Lougansk

Yémen, guerre impérialiste « oubliée », Ukraine, le fascisme en marche au cœur de l’Europe

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Yémen, Ukraine

 

Encore deux guerres

 

 

« oubliées »

 

PAR LES MÉDIAS OCCIDENTAUX

 

MAIS PAS

PAR LEURS VICTIMES !!

 

 

 

 

 

 

 

YÉMEN

« Le Royaume des Sabéens se situe au Yémen. . Sa situation géographique et un climat qui favorisent le développement de leur civilisation. La reine de Saba Balkis est décrite comme une belle femme, dotée d’une intelligence certaine et d’une grande sagesse. Fort cultivée. Elle décida de rencontrer Salomon. 3000 chameaux la suivent transportant de précieux cadeaux. Elle veut ainsi tester le désir et la sagesse du roi Salomon… »

C’était au bon vieux temps de l’Arabie Heureuse de l’encens et de la myrrhe qui était transportée, depuis les lieux de production situés dans l’actuel Yémen, par les caravanes de chameaux des Nabatéens jusqu’à Pétra, à partir de laquelle elle était redistribuée dans tout le bassin méditerranéen. Voilà pour l’histoire. Nous sommes dans le Yémen du XXIe siècle un pays qui n’a pas connu la paix depuis plus de cinquante ans. La nouveauté est l’hubris des Saoudiens qui veulent régenter le Moyen Orient et imposer leur vision de l’Islam tout ceci en payant le prix fort pour avoir les faveurs des Etats Unis avec lesquels ils viennent de conclure le contrat du siècle qui nous rappelle mutatis mutandis l’accord sur croiseur Quincy arrimé sur le Canal de Suez entre le roi Ibn Saoud et le président Franklin Delanoë Roosevelt : Les saoudiens confiaient leur pétrole aux Américains qui en retour leur assurait la sécurité voir l’impunité comme nous le voyons avec ce qui se passe au Yémen. Les saoudiens singeant l’empire ont créé une coalition hétéroclite de va-t-en guerre musulmans pour aller punir un autre pays musulman coupable de vouloir la liberté

On ne s’arrêtera pas d’attirer l’attention sur un drame à bas bruit qui est la mort lente d’un peuple devant l’indifférence de l’Occident pourvoyeur en armes de potentats arabes qui se disent musulmans et qui font subir le martyre à un peuple sans défense qui voulait aspirer à se déterminer lui-même. Il nous est souvent arrivé de dénoncer la politique abjecte d’Israël vis-à-vis des Palestiniens colonisés, mais ce qui se passe au Yémen n’a rien à y envier en termes de barbarie. Au-delà de la religion et de la géopolitique, il y a l’humanité et ce qui se passe au Yémen qui subit une démolition minutieuse de la part d’une coalition au petit pied de 10 pays pieds nickelés qui montrent leurs deltoïdes de libellules en face des damnés de la Terre.

Petit rappel des causes du conflit

Cette description du journal, L’Express il y a deux ans nous permet de mesurer l’étendue du deux poids, deux mesures : « Deux guerres au Moyen-Orient, l’une largement médiatisée, l’autre ignorée. La Syrie et le Yémen ont pourtant des points communs : un conflit intérieur né dans le sillage des Printemps arabes, mais vite internationalisé. Des crimes commis contre la population civile et un désastre humanitaire. Dans un cas, la France et les autres pays occidentaux dénoncent avec force ces violences. Dans l’autre, Paris, Londres et Washington, non contents de garder le silence sur les bombardements meurtriers de la coalition menée par l’Arabie saoudite, continuent de lui vendre des armes. Explications de ce deux poids, deux mesures. » (1)

« Le Yémen, comme la Syrie, est secoué par une révolte contre son régime tyrannique, en 2011 : Ali Abdallah Saleh a passé 32 ans au pouvoir – la dynastie Assad 41 ans à Damas. Au Yémen, Saleh est chassé en janvier 2012. Quelques mois plus tard, il s’allie avec la rébellion houthiste, qu’il avait combattue quand il était président. Quittant leur zone d’influence, dans le nord du pays, en 2014, les rebelles s’emparent de la capitale yéménite avant de pousser l’avantage jusqu’à Aden, dans le sud » (1)

« C’est pour stopper cette avancée – soutenue par l’Iran, accuse Riyadh que, à la tête d’une coalition de dix pays, l’Arabie saoudite déclenche, le 25 mars 2015, une intervention militaire. Arguant de la légitimité -contestable- du président Abd Rabo Mansour Hadi, les pays occidentaux donnent leur aval à l’opération. Autre similitude avec la Syrie, la perte de contrôle, sans doute durable, de vastes pans du territoire par les forces gouvernementales. Au Yémen, c’est au profit des Houthistes et d’Al-Qaïda. Aujourd’hui, l’internationalisation de la crise au Yémen a contribué à y creuser la fracture confessionnelle, une évolution qu’a également connue la Syrie. Le « Nord », contrôlé par la rébellion houthiste, de confession zaïdite, fait face au reste du pays, sunnite. « Des identités reconstruites, peu opérationnelles avant la guerre », selon le chercheur Laurent Bonnefoy. Ce schisme a été accentué par l’hostilité de l’Arabie saoudite, leader autoproclamé du monde sunnite, et de l’Iran chiite, impliqués, à des degrés divers, dans les deux conflits. » (1)

Le commerce florissant des armes de destruction massive des Yéménites

Les massacres de masse des Saoudiens au Yémen, sont tus par les médias et par les pourvoyeurs d’armes : « La complexité du Yémen lit-on dans l’Express, a conduit les pays occidentaux à s’en désintéresser. « Ils se sont contentés de laisser filer et de sous-traiter la crise aux Saoudiens », déplore Laurent Bonnefoy. Et pas question de suspendre les juteuses ventes d’armes aux monarchies du Golfe : Riyadh est le deuxième plus gros importateur d’armement au monde, ses importations ont triplé sur cinq ans, rappelle le Grip. En 2015, 75% des armes vendues par la France l’ont été à l’Arabie saoudite. (…) « Le débat est vif au Royaume-Uni, au Canada, mais pas en France », s’interroge Cédric Poitevin. « Nos exportations d’armement sont conformes à nos engagements internationaux, notamment aux dispositions du traité sur le commerce des armes et de la position commune européenne », répond le Quai d’Orsay. Ces règles prévoient que les Etats de l’UE doivent s’abstenir « en cas de non-respect du droit international humanitaire, si la technologie exportée risque d’aggraver des conflits internes » ou « représente une menace pour la stabilité régionale ». Des notions « sujettes à interprétation », selon Cédric Poitevin, qui permettent à la France de s’asseoir sur les protestations des défenseurs des droits humains » (…)L’Union européenne a imposé dès le mois de mai 2011 un embargo sur les armes à destination de la Syrie, après que la répression des manifestations avait fait plus de 600 morts. Rien de tel au Yémen, où l’Occident ne remet pas en cause la légitimité de l’intervention saoudienne, selon Cédric Poitevin, seulement ses modalités ». » (1)

