Donetsk

Nouveau crime fasciste « ukrainien »-US au cœur de l’Europe

 

 

 

                                                                   Александр Владимирович Захарченко

                                                                                    

 

ATTENTAT MORTEL A DONETSK

 Le fascisme ukrainien au cœur de l’Europe, manipulé par l’Etat fantoche ukrainien, est donc, en réalité, entièrement au service de l’impérialisme US et de ses divers satellites européens, dont la France, qui est incapable de s’en démarquer.

En Ukraine et au Donbass, tout comme au Moyen-Orient et ailleurs, le terrorisme est un sous-produit direct de l’impérialisme, et de lui-seul.

Pour en finir avec le terrorisme, il faut donc d’abord en finir avec l’impérialisme. De même pour toutes ses autres conséquences…

Rien ne sert ni de fermer les frontières ni de pleurer misère sur le sort des migrants…

Les migrations massives ne sont elles aussi qu’un sous-produit empoisonné de l’impérialisme, qui entretient la division et engendre la haine entre les peuples et les nations.

En finir avec l’impérialisme est la base de toute alternative.

Donbass, Syrie, Yémen, Palestine, etc…, le vrai sens de la solidarité, c’est une résistance globale où chaque peuple a sa place.

Chacun contre son propre impérialisme ou l’impérialisme qui l’opprime et tous contre l’impérialisme US, et tous solidaires avec les luttes en cours  !

Luniterre

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Hier après-midi 31 août 2018, vers 17 h 30 une forte explosion s’est faite entendre dans le centre-ville de Donetsk. L’explosion a tué le chef de l’État et grièvement blessé le ministre des Finances, Alexandre Timofeyev.

Un peu avant 17 h 30, une explosion retentit dans le boulevard Pouchkine en plein centre de Donetsk. Les gens se mettent alors à courir depuis la zone où se situe le café « Séparatiste ». C’est là, à l’intérieur même du restaurant que se trouvait l’engin explosif.

En quelques minutes un important cordon policier entoure la zone. Interdiction d’approcher et de filmer. Les journalistes devront attendre plusieurs heures pour recevoir confirmation de l’identité des victimes et obtenir enfin quelques informations.

Seuls les collègues de Rossia 24 ont pu s’approcher de la zone :

L’attentat a tué le chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), Alexandre Zakhartchenko, et grièvement blessé le ministre des Finances, Alexandre Timofeyev, ainsi que dix autres personnes.

Tard dans la soirée, un conseil des ministres réuni en urgences a désigné celui qui remplacera Alexandre Zakhartchenko, en accord avec la constitution de la RPD, à savoir le vice-premier ministre, Dmitri Trapeznikov. L’annonce a été faite par Denis Pouchiline et Dmitri Trapeznikov lui-même.

Juste après que les rumeurs sur la mort du chef de l’État ont commencé à circuler, les troupes ukrainiennes ont été mises en état d’alerte, faisant craindre le lancement d’une offensive (en profitant du vide laissé par la mort du chef de l’État) et laissant à penser que Kiev est derrière cet attentat, qui n’était pas le premier visant Alexandre Zakhartchenko.

L’armée de la RPD se tient en état d’alerte et est prête à repousser toute éventuelle attaque de la part de l’armée ukrainienne.

Denis Pouchiline, président du parlement de la RPD a directement accusé Kiev d’être responsable et promis de leur faire payer, et Édouard Bassourine a accusé les États-Unis d’avoir aidé, voire supervisé cet attentat.

Le MGB (services de sécurité) de la RPD a identifié des personnes soupçonnées d’avoir commis l’attentat, qui aurait été organisé à la demande du SBU. Les opérations d’interpellation des suspects sont en cours.

Le président de la fédération de Russie a exprimé ses condoléances, et le ministère russe des Affaires étrangères a exigé de Kiev de cesser d’utiliser de telles méthodes terroristes pour régler le conflit dans le Donbass, et dit espérer que cela ne provoquera pas une escalade incontrôlable.

« Alexandre Zakhartchenko était un vrai dirigeant pour son peuple, un homme courageux et déterminé et un patriote du Donbass. Il a protégé sa patrie pendant une période difficile, a assumé une grande responsabilité personnelle et a dirigé son peuple.

Le meurtre méprisable d’Alexandre Zakhartchenko est une preuve supplémentaire que ceux qui ont choisi la voie de la terreur, de la violence et de la peur ne veulent pas chercher une solution politique pacifique au conflit ou avoir un véritable dialogue avec la population du sud-est, mais s’épanouissent grâce à la déstabilisation pour mettre à genoux la population de Donbass. Cela n’arrivera pas.

Je crois que les organisateurs et les exécuteurs seront punis pour ce qu’ils ont fait.

Je voudrais exprimer une fois de plus mes condoléances à la famille et aux amis d’Alexandre Zakhartchenko et à tous les habitants du Donbass. La Russie sera toujours à vos côtés », indique le message publié sur le site du Kremlin.

La république a été placée en état d’urgence et les frontières ont été fermées. La rentrée scolaire a été décalée au 4 septembre et un deuil de trois jours a été décrété dans la république.

Ce soir la République Populaire de Donetsk et ses habitants pleurent la mort de leur chef.

Christelle Néant

http://dnipress.com/fr/posts/le-chef-de-la-rpd-alexandre-zakhartchenko-a-ete-assassine-lors-dun-attentat-terroriste-dans-le-centre-de-donetsk/

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Républiques Populaires: vers la reconnaissance…!

 

Ouverture d’un centre représentatif en France et « reconnaissance » officieuse en Crimée – Le statut de la RPD et de la RPL évolue

 

Suite à l’ouverture de centre représentatifs en Italie, en République Tchèque, en Grèce et en Finlande, la France est désormais le cinquième pays européen à avoir ouvert un centre représentatif de la République Populaire de Donetsk (RPD).

L’annonce a été faite aujourd’hui par le ministère des Affaires étrangères de la RPD lors de la visite d’une délégation française à laquelle participent les personnes qui ont lancé cette initiative en France. Le centre ouvrira ses portes bientôt dans la ville de Marseille.

Cette annonce est tout un symbole de par le statut de garant des accords de Minsk qu’a la France. Le but de ce consulat officieux est de renforcer les liens informationnels, culturels et économiques entre les deux républiques.

Ce centre représentatif sera présidé par le conseiller municipal et président du centre national des entrepreneurs privés du département des Bouches-du-Rhône, Hubert Fayard.

«  La première étape était d’annoncer que notre centre a été officiellement enregistré le 18 juin, et une déclaration correspondante sera publiée au journal officiel. La deuxième est notre arrivée ici. La troisième étape aura lieu en France. Nous voulons que la voix de la RPD soit entendue en France  », a-t-il déclaré.

L’ouverture de ce centre et la venue de politiciens français est une très bonne nouvelle pour la République Populaire de Donetsk, lui permettant ainsi, comme la Crimée, de montrer directement aux décideurs politiques français la réalité du terrain, très éloignée de la propagande dont ils sont gavés par les grands médias.

Cela permettra aussi une meilleure circulation de l’information à destination du peuple français, et permet de donner une plus grande visibilité internationale à la république.

À cette première bonne nouvelle, est venue s’en ajouter une autre de la fédération de Russie, et plus particulièrement de la péninsule de Crimée.

Lors d’une cérémonie au centre international pour enfants Artek, à laquelle Vladimir Poutine a participé, des délégations étrangères ont défilé drapeau en main.

