclarer El Qods capitale d’Israël, ont été surpris par un important dispositif policier, des barrières et des contrôles empêchant tout rassemblement.

Quelques minutes après la prière du vendredi, de nombreux manifestants se sont dirigés vers la place en face de la Grande Poste à Alger pour exprimer leur colère et leur soutien à la Palestine. Mais des dizaines de policiers en tenue et en civil étaient déjà là.

Certains ont encerclé un groupe d’une dizaine de personnes, kéfiés et drapeaux de la Palestine en mains, en face de l’entrée de la poste. D’autres rodaient autour de l’esplanade et scrutaient les passants à la recherche d’éventuels sympathisants de la Palestine passibles de rejoindre le premier groupe.

En quelques minutes, la police a conduit plusieurs groupes de jeunes loin du lieu du rassemblement, de force parfois. Ils ont empêché certains de s’asseoir sur des bancs publics et contrôlé des téléphones pour effacer des photos. Un policier a même demandé à un jeune d’enlever le kéfié autour de son cou. Un autre agent a interpellé un passant ceint d’un kéfié, et lui a indiqué un autre chemin à prendre, loin du lieu du rassemblement.

Puis la police a décidé d’éparpiller même le groupuscule “toléré” à l’entrée de la poste, les obligeant à emprunter la rue Didouche Mourad. Sur le chemin, d’autres policiers attendaient aux sorties du métro d’éventuels manifestants pour les disperser vers les ruelles adjacentes.

Le dispositif s’étendait jusqu’à la fac centrale où des agents, armés de bâtons, semblaient plus nerveux qu’ailleurs.

“Je n’ai rien fait, j’étais en train de marcher!”, crie, en larmes, un adolescent qui affirme avoir été frappé par un policier.

Malgré ce quadrillage du centre de la capitale, des Algérois ont quand-même exprimé leur soutien à leur façon. Des drapeaux palestiniens sur les vitres des voitures ou des kéfiés habillant des carcasses de motos. Certains ont même lancé des “Falastine Chouhada”.

En fin d’après-midi, des policiers étaient toujours sur l’esplanade de la Grande Poste, obligeant des “suspects” à circuler, à aller voir ailleurs.

Des manifestations ont eu lieu dans la majorité des capitales de la région et un nombre de villes européennes, mais ce vendredi à Alger, des Algériens n’ont pas pu exprimer librement leur solidarité aux Palestiniens.

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Le « droit divin » au service de l’impérialisme – Allégeance de Washington à l’État-colon

Allégeance

de Washington

à l’État-colon

 

 

Par Bruno Guigue

Donald Trump vient d’annoncer que les USA reconnaissent Jérusalem comme la capitale d’Israël et que l’État hébreu, en tant qu’État souverain, “a le droit de déterminer sa propre capitale”. Cette décision est un camouflet infligé au droit international par la première puissance mondiale.

Colonisée et annexée par Israël, Jérusalem-Est est considérée par les Palestiniens comme la capitale de leur futur Etat. Pour l’ONU, c’est un territoire occupé en violation de la légalité internationale, comme l’affirmaient déjà les résolutions 242 et 338 du conseil de sécurité.

Mais cette décision est-elle vraiment une surprise ? Elle date de la campagne présidentielle de 2016, et Donald Trump n’en a jamais fait mystère. Boudé par Wall Street qui lui préférait Hillary Clinton, le candidat républicain voulait à tout prix allumer des contre-feux pour rattraper son retard. Il lui fallait obtenir des appuis auprès du lobby sioniste, au risque de voir la victoire lui échapper. Flairant le danger, Donald Trump s’est alors livré à son exercice favori : il a fait de la surenchère pour damer le pion à Hillary Clinton.

Invité à l’assemblée annuelle de l’AIPAC, le 21 mars 2016, Donald Trump fait l’impossible pour faire oublier ses déclarations antérieures. Il refusait de prendre position sur la question palestinienne tant qu’il ne serait pas à la Maison-Blanche. Il hésitait à dire si les États-Unis devaient reconnaître ou non Jérusalem comme capitale d’Israël. Il disait que l’Etat hébreu devait payer l’aide militaire octroyée par les USA. Désormais, c’est fini. En vingt minutes, il dit à son auditoire ce qu’il voulait entendre et il obtient des salves d’applaudissements. Debout, en “standing ovation”.

Il affirme qu’il est un “soutien de longue date et ami réel d’Israël”. Avec lui à la présidence des États-Unis, Israël ne sera plus traité “comme un citoyen de seconde zone” ! Interrogé le jour même par CNN, il déclare qu’il est prêt à déplacer l’ambassade US à Jérusalem. Manifestement décidé à faire mieux que Clinton, il accuse l’Iran d’être “le plus grand sponsor du terrorisme mondial”, d’établir en Syrie un nouveau front dans le Golan contre Israël, de fournir des armes sophistiquées au Hezbollah libanais, et de soutenir le Hamas et le Djihad islamique.

Mais ce discours complaisant n’a pas suffi. Délaissé par les siens, Trump sait qu’il manque de soutiens parmi les donateurs juifs du parti républicain. Ces bailleurs de fonds à l’ancienne, sponsors traditionnels du parti conservateur, sont rebutés par la rhétorique d’un candidat hostile au libre-échange et allergique au “système”. Ils préfèrent se tourner vers une candidate qui n’a jamais lésiné dans son soutien à Israël et au complexe militaro-industriel. Après tout, l’essentiel c’est le business. Pour Donald Trump, du coup, la tâche est rude. Afin d’inverser la tendance, il faut absolument faire quelque chose.

A neuf semaines du scrutin, le candidat républicain se résout à abattre sa dernière carte. Elle lui permettra, espère-t-il, de surpasser Hillary Clinton, de la prendre à revers sur son propre terrain. C’est alors qu’il rencontre publiquement Benyamin Nétanyahou, le 26 septembre 2016. A l’issue de cette entrevue, à New York, Trump promet de reconnaître Jérusalem comme “la capitale indivisible d’Israël” et d’y installer l’ambassade américaine s’il est élu à la présidence. Fabuleux cadeau à l’Etat d’Israël, violation du droit international, cette concession à l’occupant serait lourde de conséquences. Trump le sait. Mais il était difficile de faire mieux pour séduire le lobby.

Fin septembre 2016, la “future capitale de l’Etat palestinien” passe donc à la trappe. La “solution à deux Etats” fait les frais d’une course à l’échalote entre deux candidats qui ont rivalisé d’imagination pour flatter le lobby. Habiles marionnettistes, les amis de Nétanyahou ont manipulé les deux pantins désarticulés qui se disputaient un pouvoir fantoche. Vainqueur de cette compétition acharnée, Trump a décidé de balayer les illusions entretenues par ses prédécesseurs sur le rôle des USA. Il a emporté la mise le 8 novembre 2016. Nous sommes le 6 décembre 2017. Il aura mis un an à payer l’addition.

En reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël, en y installant leur ambassade, les USA offrent au projet d’Etat palestinien un enterrement de première classe. Ils donnent eux-mêmes le coup de grâce à un “processus de paix” dont ils furent les parrains. “L’heure est venue”, a déclaré Donald Trump devant les chaînes de télévision le 6 décembre. L’heure était donc venue, pour Washington, de balayer tout espoir de paix. A la face du monde, le président américain vient de déclarer que la partie est finie. Quitte à décrédibiliser ses alliés arabes, il proclame que le fait accompli colonial en Palestine est irréversible.

Ruinant par avance toute perspective de négociation, ce geste spectaculaire trahit l’allégeance de Washington aux intérêts de l’Etat-colon. A quoi bon négocier si l’enjeu de la négociation (la possibilité d’un Etat palestinien ayant Jérusalem-Est pour capitale) est pulvérisé par Washington ? Paradoxalement, cette ultime reddition américaine aux exigences israéliennes sonne le glas d’une illusion à laquelle les autres puissances, occidentales ou arabes, feignaient de croire encore. Donald Trump vient de leur administrer une douche froide, en leur rappelant qui est le leader du “monde libre”.

Mais il y a plus. En validant la rhétorique israélienne sur “Jérusalem réunifiée”, le président américain restaure également la primauté du théologique sur le politique. Les prétentions sionistes sur la Ville sainte se réclament du texte biblique. En les accréditant, Trump réintroduit le sacré dans un conflit d’essence profane.

Il percute le droit international avec le droit divin. Il masque d’un écran de fumée l’affrontement qui oppose l’occupant et l’occupé. Cette concession à la mythologie sioniste occulte la lutte de libération nationale du peuple palestinien. A une époque ou la manipulation du “religieux” sert l’impérialisme, ce n’est pas innocent. 

Source:

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/allegeance-de-washington-a-l-etat-199422#forum5072923

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Colonialisme, esclavagisme : « héros » de France et d’ailleurs…

Colonialisme

& impérialisme :

Trump consacre

Jérusalem capitale

 

Un Père Noël à la hauteur de ses promesses…

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La Roue de l’Histoire peut-elle à ce point tourner à l’envers ?

Donald Trump, qui est lui-même une sorte de caricature vivante, détruit d’un geste les derniers faux-semblants « humanistes » et « pacifistes » dont se drapait le reste de l’Occident sur la question de la situation au Moyen-Orient.

Pour la forme « diplomatique » une volée de « protestations » se répand dans les tuyaux médiatiques, sans aucune conséquence réelle.

La consécration officielle du colonialisme, après le retour évident de l’esclavagisme, ce sont là deux signes majeurs de l’ « évolution » de la civilisation humaine au 21ème siècle… Les signes d’une régression profonde.

En France, à la même heure où l’on se préoccupe fort d’enterrer en grande pompe D’Ormesson et Johnny, deux icônes d’une époque révolue, Paris fait la chasse aux SDF pour les empêcher de dormir dans les rues sans pour autant régler autrement le problème du logement… Soit l’embryon d’un génocide hypocrite au coin de la rue…

Macron fait mine de reconnaître le caractère criminel du colonialisme et de protester contre l’esclavagisme en Libye, oubliant que l’entreprise de destruction massive de ce pays avait essentiellement son «siège social» à l’Élysée !

Le seul véritable moyen de rejeter l’héritage de ses prédécesseurs en ces lieux serait de commencer à rendre à l’Afrique les royalties du néocolonialisme.

En Libye elles semblent pour l’instant effectivement perdues, en raison du chaos institutionnalisé par l’Occident, et les « protestations » sont donc un écran de fumée peu onéreux pour voiler la misère imposée au reste de ce continent.

Tartuffe est bien le véritable « héros français ».

Luniterre

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Intervention de Cuba à l’ONU sur le Blocus, le 1er Novembre 2017

 

Intervention de Cuba à l’ONU

sur le Blocus,

le 1er Novembre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REÇU PAR E-MAIL

INTERVENTION DE M. BRUNO RODRÍGUEZ PARRILLA, MINISTRE CUBAIN DES RELATIONS EXTÉRIEURES, SUR LE POINT : « NÉCESSITÉ DE LEVER LE BLOCUS ÉCONOMIQUE, COMMERCIAL ET FINANCIER APPLIQUÉ À CUBA PAR LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE », À LA SOIXANTE-DOUZIÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES, New York, le 1er novembre 2017

 

Monsieur le Président ;

Messieurs les représentants permanents ;

Chers délégués ;

Etats-Uniens et Cubains résidant aux États-Unis présents dans cette salle,

Je tiens tout d’abord, au nom du peuple et du gouvernement cubains, à exprimer au peuple et au gouvernement étatsuniens, au maire de New York, M. Bill de Blasio, au gouverneur Andrew Cuomo et aux autres autorités de la ville, ainsi qu’à ses habitants et tout particulièrement aux proches des victimes, mes condoléances les plus sincères pour les pertes causées par l’acte terroriste d’hier après-midi.

J’exprime aussi mes condoléances aux peuples et gouvernements argentins et belges.

Monsieur le Président,

Je condamne avec la plus vive énergie les déclarations irrespectueuses, offensantes et interventionnistes que l’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies a faites contre Cuba et contre son gouvernement voilà quelques minutes à peine.

Je tiens à lui rappeler que les États-Unis, où se commettent des violations flagrantes des droits de l’homme qui suscitent une profonde préoccupation dans la communauté internationale, n’ont pas la moindre autorité morale pour critiquer Cuba, un petit pays solidaire dont l’état de services dans ce domaine est largement reconnu et où vit un peuple noble, travailleur et amical.

D’autant qu’elle parle au nom du chef d’un Empire qui est responsable de la plupart des guerres en cours sur la planète, qui assassine des innocents, qui est le facteur essentiel de l’instabilité mondiale, qui fait peser de très graves menaces sur la paix et la sécurité internationales, qui bafoue le droit international et la Charte des Nations Unies qu’elle vient cyniquement d’invoquer.

Vous avez fait erreur dans votre première phrase, madame l’ambassadrice : ce ne sont pas cinquante-cinq sessions de l’ONU, mais seulement vingt-six.

Vous mentez, selon la coutume qui prévaut aujourd’hui dans la politique étasunienne.

En revanche, voilà largement plus d’un siècle que tout a commencé ! Dès avant même la création de la Nation cubaine. Quand le peuple cubain s’est soulevé pour la première fois en 1868 à la conquête de son indépendance, les visées d’annexion et de domination des États-Unis, alors sur la voie de l’impérialisme, étaient déjà bel et bien une réalité pour mon pays.

En 1898, recourant à un prétexte – ce qui est typique dans leur histoire moderne – à savoir l’explosion du bâtiment Le Maine dans le port de La Havane, les États-Unis sont entrés dans mon pays en tant qu’alliés des forces indépendantistes cubaines, mais ils ont occupé ensuite le pays comme envahisseurs, nous ont imposé l’Amendement Platt, ont restreint l’indépendance et la souveraineté de Cuba, ont réalisé à nouveau trois interventions militaires, bref nous ont imposé pendant soixante ans leur domination absolue, et ce jusqu’au 1er janvier 1959 où elle a pris fin grâce la victoire de l’Armée rebelle et au triomphe de la Révolution, ce même Révolution qui continue de livrer aujourd’hui le même genre de lutte qui a inspiré notre peuple depuis maintenant plus de cent ans (applaudissements).

