Humour

Panem et circenses : le pouvoir du pouce…

 

Panem et circenses :

 

>>>Quand le boulanger n’a plus de farine,

il faut trouver du grain à moudre…

 

>>>Après le foot, le street fighting…

 

>>>Jupiter vire son gladiateur…

 

>>>se faire voir le pouce en bas:

 

Seul pouvoir réel de cette marionnette du Capital.

 

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Le message secret de Selena Gomez !

 

 

 

Un article repris du blog

 

TML

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/05/le-message-secret-de-selena-gomez/

 

 

 

 

https://i.ytimg.com/vi/DfdXW1kqTOg/hqdefault.jpg?sqp=-oaymwEWCMQBEG5IWvKriqkDCQgBFQAAiEIYAQ==&rs=AOn4CLDYHRDbQ0U5MHiw03daxm0tE-t-GA

 

 

Plus une page web est bourrée de conneries,

plus elle a de chance d’être lue. . .

 

 

«  Plus une page web est bourrée de conneries, plus elle a de chance d’être lue  !  »… C’est certainement cet adage, version moderne du «  plus c’est gros et mieux ça passe  » (*), qui doit actuellement guider tous les responsables des officines de com et de publicité. Néanmoins, officiellement, cela n’a pas forme de loi, qui serait celle du règne de la bêtise juridiquement établi, et cela ne devrait pas empêcher la libre circulation de l’info entre particuliers, notamment par voie de mail. Or les mails de TML sont régulièrement «  bloqués  » formellement pour un tas de raisons supposées «  techniques  » et en fait totalement incompréhensibles… La «  grosseur  » du message ne se mesure finalement donc pas du tout en «  kilooctets  » mais bien en contenu, le ko de bêtise pure étant de très loin plus facile à faire circuler que le ko d’info un tant soit peu décapante… C’est ce que nous avons expérimenté en faisant circuler de l’  «  info  » de plus en plus lourde, à la fois en ko et au sens de la plus grande lourdeur mentale… Une page web complète, avec toutes ses multiples pubs incluses, ayant pour thème l’activité promotionnelle pour de nouvelles chaussures, d’une Selena Gomez, activité supposée «  consolante  », suite à sa rupture «  douloureuse  » avec un certain Justin Bieber, «  passe  » donc «  comme une lettre à la poste  », et littéralement, pour ce qui concerne cette messagerie, entre autres… («  laposte  », qui, sur ce coup là, n’est donc «  point nette  », par conséquent…). Alors qu’un message de TML, même très «  allégé  » en texte, liens, images, se trouve bloqué avec un poids en ko infiniment plus petit…

Nous avons donc tenté l’expérience de glisser ce même message au milieu de cette page web, en espérant que l’  «  info  » lourde en ko de Selena le «  dissimulerait  », en quelque sorte, à l’attention des machines programmée pour le job de la censure, en réalité… Bingo  ! Le tout, encore plus lourd en ko que l’orignal «  sélénien  », continue de circuler sans problèmes…  !

Évidemment, le «  mélange  » prend donc une tournure assez surréaliste, mais tant qu’à faire, nous l’avons quelque peu «  reformaté  », dans cet esprit iconoclaste, tout en lui conservant ses capacités «  circulatoires  » dans les tuyaux du net… Voici le résultat  :

(*  « Plus le mensonge est gros, plus il passe. » Goebbels )

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 « Selena Gomez : L’égérie de Puma craquante pour faire du sport

[NDLR: c’est le titre original de l’article…]

Selena Gomez, égérie de la basket « DEFY » de PUMA.    Mai 2018.

L’été approchant à grands pas, Selena Gomez pousse ses fans à prendre de bonnes résolutions : la pratique du sport ! Elle montre la voie en lançant de nouvelles baskets pour Puma. Elle a même rencontré de chanceux admirateurs venus découvrir une installation éphémère…

[NDLR: Sur le thème du « défi », le cadre symbolique de cette opération est donc une « DEFY CITY » imaginaire où pourraient s’exprimer l' »audace » de la vedette et de ses fans… Naturellement, c’est donc l’occasion pour nous d’en rajouter un peu, notamment avec quelques retouches au décor…!]

Avec 138 millions d’abonnés, Selena Gomez est la célébrité la plus suivie d’Instagram ! Elle incite ses admirateurs à se mettre au sport (ou à continuer) avec les images d’une nouvelle campagne publicitaire. Craquante en tenue de fitness, l’égérie de Puma embrase les réseaux sociaux…

Selena porte ses chaussures avant le collant « Punch » sur une série de clichés, partagés par @Puma sur Instagram.

A voir aussi:

Jessica Alba prétend ne jamais faire de sport : "Je dois ma ligne au stress"

Jessica Alba prétend ne jamais faire de sport : « Je dois ma ligne au stress »

Selena Gomez est devenue ambassadrice de Puma en septembre 2017, un rôle qu’elle retrouve en figurant sur la nouvelle campagne de l’équipementier allemand. L’actrice, chanteuse et productrice de série de 25 ans prête son visage à la basket DEFY, disponible ce jeudi 31 mai.

  [NDLR: au coeur de DEFY CITY, la suite des aventures de Selena…]

Selena Gomez, elle oublie Justin Bieber avec ses nouvelle copines de Spring Breakers

Selena Gomez en cavale dans les rues de Paris !

Cours, Selena!! Le vieux monde est derrière toi!

Il a peut-être la tête d’Harvey Weinstein, ou bien celle de Netanyahu, autre tireur d’Elite…

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[ NDLR : Nouveaux bombardements, blocus, c’est le crime sioniste permanent à Gaza et partout en Palestine! Notre résistance aussi doit être permanente, et notamment en vue de la « saison France-Israël »! Le premier geste est de soutenir la pétition  » Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël » >>> http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

La pétition rassemble désormais plus de 17 000 signatures!!

Voir aussi:

Gaza, infirmière assassinée : Pour ne pas oublier Razan, son courage, et celui de tout son peuple !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/06/gaza-infirmiere-assassinee-pour-ne-pas-oublier-razan-son-courage-et-celui-de-tout-son-peuple/

 

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/    ]

         

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[NDLR:voici ce qui était le message original de TML, retardé à la fois par les blocages « techniques » et par l’urgence de l’actu à Gaza.]

 

2017-2018 …3 ANNIVERSAIRES…

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

 

 

… D’OCTOBRE  A  MAI,

 

 

… EN PASSANT PAR MARX !!

 

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/17/marx-200-ans-quelle-signification-de-son-detour-russe/

 

 

2017-2018, deux années chargées de commémorations symboliques importantes et significatives pour le mouvement ouvrier, ou du moins, ce qu’il en reste… après plusieurs décennies de réaction anti-sociale acharnée de la bourgeoisie, et aujourd’hui encore exacerbée davantage par l’impasse totale de la crise… Pour arracher les derniers lambeaux des concessions faites aux temps de son essor, il lui faut aussi effacer la mémoire des luttes, et sinon, la dénigrer, la criminaliser, pour tenter de justifier sa propre politique criminelle actuelle, manipulant le terrorisme, le sionisme et une cohorte de milices supplétives là où ça ne suffit pas, en plus de ses interventions militaires directes.

 

La question fondamentale de ces 3 dates, c’est celle d’une alternative au capitalisme, et désormais, plus que jamais, à l’impérialisme, pour la majorité des peuples et des nations, asservies par la finance US.

 

Ces 3 dates ont évidemment un dénominateur commun, la pensée et l’œuvre de Marx, comme base essentielle de réflexion sur l’origine et sur la nature oppressive de ce système capitaliste-impérialiste.

 

Ce sont donc à la fois 3 approches de l’histoire concrète et vivante et de la pensée de Marx, non pas figée dans les livres, mais en action sur deux siècles  !

 

Luniterre

 

 

 

Un demi-siècle après Mai 68 : En finir avec

la « gauche » Kollaborationniste

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/29/un-demi-siecle-apres-mai-68-en-finir-avec-la-gauche-kollaborationniste/

 

 

 

 

 

 

«  Les rares personnes qui comprendront le système seront soit si intéressées par ses profits, soit si dépendantes de ses largesses qu’il n’y aura pas d’opposition à craindre de cette classe-là  ! La grande masse des gens, mentalement incapables de comprendre l’immense avantage retiré du système par le capital, porteront leur fardeau sans se plaindre et peut-être sans même remarquer que le système ne sert aucunement leurs intérêts.  »

 

Rothschild Brothers of London, citant John Sherman,

communiqué aux associés, New York, le 25 juin 1863

 

 

 

 

Un demi-siècle après Mai 68, la question d’une alternative reste pourtant posée, et plus que jamais, avec la crise systémique…

 

«  Ce que le socialisme prolétarien interroge, en réalité, ce n’est pas la forme, plus ou moins démocratique, ni du pouvoir d’État, ni même de la gestion des entreprises, mais la finalité sociale du travail lui-même. (…)

Ce que le socialisme interroge, en fin de compte, c’est la correspondance entre les valeurs d’usages crées par le travail et les besoins sociaux réels et urgents. Cette question, dans un premier temps, celui de la transition, non seulement n’exclut pas, mais implique la notion d’échange d’équivalents entre travailleurs producteurs, même si en tenant compte des besoins sociaux collectifs de l’ensemble de la population, y compris en dehors du secteur productif. Il y a donc là une notion collective d’utilisation de la valeur d’échange, et de la loi de la valeur, donc, telle que définie par Marx, au demeurant, dès les premières lignes du Capital, et telle que reprise dans sa non moins célèbre et controversée Critique du Programme de Gotha.

