Front social en France

Le gouvernement augmente le salaire minimum de 22% …en Espagne!

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/927648f3e7bb7228e7f0e12e3ea7d598de414ea3.jpg

 

« Le gouvernement annonce

la hausse de 22% du salaire minimum…

 

Bon…, c’est en Espagne!

 

« Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé mercredi qu’il augmenterait par décret le salaire minimum de 22%, lors du conseil des ministres du 21 décembre qui aura lieu à Barcelone.

« Le Conseil du 21 décembre approuvera la hausse du salaire minimum ». Elle entrera en vigueur « à partir de 2019 » et constituera « la hausse la plus importante depuis 1977 », a déclaré Pedro Sanchez devant les parlementaires.

En annonçant qu’il relèvera par décret le salaire minimum mensuel de 858 euros à 1.050 euros brut, Pedro Sanchez fait passer une mesure phare de son projet de budget pour 2019, qu’il n’a pas en ce moment les appuis nécessaires pour faire voter au parlement

Selon le projet de budget publié début octobre, cette mesure coûtera 340 millions d’euros à l’Etat. Elle a été durement critiquée par l’opposition de droite. »

https://www.afp.com/fr/infos/334/espagne-le-gouvernement-annonce-la-hausse-de-22-du-salaire-minimum-doc-1bj3rc3

 

…Et ça [ne] lui coûtera que 340 millions d’€uros…

 

…A comparer avec les 10 Milliards

gaspillés par Macron pour « financer »

son mensonge médiatique sur les « 100€ de plus »

pour les Smicards de France !!!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/11/non-le-smic-ne-va-pas-augmenter-de-100-euros/

 

https://solydairinfo.wordpress.com/2018/12/12/contre-macron-contre-le-terrorisme-un-seul-front-resistance/

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/10/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

 

 

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Contre Macron, Contre le terrorisme, Un seul front, RÉSISTANCE!!

 

 

Après sa nouvelle et pitoyable

arnaque fiscale télévisée de lundi,

Macron sera-t-il sauvé

par le coup de gong du terrorisme ?

 

 

Contre le terrorisme,

 

Contre Macron,

 

 

Un seul front !

 

RÉSISTANCE !!

 

 

https://i1.wp.com/lvdneng.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2018/12/12/node_505421/39922262/public/2018/12/12/B9717916491Z.1_20181212143954_000%2BGRECJQ9RT.1-0.jpg

 

 

Fusillade de Strasbourg: La détermination intacte des Gilets jaunes malgré les appels à la «responsabilité»

http://lavdn.lavoixdunord.fr/505421/article/2018-12-12/la-determination-intacte-des-gilets-jaunes-malgre-les-appels-la-responsabilite

Alors que le secrétaire d’Etat à l’Intérieur espère « qu’il y aura moins de manifestations » de Gilets jaunes ce week-end, son appel ne semble pas être entendu sur le terrain, au lendemain de l’attaque de Strasbourg.

L’acte V des Gilets jaunes sera-t-il maintenu samedi? Au lendemain de l’attaque de Strasbourg, le mouvement semblait décidé mercredi à poursuivre sa mobilisation malgré les appels du gouvernement à la « responsabilité », selon les mots de Laurent Nunez, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, mercredi. De Tours à Marseille en passant par Calais, de nombreux Gilets jaunes expriment leur solidarité avec les victimes de Strasbourg mais restent déterminés à faire entendre leur colère, dans la rue ou autour de ronds-points, après les mesures annoncées lundi soir par le chef de l’Etat.

Dans les Bouches-du-Rhône, le mouvement est « parti pour un acte V, en plus important même », affirme Thierry Marre, coordinateur des Gilets jaunes à Istres, jugeant « très peu probable » que l’attaque entraîne la suspension de la mobilisation. « Je ne pense pas qu’on reculera », poursuit-il, réclamant comme d’autres « la démission » d’Emmanuel Macron.

« En l’état actuel des choses, nous sommes toujours partis pour un acte V »

Même détermination à Marseille même si l’on reconnaît que le drame strasbourgeois ne peut être ignoré. « Nous verrons ce qui se passe, nous ne sommes pas des abrutis. Mais en l’état actuel des choses, nous sommes toujours partis pour un acte V, sur les mêmes revendications », assure sous couvert de l’anonymat une coordinatrice locale, citant notamment la dissolution de l’Assemblée nationale et la mise en œuvre d’un référendum d’initiative populaire.

Après l’attaque du marché de Noël de Strasbourg, de légers tiraillements traversent toutefois ce mouvement lancé le 17 novembre contre la hausse des prix du carburant avant de s’étendre à une dénonciation plus générale de la baisse du pouvoir d’achat et de la politique gouvernementale. A Strasbourg, « il faut que tout le monde stoppe au vu des événements », reconnaît Patrick, un Gilet jaune local, appelant à suspendre provisoirement la mobilisation. « On fait profil bas jusqu’à ce week-end et beaucoup vont monter à Paris et des actions sont à définir », a-t-il toutefois ajouté.

« comme par hasard ça a pété »

Le mouvement sans leader ni idéologie doit aussi faire face à la propagation par certains de ses membres de thèses complotistes selon lesquelles l’attaque de Strasbourg serait un « coup monté » destiné à éclipser la mobilisation et à faire retomber la colère sociale. Patrick, le Gilet jaune strasbourgeois, ne peut lui-même réprimer quelques doutes. « C’est bizarre, c’est un coup monté. On avait prévu de bloquer le Parlement européen, on savait dans quels hôtels étaient les députés, et comme par hasard ça a pété », dit-il. La coordinatrice marseillaise se dit elle « très, très sensible » à éviter toute récupération du drame « par des complotistes ou par ceux qui voudraient en profiter pour nous faire taire ».

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/10/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

 

 

 

 

NON, le SMIC ne va pas augmenter de 100 euros!!!

 

 

 

 

« Gilets jaunes : non, le smic ne va pas augmenter de 100 euros »

 

Tel était le titre d’un article paru sur « Le Parisien » dès hier soir, à 23h 07, moins de 3h, donc, après l’annonce d’une « concession » apparente de Macron sur les revendications populaires… En témoigne encore l’URL du dit article ( http://www.leparisien.fr/economie/gilets-jaunes-non-le-smic-ne-va-pas-augmenter-de-100-euros-10-12-2018-7965414.php ), dont le titre est devenu, ce matin, dès 7h 15 : « Smic : ce qui se cache derrière les 100 euros en plus », nettement plus « consensuel » dans le climat d’ « apaisement » voulu par le chef de l’Etat… !

Néanmoins, et assez courageusement, tout de même, le journal n’a que peu retouché le fond de l’article, sauf pour le chapeau, qui était : 

« Contrairement à l’idée qui s’est vite répandue, la hausse de 100 euros par mois pour les travailleurs au smic ne concernera que partiellement les salaires. »

…et qui est devenu :

« La hausse du salaire minimum de 100 euros par mois annoncée lundi soir par Emmanuel Macron repose notamment sur un coup de pouce à la prime d’activité. »

Assez courageusement, donc, ce qui reste de l’article démonte en grande partie l’arnaque Macron, en faisant toutefois l’impasse sur l’essentiel, la source de financement, qui reste la poche du contribuable, alors que l’ « essence » même du mouvement GJ, si l’on ose dire et le rappeler, c’est précisément une révolte contre la surpression fiscale.

Une « augmentation » qui n’en est donc pas vraiment une, et financée par tous ceux qui sont déjà victimes du système que combattent les GJ, voilà la véritable « essence » du tour de passe-passe Macronien…

Confirmé, donc, côté « finances » par le gouvernement lui-même, du reste… !

« Le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt a de son côté indiqué que les mesures annoncées lundi représentaient un coût de 8 à 10 milliards d’euros pour les finances publiques, en plus des quatre milliards déjà consentis lors du renoncement à la hausse de la fiscalité écologique sur les carburants. »

https://www.challenges.fr/top-news/macron-cede-sur-le-smic-et-la-csg-pour-eteindre-la-crise_631169

Même si là le titre de Challenges participe de l’enfumage général, cela n’en représente pas moins un trou de 14 milliards d’euros supplémentaires dans le budget, qu’ il faudra bien boucher à court terme, en coupant ailleurs et/ou en alourdissant la dette…

Une dette financée, au final et de toutes manières, par l’ensemble des contribuables.

Que ce soit sur ce point ou sur les autres, il n’y a donc aucune solution réelle d’apportée aux problèmes économiques et sociaux du pays, engendrés par le système, mais seulement une stratégie politique court-termiste pour repousser les problèmes de fond et tenter de désamorcer la colère populaire qui gronde toujours…

Afin de mettre un début de limite à cette mascarade, il n’est donc pas inutile de reproduire ici le corps de l’article du « Parisien », tel que paru hier soir, à 23h 07 :

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« Gilets jaunes : non, le smic ne va pas augmenter de 100 euros

>Économie|Catherine Gasté avec A.S.| 10 décembre 2018, 23h07 | MAJ : 10 décembre 2018, 23h35 |

Contrairement à l’idée qui s’est vite répandue, la hausse de 100 euros par mois pour les travailleurs au smic ne concernera que partiellement les salaires.

Elle fait partie des annonces les plus importantes d’Emmanuel Macron : l’augmentation de 100 euros du salaire d’un travailleur au smic, « et sans qu’il n’en coûte rien à leur employeur ». Mais la phrase du président de la République a suscité beaucoup d’interrogations.

Qu’a vraiment dit le président ? « Le salaire d’un travailleur au smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur », a déclaré Emmanuel Macron lors de son « adresse à la nation ».

Très vite, cette annonce a entraîné la confusion sur son mode de calcul.

D’abord, il ne s’agit pas d’un coup de pouce au smic comme le réclament les gilets jaunes et comme l’ont cru beaucoup d’internautes. Au 1er janvier 2019, le salaire minimum – actuellement de 1 184,93 € net et touché par 1,655 M de salariés sera revalorisé d’environ 1,8 % comme confirmé ces derniers jours par l’exécutif.

Cette augmentation correspondrait à une vingtaine d’euros.

Autrement dit, l’équivalent de la stricte application de la règle de calcul automatique appliquée au smic. Par ailleurs, selon l’Elysée, s’ajouteront à cela 20 euros de baisse de charges salariales.

