Donbass

Nouveau crime fasciste « ukrainien »-US au cœur de l’Europe

 

 

 

                                                                   Александр Владимирович Захарченко

                                                                                    

 

ATTENTAT MORTEL A DONETSK

 Le fascisme ukrainien au cœur de l’Europe, manipulé par l’Etat fantoche ukrainien, est donc, en réalité, entièrement au service de l’impérialisme US et de ses divers satellites européens, dont la France, qui est incapable de s’en démarquer.

En Ukraine et au Donbass, tout comme au Moyen-Orient et ailleurs, le terrorisme est un sous-produit direct de l’impérialisme, et de lui-seul.

Pour en finir avec le terrorisme, il faut donc d’abord en finir avec l’impérialisme. De même pour toutes ses autres conséquences…

Rien ne sert ni de fermer les frontières ni de pleurer misère sur le sort des migrants…

Les migrations massives ne sont elles aussi qu’un sous-produit empoisonné de l’impérialisme, qui entretient la division et engendre la haine entre les peuples et les nations.

En finir avec l’impérialisme est la base de toute alternative.

Donbass, Syrie, Yémen, Palestine, etc…, le vrai sens de la solidarité, c’est une résistance globale où chaque peuple a sa place.

Chacun contre son propre impérialisme ou l’impérialisme qui l’opprime et tous contre l’impérialisme US, et tous solidaires avec les luttes en cours  !

Luniterre

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Hier après-midi 31 août 2018, vers 17 h 30 une forte explosion s’est faite entendre dans le centre-ville de Donetsk. L’explosion a tué le chef de l’État et grièvement blessé le ministre des Finances, Alexandre Timofeyev.

Un peu avant 17 h 30, une explosion retentit dans le boulevard Pouchkine en plein centre de Donetsk. Les gens se mettent alors à courir depuis la zone où se situe le café « Séparatiste ». C’est là, à l’intérieur même du restaurant que se trouvait l’engin explosif.

En quelques minutes un important cordon policier entoure la zone. Interdiction d’approcher et de filmer. Les journalistes devront attendre plusieurs heures pour recevoir confirmation de l’identité des victimes et obtenir enfin quelques informations.

Seuls les collègues de Rossia 24 ont pu s’approcher de la zone :

L’attentat a tué le chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), Alexandre Zakhartchenko, et grièvement blessé le ministre des Finances, Alexandre Timofeyev, ainsi que dix autres personnes.

Tard dans la soirée, un conseil des ministres réuni en urgences a désigné celui qui remplacera Alexandre Zakhartchenko, en accord avec la constitution de la RPD, à savoir le vice-premier ministre, Dmitri Trapeznikov. L’annonce a été faite par Denis Pouchiline et Dmitri Trapeznikov lui-même.

Juste après que les rumeurs sur la mort du chef de l’État ont commencé à circuler, les troupes ukrainiennes ont été mises en état d’alerte, faisant craindre le lancement d’une offensive (en profitant du vide laissé par la mort du chef de l’État) et laissant à penser que Kiev est derrière cet attentat, qui n’était pas le premier visant Alexandre Zakhartchenko.

L’armée de la RPD se tient en état d’alerte et est prête à repousser toute éventuelle attaque de la part de l’armée ukrainienne.

Denis Pouchiline, président du parlement de la RPD a directement accusé Kiev d’être responsable et promis de leur faire payer, et Édouard Bassourine a accusé les États-Unis d’avoir aidé, voire supervisé cet attentat.

Le MGB (services de sécurité) de la RPD a identifié des personnes soupçonnées d’avoir commis l’attentat, qui aurait été organisé à la demande du SBU. Les opérations d’interpellation des suspects sont en cours.

Le président de la fédération de Russie a exprimé ses condoléances, et le ministère russe des Affaires étrangères a exigé de Kiev de cesser d’utiliser de telles méthodes terroristes pour régler le conflit dans le Donbass, et dit espérer que cela ne provoquera pas une escalade incontrôlable.

« Alexandre Zakhartchenko était un vrai dirigeant pour son peuple, un homme courageux et déterminé et un patriote du Donbass. Il a protégé sa patrie pendant une période difficile, a assumé une grande responsabilité personnelle et a dirigé son peuple.

Le meurtre méprisable d’Alexandre Zakhartchenko est une preuve supplémentaire que ceux qui ont choisi la voie de la terreur, de la violence et de la peur ne veulent pas chercher une solution politique pacifique au conflit ou avoir un véritable dialogue avec la population du sud-est, mais s’épanouissent grâce à la déstabilisation pour mettre à genoux la population de Donbass. Cela n’arrivera pas.

Je crois que les organisateurs et les exécuteurs seront punis pour ce qu’ils ont fait.

Je voudrais exprimer une fois de plus mes condoléances à la famille et aux amis d’Alexandre Zakhartchenko et à tous les habitants du Donbass. La Russie sera toujours à vos côtés », indique le message publié sur le site du Kremlin.

La république a été placée en état d’urgence et les frontières ont été fermées. La rentrée scolaire a été décalée au 4 septembre et un deuil de trois jours a été décrété dans la république.

Ce soir la République Populaire de Donetsk et ses habitants pleurent la mort de leur chef.

Christelle Néant

http://dnipress.com/fr/posts/le-chef-de-la-rpd-alexandre-zakhartchenko-a-ete-assassine-lors-dun-attentat-terroriste-dans-le-centre-de-donetsk/

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DONBASS : Vers un nouveau référendum ?

 

https://cdni.rt.com/files/news/24/0f/50/00/east-ukraine-rallies-referendum.si.jpg

 

 

 

 

Suite à la fuite dans la presse de la supposée proposition faite par Vladimir Poutine à Donald Trump, d’organiser un référendum dans le Donbass pour résoudre le conflit, les réponses officielles allaient du déni côté russe, au rejet pur et simple côté américain.

« Pour être claire : l’Administration n’envisage pas de soutenir un référendum dans l’Est de l’Ukraine – Un « référendum » n’aurait aucune légitimité. Nous continuons à soutenir les accords de Minsk pour résoudre le conflit dans le Donbass, » a déclaré Heather Nauert, du département d’État américain, sur Twitter.

 

Un rejet des plus « comiques », car en sous-entendant qu’un tel référendum n’aurait aucune légitimité, les États-Unis viennent de plomber celle du référendum organisé au Kosovo pour légitimer l’indépendance de la région il y a quelques années en arrière.

L’autre point des plus « amusants » de cette réponse était bien sûr la phrase de soutien indéfectible aux accords de Minsk, alors que les États-Unis jettent constamment de l’huile sur le feu en fournissant argent et armes à l’Ukraine, et en cautionnant les violations du cessez-le-feu par Kiev, comme l’a fait récemment Kurt Volker.

La Russie n’a pas raté cette sortie d’Heather Nauert, et y a répondu avec l’ironie qu’on lui connaît, par la voix de Dmitry Polyanskiy, premier vice-représentant permanent de la Russie à l’ONU.

« C’est bon d’entendre ça ! Espérons que vous serez en mesure de faire en sorte que l’Ukraine applique enfin les accords de Minsk. Ce qui implique un dialogue avec le Donbass et l’arrêt des bombardements des zones résidentielles civiles. C’est beaucoup plus efficace que de chercher obstinément une agression russe imaginaire, » a ainsi rétorqué le représentant russe.

 

Décidément, comme avec leur fameuse déclaration de Crimée (qui peut là aussi être retournée contre Washington, puisqu’il y est dit qu’un État démocratique ne peut changer les frontières d’un autre État par la force, or c’est ce qu’ont fait les États-Unis dans le cas de la Serbie et du Kosovo), Washington ferait mieux de se taire plutôt que de continuer de s’enfoncer un peu plus à chaque sortie haineuse.

Quoi qu’il en soit, ce qui était encore il y a quelques jours en arrière une supposition (cette proposition d’organiser un référendum), s’est confirmé suite à la réunion au Format Normandie qui a eu lieu à Berlin.

Hier, 26 juillet, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Grigori Karassine a confirmé que la question de l’organisation d’un référendum dans le Donbass avait été discutée lors de la réunion.

« La question du référendum a été abordée, mais n’a pas été discutée en détail. Nous avons expliqué que le manque de progrès fait que tout le monde, y compris nous, pense à de nouvelles formules et de nouvelles approches, dans ce contexte il n’y a pas d’approches interdites, » a déclaré le diplomate.

« Nous ne sommes pas entrés dans les détails aujourd’hui. L’échange d’idées se poursuit », a ajouté Karassine.

Cette nécessité de trouver de nouvelles approches pour sortir du conflit vient du fait que Kiev n’est toujours pas prêt à mettre en œuvre la moindre mesure positive visant à appliquer les accords de Minsk. Selon Karassine, lors de la réunion, les différentes parties « ont fait état de l’absence de progrès significatifs dans la mise en œuvre des accords de Minsk ».

Le diplomate a déclaré qu’en dépit de la soi-disant trêve des moissons, les autorités ukrainiennes ne sont pas pressées de retirer leurs forces armées dans les zones pilotes de retrait. Il a noté que l’Ukraine refuse d’entériner « l’accord précédemment conclu sur la formule Steinmeier [ancien ministre des affaires étrangères et actuel président allemand], qui concerne le règlement de l’après-crise dans le Donbass ».

« Il semble que les autorités de Kiev ne sont pas prêtes ou ne veulent pas faire même de petits pas positifs envers la population du Donbass. Elles s’appuient sur le fait qu’il sera possible de résoudre tous les problèmes via les organisations internationales [c’est-à-dire en fait les casques bleus]. Nous pensons que ce n’est pas la bonne approche, » a conclu Karassine.

De son côté Vladimir Poutine refuse toujours de commenter en détail cette proposition de référendum.

« Je ne ferai pas de commentaires pour l’instant, c’est une question très délicate et sensible, qui doit être examinée et développée plus avant », a-t-il déclaré aux journalistes lors de la conférence de presse sur les résultats du sommet des BRICS qui s’est tenu en Afrique du Sud.

Il faut dire que le président de la fédération de Russie sait qu’il sera très difficile de faire passer cette proposition pourtant frappée au coin du bon sens. Car, contrairement à ce qu’affirme madame Nauert, quoi de plus légitime et démocratique que de demander aux principaux concernés (c’est-à-dire les habitants du Donbass) ce qu’ils veulent, et dans quel pays ils veulent vivre ?

Et que l’on ne vienne pas me parler de pressions sur les électeurs ou de référendum non-libre. Il n’y a pas plus d’occupant russe en République Populaire de Donetsk (RPD) ou de Lougansk (RPL) qu’il n’y a de beurre en branche ou d’arbre à spaghettis.

De plus l’OSCE qui est sur place sera parfaitement à même de jouer les observateurs lors de ce référendum, pour garantir sa validité (si l’organisation ne se défile pas sous des prétextes fallacieux comme lors du référendum de Crimée ou les primaires organisées en RPD et RPL en octobre 2016).

Si les pays occidentaux et leurs organisations comme l’OSCE arrêtaient de vivre dans une réalité alternative peuplée d’invasions russes imaginaires et se décidaient tous à appliquer des règles de realpolitik, le conflit du Donbass pourrait être réglé en moins de quelques mois.