Vous mentez, vous avez cité une phrase qui attribue censément à une source cubaine une affirmation sur la crise d’Octobre, sur la crise des Missiles. Je vous invite à nous dire quelle est cette source, d’où vient cette affirmation, à présenter des preuves. Tout ceci ressemble à un tweet, dans le style de ceux qui prolifèrent dans votre pays en ces temps de haine, de division et de politique retorse (applaudissements).

Dès le triomphe de la Révolution cubaine, le gouvernement étasunien s’est fixé comme objectif de « changer le régime ». Comme vous le voyez, la politique annoncée le 16 juin par le président Trump n’est absolument pas nouvelle : c’est une politique on ne peut plus vieille, ancrée dans le passé !

Vous avez mentionné l’ambassadeur étasunien Stevenson. Mais vous avez oublié de rappeler le triste rôle qu’il a dû jouer quand, trompé par son propre gouvernement, il a présenté à une séance du Conseil de sécurité des photos d’avions censément cubains, mais en fait étasuniens, peints aux couleurs des forces de l’air cubaines, qui, le 15 avril 1961, ont bombardé La Havane et causé de nombreuses victimes, en guise de prélude à l’invasion de Playa Giron, appelée aussi de la baie des Cochons.

Ces bombardements, ce mensonge involontaire de l’ambassadeur Stevenson – involontaire parce que son gouvernement l’a trompé – ont eu lieu avant même que la Révolution cubaine ait déclaré son caractère socialiste.

Vous avez évoqué la crise des Missiles. Tenez, puisqu’on parle de nouveau ces jours-ci de l’assassinat du président Kennedy, dont votre gouvernement a occulté depuis trop longtemps la vérité au peuple étasunien, eh ! bien, déclassifiez donc les documents. Tous les documents !

Mais si vous tenez à parler de ce point, je vous suggère alors de lire Entraîné à assassiner Castro, d’un agent de la CIA, Veciana, qui raconte son entretien avec son collègue David Phillips et avec Lee Harvey Oswald, à Dallas, dans la troisième semaine de septembre 1963…

L’histoire des USA vis-à-vis de Cuba est tissée de mensonges et d’agressions : l’opération Northwoods, l’opération Mangouste… Tenez, on vient de déclassifier un document selon lequel, lors de la crise des Missile, les États-Unis tenaient prêts 261 000 soldats pour envahir directement Cuba. La CIA disposait en Floride de la plus grande base jamais créée à cette date, avec plus de sept cents fonctionnaires, jusqu’à l’ouverture à Saigon d’une base encore plus grande.

Vous reprenez le style d’Alice dans son pays des merveilles : condamner d’abord, juger ensuite.

Je parle au nom de mon peuple, et je parle aussi pour ceux qui ne peuvent pas appeler le président Trump et son ambassadrice par leur nom, mais qui sentent et pensent comme moi. Du moins avez-vous reconnu que votre pays est absolument isolé non seulement dans cette salle, mais dans le monde. Oui, vous êtes absolument seuls sur ce point du blocus contre Cuba ! (Applaudissement.) Vous ignorez le poids de la vérité, vous sous-estimez la force d’une idée juste même au fond d’une caverne, plus forte qu’une armée, comme le disait José Martí qui avait écrit dans une lettre inachevée qu’il portait sur lui au moment de sa mort au combat : « Je cours désormais tous les jours le risque de donner ma vie pour mon pays et pour mon devoir… qui est d’empêcher à temps, par l’indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s’étendent dans les Antilles et ne retombent, avec cette force de plus, sur nos terres d’Amérique. »

Oui, madame l’ambassadrice, tout a commencé bien avant vingt-six ans, et même bien avant cinquante-cinq. De pair avec l’agression militaire, la fabrication de prétextes, les plans d’invasion directe, les mesures d’asphyxie de notre économie, le terrorisme d’État, la déstabilisation et la subversion, les États-Unis se sont proposé – et je cite ici l’infâme mémorandum secret rédigé le 6 avril 1960 par le sous-secrétaire d’État Lester Mallory – « de provoquer le désenchantement et la désaffection basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques. […] en refusant à Cuba de l’argent et des livraisons afin de réduire les salaires nominaux et réels, de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement ». Tel est bien le point de départ du blocus !

Le 17 décembre 2014, le président Raúl Castro et le président Barack Obama ont surpris le monde par un communiqué gros d’espoir, le président des États-Unis allant jusqu’à déclarer que le blocus était un fiasco, qu’il était périmé, qu’il était inefficace quant aux objectifs que poursuivait son pays, qu’il faisait du mal au peuple cubain et qu’il isolait le gouvernement étasunien. Il l’a jugé ensuite incapable de faire progresser les intérêts de son pays, insensé, inviable et un fardeau pour ses concitoyens.

Bien qu’il n’ait jamais reconnu que le blocus était une violation flagrante, massive et systématique des droits humains des Cubains, une transgression du droit international et un acte génocidaire, bien qu’il n’ait pas renoncé non plus au droit que s’arroge son pays de nous asservir, il avait toutefois déclaré à plusieurs reprises qu’il était décidé à recourir à ses prérogatives présidentielles et à travailler auprès du Congrès pour en obtenir la levée.

L’abstention des États-Unis en 2016 au cours du vote de cette résolution – un geste que madame l’ambassadrice vient de tourner en dérision – a été un reflet pratique de cette volonté du président Obama.

Durant cette période-là, les relations diplomatiques, le dialogue et la coopération dans des secteurs d’intérêt mutuel avaient enregistré des progrès sensibles. En revanche, le blocus s’était maintenu tel quel pour l’essentiel, même si l’administration Obama avait adopté quelques mesures visant à en modifier d’une façon très limitée, mais toutefois positive, l’application. Ainsi, même si les Étatsuniens n’avaient toujours pas le droit de faire du tourisme à Cuba – ce qui constitue une violation de leurs droits et de leurs libertés civiles, ce que madame l’ambassadrice se garde bien de mentionner – les autorisations de voyage dans les catégories préétablies avaient été élargies.

Des résultats tangibles avaient été atteints en matière de coopération bilatérale mutuellement avantageuse dans des domaines aussi importants que le combat contre le terrorisme, le trafic de drogues ou la criminalité numérique.

Monsieur le Président,

Le 16 juin dernier, Donald Trump, président des États-Unis, a, en émettant une nouvelle directive au sujet de Cuba, a affirmé que le blocus constituait l’axe essentiel de sa politique envers nous et il a annoncé un train de mesures visant à le durcir.

Devant un parterre composé entre autres de batistiens, d’annexionnistes et de terroristes invétérés, le président étasunien a prononcé un discours passé de mode, hostile, digne de la pire époque de la Guerre froide, reprenant des prétextes éculés sur les violations de droits de l’homme à Cuba pour justifier le renforcement du blocus. Nous venons d’en entendre ici-même, ce matin, l’écho, la caisse de résonance…

Or, le président Trump n’a pas la moindre autorité morale pour mettre Cuba en cause. Il est à la tête d’une administration de millionnaires qui applique des mesures sauvages contre les familles à moindre revenu, les pauvres, les minorités et les immigrants. Il poursuit un programme qui attise la haine et la division. Il prône, sous couvert de patriotisme, un exceptionnalisme et un suprémacisme périlleux qui provoqueront toujours plus de violence. Il ignore la volonté de deux tiers des Étasuniens et des Cubains résidents aux USA qui demandent la levée du blocus.

Sa politique corrompue, séquestrée au nom des « intérêts spéciaux », autrement dit les intérêts et l’argent des compagnies – la carence de garanties en matière d’éducation, de santé et de sécurité sociale, les restrictions à la syndicalisation, la discrimination pour des motifs de sexe portent préjudice aux Étatsuniens.

Le recours à la torture, l’assassinat d’Afro-Étasuniens par la police, les massacres de civils par les troupes étasuniennes, l’usage indiscriminé et racialement différencié de la peine de mort, les assassinats, la répression et la surveillance policière contre les migrants, la séparation de familles, la détention ou la déportation de mineurs, les mesures brutales dont l’administration menace les enfants d’immigrants illégaux qui ont grandi et se sont élevées aux États-Unis, méritent tout autant d’être condamnés.

Votre administration, madame l’ambassadrice, n’a pas été élue par le peuple.

Vous venez de nous dire votre rêve. Eh ! bien, je préfère faire mien celui de Martin Luther King : « Je fais le rêve qu’un jour cette nation se lèvera et vivra le vrai sens de sa foi : ’Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux’. […] Que la liberté retentisse ! » (Applaudissements.)

Vous avez dit aussi que vous reconnaissiez que l’avenir de l’île était aux mains du peuple cubain. C’est là un mensonge éhonté : les dirigeants étasuniens ne l’ont jamais reconnu ! Tout au long de notre histoire, les États-Unis ont cherché à nous imposer leur domination et leur hégémonie.

La politique que le président Trump a annoncée vis-à-vis de Cuba se propose de ramener les relations bilatérales à un passé de confrontation, juste pour satisfaire les intérêts sordides de l’extrême droite étasunienne et ceux d’une minorité fossile d’origine cubaine en Floride.

Le « Mémorandum présidentiel de sécurité nationale relatif au renforcement de la politique des États-Unis envers Cuba », signé par Donald Trump en juin 2017, comprend, entre autres mesures, de nouvelles prohibitions aux relations économiques, commerciales et financières des sociétés étasuniennes avec des entreprises cubaines.

Il restreint de plus la liberté de voyage des Étasuniens, puisqu’il élimine les voyages individuels dans le cadre des catégories d’échanges « interpersonnels » et renforce les mesures de surveillance sur les autres visiteurs en provenance des USA.

Ces dernières semaines, le président Donald Trump a réitéré à quatre reprises, dont ici même devant cette Assemblée en septembre, que son administration ne lèvera pas le blocus tant que Cuba n’opérera pas des changements intérieurs.

Réaffirmons donc une fois de plus que Cuba n’acceptera jamais de conditions ni de diktats. Rappelons-lui aussi que cette politique, appliquée par une dizaine de ses prédécesseurs, n’a jamais fonctionné et qu’elle ne fonctionnera jamais. Comme les autres, elle rejoindra les oubliettes de l’Histoire.

Plus récemment, alléguant des problèmes de santé de quelques diplomates en poste à La Havane, l’administration Trump a – sans posséder la moindre preuve concernant les causes et origines de ces problèmes, sans attendre les résultats des investigations en cours, de sorte que parler d’ « attaques » ou d’ « incidents » est tout simplement un mensonge – adopté de nouvelles mesures politiques contre Cuba, aggravant ainsi le blocus et lésant l’ensemble des relations bilatérales.

Ainsi, elle a suspendu la délivrance de visas aux voyageurs et migrants à son consulat de La Havane, ce qui enfreint le droit des citoyens de voyager librement et de visiter les USA pour une brève période de temps, comme l’ont fait cette année-ci plus de 163 000 Cubains, ou entrave sérieusement la réunification de familles dans le cadre de l’accord bilatéral qui prévoit la délivrance d’au moins vingt mille visas d’émigration par an. Par ailleurs, le fait que les voyageurs doivent obtenir un entretien dans les consulats étasuniens de pays tiers et que les émigrants doivent se présenter à la section consulaire de Bogota enchérira énormément les démarches et les interdit à une bonne partie d’entre eux. Que fait-on donc de leurs droits si chers au discours étasunien !

Porter préjudice aux personnes et aux familles pour atteindre des objectifs politiques en violation de l’ordre constitutionnel cubain est injustifiable.

L’administration Trump, afin de limiter les voyages et de causer des préjudices au tourisme international à Cuba, a aussi émis une mise en garde infondée et retorse aux Étatsuniens pour qu’ils évitent de visiter notre pays.

En expulsant sans la moindre justification le personnel de notre consulat général à Washington, le seul existant aux USA, l’administration Trump a limité gravement ses capacités de prêter service aux voyageurs étatsuniens, et notamment aux Cubains résidents qui ont absolument le droit de visiter leur pays et d’avoir avec lui des relations normales.

Elle a aussi réduit arbitrairement le personnel de notre ambassade, ce qui a eu pour conséquence la fermeture de son bureau économico-commercial, dans le but politique retors de priver d’interlocuteurs les entreprises étasuniennes qui souhaitent explorer les possibilités d’affaires existant encore dans le cadre restreint du blocus.

Mais comment s’étonner, après avoir entendu ici madame l’ambassadrice et d’autres dirigeants auparavant, que le président des États-Unis ne fasse pas cas de la communauté internationale qui soutenait unanimement les progrès bilatéraux qu’il annule maintenant et qui réclame tout aussi unanimement la levée immédiate, totale et inconditionnelle du blocus !

Monsieur le président,

Le président Raúl Castro Ruz a affirmé le 14 juillet dernier :

« Nous réaffirmons que n’importe quelle stratégie qui prétendrait détruire la Révolution, que ce soit par la coercition et les pressions, que ce soit par des méthodes subtiles, est vouée à l’échec… Cuba est décidée à continuer de négocier avec les États-Unis les questions bilatérales en souffrance, à condition que ce soit sur des bases d’égalité et de respect de la souveraineté et de l’indépendance de notre pays, et de poursuivre un dialogue respectueux et une coopération sur des points d’intérêt commun avec l’administration étasunienne. »

« Cuba et les États-Unis peuvent coopérer et coexister en respectant leurs différences et en favorisant tout ce qui est bénéfique aux deux pays et aux deux peuples, mais qu’on n’attende pas pour autant que notre pays fasse des concessions sur des points qui relèvent essentiellement de sa souveraineté et de son indépendance… qu’il transige sur ses principes ou qu’il accepte des conditions, de quelque type qu’elle soient, ce que nous n’avons jamais fait au cours de notre Histoire. » (Applaudissements.)