300 000 ménages perdants de ces ajustements

D’où sortent alors les 60 € restant ? En fait, le président ajoute à son calcul le coup de pouce de 50 % de la prime d’activité pour les 3,2 millions de travailleurs qui touchent le smic ou un peu plus, auquel il s’était engagé pendant la campagne. Mais au lieu de procéder comme prévu à une augmentation par vagues successives de 20 € par an étalée sur tout le quinquennat, décision a été prise d’accorder en une fois, au 1er janvier 2019, ce coup de pouce non négligeable de 60 € d’augmentation aux allocataires de la prime d’activité.

Autre subterfuge de cette annonce : tous les salariés rémunérés au niveau du smic ne bénéficieront pas forcément de ce coup de pouce intégral à la prime d’activité. En effet, cette aide est calculée en fonction de la situation familiale et des revenus pour les personnes qui gagnent jusqu’à 1,2 smic, donc jusqu’à 1 379 € nets mensuels.

Mais il y a une subtilité : ce bonus décroît pour ceux qui gagnent entre un smic et 1,2 smic. Et il disparaît pour ceux en dessous d’un demi-smic. L’objectif étant de ne pas encourager les temps très partiels… Sauf que ce sont les plus pauvres, ceux qui gagnent la moitié d’un smic, soit 300 000 ménages, qui sortent perdants de ces ajustements. »

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Conclusion : donc, NON, effectivement, le SMIC ne va pas augmenter de 100 € !!!

CQFD

Luniterre

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NDLR: cet article est donc une nouvelle version, suite aux « modifications » opérées sur « Le Parisien », (version également proposée pour Agoravox), de l’article:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/11/smic-100-e-le-parisien-demonte-larnaque/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/10/gilets-jaunes-ce-que-nous-voulons-tout-mais-dabord-lessentiel/

 

Gilets Jaunes : Regards croisés sur le mouvement…

 

 

 

Gilets Jaunes :

Regards croisés

sur le mouvement…

 

2 approches, par Vincent Gouysse et « MaxKo »

 

 

__Quelques enseignements essentiels

de la crise des « gilets jaunes »

 

Depuis la mi-novembre, le mouvement des gilets jaunes a brutalement fait irruption sur la scène politique et sociale française.

Ce qui mit le feu aux poudres ? L’annonces de nouvelles augmentations de taxes sur les carburants à partir de janvier 2019 ─ avec respectivement 3 et 6 centimes de plus par litre d’essence et de gasoil. Le samedi 17 novembre, les gilets jaunes mobilisèrent, selon le ministère de l’Intérieur, près de 300 000 personnes au plus fort de la journée, occupant ronds points, péages, zones commerciales, etc.

Jours et nuits, et ce depuis plus de trois semaines, ils occupent ces lieux pour témoigner de leur détresse financière croissante, de leur ras le bol d’être « rackettés » par un Etat toujours plus inventif quand il s’agit de leur créer de nouveaux impôts, alors même qu’ils ne parviennent déjà plus à boucler les fins de mois sans voir leur compte bancaire virer au rouge…

Ils sont travailleurs pauvres smicards, chômeurs, femmes au foyer, artisans, retraités, etc., ils sont épuisés par les fins de mois difficiles et ne se voient plus d’avenir, pour eux et leurs enfants, dans un pays où se conjuguent depuis une décennie austérité et pression fiscale croissantes.

Le peuple a commencé à ressentir, par sa propre expérience et au plus profond de sa chair, que les élites qui gouvernent en son nom constituent une puissance étrangère et hostile à la défense de ses intérêts quotidiens fondamentaux.

Révolu, le demi-siècle des inoffensives manifestations bon-enfant d’un jour emmenées et encadrées par les cortèges des bureaucraties syndicales liées plus ou moins directement à l’appareil d’Etat bourgeois, organes de collaboration de classe qui aboient plus qu’ils ne mordent. Cette fois, c’est le peuple s’est mobilisé spontanément, massivement et sur la durée.

Des centaines de milliers de gilets jaunes et des millions de sympathisants ont pris le temps de discuter sur les piquets de mobilisation de leurs soucis quotidiens, de ce gouvernement sourd à leurs revendications qui escomptait un épuisement rapide du mouvement et/ou que la grogne des automobilistes impactés ne l’emportent. Mais hélas pour ces mauvais calculateurs politiques, le large soutien populaire aux gilets jaunes n’a pas faibli et tous les instituts de sondage bourgeois ont souligné qu’au moins trois français sur quatre déclaraient partager les préoccupations des gilets jaunes. En outre, l’attitude de mépris et d’ignorance mêlés à leur égard de la part de l’attelage gouvernemental au pouvoir, au lieu de les décourager, les a rendu plus déterminés et radicalisés.

Pire, ces gilets jaunes sont allés, des jours durant, à une nouvelle école politique qui a éveillé des millions d’êtres hier encore apathiques . Elle leur a appris les rudiments de la solidarité, elle leur a fait ressentir la puissance qu’ils pouvaient avoir quand ils étaient unis. Elle leur a fait découvrir qu’ils n’étaient pas isolés, que d’autres qu’eux vivent au quotidien la même souffrance, la même détresse, car ces difficultés financières sont à l’origine de drames quotidiens innombrables qui détruisent les familles. Enfin, elle a transformé leur désespoir en rage de combattre et en haine à l’égard des puissants qui les gouvernent. De formes de contestation virtuelles d’individus isolés parties des réseaux sociaux, elle a engendré des actions et des rassemblements aussi massifs que réels. D’une maigre revendication économique, le mouvement en est aujourd’hui arrivé à formuler des revendications politiques fortes remettant notamment en cause le sacro-saint « pacte républicain » et en particulier la légitimité « démocratique » des élus.

Depuis quelques jours, et en particulier depuis le dernier samedi noir à Paris qui a vu quelque 3 000 « casseurs » tenir tête à un impressionnant dispositif policier au moyen de tactiques de guérilla urbaine et taguer l’arc de Triomphe de propos anti-Macron et anti-systèmes, mais aussi casser et brûler des voitures et vitrines de luxe des beaux quartiers parisiens, de nombreux économistes, représentants et analystes politiques bourgeois ont alerté l’attelage gouvernemental bourgeois en place de la dangerosité de la situation, de la nécessité de mettre urgemment un terme à sa communication autiste et de céder sur quelques mesurettes pour tenter d’apaiser la colère populaire grandissante.

Le mouvement des gilets jaunes n’est évidemment pas un mouvement homogène et cohérent. Au sein de celui-ci cohabitent toutes sortes de conditions sociales petite-bourgeoises avec les consciences sociales correspondantes et le fantôme des concessions réformistes y est toujours présent. Certains gilets jaunes ultra-réformistes se posent ainsi aujourd’hui encore ouvertement en « remparts » du pouvoir contre des changements politiques et sociaux radicaux et ont ainsi lancé « un appel au gouvernement pour sortir de la crise » « dans le respect des institutions » :

« Nous sommes à deux doigts d’une insurrection. Il est vraiment temps que le gouvernement réagisse rapidement, nous avons besoin d’un électrochoc politique fort et c’est l’objet de cette tribune [dans le JDD] ce matin. C’est d’expliquer au gouvernement que 85 % des Français sont d’accord avec les « gilets jaunes » et que 85 % des Français ne sont pas pour la révolution, ni l’insurrection. »1

Ceux-ci font écho aux analystes bourgeois attentifs qui voient en quoi cette crise est si singulière. Ainsi, pour Raymond Soubie, spécialiste des relations humaines et ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2010, nous vivons aujourd’hui une situation « très inquiétante » qui est « démocratiquement dangereuse » car le gouvernement fait face à un « mouvement quasi spontané » dont les organisations syndicales sont « tenues à l’écart » et alors même que « les alternances politiques, sauf aux extrêmes, ne sont pas possibles ». Pour lui, ce mouvement « est largement soutenu par 84 % des Français selon le dernier sondage Odoxa-Dentsu » et ces derniers « s’allient aux « gilets jaunes » par procuration même s’ils ne descendent pas de leurs étages, de leurs appartements et dans les rues ». Enfin, conclut-il, il est essentiel de remarquer que « les violences n’ont pas nui au mouvement, puisque le soutien de l’opinion n’a pas bougé, il a même augmenté ».2 Face aux violences qui ont secoué la capitale le 1er décembre, les forces de répression déployées par l’Etat bourgeois ont semblé impuissantes, à Paris notamment face aux éléments les plus radicaux. En leur sein, le moral n’est pas au beau fixe. Ces gens, à la base tout au moins, ont de la famille et des amis aux revenus modestes, des gens qui connaissent les mêmes galères quotidiennes que les gilets jaunes et qui sympathisent à leur cause sans pouvoir forcément exprimer ouvertement ce soutien.

C’est sans aucun doute conscients de cela que les représentants des forces de l’ordre ont interpellé ouvertement l’exécutif, estimant avoir « frôlé la catastrophe » et disant « s’inquiéter pour la suite de la mobilisation ». A la base, les individus commencent à douter de la légitimité de leurs actes et à avoir peur pour leur vie. Certains ont ainsi commencé à sortir de leur « devoir de réserve » et déclarent qu’ils « ne vont pas servir de dernier bastion quitte à laisser leur peau. » Pour les syndicats de police, « les saluts, les remerciements, les félicitations rhétoriques et théoriques [du pouvoir] ne suffisent plus » et « les forces de l’ordre ne pourront pas à elles-seules, régler la problématique de mouvements radicalisés ».3

« Les flics ne vont pas rester le dernier rempart face à l’insurrection. On n’en peut plus, nous non plus. On en prend plein la gueule en permanence alors maintenant, je sors de mon devoir de réserve, c’est très clair, je demande, j’en appelle au président de la République de prendre ses responsabilités, parce que les flics ne vont pas servir de dernier bastion quitte à laisser leur peau par terre. Ça, il en est hors de question. (…) Là, maintenant, on est rentrés dans une phase d’ultra-radicalisation, on est aujourd’hui à deux doigts de l’insurrection si nous ne sommes pas déjà en insurrection. On ne sait pas si on va s’en sortir [ce soir], moi je vous le dis très clairement, on ne sait pas si on va s’en sortir ».4

Il nous importe ici d’ouvrir une parenthèse en ce qui concerne l’existence de gens fortunés, sinon pour le moins aisés, qui ne sont pas complètement déconnectés des réalités quotidiennes des masses populaires, en dépit de leur appartenance aux classes sociales privilégiées.

