Front social en France

EN GUISE DE VŒUX, 4 THÈMES DE RÉFLEXION POUR 2018…

 

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EN GUISE DE VŒUX,

 

 

4 THÈMES DE RÉFLEXION POUR 2018…:

 

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   «  La Société de l’Arnaque,

ou « fake-capitalism », c’est le stade suprême

de la Société spectaculaire marchande,

celui où le Spectacle de la monnaie de singe

(QE, DTS, Revenu Universel, etc…),

a totalement fini de remplacer

la marchandise, dont la valeur tend vers zéro

(production robotisée)… »

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Avec la robotisation et l’automatisation de la production, et même, de plus en plus, des services, les possibilités d’élargissement du capital s’en trouvent-elles augmentées ou au contraire, réduites ?

 

La baisse tendancielle du taux de profit, dans le processus d’élargissement « productif », amène inexorablement à la deuxième réponse, la réduction… La domination de classe des capitalistes prendra-t-elle fin « naturellement », par un simple tarissement des sources de profits du secteur « productif », cédant « généreusement » la place aux rêveurs gauchistes et autres pseudo-  « communistes prolétariens » ou bien la classe dominante a-t-elle déjà une stratégie en œuvre pour « ne rien lâcher » de ses privilèges exorbitants et de son pouvoir… ?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/03/la-societe-de-larnaque-un-theme-de-reflexion-pour-2018/

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

 

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Le marxisme était-il à la base

du socialisme en URSS,

et quelles leçons peut-on en tirer ?

Une étude en réponse

aux allégations mensongères du type

« capitalisme=socialisme »

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Comme on l’a rappelé à l’occasion du centenaire d’Octobre, le capitalisme provisoirement vaincu, pendant quelques décennies, par cette Révolution en Russie puis dans l’ensemble des pays qui ont formé l’URSS et quelques autres, à la suite, est un type de relation économique lié à l’histoire de la bourgeoisie, une classe sociale qui a déjà 1000 ans d’existence et dont l’expérience économique et politique est à la fois multiséculaire et multiforme, avec une grande faculté d’adaptation et une grande capacité de se « conserver » et de « réagir », au sens précisément « réactionnaire » contre tout ce qui la menace, avec à la fois une férocité implacable dans la répression et une grande rouerie pour renverser les rôles et se poser dans le rôle de la « victime » des révolutionnaires qui veulent se libérer de sa domination.

Ceci dit, mille ans d’histoire, ce n’est pas mille ans au pouvoir et il lui a fallu près des trois-quarts de ce temps, soit plus de 7 siècles pour devenir tout à fait la classe dominante, après de nombreuses tentatives insuffisantes et rechutes sous la coupe de l’aristocratie. (…)

L’idée même de socialisme n’a quant à elle guère plus d’un siècle et demi, et ses premières concrétisations sur le terrain, encore moins.

Si Marx a eu mille ans d’histoire de la bourgeoisie à étudier pour en déduire les lois fondamentales du capitalisme, il n’avait pas même un siècle de développement du prolétariat industriel à étudier pour comprendre ses possibilités de réorganisation de l’économie et les fondamentaux d’un nouveau développement économique qui pourrait s’en dégager. Il n’a pu progresser, dans ce domaine, que par approches successives et par déductions prospectives, au fur et à mesure des questions qui se posaient aux partis prolétariens…

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

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Le marxisme était-il à la base

du socialisme en URSS,

et quelles leçons peut-on en tirer ?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

 

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Démocratie prolétarienne

et planification socialiste :

 

le rôle de l’informatique

et de l’interactivité

Équilibrer une économie socialiste, cela signifie faire correspondre l’organisation et le développement des forces productives aux besoins sociaux réels de la population, en commençant par ceux qui sont absolument vitaux, et cela inclut aussi la détermination et le choix des besoins collectifs, dans tous les domaines.

Évidemment, c’est l’ensemble qui doit tenir compte des ressources disponibles, qui ne sont pas illimitées. Il y a donc des choix à faire, des choix collectifs, bien évidemment, mais qui doivent aussi tenir compte des besoins pour la consommation individuelle.

(…)

Ce qui tenait de la gageure, mais n’a pas empêché l’URSS de se développer, tant qu’elle a tenté de s’en tenir aux fondamentaux du socialisme, tout cela peut être désormais grandement facilité par les nouvelles technologies et le développement de l’interactivité qui fait de la démocratie directe une application pratique…

La cohérence des principes fondamentaux du marxisme pour la phase de transition avec ces développements technologiques, c’est le thème principal de nos études, sur TML, depuis l’échec des luttes contre la Loi El Khomri, et les leçons que nous avons tenté d’en tirer… Un message difficilement reçu par la plupart des pseudos- »marxistes », plutôt désireux de protéger leur petit cocon gaucho-utopiste et idéaliste bourgeois, en réalité.

Pourtant, une telle réflexion avait déjà été tentée, dès les années 90, et assez paradoxalement, en Grande Bretagne, par un économiste (Cockshott) et un informaticien (Cottrell), restés associés depuis, pour ce combat !

 


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De l’époque du Manifeste communiste

à nos jours…

Trois époques,

Trois évolutions de la stratégie

révolutionnaire

 Par notre camarade WH, du site « Les prolétaires de fer »

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/12/trois-epoques-trois-evolutions-de-la-strategie-revolutionnaire/

 

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Mort de Rémi Fraisse : L’État Français s’auto-amnistie. . . !