Près de 380 milliards de dollars de contrat pour Trump tel est le deal pour laisser les Saoudiens massacrer les Yéménites en accord avec les intérêts géopolitique des USA et d’Israël, donc tout va bien… Kathy Kelly co-coordonne Voices for Creative Nonviolence accuse nommément les Etats- Unis, elle écrit : « (…) Pendant ce temps, les fabricants d’armes américains, dont General Dynamics, Raytheon et Lockheed Martin, profitent massivement des ventes d’armes à l’Arabie saoudite. En décembre 2016, Medea Benjamin a écrit : « Malgré la nature répressive du régime saoudien, les gouvernements américains ont non seulement soutenu les Saoudiens sur le plan diplomatique, mais aussi au plan militaire. Sous l’administration Obama cela s’est traduit par des ventes massives d’armes, à hauteur de 115 milliards de dollars ».(…) Nous devons faire en sorte d’être assez nombreux pour que nos voix soient entendues lorsqu’elles s’élèvent en faveur des habitants du Yémen. » (2)

Pour aller plus dans l’horreur, en apprenti sorcier l’Arabie saoudite utilise des armes à sous-munition radioactive qui vont faire des dégâts avec le temps : « La coalition arabe menée par l’Arabie saoudite au Yémen a de nouveau utilisé des armes à sous-munitions dans sa guerre contre les Houthis, selon Amnesty International. Il n’y a pas de guerre « propre », mais celle menée au Yémen est particulièrement sale. (…) Régulièrement accusée d’avoir tué des civils lors de ses bombardements aériens, elle avait admis le 19 octobre avoir fait « un usage limité » de bombes à sous-munitions britanniques de type BL-755. L’Arabie saoudite avait par la même occasion fait savoir qu’elle n’utilisait désormais plus ces bombes. » (3)

Une épidémie majeure « du jamais-vu »

Déjà en 2016, un an après le début de l’intervention saoudienne, de 4000 à 6000 civils ont été tués au Yémen. Les ONG dénoncent une situation humanitaire désastreuse. Selon l’ONU, plus de 21 millions de Yéménites (contre 13, 5 millions de Syriens) dépendent d’une aide humanitaire d’urgence. « L’extrême pauvreté du Yémen a constitué un facteur aggravant, constate Isabelle Moussard-Carlsen de Action Contre la Faim. Avant la guerre, le Yémen importait déjà 90% de ses besoins alimentaires. » (1)

Pour Felipe Herrera Aguirre Metro : « Dans l’ombre du conflit, une épidémie sans précédent de choléra ravage également le petit pays de la péninsule d’Arabie. Nous sommes rendus à près d’un demi-million de cas et à près de 2000 décès. C’est une épidémie majeure, du jamais-vu. En comparaison, il y a eu 172 000 cas suspectés dans le monde en 2015, selon l’Organisation mondiale de la santé. Ici, dans un seul pays, on dépasse 500 000 cas en moins de 4 mois. Un Yéménite sur 54 aurait développé le choléra. Il s’agit d’une conséquence directe du conflit armé. Le choléra est présent dans l’eau et se transmet rapidement dans des environnements pollués (…) Il y a plusieurs défis. L’un d’eux est l’absence de respect des lois de la guerre par les différents groupes impliqués au Yémen. Viser les civils, les infrastructures comme les usines de traitement des eaux, les égouts et les hôpitaux est interdit par la loi internationale. Pourtant, cela se produit toujours. Un autre obstacle est la restriction des importations. Avant le conflit, le Yémen importait 90% de ses biens. Depuis, les importations ont diminué de moitié. Malheureusement, nous ne voyons aucun signe d’amélioration en ce moment. En matière de santé publique, avec un système de santé à genoux, on peut se demander ce qui va suivre l’épidémie de choléra. » (4)

Marianne Meunier du journal la Croix va plus loin elle écrit : « La guerre au Yémen a aggravé tous les maux du pays le plus pauvre du Moyen-Orient. Les 27 millions d’habitants que compte le Yémen n’ont aujourd’hui guère d’autre possibilité pour recevoir des soins. Deux ans et cinq mois d’affrontements entre les partisans du président élu, Abd Rabbo Mansour Hadi, épaulés par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite, et les rebelles houthistes, soutenus de façon distendue par l’Iran, ont eu raison de l’infrastructure sanitaire du pays, qui fonctionne à 45% tout au plus. Ayant tué près de 8 000 personnes, les combats ont aussi fait près de 45 000 blessés Une situation qui a conduit le Conseil de sécurité des Nations unies à évoquer, le 9 août, un risque de famine. le choléra, réapparu en avril dernier après une première épidémie en 2016, qui a contaminé plus de 450 000 personnes et fait plus de 2 000 morts » (5).

« La saison des pluies, poursuit elle, en cours, pourrait favoriser sa prolifération et porter le nombre de malades à 600 000 d’ici à la fin de l’année, prévient le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr). Le blocus accentue la difficulté du travail des ONG. Celles-ci peuvent accéder au pays par le port d’Aden, dans le sud, et l’aéroport de Sanaa, Au début de l’année, les Nations unies ont lancé un appel à l’aide pour le Yémen. Sur les 2,1 milliards de dollars (1,79 milliard d’euros) espérés, 1,1 milliard de dollars (940 millions d’euros) a été promis, pour l’essentiel lors d’une conférence organisée à Genève, en avril. L’Arabie saoudite a promis de verser plus de 33 millions de dollars (28 millions d’euros) à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre la maladie. » (5)

La terreur des enfants au quotidien

Peut on s’habituer à la mort au quotidien ? Assurément non ! Pourtant nous nous apercevons que l’horreur devient chaque fois plus « horrible » à chaque nouveau massacre Pour rappel Une frappe ayant visé une cérémonie de funérailles à Sanaa en octobre 2016 avait fait plus de 140 morts, tous des civils. Quelles sont ces lois de la guerre et autres conventions de Genève sur la protection des civils ? Et que valent -t-elles ? Quand on apprend que des civils dont des enfants, ont fait hier encore les frais de la guerre d’agression menée par l’Arabie Saoudite au Yémen, qui ont fait état de la mort d’au moins 16 personnes lors d’un raid de l’aviation de la coalition arabe, dirigée par Riyad depuis mai 2014.