Parmi les soutiens de personnalités qu’a reçu le mouvement des gilets jaunes, figure par exemple Brigitte Bardot qui montre peu d’empathie pour un Macron qu’elle juge comme complètement « coupé du peuple » et qui « se comporte comme un maître sans empathie, extrêmement lointain, supérieur, avec un côté royal » :

« Je suis avec [les gilets jaunes]. Macron n’a pas accordé la baisse des taxes prévue en janvier. Vous avez d’un côté des Ministres avec chauffeur, de l’autre, des gens qui ont trois francs six sous pour finir le

3

mois. Je vais finir par devenir communiste… Non quand même pas (sourire). Mais Macron tue les petites gens. Ça me fait mal au cœur. Je lui souhaite… une bonne jaunisse. »5

Mais la palme des soutiens aussi inattendus qu’éclairés revient sans conteste à l’actrice américaine Pamela Anderson pour laquelle la violence naît de « la montée des tensions entre l’élite des métropoles et la pauvreté des zones rurales, entre les politiques que représente Macron et les 99 % qui en ont marre des inégalités ». Pour elle, cette situation n’est en outre « pas seulement française » : elle se reproduit « partout dans le monde » et « la vraie question n’est pas de savoir si la désobéissance peut être constructive, mais ce qui viendra le jour d’après ». Elle se prend ainsi à rêver de voir « en France, et partout dans le monde, utiliser cette énergie de façon à ce qu’au lieu de la violence, nous ayons des images de construction de sociétés équitables et égalitaires ? »

« Je déteste la violence… mais qu’est-ce que la violence de tous ces gens et ces voitures luxueuses brûlées comparées à la violence structurelle des élites françaises et mondiales ? »6

Dans cette crise des gilets jaunes, c’est aujourd’hui la presse bourgeoise dans sa quasi-totalité qui rappelle à l’ordre son poulain et le somme de faire machine arrière, lui reprochant jusqu’à son « autisme jupitérien ». Il faut dire que les analystes bourgeois intelligents ont bien senti que planait un dangereux vent de révolte sur le pays, et que la réponse à y apporter ne devait pas être sécuritaire mais politique, et qu’à défaut on risquait de s’engager dans un engrenage aussi dangereux qu’incontrôlable avec à la clef le « risque de déclencher vraiment une « guerre civile » » :

« En frappant aveuglément le pouvoir d’achat des plus pauvres sans leur apporter un accompagnement social suffisant alors qu’ils n’ont pas d’alternative à la voiture, Emmanuel Macron a transformé la colère populaire en rage. La solution est pourtant simple : pour faire rentrer chez eux les gilets jaunes, le chef de l’Etat doit suspendre la hausse des taxes sur les carburants et profiter du vaste débat qui parcourt le pays pour construire un nouveau pacte fiscal et social. (…) On ne peut pas gouverner contre le peuple. Quand on est face à une situation comme celle-là, jouer la carte de l’ordre et parler d’état d’urgence n’est pas une solution. (…) ce n’est pas en appelant l’armée au secours du maintien de l’ordre que les gens vont se calmer. Au contraire, tout indique que sur le terrain, le mouvement se radicalise de plus en plus et que l’on va entrer dans un durcissement des blocages. (…) Il est encore temps d’en finir avec ce délire qui excite les nostalgiques de la révolution et les extrêmes de tous bords. Emmanuel Macron a parfois mis en avant que l’époque a un parfum d’années trente. Et de fait, entre les « enragés » se référant à la guillotine et les messages sur les réseaux sociaux évoquant le 6 février 1934, il est irresponsable de persister dans un scénario autoréalisateur… ».7

Les observateurs bourgeois étrangers ne s’y trompent également pas, comme le journal américain Time qui décrit « une atmosphère de guerre civile ». De même pour le journal italien Repubblica qui ajoute :

« Les colonnes de fumée spectaculaires au centre de Paris, autour de l’Arc de triomphe, effacé pendant des heures par un épais brouillard, les feux de joie des voitures dans les boulevards, les vitres brisées et les magasins pillés dans la capitale, mais aussi dans certaines villes de province, font penser à une jacquerie, à une de ces révoltes paysannes qui, au cours des siècles, ont investi le pays. »

Enfin, la presse canadienne ─ The Globe and Mail ─, va jusqu’à replacer cette crise dans le contexte mondial :

« Il existe un parallèle entre ce qui se passe en France et dans presque tous les pays développés, y compris le Canada, alors que de confortables élites urbaines cherchent à imposer leur programme de lutte contre le changement climatique à une population plus large qui peine à payer ses factures ».8

Cette fracture croissante entre les peuple et « ses » élites, nous, communistes révolutionnaires, la dénonçons sans discontinuer depuis toujours. Mais elle saute aujourd’hui aux yeux de tous, comme quand au lendemain des émeutes de Paris, la députée LREM Elise Fajgeles (ex-PS de 1990 à 2017), la suppléante du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, a dû reconnaître, devant deux gilets jaunes invités sur le plateau TV de Morandini, « ne pas connaître le montant du Smic, dont l’augmentation constitue pourtant l’une des principales revendications des gilets jaunes », provoquant la colère de ces derniers :

4

« Vous vous rendez compte, et après vous me dites que vous êtes représentative du peuple ».9

Pour l’ensemble de la caste politique ─ ainsi que de la caste médiatique qui s’est elle aussi profondément compromise de par sa gestion très orientée de l’information ─, la crise des gilets jaunes constitue un gros avertissement, et c’est pourquoi la condamnation de la stratégie anti-giletsjaunes mise en œuvre par l’équipe Macron est aujourd’hui aussi largement partagée en son sein. Même Laurent Wauquiez, chef de file LR qui s’est montré critique à l’égard de gestion de crise, peine à être « audible » auprès des gilets jaunes.10 L’essentiel, ce que pressentent intuitivement les masses populaires, est donc que cette condamnation tardive n’intervient que parce que ces gens craignent d’être touchés par ricochet, et que ce soit ainsi au final l’ensemble de la caste politique qui soit éclaboussée par la haine populaire. Le risque est aujourd’hui grand que l’attelage gouvernemental au pouvoir, par son entêtement aveugle, ne compromette ainsi toute la caste politique. Iront-ils pour autant jusqu’à couper la tête de leur poulain avant la fin de son mandat ? Cela dépendra de difficultés qu’ils rencontreront en tentant d’éteindre l’incendie…

Le point d’orgue de la banqueroute de l’équipe dirigeante au pouvoir a sans aucun doute été le débat télévisé du dimanche 2 décembre sur France 2 au cours duquel, Gabriel Attal (ex- PS de 2006 à 2016), le représentant de LREM, n’a pu émerger à aucun moment, pris entre le feu croisé de deux gilets jaunes n’ayant pas la langue dans leur poche, de l’économiste réformiste Thomas Piketty, et de… Jean-Luc Mélenchon, vieux roublard bien conscient que les revendications formulées par les gilets jaunes coïncident dans une large mesure avec ses rêves d’une VIème République…

Sur ce plateau, Laetitia Dewalle, porte-parole des gilets jaunes du Val d’Oise a justement insisté sur le fait que l’attitude intransigeante de l’équipe gouvernementale en place avait amené les revendications du mouvement des gilets jaunes à s’élargir et à s’approfondir, avant d’ajouter que les « institutions » dites représentatives « ne fonctionnaient plus » :

« [Les personnes qui souffrent], ce qu’elles veulent, c’est reprendre le pouvoir, ce qu’elles veulent, c’est que le peuple soit souverain en France. (…) [Non, le peuple n’est pas souverain] : quand on a 60 % de personnes qui ne se déplacent pas aux urnes pour des présidentielles, je suis désolé, le peuple est souverain, il a dit non à 60 % à aucun des deux partis. Mettons en place un quorum, faisons comme dans les associations, si on n’atteint pas les 60 % de [participation], dans ce cas là, l’élection est nulle et non avenue. Nous n’écoutons pas les bulletins blancs, nous n’écoutons pas les bulletins nuls, et pourtant c’est eux la majorité, c’est eux la majorité, et ceux qui se sont déplacés ont voté entre la peste et le choléra. (…) Mr Macron n’a pas mis en place le programme sur lequel il a été élu. (…) Redonnons le pouvoir au peuple, changeons tout ça. Tout ça, ça ne fonctionne plus, la constitution aujourd’hui ça ne fonctionne plus, des députés qui votent pour leur propre augmentation, ça ne fonctionne pas (…) On nous aurait répondu au moment où tout a été instigué, à mi-octobre, on aurait eu des réponses, on n’aurait pas été jusque-là. Mais effectivement, le mouvement a pris de l’ampleur, les revendications se sont élargies et le côté vindicatif, pas dans la violence, vindicatif par conviction, et bien il est de plus en plus présent, et on en arrive à un ras le bol de ce gouvernement où nous avons un président qui a des occupations à l’extérieur, dans d’autres pays, alors que la France est en souffrance en ce moment, que le week-end nous sommes dehors à manifester, à nous faire gazer à longueur de temps, on n’y est pas par le plaisir, et à côté de ça, on a un président qui a des obligations étrangères, il n’est même pas présent pour nous (…). Et plus ça dure, plus ça prend de l’ampleur, et plus les revendications sont larges ».11

Ainsi donc, comme on le voit, les larges masses exploitées sont de plus en plus amenées à comprendre par leur propre expérience que le pouvoir politique dit « démocratique » ne l’est pas tant que ça, les amenant à une remise en cause croissante des institutions existantes…

Dans l’actuelle crise politique générée par le mouvement des gilets jaunes, la question essentielle est la suivante : le peuple de France se laissera-t-il endormir par les concessions mineures accordées par le pouvoir en ce qui concerne quelques revendications économiques et la tenue d’éventuels « états généraux citoyens » destinés à désamorcer la crise sociale et politique qu’a traversé le pays au cours des dernières semaines, ou bien trouvera-t-il la force et la détermination pour un nouveau « serment du jeu de paumes », prélude à un séisme politique et social beaucoup plus profond, lui-même préalable nécessaire d’une révolution économique et sociale majeure ? La question n’est visiblement

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pas encore tranchée car la colère populaire n’est pas encore retombée, alors même que les gilets jaunes les plus réformistes jugent que « les mesures annoncées par Édouard Philippe » sont « parfaitement insatisfaisantes » et doutent donc « que le mouvement en reste là ».12

Une chose est certaine : même si la classe politique et les médias bourgeois parviennent à apaiser et à détourner ponctuellement la colère populaire, c’est-à-dire à éteindre ponctuellement l’incendie, il y aura un avant et un après « gilets jaunes », car des millions d’exploités ont brutalement fait irruption dans la vie politique et cherché à se constituer en contre-pouvoir face à un gouvernement qui leur était étranger, face à ces élus grassement payés qui votent eux-mêmes leurs propres augmentations et sur lesquels il n’ont aucun contrôle en cours de mandat. C’est un précédent dangereux pour l’ordre bourgeois qui a senti très clairement que la situation a bien failli lui échapper. Et s’il était déjà trop tard ? Et si la haine générée avait déjà atteint le point de non retour ?