Monsieur le Président,

Cuba soumet aujourd’hui pour la vingt-sixième fois d’affilée à l’Assemblée générale des Nations Unies le projet de résolution intitulé : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique ».

Ce document prend, dans la conjoncture actuelle, une importance spéciale, compte tenu du recul qu’impliquent les actions de la nouvelle administration étasunienne.

Le blocus constitue le plus grand obstacle au développement économique et social de notre pays et à la mise en œuvre de notre Plan national, lequel s’inscrit dans le droit fil du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Il constitue la principale entrave au développement des relations économiques, commerciales et financière de Cuba avec les États-Unis et avec le reste du monde.

D’après les calculs rigoureux faits par des institutions cubaines, le blocus a, d’avril 2016 à avril 2017, causé à l’économie cubaine des pertes se chiffrant à 4 305 000 000 de dollars.

Pour qu’on se fasse une idée de l’incidence réelle de ces pertes, il suffit de dire qu’elles représentent environ le double de l’investissement direct étranger dont Cuba a besoin pour promouvoir le développement substantiel de son économie.

Les pertes accumulées se montent à 822 280 000 000 de dollars, compte tenu de la dépréciation de l’or. À prix courants, elles équivalent à 130 178 000 000 de dollars.

Des dizaines de banques de pays tiers ont été victimes durant cette dernière période de la traque persistante à laquelle les USA se livrent contre nos transactions financières.

Le blocus est contraire au droit international et son application agressivement extraterritoriale lèse la souveraineté de tous les États, ainsi que des intérêts économiques et entrepreneuriaux sous toutes les latitudes.

Monsieur le Président,

Le blocus constitue – ce que madame l’ambassadrice s’est bien gardée de dire – une violation flagrante, massive et systématique des droits humains des Cubains et s’avère un acte de génocide aux termes de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, de 1948. Il entrave la coopération humanitaire internationale que Cuba offre à quatre-vingt-un pays du Sud.

Les dommages humains que cette politique a causés sont incalculables. Il n’existe aucune famille cubaine ni aucun service social qui n’ait été touché par les privations et les conséquences qu’entraîne le blocus. L’émigration cubaine souffre aussi de discrimination et de préjugés.

Durant cette dernière période, MEDICUBA S.A., l’entreprise cubaine chargée de l’import-export de produits médicaux, s’est adressée à plusieurs reprises, à des fins d’achats, à dix-huit compagnies étasuniennes qui soit n’ont pas répondu soit ont refusé.

La société étasunienne Promega, reconnue à l’échelle internationale pour ses kits diagnostiques qui permettent de déterminer la charge virale chez des sidaïques, des patients souffrant de l’hépatite C ou de maladies rénales, a, en juin 2017, refusé de les vendre à MEDICUBA au motif des sanctions commerciales du département du Trésor qui le lui interdisent.

À cette même date, et sous le même prétexte, la société New England Biolabs Inc., qui vend un large assortiment d’enzymes, comme la protéinase K, un réactif qui permet de diagnostiquer des maladies virales comme la dengue, la Zika et la chikungunya, ainsi que d’autre enzymes polyvalentes pour le diagnostic de malformations congénitales du fœtus, et de déterminer la compatibilité entre le donneur et le patient en attente d’une greffe du rein, de la moelle osseuse, du foie, entre autres organes, a refusé de les vendre à Cuba.

De même, sous ce même argument, elle a refusé de fournir à Cuba des livraisons de nature absolument humanitaire.

En avril 2017, la société allemande Eckert & Ziegler Radiopharma Gmbh a refusé de vendre à MEDICUBA S.A. le générateur Ge-68/Ga-68 Gallia Pharm GMP et ses composants, utilisé pour diagnostiquer le cancer de la prostate au motif que les normes du blocus lui interdisent de vendre à Cuba, aussi bien directement que par intermédiaire.

Le service de cardiologique de l’hôpital général Hermanos Ameijeiras, à La Havane, a besoin d’un dispositif d’aide à la circulation, largement utilisé en cas de choc cardiogénique, en cardiologie interventionniste et en électrophysiologie, et qui permet la récupération après une crise cardiaque et prolonge par conséquent la vie du patient. La société étasunienne Abiomed, leader dans ce secteur, qui dispose du système Impella, idéal dans le traitement de ce cas, n’a toujours pas répondu à la commande que MEDICUBA S.A. lui a passée en septembre 2016 et en février 2017 afin de pouvoir l’introduire dans le système de santé cubain.

Monsieur le Président,

La façon interventionniste et inacceptable dont madame l’ambassadrice des États-Unis a parlé du gouvernement bolivarien du Venezuela est une offense à la conscience de l’humanité. Mais aussi une offense à son peuple héroïque, à son union civico-militaire, au gouvernement bolivarien et chaviste dirigé par le président Nicolás Maduro Moros.

L’administration étasunienne ment quand elle qualifie le Venezuela, qui est, et ce n’est pas un hasard, la première réserve certifiée d’hydrocarbures sur notre planète, de « menace à la sécurité nationale des États-Unis ».

Comme l’a affirmé le Libertador Simón Bolívar, « les Etats-Unis semblent destinés par la providence à couvrir l’Amérique de misères au nom de la liberté ». C’est là la meilleure réponse à madame l’ambassadrice.

Quant à nous, conformément à notre Constitution, nous sommes en plein processus électoral à Cuba, un processus absolument honnête, où personne n’achète de sièges, où aucun « intérêt spécial » ne prévaut, où aucune campagne mensongère ne se déroule parce que l’argent y est roi, où personne ne manipule la volonté des électeurs, où personne n’attise la division ni la haine.

Monsieur le Président,

Nous remercions profondément les gouvernements, les peuples, les parlements, les forces politiques, les mouvements sociaux, les représentants de la société civile, les organisations internationales et régionale qui ont contribué année après année, par leur vote et leurs déclarations, à justifier qu’il était juste et urgent de lever le blocus.

Nous savons aussi gré à la vaste majorité du peuple étasunien d’appuyer ce noble objectif.

Nous remercions tout spécialement tous ceux qui ont exprimé leur inquiétude et leur rejet des mesures de coercition annoncées par l’administration étasunienne.

Le peuple cubain ne renoncera jamais à sa décision de bâtir une nation souveraine, indépendante, socialiste, démocratique, prospère et durable (applaudissements).

Nous persisterons, grâce au consensus de notre peuple et à l’engagement patriotique des plus jeunes, dans notre lutte anti-impérialiste et la défense de notre indépendance, pour laquelle des dizaines de milliers de Cubains sont tombés et pour laquelle nous avons couru les pires risques, comme nous l’avons prouvé à Playa Girón et face à toutes les menaces.

Nous serons éternellement fidèles à l’héritage de José Martí et de Fidel Castro Ruz (applaudissements).

Monsieur le Président,

Chers représentants permanents,

Chers délégués,

Notre peuple suit ce débat avec espoir. C’est en son nom que je vous demande de voter le projet de résolution A/72/L.30 : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique ».

Je vous remercie.

(Applaudissements prolongés. Vivats à Cuba. Cris de : « Cuba, oui, blocus, non ! »)


 

Votes aux Assemblées Générales des Nations-Unies sur la nécessité de cesser le blocus des Etats-Unis contre Cuba

Année

Date

Pour

Contre

Abstention

Pays votant contre

1992

24 Novembre

59

2

72

Etats-Unis, Israel

1993

3 Novembre

88

4

57

Etats-Unis, Israel, Albanie, Paraguay

1994

26 Octobre

101

2

48

Etats-Unis, Israel

1995

2 Novembre

117

3

38

Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan

1996

12 Novembre

137

3

25

Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan

1997

Octobre

143

3

17

Etats-Unis, Israel, Ouzbékistan

1998

Octobre

157

2

12

Etats-Unis, Israel

1999

Novembre

155

2

8

Etats-Unis, Israel

2000

Novembre

167

3

4

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall

2001

Novembre

167

3

3

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall

2002

Novembre

173

3

4

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall

2003

Novembre

179

3

2

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall

2004

Octobre

179

4

7

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau

2005

Novembre

182

4

1

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau

2006

Novembre

183

4

1

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau

2007

Novembre

184

4

1

Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau

2008

Octobre

185

3

2

Etats-Unis, Israel, Palau

2009

Octobre

187

3

2

Etats-Unis, Israel, Palau

2010

Octobre

187

2

3

Etats-Unis, Israel

2011

25 Octobre

186

2

3

Etats-Unis, Israel

2012

13 Novembre

188

3

2

Etats-Unis, Israël, Palau

2013

29 Octobre

188

2

3

Etats-Unis, Israël

2014

28 Octobre

188

2

3

Etats-Unis, Israël

2015

27 Octobre

191

2

0

Etats-Unis, Israël

2016

26 Octobre

191

0

2
Etats-Unis, Israël

2017

Novembre

191

2

0

Etats-Unis, Israël

 

 

 

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2017/11/68232-cubaconfidel.jpg?w=879&h=657

 

Sud, Nord, Toute la Corée veut la Paix !!

 

Sud

 

Nord

 

Toute

 

la Corée

 

Veut

 

la Paix !!

 

 

© AFP

 

 

© AFP

 

Par TRIBUNE DE GENÈVE/05/11/2017:

Des milliers de Sud-Coréens ont manifesté dimanche à Séoul pour réclamer la paix et protester contre la visite imminente de Donald Trump. Ce dernier entame une tournée marathon en Asie dans un contexte de tensions autour des ambitions militaires de Pyongyang.

Le chef de la Maison Blanche est attendu mardi et mercredi en Corée du Sud, où il rencontrera le président Moon Jae-In et se rendra sur une base militaire américaine. Tous les regards seront rivés sur le message qu’il adressera à la Corée du Nord et à son dirigeant Kim Jong-Un.

Les tensions sont à des sommets depuis le sixième essai nucléaire mené début septembre par la Corée du Nord. Celle-ci a également multiplié les tirs de missiles, affirmant être capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain. La Corée du Sud est un allié-clé des Etats-Unis qui y déploient 28’500 soldats. Mais les opposants sud-coréens voient en Donald Trump un va-t-en-guerre.

Trump et Kim problématiques

«Nous sommes contre la guerre! Il faut négocier la paix!», scandaient les manifestants qui défilaient dans le centre de Séouil. Nombre d’entre eux accusaient Donald Trump d’aggraver les risques de conflit au même titre que Kim Jong-Un.

«Trump et Kim (…) se servent de la crise militaire actuelle pour servir leurs propres intérêts politiques, pendant que nous les Sud-Coréens, sommes en train de trembler de peur», a déclaré une manifestante. «Nous sommes inquiets des conséquences de la rhétorique hostile de Trump, qui semble inciter à la guerre».

Une mère dont le fils effectue ses deux années de service militaire obligatoire a accusé le président étasunien de mettre sa vie en danger. «Mon coeur bat plus fort à chaque mot de Trump sur la Corée du Nord», a-t-elle dit. «J’ai peur que mon fils ne soit l’un des premiers à affronter les balles et à mourir si la guerre éclate». Les organisateurs ont estimé le nombre de participants à environ 5000.

Pour plus d’armes

Parallèlement, des militants conservateurs ont organisé un rassemblement dans la capitale pour souhaiter la bienvenue au chef de la Maison Blanche et réclamer le déploiement d’armes nucléaires tactiques américaines en Corée du Sud.

Les dernières tensions alimentent l’inquiétude des Sud-Coréens, pourtant habitués depuis des décennies aux menaces de Pyongyang.

Mais certains conseillers de Donald Trump ont reconnu que les options militaires de Washington étaient limitées, car un conflit sur la péninsule ferait un très grand nombre de victimes.

Environ 10 millions de personnes vivent à Séoul, située à seulement 50 kilomètres de la frontière et qui est à la portée de l’artillerie du Nord. (ats/nxp)

 

 

[NDLR: Contrairement à ce qui est affirmé dans la propagande occidentale, il est évident que la politique de dissuasion nucléaire de la RPDC n’a pas de visées agressives, mais tente simplement d’éviter àce pays le sort calamiteux  et désastreux imposé par l’impérialisme à la Libye, à l’Irak, auYémen, à la Syrie, etc…

Quelques liens sur le sujet, sur TML et Solydairinfo :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/31/communistes-ou-kollabos-de-limperialisme/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/11/04/comprendre-la-situation-diplomatique-de-la-rpdc-anti-imperialisme-ou-social-chauvinisme/

 

 

© AFP

 

 

© AFP

 

 

 

Manifestation anti-Trump et pour la paix à Séoul

 

 

https://www.tdg.ch/monde/asie-oceanie/manifestation-antitrump-seoul/story/12545198

http://www.lesoir.be/122731/article/2017-11-05/manifestation-anti-trump-et-pour-la-paix-en-coree-du-sud-photos

http://www.europe1.fr/international/manifestation-anti-trump-et-pour-la-paix-a-seoul-3483656

 

 

Comprendre la situation diplomatique de la RPDC: anti-impérialisme ou social-chauvinisme?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la difficulté de faire circuler une information sérieuse au sujet de la RPDC (dite « Corée du Nord ») et en général, sur la situation dans cette région du monde…

 

Nous avons récemment reçu la communication d’un camarade nous proposant la lecture d’un article émanant du « Pardem » et à première vue assez favorable à la cause de la RPDC…

Il nous le présente en ces termes :

**********************

 

Bonjour ,

Un article ( du Pardem) sur la Corée …

Où l’on apprend :

– que les Américains ont installé un gouvernement fantoche (qui a passé toute la guerre et même bien avant au chaud aux Etats-Unis, laissé l’Armée japonaise dans le Sud de la Corée pour éliminer la résistance communiste ( qui existait partout dans le pays).