Rémi Fraisse assassiné :

L’État Français

S’auto-amnistie. . . !

Mort de Rémi Fraisse: non-lieu en faveur du gendarme

Résultat de recherche d'images pour "Mort de Rémi Fraisse: non-lieu en faveur du gendarme"

AFP, publié le mardi 09 janvier 2018 à 19h03

Plus de trois ans après la mort de Rémi Fraisse à Sivens (Tarn), la justice a délivré mardi un non-lieu en faveur du gendarme ayant tiré la grenade qui a tué le militant écologiste. 

Une décision vivement critiquée par le père de la victime qui dénonce une « justice aux ordres » et va faire appel.

« L’ordonnance de non-lieu était inévitable car personne n’avait été mis en examen (dans cette affaire), donc ce n’est pas réellement une surprise », a indiqué l’avocat du gendarme, Me Jean Tamalet.

« Par ailleurs, le réquisitoire définitif (du parquet de Toulouse) réclamait un non-lieu en insistant sur les fruits de l’instruction qui concluaient à un épouvantable accident », a-t-il ajouté à l’AFP.

« Le procureur rappelait qu’il y avait eu une instruction fouillée, de nombreuses expertises, et que l’emploi de la force avait été proportionné à la situation », et que celui de « la grenade correspondait à l’application des textes » alors en vigueur, a poursuivi Me Tamalet.

Rémi Fraisse, âgé de 21 ans, avait succombé à l’explosion d’une grenade tirée par un gendarme lors de violents affrontements sur le chantier de la retenue d’eau controversée de Sivens, le 26 octobre 2014.

Trois semaines après la mort du militant écologiste, le gouvernement avait annoncé l’interdiction des grenades offensives à l’origine de ce décès, après avoir suspendu leur utilisation.

« Mon client est soulagé, même s’il continue à vivre avec ce drame », a souligné Me Tamalet. Avec cette décision « il va pouvoir continuer à se reconstruire ».

« On s’y attendait. Tout a été fait par les juges et le parquet pour une instruction à décharge des gendarmes », a de son côté lancé le père de la victime, Jean-Pierre Fraisse. Selon lui, « de toutes les façons, la décision a été prise à un haut niveau. La justice est aux ordres, point barre ».

– « La raison d’Etat a prévalu » –

« La raison d’État de deux gouvernements successifs a prévalu alors qu’il n’y avait aucune raison puisqu’il y a mort d’homme. Si la France n’est pas capable de faire toute la vérité alors qu’il y a mort d’homme dans quel pays vivons nous? », s’est-il insurgé.

« Nous allons faire appel! », a affirmé Me Claire Dujardin, qui défend la famille Fraisse, soulignant qu’elle était décidée à aller « au bout » de la procédure en France même si elle ne se « fait pas d’illusion ». 

« On sait déjà comment ça va se passer », a-t-elle ajouté, rappelant que ses « demandes d’acte ont toutes été refusées: absence de reconstitution, d’appel à témoins, d’auditions du préfet du Tarn »… L’avocate s’est dite prête à porter « les faits devant la Cour européenne des Droits de l’Homme » et à demander « à ce que la responsabilité de l’État soit engagée ».

« Nous regrettons ce non-lieu », a réagi Europe Écologie – Les Verts (EELV). « Qu’on puisse mourir tué par une grenade militaire en occupant pacifiquement un bois à protéger n’est ni normal ni accidentel. Il faut un procès pour éclaircir les responsabilités », a estimé le mouvement.

« Je pense à ceux qui savent pourquoi cela est arrivé (…). J’imagine qu’ils sont face à leur conscience parfois dans le silence de la nuit. Et qu’elle est taraudante. Comme les renoncules ont refleuri à Sivens, la vérité adviendra un jour », a tweeté l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot.

« L’affaire Rémi Fraisse est enterrée….. Sans justice, vous n’aurez jamais la paix! », a pour sa part assuré Olivier Besançenot (NPA).

Dans ses réquisitions de non-lieu, le parquet de Toulouse était revenu sur la personnalité de Rémi Fraisse: « Un jeune homme totalement intégré, calme, pondéré et pacifique ». 

« Rien dans son parcours, bien au contraire, ne met en exergue une quelconque agressivité ou acte de violence à l’encontre des institutions ou représentants des forces de l’ordre », avait-il souligné.

Le projet de barrage a depuis été abandonné, mais un autre, réduit de moitié, est à l’étude. Les zadistes qui occupaient le site en ont été délogés le 6 mars 2015.

https://actu.orange.fr/france/mort-de-remi-fraisse-non-lieu-en-faveur-du-gendarme-CNT000000VbPHX/photos/manifestation-en-hommage-a-remi-fraisse-a-paris-le-8-novembre-2014-84b0ff327ae289976e165cf80cbf2f5f.html

https://i1.wp.com/images.charentelibre.fr/2018/01/09/5a54e4c97971bbfc49b2e4f9/golden/1000x625/la-mort-de-remi-fraisse-avait-donne-lieu-a-de-nombreuses-manifestations.jpg

Vieillir en France : …Sur le Radeau de la Méduse !

 

 

Vieillir en France :

Sur le Radeau de la Méduse !