S’il refuse cette solution pacifique, démocratique et légitime, l’Occident portera avec l’Ukraine toute la responsabilité, et devra répondre des morts et des souffrances supplémentaires qu’entraînera la reprise inévitable du conflit si aucune solution politique n’est trouvée.

Christelle Néant

http://dnipress.com/fr/posts/la-possibilite-un-referendum-dans-le-donbass-discutee-lors-de-la-derniere-reunion-au-format-normandie/

 

 

https://www.irishtimes.com/polopoly_fs/1.1733778.1395418403!/image/image.jpg_gen/derivatives/box_620_330/image.jpg

 

https://cdni.rbth.com/rbthmedia/images/all/2015/09/21/Election_DNR_EPA_51927985_top.jpg

 

 

Yémen, guerre impérialiste « oubliée », Ukraine, le fascisme en marche au cœur de l’Europe

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Yémen, Ukraine

 

Encore deux guerres

 

 

« oubliées »

 

PAR LES MÉDIAS OCCIDENTAUX

 

MAIS PAS

PAR LEURS VICTIMES !!

 

 

 

 

 

 

 

YÉMEN

« Le Royaume des Sabéens se situe au Yémen. . Sa situation géographique et un climat qui favorisent le développement de leur civilisation. La reine de Saba Balkis est décrite comme une belle femme, dotée d’une intelligence certaine et d’une grande sagesse. Fort cultivée. Elle décida de rencontrer Salomon. 3000 chameaux la suivent transportant de précieux cadeaux. Elle veut ainsi tester le désir et la sagesse du roi Salomon… »

C’était au bon vieux temps de l’Arabie Heureuse de l’encens et de la myrrhe qui était transportée, depuis les lieux de production situés dans l’actuel Yémen, par les caravanes de chameaux des Nabatéens jusqu’à Pétra, à partir de laquelle elle était redistribuée dans tout le bassin méditerranéen. Voilà pour l’histoire. Nous sommes dans le Yémen du XXIe siècle un pays qui n’a pas connu la paix depuis plus de cinquante ans. La nouveauté est l’hubris des Saoudiens qui veulent régenter le Moyen Orient et imposer leur vision de l’Islam tout ceci en payant le prix fort pour avoir les faveurs des Etats Unis avec lesquels ils viennent de conclure le contrat du siècle qui nous rappelle mutatis mutandis l’accord sur croiseur Quincy arrimé sur le Canal de Suez entre le roi Ibn Saoud et le président Franklin Delanoë Roosevelt : Les saoudiens confiaient leur pétrole aux Américains qui en retour leur assurait la sécurité voir l’impunité comme nous le voyons avec ce qui se passe au Yémen. Les saoudiens singeant l’empire ont créé une coalition hétéroclite de va-t-en guerre musulmans pour aller punir un autre pays musulman coupable de vouloir la liberté

On ne s’arrêtera pas d’attirer l’attention sur un drame à bas bruit qui est la mort lente d’un peuple devant l’indifférence de l’Occident pourvoyeur en armes de potentats arabes qui se disent musulmans et qui font subir le martyre à un peuple sans défense qui voulait aspirer à se déterminer lui-même. Il nous est souvent arrivé de dénoncer la politique abjecte d’Israël vis-à-vis des Palestiniens colonisés, mais ce qui se passe au Yémen n’a rien à y envier en termes de barbarie. Au-delà de la religion et de la géopolitique, il y a l’humanité et ce qui se passe au Yémen qui subit une démolition minutieuse de la part d’une coalition au petit pied de 10 pays pieds nickelés qui montrent leurs deltoïdes de libellules en face des damnés de la Terre.

Petit rappel des causes du conflit

Cette description du journal, L’Express il y a deux ans nous permet de mesurer l’étendue du deux poids, deux mesures : « Deux guerres au Moyen-Orient, l’une largement médiatisée, l’autre ignorée. La Syrie et le Yémen ont pourtant des points communs : un conflit intérieur né dans le sillage des Printemps arabes, mais vite internationalisé. Des crimes commis contre la population civile et un désastre humanitaire. Dans un cas, la France et les autres pays occidentaux dénoncent avec force ces violences. Dans l’autre, Paris, Londres et Washington, non contents de garder le silence sur les bombardements meurtriers de la coalition menée par l’Arabie saoudite, continuent de lui vendre des armes. Explications de ce deux poids, deux mesures. » (1)

« Le Yémen, comme la Syrie, est secoué par une révolte contre son régime tyrannique, en 2011 : Ali Abdallah Saleh a passé 32 ans au pouvoir – la dynastie Assad 41 ans à Damas. Au Yémen, Saleh est chassé en janvier 2012. Quelques mois plus tard, il s’allie avec la rébellion houthiste, qu’il avait combattue quand il était président. Quittant leur zone d’influence, dans le nord du pays, en 2014, les rebelles s’emparent de la capitale yéménite avant de pousser l’avantage jusqu’à Aden, dans le sud » (1)

« C’est pour stopper cette avancée – soutenue par l’Iran, accuse Riyadh que, à la tête d’une coalition de dix pays, l’Arabie saoudite déclenche, le 25 mars 2015, une intervention militaire. Arguant de la légitimité -contestable- du président Abd Rabo Mansour Hadi, les pays occidentaux donnent leur aval à l’opération. Autre similitude avec la Syrie, la perte de contrôle, sans doute durable, de vastes pans du territoire par les forces gouvernementales. Au Yémen, c’est au profit des Houthistes et d’Al-Qaïda. Aujourd’hui, l’internationalisation de la crise au Yémen a contribué à y creuser la fracture confessionnelle, une évolution qu’a également connue la Syrie. Le « Nord », contrôlé par la rébellion houthiste, de confession zaïdite, fait face au reste du pays, sunnite. « Des identités reconstruites, peu opérationnelles avant la guerre », selon le chercheur Laurent Bonnefoy. Ce schisme a été accentué par l’hostilité de l’Arabie saoudite, leader autoproclamé du monde sunnite, et de l’Iran chiite, impliqués, à des degrés divers, dans les deux conflits. » (1)

Le commerce florissant des armes de destruction massive des Yéménites

Les massacres de masse des Saoudiens au Yémen, sont tus par les médias et par les pourvoyeurs d’armes : « La complexité du Yémen lit-on dans l’Express, a conduit les pays occidentaux à s’en désintéresser. « Ils se sont contentés de laisser filer et de sous-traiter la crise aux Saoudiens », déplore Laurent Bonnefoy. Et pas question de suspendre les juteuses ventes d’armes aux monarchies du Golfe : Riyadh est le deuxième plus gros importateur d’armement au monde, ses importations ont triplé sur cinq ans, rappelle le Grip. En 2015, 75% des armes vendues par la France l’ont été à l’Arabie saoudite. (…) « Le débat est vif au Royaume-Uni, au Canada, mais pas en France », s’interroge Cédric Poitevin. « Nos exportations d’armement sont conformes à nos engagements internationaux, notamment aux dispositions du traité sur le commerce des armes et de la position commune européenne », répond le Quai d’Orsay. Ces règles prévoient que les Etats de l’UE doivent s’abstenir « en cas de non-respect du droit international humanitaire, si la technologie exportée risque d’aggraver des conflits internes » ou « représente une menace pour la stabilité régionale ». Des notions « sujettes à interprétation », selon Cédric Poitevin, qui permettent à la France de s’asseoir sur les protestations des défenseurs des droits humains » (…)L’Union européenne a imposé dès le mois de mai 2011 un embargo sur les armes à destination de la Syrie, après que la répression des manifestations avait fait plus de 600 morts. Rien de tel au Yémen, où l’Occident ne remet pas en cause la légitimité de l’intervention saoudienne, selon Cédric Poitevin, seulement ses modalités ». » (1)

Près de 380 milliards de dollars de contrat pour Trump tel est le deal pour laisser les Saoudiens massacrer les Yéménites en accord avec les intérêts géopolitique des USA et d’Israël, donc tout va bien… Kathy Kelly co-coordonne Voices for Creative Nonviolence accuse nommément les Etats- Unis, elle écrit : « (…) Pendant ce temps, les fabricants d’armes américains, dont General Dynamics, Raytheon et Lockheed Martin, profitent massivement des ventes d’armes à l’Arabie saoudite. En décembre 2016, Medea Benjamin a écrit : « Malgré la nature répressive du régime saoudien, les gouvernements américains ont non seulement soutenu les Saoudiens sur le plan diplomatique, mais aussi au plan militaire. Sous l’administration Obama cela s’est traduit par des ventes massives d’armes, à hauteur de 115 milliards de dollars ».(…) Nous devons faire en sorte d’être assez nombreux pour que nos voix soient entendues lorsqu’elles s’élèvent en faveur des habitants du Yémen. » (2)

Pour aller plus dans l’horreur, en apprenti sorcier l’Arabie saoudite utilise des armes à sous-munition radioactive qui vont faire des dégâts avec le temps : « La coalition arabe menée par l’Arabie saoudite au Yémen a de nouveau utilisé des armes à sous-munitions dans sa guerre contre les Houthis, selon Amnesty International. Il n’y a pas de guerre « propre », mais celle menée au Yémen est particulièrement sale. (…) Régulièrement accusée d’avoir tué des civils lors de ses bombardements aériens, elle avait admis le 19 octobre avoir fait « un usage limité » de bombes à sous-munitions britanniques de type BL-755. L’Arabie saoudite avait par la même occasion fait savoir qu’elle n’utilisait désormais plus ces bombes. » (3)

Une épidémie majeure « du jamais-vu »

Déjà en 2016, un an après le début de l’intervention saoudienne, de 4000 à 6000 civils ont été tués au Yémen. Les ONG dénoncent une situation humanitaire désastreuse. Selon l’ONU, plus de 21 millions de Yéménites (contre 13, 5 millions de Syriens) dépendent d’une aide humanitaire d’urgence. « L’extrême pauvreté du Yémen a constitué un facteur aggravant, constate Isabelle Moussard-Carlsen de Action Contre la Faim. Avant la guerre, le Yémen importait déjà 90% de ses besoins alimentaires. » (1)

Pour Felipe Herrera Aguirre Metro : « Dans l’ombre du conflit, une épidémie sans précédent de choléra ravage également le petit pays de la péninsule d’Arabie. Nous sommes rendus à près d’un demi-million de cas et à près de 2000 décès. C’est une épidémie majeure, du jamais-vu. En comparaison, il y a eu 172 000 cas suspectés dans le monde en 2015, selon l’Organisation mondiale de la santé. Ici, dans un seul pays, on dépasse 500 000 cas en moins de 4 mois. Un Yéménite sur 54 aurait développé le choléra. Il s’agit d’une conséquence directe du conflit armé. Le choléra est présent dans l’eau et se transmet rapidement dans des environnements pollués (…) Il y a plusieurs défis. L’un d’eux est l’absence de respect des lois de la guerre par les différents groupes impliqués au Yémen. Viser les civils, les infrastructures comme les usines de traitement des eaux, les égouts et les hôpitaux est interdit par la loi internationale. Pourtant, cela se produit toujours. Un autre obstacle est la restriction des importations. Avant le conflit, le Yémen importait 90% de ses biens. Depuis, les importations ont diminué de moitié. Malheureusement, nous ne voyons aucun signe d’amélioration en ce moment. En matière de santé publique, avec un système de santé à genoux, on peut se demander ce qui va suivre l’épidémie de choléra. » (4)

Marianne Meunier du journal la Croix va plus loin elle écrit : « La guerre au Yémen a aggravé tous les maux du pays le plus pauvre du Moyen-Orient. Les 27 millions d’habitants que compte le Yémen n’ont aujourd’hui guère d’autre possibilité pour recevoir des soins. Deux ans et cinq mois d’affrontements entre les partisans du président élu, Abd Rabbo Mansour Hadi, épaulés par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite, et les rebelles houthistes, soutenus de façon distendue par l’Iran, ont eu raison de l’infrastructure sanitaire du pays, qui fonctionne à 45% tout au plus. Ayant tué près de 8 000 personnes, les combats ont aussi fait près de 45 000 blessés Une situation qui a conduit le Conseil de sécurité des Nations unies à évoquer, le 9 août, un risque de famine. le choléra, réapparu en avril dernier après une première épidémie en 2016, qui a contaminé plus de 450 000 personnes et fait plus de 2 000 morts » (5).