– Que sous ce régime fantoche, alors qu’existait déjà un gouvernement populaire mis en place par la résistance combattu par les Américains avec l’aide de l’armée japonaise fasciste, un chaos a régné dans le sud de la Corée avec misère, crimes, corruption et que la population a combattu cette occupation américaine.

– que l’ONU, sous cette pression, avait octroyé une zone d’occupation britannique et américaine alors que la Corée a été libéré de l’Occupation japonaise par les Soviétiques ( au Nord) et l’Armée de libération nationale ( résistance coréenne).

– que l’avancée de Résistance gênait les Américains et qu’ils ont débarqué »341 000 soldats de pays vassaux étrangers à la Corée.

– qu’ils ont plus bombardé la Corée (au Nord principalement) avec une volonté avouée d’extermination, que l’Allemagne et le Japon.

( 635 000 tonnes de bombes. Il ne restait plus rien de la Corée du Nord et les seuls survivants étaient dans des grottes.

– Que les Etats-unis ont délibérément massacré 33% de la population coréenne ( soit 9 millions de personnes) une proportion qui dépasse tout ce qui a été observé lors des autres guerres ( sauf peut-être la Guerre du Chacos, organisée par la GB et les Etats-unis en 1934, pour le pétrole). Les Etats-unis n’étaient nullement menacés : simplement la Résistance triomphait partout en Corée.

– Que les Etats-Unis ont introduit en Corée du Sud en 1957 des missiles nucléaires en toute illégalité.

– Qu’en 1958 , les Etats-unis ont encore introduit des missiles nucléaire capables d’atteindre Moscou et Pékin

L’article ne mentionne pas la nature radioactive des bombes américaines sur la Corée.

On peut comprendre qu’en Corée, les Américains ne passent pas pour des libérateurs épris de paix et de démocratie…

Donc, bonne lecture

**************************

Le lien d’origine vers l’article n’était pas mentionné, mais nous avons finalement pris la peine de le rechercher, car l’approche “historique” proposée nous paraissait sujette à caution, dès la première phrase citée…

Et c’est pourquoi nous avons répondu ainsi:

***************************

Bonjour à tous,

Être solidaires de la résistance de la RPDC est essentiel, dans le contexte actuel.

Vouloir lutter contre les tonnes de calomnies déversées sur ce petit pays, après les tonnes de bombes, c’est très bien, mais il faut éviter d’y ajouter d’autres contre-vérités, même sous la forme d’approximations, et de plus, à la première ligne d’un texte…:

« Durant la plus grande partie de son histoire, la Corée s’est considérée comme l’élève de la Chine, lui empruntant même sa méthode d’écriture. »

Alors que précisément l’histoire de la Corée est aussi une lutte pour se distinguer, et en premier lieu dans le domaine culturel et surtout, linguistique, de son puissant voisin.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cor%C3%A9en

Et, fort heureusement, cet esprit d’indépendance totale ne semble pas devoir être étouffé prochainement!

En l’état, je ne peux donc pas relayer cet article sur les blogs, malgré quelques qualités par ailleurs.

Dommage…

Amicalement,

Luniterre

PS: Corée, RPDC

Quelques liens sur le sujet, sur TML et Solydairinfo :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/31/communistes-ou-kollabos-de-limperialisme/

****************************

Toutefois, le camarade a eu à cœur de défendre son initiative…

Ce qu’il a fait dans les termes suivants…

*******************************************

Bonjour,

Je trouve un peu paradoxale cette réaction.

c’est vrai qu’il ne convient pas d’ajouter de contre-vérité sur la Corée du Nord… il me semble d’ailleurs que ce que tu relèves fort justement traduit de la part de l’auteur (membre du Pardem, que tu n’aimes peut-être pas ?) une vassalisation de la culture coréenne vis-à-vis de la Chine qui est certainement plus due à un préjugé colonialiste occidental ( un pays plus puissant influençant un pays moins puissant….). Un raccourci malvenu. D’autant que la Culture coréenne, tout comme la Vietnamienne a peut-être même une antériorité sur la Chinoise ou à tout le moins, a connu un développement pluri-millénaire.

Seulement, le fond de l’article ne portait certainement pas sur l’origine de l’alphabet coréen mais la violence unilatérale de la Guerre de Corée, de la part des Etats-unis, – lesquels n’ont subi aucune agression de la Corée mais ont simplement mis tous les moyens pour y placer leur pion, un général à la tête d’une dictature militaire – et non pas une réponse à une agression de la part du Nord, autant dire que les FTP et les FFI agressaient sauvagement la France en combattant la Milice et les SS.

Mais en fait, parmi les récipiendaires de cet article,et je ne pense pas qu’ils aient ce regard – certains sont même dans l’Association d’amitié avec la Corée ( du Nord mais aussi de la toute la Corée) et ont fait ou suivi une conférence récemment qui avait pour objet de démythifier tout le discours immonde occidental : un copain m’avait résumé : tout ce qu’on dit sur la Corée du Nord, ou presque, est faux. Donc il faudrait tout de même, par contre, dénoncer cela.

Or le paradoxe est que tu joins à ta réponse un article de Wikipedia qui est un tissu d’inexactitude et de lieux-communs :

Qu’on en juge : sur Wikipedia, rien sur la Guerre de Corée et les crimes des Etats-unis, rien sur les millions de Coréens du Nord essentiellement mais aussi du Sud massacrés par les bombes à l’uranium des Etats-unis. Rien sur les dictatures qui ont sévi en Corée .. du Sud et la répression des Communes _ notamment celle de Kwangdiu, à la veille des JO de Séoul : 6000 étudiants et ouvriers ( Sud-Coréens ) massacrés par l’Armée …Sud-Coréenne parce qu’ils manifestaient contre le régime de Corée du Sud ! et les Etats-unis ni l’Europe ont couvert ça sans état d’âme ni en parlant de boycotter les JO. ( il était même interdit de pénétrer à un Occidental ayant les cheveux sur les oreilles, à l’époque !!! .

.. rien sur la Résistance et le vrai pourquoi de la venue des Américains ni pourquoi ils occupent un pays victime …C’est très orienté, mensonger et la Corée du Sud y est qualifiée naturellement de démocratie « ayant opté pour le Capitalisme » oui enfin les Américains l’ont importé – tandis qu’il est expliqué benoîtement pour les personnes qui seraient sourdes que le Régime du Nord est une dictature totalitaire ( donc assimilée au IIIème Reich) dirigée par un Dictateur… Bizarre d’ailleurs qu’on dénonce certains dictateurs alors que les Etats-unis en chérissent tellement d’autres.

Donc libre à toi de ne pas diffuser cet article , seulement dans ta réponse – et que tu diffuses – il y a des éléments bien pires que cet question d’alphabet coréen …

Après tout,les Chinois ont bien influencé les Italiens depuis Marco Polo, mais être un mangeur de pâte ne fait pas de l’Italien un disciple du confucianisme ni un agent des Ming.

JP

*******************************

Dans le but d’éviter une polémique supplémentaire, nous avons tenté de justifier notre démarche, mais cela nous a amené également à poursuivre notre recherche sur le texte du “Pardem”, et comme on le verra à la suite, dans un troisième courrier en réponse, finalement, cette recherche s’est avérée à la fois fructueuse et révélatrice, notamment sur la démarche du “Pardem”…!!

*******************************

Bonjour à tous,

Je ne souhaitais nullement entamer une polémique sur cet article, mais simplement apporter une précision qui me paraît essentielle.

Être marxiste, à mon sens, ce n’est pas d’abord être « pour » ou « contre », mais simplement analyser les faits (Matérialisme dialectique et historique ).

Un texte ou un supposé travail d’histoire qui commence dès la première ligne par une contre-vérité aussi flagrante est donc tout de suite discrédité et je ne vais généralement pas plus loin dans la lecture…

Je n’y ai donc, pour le reste, jeté qu’un coup d’œil rapide, « en diagonale », pourrait on dire, et par respect pour l’envoyeur, et décrétant « diplomatiquement », en quelque sorte qu’il avait quelques qualités, ayant au moins celle d’être plutôt favorable à la RPDC, tout étant relatif…

L’article Wikipédia mentionné ne traite que de la langue et n’aborde donc pas la question politique.

Ceci-dit, il en existe un autre sur le même thème (…mystère de Wikipédia), qui est bien meilleur concernant l’histoire et la structure de la langue coréenne, structure qui est tout à fait remarquable, précisément à la fois par son originalité et sa grande rationalité !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hangeul

(+ici, une approche sympa: http://www.cours-coreen.fr/index.php?page=alphabet01 )

Le coréen, une langue « marxiste » par essence, serait-on presque tenté de dire… ! Et de plus, la RPDC, à cet égard linguistique, semble donc aussi être gardienne de cette originalité, ce qui est un mérite supplémentaire.

Pour ce qui est du « Pardem », je n’avait, jusque là, rien ni « pour », ni « contre », car j’en ignorais tout simplement jusqu’à l’existence même !

Je viens donc d’étudier rapidement son cas, pour découvrir qu’il s’agit du dernier avatar du M’PEP et de son leader, Nikonoff.

Il s’agit donc d’une tendance essentiellement nationaliste, qui se donne néanmoins une coloration sociale (…voire « marxiste »), comme diverses autres du même ordre, UPR, Nouveau CNR, PRCF, Penser la France, Debout la France, MRC, etc…

Tout un bouillon de culture du confusionnisme idéologique, pour le moins, et pour rester très poli…

En fin de compte, il s’avère que ce « Pardem » s’avise à proposer une sorte de leçon de « diplomatie », avec cette conclusion « lumineuse »…

« …proclamer que la Corée du Nord ne pourra plus être attaquée serait un message qui porterait. Les dirigeants de ce pays pourraient être convaincus de ne pas [ poursuivre?] le développement nucléaire militaire, et même le réduire en échange d’un traité de paix et d’une aide au développement économique.

Si ces actions n’étaient pas entreprises, elles confirmeraient le fait que pour ne pas se faire envahir par les Américains il faut posséder la bombe atomique. »

Heureusement pour la RPDC, Kim Jong-un n’a pas attendu cette brillante analyse du « Pardem » pour appliquer cette bonne vieille stratégie simple et efficace :

« Si vis pacem, para bellum »

Concept qui pourrait lui avoir été suggéré par l’influence de son éducation en partie occidentale, donc, mais pour le mieux, en l’occurrence !

Et donc, si la France veut faire un geste positif, elle n’a qu’a reconnaître la RPDC et établir des relations normales avec…

La stratégie de défense nucléaire de la RPDC est simplement une évidence incontournable dans le monde actuel, et la France avait la même il y a quelques décennies, sans que personne ne trouve à y redire.

En tant qu’anti-impérialistes conséquents, nous devons un soutien inconditionnel à cette stratégie de la RPDC. Point barre.

Le problème global de la militarisation nucléaire ne trouvera sa solution qu’avec la fin globale du système impérialiste, forme achevée du capitalisme. Le capital ne connaissant, par son principe même, pas de frontières, l’impérialisme lui est consubstantiel, et on ne peut éradiquer l’un sans l’autre, à terme.

Par ailleurs, le Juche, en tant qu’idéologie, diffère actuellement assez sensiblement du marxisme-léninisme, après en avoir été très proche dans ses premières décennies, sinon carrément à l’avant-garde, compte tenu des dégénérescences des autres tendances du mouvement international supposé ML.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

Cet éloignement se comprend donc comme une forme de résistance à caractère nationaliste, certes, mais à vocation anti-impérialiste, néanmoins, car la RPDC, contrairement à la France, n’a jamais prétendu donner de leçons, ni aux autres pays, ni aux autres partis politiques, et c’est là encore, l’un de ses grands mérites.

Et en comparaison, également, la France, même sous le CNR, n’a jamais lâché prise sur son empire colonial, d’une manière ou d’une autre, et continue à le contrôler en grande partie, notamment via les réseaux « françafrique », financeurs des costumes de Fillon…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/12/sous-legide-du-cnr-massacre-en-algerie-des-le-8-mai-1945/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/03/le-mythe-du-nouveau-cnr-vieux-serpent-de-mer-du-social-chauvinisme/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/05/24/1994-2017-collaboration-droite-gauche-un-heritage-sanglant-et-mortifere/

 

Luniterre

PS : mais encore…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/29/rwanda-1-million-de-petits-gregory/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/02/rwanda-genocide-etou-massacre-neocolonial/

etc…

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Après quelques recherches, voici ce que nous avons trouvé, et qui nous a mené à une nouvelle communication sur le sujet… :

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Bonjour, camarade!

Curieux de nature, et en l’occurrence d’approfondir sur l’origine de cette approche « prochinoise » de l’histoire coréenne, je suis donc remonté aux sources du texte proposé.

En fait, il s’agit carrément d’un article signé de Nikonoff lui-même, sur le site du « Pardem »

 

http://www.pardem.org/actualite/en-bref/759-reconnaitre-le-fait-nucleaire-nord-coreen

 

  « Par Jacques Nikonoff, président du Parti de la démondialisation

Le 31 octobre 2017. »

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Mais en creusant un peu plus sur cette dérive prochinoise, je trouve qu’elle renvoie à un article écrit en fait par un historien US et ancien diplomate de haut niveau, qui, hormis cette « tendance prochinoise » a fait effectivement un vrai travail d’historien, traduit en français une première fois par le site « les crises » et que Nikonoff s’est donc contenté de plagier grossièrement en le résumant de manière simpliste et bien évidemment, sans citer ses sources…!

Je l’ai retrouvé une première fois sur le site « Soverain », qui ne cache nullement son orientation nationaliste, mais qui a aussi l’honnêteté de ne pas cacher non plus ses véritables sources, ce qui est tout à fait à mettre à son crédit.