De manière surprenante, alors que la Russie ne reconnaît toujours pas officiellement la RPD et la RPL, deux délégations représentaient les républiques ont été appelées comme délégations venant de « pays étrangers » avec leurs drapeaux au même titre que l’Italie, la France, l’Australie ou l’Ukraine, mettant ainsi les deux républiques du Donbass au même niveau que des pays reconnus par la communauté internationale !!!

 

Si cela n’a rien d’une reconnaissance officielle, le fait que ces deux délégations aient été mises sur le même pied que des pays comme la France, en présence de Vladimir Poutine, est tout un symbole. C’est un signal clair que la Russie n’a pas l’intention d’abandonner le Donbass, et que si actuellement la Russie ne peut pas reconnaître officiellement les deux républiques populaires, ce statut n’a rien d’immuable.

Nul doute que cette pique de la république autonome de Crimée va déclencher l’ire de Kiev, qui est déjà en train de faire une crise d’hystérie concernant le projet Nord Stream 2.

Pourtant, comme l’a souligné récemment Denis Pouchiline, si la RPD et la RPL s’éloignent de l’Ukraine c’est avant tout de la faute des autorités ukrainiennes qui sabotent totalement la mise en œuvre des accords de Minsk, et qui appellent de plus en plus ouvertement à appliquer la solution Croate dans le Donbass (c’est-à-dire pratiquer une purification ethnique).

Irrémédiablement les deux républiques populaires se séparent de l’Ukraine et prennent leur envol. Ces événements des deux derniers jours montrent que rien n’est immuable, et que la reconnaissance officielle des deux républiques n’est pas si impossible qu’elle pouvait le paraître trois ans en arrière.

Il est temps que la communauté internationale arrête de se voiler la face et accepte de reconnaître l’état de fait issu de la volonté populaire, dans le Donbass comme en Crimée. Le seul moyen pour mettre fin au bain de sang qui ravage la RPD et la RPL depuis trois ans.

Christelle Néant

 

 

Source:

https://dnipress.com/fr/posts/ouverture-dun-centre-representatif-en-france-et-reconnaissance-officieuse-en-crimee-le-statut-de-la-rpd-et-de-la-rpl-evolue/

 

 

 

Le Donbass entre indépendance et intégration

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Le Donbass entre

 

indépendance

 

et intégration

 

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Le chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko, a tenu à rappeler dans ses vœux à la population le chemin accompli en trois ans, et surtout celui accompli durant l’année écoulée. La constitution d’un état qui fonctionne, le travail intensif pour l’indépendance alimentaire et économique de la république, et pour venir en aide aux territoires occupés par l’armée ukrainienne.

La présence massive des drapeaux russes indique clairement l’objectif des deux républiques populaires du Donbass : l’intégration avec la Russie. Et il n’est pas fortuit que la deuxième réunion du comité d’intégration Russie-Donbass ait eu lieu à Donetsk le lendemain de ces célébrations.

Lors de la session plénière (à laquelle participaient le chef de la RPD Alexandre Zakhartchenko, le vice-président du conseil des ministres de la RPD Alexandre Drobot, le député de la Douma russe Andreï Kozenko, le membre du conseil de la fédération Sergueï Tsekov, d’autres politiciens, russes, des personnalités publiques, ainsi que des experts et journalistes de 10 pays), quatre plate-formes de discussion ont été organisées autour des sujets suivants :

1. Restaurer les liens économiques entre le Donbass et la Russie
2. Intégration humanitaire et culturelle entre le Donbass et la Russie
3. Meilleures pratiques d’intégration et d’interaction entre le Donbass et la communauté russe
4. Soutien international du Donbass

Concernant ce dernier point, c’est l’Italie qui montre en Europe le chemin de la sagesse en ce qui concerne le Donbass, grâce à une députée italienne du parlement européen, Eleonora Forenza qui a l’intention de soumettre au parlement italien et au parlement européen la question de la reconnaissance de la RPD et de la RPL, et d’organiser une visite des représentants des deux républiques à Bruxelles.

« Il est honteux que l’UE soutienne le régime de Kiev. C’est pourquoi j’ai déjà signé une pétition pour exiger du gouvernement italien qu’il reconnaisse officiellement les républiques autoproclamées. J’évoquerai la pétition qui appelle à cesser de soutenir le gouvernement de Porochenko et à reconnaître la RPD et la RPL au Parlement européen. Prochainement, nous y organiserons une réunion où seront conviés les représentants de Donetsk et de Lougansk. Le but étant d’examiner ce problème au niveau international et de montrer comment les habitants se battent courageusement pour leur liberté en luttant contre le fascisme d’aujourd’hui. J’ai pris des responsabilités devant de nombreuses personnes du Donbass. Et j’ai l’intention de tenir parole« , a déclaré Eleonora Forenza.

Ce projet fait suite à la visite d’une délégation internationale à Donetsk et à Lougansk, au moment des célébrations du 9 mai, et des forums dédiés à la lutte contre le fascisme et le nazisme.

Les visiteurs ont été assez perturbés par l’incohérence flagrante entre la situation réelle sur le terrain et la façon dont elle est présentée dans les médias occidentaux. Ils ont compris sur place que c’est bien l’Ukraine qui bloque le processus de paix, que le gouvernement à sa tête est un régime fasciste noyauté par les mouvements néo-nazis. Un sujet que l’UE ne devrait pas prendre à la légère.

Car la Russie, elle, ne prend pas ce problème à la légère et comme l’indique l’existence même du comité, le processus d’intégration est en cours. Les déclarations et documents signés à l’issue de cette première réunion dans le Donbass ne laissent d’ailleurs pas de doute sur l’objectif de ce comité.

« Aujourd’hui, nous nous tournons vers un travail particulier. Nous voulons réussi à atteindre l’objectif dont j’ai rêvé, de rentrer à la maison [au sein de la Russie]. L’ensemble du processus qui a lieu et qui aura lieu vise cet objectif, » a ainsi déclaré Alexandre Zakhartchenko.

Le coordinateur du comité d’intégration, le député de la Douma de la fédération de Russie, Andreï Kozenko, a fait une déclaration similaire. Et pour confirmer ces déclaration, un accord de jumelage entre Donetsk et la ville de Soudak en Crimée et un autre la ville de Nijnegorski en Crimée et la ville Perevalsk en République Populaire de Lougansk (RPL) ont été signés.

Ces accords de jumelage viennent s’ajouter à plus grande coopération économique entre la Crimée et le Donbass. Des entreprises basées en Crimée sont venues avec des propositions concrètes, et la RPD et la RPL vont pouvoir par exemple désormais exporter les produits ménagers et les confiseries qu’elles fabriquent vers la péninsule, s’ouvrant ainsi de nouveaux débouchés en dehors du marché intérieur. Et un accord concernant l’usine de câbles en acier Silur devrait être signé dans les jours qui suivent.

Mais ces notes positives sont contrastées par les nouvelles de la semaine, qui ont vu se mêler célébrations et victimes des bombardements, espoirs d’un meilleur avenir et destructions. Après la tentative d’attentat du 8 mai, et le bombardement de la parade de la Victoire à Bezymennoye le 9 mai, et celui du district de Kouibyshevsky le matin du 10 mai, l’armée ukrainienne a poursuivi sur sa lancée, tirant en tout 2 122 obus d’un calibre interdit par les accords de Minsk (auxquels il faut rajouter tout ce qui est d’un calibre inférieur : lance-grenades, lance-roquettes, mortiers, véhicules de combat d’infanterie, etc) au cours de à 331 violations du cessez-le-feu en une semaine.