« La saison des pluies, poursuit elle, en cours, pourrait favoriser sa prolifération et porter le nombre de malades à 600 000 d’ici à la fin de l’année, prévient le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr). Le blocus accentue la difficulté du travail des ONG. Celles-ci peuvent accéder au pays par le port d’Aden, dans le sud, et l’aéroport de Sanaa, Au début de l’année, les Nations unies ont lancé un appel à l’aide pour le Yémen. Sur les 2,1 milliards de dollars (1,79 milliard d’euros) espérés, 1,1 milliard de dollars (940 millions d’euros) a été promis, pour l’essentiel lors d’une conférence organisée à Genève, en avril. L’Arabie saoudite a promis de verser plus de 33 millions de dollars (28 millions d’euros) à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre la maladie. » (5)

La terreur des enfants au quotidien

Peut on s’habituer à la mort au quotidien ? Assurément non ! Pourtant nous nous apercevons que l’horreur devient chaque fois plus « horrible » à chaque nouveau massacre Pour rappel Une frappe ayant visé une cérémonie de funérailles à Sanaa en octobre 2016 avait fait plus de 140 morts, tous des civils. Quelles sont ces lois de la guerre et autres conventions de Genève sur la protection des civils ? Et que valent -t-elles ? Quand on apprend que des civils dont des enfants, ont fait hier encore les frais de la guerre d’agression menée par l’Arabie Saoudite au Yémen, qui ont fait état de la mort d’au moins 16 personnes lors d’un raid de l’aviation de la coalition arabe, dirigée par Riyad depuis mai 2014.

Lyès Menacer du journal Liberté nous en parle : « Au moins 22 autres personnes ont été blessés lors de ce raid qui visé un immeuble dans la circonscription d’al-Wihda, selon l’agence de presse yéménite Saba. D’importants dégâts matériels ont été également enregistrés lors de quatre autres frappes aériennes sur d’autres quartiers dans la capitale Sanaa, selon la même source. Ce bilan s’ajoute à celui fourni par l’ONU jeudi et qui a fait état de la mort d’au moins 58 civils en moins d’une semaine (du 17 au 24 août), a dénoncé le Haut-Commissariat de l’ONU au droit de l’homme, dans un communiqué. Parmi les victimes de ces bombardements figurent des enfants, a ajouté l’organisation onusienne. Mohamed Ahmed, qui habite dans l’un des bâtiments détruits par l’aviation saoudienne a raconté à l’AFP avoir avec d’autres résidents retiré neuf corps des décombres dont des enfants d’une même famille et les avoir transportés à l’hôpital. Quand la roquette est tombée, un des bâtiments s’est immédiatement écroulé, entraînant la destruction du second, a témoigné M. Ahmed. D’après lui, des habitants ont pu se sauver à temps, d’autres ont en revanche ont été bloqués sous les décombres. (…) Depuis le début de la guerre au Yémen fin 2013, les civils ont constitué les principales victimes de ce conflit interne, opposant les Houthi au président Abd Rabbo Mansour Hadi (…) Mercredi, un raid qui a visé un hôtel près de Sanaa qui a fait 33 morts, alors que six autres civils ont péri dans un autre raid contre une maison dans la province de Sanaa. Selon l’ONU, “dans tous les cas mentionnés, des témoins ont affirmé qu’il n’y avait eu aucun avertissement qu’une attaque était imminente”. “En 2017, le nombre de raids par mois est trois fois supérieur à l’an dernier et les affrontements armés recensés chaque mois ont plus que doublé”, s’est inquiété vendredi dernier le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O’Brien » (6)

La guerre au Yémen, un spectacle sportif ?

Le témoignage pathétique de Shireen Al-Adeimi née à Aden, dans le sud du Yémen. Elle prépare actuellement un doctorat à la Harvard Graduate School of Education. Le texte ci-dessous est un Twit qu’elle a publié le 11 août 2017. : « La guerre contre le Yémen fait rage, pourtant, le sort des Yéménites ne reçoit toujours pas l’attention qu’il mérite de la part des médias et des politiciens. Alors que les riches Etats arabes bombardent le Yémen avec des armes sophistiquées (achetées à l’Occident) et embauchent des mercenaires pour leurs troupes au sol, beaucoup de gens et d’organes (par exemple, l’ONU) ont peur de s’opposer aux Saoudiens parce qu’ils ont besoin de leur argent ou parce qu’ils sont eux-mêmes impliqués dans le conflit et / ou en profitent (par exemple, les Etats-Unis et l’Angleterre) » (7)

« Alors, l’ONU exprime ses « inquiétudes » et le Royaume-Uni son désir de « trouver une solution politique », tout en se remplissant les poches du prix du sang des Yéménites. Le Yémen est-il devenu un spectacle sportif ? Depuis deux ans et demi, les corps émaciés des enfants yéménites ou leurs cadavres envahissent nos écrans. Est-ce de l’impuissance ou de l’indifférence ? Je ne sais pas. Sommes-nous « loin des yeux, loin du coeur » ? Je ne sais pas. Quelqu’un m’a dit, une fois, que les enfants yéménites n’étaient pas assez « photogéniques » pour susciter de l’empathie. Est-ce du racisme, de la discrimination ? Je ne sais pas. Ou bien, les portefeuilles yéménites ne sont pas assez bien remplis pour acheter ou exiger l’attention, la condamnation et l’action du reste du monde ? Je ne sais pas non plus. » (7)

« Ce que je sais, conclut l’étudiante yéménite aux Etats Unis, c’est que le monde nous regarde. Il regarde nos enfants mourir de maladies guérissables comme le choléra parce qu’ils n’ont pas accès à de l’eau potable. Il regarde nos enfants mourir de faim au milieu d’immenses richesses mondiales parce que leurs parents n’ont pas les moyens d’acheter le peu de nourriture encore disponible. Il regarde nos concitoyens, enfants, femmes et hommes, se faire tuer par les raids aériens des Saoudiens soutenus par les États-Unis, sur leurs maisons, leurs écoles et leurs hôpitaux. Et lorsque nous demandons seulement que nos articles soient diffusés plus largement, on nous envoie promener (on m’a répondu qu’il n’y a que quelques dizaines de personnes qui s’intéressaient). Je pleure les enfants dont les petits corps ont abandonné le combat de la survie pendant les quelques minutes que vous avez passées à lire ce twit. Et je prie pour le Yémen. » (7)

Ceci rappelle l’indifférence de l’ONU de Koffi Annan devant la mort de 500 000 enfants,du fait d’un embargo inhumain, mais c’était pour Marguerite Albright le prix à payer pour faire partir Saddam. Aux dernières nouvelles il n’y a pas d’avancée pour la paix. L’Iran, accusé de soutenir au Yémen les rebelles chiites Houthis, ne peut pas contribuer à une solution dans ce pays en guerre, a affirmé le 21 aout 2017 à New York le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abdulmalik al-Mekhalafi adoubé par la « coalition ». L’Iran est une partie du problème, pas la solution

Il y a deux ans j’écrivais ces lignes qui n’ont pas pris une ride Que dire en conclusion ? La situation n’est pas limpide loin s’en faut ! Cependant, quelques faits objectifs : les potentats arabes ont atteint le fond en termes de dignité. Au lieu d’être fascinés par la science et le savoir, ils s’équipent jusqu’aux dents pour porter la guerre soit à leur peuple soit entre eux. Qu’il nous suffise de savoir que l’Arabie saoudite a acheté aux Etats-Unis pour plus de 70 milliards de dollars d’armement »(8)

Il en est de même des autres potentats qui dépensent l’équivalent de 200 milliards de dollars en armes fournies gracieusement par un Occident qui divise pour régner. Les Iraniens ; eux, sont une puissance technologique qui avance malgré toutes les entraves occidentales et israéliennes. Quel est le pays arabe qui peut lancer des satellites ? Qui peut fabriquer son propre armement ? Qui peut maîtriser l’atome ? En définitive, ces rodomontades n’augurent rien de bon. C’est à se tordre de rire si ce n’est pas tragique d’apprendre la résolution des pays arabes qui s’inventent une force d’intervention rapide pour mater toutes les remises en cause d’un Ordre, celui des tyrans en place, mais plus globalement celle de l’Empire qui adoube, série, dicte norme, décide du bien et du mal. Les peuples arabes n’ont pas des dirigeants éclairés, c’est cela leur malheur. Ce n’est pas demain qu’ils se décoloniseront mentalement. Le spectre de schismes de l’Islam est un faux nez, la seule vraie révolution qui aurait pu en son temps réussir, ce fut celle de la résurrection « El Baâth » d’un Monde arabe nationaliste, qui n’instrumente pas la religion. Les Nasser, les Saddam, les Assad, et même le trublion Kadhafi, avaient une certaine idée de l’Etat de la Nation arabe. Nous savons tous comment ils furent éliminés. » (8)

Rien à ajouter si ce n’est que le nombre de Yéménites qui sont morts a été décuplé. On dit que parmi les signes de la fin du monde musulman il y aura un feu du côté du Yémen, serait-ce ce signe ?

1. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/conflit-au-yemen-conflit-en-syrie-deux-poids-deux-mesures_1776015.html

2. http://www.counterpunch.org/2017/03/22/reality-and-the-u-s-made-famine-in-yemen/

3. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/yemen-la-coalition-arabe-persiste-a-utiliser-des-armes-a-sous-munitions_1887335.html

4. http://journalmetro.com/monde/1186745/cest-une-epidemie-majeure-du-jamais-vu-au-yemen/

5.Marianne Meunier, http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Yemen-catastrophe-desastre-2017-08-20-1200870760 .