 

En dépit de ses litanies et rodomontades marxisantes, c’est donc l’ensemble du discours de la gauche française, même dite «  extrême  », anarcho-syndicaliste, trotskyste, maoïste, etc… qui se situe en dehors de toute critique réelle et sérieuse du capitalisme, et notamment en dehors de toute critique marxiste.  »

 

 

Un demi-siècle après Mai 68, il est plus que temps

d’en revenir aux fondamentaux pour ouvrir enfin

une perspective politique réellement nouvelle et anticapitaliste…

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/04/29/un-demi-siecle-apres-mai-68-en-finir-avec-la-gauche-kollaborationniste/

 

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com       

 

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Selena Gomez : séance dédicace avec ses fans déchaînés

 

 

 » Contrairement à la collection « En Pointe » dont elle était aussi égérie, Selena Gomez pose ici avec des sneakers de running, beaucoup plus sportswear. Un modèle graphique et ultra moderne qui pourra s’accorder avec toutes vos tenues. L’ex de Justin Bieber a choisi de les porter avec une brassière et un legging, mais vous pouvez tout aussi bien les mettre avec un tee-shirt et un jean.

 

 

 

 

 

 

À moins d’un mois du début de l’été, Selena Gomez pousse ses fans à prendre de bonnes résolutions. La superstar montre la voie en bannissant la consommation d’alcool de sa vie, une décision motivée par sa récente greffe du rein et sa santé fragile.

 

[NDLR:Malgré ses airs de dinde déplumée, Selena a donc des messages à faire passer… Pour preuve cet extrait d’une autre page people, sur le même thème promotionnel…:]

« Des sneakers pour se donner du courage

« Défier c’est être courageux » a déclaré Selena Gomez dans un communiqué, comme l’a rapporté Teen Vogue, « c’est dépasser ses limites et n’obéir à aucune attente que la société a placé en vous ». Les Defy ont donc pour mission de vous aider à rester courageuse et vous-même en toutes circonstances

 

[NDLR: Du courage dans les baskets? L’antithèse du talon d’Achille, en quelque sorte! A ce propos on se rappellera que les résistants cachaient parfois les messages importants dans la semelle de leurs chaussures… En revisitant DEFY CITY, voici celui que nous avons trouvé…:]

 

 

[NDLR: Les baskets roses à semelles rouges, une nouvelle vision de la Révolution en marche, en quelque sorte…]

 

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SOURCES:

http://www.purepeople.com/article/selena-gomez-l-egerie-de-puma-craquante-pour-faire-du-sport_a288796/1

http://www.purebreak.com/news/selena-gomez-sportive-et-sexy-pour-puma-les-defy-a-shopper-des-la-fin-du-mois/152818

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/19/2017-2018-doctobre-a-mai-en-passant-par-marx-3-anniversaires-un-seul-combat/

Macron à NDDL : un grand défenseur de l’agriculture individuelle… !

 

 

https://www.tendanceouest.com/photos/maxi/270983.jpg

Macron :

un grand défenseur de l’agriculture individuelle… !

« L’opération prévoit d’expulser toute personne n’ayant pas régularisé sa situation en déclarant de nouveaux projets agricoles individuels. »

https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/nddl-les-expulsions-reprennent-toujours-sur-fond-d-affrontements_1999201.html

 

 

https://img.20mn.fr/Gnn9IDHiR9yYQcFTcyzw-g/830x532_affrontements-entre-police-opposants-aeroport-notre-dame-des-landes-24-novembre-2012

https://www.tendanceouest.com/photos/maxi/270827.jpg

Résultat de recherche d'images pour "nddl affrontements"

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La République

En Marche !!

Misère, misère… Krach et boule de neige…! Une semaine à oublier ? Vraiment ?

Misère, misère… Krach et boule de neige…!

Une semaine à oublier ? Vraiment ?

https://i0.wp.com/www.lemesniltheribus.fr/sites/default/files/field/image/bloquee_sous_la_neig.jpg

 

 

Misère, misère… Tout est relatif… Rappelez-vous, c’est encore pas bien vieux… La semaine dernière… Les inondations qui tardent à se tarir, la neige qui paralyse les transports, les milliers d’automobilistes « naufragés » de la route, les milliers de journées de travail perdues, la perte économique que cela peut représenter…, globalement, et pour chacune des personnes concernées…

Et un « krach » financier par dessus tout ça ??? Quel « krach financier » ?

Ah, oui, la chute du « Dow Jones », la chute du « CAC », etc… Une anecdote en arrière plan de l’actu, finalement… Qui s’en soucie, réellement ? Pour la plupart d’entre nous, nous avons effectivement bien d’autres soucis au quotidien avec cet hiver supposé « le plus doux du siècle » et ses calamités climatiques…

Effectivement, tout est relatif…

Bon, et alors ? Un « mini-krach », tout de même ? Jeudi soir, malgré une légère reprise à Wall Street, l’ensemble de la capitalisation boursière mondiale avait déjà, en moins d’une semaine, chuté de près de 6 000 milliards de Dollars, soit pratiquement l’équivalent du PIB annuel de la France et de l’Allemagne… Une paille… Sur la seule journée de Vendredi, les pertes ont encore augmenté de 1 500 milliards de Dollars, soit déjà largement plus que le PIB annuel de la Russie, par exemple !

En tout près de 7500 milliards de Dollars partis en fumée…

https://www.lesechos.fr/medias/2018/02/09/2152359_bourse-6000-milliards-de-dollars-partis-en-fumee-web-0301277868476.jpg

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0301277674126-la-bourse-de-paris-enregistre-sa-plus-mauvaise-semaine-depuis-deux-ans-2152471.php  )

Une fumée qui pour autant ne nous fait qu’à peine tousser, malgré le retour des frimas…

En effet, que peuvent bien signifier ces chiffres ? Malgré une chute exceptionnelle de 5,33% sur la semaine, le CAC 40 tournait encore autour des 5000 points, et plutôt au dessus, alors qu’il était tombé en dessous des 2500 points en Mars 2009, « point final », en quelque sorte de la crise précédente… Nos « traders » ne sont donc pas encore près de faire la queue aux Restaurants du Cœur !

Et que vaut cette comparaison entre monde de la finance et PIB ? Elle nous donne un ordre d’idée spectaculaire sur le décalage vertigineux entre ce monde et nos vies réelles…

L’indice du PIB, pour galvaudé qu’il soit, selon la plupart des économistes, n’en reflète pas moins une certaine réalité de la création, par l’activité économique, de richesses, et spécialement de valeurs d’usages transformables en valeurs d’échanges, biens et services, ce que nous appelons couramment l’ « économie réelle »…

On pourrait discuter de l’influence de cet « incident » boursier, comme de celle des intempéries, du reste, sur l’évolution annuelle du PIB…

Pour situer le problème, il faut savoir que sur l’année « noire » 2008 la capitalisation boursière en France a reculé de 42,68% , alors que le PIB, lui, n’a reculé que de 2,9%.

( https://www.latribune.fr/bourse/20081231trib000326930/annee-noire-pour-la-bourse-de-paris-qui-a-perdu-4268-en-2008.html )

A l’échelle mondiale le décalage, en 2008, est encore plus flagrant, avec un recul global de capitalisation de 50%, soit près de 30 000 milliards de Dollars, représentant également un équivalent de plus de 50% de la valeur du PIB mondial, alors que ce PIB lui-même ne s’est « tassé » que de 0,3%… !

( https://www.lcl.com/guides-pratiques/zooms-economiques/pib-produit-interieur-brut.jsp# )

En fin de compte, tout ne va-t-il donc pas si mal ? Alors pourquoi toute cette misère accablant encore des milliards d’êtres humains sur la planète… ?

« Quelques chiffres proposés par le Programme des Nations Unies pour le Développement :
Plus d’un milliard d’êtres humains vivent avec moins d’un dollar par jour.

  • 2,8 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent avec moins de 2 dollars par jour.
  • 448 millions d’enfants souffrent d’insuffisance pondérale.
  • 876 millions d’adultes sont analphabètes, dont deux-tiers sont des femmes.
  • Chaque jour, 30 000 enfants de moins de cinq ans meurent de maladies qui auraient pu être évitées
  • Plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à de l’eau salubre.
  • 20% de la population mondiale détient 90% des richesses »

http://www.atd-quartmonde.org/qui-sommes-nous/faq/combien-y-a-t-il-de-pauvres/

Mais qui sont donc ces 20%, et sommes nous « dedans », s’interrogera-t-on aussitôt ?