 

 

Je travaille depuis trois mois au Centre Hospitalier du Cheylard en Ardèche. Enfin, je travaillais, car mon dernier contrat de 3 semaines se termine le 4 Janvier prochain et c’est avec dégout et la boule au ventre que je quitte ce radeau de la méduse.

Par Mathilde Basset, Infirmière

 

 

 

 

Madame la Ministre,

Je suis infirmière depuis un an et demi. Je travaille depuis trois mois au Centre Hospitalier du Cheylard en Ardèche. Enfin, je travaillais, car mon dernier contrat de 3 semaines se termine le 4 Janvier prochain et c’est avec dégout et la boule au ventre que je quitte ce radeau de la méduse. J’y ai travaillé 2 mois en médecine / SSR / Urgences. Dans ce service, une infirmière peut se retrouver à gérer seule 35 patients relevant d’une surveillance clinique accrue, accueillir un ou plusieurs usager(s) qui entre de manière « programmée » et prendre en charge une ou deux urgence(s) vitale(s), le tout simultanément. C’est ce qui m’est arrivé. Pour m’aider ? la bienveillance d’une infirmière coordinatrice du service qui devait étre partie depuis plus de deux heures, des aide-soignantes à raison de une pour un couloir de 15 à 20 patients. J’ai tenu deux mois – octobre et novembre – puis j’ai arrété. On continue ?

En Décembre, je suis descendue d’un étage direction l’EHPAD de l’Hopital. ( des couloirs hospitaliers, des chambres doubles sans vide ni oxygène mural, des chariots lourds, seulement 2 ascenseurs pour les visites et les soins). Ce que j’ai omis de vous dire, c’est que l’EHPAD comprend 99 résidents sur trois niveaux. Nous tournons à 3 infirmières ( matin, journée et soir), à deux (matin, soir) les week ends, les fériés, les vacances et en cas d’arrêt. Bien que situé dans un hôpital, l’EHPAD n’embauche pas d’infirmière de nuit faute de budget pathos. Et on continue à faire croire au usagers et à leur famille qu’ils seront soignés quoi qu’il arrive. Ce matin, j’étais donc seule pour 99 résidents, 30 pansements, un oedeme aigü du poumon, plusieurs surveillances de chutes récentes et j’en passe. Mes collègues aide-soignants étaient eux aussi en effectif réduit ce qui ne leur permettaient pas de distribuer les médicaments comme généralement pratiqué après vérification des 99 piluliers complétés par la pharmacie interne. (Et ce, dans le cas où il s’agit bien d’aide-soignants et non d’agents de service hospitaliers faisant fonction d’AS, pas formés ou formés sur le tas avec toutes les lacunes que cela engendre)

Ce matin, j’ai craqué. Comme les 20 jours précédents. Je m’arrache les cheveux, au propre comme au figuré. Je presse les résidents pour finir péniblement ma distribution de médicaments à 10h15 ( débutée à 7h15), je suis stressée donc stressante et à mon sens, maltraitante. Je ne souhaite à personne d’étre brusqué comme on brusque les résidents. Disponible pour personne, dans l’incapacité de créer le moindre relationnel avec les familles et les usagers, ce qui, vous en conviendrez, est assez paradoxal pour un soi-disant lieu de vie.
Je bacle. Je bacle et agis comme un robot en omettant volontairement les transmissions de mes collégues que je considère comme les moins prioritaires pour aller à l’essentiel auprès des 99 vies dont j’ai la responsabilité.

J’adore le soin, le care, la relation de confiance avec mes patients, mais je ne travaille pas dans un lieu de vie médicalisé. Je suis dans une usine d’abattage qui broie l’humanité des vies qu’elle abrite, en pyjama ou en blouse blanche.
Arrivez-vous à dormir ? Moi non. Et si c’était vous? Vos parents? Vos proches ? Que voulons-nous faire pour nos personnes agées ? Pour les suivants ?

J’ai peur Mme la Ministre. Votre politique gestionnaire ne convient pas à la logique soignante. Ce fossé que vous avez créé, que vous continuez de creuser promet des heures bien sombres au « système de Santé ». Venez voir, rien qu’une fois. Moi je rends mon uniforme, dégoûtée, attristée.

 

 

http://www.ledauphine.com/ardeche/2018/01/06/epuisee-l-infirmiere-rend-sa-blouse-blanche

 

 

« Robotisation » et « fake-capitalism », le débat continue…

 

 

 

« Robotisation » et « fake-capitalism »,

le débat continue…

 

 

Les aléas de l’IA,

de Marx à « Terminator »,

en passant par Benoît Hamon…

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/

 

Effondrement du Rana Plaza : plus de 1000 prolétaires assassinés sur l’autel de la « rentabilité »

Sans théorie révolutionnaire, il ne peut pas y avoir de mouvement révolutionnaire.

V. I. Lénine

Monnaie, monnaie ! Capitalisme ou Socialisme ?

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Monnaie, monnaie !

Capitalisme

ou Socialisme ?