6. Lyès Menacer http://www.liberte-algerie.com/international/qui-arretera-les-massacres-saoudiens-au-yemen-276117

7.Shireen Al-Adeimi

http://www.moonofalabama.org/2017/08/-shireen-al-adeimi-has-the-war-in-yemen-become-a-spectator-sport.html

 

8. Chems Eddine Chitour https://www.legrandsoir.info/le-yemen-dans-la-tourmente-adieu-l-arabie-heureuse.html

 

Article paru sur le journal:

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/274169-le-monde-civilise-regarde-ailleurs.htm

Pr.C.E. Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 

SOURCE : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/alors-que-le-yemen-se-meurt-le-196208

 

 

 

UKRAINE

 

 

L’Ukraine semble bien décidée à enterrer définitivement les accords de Minsk et à relancer la guerre dans le Donbass, en entraînant la Russie avec

 

Suite au défilé de l’OTAN et aux déclarations délirantes des officiels américains sur l’agression russe imaginaire dans le Donbass, et la nécessité pour la Russie de retirer des troupes qui n’ont jamais été là, tous attendaient de voir quelle forme cette déclaration de guerre allait prendre.

Comme je le craignais il y a un mois et demi en arrière, il semble que l’ébauche de la loi de réintégration du Donbass qui va être votée par la Rada, sera la version déclarant ouvertement la Russie comme étant le pays agresseur, et les territoires actuels des deux républiques populaires comme étant des territoires occupés. L’usage de la force militaire pour les récupérer serait alors justifiée par cette loi, qui permettrait aussi d’instaurer la loi martiale (permettant au passage de faire taire totalement toute dissidence, voire de liquider en toute légalité ceux qui rêvent de renverser Porochenko, comme Avakov, Tymochenko, ou Tourtchynov).

Pourquoi un tel revirement ? Parce que les néoconservateurs américains en ont assez du statut quo des accords de Minsk, ils sont en train de perdre la guerre en Syrie, leurs marionnettes de Daech se faisant exterminer par l’armée syrienne épaulée par l’aviation russe. Alors il leur faut allumer un autre brasier pour déclarer la guerre à la Russie par procuration. Ils ont besoin de cette guerre, sans laquelle le système américain tout entier va s’effondrer.

Et comme les armées des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) respectent le cessez-le-feu, les multiples provocations de l’armée ukrainienne durant l’été n’ont pas réussi à leur faire franchir la ligne rouge qui aurait permis à Kiev de justifier une future grande offensive.

Porochenko étant trop timoré, les néoconservateurs ont commencé à le mettre sur un siège éjectable en activant les groupuscules néo-nazis et la presse occidentale aux ordres, histoire de lui montrer que nul n’est indispensable en ce monde, et que s’il ne se décidait pas à être aussi radical que les groupuscules néo-nazis ukrainiens sus-mentionnés, ils allaient placer ces derniers au pouvoir.

Porochenko a parfaitement compris l’avertissement et n’a pas l’intention de finir comme son prédécesseur (Viktor Ianoukovytch), voire pire. Il va donc obéir, et mettre lui-même le feu aux poudres (et si ça foire, il sera désigné comme responsable, comme Saakachvili en Géorgie).

C’est la représentante du président à la Rada, Irina Loutsenko, qui a lâché le pavé dans la mare. D’après elle le projet de loi est prêt à 99,9 % pour être soumis au vote du parlement.

« Pour la première fois, la notion que la Russie est un état agresseur sera introduite au nouveau législatif », a-t-elle déclaré.

Mais l’Ukraine ne veut pas perdre les fonds du FMI dont elle a un besoin vital pour survivre. Or le règlement du FMI interdit de prêter à un pays en guerre. L’Ukraine va donc mentionner dans cette loi une référence à l’article 51 de la charte de l’ONU sur l’auto-défense. L’Ukraine ne serait donc pas en guerre, elle se défend simplement. Quand on dit que le diable se cache dans les détails. Le pire est que les autorités ukrainiennes ne cachent même pas pourquoi elles n’appellent pas un chat, un chat.

« Cela signifie que l’Ukraine a le droit de se défendre. Une fois de plus, ce n’est pas une guerre, mais de l’auto-défense. C’est pour que le Fonds Monétaire International nous donne des ressources, c’est pour les investisseurs, » a-t-elle ajouté.

Le plus magique dans l’histoire, c’est que la Russie fait partie du FMI, et se retrouverait donc à financer un pays qui l’a déclaré comme état agresseur. Kafka doit se retourner dans sa tombe. On marche complètement sur la tête avec ce projet de loi. Sans parler des immigrés ukrainiens vivant et travaillant en Russie qui vont se retrouver (ainsi que leur famille restée en Ukraine) dans une situation des plus compliquées, pour ne pas dire bizarre.

Cette loi, permettrait aussi à l’Ukraine de se défausser de sa responsabilité pour les crimes de guerre de son armée dans le Donbass, et de rejeter la faute sur l’état agresseur, comme l’a déclaré Rouslan Bortnik, le directeur de l’Institut Ukrainien d’Analyse et de Gestion Politique.

« Cette définition va bloquer la possibilité pour les résident du Donbass de lancer des poursuites judiciaires auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), puisque cela permettra à l’Ukraine d’ignorer ces plaintes et de dire que sa souveraineté ne s’étend pas aux territoires occupés, » a-t-il expliqué.

En gros, « si les gens sont bombardés par notre armée, ce n’est pas de notre faute, c’est la faute des Russes ». Le cynisme à l’état pur. Pour lui, cette définition dans la loi ukrainienne pourrait aussi donner des arguments supplémentaires à Kiev dans son conflit judiciaire avec la Russie face à la Cour Internationale de Justice de l’ONU.

Pour le politologue ukrainien, Andreï Zolotarev, reconnaître la Russie comme étant l’état agresseur, reviendrait de fait à dénoncer unilatéralement les accords de Minsk. Kiev serait alors celle qui briserait les accords de Minsk tout en pouvant continuer à venir jouer les victimes et les pleureuses en hurlant à l’agression russe, en priant pour que la Russie intervienne pour de vrai, pour fignoler le tableau.

En plus de ne pas respecter la nouvelle trêve (33 violations du cessez-le-feu de lundi à mardi, et 84 obus tirés hier soir sur le territoire de la RPD), établie pour permettre à la rentrée scolaire de se faire dans le calme, l’Ukraine s’apprête à renforcer le blocus économique, cette fois avec la Russie. Les radicaux se sont en effet préparés à bloquer toute fourniture de charbon à l’Ukraine depuis la Russie. Quand les Ukrainiens souffriront du froid ou de coupures d’électricité cet hiver, la propagande de Kiev leur dira que c’est de la faute de la Russie.

Et les États-Unis rajoutent de l’huile sur le feu, en livrant des armements « défensifs » à l’Ukraine, dont certains sont déjà arrivés dans le Donbass. Mais au vu de la vitesse à laquelle l’Ukraine perd son armement, et son armée (entre désertions, morts hors combat, alcoolisme, et affrontements entre unités régulières et bataillons néo-nazis), les choses sont plutôt mal parties.

Sans compter que la Russie, avec Vladimir Poutine à sa tête, n’a pas l’intention de foncer dans le chiffon rouge qui lui est tendu par Kiev. Poutine sait quel rôle on veut lui faire jouer, et il ne le jouera pas. La Russie n’interviendra pas. Elle n’offrira pas ce prétexte à l’Ukraine, ni à l’OTAN de se servir de son intervention pour justifier une guerre de l’Europe contre la Russie. La RPD et la RPL étant parfaitement capables de se défendre contre l’armée ukrainienne, la Russie va laisser cette dernière se casser les dents définitivement contre les milices populaires lors d’un ultime chaudron « made in Donbass ». Et cette fois il n’y aura pas de Minsk III.

L’Ukraine pourra hurler par après que si elle a été battue c’est parce que la Russie est intervenue, et que si le pays s’effondre c’est parce qu’il a été vaincu par la Russie, légalement, sur le plan international, sans preuves solides, cela ne vaudra rien.

Ce plan américano-ukrainien sent tellement le sapin, que certains au sein de l’UE semblent d’un seul coup se réveiller, comme si ils comprenaient qu’il est temps de prendre ses distances avec le bourbier ukrainien. Le parlement européen a été le premier à ouvrir le bal, en déclarant vouloir s’attaquer au problème de la prolifération du néo-nazisme en Ukraine (sic) !!!

Il y a quelques propagandistes (pardon « journalistes ») français qui doivent avoir frôlé la crise cardiaque en lisant cette annonce. Eux qui nous avaient juré, la main sur le cœur, qu’il n’y avait pas de néo-nazis au pouvoir en Ukraine après le Maïdan, voilà que le parlement européen met les pieds dans le plat, parlant ouvertement de la glorification des collaborateurs des Nazis, des changements de noms de rues, des marches aux flambeaux, et des symboles nazis d’un certain nombre de bataillons ukrainiens. Oups.

Le second à être redescendu sur terre c’est Jean-Claude Juncker (peut-être a-t-il enfin décidé d’arrêter l’alcool), en déclarant que « l’Ukraine n’a rien à voir ni avec l’Union européenne, ni avec l’OTAN » (sic bis). Puis en ajoutant que « 60 guerres se déroulent actuellement, aucune d’entre elles n’a lieu sur le territoire européen, si on ne compte pas l’Ukraine ». En clair : si l’Ukraine veut faire la guerre à la Russie, ça sera sans nous !

Encore pire, au lieu de dire cela en privé à Porochenko, Jean-Claude Juncker lui a fait savoir sa position directement en public à la presse. Un véritable camouflet pour le président ukrainien.

Et histoire d’enfoncer le clou, Jean-Claude Juncker s’est aussi fendu d’une déclaration sur la nécessité pour l’UE de collaborer avec la Russie pour assurer sa sécurité :

« La surface des pays appartenant à l’UE est de 5,5 millions de kilomètres carrés. Le territoire russe en couvre 17,5 millions. Y a-t-il d’autres questions? », a-t-il déclaré. « Il est nécessaire de trouver un moyen de dialoguer avec la Russie au sujet de notre avenir commun ».

La prise de conscience va très loin, puisqu’il a poursuivi sur le rôle déclinant de l’UE à l’échelle internationale, et la nécessité de cesser d’agir en maîtres du monde :

« L’histoire évolue très rapidement, et parfois plus vite que nous ne la comprenons. Nous nous sentons et nous agissons comme des maîtres du monde, alors que nous devrions agir dès aujourd’hui de manière plus modeste », a ainsi souligné le président de la Commission européenne.

L’Ukraine et son patron, les États-Unis, vacillent de plus en plus, et cette instabilité systémique ne peut que déboucher sur la guerre ou l’effondrement (ce dernier pouvant d’ailleurs suivre la première option). Et si certains va-t-en guerre sont prêt à entraîner l’UE et l’OTAN dans leur sillage, d’autres semblent beaucoup moins prêts à se sacrifier au nom des intérêts américains.

Il faut s’attendre dans les semaines qui viennent à des attaques sous faux-drapeau après le vote de cette nouvelle loi à la Rada, afin que Kiev justifie la future offensive contre la RPD et la RPL au nom du soi-disant droit à l’auto-défense de l’Ukraine, qui n’est qu’un permis de génocider sa propre population sous couvert d’agression russe et d’occupation imaginaire.