Les dernières 24 heures furent marquées par 59 nouvelles violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne en RPD, au cours desquelles les soldats ukrainiens ont lourdement bombardé le district de Petrovsky à Donetsk, Dokouchaevsk et le Sud de la RPD, provoquant de très nombreux dégâts et destructions d’habitations civiles, et privant de gaz près de 300 habitations de Dokouchaevsk.

Suite à tous ces bombardements, en huit jours, la RPD en est à neuf blessés parmi les civils (dont deux rien que les dernières 24 heures), ainsi que quatre morts et quatre blessés parmi les soldats (dont un mort et un blessé durant les dernières 24 heures).

En Ukraine, pendant ce temps là, le pays et les autorités partent dans un grand n’importe quoi. Entre un de leurs chercheurs, Alexandre Rybine, qui n’a pas hésité à sortir à des journalistes venus visiter son exposition sur les trésors du Tibet que le Bouddha avait des origines ukrainiennes, l’Eurovision qui est qualifié de théâtre de l’absurde par le président du jury ukrainien, et Porochenko qui rêve tout debout suite à la validation du régime sans visa pour l’Ukraine, on ne sait plus si on doit rire ou pleurer sur la tragi-comédie qu’est devenue l’Ukraine.

Pour croire aux délires du soi-disant président ukrainien sur le fait que ce régime sans visa va aider à récupérer la Crimée et le Donbass en donnant envie à ses habitants d’avoir un passeport ukrainien, il faut tout de même faire preuve d’une stupidité crasse.

Car à choisir entre :

  • Option 1 : un régime sans visa avec l’UE en faisant partie d’un pays en ruines, en état de faillite, bourré de néo-nazis qui ne rêvent que de tuer du russophone, qui avaient même rempli un train pour aller mater les Criméens par la violence, et d’autorités qui avaient donné des ordres pour tirer sur la foule qui encerclait les casernes ukrainiennes lors des événements de Crimée, qui ont laissé faire le massacre de Khorsun, qui bombardent le Donbass depuis trois ans, le soumettent à un blocus économique, récompensent des criminels de guerre, érigent en héros nationaux des collaborateurs de nazis, et coupent l’eau et l’électricité des deux régions. Sans parler de l’abandon des Tatars et des infrastructures de Crimée et du Donbass pendant 25 ans à l’époque ukrainienne.

  • Option 2 : pas de régime sans visa avec l’UE, en faisant partie ou en étroite intégration avec un pays relativement prospère qui a construit une centrale thermique en Crimée et tiré en urgence des câbles électriques via le détroit de Kertsch pour alimenter la péninsule, qui construit un pont pour la désenclaver, qui a réparé les routes et infrastructures vitales, a donné officiellement des terres aux Tatars, leur permet de recevoir un enseignement dans leur langue, a construit même de nouvelles mosquées sur la péninsule, permet aux trois langues de coexister de manière officielle (russe, ukrainien, tatar), fournit de l’aide humanitaire au Donbass, et a reconnu les documents de la RPD et de la RPL afin que les habitants puissent voyager et commercer avec la Russie.

Toute personne dotée de jugeote et de bon sens choisira l’option 2. C’est le choix qu’on fait la Crimée et le Donbass en 2014 lors de leurs référendums respectifs. L’espoir d’un meilleur avenir exprimé par la volonté populaire, qu’elles entendent bien réaliser.

Christelle Néant

 Sources:

https://dnipress.com/fr/posts/le-donbass-entre-independance-et-integration-entre-repetition-du-passe-et-espoir-pour-lavenir-alors-que-lukraine-plonge-dans-le/

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-donbass-entre-independance-et-193132

 

 

 

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Saur-Mogila, 1943-2014 : Deux batailles antifascistes pour une même colline…

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En République Populaire de Donetsk,

Saur-Mogila, 1943-2014 :

Deux batailles antifascistes

pour une même colline…

A Saur-Mogila,

ravagée par les fascistes ukrainiens,

le monument sera reconstruit avant mai 2017

Saur-Mogila , ce mot résonne dans toutes les têtes dans habitants du Donbass , et même au-delà , jusqu’en Russie. Cette colline si stratégique en 1943 ,lors de la grande guerre patriotique contre l’envahisseur nazi , et de ses supplétifs Ukrainiens est un symbole fort de la résistance et de l’âme du peuple du Donbass. Ce lieu immortalisé par cette bataille contre les forces de l’axe , a été rejoint en 2014, dans le cœur des habitants ,par la lutte acharnée qu’auront menées les milices populaires pendant cet été si meurtrier pour un peuple qui a dit ,une fois encore ,non à la barbarie et oui à la liberté ! 

 

https://fr.news.yahoo.com/ukraine-rebelles-hant%C3%A9s-fant%C3%B4mes-1943-120123017.html

 

De 1943… Cette sanglante bataille entre les hordes nazies et les troupes Soviétiques se déroula du 17 juillet au 31 août 1943. Elle coûta la vie à 23 238 officiers et soldats de l’armée rouge. Lors de l’occupation des oblasts de Donetsk et de Lugansk par les troupes nazies ,respectivement 279 000 et 45 649 civils ont été tués par la soldatesque de l’axe.

 

…à 2014 En 2014 ,suite à la « révolution colorée »(  http://peupleslibres-nouvelle-russie.blogspot.com/2016/12/revolution-coloree-le-cas-ukrainien.html  ), des manifestations et des référendums d’initiative populaire ont eu lieu dans le Donbass pour réclamer une autonomie régionale. Contre la volonté populaire et les bulletins de vote des habitants des oblasts de Donetsk et Lugansk , le régime putschiste de Kiev répond par la violence en y envoyant son armée de soudards ,réprimé dans le sang ces voix discordantes.

 

 

C’est bizarre ,mais tous nos moralistes de pacotilles ,nous ne les entendions pas(et nous ne les entendons toujours pas aujourd’hui), pour dénoncer les crimes commis par le régime de Kiev contre des civils , des écoles ,des hôpitaux etc…
La bataille de 2014 pour la colline (277,9 mètres de hauteur)de Saur-Mogila entre l’armée ukrainienne et les milices du Donbass libre s’est déroulé du 5 juillet au 26 août . Il n’y a, à ma connaissance aucun bilan officiel des pertes subies , aussi bien des soudards du régime de Kiev ,que du côté des milices. Mais sans vouloir exagérer, et au vu des combats et des dégâts liés à ceux-ci ,les pertes de chaque camp peuvent aisément se chiffrer en plusieurs centaines de morts et de blessés. 71 ans après leurs illustres aînés , les miliciens par leurs courages et leurs sacrifices , ont par 2 fois repris cette hauteur stratégique aux envahisseurs belliqueux sur cette terre riche d’histoire et de traditions de résistances. 

 

 

Chaque année ,les autorités de la République de Donetsk organise une cérémonie pour honorer la mémoire de ses héros qui sont tombés aux champs d’honneur par 2 fois à 71 années d’intervalle.

 

vidéo de Christelle Néant 

Suite au combat de l’été 2014 et les très nombreux bombardements effectuées par les troupes de Kiev sur la colline , le monument a été en grande partie détruit.

Une bonne nouvelle est apparue hier ,via un communiqué des autorités de la République populaire de Donetsk. C’est l’agence http://dan-news.info/obschestvo/legendarnyj-memorial-na-saur-mogile-budet-vosstanovlen-k-mayu-2017-goda-minstroj-dnr.html  , qui s’en est fait l’écho. Le monument va-être reconstruit , et les prochaines commémorations , à commencer par celles du 9 mai (chute du nazisme) auront lieux sur un site entièrement refait à neuf. Les travaux ont débuté au mois de novembre et seront terminés au mois de mai assure le ministre de la construction et du logement.
Terminons avec cette jolie chanson qui rend hommage aux héros du Donbass et à ses libérateurs lors des 2 terribles batailles de 1943 et 2014.