 

 

 

Une brève réponse, suite à la présentation, sur le blog VLR, d’un volumineux document, intéressant par le grand nombre d’informations qu’il contient, mais qui prétend proposer diverses alternatives au système monétaire actuel, sans toutefois en faire d’explications autre que purement empiriques, très compliquées malgré tout, et très peu convaincantes, en fin de compte. L’essentiel y est oublié, et pour cause…

 

 

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1029

 

« Notre société est fondamentalement absurde et profondément injuste à cause d’un système monétaire qui est, de fait, une énorme supercherie. » C’est ce que nous dit Marc Jutier en présentation de son fort intéressant livre sur le sujet : « La monnaie pour les nuls »…  ( http://mai68.org/spip2/spip.php?article1029 ) Que le système monétaire actuel repose sur une escroquerie à grande échelle, on n’en doute pas, mais est-ce bien la cause fondamentale des maux que nous inflige le capitalisme ? Il réduit à très peu l’indépendance des nations et des États, nous explique-t-il, ce qui parait être une évidence à l’heure de la « mondialisation », mais est-ce là encore le bon fil de la réflexion ? Prenons le déjà par ce bout…

Il est évident qu’un état ne peut être indépendant que s’il contrôle complètement sa propre monnaie. Même si ce n’est pas non plus le seul critère d’indépendance, tout aussi évidemment.

Le contrôle de la création monétaire implique de contrôler les banques, c’est à dire, en pratique, de les nationaliser.

Mais cela ne suffit encore pas à déterminer la nature sociale ou non de la politique suivie, des choix de gestion.

Selon une règle économique de base, l’argent en circulation est censé représenter la valeur globale des biens en capacité d’être échangés.

La valeur globale des biens n’est jamais que la valeur du travail socialement nécessaire à leur production et accumulé en eux.

C’est la loi de l’offre et de la demande, ou loi du marché, qui provoque à la fois des déséquilibre et des crises, en permettant également aux capitalistes toutes les manœuvres de spéculation, de dumping, etc…

Ce n’est que très rarement que le marché permet un équilibre réel entre offre et demande, faisant coïncider valeur réelle et prix du marché.

De plus, sous le capitalisme, cela ne correspond qu’à un équilibre entre production et demande solvable, c’est à dire de la part de ceux qui ont les moyens financiers, indépendamment de leurs besoins sociaux réel, et sans rapport avec la mesure de leurs besoins vitaux.

L’équilibre du marché répond d’abord à des besoins solvables et non à des besoins sociaux.

Il n’est qu’un équilibre illusoire, entre deux crises, et qui laisse les plus démunis sur le carreau, quoi qu’il en soit.

Un état indépendant et réellement socialiste doit donc chercher à se libérer de la loi du marché.

C’est à dire faire correspondre, de manière nécessairement planifiée, la production aux besoins sociaux et aux besoins vitaux réels de sa population.

C’est l’élaboration démocratique du plan, avec la participation de tous, qui fait la différence entre socialisme réel, démocratique prolétarien, et pouvoir bureaucratique, régénérateur de capitalisme.

Avec les moyens modernes de communication et d’échange, à l’ère de l’internet, une élaboration interactive et démocratique du plan, faisant correspondre besoins sociaux et production, c’est devenu tout à fait possible.

La méthode simple d’échange que Marx proposait par les « bons de travail » dans la Critique du Programme de Gotha est aujourd’hui devenu possible à grande échelle, si l’on considère que ce « bon de travail » était la définition même d’une monnaie socialiste alternative indépendante du système capitaliste.

Pour un état réellement socialiste et indépendant, cela implique donc également le contrôle du commerce extérieur, selon la règle qui veut que l’argent en circulation soit censé représenter la valeur globale des biens en capacité d’être échangés.

La part et la nature des imports-exports doivent donc aussi être déterminées démocratiquement lors de l’établissement du plan, avec les secteurs économiques concernés.

Elle doit nécessairement être compatible avec l’équilibre budgétaire global.

Pas de libre échangisme international débridé, pas de mondialisation imposant la dictature d’un système : le capitalisme/impérialisme.

Par la suite s’imposeront des négociations bilatérales financièrement équilibrées entre états souverains, même si de natures sociales par forcément homogènes. Retour à la Charte de la Havane (1948)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_La_Havane

Tout ça n’est pas si compliqué, en fin de compte, même si résumé au plus court, ici.

Pour mieux comprendre, voici ce que Marx proposait, dans la Critique du Programme de Gotha, comme principe d’échange économique, pour la période de transition :

 » Ce à quoi nous avons affaire ici, c’est à une société communiste non pas telle qu’elle s’est développée sur les bases qui lui sont propres, mais au contraire, telle qu’elle vient de sortir de la société capitaliste  ; une société par conséquent, qui, sous tous les rapports, économique, moral, intellectuel, porte encore les stigmates de l’ancienne société des flancs de laquelle elle est issue  . Le producteur reçoit donc individuellement – les défalcations une fois faites – l’équivalent exact de ce qu’il a donné à la société. Ce qu’il lui a donné, c’est son quantum individuel de travail. Par exemple, la journée sociale de travail représente la somme des heures de travail individuel  ; le temps de travail individuel de chaque producteur est la portion qu’il a fournie de la journée sociale de travail, la part qu’il y a prise. Il reçoit de la société un bon constatant qu’il a fourni tant de travail (défalcation faite du travail effectué pour les fonds collectifs) et, avec ce bon, il retire des stocks sociaux d’objets de consommation autant que coûte une quantité égale de son travail. Le même quantum de travail qu’il a fourni à la société sous une forme, il le reçoit d’elle, en retour, sous une autre forme  .