Lyès Menacer du journal Liberté nous en parle : « Au moins 22 autres personnes ont été blessés lors de ce raid qui visé un immeuble dans la circonscription d’al-Wihda, selon l’agence de presse yéménite Saba. D’importants dégâts matériels ont été également enregistrés lors de quatre autres frappes aériennes sur d’autres quartiers dans la capitale Sanaa, selon la même source. Ce bilan s’ajoute à celui fourni par l’ONU jeudi et qui a fait état de la mort d’au moins 58 civils en moins d’une semaine (du 17 au 24 août), a dénoncé le Haut-Commissariat de l’ONU au droit de l’homme, dans un communiqué. Parmi les victimes de ces bombardements figurent des enfants, a ajouté l’organisation onusienne. Mohamed Ahmed, qui habite dans l’un des bâtiments détruits par l’aviation saoudienne a raconté à l’AFP avoir avec d’autres résidents retiré neuf corps des décombres dont des enfants d’une même famille et les avoir transportés à l’hôpital. Quand la roquette est tombée, un des bâtiments s’est immédiatement écroulé, entraînant la destruction du second, a témoigné M. Ahmed. D’après lui, des habitants ont pu se sauver à temps, d’autres ont en revanche ont été bloqués sous les décombres. (…) Depuis le début de la guerre au Yémen fin 2013, les civils ont constitué les principales victimes de ce conflit interne, opposant les Houthi au président Abd Rabbo Mansour Hadi (…) Mercredi, un raid qui a visé un hôtel près de Sanaa qui a fait 33 morts, alors que six autres civils ont péri dans un autre raid contre une maison dans la province de Sanaa. Selon l’ONU, “dans tous les cas mentionnés, des témoins ont affirmé qu’il n’y avait eu aucun avertissement qu’une attaque était imminente”. “En 2017, le nombre de raids par mois est trois fois supérieur à l’an dernier et les affrontements armés recensés chaque mois ont plus que doublé”, s’est inquiété vendredi dernier le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O’Brien » (6)

La guerre au Yémen, un spectacle sportif ?

Le témoignage pathétique de Shireen Al-Adeimi née à Aden, dans le sud du Yémen. Elle prépare actuellement un doctorat à la Harvard Graduate School of Education. Le texte ci-dessous est un Twit qu’elle a publié le 11 août 2017. : « La guerre contre le Yémen fait rage, pourtant, le sort des Yéménites ne reçoit toujours pas l’attention qu’il mérite de la part des médias et des politiciens. Alors que les riches Etats arabes bombardent le Yémen avec des armes sophistiquées (achetées à l’Occident) et embauchent des mercenaires pour leurs troupes au sol, beaucoup de gens et d’organes (par exemple, l’ONU) ont peur de s’opposer aux Saoudiens parce qu’ils ont besoin de leur argent ou parce qu’ils sont eux-mêmes impliqués dans le conflit et / ou en profitent (par exemple, les Etats-Unis et l’Angleterre) » (7)

« Alors, l’ONU exprime ses « inquiétudes » et le Royaume-Uni son désir de « trouver une solution politique », tout en se remplissant les poches du prix du sang des Yéménites. Le Yémen est-il devenu un spectacle sportif ? Depuis deux ans et demi, les corps émaciés des enfants yéménites ou leurs cadavres envahissent nos écrans. Est-ce de l’impuissance ou de l’indifférence ? Je ne sais pas. Sommes-nous « loin des yeux, loin du coeur » ? Je ne sais pas. Quelqu’un m’a dit, une fois, que les enfants yéménites n’étaient pas assez « photogéniques » pour susciter de l’empathie. Est-ce du racisme, de la discrimination ? Je ne sais pas. Ou bien, les portefeuilles yéménites ne sont pas assez bien remplis pour acheter ou exiger l’attention, la condamnation et l’action du reste du monde ? Je ne sais pas non plus. » (7)

« Ce que je sais, conclut l’étudiante yéménite aux Etats Unis, c’est que le monde nous regarde. Il regarde nos enfants mourir de maladies guérissables comme le choléra parce qu’ils n’ont pas accès à de l’eau potable. Il regarde nos enfants mourir de faim au milieu d’immenses richesses mondiales parce que leurs parents n’ont pas les moyens d’acheter le peu de nourriture encore disponible. Il regarde nos concitoyens, enfants, femmes et hommes, se faire tuer par les raids aériens des Saoudiens soutenus par les États-Unis, sur leurs maisons, leurs écoles et leurs hôpitaux. Et lorsque nous demandons seulement que nos articles soient diffusés plus largement, on nous envoie promener (on m’a répondu qu’il n’y a que quelques dizaines de personnes qui s’intéressaient). Je pleure les enfants dont les petits corps ont abandonné le combat de la survie pendant les quelques minutes que vous avez passées à lire ce twit. Et je prie pour le Yémen. » (7)

Ceci rappelle l’indifférence de l’ONU de Koffi Annan devant la mort de 500 000 enfants,du fait d’un embargo inhumain, mais c’était pour Marguerite Albright le prix à payer pour faire partir Saddam. Aux dernières nouvelles il n’y a pas d’avancée pour la paix. L’Iran, accusé de soutenir au Yémen les rebelles chiites Houthis, ne peut pas contribuer à une solution dans ce pays en guerre, a affirmé le 21 aout 2017 à New York le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abdulmalik al-Mekhalafi adoubé par la « coalition ». L’Iran est une partie du problème, pas la solution

Il y a deux ans j’écrivais ces lignes qui n’ont pas pris une ride Que dire en conclusion ? La situation n’est pas limpide loin s’en faut ! Cependant, quelques faits objectifs : les potentats arabes ont atteint le fond en termes de dignité. Au lieu d’être fascinés par la science et le savoir, ils s’équipent jusqu’aux dents pour porter la guerre soit à leur peuple soit entre eux. Qu’il nous suffise de savoir que l’Arabie saoudite a acheté aux Etats-Unis pour plus de 70 milliards de dollars d’armement »(8)