Il est temps pour les instances internationales de se réveiller, et de mettre le holà à cette folie, avant qu’il ne soit trop tard.

Christelle Néant

SOURCE :

https://dnipress.com/fr/posts/lukraine-semble-bien-decidee-a-enterrer-definitivement-les-accords-de-minsk-et-a-relancer-la-guerre-dans-le-donbass-en/

 

Sur le même sujet :

« 31 morts en un mois de «trêve des moissons» au Donbass »

https://fr.sputniknews.com/international/201708251032791814-treve-des-moisson-donbass/

 

AU CŒUR DE L’EUROPE

 

ET LOIN DES CHIMÈRES

pseudo-« antifas »

 

LA  RÉSISTANCE

 

ANTIFASCISTE

 

AUTHENTIQUE

 

CONTINUE !!

 

 

Sergueï Iskrouk, l’expert ukrainien en criminalistique, avait en 2015-2016 travaillé sur l’affaire du massacre d’Odessa. Suite aux pressions qu’il a subies de la part des autorités ukrainiennes et de la part des organisations radicales, il a décidé de quitter le territoire de l’Ukraine et réalisé cet enregistrement vidéo le 24 juillet 2017 dans lequel il explique son geste et fait appel à la communauté internationale. (Oui, là-bas beaucoup de gens de bonne foi croient encore au bien fondé de ce terme !)

Réfugié à Donetsk, il avait donné une première conférence de presse le 9 août 2017.

 

Rappel : le 2 mai 2014, 42 civils – opposants au mouvement « Euromaïdan » – avaient été brûlés vifs dans la Maison des Syndicats à Odessa. Dans une indifférence quasi-totale en occident

SOURCES : http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/ukraine-appel-de-l-expert-74314

Chaîne Youtube Thalie Thalie : http://www.youtube.com/channel/UCV7ERqInGC_t8ndBe5qozqA .

 

 

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В начале мая 2017 года, в городе Санкт-Петербурге состоялась долгожданная встреча бойцов « Призрака » с ансамблем « Атаман ». Встреча была неформальной, на репетиции ансамбля. Из Кировска в Петербург прибыли небольшие подарки от батальона. Ребята приезжали к нам в батальон и дали концерт в прифронтовой зоне. Прямо в ангаре одной из рот:

СПРАВКА: Казачий ансамбль «АТАМАН» основан 14 октября 2003 года. Идея создания ансамбля – дать возможность одаренной молодёжи казачьего происхождения проявить свой исполнительский талант, заложенный предками. Со дня создания ансамбля образовался уникальный по своему составу коллектив. Бо́льшая часть участников – выходцы из Всевеликого войска Донского, Кубанского, Терского, Уральского и Сибирского казачьих войск. Возраст участников ансамбля от 17 до 35 лет.

http://mozgovoy.info/index.php

POUR NE PAS OUBLIER LE COMBAT

D’ALEXEÏ MOZGOVOÏ !!

Le manifeste social du commandant Mozgovoï:

 

Sur le même thème et sur le combat d’Alexeï Mozgovoï:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/14/le-manifeste-social-dalexei-mozgovoi/

https://solydairinfo.wordpress.com/2016/04/19/loin-des-nuits-debout-resistance-antifasciste-a-marioupol-donbass/

https://solydairinfo.wordpress.com/2016/05/22/antifascisme-23-mai-10-poemes-dalexei-mozgovoi/

 

 

 

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Leçon du Donbass : Effacez l’histoire d’un peuple, et vous pourrez alors le contrôler et l’amener à sa perte

 

 

Leçon du Donbass :

Effacez l’histoire d’un peuple,

et vous pourrez alors le contrôler

et l’amener à sa perte

 

 

Tout ce qui est arrivé en Ukraine avant le Maïdan et après peut se résumer à cette simple phrase prononcé par un volontaire russe qui se bat avec les volontaires du Donbass pour défendre leur terre: « Comme on dit, effacez l’histoire d’un peuple, et en 10 ans les gens se transformeront en troupeau de moutons, en 20 ans vous serez capable de les contrôler. »

Comme le dit si bien cette phrase célèbre « ceux qui ne connaissent pas leur histoire, sont condamnés à la répéter ».

Alors que la « trêve du pain » n’a pas duré plus longtemps que les précédentes, et que le nombre de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne augmente petit à petit chaque jour, les choix politiques de Kiev prouvent que cette phrase célèbre est malheureusement vraie.

Après qu’une première ébauche de la loi de réintégration du Donbass ait fuité, amenant une certaine perplexité parmi les lecteurs de ce chef d’œuvre d’acrobatie (qui était supposé déclarer que le Donbass est occupé, mais sans indiquer qui est l’agresseur et l’occupant), une seconde ébauche a été publiée par Unian (l’agence de presse ukrainienne officielle). Et le moins que l’on puisse dire c’est que la deuxième mouture est très différente de la première.

Cette fois, la Russie est clairement mentionnée comme étant l’état agresseur et l’occupant : « La fédération de Russie mène une agression militaire contre l’Ukraine, et a temporairement occupé des parties de son territoire avec l’aide des Forces Armées de la fédération de Russie ».

Le premier article de ce projet de loi, indique aussi clairement que la Russie occupe une partie de la région du Donbass « dans les limites de laquelle des unités des Forces Armées de la fédération de Russie, des groupes armés établis sous les auspices de, subordonnés à, gérés, contrôlés et financés par la fédération de Russie, et l’administration d’occupation de la fédération de Russie, ont mis en place des autorités et exercent leur pouvoir ».

Le problème, comme souligné par la directrice de la société de consulting Parti au Pouvoir (Partiya Vlasti), Yelena Dyachenko, c’est que « les autorités du pays occupant doivent être installées dans les territoires occupés. Il n’y en a aucune dans le Donbass. Par conséquent, si nous reconnaissons ces territoires comme étant ceux occupés par la RPD et la RPL, alors nous allons perdre ces territoires définitivement. Il n’y a absolument ni les drapeaux, ni les autorités russes ».

De plus, cette loi qui déclare qu’il est important d’appliquer les accords de Minsk pour récupérer les Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk (RPD et RPL), mais qui parle dans le même temps d’utiliser l’armée ukrainienne pour atteindre cet objectif si nécessaire, viole purement et simplement ces mêmes accords, comme l’a commenté la ministre des Affaires étrangères de la RPD, Natalia Nikonorova.

« L’adoption [par Kiev] de tout acte concernant le Donbass sans s’accorder dessus avec les républiques est une violation des accords de Minsk, » a-t-elle rappelé.

Les articles allant de 4 à 6 de ce projet de loi sont de loin les plus cyniques de cette ébauche. Ainsi, l’article 4 propose de « protéger les droits et libertés des individus qui ont souffert de l’agression russe ». Sauf qu’ici personne ne souffre d’une agression russe, qui est totalement imaginaire. La seule agression dont les gens du Donbass souffrent c’est celle de l’armée ukrainienne ! Une armée qui a été envoyée là pour mater par la force la population du Donbass lorsqu’elle a fait valoir ses droits.

L’article 5 quant à lui, déclare que « les autorités gouvernementales devraient utiliser les opportunités existantes pour protéger les droits et libertés des citoyens ukrainiens vivant dans les zones occupées ». Qu’ils commencent déjà par arrêter de leur tirer délibérément dessus, de tirer sur les stations d’épuration, les stations de pompage de l’eau, les sous-stations électriques et j’en passe. Qu’ils arrêtent de leur renier tout droit fondamental comme les autorités ukrainiennes le font depuis plus de trois ans. À commencer par le droit à la liberté d’expression, et le droit à l’autodétermination des peuples.

L’article 6, est quant à lui le summum. Avec cet l’appel à protéger les droit et libertés des citoyens vivant en RPD et en RPL en promouvant leurs besoins sociaux et économiques et en rétablissant les liens humanitaires et culturels, alors que je le rappelle c’est l’Ukraine qui a instauré un blocus total du Donbass !

Mais surtout c’est la partie concernant la responsabilité de l’Ukraine dans ce conflit qui est un chef d’œuvre absolu de cynisme. Je cite : « L’Ukraine n’est pas responsable des actions illégales de la Russie en tant que pays agresseur et de ses groupes armés illégaux qu’elle contrôle dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk ».

Lors qu’on lit cela et qu’on connaît la situation réelle dans le Donbass, on en vient à se demander s’il faut en rire ou en pleurer, devant un tel summum d’immoralité. Parce que le seul responsable de ce conflit c’est bien l’Ukraine, qui a envoyé l’armée mater par les armes des manifestations et occupations de bâtiments pacifiques, qui avaient eu lieu suite au coup d’état du Maïdan et aux décisions prises par le nouveau gouvernement.

Parce que le seul occupant dans le Donbass, c’est l’armée ukrainienne, qui reçoit ses ordres directement d’un gouvernement qui est issu d’un coup d’état, et est illégitime. Une armée qui tue des gens dont le seul tord est d’avoir exprimé leur refus d’accepter le résultat du coup d’état du Maïdan.

Ceux qui commettent des crimes de guerre ici à échelle industrielle, en bombardant ou tirant délibérément tous les jours sur des civils ou sur les infrastructures vitales, en empoisonnant l’eau (voir la vidéo ci-dessous), en torturant systématiquement leurs prisonniers (et les violant quasi systématiquement lorsqu’il s’agit de femmes), souvent arrêtés pour simple soupçon de séparatisme, et qui violent méthodiquement les droits des civils du Donbass (blocus économique et commercial total du Donbass, refus de délivrer des papiers aux personnes qui vivent ici, de payer normalement les retraites, coupure de l’eau et de l’électricité, etc), c’est l’armée ukrainienne, le SBU, la Garde Nationale, les bataillons néo-nazis et les autorités ukrainiennes.

Pas les armées et les autorités de la RPD et de la RPL. Et encore moins l’armée russe, qui n’est même pas présente dans le Donbass, comme l’a déclaré le ministre adjoint des Territoires occupées et des déplacés internes en Ukraine, Guéorgui Touka, dans une interview accordée au journal Apostrophe.

Tout ceci, ce sont des crimes commis par Kiev à l’encontre de la population dont elle prétend aujourd’hui défendre les droits et libertés. Ces mêmes droits et libertés que les autorités ukrainiennes ont niés au peuple du Donbass lorsqu’il s’est soulevé parce qu’il refusait le coup d’état du Maïdan.

En réalité, ces articles visent à abroger la responsabilité de l’Ukraine et éviter aux autorités de Kiev de devoir faire face un jour à la justice pour ses crimes dans le Donbass, comme l’a souligné Yelena Diachenko.

« Pourquoi cette responsabilité devrait-elle être abrogée ? Pour éviter un tribunal militaire pour crimes de guerre, » a-t-elle expliqué.

Cette loi ressemble à ce qu’aurait pu donner une loi votée par les Nazis allemands, pour soi-disant protéger les droits et libertés des juifs, des tziganes et des opposants pendant qu’ils les exterminaient, pour éviter un jour d’être condamnés au tribunal de Nuremberg… Juste à vomir…

Et si je fais un tel parallèle, ce n’est pas juste pour choquer. C’est à cause du fait, qu’ayant oublié leur histoire, les autorités ukrainiennes répètent les mêmes erreurs que les Nazis et bien d’autres avant eux, et vont finir de la même manière.