En réalité cette présentation est encore entachée d’une très grosse hypocrisie, si l’on sait que…

« Huit personnes sur la planète détiennent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, une situation « indécente » qui « exacerbe les inégalités », dénonce l’ONG britannique Oxfam dans un rapport publié en amont du World Economic Forum (WEF) qui s’ouvre mardi à Davos. »

https://www.challenges.fr/monde/8-multi-milliardaires-detiennent-autant-de-richesse-que-la-moitie-de-la-population-mondiale-selon-oxfam_448242  )

Bon, c’était il y a un an à Davos, et revoilà déjà Davos passé, en 2018, et rien n’a-t-il changé ?

Le creusement des inégalités, dans un monde capitaliste, est en réalité inexorable, et si en 2015 la richesse des 1% les plus riches représentait déjà autour de 50% de celles de la planète tout entière, ce chiffre est passé, en 2018, à 82% !!!

https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2018-01-22/les-1-les-plus-riches-empochent-82-des-richesses-creees-lan

Mais le rapport OXFAM 2017 était donc déjà assez éloquent, résumé en quelques chiffres :

« Depuis 2015, les 1% les plus riches détiennent autant de richesses que le reste de la planète

À l’heure actuelle, seuls huit hommes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale

Au cours des 20 prochaines années, 500 personnes transmettront plus de 2 100 milliards de dollars à leurs héritiers, soit plus que le PIB de l’Inde, un pays qui

compte 1,3 milliard d’habitants

Les revenus des 10 % les plus pauvres ont augmenté de moins de 3 dollars par an entre 1988 et 2011, tandis que l’augmentation des revenus des 1% les plus riches était 182 fois supérieure

Un PDG d’une entreprise du FTSE 100 ( les cent entreprises britanniques les plus capitalisées et cotées à la bourse de Londres ) gagne en un an autant que 10 000 ouvriers de l’industrie textile au Bangladesh

Aux États-Unis, une nouvelle recherche publiée par l’économiste Thomas Piketty révèle

qu’au cours des 30 dernières années, le revenu de la moitié la plus pauvre de la population n’a pas évolué, tandis que celui des 1% les plus riches a augmenté de 300 %

Au Vietnam, l’homme le plus riche du pays gagne plus en une journée que ce que

touche la personne la plus pauvre en 10 ans

.

Sans changement, les inégalités croissantes menacent de disloquer nos sociétés. Elles

exacerbent la criminalité et l’insécurité et ruinent l’éradication de

la pauvreté. L’espoir s’amenuise, laissant plus de place à la peur. »

https://d1tn3vj7xz9fdh.cloudfront.net/s3fs-public/file_attachments/bp-economy-for-99-percent-160117-fr.pdf  )

Le reste du rapport est essentiellement un appel à une « pacification » de la société par une réduction des inégalités, mais on ne voit nullement ce qui pourrait inverser la tendance, et pour cause…

Avec la modernisation des techniques de production, dont la robotique, le taux de profit sur le secteur productif est de plus en plus faible et l’argent est inexorablement attiré par le secteur financier spéculatif, et les valeurs réelles sur laquelle repose cette spéculation doivent donc être de plus en plus concentrées… Pour le capitaliste, il n’y a aucun intérêt à investir dans le productif de masse à destination d’une population de plus en plus insolvable…

Même si la richesse globale semble continuer de croitre, les inégalités ne peuvent que croitre encore davantage, et de façon exponentielle. C’est l’une des leçons essentielles de la prétendue « sortie de crise » que nous sommes supposés vivre…

La masse d’argent circulant dans la sphère financière n’a jamais été aussi colossale, ni en valeur absolue, ni en valeur relative, par rapport à celle réellement employée dans la sphère productive et sociale. Ce n’est donc pas l’ « argent qui manque », bien au contraire. Cette masse s’est déjà essentiellement accrue avec la crise de 2008 et sa « solution » qui a amené à injecter dans le système des sommes colossales pour « racheter » les actifs toxiques et autres titres faiblards qui le plombaient…

Une masse d’argent telle qu’elle noierait le système en cas de reprise réelle de l’inflation, déclenchant une nouvelle crise… Qui imposerait cette fois de détruire ce surplus d’argent, en le faisant revenir vers les banques centrales d’où il est parti, ce qui suppose qu’elles aient quelque chose à vendre… Ce qui suppose donc de remettre en circulation les actifs et titres pourris précédemment rachetés…, enclenchant ainsi un nouveau cycle de baisse boursière, sans plus de « rattrapage » bancaire possible, cette fois…

Une « solution » qui était donc, dès sa mise en œuvre, une impasse totale à plus ou moins brève échéance…

La brutale « secousse » de la semaine dernière, en pleine euphorie de supposée « reprise » est, comme un coup de tonnerre dans un ciel apparemment serein, possiblement annonciatrice de tempête, et, à tout le moins, un symptôme des contradictions insolubles dans lesquelles le système ne peut que s’enfermer.

Au final on voit bien que le problème ne réside pas dans l’argent en lui-même, qui ne fait que suivre, en l’amplifiant encore largement, l’inégalité de répartition des richesses. Injecter à nouveau un crédit de 100 milliards, comme le propose le « plan Mélenchon », par exemple, n’a évidemment aucun sens et au delà d’un effet d’aubaine ne fera qu’accentuer le problème, et pourrait même, éventuellement, être le facteur déclenchant d’une crise de sur-inflation, hors de tout contrôle, dont les plus pauvres, supposés bénéficiaires, seront les premières victimes.

Répartir la production et les richesses en fonction des besoins sociaux réels, ce n’est donc pas d’abord une question d’ « argent », mais c’est d’abord affaire de volonté politique collective, débouchant sur une planification démocratique d’ensemble de l’activité économique, incluant également une refonte du système monétaire, établi en fonction de la valeur-travail réellement produite, et non des élucubrations financières des capitalistes, qui n’y n’auront plus leur place… « L’oisif ira loger ailleurs », comme le chantait le poète… Il s’agit de changer, et d’urgence, de système économique et social.

Luniterre

Tout ça pour ça… ?! Ou les éternels démons kollabos de la petite bourgeoisie maoïste

 

Tout ça pour ça… ?!

Ou les éternels démons kollabos

          de la petite bourgeoisie maoïste

Connaissiez vous la « trouée de Suwalki » ? Un de ces nombreux endroits où opère l’armée française, en « défense du monde libre », face à la supposée « barbarie orientale », en l’occurrence celle du monde slave… Suwalki n’est pourtant pas un « trou », mais une ville polonaise de près de 70 000 habitants…

Signe particulier, elle se trouve dans l’intervalle entre la Biélorussie et la poche russe de Kaliningrad. Autrement dit, un possible verrou de l’accès terrestre aux pays baltes, actuellement alliés au camp « occidental »…

Partant de ce point « stratégique », et en une série de trois articles intitulée « La France et la trouée de Suwalki », un maoïste lyonnais nous fait une revue de géopolitique assez exhaustive, qui se termine, en réalité, en Syrie, sur les prétendus territoires du «  Rojava », supposément « Kurdistan syrien »…

Avec ce point de départ à Suwalki, l’auteur, un hypothétique « tovaritch Bonk », orthographié en cyrillque, qui plus est, tente de nous expliquer que l’«occident » fait face à une « agression russe » potentielle , sinon très probable dans un futur proche :

« Cet espace a donné des sueurs froides à l’occident en Septembre dernier. Et pour cause !

En septembre 2017 l’exercice militaire de la Russie, nommé Zapad-2017 (ouest-2017) a été mis en œuvre. Cet exercice avait pour objectif de simuler une invasion de la part de l’OTAN de la Biélorussie. »

https://unitecommuniste.fr/international/la-france-et-la-trouee-de-suwalki/

Ainsi, dans l’esprit de l’auteur, un exercice de défense russe en accord avec son allié biélorusse serait un acte d’agression contre l’occident et notamment contre l’OTAN, c’est à dire, en fait, un acte d’agression contre les USA…

C’est juste oublier un petit détail : jusqu’à preuve du contraire, l’Amérique se situe de l’autre côté de l’Atlantique et les USA ne s’étendent donc pas jusqu’aux portes de Kaliningrad, ni même dans les pays baltes, à moins de considérer ceux-ci comme de nouveaux états US, ou même de simples colonies… !

L’auteur nous jure pourtant ne pas choisir de « camp », entre l’impérialisme US et le prétendu « impérialisme russe » :

« La région est extraordinairement vulnérable à une opération de déstabilisation, aux pressions diplomatiques et militaires de la part de la Russie, d’autant que le climat politique et géopolitique indiquait -et indique toujours- une possibilité de crise non négligeable.