Il en est de même des autres potentats qui dépensent l’équivalent de 200 milliards de dollars en armes fournies gracieusement par un Occident qui divise pour régner. Les Iraniens ; eux, sont une puissance technologique qui avance malgré toutes les entraves occidentales et israéliennes. Quel est le pays arabe qui peut lancer des satellites ? Qui peut fabriquer son propre armement ? Qui peut maîtriser l’atome ? En définitive, ces rodomontades n’augurent rien de bon. C’est à se tordre de rire si ce n’est pas tragique d’apprendre la résolution des pays arabes qui s’inventent une force d’intervention rapide pour mater toutes les remises en cause d’un Ordre, celui des tyrans en place, mais plus globalement celle de l’Empire qui adoube, série, dicte norme, décide du bien et du mal. Les peuples arabes n’ont pas des dirigeants éclairés, c’est cela leur malheur. Ce n’est pas demain qu’ils se décoloniseront mentalement. Le spectre de schismes de l’Islam est un faux nez, la seule vraie révolution qui aurait pu en son temps réussir, ce fut celle de la résurrection « El Baâth » d’un Monde arabe nationaliste, qui n’instrumente pas la religion. Les Nasser, les Saddam, les Assad, et même le trublion Kadhafi, avaient une certaine idée de l’Etat de la Nation arabe. Nous savons tous comment ils furent éliminés. » (8)

Rien à ajouter si ce n’est que le nombre de Yéménites qui sont morts a été décuplé. On dit que parmi les signes de la fin du monde musulman il y aura un feu du côté du Yémen, serait-ce ce signe ?

1. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/conflit-au-yemen-conflit-en-syrie-deux-poids-deux-mesures_1776015.html

2. http://www.counterpunch.org/2017/03/22/reality-and-the-u-s-made-famine-in-yemen/

3. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/yemen-la-coalition-arabe-persiste-a-utiliser-des-armes-a-sous-munitions_1887335.html

4. http://journalmetro.com/monde/1186745/cest-une-epidemie-majeure-du-jamais-vu-au-yemen/

5.Marianne Meunier, http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Yemen-catastrophe-desastre-2017-08-20-1200870760 .

6. Lyès Menacer http://www.liberte-algerie.com/international/qui-arretera-les-massacres-saoudiens-au-yemen-276117

7.Shireen Al-Adeimi

http://www.moonofalabama.org/2017/08/-shireen-al-adeimi-has-the-war-in-yemen-become-a-spectator-sport.html

 

8. Chems Eddine Chitour https://www.legrandsoir.info/le-yemen-dans-la-tourmente-adieu-l-arabie-heureuse.html

 

Article paru sur le journal:

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/274169-le-monde-civilise-regarde-ailleurs.htm

Pr.C.E. Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 

SOURCE : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/alors-que-le-yemen-se-meurt-le-196208

 

 

 

UKRAINE

 

 

L’Ukraine semble bien décidée à enterrer définitivement les accords de Minsk et à relancer la guerre dans le Donbass, en entraînant la Russie avec

 

Suite au défilé de l’OTAN et aux déclarations délirantes des officiels américains sur l’agression russe imaginaire dans le Donbass, et la nécessité pour la Russie de retirer des troupes qui n’ont jamais été là, tous attendaient de voir quelle forme cette déclaration de guerre allait prendre.

Comme je le craignais il y a un mois et demi en arrière, il semble que l’ébauche de la loi de réintégration du Donbass qui va être votée par la Rada, sera la version déclarant ouvertement la Russie comme étant le pays agresseur, et les territoires actuels des deux républiques populaires comme étant des territoires occupés. L’usage de la force militaire pour les récupérer serait alors justifiée par cette loi, qui permettrait aussi d’instaurer la loi martiale (permettant au passage de faire taire totalement toute dissidence, voire de liquider en toute légalité ceux qui rêvent de renverser Porochenko, comme Avakov, Tymochenko, ou Tourtchynov).

Pourquoi un tel revirement ? Parce que les néoconservateurs américains en ont assez du statut quo des accords de Minsk, ils sont en train de perdre la guerre en Syrie, leurs marionnettes de Daech se faisant exterminer par l’armée syrienne épaulée par l’aviation russe. Alors il leur faut allumer un autre brasier pour déclarer la guerre à la Russie par procuration. Ils ont besoin de cette guerre, sans laquelle le système américain tout entier va s’effondrer.

Et comme les armées des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) respectent le cessez-le-feu, les multiples provocations de l’armée ukrainienne durant l’été n’ont pas réussi à leur faire franchir la ligne rouge qui aurait permis à Kiev de justifier une future grande offensive.

Porochenko étant trop timoré, les néoconservateurs ont commencé à le mettre sur un siège éjectable en activant les groupuscules néo-nazis et la presse occidentale aux ordres, histoire de lui montrer que nul n’est indispensable en ce monde, et que s’il ne se décidait pas à être aussi radical que les groupuscules néo-nazis ukrainiens sus-mentionnés, ils allaient placer ces derniers au pouvoir.

Porochenko a parfaitement compris l’avertissement et n’a pas l’intention de finir comme son prédécesseur (Viktor Ianoukovytch), voire pire. Il va donc obéir, et mettre lui-même le feu aux poudres (et si ça foire, il sera désigné comme responsable, comme Saakachvili en Géorgie).

C’est la représentante du président à la Rada, Irina Loutsenko, qui a lâché le pavé dans la mare. D’après elle le projet de loi est prêt à 99,9 % pour être soumis au vote du parlement.

« Pour la première fois, la notion que la Russie est un état agresseur sera introduite au nouveau législatif », a-t-elle déclaré.

Mais l’Ukraine ne veut pas perdre les fonds du FMI dont elle a un besoin vital pour survivre. Or le règlement du FMI interdit de prêter à un pays en guerre. L’Ukraine va donc mentionner dans cette loi une référence à l’article 51 de la charte de l’ONU sur l’auto-défense. L’Ukraine ne serait donc pas en guerre, elle se défend simplement. Quand on dit que le diable se cache dans les détails. Le pire est que les autorités ukrainiennes ne cachent même pas pourquoi elles n’appellent pas un chat, un chat.

« Cela signifie que l’Ukraine a le droit de se défendre. Une fois de plus, ce n’est pas une guerre, mais de l’auto-défense. C’est pour que le Fonds Monétaire International nous donne des ressources, c’est pour les investisseurs, » a-t-elle ajouté.

Le plus magique dans l’histoire, c’est que la Russie fait partie du FMI, et se retrouverait donc à financer un pays qui l’a déclaré comme état agresseur. Kafka doit se retourner dans sa tombe. On marche complètement sur la tête avec ce projet de loi. Sans parler des immigrés ukrainiens vivant et travaillant en Russie qui vont se retrouver (ainsi que leur famille restée en Ukraine) dans une situation des plus compliquées, pour ne pas dire bizarre.