En nommant explicitement la Russie comme étant l’agresseur et l’envahisseur, si ce projet de loi est voté tel quel, alors ce sera une déclaration de guerre officielle de l’Ukraine contre la Russie. Alors que la première ébauche semblait vouloir éviter une guerre directe avec la Russie, la deuxième est délibérément agressive envers cette dernière.

Faut-il y voir un lien avec les récentes déclarations d’officiels de l’OTAN, de l’OSCE et des USA, concernant la présence de l’armée russe imaginaire dans le Donbass ? Cette rhétorique guerrière est inquiétante à plus d’un titre, et indique que certains rêvent d’une escalade de la situation, et de provoquer une véritable guerre avec la Russie.

Et si l’Ukraine a oublié ce qui est arrivé à ceux qui ont déclaré la guerre et tenté d’envahir la Russie, les Russes, eux, n’ont pas oublié, comme le prouve cette déclaration d’un des soldats que nous avons interviewé.

« La victoire sera nôtre, parce que la vérité est toujours de notre côté, alors que le mensonge est avec eux. L’injustice n’a jamais gagné contre la vérité. Le bien gagnera », a ainsi déclaré le soldat surnommé Volga.

Christelle Néant

 

 

Regarder l’interview de deux volontaires russes qui sont venus combattre pour le Donbass:

 

 

 

Source de l’article:

https://dnipress.com/fr/posts/lecon-du-donbass-effacez-lhistoire-dun-peuple-et-vous-pourrez-alors-le-controler-et-lamener-a-sa-perte/

Républiques Populaires: vers la reconnaissance…!

 

Ouverture d’un centre représentatif en France et « reconnaissance » officieuse en Crimée – Le statut de la RPD et de la RPL évolue

 

Suite à l’ouverture de centre représentatifs en Italie, en République Tchèque, en Grèce et en Finlande, la France est désormais le cinquième pays européen à avoir ouvert un centre représentatif de la République Populaire de Donetsk (RPD).

L’annonce a été faite aujourd’hui par le ministère des Affaires étrangères de la RPD lors de la visite d’une délégation française à laquelle participent les personnes qui ont lancé cette initiative en France. Le centre ouvrira ses portes bientôt dans la ville de Marseille.

Cette annonce est tout un symbole de par le statut de garant des accords de Minsk qu’a la France. Le but de ce consulat officieux est de renforcer les liens informationnels, culturels et économiques entre les deux républiques.

Ce centre représentatif sera présidé par le conseiller municipal et président du centre national des entrepreneurs privés du département des Bouches-du-Rhône, Hubert Fayard.

«  La première étape était d’annoncer que notre centre a été officiellement enregistré le 18 juin, et une déclaration correspondante sera publiée au journal officiel. La deuxième est notre arrivée ici. La troisième étape aura lieu en France. Nous voulons que la voix de la RPD soit entendue en France  », a-t-il déclaré.

L’ouverture de ce centre et la venue de politiciens français est une très bonne nouvelle pour la République Populaire de Donetsk, lui permettant ainsi, comme la Crimée, de montrer directement aux décideurs politiques français la réalité du terrain, très éloignée de la propagande dont ils sont gavés par les grands médias.

Cela permettra aussi une meilleure circulation de l’information à destination du peuple français, et permet de donner une plus grande visibilité internationale à la république.

À cette première bonne nouvelle, est venue s’en ajouter une autre de la fédération de Russie, et plus particulièrement de la péninsule de Crimée.

Lors d’une cérémonie au centre international pour enfants Artek, à laquelle Vladimir Poutine a participé, des délégations étrangères ont défilé drapeau en main.

De manière surprenante, alors que la Russie ne reconnaît toujours pas officiellement la RPD et la RPL, deux délégations représentaient les républiques ont été appelées comme délégations venant de « pays étrangers » avec leurs drapeaux au même titre que l’Italie, la France, l’Australie ou l’Ukraine, mettant ainsi les deux républiques du Donbass au même niveau que des pays reconnus par la communauté internationale !!!

 

Si cela n’a rien d’une reconnaissance officielle, le fait que ces deux délégations aient été mises sur le même pied que des pays comme la France, en présence de Vladimir Poutine, est tout un symbole. C’est un signal clair que la Russie n’a pas l’intention d’abandonner le Donbass, et que si actuellement la Russie ne peut pas reconnaître officiellement les deux républiques populaires, ce statut n’a rien d’immuable.

Nul doute que cette pique de la république autonome de Crimée va déclencher l’ire de Kiev, qui est déjà en train de faire une crise d’hystérie concernant le projet Nord Stream 2.

Pourtant, comme l’a souligné récemment Denis Pouchiline, si la RPD et la RPL s’éloignent de l’Ukraine c’est avant tout de la faute des autorités ukrainiennes qui sabotent totalement la mise en œuvre des accords de Minsk, et qui appellent de plus en plus ouvertement à appliquer la solution Croate dans le Donbass (c’est-à-dire pratiquer une purification ethnique).

Irrémédiablement les deux républiques populaires se séparent de l’Ukraine et prennent leur envol. Ces événements des deux derniers jours montrent que rien n’est immuable, et que la reconnaissance officielle des deux républiques n’est pas si impossible qu’elle pouvait le paraître trois ans en arrière.

Il est temps que la communauté internationale arrête de se voiler la face et accepte de reconnaître l’état de fait issu de la volonté populaire, dans le Donbass comme en Crimée. Le seul moyen pour mettre fin au bain de sang qui ravage la RPD et la RPL depuis trois ans.

Christelle Néant

 

 

Source:

https://dnipress.com/fr/posts/ouverture-dun-centre-representatif-en-france-et-reconnaissance-officieuse-en-crimee-le-statut-de-la-rpd-et-de-la-rpl-evolue/

 

 

 

Le Donbass entre indépendance et intégration

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Le Donbass entre

 

indépendance

 

et intégration

 

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Le chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko, a tenu à rappeler dans ses vœux à la population le chemin accompli en trois ans, et surtout celui accompli durant l’année écoulée. La constitution d’un état qui fonctionne, le travail intensif pour l’indépendance alimentaire et économique de la république, et pour venir en aide aux territoires occupés par l’armée ukrainienne.

La présence massive des drapeaux russes indique clairement l’objectif des deux républiques populaires du Donbass : l’intégration avec la Russie. Et il n’est pas fortuit que la deuxième réunion du comité d’intégration Russie-Donbass ait eu lieu à Donetsk le lendemain de ces célébrations.

Lors de la session plénière (à laquelle participaient le chef de la RPD Alexandre Zakhartchenko, le vice-président du conseil des ministres de la RPD Alexandre Drobot, le député de la Douma russe Andreï Kozenko, le membre du conseil de la fédération Sergueï Tsekov, d’autres politiciens, russes, des personnalités publiques, ainsi que des experts et journalistes de 10 pays), quatre plate-formes de discussion ont été organisées autour des sujets suivants :

1. Restaurer les liens économiques entre le Donbass et la Russie
2. Intégration humanitaire et culturelle entre le Donbass et la Russie
3. Meilleures pratiques d’intégration et d’interaction entre le Donbass et la communauté russe
4. Soutien international du Donbass

Concernant ce dernier point, c’est l’Italie qui montre en Europe le chemin de la sagesse en ce qui concerne le Donbass, grâce à une députée italienne du parlement européen, Eleonora Forenza qui a l’intention de soumettre au parlement italien et au parlement européen la question de la reconnaissance de la RPD et de la RPL, et d’organiser une visite des représentants des deux républiques à Bruxelles.

« Il est honteux que l’UE soutienne le régime de Kiev. C’est pourquoi j’ai déjà signé une pétition pour exiger du gouvernement italien qu’il reconnaisse officiellement les républiques autoproclamées. J’évoquerai la pétition qui appelle à cesser de soutenir le gouvernement de Porochenko et à reconnaître la RPD et la RPL au Parlement européen. Prochainement, nous y organiserons une réunion où seront conviés les représentants de Donetsk et de Lougansk. Le but étant d’examiner ce problème au niveau international et de montrer comment les habitants se battent courageusement pour leur liberté en luttant contre le fascisme d’aujourd’hui. J’ai pris des responsabilités devant de nombreuses personnes du Donbass. Et j’ai l’intention de tenir parole« , a déclaré Eleonora Forenza.

Ce projet fait suite à la visite d’une délégation internationale à Donetsk et à Lougansk, au moment des célébrations du 9 mai, et des forums dédiés à la lutte contre le fascisme et le nazisme.

Les visiteurs ont été assez perturbés par l’incohérence flagrante entre la situation réelle sur le terrain et la façon dont elle est présentée dans les médias occidentaux. Ils ont compris sur place que c’est bien l’Ukraine qui bloque le processus de paix, que le gouvernement à sa tête est un régime fasciste noyauté par les mouvements néo-nazis. Un sujet que l’UE ne devrait pas prendre à la légère.

Car la Russie, elle, ne prend pas ce problème à la légère et comme l’indique l’existence même du comité, le processus d’intégration est en cours. Les déclarations et documents signés à l’issue de cette première réunion dans le Donbass ne laissent d’ailleurs pas de doute sur l’objectif de ce comité.

« Aujourd’hui, nous nous tournons vers un travail particulier. Nous voulons réussi à atteindre l’objectif dont j’ai rêvé, de rentrer à la maison [au sein de la Russie]. L’ensemble du processus qui a lieu et qui aura lieu vise cet objectif, » a ainsi déclaré Alexandre Zakhartchenko.

Le coordinateur du comité d’intégration, le député de la Douma de la fédération de Russie, Andreï Kozenko, a fait une déclaration similaire. Et pour confirmer ces déclaration, un accord de jumelage entre Donetsk et la ville de Soudak en Crimée et un autre la ville de Nijnegorski en Crimée et la ville Perevalsk en République Populaire de Lougansk (RPL) ont été signés.

Ces accords de jumelage viennent s’ajouter à plus grande coopération économique entre la Crimée et le Donbass. Des entreprises basées en Crimée sont venues avec des propositions concrètes, et la RPD et la RPL vont pouvoir par exemple désormais exporter les produits ménagers et les confiseries qu’elles fabriquent vers la péninsule, s’ouvrant ainsi de nouveaux débouchés en dehors du marché intérieur. Et un accord concernant l’usine de câbles en acier Silur devrait être signé dans les jours qui suivent.

Mais ces notes positives sont contrastées par les nouvelles de la semaine, qui ont vu se mêler célébrations et victimes des bombardements, espoirs d’un meilleur avenir et destructions. Après la tentative d’attentat du 8 mai, et le bombardement de la parade de la Victoire à Bezymennoye le 9 mai, et celui du district de Kouibyshevsky le matin du 10 mai, l’armée ukrainienne a poursuivi sur sa lancée, tirant en tout 2 122 obus d’un calibre interdit par les accords de Minsk (auxquels il faut rajouter tout ce qui est d’un calibre inférieur : lance-grenades, lance-roquettes, mortiers, véhicules de combat d’infanterie, etc) au cours de à 331 violations du cessez-le-feu en une semaine.