Cet article vise à pouvoir analyser cette situation de la manière qui nous paraît la plus juste possible. « L’Unité Communiste de Lyon cherche à éviter les biais de raisonnement nommés campisme et anticampisme. »

Moyennant quoi après avoir parlé de « reflet rouge » et de « nostalgie soviétique » pour les « pro-Poutine », l’auteur parle de « guerre froide » et d’ « anticommunisme viscéral », de l’autre côté…

Prétendant néanmoins dépasser ce subjectivisme outrancier, l’auteur précise :

« Nous voulons éviter ces écueils pour pouvoir analyser les choses avec rigueur et justice. A nos yeux, il s’agit de la seule manière de pouvoir, par la suite, se positionner d’une manière juste et rationnelle. Cette brochure est ainsi faite sans procès d’intention, sans accuser de perfidie quiconque. Elle est conçue comme une analyse s’intéressant à la manière dont la Russie se comporte en fonction de ses intérêts. Il s’agit d’actions logiques et cohérentes, rentrant dans un plan établi par la  bourgeoisie de cet Etat. »

Qu’entend donc l’auteur par « rigueur et justice » ? En « communiste » supposé on est en droit d’attendre de sa part une démarche marxiste-léniniste, et on se demande donc ce que vient faire ici la notion de « perfidie »… ! Sinon, peut-être, dans la précision qu’il donne lui-même, après avoir prétendu éviter le « campisme » : Il s’agit clairement d’un dossier à charge contre la « bourgeoisie russe », supposément « impérialiste », donc. Ce qui revient à choisir, quoi que l’auteur en ait dit, le camp de l’impérialisme US, supposément « agressé » par les manœuvres de défense russe… « Perfidie », nous disait-il…

Alors que d’un point de vue marxiste-léniniste il conviendrait d’abord évidemment d’examiner la nature éventuellement « impérialiste » de cette bourgeoisie, à la lumière, précisément, des critères ML qui définissent ce qualificatif et de voir en quoi elle y répond.

On ne va évidemment pas réécrire ici le célèbre bouquin de Lénine, et on se contentera donc d’en venir directement à ce qui est le critère essentiel, à savoir l’expansionnisme de type néo-colonialiste via l’exportation de capitaux permettant de contrôler l’économie des pays dominés, et par voie de conséquence, l’ensemble de leur politique étatique et militaire.

Actuellement, la puissance et la capacité financière de la Russie est sensiblement équivalente à celle de l’Espagne, un « impérialisme » particulièrement agressif, comme chacun le sait…

L’économie de la Russie, en réalité, repose presque entièrement sur l’exportation de ses matières premières, dont elle est dépendante,  et n’a pas, autrement, d’industrie réellement valide et « compétitive » autre que celle de l’armement, principalement héritée de l’URSS.

Qu’elle joue au mieux de ses maigres atouts est un fait, mais cela n’en fait nullement, pour autant, une puissance impérialiste.

Qu’elle le devienne, éventuellement, si elle parvient à développer son économie, c’est la logique même de l’évolution capitaliste de toute bourgeoisie nationale qui résiste à l’influence impérialiste ou même qui passe par un stade comprador lui permettant néanmoins une relative accumulation primitive, lui permettant de s’imposer à son tour comme puissance financière relativement « autonome », comme c’est le cas de la Chine, actuellement.

Étant donné le rapport de proportions, la conjoncture internationale de crise et le temps qu’il a fallu à la Chine pour atteindre ce stade, à partir du capitalisme « national » maoïste, il est clair que cette mutation n’est pas du tout sur le point de se produire et qu’il y faudra clairement encore plusieurs décennies…

Ce décalage entre l’économie russe et l’économie chinoise a des causes historiques et structurelles très anciennes, mais bien connues et l’auteur, en supposé « marxiste-léniniste », ne devrait pas les ignorer, ce qu’il fait donc délibérément, pour tenter de donner du crédit à son propos, tout à fait à l’instar de n’importe quel petit propagandiste de l’occident impérialiste… L’ « impérialiste », c’est l’autre, point barre !

Pour la suite, il n’y a pas grand intérêt à résumer le corps de l’article, dans la partie II, décrivant la supposée stratégie « expansionniste » de la Russie, car le but ultime se trouve donc, en fait, partie III, dans la situation en Syrie et la justification du soutien maoïste à la politique US dans cette région du monde, à partir de la façon dont a été instrumentalisée la cause du peuple kurde.

Cette instrumentalisation a clairement fait suite à l’échec inévitable de la stratégie de l’ « Armée syrienne libre », puis de l’ « État islamique », toutes deux concoctées dans les officines conjointes de l’impérialisme US, français, et de leurs complice saoudien, et toutes deux battues en brèche par la résistance loyaliste de l’État syrien, avec l’appui de son allié russe, intervenu à sa demande.

Et alors que là encore, les USA interviennent délibérément, en quelque sorte à la fois en incendiaires et en « pompiers volontaires », pour supposément éteindre le feu allumé par eux-même dans un premier temps !

La cause kurde peut évidemment avoir sa raison d’être, en Syrie comme ailleurs, en raison des minorités kurdes débordant sur son territoire, mais elle n’a tout aussi évidemment pas lieu d’y trouver son foyer essentiel, précisément en raison de ce caractère marginal par rapport au peuplement kurde principal, ce que nous montre à l’évidence une carte du Kurdistan proposée par l’institut kurde, et donc non suspecte de manipulation « anti-kurde »… :

https://i0.wp.com/www.institutkurde.org/images/cartes_and_maps/ckur100.gif

On y voit clairement les limites de cette influence réelle, à la poche d’Afrin, à celle de Kobané, et à la corne de l’extrême nord-est de la Syrie. Situation qui n’a guère évolué depuis 1935:

On voit que cela correspond encore aux limites du « Rojava » à l’époque de la bataille de Kobané, époque à partir de laquelle l’instrumentalisation de cette « nation » a été officialisée par l’impérialisme US lui-même, bien au delà d’un simple « soutien tactique » face à l’ « État islamique ».

EN 2014

Au fil des années suivantes, et au fil des opérations militaires commanditées par l’occident et l’impérialisme US en particulier, ce « Rojava » s’est étendu au point d’englober pratiquement un tiers de la Syrie…

EN 2015

EN 2016

EN 2017

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EN 2018

Quel rapport entre cette expansion et la cause du peuple kurde… ? Manifestement aucun, en réalité, sinon les manipulations déjà anciennes qui ont malencontreusement lié cette cause à l’impérialisme et qui l’on transformée en force locale supplétive pour ses plans réellement expansionnistes, pour le coup, et au détriment total du droit des peuples et des nations dans cette région du monde, à commencer par celui de la Syrie.

Aujourd’hui le maoïste français « tovaritch Bonk » fait mine de s’étonner et voire même, de s’offusquer, du « revirement » de la Turquie contre le camp occidental, alors que ce pays ne fait également que défendre ses intérêts, désormais divergents des manœuvres US dans le Nord de la Syrie, région également stratégique pour lui et dont il espérait prendre lui-même un contrôle relatif en tant que précédente force supplétive dans la régions… Dans la mesure ou ce nouveau conflit se déroule entre troupes turques et troupes « kurdes » désormais supplétives de l’impérialisme US, on ne voit pas pourquoi la Russie devrait s’en mêler, et d’autant moins que ses propositions d’initiatives diplomatiques pour intégrer les kurdes dans le processus de négociation en vue de restaurer la légitimité et l’intégrité de la nation syrienne ont été rejetées par ces mêmes kurdes… !

Jusqu’à un passé récent les kurdes avaient bénéficié d’une large tolérance de la part de l’État syrien pour la gestion et le contrôle de leurs territoires, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et dans le cadre des négociations de paix cela pouvait donc logiquement aboutir à une solution d’autonomie relative, mais qui n’impliquait pas une partition de la Syrie, alors que la stratégie actuelle d’expansion du « Rojava » au delà de toute référence ethnique réelle correspond clairement à une volonté renouvelée de l’impérialisme US de briser encore la nation syrienne comme ont été brisés la Libye, l’Irak, l’Afghanistan, mais aussi l’Ukraine, en Europe, et tant d’autres pays.