Sébastien Hairon ,

volontaire bénévole à Donetsk (DNR)

http://peupleslibres-nouvelle-russie.blogspot.com/

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Donetsk fait ses adieux au Commandant Arsen Pavlov, assassiné par les fascistes!

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Plus de 50 000 habitants du Donbass

sont venus à Donetsk faire leurs

adieux au Commandant Arsen Pavlov,

 

(Surnom de combat « Motorola »)

 

Le matin du 19 Octobre, plus de 50 000 personnes se sont rassemblées au centre de Donetsk pour faire leurs adieux au héros de la République Populaire de Donetsk (RPD), Arsen Pavlov, plus connu sous le surnom de Motorola, qui a été assassiné le 16 octobre 2016.

La cérémonie d’adieu a commencé à 10 h dans le théâtre académique d’opéra et de ballet de Donetsk. Pendant près de deux heure les habitants se sont massés pour venir déposer des fleurs près du cercueil placé dans le hall du théâtre. Le président de la RPD, Alexander Zakharchenko et la ministre des affaires étrangères par intérim, Natalya Nikonorova, ont fait leurs adieux avant la cérémonie officielle.

Afin que la foule immense puisse dire adieu au héros de la République, la police avait fermé totalement la rue Artioma à la circulation.

« La tragédie a uni les gens. Si Kiev voulait nous briser, ils ont échoué. Les gens se sont rassemblés, le grand nombre de personnes qui sont venus aujourd’hui le prouve, » a déclaré le commandant en second du commandement opérationnel de la RPD, Édouard Bassourine, lors de la cérémonie.

La procession funéraire en mémoire du colonel des forces armées républicaines et héros de la RPD, Arsen Pavlov constituée d’environ 50 000 personnes s’étirait sur plusieurs kilomètres, remplissant la place Lénine et les rues adjacentes.

Lors de la sortie du cercueil, la foule a crié « Gloire au héros ! » puis a tenu à remercier le commandant Motorola pour son sacrifice avant de crier « Nous n’oublierons pas ! Nous ne pardonnerons pas !  ». Les habitants, très touchés par la mort de leur héros ont spontanément recouvert le camion et le canon portant le cercueil de fleurs, faisant passer les bouquets de main en main jusqu’à ce dernier.

« Aujourd’hui nous avons dit adieu à notre ami et soldat, l’un des commandants les plus charismatiques, Arsen Pavlov. Des dizaines de milliers d’habitants de la RPD de toutes les villes et villages de notre pays sont venus témoigner de leur respect au héros de la RPD. La mort du commandant Motorola est devenue notre douleur collective,  » a déclaré Bassourine.

La colonne était menée par les soldats des forces armées de la République Populaire de Donetsk portant le portrait de Motorola, ses médailles et une croix orthodoxe, suivis du camion tractant le canon sur l’affût duquel le cercueil du commandant avait été placé.

Le commandant Motorola dirigeait le bataillon Sparta, et était devenu célèbre suite à la bataille de l’aéroport de Donetsk qui s’est soldée par une victoire de l’armée de la RPD. Sa bravoure et son courage au combat n’étaient plus à prouver, et lui avaient valu d’être décoré du titre de « Héros de la République Populaire de Donetsk  ». Il était marié et avait deux enfants, dont le dernier a à peine quelques semaines.

motorola

Sources:

https://dnipress.com/fr/posts/more-than-50-thousand-donbass-residents-pay-last-respect-to-dpr-hero-motorola-in-donetsk/

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/plus-de-50-000-habitants-du-185709

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Donbass: un projet de génocide?

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génocide?

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« L’Ukraine devrait utiliser l’expérience du blocus de la Transnistrie et essayer de créer des conditions de vie intolérables dans le Donbass, afin de forcer la population de Donetsk et de Lougansk à quitter progressivement ces villes, »

a déclaré le député de la Verkhovna Rada, Vitaly Koupry, à l’antenne lors de l’émission télévisée « Temps pour le pouvoir ».

 

D’après lui, les autorités ukrainiennes devraient totalement bloquer le Donbass, afin que la vie y soit insupportable et que la population locale quitte la région.

« Souvenez-vous de la Transnistrie, combien de personnes vivaient là ? 800 000, et seulement 200 000 sont restées – la population a été divisée par quatre. La population active, pro-russe, a quitté [le pays]. Vous comprenez ce que je veux dire ? Si nous le faisons bien, en prenant des mesures efficaces, en cessant le commerce et en introduisant un blocus, il ne restera pas deux millions de personnes ici. En Ukraine, nous soutiendrons tout ceux qui en ont besoin, et il restera seulement les écervelés,  » a déclaré Koupry.

Note de la traductrice : Ce genre de méthode porte un nom – tentative de génocide et crime de guerre. Il est effarant de constater que ce genre d’idée puisse être évoquée publiquement à la télévision ukrainienne sans que cela ne déclenche un torrent de protestations aussi bien internationales que nationales. Le terrorisme d’état a encore de beaux jours devant lui en Ukraine.

__Agence DONi News / Traduction depuis l’anglais par Christelle Néant

Voir l’article sur DONi

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Donbass: Guerre antifasciste et anti-impérialiste en EUROPE !!

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Donbass:

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antifasciste

 

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anti-impérialiste

 

 

en EUROPE !!

La situation dans le Donbass continue de se détériorer à cause du manque de volonté de Kiev de se plier aux accords qu’elle a signé. Ainsi rien que sur les dernières 24 heures, l’armée ukrainienne a bombardé à 333 reprises le territoire de la République Populaire de Donetsk sur l’ensemble de la ligne de front, dont 323 fois avec des armes lourdes (pourtant prohibées par les accords de Minsk). Soit 97 % des violations du cessez-le-feu faites avec des armes interdites par les accords que les autorités ukrainiennes ont pourtant signé.

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Lance-roquettes multiples Ouragan
Image d’illustration – Photo d’archives

Autant dire que Kiev s’assoit joyeusement ET sur le cessez-le-feu ET sur l’accord de retrait des armes lourdes à plusieurs kilomètres du front comme prévu dans les accords de Minsk. Le tout en rajoutant les crimes de guerre sur ce « mille feuilles » indigeste déjà bien chargé, puisque l’armée ukrainienne a de nouveau principalement bombardé les zones civiles, endommageant huit maisons dans le district de Petrovsky et trois autres à Gorlovka, ainsi que des lignes électriques et 29 stations électriques.

Certaines des maisons touchées à Petrovsky cette nuit sont à 700-800 m des positions de l’armée de la République Populaire de Donetsk, rendant difficile de justifier cela par une « erreur de tir », et prouvent que ces tirs contre les civils sont bien délibérés de la part de l’armée ukrainienne.

Et après avoir tué hier une femme dans le Sud de la république, et en avoir blessé une autre, l’armée ukrainienne a continué à pilonner, à l’artillerie de 122 mm (13 obus) et 152 mm (30 obus) et aux mortiers de 82 mm et 120 mm (104 obus), la zone de Kominternovo afin de tenter de prendre le contrôle d’une zone proche du village. Une tentative de percée, elle aussi contraire aux accords de Minsk que les autorités ukrainiennes ont pourtant signés.

Afin de renforcer ses unités dans cette zone, l’Ukraine y a envoyé de nouvelles troupes venant du régiment Azov (70 hommes), mais aussi des mercenaires polonais (150 hommes). Cette arrivée d’unités nazies et de mercenaires étrangers, a entraîné, comme on pouvait s’y attendre, des conflits avec les soldats de la 36e brigade présente sur place.