Macron méprise ouvertement le peuple : « ceux qui ne sont rien » comme il les appelle (c’est-à-dire ceux qui sont exploités et gagnent tout juste de quoi survivre), par opposition à « ceux qui réussissent » (c’est-à-dire ceux qui ont suffisamment d’argent pour investir). Aujourd’hui, les masses populaires exploitées en voie de paupérisation le lui rendent bien et ce n’est qu’un juste retour des choses qu’elles lui témoignent ─ à lui ainsi qu’à toute la caste politique institutionnelle dont il est le produit et le représentant en chef ─, un mépris de classe comparable. Il y a quelque chose de sain dans la haine du peuple contre les vieux fantômes politiques au pouvoir, remarquait déjà Karl Marx.

Aux « élus de la République » scandalisés par la violence que le peuple oppose ponctuellement à la violence économique et sociale permanente provoquée par les lois anti-populaires qui sont votées chaque jour dans les parlements bourgeois, il faut rétorquer ceci :

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».13

Aujourd’hui, le peuple commence à comprendre par sa propre expérience, toujours pour reprendre les termes si justes de Marx, que ce « gouvernement qui vit de la conservation de toutes les vilenies, n’est lui-même que la vilenie au gouvernement » et que rien de bon n’émergera pour lui tant qu’il n’aura pas pris en mains sa propre destinée, aussi longtemps qu’il n’aura pas fait table rase de « ses » intermédiaires politiques, bonimenteurs et manipulateurs professionnels obéissant aux injonctions du Capital et de ses lobbys, ripoux-blicains de toutes sortes aimant à se parer de l’habit « démocratique ».

Comme le dit la chanson, nous ne sommes RIEN, soyons TOUT !

Vincent Gouysse, le 05/12/2018

Notes :

1 « Gilets jaunes » : Pour l’une des figures du mouvement, Benjamin Cauchy, « nous sommes à deux doigts d’une insurrection », francetvinfo.fr, 02/12/2018 ● 2 Mobilisation des « gilets jaunes » : « C’est une situation qui est démocratiquement dangereuse », francetvinfo.fr, 30/11/2018 ● 3 « On ne va pas tenir encore très longtemps » : pourquoi les policiers interpellent Emmanuel Macron sur les « gilets jaunes », francetvinfo.fr, 03/12/2018 ● 4 « On n’en peut plus », on « en prend plein la gueule » : la colère d’un policier après les manifestations des « gilets jaunes », francetvinfo.fr, 02/12/2018 ● 5 Brigitte Bardot, déchaînée contre Emmanuel et Brigitte Macron – Elle cause plus… Elle flingue, Gala, 02/12/2018 ● 6 Pamela Anderson aussi soutient les gilets jaunes, L’Express.fr, 03/12/2018 ● 7 Emmanuel Macron, la sortie de crise est pourtant simple !, La Tribune.fr, 02/12/2018 ● 8 « Cauchemar jaune », « atmosphère de guerre civile »… Comment le mouvement des « gilets jaunes » est vu à l’étranger, francetvinfo.fr, 04/12/2018 ● 9 Vidéo : Face à des « gilets jaunes », une députée LREM avoue ne pas connaître le montant du SMIC, cnews.fr, 03/12/2018 ● 10 Gilets jaunes : pourquoi Les Républicains sont inaudibles, Le Point.fr, 04/12/2018 ● 11 Édition spéciale Gilets jaunes, la France en crise, France 2, 02/12/2018 à 20H40 ● 12 Les annonces du gouvernement n’apaisent pas la colère des « gilets jaunes », Le Figaro.fr, 04/12/2018 ● 13 Article n° 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793.

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__Gilets jaunes :

D’un mouvement spontané

vers un mouvement organisé

 

 

N’en déplaise aux idéalistes, le mouvement des « gilets jaunes » n’est que le fruit, la réaction organique des masses affectées par la vie chère, le niveau des taxes et la destruction organisée par le pouvoir en place depuis des décennies – et parachevées de manière encore plus brutale sous le règne d’Emmanuel Macron – des services publics.

La cause racine de ce mouvement de masse est la nécessité ; nécessité qui fait loi organique. De même qu’un arbre qui trouverait son sous-sol brutalement asséché par des conditions climatiques subitement nouvelles, verrait alors ses racines plonger, creuser et progresser sous terre jusqu’à pouvoir trouver de l’eau, ou dépérir, de même le prolétariat français s’est mit en mouvement, instantanément, alors qu’il est asséché par des conditions économiques qui, tout aussi subitement – même s’il s’agit du résultat d’un processus lent de délitement des conditions d’existences et de sa paupérisation, ne permettent plus à sa masse, de satisfaire ses besoins immédiats de survie.

La goutte de diesel a fait déborder le vase qui contenait jusqu’alors le prolétariat dans sa misère sociale. Et ce mouvement n’échappe pas à la dialectique de la nature.

La nature est en mouvement. On le sait – sauf les idéalistes et les mystiques/religieux, elle évolue par bonds, et pas autrement. Ces bonds sont quantitatifs, jusqu’à ce qu’ils atteignent un point de rupture, révolutionnaire, qui donne lieu à un bond d’une autre nature, un bon qualitatif.

Ainsi, de même que l’eau que l’on chauffe voit sa température augmenter plus ou moins vite (par une succession de bonds quantitatifs) en fonction de la quantité d’énergie affectée à son réchauffement, sans que ne change son état, sa structure fondamentale, mais de même que la même eau passe subitement d’un état, d’une structure liquide à un état gazeux lorsqu’elle atteint 100°C, le prolétariat français, dans toute sa masse, se met aujourd’hui à bouillir de toute part, sur tout le territoire, parce qu’il est affecté par des conditions économiques qui à force de se dégrader continuellement, viennent de franchir un seuil qualitatif. Les conditions économiques dans lesquelles vit le prolétariat ne lui permettent désormais plus, subitement, de tenir, c’est-à-dire d’assurer sa survie.

Alors le voilà qui change d’état ; de l’état léthargique auquel le pouvoir (notamment sa branche médiatique vecteur de toute l’idéologie dominante) l’assigne en permanence (consomme si tu peux, regarde la télé sinon, mais surtout sois sage et tais-toi), le prolétariat passe à l’action.

Il faut bien comprendre que ce changement d’état ne procède que du bond qualitatif de ses conditions d’existence même. Un bond en arrière, bien sûr. Les masses ne peuvent tout simplement plus survivre désormais, subitement, parce le seuil de leur souffrance est franchi : les besoins vitaux du prolétariat sont désormais affectés par les prélèvements (dans toutes leurs formes, baisse des revenus, hausse des taxes, suppression des services publics gratuits…) que le capital lui inflige pour assurer son rendement (et lutter contre le dépérissement inéluctable de son taux de profit, ce qui est l’essence même de sa crise ontologique).

C’est ce bond qualitatif, en arrière (ou plutôt négatif, comme lorsque l’eau passe de l’état liquide à l’état solide (glace) lorsque sa température atteint 0°C), qui a mis en mouvement la masse du prolétariat, dans une forme originale, revêtue de gilets jaunes.

Ainsi parce que le prolétariat ne peut plus tenir sans dépérir, il change d’état et se meut, dans un mouvement qui est assurément d’essence révolutionnaire.

Mais, désormais que le mouvement est lancé, comment peut-il aboutir, non pas seulement à un recul du pouvoir en place qui lâcherait un peu de lest comme la cuisinière baisse le feu sous la casserole pour arrêter l’eau d’y déborder, mais pour obtenir un changement concret, pérenne, de ses conditions d’existence. Et là il s’agit de comprendre que ce changement n’est pas celui de l’Etat lui-même, ce qui tiendrait d’une projection idéaliste (on a jamais vu historiquement un Etat devenir, par enchantement, du jour au lendemain, égalitaire ou socialiste ou d’une forme nouvelle et utopique de laquelle s’obtiendrait une redistribution idéale des richesses), mais un changement réaliste des rapports de force à l’intérieur de l’Etat, qui ferait à l’avenir de la masse du prolétariat en gilets jaunes, rouges ou sans gilet, une classe digne de celle des sans-culottes qui a fait la révolution française, et qui serait capable de s’opposer à la classe des « 1% » qui monopolise les richesses et les moyens de les produire.

La nécessité a déclenché le mouvement, le mouvement nécessite désormais une organisation.

L’histoire est alors aidante pour comprendre et choisir la forme d’organisation que doit revêtir le mouvement.

Les sans-culottes ont fait des doléances en 1789. On sait qu’il en sera fait litière, parce leurs représentants n’étaient tout simplement pas de leur classe. La Convention n’a été qu’une assemblée regroupant des bourgeois, représentant dès lors les seuls intérêts bourgeois (sauf exception comme Robespierre, mais avait-il saisi l’affrontement de classes qui se tramait alors ?), c’est pourquoi la Révolution française restera une révolution bourgeoise, la forme d’organisation du prolétariat sans-culotte ne permettant pas davantage.

En revanche, en octobre 1905, en Russie, un mouvement de masse donna lieu à une grève générale d’ampleur, de laquelle naquirent des assemblées spontanées d’ouvriers qui élurent leurs délégués, eux-mêmes rassemblés en assemblées de délégués coordonnant les assemblées de base, les unes aux autres. Il s’agissait des soviets de députés ouvriers.

Les masses y étaient organisées en une forme révolutionnaire de pouvoir politique dont la clé de voute ne tenait pas de l’élection de représentants investis rations personae pour une durée déterminée, comme le sont les députés de l’Assemblée nationale (qui une fois élus, sont libres de plaider et voter des textes de loi sans compte à rendre, jusqu’à l’élection suivante). Cette forme nouvelle révolutionnaire d’organisation était basée sur un mode particulier de désignation (par votation démocratique) de délégués. Ces délégués étaient en effet concrètement mandatés (et non pas personnellement investis d’un pouvoir de représentation) pour faire valoir les revendications, les points de vue, les décisions et les motions de leur assemblée. Le délégué portait ainsi concrètement, ratione materiae, les délibérations prises par la masse des membres composant chaque assemblée.