L’auteur, « tovaritch Bonk », même s’il essaye de nous balader, de Suwalki en Turquie, à travers les méandres de son « raisonnement » pour le moins biaisé, n’en dévoile pas moins la pleine conscience qu’il a de sa propre duplicité en affirmant soutenir les prétendues « Forces Démocratiques Syriennes », les FDS,

« Au lieu d’une permutation propre et nette, l’affaire a cafouillé dans les grandes largeurs. Depuis 2011, la Syrie s’enfonce dans le chaos, dans un billard à quatre bandes, entre Loyalistes, ASL, Forces Démocratiques Syriennes, que nous soutenons au travers, notamment, de la participation à la campagne sur le Bataillons International] et Etat Islamique. »

https://unitecommuniste.fr/international/la-france-et-la-trouee-de-suwalki-partie-3-printemps-arabes/

Ces FDS qui ne sont donc que le bras armé de l’OTAN dans la région, y incluant les YPG, forces armées du « Rojava », ce qu’il ne précise, malgré tout, que vers la fin de l’article :

«Turquie soutient l’ASL et, en sous-main, fourni une assistance à l’Etat Islamique. Son objectif stratégique est de conquérir le nord de la Syrie, de rafler les régions riches de ce secteur et de détruire les bases arrières de la guérilla du PKK. Elle a donc des visées antagoniques à celles de la Russie, sur la question de l’intégrité territoriale de la Syrie, mais également vis-à-vis de ses alliés de l’OTAN, qui soutiennent de manière croissante la très efficace armée des FDS, notamment l’YPG. Le brouillard de guerre est total.  »

A ce point, on serait fortement tentés de lui rappeler la chanson :

« Camarade, sors du brouillard de cette rade… »

Mais au lieu de cela, il s’y enfonce davantage si encore possible :

« Aujourd’hui, ce conflit est en passe de se régler. l’EI est en déroute. Le temps du partage, pour la Russie, est venu. Elle a proposé aux YPG et aux combattants du Rojava de réintégrer la Syrie et de se mettre sous sa protection, en échange de la perte de l’indépendance. Face au refus de ceux-ci, elle se contente de regarder la Turquie tenter d’écraser la poche d’Afrin. »

Alors qu’à l’évidence le seul « partage » envisagé est celui déjà opéré sur le terrain par le prétendu « Rojava » et clairement pour le compte de l’impérialisme US. Et alors que la Russie est précisément le seul garant, à l’heure actuelle, de l’intégrité de la nation syrienne, y incluant sa minorité kurde, ce qui est de facto le seul sens réel possible de cette phrase visant à inverser les rôles. Difficile de se moquer davantage des ses lecteurs et du simple bon sens.

L’implication directe US et française au « Rojava » peut difficilement être niée, du reste, car précisément « trahie » par cet « allié » instable qu’est la Turquie :

« L’agence turque Anadolu révèle l’emplacement de troupes américaines et françaises en Syrie »

http://www.france24.com/fr/20170720-anadolu-turquie-ankara-localisation-troupes-americaines-francaises-coalition-syrie

https://pbs.twimg.com/media/DFGtGqwXsAAwZjK.jpg

Ce que traduit cet acharnement à faire passer la Russie pour une puissance impérialiste et même une puissance particulièrement agressive, c’est bien l’évolution de plus en plus réactionnaire de la petite bourgeoisie gauchisante française, et sous l’apparence rebelle de son masque « antifa » le retour des démons incontournables, pour elle, génération après génération, de la collaboration de classe, et après avoir prétendu lutter par priorité « contre son propre impérialisme », en réalité pour éviter une lutte conséquente, intégrant tous les aspects d’une lutte générale contre l’impérialisme, et notamment contre l’impérialisme US, qui reste manifestement, dans le contexte actuel, l’ennemi numéro un des peuples du monde, elle en est venue à collaborer, sous divers masques de Tartuffes, aussi bien avec l’impérialisme US qu’avec « son propre impérialisme »!

Alors que la position marxiste-léniniste là dessus est claire: le parti prolétarien ML doit se construire dans les luttes sociales, de manière tout à fait indépendante, et s’il peut passer un compromis tactique avec une bourgeoisie nationale, en cas de lutte de libération nationale, il n’en a aucun à passer avec l’impérialisme, US ou autre. Dans le cas présent la Russie est la plus importante des puissances où la bourgeoisie nationale continue de jouer un rôle significatif. et peut encore, dans certains cas, venir en appui d’une autre, fragilisée par les atteintes de l’impérialisme US auquel elle tente de s’opposer. Rares sont les partis populaires, ouvriers et paysans, actuellement capables d’assumer la direction d’une lutte de résistance anti-impérialiste, et d’y imposer leurs conditions, en cas de coalition. Mais même minoritaires, les partis réellement progressistes n’ont rien à gagner à renforcer l’impérialisme, et notamment, l’impérialisme US.

Luniterre

 

SOURCE:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/08/tout-ca-pour-ca-ou-les-eternels-demons-kollabos-de-la-petite-bourgeoisie-maoiste/

Alternative Mélenchon : pas de « mélenchantement »…!!!

Alternative Mélenchon :

prétendu « marxisme »

ou réformisme « mélenchanté »… ???

A l’occasion des « Nutella riots », pseudo « émeutes de la consommation », en réalité une provocation tout à fait révélatrice des contradictions internes du capitalisme dans sa crise actuelle et sans issue, Mélenchon a pris une position relativement originale par son aspect outrancièrement ultra-démagogique et presque en « rupture » avec son « bobocratisme » habituel…

Son staff de propagande s’est aussitôt empressé de retrouver le « best off » de ses sorties les plus « osées » sur le plan de la critique prétendument « anticapitaliste » et voire même pseudo- « marxiste révolutionnaire »…

En tant que transfuge, parmi d’autres, du trotskysme « lambertiste », il est vrai que Mélenchon a la formation de base pour s’exprimer dans une terminologie adaptée, qui pourrait donner l’apparence du « vrai » à ses déclarations « incendiaires »…

 

 

 

« Critique de la valeur », « la braise qui met le feu », « révolution culturelle » du « consommer autrement », etc… Tout y passe dans ces quelques « extraits » illustrant le « tweet » de Mélenchon sur les « émeutes nutella » vues comme l’expression d’un « malaise social », ce qu’elle sont réellement, mais pas forcément pour les raisons invoquées par ce nouveau « grand timonier » de la « France Insoumise »…

Mélenchon serait-il un réformiste « repenti », qui aurait à nouveau viré sa cuti au « rouge » ( …déjà très pâle) de sa lointaine jeunesse ?

La « conclusion » de ce petit montage est néanmoins on ne peut plus claire, et s’il y a « tromperie sur la marchandise », ce n’est donc en réalité que pour ceux qui veulent bien être « trompés »… C’est à dire se donner le « frisson » de la contestation « radicale » sans en tirer aucune conséquence réelle quant à une alternative au capitalisme !

En effet, il n’y a là que l’ancienne ritournelle de l’ « investissement productif » du « bon » capitalisme, opposé à l’investissement financier, du « capitalisme financier » qui serait une perversion de ce prétendu « bon » capitalisme productif…

Rien de nouveau, donc, sinon la négation habituelle de la réalité fondamentale de l’évolution inévitable du système capitaliste et de la nécessité de son abolition totale…

Et c’est une occasion de plus de rappeler que loin d’être l’apanage des opportunistes « de gauche », ce syndrome est également à la base du social-chauvinisme et même du social-fascisme, son proche cousin… :

« Précédemment, je n’étais pas à même de reconnaître avec la clarté désirable, la distinction entre ce capital proprement dit, dernier aboutissement du travail productif, et le capital dont l’existence et la nature reposent uniquement sur la spéculation.

J’en étais désormais capable grâce à un des professeurs du cours dont j’ai parlé, Gottfried Feder.

Pour la première fois de ma vie, je conçus la distinction entre le capitalisme international de bourse et celui de prêt.

Après avoir écouté le premier cours de Gottfried Feder, l’idée me vint aussitôt que j’avais trouvé le chemin d’une condition essentielle pour la fondation d’un nouveau parti.

A mes yeux, le mérite de Feder consistait en ceci, qu’avec une tranchante brutalité, il précisait le double caractère du capital : spéculatif, et lié à l’économie populaire ; et qu’il mettait à nu sa condition éternelle : l’intérêt.

Ses déductions dans toutes les questions fondamentales, étaient tellement justes que ceux qui, a priori, voulaient le critiquer, en contestaient moins l’exactitude théorique qu’ils ne mettaient en doute la possibilité pratique de leur mise à exécution. Ainsi, ce qui, aux yeux des autres, était un point faible dans l’enseignement de Feder, représentait à mes yeux sa force. »

« Lorsque j’entendis le premier cours de Feder sur « la répudiation de la servitude de l’intérêt du capital », je compris immédiatement qu’il devait s’agir ici d’une vérité théorique d’une importance immense pour l’avenir du peuple allemand.

La séparation tranchée du capital boursier d’avec l’économie nationale présentait la possibilité d’entrer en lutte contre l’internationalisation de l’économie allemande, sans toutefois menacer en même temps par le combat contre le capital les fondements d’une économie nationale indépendante. Je voyais beaucoup trop clairement dans le développement de l’Allemagne pour ne point savoir que la lutte la plus difficile devrait être menée non contre les peuples ennemis, mais contre le capital international. Dans le cours de Feder, je pressentais un puissant mot d’ordre pour cette lutte à venir. […]

La lutte contre la finance internationale et le capital de prêt est devenu le point le plus important de la lutte de la nation allemande pour son indépendance et sa liberté économique. »

Dixit Adolf Hitler in « Mein Kampf »… !!!

(Cité in

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/08/22/1511_fascisme_et_obscurantisme_/

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/social-fascisme-social-democratie-156074  )

C’est donc aussi une occasion de mentionner sur TML un récent article de notre camarade WH, paru sur son blog « les prolétaires de fer » et rappelant fort à propos que les capitalistes, eux, sont conscient de leur propre impasse et font tout pour que les prolétaires n’en prennent pas conscience et ne tentent d’en réaliser rapidement l’échéance pourtant nécessaire à une véritable libération du genre humain.