Cette loi, permettrait aussi à l’Ukraine de se défausser de sa responsabilité pour les crimes de guerre de son armée dans le Donbass, et de rejeter la faute sur l’état agresseur, comme l’a déclaré Rouslan Bortnik, le directeur de l’Institut Ukrainien d’Analyse et de Gestion Politique.

« Cette définition va bloquer la possibilité pour les résident du Donbass de lancer des poursuites judiciaires auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), puisque cela permettra à l’Ukraine d’ignorer ces plaintes et de dire que sa souveraineté ne s’étend pas aux territoires occupés, » a-t-il expliqué.

En gros, « si les gens sont bombardés par notre armée, ce n’est pas de notre faute, c’est la faute des Russes ». Le cynisme à l’état pur. Pour lui, cette définition dans la loi ukrainienne pourrait aussi donner des arguments supplémentaires à Kiev dans son conflit judiciaire avec la Russie face à la Cour Internationale de Justice de l’ONU.

Pour le politologue ukrainien, Andreï Zolotarev, reconnaître la Russie comme étant l’état agresseur, reviendrait de fait à dénoncer unilatéralement les accords de Minsk. Kiev serait alors celle qui briserait les accords de Minsk tout en pouvant continuer à venir jouer les victimes et les pleureuses en hurlant à l’agression russe, en priant pour que la Russie intervienne pour de vrai, pour fignoler le tableau.

En plus de ne pas respecter la nouvelle trêve (33 violations du cessez-le-feu de lundi à mardi, et 84 obus tirés hier soir sur le territoire de la RPD), établie pour permettre à la rentrée scolaire de se faire dans le calme, l’Ukraine s’apprête à renforcer le blocus économique, cette fois avec la Russie. Les radicaux se sont en effet préparés à bloquer toute fourniture de charbon à l’Ukraine depuis la Russie. Quand les Ukrainiens souffriront du froid ou de coupures d’électricité cet hiver, la propagande de Kiev leur dira que c’est de la faute de la Russie.

Et les États-Unis rajoutent de l’huile sur le feu, en livrant des armements « défensifs » à l’Ukraine, dont certains sont déjà arrivés dans le Donbass. Mais au vu de la vitesse à laquelle l’Ukraine perd son armement, et son armée (entre désertions, morts hors combat, alcoolisme, et affrontements entre unités régulières et bataillons néo-nazis), les choses sont plutôt mal parties.

Sans compter que la Russie, avec Vladimir Poutine à sa tête, n’a pas l’intention de foncer dans le chiffon rouge qui lui est tendu par Kiev. Poutine sait quel rôle on veut lui faire jouer, et il ne le jouera pas. La Russie n’interviendra pas. Elle n’offrira pas ce prétexte à l’Ukraine, ni à l’OTAN de se servir de son intervention pour justifier une guerre de l’Europe contre la Russie. La RPD et la RPL étant parfaitement capables de se défendre contre l’armée ukrainienne, la Russie va laisser cette dernière se casser les dents définitivement contre les milices populaires lors d’un ultime chaudron « made in Donbass ». Et cette fois il n’y aura pas de Minsk III.

L’Ukraine pourra hurler par après que si elle a été battue c’est parce que la Russie est intervenue, et que si le pays s’effondre c’est parce qu’il a été vaincu par la Russie, légalement, sur le plan international, sans preuves solides, cela ne vaudra rien.

Ce plan américano-ukrainien sent tellement le sapin, que certains au sein de l’UE semblent d’un seul coup se réveiller, comme si ils comprenaient qu’il est temps de prendre ses distances avec le bourbier ukrainien. Le parlement européen a été le premier à ouvrir le bal, en déclarant vouloir s’attaquer au problème de la prolifération du néo-nazisme en Ukraine (sic) !!!

Il y a quelques propagandistes (pardon « journalistes ») français qui doivent avoir frôlé la crise cardiaque en lisant cette annonce. Eux qui nous avaient juré, la main sur le cœur, qu’il n’y avait pas de néo-nazis au pouvoir en Ukraine après le Maïdan, voilà que le parlement européen met les pieds dans le plat, parlant ouvertement de la glorification des collaborateurs des Nazis, des changements de noms de rues, des marches aux flambeaux, et des symboles nazis d’un certain nombre de bataillons ukrainiens. Oups.

Le second à être redescendu sur terre c’est Jean-Claude Juncker (peut-être a-t-il enfin décidé d’arrêter l’alcool), en déclarant que « l’Ukraine n’a rien à voir ni avec l’Union européenne, ni avec l’OTAN » (sic bis). Puis en ajoutant que « 60 guerres se déroulent actuellement, aucune d’entre elles n’a lieu sur le territoire européen, si on ne compte pas l’Ukraine ». En clair : si l’Ukraine veut faire la guerre à la Russie, ça sera sans nous !

Encore pire, au lieu de dire cela en privé à Porochenko, Jean-Claude Juncker lui a fait savoir sa position directement en public à la presse. Un véritable camouflet pour le président ukrainien.

Et histoire d’enfoncer le clou, Jean-Claude Juncker s’est aussi fendu d’une déclaration sur la nécessité pour l’UE de collaborer avec la Russie pour assurer sa sécurité :

« La surface des pays appartenant à l’UE est de 5,5 millions de kilomètres carrés. Le territoire russe en couvre 17,5 millions. Y a-t-il d’autres questions? », a-t-il déclaré. « Il est nécessaire de trouver un moyen de dialoguer avec la Russie au sujet de notre avenir commun ».

La prise de conscience va très loin, puisqu’il a poursuivi sur le rôle déclinant de l’UE à l’échelle internationale, et la nécessité de cesser d’agir en maîtres du monde :

« L’histoire évolue très rapidement, et parfois plus vite que nous ne la comprenons. Nous nous sentons et nous agissons comme des maîtres du monde, alors que nous devrions agir dès aujourd’hui de manière plus modeste », a ainsi souligné le président de la Commission européenne.

L’Ukraine et son patron, les États-Unis, vacillent de plus en plus, et cette instabilité systémique ne peut que déboucher sur la guerre ou l’effondrement (ce dernier pouvant d’ailleurs suivre la première option). Et si certains va-t-en guerre sont prêt à entraîner l’UE et l’OTAN dans leur sillage, d’autres semblent beaucoup moins prêts à se sacrifier au nom des intérêts américains.