Bien entendu, ces délégués étaient désignés après un vote, à la majorité simple ou renforcée, il n’importe, et il revenait à chaque assemblée de choisir le mode de scrutin qui convenait. Mais en revanche, l’élection des délégués ne leur conférait pas de mandat de représentation, mais leur assignait une mission précise, une obligation de faire, en l’occurrence faire entendre et valoir les propositions de l’assemblée d’ouvriers dont ils émanaient.

A défaut, les délégués étaient révocables et cette révocabilité immédiate, à tout instant et ad nutum, par leur assemblée mandante.

Un tel mandat de délégué révocable, est la seule forme efficiente, efficace d’organisation, en même temps que réellement démocratique.

Cette forme révolutionnaire d’organisation a fait ses preuves. C’est elle qui a permis, après la grève d’octobre 1905, d’aboutir à la Révolution d’octobre 1917.

Durant douze ans, les assemblées d’ouvriers ainsi structurés en soviets, ne cesseront de nourrir une intense activité politique et une intense lutte, jusqu’à précisément devenir un contre-pouvoir aux doumas (assemblées législatives et municipales de Russie) en place, pour finir par prendre « tout le pouvoir ».

Qu’il nous soit permis ici de souligner qu’il ne s’agit pas, par ce plongeon dans l’histoire, de convaincre ou tenter de convaincre le lecteur des bienfaits ou avantages de la révolution soviétique qu’il s’agirait d’imiter et de copier. Il ne s’agit pas plus de tenter de convaincre des mérites de la Révolution russe, des bolcheviks ou de l’URSS, mais seulement de faire le constat simple suivant : la forme d’organisation spontanément adopté par le prolétariat russe a permis de concrétiser son mouvement de masse de manière effective.

Les soviets d’ouvriers (notamment le plus important, celui de Pétrograd) n’étaient alors que des assemblées générales d’ouvriers en grève ; il s’agissait ainsi d’organisations sans direction politique autre que les ouvriers eux-mêmes, sans intervention partisane.

Il est intéressant à cet égard, de relire la brochure de Lénine, publiée à l’époque en 1905, intitulée Nos tâches et le soviet des ouvriers de Pétrograd. Il y exposa que la « question – très importante – est (…) de savoir comment partager et comment coordonner les tâches du Soviet et celles du parti ouvrier social-démocrate de Russie » et d’ajouter qu’il « me semble que le Soviet aurait tort de se joindre sans réserve à un parti quelconque. Cette opinion ne manquera pas probablement d’étonner le lecteur » mais, expliquera-t-il alors, le « Soviet des députés ouvriers est né de la grève générale, à l’occasion de la grève, au nom des objectifs de la grève. Qui a conduit et fait aboutir la grève ? Tout le prolétariat au sein duquel il existe aussi, heureusement en minorité, des non-social-démocrates. Quels buts poursuivait la grève ? Economiques et politiques, tout ensemble. Les buts économiques concernaient tout le prolétariat, tous les ouvriers et en partie même tous les travailleurs, et pas seulement les ouvriers salariés. Les buts politiques concernaient tout le peuple, plutôt tous les peuples de la Russie. Les buts politiques consistaient à libérer tous les peuples de Russie du joug de l’autocratie, du servage, de l’arbitraire et des abus de la police ».

On sait que les gilets jaunes, désabusés, se revendiquent apolitiques, abhorrent même les partis, rejettent les syndicats, mais reprennent des revendications non seulement économiques (baisse des taxes, hausse du pouvoir d’achat, revalorisation des salaires, regain des services publics, etc.), mais aussi politiques (plan d’isolation des logements, 25 élèves maximum par classe, non remboursement de la dette, aide aux migrants, etc.) qui intéressent ainsi non seulement tous les travailleurs mais, au-delà, tout le peuple.

S’organiser en assemblées partout est désormais une nécessité du mouvement.

La nécessité, c’est de s’organiser partout, c’est-à-dire non pas en fonction de circonscriptions géographiques objectives et discriminantes, mais partout où se forme une masse de gilets jaunes, rouges et sans gilets mobilisés ensemble, partout où émergent des groupes militants unis dans l’action.

Chaque groupement doit s’auto-instituer en comité autonome, organisé via des délégués, chacun sur la base des revendications de ses membres. Chaque comité doit ensuite se coordonner avec les autres, de manière à faire émerger une ligne commune, un programme ainsi qu’une stratégie et une tactique pour l’atteindre, et ce encore via leurs délégués.

Ce n’est qu’ainsi que le prolétariat en gilets jaunes, rouges ou sans gilet mais réuni, pourra peser, non pas temporairement, le temps d’obtenir quelques satisfactions (reculs) du pouvoir en place, mais durablement, comme le firent les ouvriers russes de 1905 à 1917 (et au-delà), en devenant une force politique autonome, une force de lutte organisée et permanente, pour la satisfaction des masses, contre la domination de la classe possédante, avec comme but ultime, lui reprendre le pouvoir à terme.

Sinon le mouvement des gilets jaunes pourrait connaître le même sort que celui de mai 68. N’être qu’un épisode d’agitation, jusqu’au mouvement de masse suivant qui surviendrait alors, inéluctablement, lorsque le pouvoir en place aura repris ce qu’il n’aurait lâché que temporairement.

MaxKo, le 02/12/2018

Gilets Jaunes : Un cahier de Revendications adressé à l’Assemblée Nationale

Gilets Jaunes :

Un cahier de Revendications

adressé

à l’Assemblée Nationale :

 

 

Reçue par e-mail, une liste de propositions effectivement très intéressante et digne d’être relayée, en tant que contenu.

 

 

Elle est, hypothétiquement, une liste envoyée à l’Assemblée nationale par des Gilets Jaunes, mais sans plus de précision, et le retour qu’on en a semble donc venir des députés qui l’ont fait connaître après réception.

Procédé qui ne précise donc pas la légitimité représentative de cette initiative, par rapport aux initiateurs du mouvement. Il parait donc plus judicieux de la présenter comme une initiative relayée par certains députés, FI ou autres, à préciser, faite par un groupe de Gilets Jaunes indéterminé, jusqu’ à info complémentaire, actuellement introuvable.

 

>>> Après de nouvelles recherches, voilà ce que l’on peut trouver:

https://www.francebleu.fr/infos/societe/document-la-liste-des-revendications-des-gilets-jaunes-1543486527

C’est le seul lien qui évoque, de façon limitée et succincte, un éventuel historique de la genèse de cette liste revendicative.

 

Elle est annexée en doc « scribd » jointe à l’article:

https://fr.scribd.com/embeds/394450377/content?start_page=1&view_mode=scroll

 

>>> la façon dont cette doc se retrouve sur « scribd » reste inexpliquée. Néanmoins, c’est la seule trace « officielle » d’un document qui ne peut plus être altéré dans son contenu.

Je pense donc que c’est la référence qu’il faut utiliser, pour ne pas induire de manipulations politiques, d’où qu’elles viennent.

La référence citée par notre correspondant

http://levenissian.fr/Les-42-propositions-des-gilets-jaunes-aux-deputes

est donc manifestement de seconde main, et émane, en réalité, de ce blog:

https://yetiblog.org/le-programme-politique-des-gilets-jaunes-42-revendications/

Qui semble être un des premiers blogueurs a avoir relayé cette liste, et c’est cette présentation que l’on retrouve le plus souvent sur le net, avec ou sans source, donc, dans bien des cas.

Les deux articles de la FI:

https://melenchon.fr/2018/11/30/la-bonne-surprise-le-programme-des-gilets-jaunes/

https://lafranceinsoumise.fr/2018/11/29/demandes-des-gilets-jaunes-les-propositions-de-la-france-insoumise-toutes-rejetees-par-en-marche/

Ces deux articles visent à assimiler la liste revendicative des Gilets Jaunes aux propositions de la FI. Qu’il y ait des similitudes ou non n’est pas le problème. La question est de savoir si la FI soutient réellement le mouvement de masse dans sa propre dynamique démocratique et appuie cette liste comme émanant légitimement de ce mouvement.

Luniterre

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La liste des 42 revendications

des Gilets Jaunes

adressée à l’Assemblée Nationale :

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  1. Zéro SDF : URGENT.
  2. Impôt sur le revenu davantage progressif (plus de tranches).
  3. SMIC à 1300 euros net.
  4. Favoriser les petits commences des villages et centres-villes. (Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce) + de parkings gratuits dans les centres-villes.
  5. Grand Plan d’Isolation des logements. (faire de l’écologie en faisant faire des économie aux ménages).
  6. Que les GROS (Macdo, google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.
  7. Même système de sécurité social pour tous (y compris artisans et autoentrepreneurs). Fin du RSI.
  8. Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. (Pas de retraite à point).
  9. Fin de la hausse des taxes sur le carburant.
  10. Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.
  11. Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèquevacances.
  12. Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation.
  13. Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie c’est protéger notre savoir-faire et nos emplois.
  14. Fin du travail détaché. Il est anormal qu’une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des même droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu’un employeur français.
  15. Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.
  16. Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une Industrie Française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)
  17. Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.
  18. Que les causes des migrations forcées soient traitées.
  19. Que les demandeurs d’asiles soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l’alimentation ainsi que l’éducation pour les mineurs. Travaillez avec l’ONU pour que des camps d’accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l’attente du résultat de la demande d’asile.
  20. Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine.
  21. Qu’une réelle politique d’intégration soit mise en œuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d’Histoire de la France et cours d’éducation civique avec une certification à la fin du parcours).
  22. Salaire maximum fixé à 15 000 euros [mensuel, ndlr].
  23. Que des emplois soient crées pour les chômeurs.
  24. Augmentation des allocations handicapés.
  25. Limitation des loyers. + de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).
  26. Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage aéroport…)
  27. Moyens conséquents accordées à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.
  28. L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière.
  29. Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons qu’ils redeviennent publiques et que les prix baissent de manière conséquente.
  30. Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités.
  31. Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l’argent sur les personnes âgées. L’or gris, c’est fini. L’ère du bien-être gris commence.
  32. Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la Terminale.
  33. Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie.
  34. Le Référendum populaire doit entrer dans la Constitution. Création d’un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée Nationale qui aura l’obligation, (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures) de la soumettre au vote de l’intégralité des Français.
  35. Retour à un mandat de 7 ans pour le Président de la République. (L’élection des députés deux ans après l’élection du Président de la République permettait d’envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participait donc à faire entendre la voix du peuple.)
  36. Retraite à 60 ans et pour toutes les personnes ayant travaillées dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple) droit à la retraite à 55 ans.
  37. Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides PAJEMPLOI jusqu’à ce que l’enfant ait 10 ans.
  38. Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée.
  39. Pas de prélèvement à la source.
  40. Fin des indemnités présidentielles à vie.
  41. Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue.
  42. Taxe sur le fuel maritime et le kérosène.