En voici l’ensemble:

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Beaucoup d’Américains considèrent tout simplement la Corée du Nord et ses dirigeants comme « cinglés », mais l’Histoire, derrière la crise d’aujourd’hui, révèle une réalité plus complexe qui pourrait changer ces impressions simplistes, comme l’explique l’historien William R. Polk.

https://www.soverain.fr/comment-lhistoire-explique-la-crise-coreenne/

https://i1.wp.com/www.soverain.fr/wp-content/uploads/2017/09/cropped-cropped-logowp2-3.jpg?fit=250%2C56&ssl=1

 

William R. Polk est un consultant confirmé, auteur et professeur en politique étrangère, il a enseigné à Harvard sur le Moyen-Orient. Le président John F. Kennedy a nommé Polk au Conseil de planification des politiques du Département d’État, où il officiait pendant la crise des missiles cubains.

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr

Source :

(     https://consortiumnews.com/2017/08/28/how-history-explains-the-korean-crisis/       )

(     https://www.les-crises.fr/comment-lhistoire-explique-la-crise-coreenne-par-william-r-polk/     )

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Dans le même esprit de diplomatie internationale, en suivant une piste de recherche similaire, j’ai également trouvé ce texte, ci dessous, en lien avec une vidéo d’un média allemand, semble-t-il, plus court, et qui me parait donc bien adapté à une communication en faveur de la RPDC, même si avec nettement moins de prétentions historiques.

Bonne lecture,

et bonne fin de WE à tous,

Luniterre

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https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr&id=11369&date=2017-10-30#/tab-1-59fda388d9e99

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Jimmy Carter : « Les dirigeants de Corée du Nord ne sont pas fous. » 30.10.2017

Le 8 octobre 2017, les médias de Corée du Nord ont diffusé l’information que le programme atomique nord-coréen est une grande manœuvre de dissuasion qui vise à garantir la souveraineté de l’État communiste.

Après les médias de l’État nord-coréen, le chef d’État Kim Jong-un a parlé de situations internationales compliquées, qui montrent que développer parallèlement l’arme atomique et l’économie est absolument correct. Ces explications ont été publiées peu après que le président américain Donald Trump a lancé sur Twitter de nouvelles menaces en direction de la Corée du Nord. « Une seule chose fonctionnera », a twitté le président américain le 7 octobre – mais sans dire exactement de quoi il s’agit. Ainsi dans quelle mesure peut-on croire les paroles du chef d’Etat nord-coréen, lui qui est continuellement qualifié de fou par les médias occidentaux ?

La personne qui, par expérience peut avoir une appréciation compétente est l’ancien président américain Jimmy Carter. Il a été le 39ème président des Etats-Unis, de 1977 à 1981. A l’époque Carter avait rencontré le fondateur de la Corée du Nord Kim Il-sung et Kim Jong-Nam, le président du comité directeur de la plus haute assemblée du peuple ainsi que d’autres cadres supérieurs. Le quotidien américain « The Washington Post » a donné à Carter la possibilité de s’exprimer sur la question la plus brûlante en ce moment, c’est-à-dire la façon dont une guerre de Corée peut être évitée. Celle-ci passerait par des armes atomiques qui ne détruiraient pas seulement la presqu’île coréenne. Carter a dit textuellement : « Le plus grand danger d’une autre guerre de Corée, c’est que cela menacera même la paix mondiale et il est incontournable que Pyongyang (c’est-à-dire le gouvernement nord-coréen) et Washington trouvent un moyen de résoudre la tension montante et arrivent à un accord pacifique et durable. »

En fait, le problème proviendrait de Washington (du gouvernement américain) et non de Pyongyang, qui depuis des décennies aspire à des relations normalisées avec l’Amérique et l’Occident. Carter trouve les chefs d’État nord-coréens et les autres représentants du gouvernement « tout à fait sensés et décidés à préserver leur pays ». Ils ne sont pas fous comme les qualifient faussement les USA et d’autres lignes dures en Occident. Leurs exigences sont tout à fait légitimes, explique Carter, ils aimeraient des dialogues directs avec Washington, un traité de paix qui mettrait fin à un armistice précaire qui dure depuis des décennies. « Ils veulent que les sanctions soient levées et ils veulent la garantie qu’il n’y aura pas d’agression arbitraire contre leur pays, comme durant la guerre des années 50. Ils veulent avoir des relations normalisées avec la communauté internationale. Ils ne représentent pas une menace pour l’Amérique ni pour aucun autre pays.

Ils veulent que leur indépendance souveraine soit respectée. Et ils méritent qu’on respecte leurs revendications. C’est avec raison qu’ils craignent de la part des USA une guerre prétendument « préventive » contre leur pays, et c’est la raison pour laquelle ils ont opté pour une dissuasion atomique et balistique. Et ceci uniquement pour leur défense et non pour une attaque. »

Carter rappelle que dans toute l’histoire après la Seconde Guerre Mondiale, la Corée du Nord n’a jamais attaqué aucun autre pays. L’Amérique par contre a menacé avec une véritable violence toutes les nations qui ne se sont pas pliées à sa volonté. Elle prévoit d’avance des changements de gouvernement d’Etats indépendants. Au travers de la menace de Washington, il n’y a aucune chance que la Corée du Nord approuve un abandon total du nucléaire et se retrouve de ce fait totalement sans défense.

D’après Carter, ils sont aguerris contre les dures sanctions et ils trouveraient des moyens de vivre même dans de mauvaises conditions. La survie du pays a la plus haute priorité. Carter exige du gouvernement Trump « d’envoyer à Pyongyang une délégation de haut rang pour des discussions de paix ou pour soutenir une conférence internationale avec la Corée du Nord et la Corée du Sud, les États-Unis et la Chine en un lieu acceptable pour toutes les parties. »

Le ministre américain des Affaires étrangères Tillerson a lui-même également proposé des entretiens. Trump a refusé et il appelle malheureusement cela une perte de temps. Carter continue en expliquant que, pour justifier ses dépenses militaires et son bellicisme hors contrôle et injustifiable, l’Amérique a besoin d’ennemis qu’il faut inventer parce qu’ils n’existent pas. Pyongyang sait ce qui s’est passé en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, au Yémen et dans d’autres pays, qui ont été attaqués par des prétendues guerres « préventives ».

Pyongyang a l’intention de s’assurer la meilleure défense possible afin d’éviter d’être la prochaine cible. Le fait d’être en face d’une force qui possède des armes nucléaires et des missiles balistiques doit donner à l’administration Trump le temps de réfléchir pour savoir si elle doit attaquer un pays qui est en mesure de riposter fortement et de mettre en danger les forces armées de l’Amérique et de ses alliés. Voilà l’opinion de l’ancien président Jimmy Carter, qui donne une toute autre image que celle que transmettent la plupart des médias établis. La voix de l’ancien homologue du président Trump indique clairement une fois de plus qui est le véritable agresseur, oui, le véritable « fou ».

de dd.

Sources / Liens :

https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr&id=11369&date=2017-10-30#/tab-1-59fda388d9e99

http://stephenlendman.org/2017/10/jimmy-carter-explains-north-korean-leaders-told/
https://www.washingtonpost.com/opinions/jimmy-carter-what-ive-learned-from-north-koreas-leaders/2017/10/04/a2851a9e-a7bb-11e7-850e-2bdd1236be5d_story.html

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A l’ONU, une voix inattendue pour l’honneur et le bon sens, celle de la RPDC

us-christmas

A l’occasion de sa première prise de parole à la tribune de l’ONU, Trump a carrément mis les pieds dans le plat en rappelant que les USA veulent, dans chacun des cas cités, un monde à leur botte !

Une manière à peine déguisée, de la part de Trump, de rappeler qu’un monde en réalité systématiquement à la botte de l’impérialisme US, c’est la véritable règle qu’il entend faire admettre à l’ONU !

Et tout cela en tentant encore de se présenter comme un « modèle » et comme le « champion » de la liberté dans le monde…

Mais pour ce qui concerne la RPDC, la « liberté », vue par les USA, c’est, en pratique, l’anéantissement, avec une menace affirmée de « destruction totale » !

Une quasi déclaration de guerre, qui ne pouvait pas rester sans une réponse diplomatique appropriée, rappelant ce que devrait être le véritable rôle de l’ONU.

La voici :

NDLR: Il ne s’agit pas ici d’apporter une caution à tel ou tel régime politique, vu que Trump s’en est également pris violemment à des pays aussi divers que le Vénézuela, l’Iran, etc…, mais simplement de rappeler ce que signifie le droit des nations et des peuples à disposer d’eux-même!

Pierre GRINDSABLE

SUR LE MÊME THÈME:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/08/12/coree-solidarite-avec-la-resistance-de-la-rpdc/

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/05/de-la-station-f-a-la-station-r-reussite-de-la-resistance/

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/27/en-reponse-a-un-ami-ecologiste-sur-le-nucleaire-militaire-coreen/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/01/debat-sur-le-nucleaire-coreen-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/19/a-lassaut-du-ciel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/21/a-lassaut-du-ciel-suite/

Pour nos sœurs et nos frères en lutte, Irma n’a pas brisé les barreaux des prisons!!

 

 

Sur son passage, l’ouragan Irma a ravagé principalement les demeures fragiles des pauvres, soulignant par la destruction la structure de classe néocoloniale de certaines iles…

Mais elle n’a pas, pour autant, brisé les barreaux des prisons pour ceux qui luttent contre cette iniquité, principalement engendrée par l’impérialisme.

Pour Ana Bélen Montés, cela fera 16 ans de détention, depuis son arrestation, le 20 Septembre 2001.

D’aucuns imputent la violence décuplée des tempêtes tropicales aux causes de l’activité humaine, causes qui se recoupent, pour l’essentiel, sinon en totalité, avec celles de l’impérialisme.

Le combat d’Ana Bélen Montés, pour le droit des peuples à disposer d’eux-même, est, plus que jamais, partie intégrante de la cause prolétarienne internationale pour la paix et le socialisme.

Non seulement « Irma » ne doit pas nous la faire oublier, mais c’est aujourd’hui, avec l’anniversaire de son arrestation, une raison de plus de serrer les rangs autour d’elle, malgré les difficultés matérielles.

Voici donc, infatigablement relayée par Jacqueline ROUSSIE, une nouvelle initiative, symboliquement importante et humainement nécessaire, dans ce parcours de lutte où l’impérialisme US se comporte comme l’ogre impitoyable qu’il est partout.

Luniterre

 

 

Les amis portoricains et Cubains du comité international de solidarité d’Ana Belén Montés ont été quelque peu gênés ces derniers temps dans leur action par l’ouragan Irma.

Les liaisons ayant été rétablies, ils nous invitent à envoyer un petit mot à la maman Doña Emilia d’Ana Belén Montés et à sa sœur Lucy à l’adresse anabelenesnuestra@gmail.com pour leur témoigner notre solidarité à l’occasion du 16ème anniversaire de l’arrestation d’Ana. 

Vos messages leur seront retransmis le jour anniversaire, c’est-à-dire le 20 septembre.

J. Roussie

je vous cite le message envoyé par Julián Gutiérrez Alonso:

Compañer@s

Irma nos ha demorado en nuestra batalla por Ana Belén pero ya podemos seguir nuestra lucha.

El próximo día 20/9 Ana cumple 16 años de encierro y no quisieramos dejar pasar esa fecha sin hacer algo.

Por tanto les proponemos que le manden mensajes a la madre de Ana (Doña Emilia) y a su hermana Lucy mostrandoles nuestra solidaridad al cumplir 16 años de prisión por luchar por sus dos Islas queridas, Cuba y Puerto Rico, de un pájaro las dos alas, que acaban de ser azotadas por el potente huracán Irma lo que no evitará el huracán de solidaridad con Ana.

Les pedimos que envien sus mensajes al buzón anabelenesnuestra@gmail.com y estamos seguros que tal como hicimos cuando el cumpleaños de Ana en febrero y el día de las madres tanto Ana como su familia agradecera nuestra solidaridad. Les pido que difundan esta propuesta lo mas posible.


Seguimos en combate

 

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2016/01/rovics-vfj-song-for-ana.jpg?w=940

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Autour d’Ana Bélen Montés, le combat continue!

 

 

 

 

Reçue récemment, une correspondance de Jacqueline Roussie et Maurice Lecomte, au sujet de ce difficile combat.

Mais c’est une partie du combat de tous ceux qui refusent la fatalité du capitalisme et de l’impérialisme.

Une partie du combat de tous ceux qui pensent que les bruits de bottes impérialistes qui montent partout, c’est à dire partout où elles ne sont pas déjà en train d’écraser les peuples et les nations, ces bruits de bottes ne sont pas encore le résultat d’une résignation, et que la résistance peut s’étendre et triompher.

« Ana est hélas toujours en prison, et son cancer  d’un sein ne lui facilite pas sa vie de recluse.

Le 21 septembre sera le 16ème anniversaire de son arrestation, aussi nous avons décidé d’écrire  aux « procédures spéciales » du conseil des droits de l’homme de l’ONU, avec une copie à la croix rouge internationale, et une autre à la maison Blanche.

Voici donc la lettre que nous avons envoyée le 21 août 2017:

 

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Conseil des Droits de l’Homme                                                                                 Le 21 août 2017

« Division des Procédures Spéciales »

C/O OHCHR-UNOG-14 Avenue de la Paix

1211 Genève 10

Suisse

Mesdames, Messieurs,

Dans la situation où le monde se trouve aujourd’hui, le combat pour la paix est un impératif qui s’impose pour contrecarrer les dérives multiples et répétées vers la guerre, laquelle sévit d’ores et déjà dans de nombreux endroits. Avec les armes dont disposent les pays, elle pourrait être mondiale, avec le risque d’anéantissement de l’humanité et peut-être même de la vie sur terre.

L’essence de l’ONU est d’éviter les guerres et d’aider à la résolution pacifique des conflits. Ce n’est pas tâche facile. De tous temps des pacifistes internationalistes ont œuvré pour éviter le pire. Ana Belén Montés en fait partie, et c’est à son sujet que nous vous écrivons aujourd’hui.