Les dernières 24 heures furent marquées par 59 nouvelles violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne en RPD, au cours desquelles les soldats ukrainiens ont lourdement bombardé le district de Petrovsky à Donetsk, Dokouchaevsk et le Sud de la RPD, provoquant de très nombreux dégâts et destructions d’habitations civiles, et privant de gaz près de 300 habitations de Dokouchaevsk.

Suite à tous ces bombardements, en huit jours, la RPD en est à neuf blessés parmi les civils (dont deux rien que les dernières 24 heures), ainsi que quatre morts et quatre blessés parmi les soldats (dont un mort et un blessé durant les dernières 24 heures).

En Ukraine, pendant ce temps là, le pays et les autorités partent dans un grand n’importe quoi. Entre un de leurs chercheurs, Alexandre Rybine, qui n’a pas hésité à sortir à des journalistes venus visiter son exposition sur les trésors du Tibet que le Bouddha avait des origines ukrainiennes, l’Eurovision qui est qualifié de théâtre de l’absurde par le président du jury ukrainien, et Porochenko qui rêve tout debout suite à la validation du régime sans visa pour l’Ukraine, on ne sait plus si on doit rire ou pleurer sur la tragi-comédie qu’est devenue l’Ukraine.

Pour croire aux délires du soi-disant président ukrainien sur le fait que ce régime sans visa va aider à récupérer la Crimée et le Donbass en donnant envie à ses habitants d’avoir un passeport ukrainien, il faut tout de même faire preuve d’une stupidité crasse.

Car à choisir entre :

  • Option 1 : un régime sans visa avec l’UE en faisant partie d’un pays en ruines, en état de faillite, bourré de néo-nazis qui ne rêvent que de tuer du russophone, qui avaient même rempli un train pour aller mater les Criméens par la violence, et d’autorités qui avaient donné des ordres pour tirer sur la foule qui encerclait les casernes ukrainiennes lors des événements de Crimée, qui ont laissé faire le massacre de Khorsun, qui bombardent le Donbass depuis trois ans, le soumettent à un blocus économique, récompensent des criminels de guerre, érigent en héros nationaux des collaborateurs de nazis, et coupent l’eau et l’électricité des deux régions. Sans parler de l’abandon des Tatars et des infrastructures de Crimée et du Donbass pendant 25 ans à l’époque ukrainienne.

  • Option 2 : pas de régime sans visa avec l’UE, en faisant partie ou en étroite intégration avec un pays relativement prospère qui a construit une centrale thermique en Crimée et tiré en urgence des câbles électriques via le détroit de Kertsch pour alimenter la péninsule, qui construit un pont pour la désenclaver, qui a réparé les routes et infrastructures vitales, a donné officiellement des terres aux Tatars, leur permet de recevoir un enseignement dans leur langue, a construit même de nouvelles mosquées sur la péninsule, permet aux trois langues de coexister de manière officielle (russe, ukrainien, tatar), fournit de l’aide humanitaire au Donbass, et a reconnu les documents de la RPD et de la RPL afin que les habitants puissent voyager et commercer avec la Russie.

Toute personne dotée de jugeote et de bon sens choisira l’option 2. C’est le choix qu’on fait la Crimée et le Donbass en 2014 lors de leurs référendums respectifs. L’espoir d’un meilleur avenir exprimé par la volonté populaire, qu’elles entendent bien réaliser.

Christelle Néant

 Sources:

https://dnipress.com/fr/posts/le-donbass-entre-independance-et-integration-entre-repetition-du-passe-et-espoir-pour-lavenir-alors-que-lukraine-plonge-dans-le/

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-donbass-entre-independance-et-193132

 

 

 

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Saur-Mogila, 1943-2014 : Deux batailles antifascistes pour une même colline…

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En République Populaire de Donetsk,

Saur-Mogila, 1943-2014 :

Deux batailles antifascistes

pour une même colline…

A Saur-Mogila,

ravagée par les fascistes ukrainiens,

le monument sera reconstruit avant mai 2017

Saur-Mogila , ce mot résonne dans toutes les têtes dans habitants du Donbass , et même au-delà , jusqu’en Russie. Cette colline si stratégique en 1943 ,lors de la grande guerre patriotique contre l’envahisseur nazi , et de ses supplétifs Ukrainiens est un symbole fort de la résistance et de l’âme du peuple du Donbass. Ce lieu immortalisé par cette bataille contre les forces de l’axe , a été rejoint en 2014, dans le cœur des habitants ,par la lutte acharnée qu’auront menées les milices populaires pendant cet été si meurtrier pour un peuple qui a dit ,une fois encore ,non à la barbarie et oui à la liberté ! 

 

https://fr.news.yahoo.com/ukraine-rebelles-hant%C3%A9s-fant%C3%B4mes-1943-120123017.html

 

De 1943… Cette sanglante bataille entre les hordes nazies et les troupes Soviétiques se déroula du 17 juillet au 31 août 1943. Elle coûta la vie à 23 238 officiers et soldats de l’armée rouge. Lors de l’occupation des oblasts de Donetsk et de Lugansk par les troupes nazies ,respectivement 279 000 et 45 649 civils ont été tués par la soldatesque de l’axe.

 

…à 2014 En 2014 ,suite à la « révolution colorée »(  http://peupleslibres-nouvelle-russie.blogspot.com/2016/12/revolution-coloree-le-cas-ukrainien.html  ), des manifestations et des référendums d’initiative populaire ont eu lieu dans le Donbass pour réclamer une autonomie régionale. Contre la volonté populaire et les bulletins de vote des habitants des oblasts de Donetsk et Lugansk , le régime putschiste de Kiev répond par la violence en y envoyant son armée de soudards ,réprimé dans le sang ces voix discordantes.

 

 

C’est bizarre ,mais tous nos moralistes de pacotilles ,nous ne les entendions pas(et nous ne les entendons toujours pas aujourd’hui), pour dénoncer les crimes commis par le régime de Kiev contre des civils , des écoles ,des hôpitaux etc…
La bataille de 2014 pour la colline (277,9 mètres de hauteur)de Saur-Mogila entre l’armée ukrainienne et les milices du Donbass libre s’est déroulé du 5 juillet au 26 août . Il n’y a, à ma connaissance aucun bilan officiel des pertes subies , aussi bien des soudards du régime de Kiev ,que du côté des milices. Mais sans vouloir exagérer, et au vu des combats et des dégâts liés à ceux-ci ,les pertes de chaque camp peuvent aisément se chiffrer en plusieurs centaines de morts et de blessés. 71 ans après leurs illustres aînés , les miliciens par leurs courages et leurs sacrifices , ont par 2 fois repris cette hauteur stratégique aux envahisseurs belliqueux sur cette terre riche d’histoire et de traditions de résistances. 

 

 

Chaque année ,les autorités de la République de Donetsk organise une cérémonie pour honorer la mémoire de ses héros qui sont tombés aux champs d’honneur par 2 fois à 71 années d’intervalle.

 

vidéo de Christelle Néant 

Suite au combat de l’été 2014 et les très nombreux bombardements effectuées par les troupes de Kiev sur la colline , le monument a été en grande partie détruit.

Une bonne nouvelle est apparue hier ,via un communiqué des autorités de la République populaire de Donetsk. C’est l’agence http://dan-news.info/obschestvo/legendarnyj-memorial-na-saur-mogile-budet-vosstanovlen-k-mayu-2017-goda-minstroj-dnr.html  , qui s’en est fait l’écho. Le monument va-être reconstruit , et les prochaines commémorations , à commencer par celles du 9 mai (chute du nazisme) auront lieux sur un site entièrement refait à neuf. Les travaux ont débuté au mois de novembre et seront terminés au mois de mai assure le ministre de la construction et du logement.
Terminons avec cette jolie chanson qui rend hommage aux héros du Donbass et à ses libérateurs lors des 2 terribles batailles de 1943 et 2014.

Sébastien Hairon ,

volontaire bénévole à Donetsk (DNR)

http://peupleslibres-nouvelle-russie.blogspot.com/

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GUERRE EN EUROPE : LE POINT SUR LA SITUATION EN UKRAINE ET AU DONBASS

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GUERRE

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EN EUROPE :

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LE POINT

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SUR LA SITUATION EN UKRAINE

ET AU DONBASS

Alors que sur un autre théâtre d’opérations, en Syrie, Alep-Est est sur le point d’être totalement libérée (93 % d’Alep-Est ont déjà été repris par l’armée Syrienne), que la coalition internationale permet aux djihadistes de Daech de quitter Mossoul pendant que les ces derniers essayent une attaque de diversion sur Palmyre au milieu des gesticulations hystériques des patrons occidentaux à l’ONU, en Ukraine et dans le Donbass, la panique des autorités ukrainiennes et de leurs patrons occidentaux se fait aussi sentir.

Il faut dire que si les mensonges prennent l’ascenseur, la vérité prend les escaliers, et lorsqu’elle arrive enfin, certains se retrouvent bien embêtés.

Ainsi après la révélation de ses magouilles, schémas de corruption, et de l’utilisation réelle qui a été faite des fonds du FMI par l’Ukraine, le soit-disant président ukrainien, Piotr Porochenko, dans sa panique, a menacé de poursuites judiciaires les journaux britanniques qui publient ces révélations.

Des menaces qui n’ont pas effrayé le moins du monde ces médias qui ont décidé de poursuivre le plan prévu par le chef de toute cette gabegie : les USA. Car il ne faut pas s’y tromper ce revirement de situation n’a rien d’un miracle grâce auquel ces journalistes auraient retrouvé la vue. Porochenko encombre plus qu’il ne sert, alors on s’en débarrasse pour en prendre un qui fera mieux ce qu’on lui demande.

Les institutions comme la Cour des comptes européenne ont eu beau tenter de cacher sous le tapis la plus grosse partie des compromissions qui les éclaboussent, essayant de sauver ce qui peut l’être de leur propagande pro-ukrainienne, l’intervention de Tetiana Montian (avocate ukrainienne qui a entre autre défendu le journaliste Rouslan Kotsaba qui était là avec elle) devant le parlement européen à Bruxelles le 5 décembre a été une véritable bombe lâchée dans l’océan de mensonges de l’UE sur la situation en Ukraine depuis le Maïdan.

 

 

 

Commençant chronologiquement par le Maïdan lui-même, Montian dénonce clairement l’implication des USA dans ce coup d’état, et le chaos qui s’en est suivi. Mettant les pieds dans le plat sur la situation actuelle de l’Ukraine, elle souligne la faillite du pays (qu’elle compare à un mélange entre Haïti et la Somalie, sic), la condition déplorable des droits de l’homme, les opposants politiques emprisonnés, et le pillage opéré par les élites du pays.

Elle dénonce aussi les mensonges concernant la volonté d’annexion de l’Ukraine par la Russie, démontant ainsi toute la propagande occidentale sur l’agression russe. Si son discours semble susciter peu de réactions dans l’hémicycle, le fait même qu’il ai eu lieu et qu’il soit diffusé en ligne est déjà une première victoire pour le camp de la vérité.