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 Le doc PDF original enregistré sur « Scribd » :

Les-revendications-des-gilets-jaunes

 

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POINT DE VUE

COMPLÉMENTAIRE:

.

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En vue d’ouvrir une perspective politique

pour construire une alternative durable,

En avant vers la création d’un Collectif

Pour la Valeur Sociale du Travail !

LE TEXTE EN VERSION PDF:

.

La goutte de trop!

.

Collectif « Pour la valeur sociale du travail ! » – Contactez-nous : valeursocialetravail@protonmail.com

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ATTENTION !!!

Se méfier des manipulations !

Reçu, d’un autre camarade, le dernier tract de l’OCF, intitulé « Gilets jaunes : qu’y a-t-il à négocier ? ». Comme je lui ai récemment expliqué, il me semble plutôt centré sur les formes de démocratie directe à mettre en œuvre dans le mouvement, et donc à priori non seulement compatible, mais même complémentaire avec la démarche initiée au nom du Collectif Pour la valeur sociale du Travail.

C’est dans cet esprit que je pensais pouvoir le republier sur TML et d’autres blogs, éventuellement.

Ce qui m’a donc amené à m’intéresser également à la partie du tract signée Jean-David Nau/Radio Volontarisme.

De fait, tel qu’il se présente, ce tract de l’OCF présuppose, soit une alliance avec ce mouvement, soit, à tout le moins, une certaine convergence de vues et d’objectifs.

J’ai donc pris la peine d’analyser la réalité éventuelle de cette alliance, et je constate qu’elle est pour le moins étrange, ce mouvement de Jean-David Nau se réclamant d’une idéologie « libertarienne » qui est une forme de libéralisme « ultra », effectivement « anarcho-libérale », par certain côtés, mais essentiellement anti-communiste assumé et hautement revendiqué, dans son fond, et donc aussi loin du ML que possible, évidemment !!

Dans la mesure ou l’OCF est une organisation politiquement responsable, et qui, de plus, prétend parler, selon l’intitulé de son sigle, au nom des communistes de France organisés, elle doit donc assumer ses choix. Etre Communiste ML ou Volontariste-Libertarianiste, il faut choisir.

Non seulement il n’y a donc pas lieu de diffuser ce tract en l’état sur TML, mais il y a éventuellement lieu, dans la mesure du possible, et en espérant que cela le soit, de chercher à comprendre la cause d’une telle dérive, et/ou irresponsabilité.

Luniterre

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UNE REPONSE DE L’OCF , QUI ASSUME :

Salut,

Les textes que nous diffusons,  en externe,  ont pour vocation d’accompagner , si possible «  un pas en avant », le mouvement en cours. La démocratie directe, le système communal, etc …  tout cela ce sont de simples outils pour montrer qu’il y a d’autres choix que les élections, démission, etc …..

L’utilisation des chiffres qui figurent sur une image reprise du net : nous n’avons pas à y revenir. Cette synthèse nous parait parfaitement illustrative du vol aggravé commis par la bourgeoisie contre le peuple.

Comme nous n’en sommes pas les créateurs nous avons simplement cité la sources du document (c’est la moindre des choses de citer les sources qu’on utilise !) – Cela aurait été le figaro ou le front national, ou le PS qui aurait réalisé ce graphique, et bien nous aurions dit d’où cela provenait.

Un point c’est tout.

Il est donc bien vain te te lancer dans des conjectures qui n’ont pas lieu d’être. Tu aurais peut-être pu t’épargner, dans cette période si riche d’enseignements «  la peine d’analyser la réalité éventuelle de cette alliance »  (brrr , nous avons froid dans le dos !).

Economises tes forces pour d’autres –vrais – combats.

Avec nos amitiés.

OCF   02/12/2018

 NOTRE REPONSE :

Étrange raisonnement:

« L’utilisation des chiffres qui figurent sur une image reprise du net : nous n’avons pas à y revenir. »

Un peu d’analyse montre aussi que ces chiffres et l’utilisation qui en est faite ne correspondent pas à la réalité du vécu, notamment concernant le principe de la solidarité sociale, à travers la sécu, et même si elle est en partie mal gérée. Il s’agit clairement d’une manipulation, et même grossière!

En assumant de faire circuler ce document, et donc, logiquement, avec sa source, vous validez objectivement cette démarche, et vous incitez, de par le fait, vos lecteurs à suivre ce fil, jusqu’à « Radio Volontarisme » et donc jusqu’à la démarche politique de ce Jean-David NAU.

En tant qu’organisation politique supposée responsable, vous ne pouvez pas ne pas assumer les conséquences de votre communication.

« ce sont de simples outils pour montrer qu’il y a d’autres choix que les élections, démission, etc …..« 

Effectivement, il y a d’autres choix, mais ces choix là ne sont pas les miens!

Luniterre

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/12/02/gilets-jaunes-un-cahier-de-revendications-adresse-a-lassemblee-nationale/

 

Et la Marquise dansait sur les Champs-Élysées en flammes!!

 

 

 

 

Allô, allô, fidèle Édouard !

Mais quelle histoire ?!

Quelles nouvelles ?

 

Les Champs-Élysées en flamme ?

Castaner, Expliquez-moi, larbin modèle,

Qui sont ces manants infâmes,

Et vous, de Rugy, ce qu’ils réclament…

Comment cela est-il possible ?

__Cela n’est rien, Monsieur Le Macronien,

Cela n’est rien, tout va très bien.

Pourtant il faut, il faut que je vous dise,

Juste un tout petit rien, une bêtise :

«  Leurs revendications remises sur deux pages vont très au-delà des questions de la transition écologique, de la question des carburants proprement dite ; même si le mouvement est bien parti de la hausse des carburants  »

Constate enfin le De Rugy

Après plus d’une heure d’entretien

Avec Eric Drouet et Priscillia Ludosky…

 

__Cela n’est rien, Monsieur Le Macronien,

Cela n’est rien, tout va très bien.

Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise,

On déplore un tout petit rien :

Si la TICPE alluma le feu si bien ,

C’est que du vert personne n’y en a vu,

Même au Figaro, si vous l’aviez lu :

« …si la TICPE finance déjà peu la politique de transition énergétique, les hausses récemment décidées profiteront encore moins à l’écologie, … » « Au total, un peu moins de 20% des taxes sur le carburant servent à l’objectif d’une énergie plus propre. »

 

Mais, à part ça, Monsieur Le Macronien

Tout va très bien, tout va très bien.

Cela n’est rien, Monsieur Le Macronien,

Cela n’est rien, tout va très bien.

Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise,

Une taxe en plus ce n’est pas rien,

Et même sur BFM, c’est ce qu’ils disent :

« En 2016, le pourcentage d’impôts et de cotisations sociales que paient les salariés et les entreprises atteignait en France 47,6%[du PIB]. C’est plus qu’au Danemark, jusqu’alors champion du monde. »

 

Allô, allô, Le Maire et Darmanin

Pourquoi n’arrive-t-on à rien

Avec tout ce pognon de dingue ?

Quand faudra-t-il sortir les flingues ?

__Cela n’est rien, Monsieur Le Macronien,

Cela n’est rien, tout va très bien.

Même si la France dans la dette un rien s’enlise

Et La Tribune, du capital, il faut bien qu’on vous la lise :

« La tendance ne souffre d’aucune contestation. Avec la grande récession, la pauvreté a augmenté : au premier seuil de 50% de 628 000 personnes, au second de 60% de 824 000. La situation actuelle montre, ô combien, nous sommes en rupture avec la tendance historique. »

 

Allons, allons, De Rugy, mon bon,

«Mesures d’accompagnement », imagination,

De la concertation, vous connaissez la chanson,

__Cela n’est rien, Monsieur Le Macronien,

Cela n’est rien, tout va très bien.

Sauf un détail, une bêtise,

Ces manants répètent, quoi qu’on leur dise :

« Nous ce qu’on demande, c’est toujours la même chose. On veut vivre de notre travail. On veut pas d’assistanat juste une baisse des taxes comme la TVA ou la TICPE. On veut une réponse significative du gouvernement. »

 

Allez, allez, Le Maire et Darmanin

On les entend, mais on lâche rien,

Déjà la dette presqu’à fond du PIB, la limite,

Et L’an prochain près d’cent milliards, le déficit !

Un pognon de dingue, z’ont bien bossé pour rien,

Leur travail nous va très bien,

Oui, pour nous, tout va très bien !

__Pourtant, Monsieur le Macronien,

Il faut qu’on vous le dise, une lubie, une bêtise :

Dès Samedi aux Champs, On revoit ces manants…

Chez eux aussi, « On lâche rien ! », c’est c’qu’on entend !

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Sources des citations de la presse, dans l’ordre:

http://lavdn.lavoixdunord.fr/496708/article/2018-11-27/nouvel-appel-manifester-paris-samedi-apres-la-rencontre-avec-de-rugy

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2018/11/06/29006-20181106ARTFIG00176-carburants-la-hausse-des-taxes-ne-finance-presque-pas-la-transition-energetique.php

https://bfmbusiness.bfmtv.com/france/prelevements-obligatoires-la-france-ravit-la-premiere-place-au-danemark-1321636.html

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/la-remontee-de-la-pauvrete-en-france-792322.html

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/roppenheim-ces-gilets-jaunes-qui-preferent-champs-au-champ-mars-1580659.html

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Explication de texte…

 

 

Une parodie sur l’air d’une chanson qui est déjà elle-même une sorte de caricature…

 

La caricature, d’une situation comme d’un personnage, vise à simplifier, en faisant ressortir les traits déjà saillants, et ne déforme pas fondamentalement la réalité, qu’elle arrive à résumer, en réalité, par ce procédé.

Ici, le premier trait saillant est cette gigantesque tartufferie qu’est devenue la fiscalité «  verte  ».