Il faut s’attendre dans les semaines qui viennent à des attaques sous faux-drapeau après le vote de cette nouvelle loi à la Rada, afin que Kiev justifie la future offensive contre la RPD et la RPL au nom du soi-disant droit à l’auto-défense de l’Ukraine, qui n’est qu’un permis de génocider sa propre population sous couvert d’agression russe et d’occupation imaginaire.

Il est temps pour les instances internationales de se réveiller, et de mettre le holà à cette folie, avant qu’il ne soit trop tard.

Christelle Néant

SOURCE :

https://dnipress.com/fr/posts/lukraine-semble-bien-decidee-a-enterrer-definitivement-les-accords-de-minsk-et-a-relancer-la-guerre-dans-le-donbass-en/

 

Sur le même sujet :

« 31 morts en un mois de «trêve des moissons» au Donbass »

https://fr.sputniknews.com/international/201708251032791814-treve-des-moisson-donbass/

 

AU CŒUR DE L’EUROPE

 

ET LOIN DES CHIMÈRES

pseudo-« antifas »

 

LA  RÉSISTANCE

 

ANTIFASCISTE

 

AUTHENTIQUE

 

CONTINUE !!

 

 

Sergueï Iskrouk, l’expert ukrainien en criminalistique, avait en 2015-2016 travaillé sur l’affaire du massacre d’Odessa. Suite aux pressions qu’il a subies de la part des autorités ukrainiennes et de la part des organisations radicales, il a décidé de quitter le territoire de l’Ukraine et réalisé cet enregistrement vidéo le 24 juillet 2017 dans lequel il explique son geste et fait appel à la communauté internationale. (Oui, là-bas beaucoup de gens de bonne foi croient encore au bien fondé de ce terme !)

Réfugié à Donetsk, il avait donné une première conférence de presse le 9 août 2017.

 

Rappel : le 2 mai 2014, 42 civils – opposants au mouvement « Euromaïdan » – avaient été brûlés vifs dans la Maison des Syndicats à Odessa. Dans une indifférence quasi-totale en occident

SOURCES : http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/ukraine-appel-de-l-expert-74314

Chaîne Youtube Thalie Thalie : http://www.youtube.com/channel/UCV7ERqInGC_t8ndBe5qozqA .

 

 

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В начале мая 2017 года, в городе Санкт-Петербурге состоялась долгожданная встреча бойцов « Призрака » с ансамблем « Атаман ». Встреча была неформальной, на репетиции ансамбля. Из Кировска в Петербург прибыли небольшие подарки от батальона. Ребята приезжали к нам в батальон и дали концерт в прифронтовой зоне. Прямо в ангаре одной из рот:

СПРАВКА: Казачий ансамбль «АТАМАН» основан 14 октября 2003 года. Идея создания ансамбля – дать возможность одаренной молодёжи казачьего происхождения проявить свой исполнительский талант, заложенный предками. Со дня создания ансамбля образовался уникальный по своему составу коллектив. Бо́льшая часть участников – выходцы из Всевеликого войска Донского, Кубанского, Терского, Уральского и Сибирского казачьих войск. Возраст участников ансамбля от 17 до 35 лет.

http://mozgovoy.info/index.php

POUR NE PAS OUBLIER LE COMBAT

D’ALEXEÏ MOZGOVOÏ !!

Le manifeste social du commandant Mozgovoï:

 

Sur le même thème et sur le combat d’Alexeï Mozgovoï:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/07/14/le-manifeste-social-dalexei-mozgovoi/

https://solydairinfo.wordpress.com/2016/04/19/loin-des-nuits-debout-resistance-antifasciste-a-marioupol-donbass/

https://solydairinfo.wordpress.com/2016/05/22/antifascisme-23-mai-10-poemes-dalexei-mozgovoi/

 

 

 

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Républiques Populaires: vers la reconnaissance…!

 

Ouverture d’un centre représentatif en France et « reconnaissance » officieuse en Crimée – Le statut de la RPD et de la RPL évolue

 

Suite à l’ouverture de centre représentatifs en Italie, en République Tchèque, en Grèce et en Finlande, la France est désormais le cinquième pays européen à avoir ouvert un centre représentatif de la République Populaire de Donetsk (RPD).

L’annonce a été faite aujourd’hui par le ministère des Affaires étrangères de la RPD lors de la visite d’une délégation française à laquelle participent les personnes qui ont lancé cette initiative en France. Le centre ouvrira ses portes bientôt dans la ville de Marseille.

Cette annonce est tout un symbole de par le statut de garant des accords de Minsk qu’a la France. Le but de ce consulat officieux est de renforcer les liens informationnels, culturels et économiques entre les deux républiques.

Ce centre représentatif sera présidé par le conseiller municipal et président du centre national des entrepreneurs privés du département des Bouches-du-Rhône, Hubert Fayard.

«  La première étape était d’annoncer que notre centre a été officiellement enregistré le 18 juin, et une déclaration correspondante sera publiée au journal officiel. La deuxième est notre arrivée ici. La troisième étape aura lieu en France. Nous voulons que la voix de la RPD soit entendue en France  », a-t-il déclaré.

L’ouverture de ce centre et la venue de politiciens français est une très bonne nouvelle pour la République Populaire de Donetsk, lui permettant ainsi, comme la Crimée, de montrer directement aux décideurs politiques français la réalité du terrain, très éloignée de la propagande dont ils sont gavés par les grands médias.

Cela permettra aussi une meilleure circulation de l’information à destination du peuple français, et permet de donner une plus grande visibilité internationale à la république.

À cette première bonne nouvelle, est venue s’en ajouter une autre de la fédération de Russie, et plus particulièrement de la péninsule de Crimée.

Lors d’une cérémonie au centre international pour enfants Artek, à laquelle Vladimir Poutine a participé, des délégations étrangères ont défilé drapeau en main.

De manière surprenante, alors que la Russie ne reconnaît toujours pas officiellement la RPD et la RPL, deux délégations représentaient les républiques ont été appelées comme délégations venant de « pays étrangers » avec leurs drapeaux au même titre que l’Italie, la France, l’Australie ou l’Ukraine, mettant ainsi les deux républiques du Donbass au même niveau que des pays reconnus par la communauté internationale !!!

 

Si cela n’a rien d’une reconnaissance officielle, le fait que ces deux délégations aient été mises sur le même pied que des pays comme la France, en présence de Vladimir Poutine, est tout un symbole. C’est un signal clair que la Russie n’a pas l’intention d’abandonner le Donbass, et que si actuellement la Russie ne peut pas reconnaître officiellement les deux républiques populaires, ce statut n’a rien d’immuable.