 Les prédictions de Karl Marx étaient justes, selon la banque Natixis

http://proletaire.altervista.org/marxisme/actualite/predictions-karl-marx.php

Dans le même esprit de clarification, ce camarade a également tenté de résumer ce qui constitue la « différence » entre « gauchisme » et opportunisme…

http://www.proletaire.altervista.org/marxisme/textes/definitions.php

Nuance en réalité très ténue, si l’on tient compte du cas Mélenchon et de bien d’autres… Notre camarade WH veut accorder encore un crédit de « sincérité » à la majorité des courants « gauchistes » et anarchisants, ce qui est sans doute valable pour bon nombre de leurs militants de base qui découvrent le rejet du capitalisme par ce biais fortement teinté d’idéalisme petit-bourgeois, mais ne l’est généralement pas pour leurs principaux animateurs, « dirigeants » de fait, et leurs « cadres » qui sont bien souvent des renégats du marxisme et savent parfaitement ce qu’ils font et les manipulations auxquelles ils se livrent, en réalité en faveur d’une défense réellement perverse, pour le coup, du système en crise !!

Dans cet ordre d’idées, nos lecteurs connaissent bien, sur TML, les nombreuses polémiques qui nous ont opposé au chroniqueur québécois Robert Bibeau, l’un des anciens inspirateurs du groupe ML français OCF.

Mais il n’est pas un cas isolé, et l’on voit, sur d’autres « fronts », certains anarchistes et maoïstes prendre le relais des djihadistes totalement discrédités de l’impérialisme US et français pour servir leurs besoins au Proche-Orient, sous prétexte de séparatisme « rojava » au nord de la Syrie.

Luniterre

Karl Marx aurait-il soutenu la loi travail !?

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Karl Marx aurait-il

soutenu la loi travail !?

Un article de notre camarade WH, du site « Les prolétaires de fer »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Mais en général, de nos jours, le système protecteur est conservateur, tandis que le système du libre-échange est destructeur. Il dissout les anciennes nationalités et pousse à l’extrême l’antagonisme entre la bourgeoisie et le prolétariat. En un mot, le système de la liberté commerciale hâte la révolution sociale. C’est seulement dans ce sens révolutionnaire, Messieurs, que je vote en faveur du libre-échange. »

Karl Marx, Discours sur la question du libre-échange, 1848

 

Cette question semble facile. A peu près tout le monde connaît son nom, un très grand nombre de gens sait qu’il est l’un des personnages le plus important de l’histoire du communisme, c’est une grande figure du mouvement ouvrier, et une partie encore assez importante de la population connaît le nom de certains de ses livres comme le manifeste, le Capital. Une partie plus restreinte de la population a lu au moins un de ses livres. Ceux qui ont lu vraiment son oeuvre ne se croient pas à tous les coins de rue, et ceux qui l’ont comprise encore moins.

Aujourd’hui, je vais parler d’un texte de Karl Marx, Discours sur la question du libre-échange datant de 1848.

Il faut remettre dans le contexte. A l’époque en Angleterre, il existait une loi des céréales qui mettait une taxe à l’importation de blé étranger. Cette taxe profitait aux propriétaires fonciers, les restes de l’artistocratie anglaise, tandis que la bourgeoisie, les free-traders (libre échangistes), vantaient les mérites de la liberté du commerce, ils voulaient abolir la loi sur les céréales. La bourgeoisie avait besoin alors de convaincre le prolétariat qu’il profiterait de cette mesure. Tout ce qui profitait à la bourgeoisie serait profitable aux ouvriers (ce qu’on appelait alors la fameuse théorie de la « main invisible », c’est du « gagnant-gagnant » diront certains !).

Marx démontre de façon impitoyable que le libre-échange signifie pour le prolétaire plus de misère et de souffrance. 

 

« Pour nous résumer : dans l’état actuel de la société, qu’est-ce donc que le libre-échange ? C’est la liberté du capital. (…) Messieurs, ne vous en laissez pas imposer par le mot abstrait de liberté. Liberté de qui ? Ce n’est pas la liberté d’un simple individu, en présence d’un autre individu. C’est la liberté qu’a le capital d’écraser le travailleur. »

Karl Marx, Discours sur la question du libre-échange, 1848

 

Rappelez-vous la fameuse « libération des énergies » de Macron. Marx démontre sans détour que non seulement le capitalisme ne profite pas au prolétariat, mais que bien plus, il est la cause directe de sa misère.

Mais alors, Marx aurait donc en toute logique du appeler à voter contre l’abolition de la loi des céréales. 

 

« Mais en général, de nos jours, le système protecteur est conservateur, tandis que le système du libre-échange est destructeur. Il dissout les anciennes nationalités et pousse à l’extrême l’antagonisme entre la bourgeoisie et le prolétariat. En un mot, le système de la liberté commerciale hâte la révolution sociale. C’est seulement dans ce sens révolutionnaire, Messieurs, que je vote en faveur du libre-échange. »

Karl Marx, Discours sur la question du libre-échange, 1848

 

Marx, après avoir dénoncé de façon très claire la véritable nature du libéralisme économique, vote en faveur du libre-échange.

Evidemment quand on a peu lu Marx, cela semble surprenant. Etait-il un traître à la cause ouvrière ?

La réponse est que Marx ne considérait pas la victoire du communisme comme une succession d’acquis sociaux. 

 

« Toutes les classes qui, dans le passé, se sont emparées du pouvoir essayaient de consolider leur situation acquise en soumettant la société aux conditions qui leur assuraient leurs revenus propres. Les prolétaires ne peuvent se rendre maîtres des forces productives sociales qu’en abolissant leur propre mode d’appropriation d’aujourd’hui et, par suite, tout le mode d’appropriation en vigueur jusqu’à nos jours. Les prolétaires n’ont rien à sauvegarder qui leur appartienne, ils ont à détruire toute garantie privée, toute sécurité privée antérieure. »

Karl Marx, Le manifeste du parti communiste, 1847

 

C’est que Marx considérait de toute façon que le prolétariat ne pouvait pas améliorer durablement et définitivement sa situation sous le capitalisme. On ne peut pas avoir la capitalisme sans la misère. Donc Marx ne faisait pas dans la charité ou la compassion aux ouvriers.

Il était très critique envers les socialistes de son époque, qui eux au contraire, croyaient à la possibilité de guérir le capitalisme de la misère sociale par des réformes. Il les traitait d’utopistes, et voici ce qu’il disait d’eux : 

 

« ils ne voient dans la misère que la misère, sans y voir le côté révolutionnaire, subversif, qui renversera la société ancienne. »

Karl Marx, Misère de la philosophie, 1847

 

Karl Marx ne croyait pas à la réforme du captalisme. Etre exploité avec des chaînes dorées ou non, ça reste des chaînes, et les lois du capitalisme ramènent de toute façon tôt ou tard à la misère.

Karl Marx misait donc beaucoup sur la misère, produit inévitable du capitalisme, comme transition express vers la révolution. Un cynique diront certains, ou un authentique communiste, puisqu’il préférait la liberté pour les ouvriers que l’esclavage confortable. Et la liberté devait passer d’abord par la misère. 

 

« dans son mouvement économique, la propriété privée s’achemine d’elle-même vers sa propre dissolution (…) en engendrant le prolétariat en tant que prolétariat, la misère consciente de cette misère morale et physique (…) la misère qu’il ne peut plus éviter ni retarder, la misère qui s’impose à lui inéluctablement — expression pratique de la nécessité —, le contraint directement à se révolter contre pareille inhumanité ; c’est pourquoi le prolétariat peut, et doit nécessairement, se libérer lui-même. Or il ne peut se libérer lui-même sans abolir ses propres conditions de vie. Il ne peut abolir ses propres conditions de vie sans abolir toutes les conditions de vie inhumaines de la société actuelle, que résume sa propre situation. »

Karl Marx, La sainte famille, 1844

 

Aujourd’hui, Karl Marx aurait sans doute vu dans les loi travail une attaque contre le prolétariat, et il les aurait aussi dénoncé comme telles. Mais sans doute, il n’aurait pas menti aux ouvriers en leur vendant la promesse qu’il était possible de sauver des « acquis » au sein du capitalisme.

Il aurait sans doute applaudi Macron et la bourgeoisie, les laissant allumer lentement le bûcher de la révolution à leur propre insu.

Il aurait vu dans la situation actuelle le début d’une ère révolutionnaire.

Il aurait été optimiste, car la misère amène la révolution, donc la possibilité de se débarasser complètement de la misère.

Car, comme il disait dans son manifeste : 

 

« Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. »

Karl Marx, Le manifeste du parti communiste, 1847

 

Ceux qui crient après Macron (syndicats, mouvements, etc.) veulent-ils la révolution ou sont-ils là au contraire pour empêcher à tout prix qu’elle arrive ?