 

C’est manifestement ici le même principe que celui qui règle l’échange des marchandises pour autant qu’il est échange de valeurs égales. Le fond et la forme diffèrent parce que, les conditions étant différentes, nul ne peut rien fournir d’autre que son travail et que, par ailleurs, rien ne peut entrer dans la propriété de l’individu que des objets de consommation individuelle. Mais pour ce qui est du partage de ces objets entre producteurs pris individuellement, le principe directeur est le même que pour l’échange de marchandises équivalentes  : une même quantité de travail sous une forme s’échange contre une même quantité de travail sous une autre forme.

 

Le droit égal est donc toujours ici, dans son principe… le droit bourgeois, bien que principe et pratique ne s’y prennent plus aux cheveux, tandis que l’échange d’équivalents n’existe pour les marchandises qu’en moyenne et non dans le cas individuel.

 

En dépit de ce progrès, le droit égal reste toujours grevé d’une limite bourgeoise. Le droit du producteur est proportionnel au travail qu’il a fourni  ; l’égalité consiste ici dans l’emploi du travail comme unité de mesure commune. »

Pour comprendre en quoi ce système d’échange constitue néanmoins une rupture d’avec le capitalisme, il faut que l’on se remémore quelques aspects fondamentaux de la loi de la valeur. La notion de valeur est liée à la notion de quantité moyenne (Quantum) de travail socialement nécessaire à la production d’un bien ou d’un service.

Elle est d’abord liée à la valeur d’usage, même si elle n’est pas strictement déterminée par elle, et non pas au prix de marché.

En effet, l’échange commercial ne se produit jamais que pour des biens et services ayant une utilité sociale, une valeur d’usage (hors œuvres d’art et collections).

Le cas d’un service aux personnes dépendantes est exemplaire au sens où il est le plus souvent invendable à son coût de production sur le marché libre. Il a besoin, la plupart du temps, de subventions publiques pour être effectué, alors même qu’il répond à un besoin social et qu’il a donc une valeur d’usage évidente, à la base, au moment de sa conception comme service, à priori invendable.

Dans le système capitaliste les biens et services sont évidemment d’abord conçus pour rencontrer un besoin solvable, mais ils contiennent, dès leur production, un Quantum de travail socialement nécessaire,voire même dès leur conception, celle ci incluant généralement la conception du processus de production adapté, et cela indépendamment du fait qu’ils rencontrent ou non preneur sur le marché, en fin de compte, en fonction des aléas de celui-ci.

C’est pourquoi la conception marxiste de l’économie de transition est incompatible avec la conception trotskyste, que ce soit celle du « Programme de Transition » ou celle définie également par Trotsky lui-même, en 1939, dans son exposé de base prétendant résumer les principes du « marxisme », relus à sa manière :

« En acceptant ou en rejetant les marchan­dises, le marché, arène de l’échange, décide si elles contiennent ou ne contiennent pas de travail socialement nécessaire, détermine ainsi les quantités des différentes espèces de marchandises nécessaires à la société, et, par conséquent, aussi la distribution de la force de travail entre les différentes branches de la production. »

https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/04/lt19390418b.htm

On ne peut plus clairement se mettre à la remorque du marché ni carrément affirmer plus péremptoirement que le plan doit être établi en fonction du marché et non des besoins sociaux réels !!!

On ne peut réviser plus grossièrement les fondamentaux les plus basiques du marxisme !!!

Vue sous cet angle, avec l’aide d’un exemple concret, l’impasse que représente le trotskysme est encore plus évidente que dans l’approche théorique qui s’est dégagée du débat avec le camarade Viriato :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

Néanmoins, constater que le trotskysme est disqualifié pour prétendre au renouveau d’un marxisme révolutionnaire n’est qu’une étape parmi d’autres et non pas une fin en soi.

Nous avions déjà pu faire le même constat en faisant l’étude et le bilan du maoïsme, en éclaircissant les ambiguïtés apparentes de la très nébuleuse « Wertkritik », tout comme celles des théories de Boukharine et Preobrajensky, plus marquées par leur époque, mais dont il importait aussi de faire le bilan historique.

Ce que la confrontation du trotskysme avec les problèmes économiques de la période de transition met particulièrement en lumière, c’est l’articulation dialectique des deux lois incontournables qui gouvernent encore actuellement l’économie capitaliste, celle du marché et celle de la valeur, et comment la soumission à la loi du marché mène inévitablement à la soumission au capitalisme et à son rétablissement, au cours de la période de « transition », qui cesse ainsi d’être une voie ouverte vers le communisme.

Alors que le fait de s’en libérer permet de maitriser la survivance provisoirement nécessaire de la loi de la valeur, en maitrisant l’équilibre économique en valeur-travail, afin de subvenir aux besoins sociaux réels, sur la base d’un nouveau mode de répartition et d’échange, où, selon la formule de Marx :

« une même quantité de travail sous une forme s’échange contre une même quantité de travail sous une autre forme. »

 

Luniterre

 

« Monnaie ! Monnaie ! » : Quelques éléments nouveaux au débat sur Agoravox et VLR-Mai 68…:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/14/monnaie-monnaie-quelques-elements-nouveaux-au-debat-sur-agoravox-et-vlr-mai-68/

 

+Liens utiles :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/11/monnaie-monnaie-capitalisme-ou-socialisme/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/30/trotsky-contre-marx-le-round-final-sans-pic-a-glace-suite/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/valeur-loi-de-la-valeur-plus-value-un-essai-de-breve-definition/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