Et l’un des points intéressants de son intervention est sans nul doute l’avenir qu’elle envisage pour l’Ukraine et que j’ai déjà longuement abordé dans plusieurs articles : la partition inéluctable du pays, dépecé par ses voisins.

Elle finira par poser aux commanditaires du coup d’état du Maïdan (dont certains sont à chercher en Europe) une question coup de poing : « Ceux qui ont fomenté ce coup d’état se rendaient-ils compte des conséquences que cela allait engendrer ? Ou dit autrement, était-ce délibérément malveillant ou bien est-ce de l’idiotie ordinaire ? » Pour elle, comme pour beaucoup d’analystes la réponse s’oriente plutôt vers la première option que vers la deuxième.

 

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Et alors que ce genre de révélations se multiplient (comme dans le documentaire « Ukraine on fire » d’Oliver Stone), les autorités ukrainiennes en panique ont décidé de rallumer le feu de la guerre dans le Donbass histoire d’occuper les groupuscules nazis et la population sur autre chose que sur la déliquescence et le pillage de leur pays.

Alors que le mois de novembre a été le pire mois de l’année en terme de nombre de bombardements, le nombre quotidien de ces derniers ne diminue plus guère, et atteint désormais des scores que l’on peut difficilement qualifier de « cessez-le-feu ».

Ainsi hier, le commandant en second de l’armée de la République Populaire de Donetsk, Edouard Bassourine, a annoncé qu’en 24 heures, l’armée ukrainienne avait bombardé 2903 le territoire de la république, soit plus du double de la veille. Et la nuit dernière ne fut pas meilleure avec 220 obus de mortiers, d’artillerie et de chars d’assaut tirés entre 18 h et 1 h 30 du matin. Des tirs qui ont résonné lourdement dans le centre ville de Donetsk, et endommagé plusieurs habitations sur l’ensemble de la ligne de front.

bombardements-ukrainiens

Des provocations redoublées qui ont eu lieu au moment même où le régiment Azov a fait une véritable démonstration de force dans la ville de Kharkov (située dans la zone du Donbass occupé), en faisant défiler au flambeaux environ 2 000 de ses membres. Quand on voit un tel défilé et des gens nous dire que ces combattants ne sont pas des nazis mais de simples patriotes, on se demande si, à l’instar de la panique qui se répand parmi les autorités ukrainiennes et leurs commanditaires, la cécité de l’OSCE serait, elle aussi, contagieuse.

 

 

Et ceux qui pensaient que les USA se désengageaient de l’Ukraine risquent bien de devoir abandonner leurs illusions, après que ces derniers aient annoncé vouloir patrouiller en Mer Noire pendant des périodes allant jusqu’à quatre mois.

Et ce en violation totale de la Convention de Montreux qui n’autorise la présence des navires de la marine américaine que pendant 21 jours au maximum. Décidément les USA et le respect du droit international c’est toujours pas demain la veille…

En attendant, le chaos qu’ils ont semé en Ukraine se répand comme une gangrène, et devient incontrôlable, alors qu’ils jettent toujours plus d’huile sur le feu pour déclencher un conflit qu’ils appellent de leurs vœux, en croyant que cela leur évitera d’avoir un jour à payer pour leurs crimes sur le banc des accusés d’un procès de Nuremberg II.

Christelle Néant

 

 

Source:

https://dnipress.com/fr/posts/escalade-des-tensions-dans-le-donbass-et-en-ukraine-la-panique-gagne-les-faiseurs-de-chaos-alors-que-la-verite-eclate/

 

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Donbass: un projet de génocide?

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génocide?

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« L’Ukraine devrait utiliser l’expérience du blocus de la Transnistrie et essayer de créer des conditions de vie intolérables dans le Donbass, afin de forcer la population de Donetsk et de Lougansk à quitter progressivement ces villes, »

a déclaré le député de la Verkhovna Rada, Vitaly Koupry, à l’antenne lors de l’émission télévisée « Temps pour le pouvoir ».

 

D’après lui, les autorités ukrainiennes devraient totalement bloquer le Donbass, afin que la vie y soit insupportable et que la population locale quitte la région.

« Souvenez-vous de la Transnistrie, combien de personnes vivaient là ? 800 000, et seulement 200 000 sont restées – la population a été divisée par quatre. La population active, pro-russe, a quitté [le pays]. Vous comprenez ce que je veux dire ? Si nous le faisons bien, en prenant des mesures efficaces, en cessant le commerce et en introduisant un blocus, il ne restera pas deux millions de personnes ici. En Ukraine, nous soutiendrons tout ceux qui en ont besoin, et il restera seulement les écervelés,  » a déclaré Koupry.

Note de la traductrice : Ce genre de méthode porte un nom – tentative de génocide et crime de guerre. Il est effarant de constater que ce genre d’idée puisse être évoquée publiquement à la télévision ukrainienne sans que cela ne déclenche un torrent de protestations aussi bien internationales que nationales. Le terrorisme d’état a encore de beaux jours devant lui en Ukraine.

__Agence DONi News / Traduction depuis l’anglais par Christelle Néant

Voir l’article sur DONi

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Donbass: Guerre antifasciste et anti-impérialiste en EUROPE !!

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Donbass:

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Guerre

 

antifasciste

 

et

 

anti-impérialiste

 

 

en EUROPE !!

La situation dans le Donbass continue de se détériorer à cause du manque de volonté de Kiev de se plier aux accords qu’elle a signé. Ainsi rien que sur les dernières 24 heures, l’armée ukrainienne a bombardé à 333 reprises le territoire de la République Populaire de Donetsk sur l’ensemble de la ligne de front, dont 323 fois avec des armes lourdes (pourtant prohibées par les accords de Minsk). Soit 97 % des violations du cessez-le-feu faites avec des armes interdites par les accords que les autorités ukrainiennes ont pourtant signé.

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Lance-roquettes multiples Ouragan
Image d’illustration – Photo d’archives

Autant dire que Kiev s’assoit joyeusement ET sur le cessez-le-feu ET sur l’accord de retrait des armes lourdes à plusieurs kilomètres du front comme prévu dans les accords de Minsk. Le tout en rajoutant les crimes de guerre sur ce « mille feuilles » indigeste déjà bien chargé, puisque l’armée ukrainienne a de nouveau principalement bombardé les zones civiles, endommageant huit maisons dans le district de Petrovsky et trois autres à Gorlovka, ainsi que des lignes électriques et 29 stations électriques.

Certaines des maisons touchées à Petrovsky cette nuit sont à 700-800 m des positions de l’armée de la République Populaire de Donetsk, rendant difficile de justifier cela par une « erreur de tir », et prouvent que ces tirs contre les civils sont bien délibérés de la part de l’armée ukrainienne.

Et après avoir tué hier une femme dans le Sud de la république, et en avoir blessé une autre, l’armée ukrainienne a continué à pilonner, à l’artillerie de 122 mm (13 obus) et 152 mm (30 obus) et aux mortiers de 82 mm et 120 mm (104 obus), la zone de Kominternovo afin de tenter de prendre le contrôle d’une zone proche du village. Une tentative de percée, elle aussi contraire aux accords de Minsk que les autorités ukrainiennes ont pourtant signés.

Afin de renforcer ses unités dans cette zone, l’Ukraine y a envoyé de nouvelles troupes venant du régiment Azov (70 hommes), mais aussi des mercenaires polonais (150 hommes). Cette arrivée d’unités nazies et de mercenaires étrangers, a entraîné, comme on pouvait s’y attendre, des conflits avec les soldats de la 36e brigade présente sur place.

Après une bonne beuverie avec les mercenaires polonais, les soldats d’Azov ont tenu à montrer leur supériorité au combat aux soldats de la 36e brigade. Le tout les armes à la main. Résultat : un mort au sein de la 36e brigade. Si le quartier général de Marioupol enquête sur ce crime, celui-ci a été caché au haut commandement, afin d’éviter de faire une mauvaise presse aux bataillons nazis. La présence d’Azov et de mercenaires étrangers dans cette zone ne peut augurer que du pire pour l’évolution de la situation sur cette zone du front.

Mais les manquements de Kiev à ses obligations concernant les accords de Minsk sont devenus tellement évidents, que même le président français n’a pu se faire l’économie d’un appel aux autorités ukrainiennes afin qu’elles respectent (même un peu) les accords dont la France est garante.

Dans un éclair de lucidité (ou de courage temporaire), François Hollande a en effet déclaré devant l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) :

« Je le dis tout net, les progrès sont trop lents et nous devons avancer sur les conditions politiques et sécuritaires qui permettront d’obtenir le plus rapidement possible, comme les accords de Minsk le prévoient, des élections à l’Est de l’Ukraine, selon la loi ukrainienne et dans le respect des critères internationaux »

Un camouflet pour les autorités ukrainiennes qui essayent de faire croire depuis deux ans qu’elles appliquent les accords de Minsk, sans en avoir mis en œuvre un seul point depuis leur signature.

La réponse de la part des autorités ukrainiennes ne s’est pas faite attendre et elle est claire comme de l’eau de roche. C’est le ministre ukrainien de l’Intérieur Arsen Avakov qui s’est fendu d’une réponse cinglante :

« Il (M.Hollande) veut des élections dans le Donbass immédiatement après le cessez-le-feu et le retrait des troupes. Le président français est trop ambitieux ! D’abord, ces propos du ministre des Affaires étrangères Ayrault lors de sa visite en Ukraine, maintenant le président Hollande  », a déclaré le ministre.

Il a ensuite exigé que le président français cesse de dicter sa conduite à l’Ukraine. « Et je vous le dis M. Hollande, ne vous avisez pas de nous dire ce que nous devons faire », a-t-il souligné.

En clair : nous n’avons pas l’intention de respecter les accords de Minsk, et garant ou pas de ces mêmes accords, tais-toi nous ferons ce que nous voulons (ou plutôt ce que les États-Unis veulent).

Mais aujourd’hui, lors de son allocution quotidienne, le commandant en second de l’armée de la République Populaire de Donetsk a rappelé que la patience de la population du Donbass n’est pas infinie. Et que les autorités de la RPD respectant les souhaits du peuple, et possédant une armée qui existe justement pour protéger cette même population, si les bombardements des zones résidentielles civiles, qui détruisent les habitations, blessent et tuent des civils, ne cessent pas, alors les autorités de la république devront réagir à l’agression de manière adéquate (c’est-à-dire en clair en arrêtant les négociations et en cessant de respecter le cessez-le-feu et les accords de Minsk).

Il a donc exhorté la communauté internationale et les dirigeants du Format Normandie à régir et à faire pression sur les autorités ukrainiennes. Il a aussi indiqué que si les marionnettes de Kiev refusent de faire des concessions et continuent de bombarder le territoire de la République, elles devront porter l’entière responsabilité de l’arrêt des négociations..

Comme dans le cas syrien, il semble donc que le temps des négociations touche à sa fin, et ce malgré la détermination de la Russie et des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk à favoriser à tout prix la solution pacifique considérant qu’un « mauvais cessez-le-feu vaut mieux qu’une bonne guerre ».

Christelle Néant

Source de l’article sur Agoravox:

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/kiev-refuse-ouvertement-de-185486

 

 

 

 

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