Ana est simple, modeste et déterminée. C’est une grande dame, enfermée depuis maintenant 16 années dans de rudes conditions d’isolement à l’hôpital psychiatrique pour femmes de la prison de Carswell au Texas. Son arrestation remonte au 21 septembre 2001. Elle a été condamnée pour espionnage et si nous n’agissons pas, elle restera confinée dans cet univers hostile jusqu’en janvier 2023. Elle assume pleinement ses actes dictés par sa conscience. Elle était analyste de première catégorie à la DIA, spécialiste de Cuba, et avait accès à presque toute l’information sur l’Ile dont disposait la communauté du renseignement, en particulier sur les activités militaires cubaines. De par son rang, elle était membre du très secret « groupe de travail inter agences sur Cuba », qui rassemble les principaux analystes des plus hautes agences de renseignements des Etats-Unis, comme la CIA par exemple. Elle avait remis à Cuba, sans contre partie financière, l’information lui permettant de connaître les plans d’agression des Etats-Unis contre l’île.

Non seulement cette femme courageuse a évité à Cuba des attentats, mais elle a aussi empêché les Etats-Unis de se lancer dans une aventure sanglante contre ce pays. Alors que les Etats-Unis n’attendaient qu’un prétexte pour intervenir, contre toute attente, elle a rédigé un rapport remis au Pentagone en 1998 prouvant que Cuba n’était pas une menace pour les Etats-Unis.  Son geste s’inscrit parfaitement dans le cadre des raisons d’exister de l’ONU.

L’article 2 de la charte de l’ONU qui recommande de  «  Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde », va dans le sens de ce qu’a déclaré Ana dans son plaidoyer lors de son procès avant l’annonce de sa sentence:

« Il existe un proverbe italien qui peut-être, décrit le mieux ce que je crois :

Le monde entier n’est qu’un seul pays. Dans ce pays mondial, le principe d’aimer son prochain comme soi même, est le guide essentiel pour des relations harmonieuses entre tous les pays.

Ce principe implique tolérance et compréhension pour la façon de se comporter envers les autres. Il implique que nous traitions les autres nations comme on aimerait être traité : avec respect et considération. C’est un principe que, malheureusement nous n’avons jamais appliqué à Cuba.

Votre honneur, je suis devant vous aujourd’hui pour une activité à laquelle je me suis livrée parce que j’ai obéi à ma conscience plutôt qu’à la loi. Je crois que la politique de notre gouvernement vis-à-vis de Cuba est cruelle et injuste, profondément agressive, et je me suis sentie moralement dans l’obligation d’aider l’île à se défendre contre nos efforts de lui imposer nos valeurs et notre système politique. Nous avons fait preuve d’intolérance et de mépris à l’égard de Cuba depuis plus de 40 ans. Nous n’avons jamais respecté le droit pour Cuba de choisir sa propre voie vers ses propres idéaux d’égalité et de justice. ( …).



Ma manière de réagir à notre politique Cubaine a peut-être été moralement condamnable. Peut-être que le droit pour Cuba d’exister libre de toute pression politique ou économique ne justifie pas les informations secrètes que j’ai transmises pour l’aider à se défendre. Je peux seulement dire que j’ai fait ce qui me paraissait être juste pour réparer une grave injustice. 



Mon plus grand désir est de voir des relations amicales s’établir entre les Etats-Unis et Cuba. J’espère que mon cas contribuera d’une certaine manière à encourager notre gouvernement à abandonner sa politique hostile envers Cuba et à collaborer avec la Havane dans un esprit de tolérance, de respect mutuel, de compréhension… »

Ana Belén Montés a aussi anticipé sur la politique des Etats-Unis envers Cuba, puisque ses paroles vont dans le sens de celles prononcées le 20 mars 2016 sur le sol cubain par le président Obama.

Cette femme souffre en plus d’un cancer du sein. Elle a subi début 2017 une mammectomie et a été traitée par radiothérapie. Une telle situation, déjà traumatisante pour n’importe quelle femme, est, dans son cas, vraiment inhumaine. Elle vit coupée du monde, de ses amis, de toute possibilité de soins alternatifs. La prison où elle est enfermée est une machine à la faire souffrir et à détruire sa personnalité.

Il nous semble que l’ONU se doit de soutenir Ana Belén Montes dans l’épreuve qu’elle traverse et d’exiger sa libération. En espérant que vous agirez dans ce sens, recevez l’expression de nos sentiments humanistes les plus sincères.

Jacqueline Roussie

Maurice Lecomte

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Jointes à cette correspondance, quelques nouvelles plus personnelles d’Ana, envoyées précédemment à ceux qui tentent de la défendre contre ses bourreaux impérialistes :

Chers tous, je vous embrasse

Merci de continuer à être solidaires d’Ana. Comme il se doit nous avons éprouvé des sentiments très divers : Une grande joie pour le triomphe que représente pour le peuple de Porto Rico (et pour les autres camarades solidaires) le retour d’Oscar dans son pays et auprès des siens. Et d’un autre côté la tristesse de voir qu’Ana n’a pas été libérée.

Comme vous le savez, Ana se remet d‘une mammectomie et est actuellement traitée par radiothérapie. Ce traitement est déjà très angoissant pour n’importe quelle femme, alors à plus forte raison quand elle se trouve en prison, loin de ceux qui lui sont chers et de la possibilité d’explorer des traitements alternatifs. Cela a été très difficile et douloureux, vous pouvez l’imaginer. Ana a survécu à tant, a résisté à des conditions d’enfermement si hostiles…

Je n’ai pas reçu de lettres d’elle depuis son opération, car elle ne peut se servir de sa main droite. Néanmoins, elle a un contact téléphonique avec sa mère. Elle est toujours l’objet de mesures administratives d’extrême sécurité, raison pour laquelle je m’exprime avec précautions. 

A Porto Rico le Groupe de Travail continuera à appuyer Ana. Maintenant plus que jamais nous en avons besoin. Notre objectif principal est de faire connaître son cas dans ses justes perspectives : les principes pour lesquels elle a lutté, la situation historique qui a été à l’origine de son action, la maladie dont elle souffre.

Je comprends qu’une campagne éducative fera basculer l’opinion publique en sa faveur, c’est à mon sens, une chose indispensable pour plaider pour sa libération. Je comprends aussi que la façon dont Ana se sentira appuyée et aimée rendra moins dur son enfermement. Je pense qu’il est vital d’insister sur l’appui humanitaire que mérite son cas. Nous ne devons pas non plus oublier le virage historique provoqué par les déclarations faites il y a deux ans par Obama.

 Beaucoup de camarades qui travaillent dans le Groupe ont aussi travaillé pour la libération d’Oscar. Sa libération nous a inspiré en tant que peuple. Un peuple uni, combattif, et qui persévère dans ses objectifs, et  finit par vaincre. J’ai confiance dans le fait que la lutte pour Ana va se diversifier et s’amplifier.

Nous fêterons son anniversaire le dimanche 26 février avec musique, poésie, et peintures, toutes inspirées d’Ana. Nous avons et continuerons à participer aux festivals populaires, aux rencontres religieuses et culturelles, aux manifestations artistiques, et à toutes les opportunités pour exposer son cas. Souhaitons que nous puissions parler directement avec elle !

Nous ne savons pas ce qui va se passer avec l’actuel gouvernement. Nous ne savons rien. Mais ne nous fermons à aucune éventualité. Pour cela il est important de continuer à faire connaître Ana. Je rêve que le jour de sa libération nous soyons nombreux à la connaître, pour pouvoir la recevoir et l’embrasser comme elle le mérite.

Merci de ne pas l’oublier, et comme dit Sean, Hasta la victoria, Siempre !

Avec affection et gratitude.

Miriam

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Solidarité de l’Opposition Révolutionnaire Tchadienne avec la Résistance Coréenne – RPDC

 

Solidarité

de l’Opposition Révolutionnaire Tchadienne

avec la Résistance Coréenne – RPDC

 

 

 

La République Populaire Démocratique de Corée (RPDC), est un état indépendant, souverain et membre de l’ONU. Il n’a jamais agressé militairement aucun pays au monde, car profondément pacifique. Cependant, il a été une nouvelle fois victime d’une Résolution scélérate, injuste et criminelle du Conseil de sécurité de l’ONU. En effet, ladite Résolution n°2371 initiée par les USA, adoptée le 5 août 2017, a pour unique objectif d’asphyxier économiquement le pays, voire affamer sa population afin de l’asservir.

Le crime de lèse majesté commis par le Dirigeant suprême de la RPDC, le Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée (APC) le Maréchal Kim Jong Un, est d’avoir testé le lancement le 4 juillet 2017 du missile Hwasong-14, Missile balistique intercontinental (ICBM).

Cette nouvelle résolution répond au premier tir nord-coréen d’un missile balistique intercontinental le 4 juillet, suivi le 28 juillet du tir d’un engin similaire.

Notre Parti, ACTUS/prpe condamne avec fermeté ce crime contre l’humanité institutionnalisé par les USA, qui ont transformé le Conseil de sécurité de l’ONU en un organisme du Gouvernement fédéral étasunien, prompt à punir, voire anéantir tout état du monde insoumis ou manifestant la moindre velléité d’insoumission, d’indépendance, de souveraineté à son égard.

Nous exprimons solennellement ici, notre solidarité militante anti impérialiste, révolutionnaire et internationaliste au peuple de la RPDC et à son dirigeant clairvoyant et protecteur de la nation, le Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, le Maréchal Kim Jong Un, Président du Parti des travailleurs de Corée, et Président de la Commission des Affaires d’Etat.

Dès sa création le 09 septembre 1948 après sa guerre héroïque de libération (dirigée par le Grand Leader Kim Il Sung) contre les impérialistes colonisateurs japonais, la RPDC a du affronter par la suite l’agression militaire étatsunienne (guerre de Corée de 1950 à 1953). Le vaillant peuple coréen est sorti victorieux en renforçant davantage sa souveraineté et son indépendance. Depuis lors, les provocations militaires des USA, les campagnes mensongères, injurieuses, ordurières de dénigrements…, contre le pays et ses dirigeants successifs (Kim Jong Il et Kim Jong Un), n’ont jamais cessé.

Les actes des USA contre la RPDC sont une violation flagrante de la charte des Nations-Unies adoptée à San Francisco le 26 juin 1945, en son chapitre1.Ce dernier stipule : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ou droit à l’autodétermination, est le principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose d’un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère. Pourquoi la RPDC n’aurait-elle pas le droit internationalement reconnu de défendre sa souveraineté au profit de son asservissement par les USA ? Pourquoi les puissances impérialistes occidentales qui enfreint constamment les dispositions de la Charte des de l’ONU des Nations-Unies persistent dans une imposture intellectuelle prétendue « défense » du droit international ? Pourquoi la RPDC devrait-elle se soumettre aux injonctions impériales et impérialistes injustes des USA, alors que l’ONU est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres ?

Mobiliser pour Construire

ACTION TCHADIENNE POUR L’UNITÉ ET LE SOCIALISME / PARTI RÉVOLUTIONNAIRE POPULAIRE ET ÉCOLOGIQUE Chadian Action for Unity and Socialism/Popular and Ecological Revolutionary Party ( ACTUS/prpe)

E-mails : actus_pr@yahoo.com actus-prpe@club-internet.fr

2

1- Le Commandant suprême de l’Armée Populaire de Corée, le Maréchal Kim Jong Un devrait-il laisser anéantir la RPDC par les puissances impérialistes occidentales et notamment les USA?

Dans le nouvel contexte actuel d’escalade guerrière initiée par le Président des USA, Donald Trump, il serait utile de rappeler certains faits historiques qui permettraient à tout esprit humain doté de la moindre honnêteté intellectuelle, d’accuser sans retenue aucune les USA de géniteur et agent zélé d’entretien de la tension sur la péninsule coréenne :

– La guerre impérialiste d’occupation déclenchée par les USA de 1950 à 1953 a causé plus de 520 000 morts en RPDC. Depuis lors, l’absence d’un traité de paix entre les USA et la RPDC, la présence de 30000 soldats étatsuniens équipés d’armes nucléaires, qui continuent de camper dans plusieurs de leurs bases en Corée du sud occupée depuis 1953, le déploiement par Washington ce dernier temps en Corée du Sud du système de missiles antimissile Terminal High Altitude Defence Area (THAAD), outre la présence des bases militaires en Corée e Sud, il faudrait mentionner les 50 000 autres soldats étatsuniens avec leurs armes nucléaires au Japon, tous prêts à envahir la RPDC si l’ordre leur était donné.

Le programme nucléaire nord-coréen est né au lendemain de la Guerre de Corée (1950-1953), au cours de laquelle, par deux fois, les États-Unis ont menacé de frappes nucléaires la Corée du Nord. Enfin, il n’y a jamais eu un traité de paix sur la péninsule coréenne et de non-agression entre les USA, puissance occupante de la Corée du Sud et la RPDC, et ce depuis l’accord de cessez-le feu de 1953. Ces cinq (5) éléments susmentionnés sont entre autres autant des dangers réels gravissimes qui menacent en permanence la sécurité et la souveraineté nationale voire l’existence de la RPDC.

Les USA persistent dans leur doctrine d’agression de terrorisme d’état. Ils ont la volonté inébranlable de détruire la RPDC et assassiner ses dirigeants, afin d‘instaurer un état fantoche capitaliste sous leur domination. Ces faits furent confirmés par Jonathan Cheng and Alastair Gale, dans « North Korea missile test stirs ICBM fears, The Wall Street Journal du 7 mars 2017.

Les bombardements des puissances impérialistes de l’Irak en 2003, de la Libye en 2011 suivis des assassinats de leurs dirigeants respectifs Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi, en Côte d’Ivoire l’armée française a bombardé le 11 avril 2011 le palais présidentiel. Elle a capturé le président légitime et insoumis Laurent Gbagbo, puis l’a déporté à la Haye pour y être jugé par la Cours pénale internationale (CPI ), la récente frappe américaine du 07 avril 2017 contre une base militaire en Syrie qui a fait plusieurs morts…, sont aussi des raisons objectives, impératives et impérieuses pour que, le Camarade Maréchal Kim Jong Un, Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, Président du Parti des travailleurs de Corée, et Président de la Commission des Affaires d’Etat de la RPDC, prenne la sage, courageuse pertinente, juste et rationnelle décision de renforcer la capacité défensive nucléaire du pays.