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   « ♦ 49 ♦ Le spectacle est l’autre face de l’argent : l’équivalent général abstrait de toutes les marchandises. Mais si l’argent a dominé la société en tant que représentation de l’équivalence centrale, c’est-à-dire du caractère échangeable des biens multiples dont l’usage restait incomparable, le spectacle est son complément moderne développé où la totalité du monde marchand apparaît en bloc, comme une équivalence générale à ce que l’ensemble de la société peut être et faire. Le spectacle est l’argent que l’on regarde seulement, car en lui déjà c’est la totalité de l’usage qui s’est échangée contre la totalité de la représentation abstraite. Le spectacle n’est pas seulement le serviteur du pseudo-usage, il est déjà en lui-même le pseudo-usage de la vie. »

(Guy DEBORD)

Colonialisme, esclavagisme : « héros » de France et d’ailleurs…

Colonialisme

& impérialisme :

Trump consacre

Jérusalem capitale

 

Un Père Noël à la hauteur de ses promesses…

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La Roue de l’Histoire peut-elle à ce point tourner à l’envers ?

Donald Trump, qui est lui-même une sorte de caricature vivante, détruit d’un geste les derniers faux-semblants « humanistes » et « pacifistes » dont se drapait le reste de l’Occident sur la question de la situation au Moyen-Orient.

Pour la forme « diplomatique » une volée de « protestations » se répand dans les tuyaux médiatiques, sans aucune conséquence réelle.

La consécration officielle du colonialisme, après le retour évident de l’esclavagisme, ce sont là deux signes majeurs de l’ « évolution » de la civilisation humaine au 21ème siècle… Les signes d’une régression profonde.

En France, à la même heure où l’on se préoccupe fort d’enterrer en grande pompe D’Ormesson et Johnny, deux icônes d’une époque révolue, Paris fait la chasse aux SDF pour les empêcher de dormir dans les rues sans pour autant régler autrement le problème du logement… Soit l’embryon d’un génocide hypocrite au coin de la rue…

Macron fait mine de reconnaître le caractère criminel du colonialisme et de protester contre l’esclavagisme en Libye, oubliant que l’entreprise de destruction massive de ce pays avait essentiellement son «siège social» à l’Élysée !

Le seul véritable moyen de rejeter l’héritage de ses prédécesseurs en ces lieux serait de commencer à rendre à l’Afrique les royalties du néocolonialisme.

En Libye elles semblent pour l’instant effectivement perdues, en raison du chaos institutionnalisé par l’Occident, et les « protestations » sont donc un écran de fumée peu onéreux pour voiler la misère imposée au reste de ce continent.

Tartuffe est bien le véritable « héros français ».

Luniterre

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Le Bloc et la Faille

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Le Bloc

 

 

et

 

 

la Faille

 

 

 

 

 

La faille qui sert à miner le bloc n’a pas besoin d’être large pour le faire éclater. Tel est le principe même du travail de sape. Même très mince, il suffit qu’elle soit profonde et aille jusqu’à la base. C’est le travail de la barre à mine, fine et affûtée, qui par mille coups répétés la creuse, même si chacun d’entre eux paraît insignifiant.

Le trotskysme n’a jamais représenté grand chose, mais il était la barre à mine de l’anti-soviétisme. Et aujourd’hui que la voie est libre pour qu’il soit à la hauteur de ses prétentions, il continue de saper toute possibilité de reconstitution d’un parti marxiste révolutionnaire. De barre à mine, il ne s’est toujours pas transformé en fer de lance, malgré la crise économique et sociale.

Tout en se présentant comme l’héritier du bolchévisme il continue, en réalité, son travail de sape.

A l’occasion du centenaire d’Octobre la bourgeoisie confrontée à sa propre crise ne pouvait laisser ressurgir l’idée qu’une alternative au capitalisme ait pu survivre plusieurs décennies et même venir à bout d’une des plus féroces puissances impérialistes, l’Allemagne nazie.

Il lui fallait absolument réaffirmer la légende noire qu’elle avait réussi à tisser autour de l’histoire de l’URSS et dans ces circonstances les secours « idéologiques » venant de sa « gauche » sont ses meilleurs paravents, au premiers rangs desquels, le trotskysme.

Mais pour prétendre se présenter comme l’héritier du bolchévisme, le trotskysme doit donc se poser comme une nouvelle base du marxisme. Et donc la faille qu’il y creuse doit nécessairement d’abord être la sienne, pour que son travail de sape y soit efficace.

La faille semble à priori effectivement étroite, mais elle va bien jusqu’à la base, jusqu’aux fondements même les plus basiques du marxisme.

C’est ce qui ressort d’un long débat que nous avons eu avec le camarade Viriato, qui, à l’occasion des polémiques autour du Centenaire d’Octobre a pris fait et cause pour Trotsky et le trotskysme historique et s’est fait son avocat, manifestement sincère.

De notre côté, la recherche sur les fondamentaux du trotskysme est partie de la seule étude réalisée par un trotskyste « historique » concernant les fondamentaux de la pensée économique de Trotsky lui-même, basée sur ses textes.

Il s’agit de Michel Raptis, dit « Pablo », l’un des pères fondateurs, en 1938, à Périgny, de la « IVème Internationale », aux côtés de Trotsky lui-même.

 

 

Trotsky contre Marx :

 

Les éléments d’un choix « cornélien »… !