Voilà la question que devraient se poser ceux qui défendent aujourd’hui réellement l’intérêt du prolétariat. 

Sources :

 

http://www.proletaire.altervista.org/marxisme/actualite/21-oct-2017.php

 

http://www.proletaire.altervista.org

 

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QUELQUES ÉLÉMENTS DU DÉBAT :

SUR

AgoraVox le média citoyen

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/karl-marx-aurait-il-soutenu-la-loi-200587

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Luniterre

 

15 janvier 19:40

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Dans le contexte de l’époque, le capitalisme était encore dans une phase ascendante, et le mouvement ouvrier aussi… Karl Marx estimait donc manifestement qu’une révolution était possible dans un avenir proche, contrairement à ce que prétendent certains « théoriciens » genre Wertkritik et autres « marxiens » de salon…

La lutte de classe devenait chaque jour plus aiguë, et le fait d’exacerber les contradictions semblait assez logiquement le meilleur moyen de faire avancer le processus.

A notre époque le capitalisme amorce, depuis la crise de 2008 notamment, une phase régressive dont il ne semble pas pouvoir sortir autrement que par des expédients en réalité précaires et provisoires, ou par une conflagration extensive, qui pourrait tout aussi bien l’emporter lui-même, du reste.

Dans ce contexte la « défense des acquis » est effectivement une bataille d’arrière-garde, vouée à l’échec, de toutes façons.

C’est en ce sens que le « vote » de Karl Marx redevient en quelque sorte d’actu…

La volonté politique de construire une alternative ne peut revenir qu’à a suite de la perte des illusions réformistes, plus caduques que jamais.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/front-social-un-echec-salutaire/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/18/aux-portes-du-palais-18-novembre-2017-la-marche-du-siecle/

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/03/la-societe-de-larnaque-un-theme-de-reflexion-pour-2018/

Luniterre

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Jao Aliber

 

15 janvier 13:01

Marx et Engels étaient de véritables communistes.Les premiers hommes de l’histoire à faire du communisme, une science.Mais leurs connaissances en économie politique étaient insuffisantes pour comprendre le mouvement global suprême du capitalisme, pour connaître le sujet révolutionnaire, pour prendre conscience d’une lutte de classes encore plus vaste que j’ai appelé « lutte des superclasses ».

Par contre, Lenine et Rosa Luxembourg étaient des capitalistes d’État. Ils ont froidement théorisé un mode de production capitaliste dont la condition est la pénurie généralisée des biens de consommation.Ce sont eux les véritables cerveaux de l’URSS, des régimes de l’Europe de l’Est.

Le point de départ de la révolution est une population active composé majoritairement de chômeurs. Or au début du 20ème siècle, la large majorité de la population était composé de salariés dans les pays les plus développés ou de paysans dans les moins développés. Toute revolution communiste aurait transformer brutalement ces classes en chômeurs.Toute la colère du peuple serait donc dirigé contre le pouvoir révolutionnaire qui ne tiendra même pas une semaine.

L’antagonisme entre les chômeurs et les salariés est donc total.C’est en dernière instance une lutte très violente.

La minorité de chômeurs est obligé de rester dans la misère jusqu’à ce que l’évolution économique(lente par exemple, transformation des paysans en salaries) transforme la majorité des salariés en chômeurs. En ce moment, le rapport de force change en faveur des chômeurs et la revolution communiste devient possible.

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Luniterre

 

16 janvier 14:24

@Jao Aliber

La disparition massive du travail salarié par le processus de robotisation n’entrainera pas automatiquement la « révolution communiste par les chômeurs » car le système de domination de classe tend d’ores et déjà à se prémunir en entretenant la dépendance des populations oisives à la « consommation » à travers les subsides sociales de survie, actuellement le RSA, par exemple, et demain le « revenu universelle » ou autre formule de cache-misère adaptée aux circonstances du moment.

Marx avait, de plus, tout à fait anticipé cette évolution des rapports de production dans ses « Grundrisse » :

https://www.marxists.org/archive/marx/works/1857/grundrisse/ch13.htm

Il pensait donc déjà que la fin inéluctable du système capitaliste basé sur l’élargissement du capital par le cycle productif n’entrainerait pas automatiquement la révolution communiste, et c’est pourquoi il avait déjà ébauché les fondamentaux d’une étape de transition, ou « première phase du communisme », dans sa célèbre « Critique du Programme de Gotha ».

Lénine et les bolchevique ont tenté de mettre en œuvre cette phase de transition, sans y parvenir complètement, du fait de l’encerclement, d’une part, et des divisions internes, surtout, en fait, et du fait des économistes « gauchistes » qui ont tenté d’imposer leurs vues, dans un premier temps, et finalement supplantés par les révisionnistes khrouchtchéviens :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

Luniterre

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@Luniterre

Marx a bien dit que le remplacement du travail humain par les machines provoquerait une révolution. Comme nous l’avions déjà dit dans notre récent débat, il est possible que le capitalisme trouve quelques subterfuges pour s’en sortir temporairement, mais ils exigent in fine la fin du capitalisme (monopole unique et mondial avec économie planifiée, ce qui est en fait le communisme).

Des tentatives d’utiliser le revenu universel et la planche à billet pour maintenir en vie le capitalisme artificiellement ne sont pas viables car il n’y aurait aucun équilibre entre les besoins sociaux et les forces productives, ce qui conduirait nécessairement à des crises encore plus graves.

Par rapport à la réflexion que nous avons mené, je pense qu’il y avait en fait deux idées différentes. Celle d’un système de monopoles pour maintenir les prix artificiellement élevés (ce qui existe déjà mais ne peut pas résoudre le problème car il faut un monopole unique et mondial pour supprimer la concurrence), ou bien la sortie carrément de la loi de la valeur (singularité économique) qui est autre chose. Et dans les deux cas, même si la solution n’est pas « automatique », le processus reste bien « l’auto-mouvement » du capitalisme vers sa propre fin, pour reprendre le langage de la dialectique hégélienne (ou marxiste tout simplement).

Fondamentalement, le remplacement de tout travail humain par les machines reste bien la limite absolue auquel le capitalisme ne peut échapper.

« Un développement des forces productives qui aurait pour effet de diminuer le nombre absolu des ouvriers et de permettre à la nation tout entière de produire en moins de temps tout ce dont elle a besoin, provoquerait une révolution, parce qu’il mettrait sur le pavé la plus grande partie de la population. Ici se manifeste de nouveau la limite qui est assignée à la production capitaliste et se montre une fois de plus que celle-ci, loin d’être la forme absolue du développement des forces productives, doit nécessairement entrer en conflit avec lui à un moment donné. Ce conflit se traduit en partie par des crises périodiques, résultant d’un excès de population ouvrière, tantôt dans l’une, tantôt dans l’autre industrie. La production capitaliste est indifférente à l’épargne de temps de travail que la société pourrait réaliser et elle n’est intéressée au progrès de la production que pour autant qu’il en résulte une augmentation du surtravail qu’elle prélève sur la classe ouvrière ; elle est ainsi en contradiction avec elle-même. »Karl Marx, Le Capital – Livre III, §3, XV, 4

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Luniterre

 

16 janvier 19:25

@proletaire-de-fer

La situation décrite par Marx dans ce cas de figure n’est pas encore celle de la singularité « taux zéro », mais sensiblement notre situation actuelle où la réduction du temps de travail socialement nécessaire rentre en conflit avec la notion de « rentabilité », de productivité du travail :

« La production capitaliste est indifférente à l’épargne de temps de travail que la société pourrait réaliser et elle n’est intéressée au progrès de la production que pour autant qu’il en résulte une augmentation du surtravail qu’elle prélève sur la classe ouvrière ; elle est ainsi en contradiction avec elle-même. »

Marx pensait donc bien à une situation révolutionnaire qui en résulterait, ce qui n’est manifestement pas le cas actuel, même si les choses peuvent encore changer.

En ce qui concerne la lutte concurrentielle, elle n’a d’intérêt que tant que la limite de singularité « taux zéro » n’est pas atteinte. Dès que l’ensemble des secteurs en seront proches, c’est l’entente entre monopoles qui prévaudra, du type de celle déjà tentée en France dans le domaine de la téléphonie mobile…

Aujourd’hui encore jugée « illégale », ce type de comportement deviendra la norme, par nécessité pour la survie du système, si nous n’en venons pas à bout avant !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_l%27entente_entre_trois_op%C3%A9rateurs_de_t%C3%A9l%C3%A9phonie_mobile_en_France

https://www.lesechos.fr/29/06/2007/lesechos.fr/300184223_telephonie-mobile—l-entente-entre-les-operateurs-est-confirmee.htm

https://www.latribune.fr/technos-medias/telecoms/20120530trib000701112/mobile-l-entente-entre-operateurs-des-annees-2000-definitivement-reconnue.html

Il n’y a donc pas besoin d’un réel « monopole » formellement établi et beaucoup trop « voyant » pour la crédibilité du système, et donc inefficace pour sa prolongation, en fait.