C’est suivant cette logique de défense de la patrie et de son peuple que le dirigeant suprême Kim Jong Un a déclaré : « Si nous avons effectué le second lancement d’essai de la fusée balistique intercontinentale en simulant sa portée maximale, c’est pour envoyer un message d’avertissement énergique aux Etats-Unis qui se démènent follement contre nous. La force de dissuasion nucléaire est donc, pour notre Peuple qui a connu toutes affres de la guerre provoquée par eux, un choix stratégique indispensable et un capital stratégique inappréciable. S’ils osent jouer avec le feu en brandissant les armes nucléaires, nous leur donnerons une leçon retentissante avec les nôtres que nous avons préparées jusqu’ici » [Source : KCNA]

La RPDC a aussi le droit et le devoir comme tous les états du monde de défendre sa souveraineté, son indépendance et son intégrité territoriale, comme les stipulent les traités internationaux. Alors de quel droit ces puissances impérialistes occidentales, notamment les USA qui disposent et fabriquent en quantité

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illimitée les ogives nucléaires pour leur prétendue «défense de leur territoire», s’arrogent-elles le droit de priver la RPDC de ces mêmes prérogatives ?

Pourquoi les puissances impérialistes occidentales dénient-elles à la RDPC le droit à défendre sa souveraineté son système politique? Pourquoi la RDPC n’a t-elle pas le droit légitime à développer un système défensif et non offensif ? Quel dirigeant sensé au monde, qui, face aux menaces gravissimes susmentionnées qui pèsent sur la RPDC, ne prendrait-il pas des mesures adéquates proportionnelles à la gravité des menaces qui se pèseraient sur le pays ?

Les tragédies irakienne et libyenne susmentionnées sont incontestablement de nature à instaurer un pessimisme sur le désarmement unilatéral d’un pays du sud, car seules les puissances impérialistes occidentales auraient le monopole exclusif de la puissance militaire nucléaire comme moyen de pression, de chantage, de menace, d’humiliation, de mépris…, afin d’asservir par la puissance du feu nucléaire les autres peuples du sud.

Cette injustice est insupportable. C’est un mépris, un véritable déni d’existence de souveraineté d’indépendance des peuples du Sud. Face à cet affront, le Camarade Maréchal Kim Jong Un, Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, Président du Parti des travailleurs de Corée, et Président de la Commission des Affaires d’Etat de la RPDC a raison de maintenir la capacité, le renforcement par le perfectionnement constant de la puissance nucléaire défensive du pays.

Il serait utile de rappeler ici si besoin en est, que c’est sous le fallacieux prétexte de la prétendue « Arme de destruction massive (ADM » que détiendrait l’Irak de Saddam Hissein que les impérialistes étatsuniens ont assassiné son président, détruit et occupé l’historique Mésopotamie en 2003. A ce jour, quatorze ans après, la moindre trace d’ADM n’a été trouvée. Le mensonge érigé en mode de gouvernance dans les relations internationales par les puissances impérialistes est, est une réalité. Le mensonge récurrent érigé en doctrine politique du droit international, justifiant la primauté de l’usage du droit de la force militaire sur la force du droit international, afin d’assassiner les dirigeants insoumis du sud et asservir leurs peuples, est un crime contre l’humanité. Ce comportement indigne, de terrorisme d’état jette incontestablement de l’opprobre sur les puissances impérialistes occidentales. Leur lyrisme sur leur auto-proclamation de leur «sacrée mission divine» sur la défense de la « démocratie, des droits de l’homme », ne résiste guère face aux preuves de leurs crimes et forfaitures dans les pays du sud.

En Libye, les USA et les autres puissances impérialistes ont exigé au préalable le démentiellement des installations et centres de recherches nucléaires en échange de la levée de l’embargo économique. Le dirigeant libyen, le Colonel Kadhafi, avec sincérité entaché d’une certaine crédulité a procédé à la destruction totale de ces installations par les experts de ces mêmes puissances impérialistes occidentales. Le terrain étant préparé, l’étape suivante du plan criminel des prédateurs revanchards et rancuniers occidentaux, qui n’ont jamais digéré l’insoumission du Guide libyen Mouammar Kadhafi, l’ont froidement assassiné en 2011.

C’est aussi dans la même optique de stratégie de domination des peuples par la détention exclusive de l’arme nucléaire, que les puissances impérialistes occidentales ont exigé le démantèlement des installations des recherches nucléaires en Afrique du Sud alors sous apartheid (dominée des blancs) , dès l’accession au pouvoir de la majorité noire (représentée par Nelson Mandela ).

L’Afrique, un grand Continent, en plein essor démographique et dotée d’immenses ressources naturelles, serait-elle vouée à être asservie éternellement par les puissances impérialistes occidentales ? Quand pourrait-elle imposée du respect, arracher sa véritable indépendance et souveraineté ?

L’exemple de la RPDC, un petit pays du Sud devrait inspirer ce grand Continent pillé et paupérisé par les multinationales prédatrices occidentale, et certains de leurs valets locaux (comme notre pays le Tchad). Ces dirigeants fantoches, ou en réalité «Gouverneurs généraux délégués» de la France sont imposés, protégés

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militairement, financièrement et diplomatiquement contre la volonté des peuples, afin de protéger les intérêts impérialistes.

Il va de soit que si le dirigeant de la RPDC, le Maréchal Kim Jong Un se soumettait aux diktats, oukases et appliquait leur système politique capitaliste, alors cette haine viscérale et cette volonté tenace d’anéantir ce pays et ses dirigeants disparaîtraient comme par enchantement. La presse bourgeoise au service du capital couvrirait alors d’éloges dithyrambiques ce même dirigeant qu’ils fustigeaient naguère.

C’est ainsi que certains dirigeants valets des impérialistes occidentaux, véritables dictateurs et prédateurs par excellence, ne sont jamais vilipendés par cette presse bourgeoise, voire parfois ils sont choyés. Ces mêmes puissances impérialistes occidentales dites démocratiques, qui s’autoproclament « défenseurs » des droits de l’homme et de la démocratie, demeurent pourtant aphones et aveugles face aux multiples violations gravissimes des droits de l’Homme commis par leurs «Gouverneurs généraux délégués». Ces crimes contre l’humanité ne sont pas sanctionnés, offrant ainsi à leurs valets, gardiens de leurs intérêts l’impunité totale, une assurance tous risques de continuer à infliger aux peuples africains des traitements dégradants et humiliants et massacres.

Cette prétendue « défense » des « Droits de l’Homme, de la démocratie» est à géométrie variable. Selon la conception impérialiste : est qualifié de « dictateur « et « violeur » des droits de l’Homme, tout dirigeant du sud insoumis comme l’étaient ou le sont les dirigeants de la RPDC (Kim Il Sung, Kim Jong Il, Kim Jong Il).

Les campagnes mensongères et ordurières de diabolisation des dirigeants : [de la RPDC- le Maréchal Kim Jong Un, de Cuba socialiste-Le Commandant Fidel Castro et Le Général Raoul Castro, de Venezuela- Le Commandant Hugo Chavez et Nicolas Maduro, de la Syrie-Le Général Hafez El Assad et Bachir El Assad,de Zimbabwe-Robert Mugabe, du Nicaragua-Le Commandant Daniel Ortega, du Burkina-Le Capitaine Thomas Sankara, de la RD CongoPatrice Lumumba, Pierre Mululé et Laurent Désiré Kabila, d’Iran-Mahmoud Ahmadinejad et Mohammad Mossadegh, de Libye-Le Colonel Kadhafi, d’Algérie-Le Colonel Houari Boumediene , de Côte d’Ivoire-Laurent Gbagbo, d’EgypteLe Colonel Gamal Abdel Nasser, d’Albanie-Enver Hodja, du Viet Nam-Ho Chi Minh, du Chili-Salvador Allende, du Congo Brazzaville-Le Capitaine Marien Ngouabi, de l’Angola-Agostino Neto, de la Russie-Vladimir Poutine, de la Biélorussie- Alexandre Grégoriévitch Loukachenko, du Mozambique-Samora Machel, de Guinée Bisa-Amicar Cabral, du Ghana- Kwame Nkrumah, du Togo-Sylvanus Olympio,du Mozambique-Samora Machel, de Bolivie-Evo Morales, de Guinée Conakry-Sékou Touré…] ne résisteront pas au temps, car les peuples de plus en plus conscientisés se rendent compte de l’ampleur effroyable des crimes contre l’humanité , de la forfaiture, de l’imposture diplomatique et intellectuelle des puissances impérialistes occidentales dans le monde.

Exiger le désarmement unilatéral de la RPDC afin de réaliser les objectifs impérialistes, sous prétexte de sauvegarder la paix mondiale est mensonge. Non à une telle imposture intellectuelle dans les relations internationales. En effet, une véritable paix, par ailleurs salutaire pour tous les peuples du monde, exige la signature d’un véritable traité mondial de paix suivi d’un désarmement général concomitant de toutes les puissances nucléaires sans exception aucune.

2- La République Populaire et Démocratique de Corée (RPDC) accède au club très fermé des puissances nucléaires.

La RPDC a procédé à son premier essai nucléaire le 9 octobre 2006. Depuis lors, six (6) essais nucléaires au total ont été effectués, provoquant ainsi la furie guerrière des USA et des autres puissances impérialistes occidentales. Elles ont instrumentalisé le Conseil de sécurité de l’ONU, transformé en un état major de neutralisation des dirigeants des pays insoumis. Le Conseil de sécurité a imposé en rétorsion aux 6 essais nucléaires de la RPDC, six trains de sanctions économiques de plus en plus criminelles contre ce pays insoumis aux oukases des impérialistes.

Depuis les recherches sur l’atome qui ont conduit à la première fission nucléaire réalisée en décembre 1938 à l’institut Kaiser Wilhelm de Berlin d’Allemagne, par Otto Hahn et son collaborateur Fritz Strassmann,

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la course au armement pour la première mise au point de la bombe atomique a été engagée principalement entre les puissances impérialistes occidentales Allemagne, Usa , France, et Angleterre).

La RDPC désignée aujourd’hui par les USA et ses alliés impérialistes comme menace contre la paix mondiale et initiatrice de la course à l’arme nucléaire, n’existait pas. Ce gros mensonge ne saurait poser de sérieuse question à la conscience de tout homme doté de la moindre honnêteté intellectuelle et morale. En effet, Comment un pays qui vient d’essayer seulement sa 6ème explosion nucléaire défensive expérimentale, pourrait-elle menacer la paix mondiale, et de surcroît n’a jamais utilisé une telle arme contre un autre pays à l’instar des USA ? Combien d’exposions nucléaires ont déjà été effectuées par chacun des états possédant l’arme nucléaire? Par quel miracle l’arsenal nucléaire de ce jeune pays en la matière, pourraitelle supplanter la somme d’ogives nucléaires détenues par les pays vétérans de la recherche, de la fabrication et de la détention impressionnante d’ogives nucléaires?

Non à cette imposture intellectuelle et à ces mensonges abyssaux que les puissances impérialistes veulent imposer à l’opinion internationale comme vérité historique. Ces dernières insultent par ce comportement abject l’intelligence des peuples, qui par ailleurs manifeste sa forte incrédulité en condamnant leurs crimes contre l’humanité dans les pays du sud. Le masque est tombé car les USA et les autres puissances impérialistes ne peuvent indéfiniment tromper les peuples.

Les mensonges des USA et autres puissances impérialistes ne résistent guère aux données sur le nombre d’ogives nucléaires par pays, fournies par plusieurs instituts et médias. En effet, neuf (9) états possèdent à ce jour l’Arme nucléaire (États-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France, Chine, Israël, Inde, Pakistan, Corée du Nord), totalisant environ 17.300 ogives nucléaires.

Au demeurant, il serait utile de rappeler que les cinq(5) membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU sont considérés comme puissances nucléaires officielles: Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France et Chine.

Tous possèdent la bombe atomique (bombe A) et la bombe thermonucléaire ou la bombe à hydrogène (bombe H) encore plus puissante. La répartition de ces armes montrent à suffisance que la RPDC détient un nombre insignifiant d’ogives nucléaires que celui des seuls USA: « États-Unis 7.700 ogives, Russie 8.500 ogives, Royaume-Uni 225 ogives, France 300 ogives, Chine 250 ogives, Inde 90–110 ogives, Pakistan 100–120 ogives, Israël 80 ogives, Corée du nord <10 ogives » [Source: Federation of American Scientists 2013]

Les estimations surévaluées du nombre d’ogives nucléaires de la RPDC se situeraient à 16 et pourraient atteindre «20 à 30 unités d’ici 2020» [Source: «Corée du Nord : Le difficile accès à la dissuasion », Défense et sécurité international, Paris, no 121,‎ janvier-février 2016, p. 21 (ISSN 1772-788X, OCLC 644528273)]

Selon un autre rapport officiel américain, la RPDC dispose de quelque 60 bombes atomiques, note le Washington Post, qui souligne toutefois que beaucoup d’experts jugent ce nombre beaucoup trop élevé.

La volonté de tous les états à défendre leur souveraineté, indépendance, territoire et peuples, est leur devoir inanéliable et régalien. Celle de la RPDC est d’autant plus aiguë pour des raisons susmentionnées. Les menaces des USA d’anéantir ce pays insoumis a été réitérer ces derniers jours par le nouveau président étatsunien Donald Trump en des termes guerriers sur son compte Twitter : Il a promis « feu et la colère », promettant une «réaction d’une ampleur que le monde n’a jamais vue jusqu’ici» et enfin d’ajouter que «Les solutions militaires sont totalement en place, verrouillées et chargées»

Le mépris des puissances impérialistes et leur complexe de supériorité à l’égard des « minables » pays du sud en général et de la RPDC en particulier, les ont conduit à faire des déclarations infâmantes, injurieuses et contradictoires. Elles ont la certitude d’être les seules détentrices de l’intelligence humaine,

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scientifiques et technologiques, elles avaient dans une première campagne de dénigrement et de scepticisme, mis en doute les paroles du Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, le Maréchal Kim Jong Un, rapportées par l’agence officielle de presse KCNA. Cependant, l’héroïque peuple de la RPDC et son dirigeant suprême Kim Jong Un, refusent d’essuyer cet affront. Ils relèvent le défi.