Nul doute que cette pique de la république autonome de Crimée va déclencher l’ire de Kiev, qui est déjà en train de faire une crise d’hystérie concernant le projet Nord Stream 2.

Pourtant, comme l’a souligné récemment Denis Pouchiline, si la RPD et la RPL s’éloignent de l’Ukraine c’est avant tout de la faute des autorités ukrainiennes qui sabotent totalement la mise en œuvre des accords de Minsk, et qui appellent de plus en plus ouvertement à appliquer la solution Croate dans le Donbass (c’est-à-dire pratiquer une purification ethnique).

Irrémédiablement les deux républiques populaires se séparent de l’Ukraine et prennent leur envol. Ces événements des deux derniers jours montrent que rien n’est immuable, et que la reconnaissance officielle des deux républiques n’est pas si impossible qu’elle pouvait le paraître trois ans en arrière.

Il est temps que la communauté internationale arrête de se voiler la face et accepte de reconnaître l’état de fait issu de la volonté populaire, dans le Donbass comme en Crimée. Le seul moyen pour mettre fin au bain de sang qui ravage la RPD et la RPL depuis trois ans.

Christelle Néant

 

 

Source:

https://dnipress.com/fr/posts/ouverture-dun-centre-representatif-en-france-et-reconnaissance-officieuse-en-crimee-le-statut-de-la-rpd-et-de-la-rpl-evolue/

 

 

 

Le Donbass entre indépendance et intégration

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Le Donbass entre

 

indépendance

 

et intégration

 

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Le chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko, a tenu à rappeler dans ses vœux à la population le chemin accompli en trois ans, et surtout celui accompli durant l’année écoulée. La constitution d’un état qui fonctionne, le travail intensif pour l’indépendance alimentaire et économique de la république, et pour venir en aide aux territoires occupés par l’armée ukrainienne.

La présence massive des drapeaux russes indique clairement l’objectif des deux républiques populaires du Donbass : l’intégration avec la Russie. Et il n’est pas fortuit que la deuxième réunion du comité d’intégration Russie-Donbass ait eu lieu à Donetsk le lendemain de ces célébrations.

Lors de la session plénière (à laquelle participaient le chef de la RPD Alexandre Zakhartchenko, le vice-président du conseil des ministres de la RPD Alexandre Drobot, le député de la Douma russe Andreï Kozenko, le membre du conseil de la fédération Sergueï Tsekov, d’autres politiciens, russes, des personnalités publiques, ainsi que des experts et journalistes de 10 pays), quatre plate-formes de discussion ont été organisées autour des sujets suivants :

1. Restaurer les liens économiques entre le Donbass et la Russie
2. Intégration humanitaire et culturelle entre le Donbass et la Russie
3. Meilleures pratiques d’intégration et d’interaction entre le Donbass et la communauté russe
4. Soutien international du Donbass

Concernant ce dernier point, c’est l’Italie qui montre en Europe le chemin de la sagesse en ce qui concerne le Donbass, grâce à une députée italienne du parlement européen, Eleonora Forenza qui a l’intention de soumettre au parlement italien et au parlement européen la question de la reconnaissance de la RPD et de la RPL, et d’organiser une visite des représentants des deux républiques à Bruxelles.

« Il est honteux que l’UE soutienne le régime de Kiev. C’est pourquoi j’ai déjà signé une pétition pour exiger du gouvernement italien qu’il reconnaisse officiellement les républiques autoproclamées. J’évoquerai la pétition qui appelle à cesser de soutenir le gouvernement de Porochenko et à reconnaître la RPD et la RPL au Parlement européen. Prochainement, nous y organiserons une réunion où seront conviés les représentants de Donetsk et de Lougansk. Le but étant d’examiner ce problème au niveau international et de montrer comment les habitants se battent courageusement pour leur liberté en luttant contre le fascisme d’aujourd’hui. J’ai pris des responsabilités devant de nombreuses personnes du Donbass. Et j’ai l’intention de tenir parole« , a déclaré Eleonora Forenza.

Ce projet fait suite à la visite d’une délégation internationale à Donetsk et à Lougansk, au moment des célébrations du 9 mai, et des forums dédiés à la lutte contre le fascisme et le nazisme.

Les visiteurs ont été assez perturbés par l’incohérence flagrante entre la situation réelle sur le terrain et la façon dont elle est présentée dans les médias occidentaux. Ils ont compris sur place que c’est bien l’Ukraine qui bloque le processus de paix, que le gouvernement à sa tête est un régime fasciste noyauté par les mouvements néo-nazis. Un sujet que l’UE ne devrait pas prendre à la légère.

Car la Russie, elle, ne prend pas ce problème à la légère et comme l’indique l’existence même du comité, le processus d’intégration est en cours. Les déclarations et documents signés à l’issue de cette première réunion dans le Donbass ne laissent d’ailleurs pas de doute sur l’objectif de ce comité.

« Aujourd’hui, nous nous tournons vers un travail particulier. Nous voulons réussi à atteindre l’objectif dont j’ai rêvé, de rentrer à la maison [au sein de la Russie]. L’ensemble du processus qui a lieu et qui aura lieu vise cet objectif, » a ainsi déclaré Alexandre Zakhartchenko.

Le coordinateur du comité d’intégration, le député de la Douma de la fédération de Russie, Andreï Kozenko, a fait une déclaration similaire. Et pour confirmer ces déclaration, un accord de jumelage entre Donetsk et la ville de Soudak en Crimée et un autre la ville de Nijnegorski en Crimée et la ville Perevalsk en République Populaire de Lougansk (RPL) ont été signés.

Ces accords de jumelage viennent s’ajouter à plus grande coopération économique entre la Crimée et le Donbass. Des entreprises basées en Crimée sont venues avec des propositions concrètes, et la RPD et la RPL vont pouvoir par exemple désormais exporter les produits ménagers et les confiseries qu’elles fabriquent vers la péninsule, s’ouvrant ainsi de nouveaux débouchés en dehors du marché intérieur. Et un accord concernant l’usine de câbles en acier Silur devrait être signé dans les jours qui suivent.