Actuellement les monopoles ne se battent déjà plus guère à coup d’offres « concurrentielles » sur le marché, mais plutôt à coups de rachats, de concentration et de « diversification », vu la masse monétaire en circulation, les excédents de trésorerie et les capitaux inemployés…

https://www.letemps.ch/economie/2018/01/12/2018-vers-une-restructuration-massive-leconomie-mondiale

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1139

Nous sommes donc dans une situation « intermédiaire » où se prépare déjà l’évolution future du système, par ses acteurs les plus lucides.

Du point de vue des « anti-système », c’est à dire des anticapitalistes, en réalité, il y a lieu d’anticiper, également, pour ne pas se laisser piéger.

Luniterre

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proletaire-de-fer

 

16 janvier 19:54

@Luniterre

Marx parle bien de la situation actuelle effectivement, mais si la révolution n’a pas lieu c’est pour d’autres raisons (l’impérialisme et l’embourgeoisement de certaines parties du prolétariat), chose qui elle aussi recule (en occident du moins, c’est l’inverse en Chine).

Ensuite la concurrence ne peut jamais être complètement supprimée dans le capitalisme. Prenons le cas de l’entente SFR-Bouyges-Orange justement, il y a bien eu Free qui est venu refaire jouer la concurrence, pas pour le plaisir de la concurrence, mais pour conquérir des parts de marché. Non, seul un monopole unique et mondial (ou un cartel, ce qui revient au même), peut permettre de mettre fin à la concurrence.

Qui dit baisse du taux de profit ne dit pas baisse des profits. Les capitalistes cherchent une plus-value extra qui leur donne l’avantage technologique sur leurs concurrents. Par conséquent dans la lutte pour placer les capitaux il y aura toujours un capitaliste pour se lancer dans cette quête au profit, qui mène mène précisément à la baisse tendancielle du taux de profit.

Ce dont on parle, c’est à dire les ententes entre capitalistes, n’était pas vraiment mon sujet lors du précédent débat, et Lénine avait d’ailleurs dit l’essentiel dans L’impérialisme, le stade suprême du capitalisme. L’idée d’un « féodalisme bureaucratique » pour moi concerne uniquement l’idée d’une fin du capitalisme (réelle) où la loi de la valeur ne s’applique déjà plus mais où la révolution n’aurait pas encore eu lieu, ça ne peut être qu’une courte période d’instabilité, et il hors de question de se laisser aller aux chants de pessimisme et d’alamarisme sur ce qui n’est rien d’autre que la putréfaction du capitalisme.

Fondamentalement, le problème reste le même, dans la société capitaliste, la planche à billet, qu’elle serve à faire de la dette ou à distribuer un « revenu universel » n’a rien d’un système viable ni stable qui puisse être une alternative. C’est d’autant plus irréaliste qu’il s’agit d’imprimer des euros pour acheter des produits fabriqués à l’autre bout du monde, mais ces pays vont-ils longtemps accepter cette monnaie de singe, vu que notre impérialisme devient de plus en plus faible ? Il y a toutes les raisons de croire au contraire qu’un beau jour tout ça finira en effondrement de la monnaie (si cette option est envisagée). Il semble d’ailleurs que pour l’instant le plan des banques centrales soit de retirer en douce le soutien de la planche à billet, et de laisser s’écrouler le château de carte sur la tête de leurs marionnettes (Trump aux états-unis, les « populistes » en Europe).

Mais honnêtement, je pense que nos anticipations ne peuvent pas être tout à fait justes car il faut tenir compte de la probable et imminente crise financière mondiale. Ce paramètre à court terme réglé, on pourra y voir un peu plus clair sur le long terme, si tant est que le capitalisme ait encore un long avenir devant lui.

Amicalement.

 

 

 

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  • CN46400
  • 16 janvier 08:32
  • Lorsqu’il y a quelques mois l’Humanité a sorti ce texte de l’oubli, cela a produit quelques effervescences dans les milieux du PCF. Ceux qui, inconsciemment, avaient oublié que la pensée de Marx n’était pas circonscrite à un peuple, des peuples ou même un continent, mais concernait l’espèce humaine dans sa totalité, sont un peu tombés de l’armoire.Pourtant, là comme ailleurs, le raisonnement de Marx ne perd rien de sa luminosité. De même que la baisse tendancielle du profit oblige « l’infime minorité bourgeoise » a adapter la surface des marchés où elle compte vendre les produits, que les forces productives qu’elle contrôle, produisent en de toujours plus grandes quantités ; « l’immense majorité prolétarienne » voit là, grandir, les moyens toujours plus capables de satisfaire ses besoins. Simplement, le libre échange mondialise la contradiction capital-travail et pose l’hypothèse communiste, la satisfaction de tous les besoins, à ce niveau et rien qu’à ce niveau. C’est ce que disait Fidel Castro lorsqu’il critiqua Kroutchev qui avait annoncé le communisme, en URSS, pour 1980, en faisant remarquer qu’on ne peut, sur la Terre, faire cohabiter « le paradis communiste » avec « l’enfer capitaliste ».Par contre, peuvent coexister, et même coopérer, des nations, ou groupes de nations plus ou moins socialisées (à chacun selon son travail) avec le capitalisme à partir du moment où la bourgeoisie, de ses nations, ne contrôle plus l’état. Et c’est à partir du moment où ces nations contrôleront l’essentiel de la force de travail mondiale que la problématique du communisme (à chacun selon ses besoins) sera posée. Avec tous ses prolongements, plus d’armée, plus d’état, plus de frontières etc…C’est donc pour cela que Marx, « pour hâter la révolution » votait le « libre-échange », et bien sûr pas pour « décaféiner » sa pensée !

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Luniterre

 

16 janvier 10:29

 

@CN46400

Très bonne observation :

« Par contre, peuvent coexister, et même coopérer, des nations, ou groupes de nations plus ou moins socialisées (à chacun selon son travail) avec le capitalisme à partir du moment où la bourgeoisie, de ses nations, ne contrôle plus l’état. Et c’est à partir du moment où ces nations contrôleront l’essentiel de la force de travail mondiale que la problématique du communisme (à chacun selon ses besoins) sera posée. Avec tous ses prolongements, plus d’armée, plus d’état, plus de frontières etc… « 

Effectivement, il y a là une pensée à priori frappée au coin du bon sens, si l’on veut bien considérer qu’une nation dont l’économie fonctionne selon le principe »à chacun selon son travail« est déjà, en réalité une nation socialiste au sens défini par Marx comme »première phase« du communisme, ou »phase de transition » entre capitalisme et communisme.

Une phase ou l’équilibre et le développement des échanges économiques est planifié et régulé en fonction de la valeur-travail, selon le principe de base défini dans la Critique du Programme de Gotha, et qui est en réalité parfaitement en adéquation avec les développements actuels de la technologie et de l’informatique :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/12/democratie-proletarienne-et-planification-socialiste-le-role-de-linformatique-et-de-linteractivite/

Luniterre

 

 

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Le trotskysme est-il vraiment une idéologie révolutionnaire ?

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Le trotskysme

est-il vraiment

une idéologie révolutionnaire ?

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A lire sur

Tribune Marxiste-Léniniste

 

Une suite de d’échanges avec le camarade Viriato qui a tenté de se faire l’avocat de Trotsky et du trotskysme historique.

Un débat qui porte évidemment aussi sur les leçons à tirer de la Révolution d’Octobre et de l’histoire de l’URSS jusque dans leurs conséquences dans le monde actuel, et notamment, en premier lieu, pour le mouvement ouvrier.

Un choix cornélien . . .

 

 

 

 

 

 

OU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire de l’URSS :

Révolution politique ou économique ?

Un débat sur la pensée économique de Trotsky

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/28/histoire-de-lurss-revolution-politique-ou-economique-un-debat-sur-la-pensee-economique-de-trotsky/

 

 

Pour en finir avec Trotsky et le trotskysme, même sans pic à glace !!

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/28/pour-en-finir-avec-trotsky-et-le-trotskysme-meme-sans-pic-a-glace/

 

 

Trotsky contre Marx : Le Round Final ? (Sans pic à glace – Suite…)

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/30/trotsky-contre-marx-le-round-final-sans-pic-a-glace-suite/

 

 

 

 

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Les Pieds Nickelés font de la politique…!!

 

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Sans commentaire, ou presque…

PS (…Post-Scriptum) : Même si on est sceptiques concernant ses objectifs politiques, Filoche a le droit à la défense…

Filoche viré : sa défense, par lui-même, et le constat d’échec du « réformisme radical » pseudo-« anticapitaliste »

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/filoche-vire-sa-defense-par-lui-meme-et-le-constat-dechec-du-reformisme-radical-pseudo-anticapitaliste/

UN CONSTAT QUI S’IMPOSE:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/front-social-un-echec-salutaire/

 

 

 

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/11/22/les-pieds-nickeles-font-de-la-politique/