Après une bonne beuverie avec les mercenaires polonais, les soldats d’Azov ont tenu à montrer leur supériorité au combat aux soldats de la 36e brigade. Le tout les armes à la main. Résultat : un mort au sein de la 36e brigade. Si le quartier général de Marioupol enquête sur ce crime, celui-ci a été caché au haut commandement, afin d’éviter de faire une mauvaise presse aux bataillons nazis. La présence d’Azov et de mercenaires étrangers dans cette zone ne peut augurer que du pire pour l’évolution de la situation sur cette zone du front.

Mais les manquements de Kiev à ses obligations concernant les accords de Minsk sont devenus tellement évidents, que même le président français n’a pu se faire l’économie d’un appel aux autorités ukrainiennes afin qu’elles respectent (même un peu) les accords dont la France est garante.

Dans un éclair de lucidité (ou de courage temporaire), François Hollande a en effet déclaré devant l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) :

« Je le dis tout net, les progrès sont trop lents et nous devons avancer sur les conditions politiques et sécuritaires qui permettront d’obtenir le plus rapidement possible, comme les accords de Minsk le prévoient, des élections à l’Est de l’Ukraine, selon la loi ukrainienne et dans le respect des critères internationaux »

Un camouflet pour les autorités ukrainiennes qui essayent de faire croire depuis deux ans qu’elles appliquent les accords de Minsk, sans en avoir mis en œuvre un seul point depuis leur signature.

La réponse de la part des autorités ukrainiennes ne s’est pas faite attendre et elle est claire comme de l’eau de roche. C’est le ministre ukrainien de l’Intérieur Arsen Avakov qui s’est fendu d’une réponse cinglante :

« Il (M.Hollande) veut des élections dans le Donbass immédiatement après le cessez-le-feu et le retrait des troupes. Le président français est trop ambitieux ! D’abord, ces propos du ministre des Affaires étrangères Ayrault lors de sa visite en Ukraine, maintenant le président Hollande  », a déclaré le ministre.

Il a ensuite exigé que le président français cesse de dicter sa conduite à l’Ukraine. « Et je vous le dis M. Hollande, ne vous avisez pas de nous dire ce que nous devons faire », a-t-il souligné.

En clair : nous n’avons pas l’intention de respecter les accords de Minsk, et garant ou pas de ces mêmes accords, tais-toi nous ferons ce que nous voulons (ou plutôt ce que les États-Unis veulent).

Mais aujourd’hui, lors de son allocution quotidienne, le commandant en second de l’armée de la République Populaire de Donetsk a rappelé que la patience de la population du Donbass n’est pas infinie. Et que les autorités de la RPD respectant les souhaits du peuple, et possédant une armée qui existe justement pour protéger cette même population, si les bombardements des zones résidentielles civiles, qui détruisent les habitations, blessent et tuent des civils, ne cessent pas, alors les autorités de la république devront réagir à l’agression de manière adéquate (c’est-à-dire en clair en arrêtant les négociations et en cessant de respecter le cessez-le-feu et les accords de Minsk).

Il a donc exhorté la communauté internationale et les dirigeants du Format Normandie à régir et à faire pression sur les autorités ukrainiennes. Il a aussi indiqué que si les marionnettes de Kiev refusent de faire des concessions et continuent de bombarder le territoire de la République, elles devront porter l’entière responsabilité de l’arrêt des négociations..

Comme dans le cas syrien, il semble donc que le temps des négociations touche à sa fin, et ce malgré la détermination de la Russie et des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk à favoriser à tout prix la solution pacifique considérant qu’un « mauvais cessez-le-feu vaut mieux qu’une bonne guerre ».

Christelle Néant

Source de l’article sur Agoravox:

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/kiev-refuse-ouvertement-de-185486

 

 

 

 

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La guerre en Europe, c’est d’abord au Donbass, et tout de suite, contre le fascisme !!

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La guerre en Europe,

c’est d’abord

 

au Donbass,

 

et tout de suite,

 

contre le fascisme !!

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Valse fatale à deux temps de l’Ukraine dans le Donbass :

un pas en avant, deux pas en arrière

 

Alors qu’il y a quelques semaines, la baisse du nombre des bombardements effectués par l’armée ukrainienne, les accords signés sur le désengagement des forces et l’échange de prisonniers selon la formule « tous contre tous » semblaient donner aux occidentaux l’illusion d’un progrès concernant l’application des accords de Minsk, à peine deux semaines plus tard, l’Ukraine revient à ses mauvaises habitudes. Un revirement qui n’étonne pas la population et les autorités du Donbass, mais lasse assurément.

Les bombardements nocturnes de l’armée ukrainienne ont augmenté à nouveau en nombre et en intensité, comme dans la nuit de samedi à dimanche, à la veille des primaires, où les soldats ukrainiens ont tiré à 269 reprises sur le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD), tuant deux soldats de l’armée de la RPD.

Et hier soir, c’est la ville de Yasinovataya et la périphérie de Donetsk qui ont été durement touchées à coup d’obus de mortier de 82 mm et 120 mm tirés par l’armée ukrainienne. Ces tirs de mortiers ont ajouté de nouvelles destructions à ceux de la veille, qui avaient déjà endommagé neuf habitations.

En République Populaire de Lougansk (RPL), les tirs de mortiers de 82 mm et 120 mm, et surtout les tirs d’artillerie de 122 mm (interdits par les accords de Minsk) dans la nuit de dimanche à lundi ont tué un soldat de l’armée de la RPL.

Ce refus de respecter plus avant le cessez-le-feu signé, s’est bien sûr accompagné de la violation de l’accord sur le désengagement des forces en plusieurs points du front, comme convenu à Minsk. Ainsi, en République Populaire de Donetsk, à Petrovskoye, l’armée ukrainienne n’a non seulement pas retiré ses troupes après que l’armée de la RPD se soit retirée comme prévu, mais a en plus tiré depuis ses positions, obligeant les soldats de la RPD à revenir sur leurs positions antérieures. L’OSCE s’est fendu d’un appel à l’armée ukrainienne lui demandant de cesser les tirs.

En République Populaire de Lougansk, la situation n’est gère meilleure. Le désengagement prévu à Stanitsa Louganskaya (où se trouve le seul point de passage sur le front entre la RPL et l’Ukraine) a lui aussi été annulé par l’Ukraine, qui n’a même pas daigné donner d’explication ou de justification pour ce non respect de l’accord signé.

Il faut dire que l’Ukraine est de plus en plus dans une situation périlleuse, tiraillée entre le mécontentement populaire, les radicaux qui rêvent de renverser Porochenko pour prendre sa place, les États-Unis qui poussent à la guerre, et certains pays européens qui eux cherchent à l’éviter à tout prix.

Et l’arrestation par la fédération de Russie il y a quelques jours d’un espion ukrainien soit-disant journaliste, n’arrange pas les choses, même si cela permet temporairement à l’Ukraine de hurler à l’arrestation arbitraire et de jouer les victimes (ils aiment bien jouer le rôle de Caliméro à Kiev). Le ministère des Affaires étrangères russe a d’ailleurs confirmé que cet homme, Roman Sushchenko, n’avait pas agi sur le territoire russe comme un journaliste mais bien comme un espion.

Après avoir infiltré à plusieurs reprises des organisations comme l’ONU et l’OSCE dans le Donbass, il semble donc que le SBU ai décidé d’utiliser la bonne grosse ficelle du journaliste pour couvrir ses activités d’espionnages en Russie. Ce genre de méthode, qui est aussi utilisée par le FBI, discrédite totalement la profession et met tous les journalistes travaillant en zone de guerre en danger, en jetant la suspicion sur leurs activités.