Récapitulatif des liens sur le sujet :

 

Un débat qui porte évidemment aussi sur les leçons à tirer de la Révolution d’Octobre et de l’histoire de l’URSS jusque dans leurs conséquences dans le monde actuel, et notamment, en premier lieu, pour le mouvement ouvrier.

Une suite de d’échanges avec le camarade Viriato, donc, qui a tenté de se faire l’avocat de Trotsky et du trotskysme historique.

Un choix cornélien . . .

 

 

 

 

OU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire de l’URSS :

Révolution politique ou économique ?

Un débat sur la pensée économique de Trotsky

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/28/histoire-de-lurss-revolution-politique-ou-economique-un-debat-sur-la-pensee-economique-de-trotsky/

 

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Pour en finir avec Trotsky et le trotskysme, même sans pic à glace !!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/28/pour-en-finir-avec-trotsky-et-le-trotskysme-meme-sans-pic-a-glace/

 

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Trotsky contre Marx : Le Round Final ? (Sans pic à glace – Suite…)

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/30/trotsky-contre-marx-le-round-final-sans-pic-a-glace-suite/

 

 

COMPLEMENT D’INFO :

Comme il a été précisé à plusieurs reprises au cours du débat, il nous a paru juste, et surtout d’un point de vue marxiste, de le concentrer sur les questions économiques et les principes économiques qui ont été mis en œuvre et en débat au cours de l’histoire de l’URSS.

La question des débats et conflits dans les superstructures politiques n’est déterminante que dans la mesure où elle influe sur la transformation des infrastructures économiques, in fine, que ce soit directement ou indirectement.

Pour autant, les questions politiques plus générale ne sont évidemment pas laissées de côté sur TML, et notamment en ce qui concerne l’histoire de l’URSS, bien évidemment, et particulièrement à l’occasion du Centenaire d’Octobre.

De sorte que nous avons pu faire remarquer au camarade Viriato que la plupart de ses autres interpellations sur le sujet avaient déjà été traitées dans nos colonnes, et une bonne partie des réponses à ses questions se trouvaient déjà précisément dans l’article publié dès le premier jour d’Octobre sur ce thème, et à la suite duquel se trouvait également une longue liste de références aux articles précédents sur le sujet.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/01/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-bolchevisme-etait-encore-une-idee-neuve/

Dans un de nos mails en réponse, nous lui en avions mentionné les plus récents, déjà nés de la polémique historique sur ce centenaire. En revoici la liste, et à la suite, d’autres éléments utiles pour comprendre, y incluant ce qui était l’introduction d’un projet d’étude, qui vient d’être effectuée, de par le fait, dans le feu de cette polémique !

Bien entendu, elle nécessitera, ultérieurement une synthèse évitant les redites du débat et augmentée d’un bilan de l’ensemble.

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

 

 

 

 

 

A ajouter, pour répondre à l’une des objections importantes du camarade Viriato, cet article à peine plus ancien, et qui, au delà de sa présentation humoristique, traite en réalité précisément le sujet de la controverse Boukharine-Preobrajensky, à laquelle il nous renvoie à plusieurs reprises :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

Pour mémoire, l’article originel introductif de l’ensemble du sujet :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/06/17/trotsky-contre-marx-1-objet-et-pertinence-du-propos/

Bien comprendre la nature révisionniste du trotskysme implique de bien comprendre la dialectique marxiste de la loi de la valeur, à la base, et plus encore, la dialectique marxiste de l’interaction entre loi de la valeur et loi du marché, ce qui suppose de disposer d’une traduction correcte de l’œuvre de Marx… A ce propos, le résultat de nos recherches :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/02/marx-capital-iii-9-et10-note-de-lecture-en-marge-de-trotsky-contre-marx/

Pour le lecteur désireux d’approfondir, voici les deux chapitres en question, dans une traduction utilisable :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/07/marx-capital-livre-iii-chapitres-9-et-10.pdf

Évidemment, relire le tout début du Capital, Livre I, chapitre 1, n’est jamais superflu, et d’autant moins que Trotsky lui-même l’« interprète » à la manière des libéraux « marxiens », comme on l’a vu !

http://inventin.lautre.net/livres/MARX-Le-Capital-Livre-1.pdf

Pour comprendre les fondamentaux économiques de la période de transition, la Critique du Programme de Gotha faite par Marx reste la référence, par sa cohérence avec la loi de la valeur:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

Ce qui n’avait évidemment pas échappé à Lénine, à la veille de la Révolutiond’Octobre ! C’était donc en Septembre 1917, au chapitre V de l’Etat et la Révolution :

LENINE Chapitre V L’Etat et la Revolution

 Ce qui ne l’empêchait évidemment pas de s’adapter aux conditions concrètes :

1918_Lénine_Sur l’infantilisme ‘de gauche’_

Texte écrit à un moment d’accalmie relative de la guerre civile, mais qui ne sera véritablement utilisé qu’à partir du début de la NEP, en 1921. Jusque là, les conditions concrètes changeant à nouveau, ce fut, en raison de l’offensive militaire généralisée des armées blanches, la période dite du « communisme de guerre ». Néanmoins, ce texte atteste de l’importance que Lénine apportait à bien distinguer et comprendre les différentes formes de l’économie soviétique naissante, dont le secteur socialiste restait, malgré les difficultés du moment, le vaisseau amiral, en quelque sorte !