L’Expert nucléaire, le Professeur Siegfried Hecker de l’Université de Stanford, a été plus «nuancé et optimiste » sur la capacité réelle de la RPDC de fabriquer le système complet de l’arme nucléaire. Selon lui, « il faudra probablement encore 5 ans de travail pour y arriver. Je ne pense pas qu’ils aient suffisamment d’expérience en matière de missiles ou d’essais nucléaires pour être capables de mettre en œuvre une ogive nucléaire suffisamment petite, légère et robuste pour survivre à un tir par missile balistique intercontinental », a-t-il en effet expliqué. Par ailleurs, toujours selon lui, la Corée du Nord aurait assez d’uranium et de plutonium pour fabriquer 20 à 25 têtes nucléaires…Soit trois fois moins par rapport à l’évaluation de la DIA. [Source: AFP].

Un autre expert, M. David Wright, scientifique membre de l’association Union of concerned scientists, a estimé sur la base des données disponibles que «pourrait atteindre une portée maximale d’environ 6 700 km sur une trajectoire standard». [Source : Journal de Montréal du 27.06.2017]

Un rapport établi en mars 2017 par la Defense Intelligence Agency (DIA), une agence dépendant du Pentagone, avance pour la première fois l’hypothèse que la RPDC serait en mesure de lancer un missile équipé d’une tête nucléaire. Cette information fut confirmée officiellement par le gouvernement étatsunien le 5 juillet 2017 suite au dernier essai nucléaire de la RPDC [Source Le Figaro]

– Le lancement avec succès le 4 juillet 2017 du missile Hwasong-14, Missile balistique intercontinental (ICBM) reconnu par ailleurs par les USA démontre a suffisance la haute capacité et du très haut niveau scientifique atteints par les chercheurs et savants nord coréens, malgré les sanctions économiques imposées par les USA via le Conseils de sécurité des Nations-Unies.

– Le 9 octobre 2006, la Corée du Nord procède à son premier essai nucléaire de la bombe A, dans le nord-est du pays.

– Le 6 janvier 2016, l’Agence officielle de presse KCNA avait annoncé le premier essai réussi de la bombe H de la RPDC, affirmation mise en doute par les spécialistes occidentaux qui avaient jugé que l’énergie dégagée était trop faible.

La RPDCC a réalisé, le 9 septembre 2016, son cinquième essai, portant sur une ogive nucléaire miniaturisée susceptible, selon Pyongyang, d’équiper un missile. Ces différentes étapes de la recherche nucléaire susmentionnées relative à l’ultra complexité technique de miniaturisation de la bombe, sont une phase décisive dans la fabrication complète de l’arme nucléaire. En effet, elle permet de monter cette dernière sur des ogives de missiles. La capacité de miniaturiser une ogive nucléaire naguère détenue exclusivement par les puissances impérialistes est dorénavant brisée. Ce succès a été confirmé en mars 2016 par le Commandant suprême de l’APC, le Maréchal Kim Jong-un en ces termes: «son pays avait réussi à miniaturiser une tête thermonucléaire pouvant équiper un missile balistique»

La sécurité d’un peuple, son indépendance et sa souveraineté ne se monnaient pas. C’est ainsi que le Commandant suprême de l’APC le Maréchal Kim Jong Un en a cure des sanctions économiques, menaces nucléaires, et autres fébriles intimidations.

Il ordonne, encourage et soutient fermement sans retenue aucune les talentueux scientifiques nordcoréens qui poursuivent imperturbablement les essais de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) jusqu’à la maîtrise présente de la technologie balistique. Il en de même pour les ogives nucléaires pour la bombe atomique (Bombe A) et la bombe thermonucléaire ou à hydrogène (Bombe H).

Le perfectionnement constant des armes nucléaires permet aussi de renforcer la capacité défense du pays contre toute éventuelle agression militaire étatsunienne.

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3- Les dirigeants de la République Populaire et Démocratique de Corée (RPDC), œuvrent inlassablement pour la paix sur la péninsule coréenne.

La RPDC a montré à maintes reprises depuis sa création le 9 septembre 1948, sa bonne volonté d’œuvrer pour la paix et la réunification pacifique des deux états de la nation coréenne, forte de plus de 82 millions de citoyens. A cet effet, le Grand dirigeant le Maréchal Kim Il Sung avait déjà initié des pourparlers politiques de haut niveau entre le Nord et le Sud les 3 mai et 3 novembre 1972. Le pertinent communiqué final de ces rencontres a conclu un accord sur les 3 principes suivants pour la réunification du pays [Sources: AAFC et The People’s Korea]

Premièrement, la réunification devra être atteinte de manière indépendante, sans recours aux forces étrangères ni ingérence ; ►Deuxièmement, la réunification devra être atteinte par des moyens pacifiques, sans recours aux armes d’une partie contre l’autre ; ►Troisièmement, une grande union nationale devra être encouragée, transcendant les différences d’idéologie, d’idéal et de système.

C’est dans cet esprit de paix et d’unification pacifique de la nation coréenne, initié par le Grand Leader Kim Il Sung, que fut signée à Pyong yang , capitale de RDPC la Déclaration du 4 octobre 2007 pour le développement des rapports Nord-Sud, la paix et la prospérité entre le Leader Kim Jong-il, Président du Comité de la Défense nationale de la République populaire démocratique de Corée, et Roh Moo-hyun, Président de la République de Corée. La RDPC est bien une nation pacifique à travers toutes ses initiatives de paix. Cependant, hélas, les puissances impérialistes et notamment les USA s’opposent et exercent des pressions militaires grâce à leurs troupes d’occupation sur les dirigeants sud coréens, lesquels sont pris en otage. Les USA multiplient aussi des sanctions économiques (qu’ils rédigent) contre la RPDC par le truchement du Conseil de Sécurité des Nations Unies qu’ils ont instrumentalisé.

Une guerre impérialiste sur la péninsule coréenne menacerait incontestable la paix dans le monde, voire déclencherait incontestablement une troisième guerre mondiale. En effet, la République populaire de Chine et la Fédération de Russie seraient de facto situées sur la ligne de front et parties prenantes. De plus, elles auraient raison de ne jamais accepter un encerclement impérialiste étatsunien dont la volonté de domination du monde est insatiable. C’est aussi une question de souveraineté et de survie pour leurs peuples, à l’instar de la RPDC. Dans le marathon pour la détention maximale de l’arme nucléaire, les USA, grâce à leur projet Manhattan, furent les premiers à créer la bombe atomique et aussi les premiers à ce jour à l’utiliser. L’impérialisme étatsunien largua la bombe atomique

– le 6 août 1945 sur la ville japonaise d’Hiroshima. « Une zone d’environ 12 km2 fut dévastée et les Japonais estimèrent que 69 % des bâtiments de la ville avaient été détruits. De 70 000 à 80 000 personnes, soit environ 30 % de la population de Hiroshima, furent tués immédiatement et 70 000 autres furent blessés» [Source : U.S. Strategic Bombing Survey: The Effects of the Atomic Bombings of Hiroshima and Nagasaki, Harry S. Truman Presidential Library and Museum, 19 juin 1946 Lire archive p.6, 36 [ https://www.trumanlibrary.org/whistlestop/study_collections/bomb/large/documents/pdfs/65.pdf ]

– le 9 août 1945 sur la ville japonaise de Nagasaki. « Environ 44 % de la ville fut détruite et il y eut 35 000 morts et 60 000 blessés » [(Leslie Grov142es, Now it Can be Told : The Story of the Manhattan Project, New York, Harper & Row, 1962)]

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4- L’Arme nucléaire défensive et dissuasive de la RPDC n’est pas négociable.

La RPDC a rejoint incontestablement le cercle très fermé des puissances nucléaires. Elle dispose des Missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) capables de transporter les ogives nucléaires. C’est une réalité incontournable et irréversible, n’en déplaise aux puissances impérialistes occidentales, la patrie de Kim Il Sung est une puissance nucléaire à part entière. Elles doivent intégrer cette nouvelle donne dans les relations internationales. La RPDC dispose dorénavant d’une très puissante Force de défense nucléaire. Elle est capable de riposter et d’anéantir impitoyablement toute puissance impérialiste quelle que soit sa puissance militaire, économique, politique, sa grandeur et sa position géographique dans le monde.

Rappelons aussi que la RPDC est une nation pacifiste qui n’a jamais agressé aucun pays. De plus, elle a été à l’initiative de multiples dialogues de paix sur la péninsule coréenne et de l’unification pacifique des deux pays.

Les USA feraient mieux de dialoguer avec la RPDC dans le respect mutuel et d’égal à égal comme deux puissances nucléaires responsables. En matière de respect, le président Donald Trump a eu un langage irrespectueux à l’égard de son homologue nord-coréen en ces termes : «Ce type n’a-t-il rien de mieux à faire de sa vie?» .C’était sa réaction à chaud suite au dernier essai nucléaire de la RPDC.

Le président des USA, Donald Trump porterait l’entière et lourde responsabilité en cas de troisième guerre mondiale qui anéantirait l’humanité. Ces gravissimes déclarations guerrière à l’emporte pièce ont provoqué indignation chez certains parlementaires étatsuniens. En effet, le démocrate Eliot Engel, membre de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants a dénoncé «l’emportement impulsif» et d’ajouter : « La sécurité de l’Amérique est basée non seulement sur la force de notre armée mais aussi sur la crédibilité de notre commandant en chef» [Sources: Reuters, Afp]

La détention de l’arme nucléaire par la RPDC a un objectif défensif. Elle permet d’assurer la souveraineté, l’indépendance, et l’existence de son peuple contre les menaces permanentes de frappes nucléaires que les USA font peser sur le pays depuis sa création le 9 septembre 1948.

Les puissances impérialistes, notamment les USA doivent en toute humilité respecter la RPDC, son dirigeant suprême, le Maréchal Kim Jong Un et son peuple. Elles doivent accepter cette vérité que sont la souveraineté, le droit à l’existence , la construction du socialisme à la lumière de la pensée juchéenne du père fondateur de la RPDC le Maréchal Kim Il Sung , et le droit au développement harmonieux de ce jeune état. A cet effet, les États-Unis doivent une reconnaissance diplomatique et engager dialogue bilatéral d’égal à égal avec la RPDC afin de garantir la paix sur la péninsule coréenne.

Obliger la RPDC à un désarmement nucléaire unilatéral alors les USA qui possèdent à eux seuls des milliers d’ogives nucléaires, et qui de surcroît menacent en permanence de les utiliser contre ce pays insoumis, est une injustice caractérisée et inadmissible. A ce sujet, suite à la dernière résolution du Conseil de sécurité des nations unies, le Communiqué de presse du gouvernement de la RPDC dit : «Nous ne mettrons pas notre force de dissuasion nucléaire sur la table ronde ni ne reculerons d’un seul pas de la voie du raffermissement de nos forces nucléaires quoi que l’on en dise, tant que continuent les manœuvres subversives et la menace nucléaire des Etats-Unis contre notre République ».[sources : KCNA et Le Monde du 07.08.2017]

Le désarmement unilatéral de la RPDC, exigé par les USA, est profondément injuste et révoltant, alors que les membres du Conseil de Sécurité (France, Russie, Angleterre) et des pays autres pays notamment ceux du sud (Pakistan, Inde et Israël) sont aussi puissances dotées d’armes nucléaires. La bombe nord-coréenne serait mortelle contre celle des autres puissances nucléaires ne l’est pas?

Un désarmement juste et équitable, serait bénéfique pour une véritable paix dans le monde. A cet effet, toutes les puissances nucléaires devraient procéder dans un premier temps à la destruction concomitante

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de toutes les ogives nucléaires dont le nombre est supérieur à celui de la dernière puissance nucléaire. Lorsque toutes les puissances nucléaires disposeraient alors du même nombre d’ogives nucléaires avec la même puissance, il faudrait alors effectuer dans la deuxième phase et aussi de manière concomitante à la destruction totale et irréversible des dernières ogives nucléaires.

5- La position de notre parti, ACTUS/prpe

Notre Parti, ACTUS/prpe

réitère son soutien indéfectible révolutionnaire communiste au peuple de la RPDC et à son dirigeant suprême, le Maréchal Kim Jong Un, Commandant suprême de l’Armée populaire de Corée, Président du Parti des travailleurs de Corée.

demande la levée immédiate et inconditionnelle de toutes les sanctions économiques injustes du Conseil de sécurité, et un dédommagement proportionnel : matériel, financier et une réparation morale (par une repentance solennelle écrite) pour les préjudices subies par la RPDC.

demande le retrait inconditionnel et immédiat des troupes militaires étatsuniennes de la Corée du Sud, et ainsi que la fermeture de toutes leurs bases.

encourage la réunification pacifique de la nation coréenne, forte de 82 millions d’habitants

– Non à toute guerre impérialiste étatsunienne contre la RPDC. Bas les pattes devant la RPDC ! – Non à un désarmement injuste unilatéral de la RPDC, afin de la soumettre à la puissance nucléaire étatsunienne. – Vive la RPDC pour que vive l’unité, la solidarité entre les peuples et nations insoumises et antiimpérialistes. – Vive la construction du socialisme en RPDC à la lumière de la pensée juchéenne

Le 12 Août 2017

Le Secrétaire Général d’ACTUS/prpe

 

http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/Actuspr_RPDC_12aout2017.pdf