De mauvaises pratiques importées par l’Ukraine depuis les États-Unis qui ne sont pas les seules. Ainsi des organisations de défense des droits de l’homme ont tiré la sonnette d’alarme, sur le fait qu’après le passage des instructeurs occidentaux pour former l’armée ukrainienne, les soldats ukrainiens se sont mis à utiliser de nouvelles méthodes de torture typiques des USA comme la suffocation par l’eau. Une méthode largement utilisée par les États-Unis contre les terroristes présumés.

Cette dérive inquiétante de l’armée ukrainienne indique clairement (à qui avait encore des doutes) qui est le véritable marionnettiste en Ukraine, et qui jette de l’huile sur le feu : les États-Unis. Leur effondrement accéléré alors que l’élection présidentielle américaine laisse pour l’instant augurer d’une victoire de Donald Trump, affole totalement les néo-conservateurs qui semblent donc avoir décidé de pousser l’Ukraine coûte que coûte vers la guerre, même si le pays n’y survivra pas.

Et alors que la Russie a décidé de rompre certains accords qu’elle avait signé avec les États-Unis car ces derniers ne les respectaient pas, et émet de profondes réserves quant au nouveau projet français de cessez-le-feu en Syrie, il semble bien que le temps des négociations entre les deux super puissances soit fini, et que l’on s’approche de plus en plus dangereusement du moment où la confrontation sera inévitable.

Sur ce grand échiquier, la valse-hésitation et les tergiversations de l’Ukraine lui seront fatales, et provoqueront l’éclatement du pays, tiraillé entre un trop grand nombre de forces centrifuges aussi bien intérieures qu’extérieures.

par Christelle Néant (son site)
mardi 4 octobre 2016

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Lougansk promet aux victimes de l’armée ukrainienne :

« Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas ! »

En cette fin septembre, à la veille des primaires en République Populaire de Lougansk (RPL), nous venons, sur invitation de l’union des syndicats de la RPL, visiter différents lieux marquants de la guerre actuelle, mais aussi de la précédente qu’a connue la région : la Seconde Guerre Mondiale (appelée Grande Guerre Patriotique par les Russes).

La visite débute par une fosse commune de la guerre actuelle, où environ 500 personnes ont été enterrées là à la fin du mois d’août 2014, faute de pouvoir accéder aux cimetières qui se trouvaient juste à côté de la ligne de front.

À cette époque, la ville de Lougansk est constamment bombardée, privée d’eau et d’électricité. Le nombre de morts est énorme, aussi bien parmi les civils (dont beaucoup de personnes âgées qui n’arrivaient pas rejoindre rapidement les abris lors des bombardements), que parmi les soldats. Les autorités doivent les enterrer rapidement, alors comme en République Populaire de Donetsk (RPD) à la même époque, on creuse des fosses communes, et on enterre les gens comme on peut.

Les premiers ont droit à des cercueils, mais très vite il est impossible de s’en procurer, et les suivants seront donc enterrés dans des sacs mortuaires, ou empaquetés dans d’autres matériaux, comme en RPD, où les soldats exhumés au mois de juillet étaient enterrés dans des couvertures de survie. À la fin, il ne reste plus rien pour enterrer les derniers. Notre guide nous précisera même que quelques soldats ukrainiens ont aussi été enterrés là après que leurs corps, ou des parties de ceux-ci, aient été trouvés par les soldats de la RPL dans ce qui restait de l’aéroport de Lougansk.

Je me mets à la place de ceux qui ont dû enterrer les gens dans ces conditions terribles, sans même avoir de quoi identifier la plupart des personnes qu’ils enterraient. Même encore aujourd’hui, sur les 500 personnes enterrées là, moins d’une centaine sont identifiées et ont un nom affiché sur le monument temporaire qui vient tout juste d’être installé. Des centaines de familles cherchent les tombes de leurs proches qui sont enterrés ici.

Depuis 2014, une organisation s’est créée afin non seulement de créer des mémoriaux sur ces fosses communes de la guerre actuelle, mais aussi de réparer ceux de la Seconde Guerre Mondiale, qui avaient été laissés à l’abandon par l’Ukraine. Le nom de cette organisation est sans équivoque et sonne comme une promesse envers les victimes de l’armée ukrainienne, mais aussi celles de l’armée allemande nazie : « Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas ».

C’est ce slogan qui est affiché sur le mémorial temporaire qui se trouve désormais sur cette fosse commune, en attendant le monument définitif qui permettra aux familles des victimes de venir se recueillir et d’assurer le devoir de mémoire, afin que ce qui a eu lieu ici ne se reproduise plus jamais.

Car l’Ukraine, à force de vouloir oublier sa véritable histoire pour s’en créer une de toute pièces, glorifiant et décernant le titre de « Héros de l’Ukraine » à des criminels de guerre comme Stepan Bandera (collaborateur plus qu’actif de l’Allemagne nazie en Ukraine), a fini par reproduire ce qui s’est passé il y a 74 ans, en attaquant et en massacrant sa population russophone.

« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre », a dit Churchill. L’Ukraine en est la parfaite illustration. Alors pour que toutes ces horreurs ne soient jamais oubliées, cette organisation fondée en 2014 a aussi décidé de réhabiliter les mémoriaux des victimes de la Seconde Guerre Mondiale. Comme celui où nous nous rendons ensuite.

Cette zone était à l’époque une tranchée, prévue initialement pour protéger Lougansk des chars d’assaut allemands qui avançaient vers la ville, mais qui n’a finalement pas servie, l’armée allemande l’ayant contournée après l’avoir détectée.

Mais les Allemands dans leur cynisme ont décidé de s’en servir… autrement. Ils y ont jeté les corps de milliers de leurs victimes locales, qu’elles soit russophones ou juives. Les statistiques officielles parlent de 3000 personnes enterrées là, mais notre guide nous indique que des statistiques non officielles, mais considérées comme plus réalistes, avancent un chiffre de 25 000 personnes. Un chiffre qui fait froid dans le dos.

L’Ukraine n’a pas entretenu ce mémorial, préférant l’oublier, comme toutes les parties de son histoire qui ne l’arrangent pas. Aujourd’hui en mauvais état, il va être réparé et reconstruit par l’organisation locale avec l’aide d’organisations juives qui veulent maintenir le devoir de mémoire dû aux victimes des nazis.

Afin que ce qui s’est produit déjà à deux reprises dans cette région en moins de 80 ans, ne se reproduise plus jamais.

par Christelle Néant (son site)
mardi 4 octobre 2016

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Source des articles:

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/valse-fatale-a-deux-temps-de-l-185208

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/lougansk-promet-aux-victimes-de-l-185262

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Maintenant sur VK: une page publique France-Nouvelle Russie

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Maintenant sur VK:

 

Désormais également sur VK:

Une page publique pour échanger sur la culture populaire

et exprimer notre solidarité

avec la Résistance antifasciste du peuple du Donbass :

 https://vk.com/public122044586

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MOZGOVOÏ 9 MAI__ago

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La page du traducteur :

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https://vk.com/id366504699

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Également sur TML:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/05/22/antifascisme-23-mai-10-poemes-dalexei-mozgovoi/

i/

 

 

Et Front des Laïcs:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2016/05/22/antifascisme-23-mai-10-poemes-dalexei-mozgovoi/

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Loin des « Nuits debout », Résistance antifasciste à Marioupol, Donbass !!

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Loin des « Nuits debout » …

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au Donbass

ANTIFASCISME LUTTE

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MARIOUPOL

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RÉSISTANCE !!