Luniterre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Front Social : Un échec salutaire ?

 

 

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Front Social :

Un échec salutaire ?

 

 

https://i0.wp.com/s1.lprs1.fr/images/2017/11/18/7400784_c5503c3a-cc86-11e7-8ba6-0e7655f116a5-1_1000x625.jpg

 

Après le reflux « unitaire » du 16 Novembre, le reflux « cégétiste » du 19 Octobre, la pathétique « marche nationale sur l’Elysée » du 18 Novembre était-elle l’enterrement de la lutte sociale en France ?

Avec difficilement 3000 participant, selon ses organisateurs, elle n’a sans doute même pas battu le record de la plus petite « manifestation nationale » organisée sur Paris…

Tout étant relatif, pour certains groupuscules « nationaux » ayant déjà tenté l’expérience, cela sera sans doute considéré comme une sorte de « Grand Bond En Avant »(*)…

Quoi qu’il en soit, cette apparente « démobilisation générale » ne traduit pas pour autant une adhésion populaire à la politique ultra-réactionnaire de Macron… Loin de là… !

D’un point de vue démocratique purement comptable, après la vague abstentionniste massive des présidentielles et des législatives, Macron reste l’élu d’une minorité, un élu « de circonstances » osent même certains commentateurs semi-«officiels »…

En réalité, ces « circonstances » ayant été habilement gérées pour en arriver à ce résultat et à ses conséquences actuelles, ce qui fait sa force, c’est d’abord et avant tout d’être l’élu du système… Ce que l’on constate aujourd’hui c’est qu’il répond mieux qu’aucun autre, de droite ou « de gauche », n’aurait pu le faire, à l’évolution du capitalisme en crise et se trouve en capacité d’imposer les reculs sociaux qui sont tout simplement indispensables à la survie du capitalisme en France.

Le seuls parti à pouvoir formellement prétendre à une alternative « sociale » à l’intérieur du système est la prétendue « France insoumise » de Mélenchon, mais les législatives ont montré, au delà du succès relatif de la démagogie « réformiste radicale » de son principal animateur, le peu de crédibilité de son « programme » dans l’électorat, même ouvrier et populaire…

Le fait que le recul social généralisé soit une condition incontournable de la survie du système actuel est un fait acquis et intégré dans la conscience populaire, que cela nous chagrine ou non…

Mais le fait que le système soit désormais incapable d’apporter la moindre amélioration aux conditions de vie des classes populaires en est un autre, et quasiment son corollaire, de par le fait.

Et donc, dans la conscience populaire pragmatique et réaliste, le fait de manifester et/ou de faire grève pour arrêter cette fatalité systémique apparaît comme une absurdité particulièrement stérile…

Le fait qu’il faille en finir avec le capitalisme pour changer cet état de choses est évidemment, par contre, loin d’apparaitre comme évident.

L’échec désormais incontournable et irréversible du réformisme n’entraine pas pour autant le surgissement d’une conscience de classe révolutionnaire.

Mais le fait de ressasser des mots d’ordres réformistes, même « radicaux », comme le retrait des lois régressive et/ou leur renégociation sur des bases prétendument « progressistes » ne mène évidemment nulle part et ne contribue pas à faire progresser la conscience sociale collective.

Prétendre ou croire pouvoir passer de tels mots d’ordres et/ou stratégies à une stratégie anticapitaliste est tout simplement une impasse, et cela depuis longtemps déjà, si l’on se remémore l’échec de la dernière grande lutte contre la réforme des retraites.

C’est pourtant dans cette impasse que la prétendue « extrême-gauche » française s’obstine à vouloir mener le mouvement de masse depuis tout ce temps, qui aurait déjà du permettre une réflexion politique sur ce sujet fondamental.

Il n’est peut-être encore pas trop tard pour bien faire. Encore une fois de plus, on ne répétera jamais assez que cela est une question de volonté politique, actuellement encore absente.

Une manif débarrassée de tous ces préalables réformistes, et désignant clairement et sans ambiguïté aucune, l’abolition du capitalisme comme seule solution possible aux revendications sociales générales, même ultra-minoritaire, serait déjà une première victoire et non un recul.

La révolution ne nait pas spontanément de l’échec de la réforme, mais de l’action politique consciente des révolutionnaires.

Luniterre

 

(*  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/05/31/30-mai-un-nouveau-tremblement-de-terre-a-paris/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/06/16/un-constat-lucide-sur-lechec-du-30-mai-a-paris/

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/marchons-ensemble-18-novembre-vers-lelysee-lappel-de-cgt-goodyear-front-social/    )

 

SUR LE MÊME THÈME :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/18/aux-portes-du-palais-18-novembre-2017-la-marche-du-siecle/

 

 

 

 

Les Pieds Nickelés font de la politique…!!

 

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Sans commentaire, ou presque…

PS (…Post-Scriptum) : Même si on est sceptiques concernant ses objectifs politiques, Filoche a le droit à la défense…

Filoche viré : sa défense, par lui-même, et le constat d’échec du « réformisme radical » pseudo-« anticapitaliste »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/filoche-vire-sa-defense-par-lui-meme-et-le-constat-dechec-du-reformisme-radical-pseudo-anticapitaliste/

UN CONSTAT QUI S’IMPOSE:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/front-social-un-echec-salutaire/

 

 

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/les-pieds-nickeles-font-de-la-politique/