Elle était un peu l’arbre planté là pour cacher la forêt, ou plutôt le maquis, devrait-on dire, des impôts et taxes dont l’hypothétique destination originelle est systématiquement détournée pour tenter de boucher, ici et là, les multiples trous du budget de l’État. (…)

Ce que le mouvement des Gilets Jaunes apporte d’utile et d’original, par rapport à la gauche réformiste traditionnelle, c’est l’expression du fait que les « Gilets Jaunes » sont des gens qui veulent vivre de leur travail et ne réclament pas de l’assistanat « social » en plus. De par le fait, ce qu’ils remettent au centre du débat politique, c’est donc bien la valeur sociale du travail, et ce faisant, ils font en quelque sorte et sans même le savoir, du marxisme pur et dur, à la manière dont M. Jourdain fait de la prose dans la célèbre pièce de Molière…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/30/et-la-marquise-dansait-sur-les-champs-elysees-en-flammes-explication-de-texte/

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https://cdni.rt.com/french/images/2018.11/article/5bf03b6309fac2c64c8b4568.JPG

INFO COMPLÉMENTAIRE :

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En vue d’ouvrir une perspective politique

pour construire une alternative durable,

En avant vers la création d’un Collectif

Pour la Valeur Sociale du Travail !

LE TEXTE EN VERSION PDF:

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La goutte de trop!

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A la racine du mal: « merci tonton! »[Mitterrand]

 

 

 

 

 

 

 

 

A la racine du mal:

« merci tonton! « [Mitterrand]

…et ses héritiers

et leurs « amis » d’aujourd’hui… !

Pour comprendre les racines de la révolte…

Pour la transformer en Révolution,

Savoir d’où l’on vient, pour rejeter

l’héritage de la Gauche réformiste

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/30/et-la-marquise-dansait-sur-les-champs-elysees-en-flammes-explication-de-texte/

 

 

Marie-Paule Nègre:

Que sont devenus les nouveaux pauvres?

Charlotte Pudlowski — 16 juin 2014 à 18h11 — mis à jour le 16 juin 2014 à 18h12

Marie-Paule Nègre a commencé à se pencher sur les Français en situation de pauvreté dans les années 1980 et n’a jamais cessé. Des familles qu’elle a photographiées à l’époque, elle a parfois retrouvé la trace dix ans ou vingt ans plus tard. Un travail exposé à la MEP, dans le cadre d’une retrospective plus générale sur son oeuvre, et qui permet de voir comment a évolué la pauvreté en plus d’un quart de siècle. C’était à la Maison Européenne de la Photographique , en 2014.

 Valenciennes, 1989 | Quand Marie-Paule Nègre a commencé à photographier des Français pauvres, dans les années 1980, elle avait intitulé son travail Contes des temps modernes ou la Misère ordinaire. Mais la presse parlait de «la nouvelle pauvreté».

Marie-Paule Nègre

Valenciennes, 1989 | Quand Marie-Paule Nègre a commencé à photographier des Français pauvres, dans les années 1980, elle avait intitulé son travail Contes des temps modernes ou la Misère ordinaire. Mais la presse parlait de «la nouvelle pauvreté».

 Heutrégiville, 1988 | C'étaient les années où le chômage «s'étirait comme du chewing-gum» selon Libération. Les nouveaux pauvres étaient ceux qui plongeaient dedans, faisant descendre l'ascenseur social qui se grippait.

Marie-Paule Nègre

Heutrégiville, 1988 | C’étaient les années où le chômage «s’étirait comme du chewing-gum» selon Libération. Les nouveaux pauvres étaient ceux qui plongeaient dedans, faisant descendre l’ascenseur social qui se grippait.

 Dijon, 1988 | A l'époque, Marie-Paule Nègre les photographie. 

Marie-Paule Nègre

Dijon, 1988 | A l’époque, Marie-Paule Nègre les photographie. 

 Villefranche-sur-Saône, 1988 | Elle parcourt la France, et se sert du noir et blanc.

Marie-Paule Nègre

Villefranche-sur-Saône, 1988 | Elle parcourt la France, et se sert du noir et blanc.

 Villefranche-sur-Saône, 1988 | Ce qu'elle fera jusqu'à la popularisation du numérique dans les années 2000.

Marie-Paule Nègre

Villefranche-sur-Saône, 1988 | Ce qu’elle fera jusqu’à la popularisation du numérique dans les années 2000.

 Denain, 1989

Marie-Paule Nègre

Denain, 1989

 Dijon, 1996 | Une dizaine d'années après ses premiers travaux, au milieu des années 1990, Marie-Paule Nègre retrouve une partie des familles qu'elle avait photographiées. Ici, portant la couronne de reine à droite, se tient la même femme que celle de la précédente photo prise à Dijon, de la femme qui baignait son enfant en regardant l'objectif (photo 3). 

Marie-Paule Nègre

Dijon, 1996 | Une dizaine d’années après ses premiers travaux, au milieu des années 1990, Marie-Paule Nègre retrouve une partie des familles qu’elle avait photographiées. Ici, portant la couronne de reine à droite, se tient la même femme que celle de la précédente photo prise à Dijon, de la femme qui baignait son enfant en regardant l’objectif (photo 3). 

 Valenciennes, 1996 | Le jeune homme figurant sur cette photo est le même que celui dans la même pose, dix ans plus tôt, dans la même ville (photo 1).  

Marie-Paule Nègre

Valenciennes, 1996 | Le jeune homme figurant sur cette photo est le même que celui dans la même pose, dix ans plus tôt, dans la même ville (photo 1).  

 Valenciennes, 2012 | Quand de nouveau, à partir de 2012, Marie-Paule Nègre se met en recherche des familles, tout est beaucoup plus simple grâce à Internet, elle retrouve leur trace bien plus aisément.

Marie-Paule Nègre

Valenciennes, 2012 | Quand de nouveau, à partir de 2012, Marie-Paule Nègre se met en recherche des familles, tout est beaucoup plus simple grâce à Internet, elle retrouve leur trace bien plus aisément.

 Denain, 2012-2013 | Marie-Paule Nègre retrouve des familles dont les enfants lui disent: «Vous étiez sur les vieux albums de famille et on se demandait qui vous étiez!» Ici, la maman est celle qui fut la petite fille de Denain regardant la télé dans une caravane (photo 6). 

Marie-Paule Nègre 

Denain, 2012-2013 | Marie-Paule Nègre retrouve des familles dont les enfants lui disent: «Vous étiez sur les vieux albums de famille et on se demandait qui vous étiez!» Ici, la maman est celle qui fut la petite fille de Denain regardant la télé dans une caravane (photo 6). 

 Juvisy, 2012-2013 | Ce qui a changé, selon elle, c'est d'abord la couleur. «Dans toutes les familles, j'avais le sentiment de voir des couleurs flashy, du fluo, ce qui n'était pas du tout le cas 20 ans ou 30 ans avant.»

Marie-Paule Nègre

Juvisy, 2012-2013 | Ce qui a changé, selon elle, c’est d’abord la couleur. «Dans toutes les familles, j’avais le sentiment de voir des couleurs flashy, du fluo, ce qui n’était pas du tout le cas 20 ans ou 30 ans avant.»

 Denain, 2012-2013 | L'islam aussi: «Beaucoup sont devenus musulmans, souvent via des mariages mixtes.» Marie-Paule Nègre avait photographié la tante de ces enfants par exemple, lors de sa communion. Ici, les deux enfants, ses neveux, sont en tenue de circoncision musulmane.

Marie-Paule Nègre

Denain, 2012-2013 | L’islam aussi: «Beaucoup sont devenus musulmans, souvent via des mariages mixtes.» Marie-Paule Nègre avait photographié la tante de ces enfants par exemple, lors de sa communion. Ici, les deux enfants, ses neveux, sont en tenue de circoncision musulmane.

 Denain, 2012-2013 | Ce qui n'a pas changé, c'est que ces familles ne sont pas sorties de la pauvreté. 

Marie-Paule Nègre 

Denain, 2012-2013 | Ce qui n’a pas changé, c’est que ces familles ne sont pas sorties de la pauvreté. 

 Juvisy, 2012-2013

Marie-Paule Nègre

Juvisy, 2012-2013

Charlotte Pudlowski

Charlotte Pudlowski journaliste, créatrice et rédactrice en chef du podcast Transfert

http://www.slate.fr/grand-format/marie-paule-negre-88319

EN DOC PDF, l’étude évoquée dans le texte:

ANNEES 80 – LES NOUVEAUX PAUVRES

Jour de Colère à Paris !

 

 

https://i.f1g.fr/media/figaro/680x/2018/11/24/XVM6157f694-efff-11e8-885a-b1fb59570753-805x453.jpg

Jour de Colère à Paris !

 

 

Pas de « casseurs de l’extrême » (…Ni droite ni gauche!) sur les Champs Élysées ce Samedi 24 Novembre 2018, mais simplement une foule venue manifester son raz-le-bol aux portes du « Palais » de la Macronie. Ce droit lui étant refusé, la manifestation prévue au Champ de Mars a été un échec total, il faut bien le reconnaître, car l’heure n’était pas encore au débat constructif pour une alternative, mais juste à l’expression de la colère contre la classe politique dans son ensemble, droite et gauche confondue, et sans parler non plus des syndicats qui semblent avoir définitivement perdu toute capacité d’intervention sociale, à moins d’un improbable réveil, et éventuellement poussé par une partie de la base.

La colère n’étant plus contenue, les choses ont dégénéré à plusieurs reprises quand les forces dites de l’ordre ont voulu évacuer l’avenue, sans y parvenir avant 17 heures, ce qui n’a pas, néanmoins, réellement mis fin aux troubles.

Cette « incapacité » a gérer la manifestation était-elle délibérément voulue ? Et dans quel but ? C’est la question qui restera longtemps…

Elle peut être une volonté de décrédibiliser le mouvement de la part du gouvernement Macron-Philippe, mais aussi, tout simplement, un reflet de la désagrégation du système et de ses contradictions internes.

L’Élysée était « enfermé » sur lui-même par les forces de police et drapé en quelque sorte dans son mépris du peuple, mais prisonnier, finalement de ses propres forces, dont il dépend et qui peuvent, à terme, décider d’une alternative à son incapacité, le cas échéant, si le mouvement continue.

A terme, face au discrédit total de la classe politique, la soupape de sécurité qu’aurait pu constituer une dissolution de l’assemblée nationale risque fort de ne pas fonctionner, et c’est tant mieux, vu l’incapacité chronique du parlement à traiter les problèmes économiques et sociaux, sinon pour tenter de replâtrer le système en voie de déliquescence.

L’alternative reste à construire à partir de la base, sur le terrain des luttes sociales, mais désormais tout à fait en dehors des cadres politiques et syndicaux traditionnels.

Luniterre

NOTRE POINT DE VUE:

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En vue d’ouvrir une perspective politique

pour construire une alternative durable,

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Pour la Valeur Sociale du Travail !