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 TORTURÉ ET PRISONNIER EN UKRAINE:

LE TEMOIGNAGE D’UN RÉSISTANT VICTIME DE CETTE HORREUR RESSUSCITÉE AU CŒUR DE L’EUROPE « DÉMOCRATIQUE ».

UN INSTANTANÉ A LA FOIS PARTICULIÈREMENT VIOLENT ET PARTICULIÈREMENT RÉVÉLATEUR DE CETTE GUERRE OUBLIÉE AU CŒUR DE L’EUROPE. ALORS QU’ELLE EST LE PRINCIPAL FRONT OUVERT DE RÉSISTANCE ANTIFASCISTE EN EUROPE,  ET L’UN DES PLUS SIGNIFICATIFS DE PAR LE MONDE.

MAIS QUI S’EN SOUCIE SUR LES PLACES PARISIENNES ET AUTRES,

AU CŒUR DES NUITS DEBOUT?

 

Trois jours de tortures abominables c’est le récit que je viens d’entendre de la bouche de Vitali un habitant de Marioupol qui a été échangé le 15 février 2016 dans un groupe de six prisonniers contre trois Ukrainiens entre les mains des républicains de Donetsk. Voilà déjà plusieurs témoignages de ce genre que je recueille pour la mémoire, un récit effarant et dur qui m’a laissé vide et triste en pensant qu’aucun média français n’a encore relaté l’horreur des prisons politiques ukrainiennes. Plongeon dans l’horreur absolue.


Vitali est né à Marioupol et y a vécu toute sa vie. Une bonne tête, souriant, l’homme me livre son histoire durant une conversation de près de trois heures. Trois heures pour relater trois jours de tortures et plus d’un an d’emprisonnement dans les prisons des bourreaux de Kiev. Il n’était qu’un simple ouvrier d’une usine de Marioupol, marié et divorcé, un fils d’un premier mariage (23 ans), remarié avec un autre enfant, un garçon de sept ans : « je ne m’intéressais absolument pas à la politique, je vivais une vie tranquille de travail, en famille à Marioupol. Je ne me suis pas intéressé au Maïdan, à aucun moment, je ne suis pas descendu dans la rue, même contre le Maïdan, je n’avais pas conscience de ce qui allait arriver. Et puis les nazis d’Azov et des soldats sont arrivés à Marioupol, ils ont commencé à tuer des gens dans la rue, j’ai entendu ces histoires, j’ai compris le drame d’Odessa, celui de ma ville, les arrestations et les crimes. Alors moi aussi je suis descendu dans la rue et j’ai vu des choses qui m’ont convaincu que je devais donner de ma personne ».

 


Je me trouve étonné de son récit, jusqu’à présent aucun prisonnier politique n’avait été aussi passif avant le commencement des violences dans le Donbass, ils avaient eu des réactions contre le Maïdan, en privé, par leurs opinions bien avant : « J’ai vu ces hommes, masqués, cagoules, armes automatiques, un jour ils ont tiré devant mes yeux sur les fenêtres d’une polyclinique de Marioupol, ils voulaient disperser la foule, c’était absurde, je n’ai pas vu de morts ce jour-là mais par la suite j’en ai vu, des gens simplement abattus dans la rue par les forces de Kiev. Alors je me suis engagé dans la lutte, la ville était prise mais j’ai pu entrer en relation avec l’Etat-major de la résistance de la RPD qui a pu fonctionner dans Marioupol jusqu’en août 2014. La ville était prise, mais nous avons formé des groupes de renseignements, j’avais trois téléphones, je connaissais bien la ville, je pouvais m’y balader tranquillement, je suis d’ici et j’ai commencé à faire des repérages, à envoyer des coordonnées, à compter les soldats, les engins, les tanks, à signaler des emplacements secrets d’artillerie, des points de contrôles, la composition des forces, leur nombre, leur armement, les casernes, les renforts… ».

 

(Photo position de Grad « enterré » signalé par Vitali)


Je plonge ainsi avec lui dans la vie d’un résistant, je pourrais me trouver en 1943 à Londres et écouter son récit, les actions sont les mêmes, l’ennemi est le même, seules quelques dizaines d’années ont passé. Je me trouve fier de cet homme, courageux et simple qui me raconte avec désinvolture son combat : « je pouvais passer la frontière aussi, le front, il n’y avait pas encore d’autorisations nécessaires, juste des contrôles avec des soldats, j’ai fait le voyage jusqu’à Donetsk à trois reprises pour porter des informations capitales et puis en août beaucoup de mes camarades ont été tués, d’autres emprisonnés, d’autres en fuite. Mais je n’ai pas été arrêté. Je précise que je n’ai jamais porté une arme, c’était mon devoir d’aider la RPD et les insurgés pour que nous libérions Marioupol des néonazis de Kiev, mais je n’ai pas caché ou porté d’armes. J’ai signalé l’emplacement du quartier-général, que j’ai bien détaillé, celui d’un emplacement secret et souterrain d’un lance-roquettes Grad, les prisons où sont torturés les prisonniers. J’ai aussi signalé deux emplacements où les cadavres des martyrs de la résistance étaient jetés. Il s’agit de deux points d’eau, les cadavres sont passés à la presse (ou pas), les dépouilles jetées lestées dans les profondeurs ».

 

 

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Photo position de l’état-major des Ukrainiens à Marioupol signalé par Vitali (complexe souterrain).

 


Cette seule déclaration me fait frémir, nous voilà repartis sur les charniers des répressions politiques de Kiev, nous avons déjà récolté l’information d’un charnier à Marioupol et de fours crématoires ambulants qui opéraient à l’arrière de l’Armée ukrainienne. Mais l’homme poursuit inlassablement son histoire qui vire bientôt sur les tortures et les prisons politiques : « En novembre 2014, il y a eu une première alerte, j’ai repéré des voitures et un de mes contacts de la Résistance a été arrêté, il a eu le temps de me l’annoncer. J’ai alors jeté le téléphone en question et j’ai disparu dans la nature réussissant à passer à Donetsk. Mais j’ai décidé d’y retourner malgré le danger, résidant chez des amis et poursuivant mon travail d’informations. Cela n’a pas duré longtemps, j’ai finalement été arrêté le 28 janvier 2015 par quatre agents probablement du SBU qui étaient masqués et je fus jetés dans une voiture, mais je savais où ils m’emmenaient j’avais repéré la position de cette « caserne » un peu spéciale où la rumeur disait qu’ils torturaient et exécutaient les gens ».


Je fais silence et j’écouterais avec peine le récit de la suite de son histoire : « j’ai été torturé sans relâche pendant trois jours par plusieurs types, j’avais un bandeau scotché sur les yeux et je n’ai pas vu mes bourreaux, ils parlaient un russe pur et je n’ai pas entendu d’autres langages. Ils m’ont cogné par séance de 30-40 minutes puis 30 minutes de repos, m’empêchant de dormir et m’infligeant diverses tortures. Ils me frappaient entre la poitrine et le bas ventre, jamais à la tête, toujours avec leurs poings, les coups pleuvaient, j’étais attaché sur une chaise, c’était dans une cave, l’endroit était une école et un complexe sportif, en fonction des tortures j’étais attaché sur des bancs ou des appareils, les mains devant ou dans le dos. Les tortures sont devenues plus cruelles au fil des heures, ils m’ont attaché les mains devant et ont glissé une barre de fer sous les coudes, j’étais hissé et suspendu par deux gaillards et frappé, un d’eux se cramponnait de tout son poids sur moi pour aggraver les souffrances, c’était la torture la plus douloureuse. Le sang se vidait de mes bras et des mains, ils me redescendaient pour me masser et faire circuler le sang pour recommencer de plus belle ».

 

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Photo, l’école et le complexe sportif où a été torturé Vitali à Marioupol, localisé par lui-même.


« Ils n’ont jamais arrêté, à peine pour fumer, toujours au petit matin. Ils m’ont ensuite infligé la torture de la gégène, sur le ventre et sur les parties génitales et puis comme cela n’était pas suffisant j’ai aussi été couché sur le dos et ils me maintenaient pour me faire avaler avec un entonnoir et une bouteille des litres d’eau, je ne sais pas combien de bouteilles, j’essayais de placer ma langue pour atténuer le flot, j’étais soulevé de temps à autre pour régurgiter et vomir le trop plein. A la fin, un très jeune soldat à la voix fluette que je pourrais reconnaître, me disait de temps à autre « alors vieux on t’a encore bien battu ! ». Finalement, un officier qui se disait être lieutenant-colonel m’a dit qu’ils allaient aller chercher ma femme et mon fils pour les torturer devant moi et j’ai donné les coordonnées les plus importantes, j’en ai dit le minimum, ils paraissaient fatigués aussi et content de leurs résultats ».


Pendant une demi-heure je me trouvais transporté dans les temps obscurs et maudits de l’occupation allemande, des terribles actes de tortures des miliciens, des SS et des Allemands sur le sol de France.

Entendre un témoignage dans un documentaire est une chose, en entendre un de vive voix par un torturé au XXIe siècle en Ukraine par un gouvernement que celui de la France soutient activement et de toutes ses possibilités en est une autre.

La Honte la colère m’envahit, surtout lorsque l’histoire se poursuite dans la bouche de Vitali, intarissable désormais : « J’ai été jeté avec un sac sur la tête dans le coffre d’une voiture et emmené dans divers endroits pendant plusieurs jours. J’ai été à nouveau interrogé, dans les locaux officiels du SBU et dans d’autres endroits mais sans violence cette fois-ci. J’ai pu me reposer sur un grabas dans une geôle seulement trois ou quatre heures, il y avait un pauvre gars, un Russe dans le même état que moi. Je ne pouvais plus marcher tout seul et je n’avais plus l’usage de mes mains, meurtris, à la fin ils m’avaient aussi retourné les doigts et menacé en simulant de me les couper. Je me souviens aussi que les gars ont fait semblant de me fusiller de nombreuses fois, en armant leurs armes, j’entendais les culasses claquer, sans munitions, des mois plus tard je sursaute encore à des bruits ressemblants. Pour signer mes « aveux », ils m’ont entouré la main de scotch avec un stylo pour que je puisse en soutenant mon bras, apposer ma signature, je ne pouvais plus utiliser mes mains meurtries ».

 

Photo : une des fosses à cadavres des prisonniers politiques signalée par Vitali.


« J’ai été emmené dans plusieurs prisons différentes où je n’ai jamais été soigné par un infirmier ou médecin, pourtant mon état le réclamait. Vous voyez mes poignées et mes mains un an après !!!! Et j’ai toujours du mal avec mes bras malmenés par les tortures. Au bout de quelques temps, vers la mi-mars, le 12 mars 2015, j’ai subi un simulacre de procès, avec un avocat ukrainien commis d’office, la procédure a été bâclée en quelques minutes tambour battant. Mon avocat a juste plaidé pour que je ne sois pas jugé comme terroriste risquant des années de prison, mais pour association de malfaiteurs. A ma grande surprise on m’a dit que j’étais libre mais à peine j’étais sorti du tribunal qu’ils m’ont entraîné dans une cave où m’attendaient deux sbires masqués. J’ai subi un nouvel interrogatoire, ils voulaient savoir où j’avais caché les armes et d’autres choses que bien sûr je n’avais jamais fait. Le ton est monté, ils m’ont dit que j’étais foutu et que j’allais être emmené à Kharkov. Effectivement le lendemain j’étais conduit dans une prison politique du SBU par deux gaillards dans une voiture. Pendant les trois jours de tortures j’ajoute que je n’avais été « nourri » que deux fois ».

 

 

 

Photo : la première fosse à cadavres des prisonniers politiques exécutés par l’Ukraine, localisation par Vitali


L’homme semble revivre ses tortures et ses souffrances, l’écouter devient dur et je vis moi aussi les instants terribles qu’il raconte. Ce qui suit devient alors scandaleux : « Nous étions 13 dans quelques mètres carrés dans une prison qui se trouve à Kharkov dans le bâtiment du SBU et du Ministère de l’Intérieur. Une série de geôles se trouvent au second étage, c’était là que je me trouvais enfermé pendant une année. Il y avait au moins une centaine de prisonniers, j’ai fait une liste des hommes que j’ai connus et qui ont été ou qui sont encore retenus dans ces prisons de la honte. Les plus anciens nous ont décrit la visite de la Croix rouge et de l’ONU dans cet endroit à la fin de 2014, des prisonniers se trouvaient en fait dans les sous-sols, les cellules avaient vidé et nettoyé de fonds en comble pour faire illusion. Nous n’avons vu nous-mêmes personne. Nous étions mal nourris, avec de mauvaises portions, toujours la même chose deux fois par jour, à savoir un peu de betteraves crues, de la Kacha, un quart de tranche de pain blanc, du pain noir corrompu et moisi que nous jetions systématiquement dans les toilettes après l’avoir réduit en miettes. Nous n’avons jamais eu de fruits ou d’autres choses, pas de télévision, ni de téléphone, interdiction de communiquer avec nos familles qui n’ont jamais su où nous étions ».


« A la fin, au début de 2016, notre situation s’est un peu améliorée, la cuisine a été fermée et nous avons dû cuisiner, quelques-uns d’entre nous se sont improvisé cuisiniers, mais nous mangions plus. Nous avions un évier et de l’eau froide et un WC pour tous, le tout dans un état de saleté inimaginable. Nous ne pouvions sortir pour une promenade « dans un corridor » que deux fois par mois et nous n’avions le droit qu’à une douche par semaine, voilà nos conditions et certains sont là depuis plus d’un an, ils sont enfermés sans contact avec leurs familles. Lorsque j’ai été échangé j’ai été interrogé par un Commissaire de l’ONU puis par une femme, une Suissesse du nom de Charline qui travaille à Donetsk pour la Croix rouge, les interrogatoires ont porté aussi sur notre détention et les tortures, j’ai tout raconté… ».


Je baisse la tête, Charline de la Croix rouge je connais, les prisonniers torturés et libérés au mois de décembre m’ont parlé d’elle… et à ce jour aucune information n’a été communiquée malgré la teneur et les faits insoutenables. Je sursaute à l’évocation du Commissaire de l’ONU, je n’aurais pas la chance d’obtenir son nom, Vitali l’a oublié… Croix rouge et désormais ONU sont donc parfaitement au courant et certainement depuis de longue date des tortures, répressions et assassinats politiques de l’Ukraine, en se taisant, ils sont dès lors complices des bourreaux de l’Ukraine. C’est la nausée qui alors me vient, décidément je n’ai jamais été aussi sûr que j’avais choisi le bon camp. Je plains celui des bourreaux, je plains et j’exècre celui du gouvernement français, de Choukhevytch à Porochenko, de Pétain à Hollande, décidément rien n’a changé.

 

Dernière photo, la deuxième fosse à cadavres où disparaissent les corps des prisonniers politiques ukraniens.

 

Laurent Brayard pour DONi.Press

https://dnipress.com/fi/posts/lukraine-des-tortures-abjectes-vitali-trois-jours-de-coups-gegenes-et-entonnoirs/ 

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