LE TEXTE EN VERSION PDF:

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La goutte de trop!

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Collectif « Pour la valeur sociale du travail ! » – Contactez-nous : valeursocialetravail@protonmail.com

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Sur le même thème:

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Gilets Jaunes : Roanne Mably RÉSISTANCE !!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/21/gilets-jaunes-roanne-mably-resistance/

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Du 17 au 24 Novembre, le combat continue… Vers une alternative anticapitaliste!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/21/du-17-au-24-novembre-le-combat-continue-vers-une-alternative-anticapitaliste/

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Gilets Jaunes De Roanne à Paris : RÉSISTANCE !!

 

 

Gilets Jaunes

De Roanne à Paris

RÉSISTANCE !!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/22/samedi-24-11-manif-au-champ-de-mars-a-paris-officiellement-autorisee/

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Gilets Jaunes : Roanne Mably RÉSISTANCE !!

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Du 17 au 24 Novembre, le combat continue… Vers une alternative anticapitaliste!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/21/du-17-au-24-novembre-le-combat-continue-vers-une-alternative-anticapitaliste/

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Dimanche 18 Novembre – « Gilets jaunes » – Le combat continue !

Dimanche

18 Novembre

 

« Gilets jaunes »

 

Le combat continue !

Les gilets jaunes du Brivadois poursuivent l’action dimanche 18 novembre

Publié
le 17/11/2018 à 18h41

Mis à jourMis à jour
le 17/11/2018 à 18h42

Les gilets jaunes du Brivadois poursuivent l'action dimanche 18 novembre

Brioude. Manifestation des gilets jaunes samedi 17 novembre © Pierre HEBRARD

Après une première journée de mobilisation réussie, à Brioude, le mouvement des gilets jaunes s’est donné rendez-vous pour une suite, dimanche 18 novembre, dès 8 h 30 [heure mise à jour].

Après un samedi 17 novembre de mobilisation rempli, qui a rassemblé environ 700 personnes sur les différents sites d’actions du Brivadois (dont le rond-point de la Limagne et ceux de Carrefour, François-Mitterrand et de la place de Paris) les gilets jaunes se sont retrouvés à leur point de départ, au rond-point de Flageac, vers 17 heures.

Plus de 700 gilets jaunes ralentissent Brioude

Brioude. Manifestation des gilets jaunes samedi 17 novembre

Rendez-vous donné à 8 h 30 au rond-point de Flageac

Une convergence réalisée à la tombée de la nuit dans la lumière des fumigènes, sous les sifflements des fusées et au son d’Antisocial de Trust. Motivés par des chiffres de mobilisations au-delà des espérances, les participants encore présents se sont donnés rendez-vous pour une seconde journée d’action, ce dimanche 18 novembre. « Emmanuel Macron n’a rien annoncé, remarquait le fédérateur de ce rassemblement, Loïc Laurent, donc on continue. »

Brioude. Manifestation des gilets jaunes samedi 17 novembre

Les gilets jaunes devraient donc reprendre possession du rond-point de Flageac dès 8 h 30, ce dimanche. Et si le premier mot d’ordre était de repartir sur le même principe d’action (des ralentissements), d’autres participants semblaient, eux, vouloir initier un réel blocage, dimanche, en faisant notamment brûler des pneumatiques…

Pierre Hébrard

https://www.lamontagne.fr/brioude/social/haute-loire/2018/11/17/les-gilets-jaunes-du-brivadois-poursuivent-l-action-dimanche-18-novembre_13055592.html

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Pau : reprise du mouvement ce dimanche

Les blocages des

Comme ici à Jurançon, une vingtaine de points de blocage avaient été dressés dans le département. Et les gilets jaunes remettront ça ce dimanche.

publié le 17 novembre 2018 à 18h52, modifié à19h28.

peu après 18h, les blocages des gilets jaunes étaient levés sur la plupart des points des Pyrénées-Atlantiques. Demain, dimanche, la mobilisation reprendra. 

Tous les blocages effectués dans l’agglo paloise ont été levés peu après 18h ce samedi. Face à des troubles de plus en plus nombreux, les organisateurs ont décidé d’en terminer avec cette journée de mobilisation. Mais avant de ranger les « gilets jaunes », certains manifestants effectuent une opération escargot sur la rocade de Pau, à hauteur du Zénith.

Selon nos informations, les gilets jaunes reprendront leur mouvement de contestation dès ce dimanche matin 7h. Ils comptent bloquer Auchan, Leclerc université et Carrefour Lescar, les trois grandes surfaces de l’agglo paloise.

Des actions sur les péages autoroutiers devraient également encore être menées. A Orthez également, les opérations reprendront ce dimanche, à partir de 8h. Rendez-vous place d’Armes.

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2018/11/17/les-blocages-des-gilets-jaunes-leves-reprise-du-mouvement-ce-dimanche,2467557.php

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HAUTS DE FRANCE:

Les blocages des gilets jaunes se poursuivent cette nuit et dimanche

18:58 – 17 novembre 2018

Près de 11 000 gilets jaunes étaient mobilisés, ce samedi, dans le Nord et le Pas-de-Calais.

Les gilets jaunes ont répondu présents ce samedi avec au total, quelque 282 710 gilets jaunes qui ont protesté dans toute la France contre la hausse des taxes sur le carburant. Le ministère de l’Intérieur a annoncé avoir recensé plus de 2 000 rassemblements, un mort, 227 blessés et 117 interpellations. La préfecture du Pas-de-Calais a recensé 3 800 manifestants pour 35 rassemblements dans le département et la préfecture du Nord, une vingtaine de points de rassemblement qui ont rassemblé 7000 manifestants.  Des stations essence, centres commerciaux, rond-point, péages et axes majeurs ont été bloqués à Lens, Liévin, Hénin-Beaumont, Arras, Béthune, Bruay-La-Buissière, Noeux-Les-Mines, Lillers…

Un blessé grave à Arras

Les barrages filtrants du début de matinée ont fait un blessé grave à Arras et plusieurs blessés légers à Hazebrouk. Certains points de blocage ont provoqué des tensions entre gilets jaunes et automobilistes qui tentaient de forcer le barrage. Les policiers et forces de l’ordre sont intervenus sur plusieurs points de blocages notamment sur l’A2 à Valenciennes et l’A21 à Somain pour déloger les manifestants.

Mobilisation non stop

De nombreuses opérations « péage gratuit » ont été organisées sur l’A26, notamment à Lillers, Aix-Noulette et Béthune. Le mouvement se poursuit d’ailleurs ce samedi soir et durant la nuit de samedi à dimanche au niveau du rond-point du péage de l’A26, du rond-point St pry et du rond-point Auchan La Rotonde.Les gilets jaunes veulent poursuivre leur mouvement de blocages et barrages filtrants pendant « 3 ou 4 jours à Béthune », selon les organisateurs. Dans le Lensois, les manifestants se donnent à nouveau rendez-vous dimanche matin à 8h, à Cora Lens 2. Les blocages devraient se poursuivre également à Arras, sans précision des lieux de mobilisation pour le moment.

https://www.horizonradio.fr/article-14689-les-blocagesdes-gilets-jaunes-se-poursuivent-cette-nuit-et-dimanche.html

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« Gilets jaunes »: de nouvelles actions prévues ce dimanche en Nord-Isère

La mobilisation a pris fin ce samedi en Nord-Isère, à l’exception du péage de Chanas qui restait encore bloqué en début de soirée. D’autres blocages sont annoncées pour ce dimanche 18 novembre, notamment au péage de Saint-Quentin-Fallavier et à La Tour-du-Pin.

Les derniers chiffres de la préfecture de l’Isère, à 16h, ce samedi, donnaient une participation d’environ 3 000 manifestants sur les différents points du département et 35 points de rassemblements. Une vingtaine de points ont été bloqués ce samedi en Nord-Isère.

Ce samedi soir, à 19h30, tous les blocages étaient levés sauf à Chanas où l’entrée sur l’autoroute est toujours déconseillée et la sortie interdite et Salaise-sur-Sanne. Les « gilets jaunes » n’ont pas indiqué quand ils lèveront le blocage, vont-ils rester toute la nuit ?

Ce dimanche 18 novembre, sont d’ores et déjà annoncées une action dès 8h au péage de Saint-Quentin-Fallavier et à 13h à la sortie d’autoroute de La Tour-du-Pin. Du côté de la vallée du Rhône, les organisateurs restaient flous sur de nouveaux points de blocage ce dimanche mais ont annoncés que des actions coup de poing pourraient encore être organisées dans la semaine à venir.

A 16h, à Vienne, la manifestation se termine, la place Saint-Louis est bloquée. Photo Le DL/Georges AUBRY

A Tignieu-Jameyzieu, en début d'après-midi, le centre commercial Leclerc et des magasins de la place du Dauphiné ont fermé leurs portes. Les gilets jaunes se sont déplacés vers Lidl où la direction a décidé «dans de bonnes relations» de fermer le magasin. Elle a même offert des viennoiseries prévues pour la vente de l'après-midi et des boissons. Les gilets jaunes restent pour bloquer les entrées vers les pompes à essence. A 15 h 30, les gilets jaunes se déplacent vers le Carrefour Market de Pont-de-Chéruy, où se dirigent les clients. Photo Le DL/Michel ORY

Au pont de Loyettes : A 7 h et demi, les engins de travaux publics se sont mis en place avec des feux clignotants. A partir de 8 h, les gilets jaunes étaient nombreux pour exprimer «le ras le bol de tout ». Une bonne centaine de gilets jaunes était en place aux deux entrées du pont. Photo Le DL/Michel ORY

Environ 800 personnes manifestent à Vienne. Photo Le DL/Georges AUBRY

Départ de la manifestation à Vienne. Photo Le DL/Georges AUBRY

A Saint-Quentin-Fallavier, la pluie s’est intensifiée. Les "gilets jaunes" se sont donc, pour la plupart, mis à l’abri sous la barrière de péage. L’opération "autoroute gratuite" est toujours active même si le mouvement a perdu une bonne cinquantaine de manifestants. Photo Le DL/Yann GIRAUD

15h30: A Vienne, le défilé se poursuit mais certains manifestants marchent vers la mairie où il y a un mariage. Sans autorisations. Les autres poursuivent sur le chemin prévu.

https://www.ledauphine.com/isere-nord/2018/11/17/mobilisation-des-gilets-jaunes-suivez-la-situation-en-direct-dans-le-nord-isere-les-blocages-et-les-conditions-de-circulation