Mais ces notes positives sont contrastées par les nouvelles de la semaine, qui ont vu se mêler célébrations et victimes des bombardements, espoirs d’un meilleur avenir et destructions. Après la tentative d’attentat du 8 mai, et le bombardement de la parade de la Victoire à Bezymennoye le 9 mai, et celui du district de Kouibyshevsky le matin du 10 mai, l’armée ukrainienne a poursuivi sur sa lancée, tirant en tout 2 122 obus d’un calibre interdit par les accords de Minsk (auxquels il faut rajouter tout ce qui est d’un calibre inférieur : lance-grenades, lance-roquettes, mortiers, véhicules de combat d’infanterie, etc) au cours de à 331 violations du cessez-le-feu en une semaine.

Les dernières 24 heures furent marquées par 59 nouvelles violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne en RPD, au cours desquelles les soldats ukrainiens ont lourdement bombardé le district de Petrovsky à Donetsk, Dokouchaevsk et le Sud de la RPD, provoquant de très nombreux dégâts et destructions d’habitations civiles, et privant de gaz près de 300 habitations de Dokouchaevsk.

Suite à tous ces bombardements, en huit jours, la RPD en est à neuf blessés parmi les civils (dont deux rien que les dernières 24 heures), ainsi que quatre morts et quatre blessés parmi les soldats (dont un mort et un blessé durant les dernières 24 heures).

En Ukraine, pendant ce temps là, le pays et les autorités partent dans un grand n’importe quoi. Entre un de leurs chercheurs, Alexandre Rybine, qui n’a pas hésité à sortir à des journalistes venus visiter son exposition sur les trésors du Tibet que le Bouddha avait des origines ukrainiennes, l’Eurovision qui est qualifié de théâtre de l’absurde par le président du jury ukrainien, et Porochenko qui rêve tout debout suite à la validation du régime sans visa pour l’Ukraine, on ne sait plus si on doit rire ou pleurer sur la tragi-comédie qu’est devenue l’Ukraine.

Pour croire aux délires du soi-disant président ukrainien sur le fait que ce régime sans visa va aider à récupérer la Crimée et le Donbass en donnant envie à ses habitants d’avoir un passeport ukrainien, il faut tout de même faire preuve d’une stupidité crasse.

Car à choisir entre :

  • Option 1 : un régime sans visa avec l’UE en faisant partie d’un pays en ruines, en état de faillite, bourré de néo-nazis qui ne rêvent que de tuer du russophone, qui avaient même rempli un train pour aller mater les Criméens par la violence, et d’autorités qui avaient donné des ordres pour tirer sur la foule qui encerclait les casernes ukrainiennes lors des événements de Crimée, qui ont laissé faire le massacre de Khorsun, qui bombardent le Donbass depuis trois ans, le soumettent à un blocus économique, récompensent des criminels de guerre, érigent en héros nationaux des collaborateurs de nazis, et coupent l’eau et l’électricité des deux régions. Sans parler de l’abandon des Tatars et des infrastructures de Crimée et du Donbass pendant 25 ans à l’époque ukrainienne.

  • Option 2 : pas de régime sans visa avec l’UE, en faisant partie ou en étroite intégration avec un pays relativement prospère qui a construit une centrale thermique en Crimée et tiré en urgence des câbles électriques via le détroit de Kertsch pour alimenter la péninsule, qui construit un pont pour la désenclaver, qui a réparé les routes et infrastructures vitales, a donné officiellement des terres aux Tatars, leur permet de recevoir un enseignement dans leur langue, a construit même de nouvelles mosquées sur la péninsule, permet aux trois langues de coexister de manière officielle (russe, ukrainien, tatar), fournit de l’aide humanitaire au Donbass, et a reconnu les documents de la RPD et de la RPL afin que les habitants puissent voyager et commercer avec la Russie.

Toute personne dotée de jugeote et de bon sens choisira l’option 2. C’est le choix qu’on fait la Crimée et le Donbass en 2014 lors de leurs référendums respectifs. L’espoir d’un meilleur avenir exprimé par la volonté populaire, qu’elles entendent bien réaliser.

Christelle Néant

 Sources:

https://dnipress.com/fr/posts/le-donbass-entre-independance-et-integration-entre-repetition-du-passe-et-espoir-pour-lavenir-alors-que-lukraine-plonge-dans-le/

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-donbass-entre-independance-et-193132

 

 

 

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Donbass: Guerre antifasciste et anti-impérialiste en EUROPE !!

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Donbass:

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Guerre

 

antifasciste

 

et

 

anti-impérialiste

 

 

en EUROPE !!

La situation dans le Donbass continue de se détériorer à cause du manque de volonté de Kiev de se plier aux accords qu’elle a signé. Ainsi rien que sur les dernières 24 heures, l’armée ukrainienne a bombardé à 333 reprises le territoire de la République Populaire de Donetsk sur l’ensemble de la ligne de front, dont 323 fois avec des armes lourdes (pourtant prohibées par les accords de Minsk). Soit 97 % des violations du cessez-le-feu faites avec des armes interdites par les accords que les autorités ukrainiennes ont pourtant signé.

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Lance-roquettes multiples Ouragan
Image d’illustration – Photo d’archives

Autant dire que Kiev s’assoit joyeusement ET sur le cessez-le-feu ET sur l’accord de retrait des armes lourdes à plusieurs kilomètres du front comme prévu dans les accords de Minsk. Le tout en rajoutant les crimes de guerre sur ce « mille feuilles » indigeste déjà bien chargé, puisque l’armée ukrainienne a de nouveau principalement bombardé les zones civiles, endommageant huit maisons dans le district de Petrovsky et trois autres à Gorlovka, ainsi que des lignes électriques et 29 stations électriques.

Certaines des maisons touchées à Petrovsky cette nuit sont à 700-800 m des positions de l’armée de la République Populaire de Donetsk, rendant difficile de justifier cela par une « erreur de tir », et prouvent que ces tirs contre les civils sont bien délibérés de la part de l’armée ukrainienne.

Et après avoir tué hier une femme dans le Sud de la république, et en avoir blessé une autre, l’armée ukrainienne a continué à pilonner, à l’artillerie de 122 mm (13 obus) et 152 mm (30 obus) et aux mortiers de 82 mm et 120 mm (104 obus), la zone de Kominternovo afin de tenter de prendre le contrôle d’une zone proche du village. Une tentative de percée, elle aussi contraire aux accords de Minsk que les autorités ukrainiennes ont pourtant signés.

Afin de renforcer ses unités dans cette zone, l’Ukraine y a envoyé de nouvelles troupes venant du régiment Azov (70 hommes), mais aussi des mercenaires polonais (150 hommes). Cette arrivée d’unités nazies et de mercenaires étrangers, a entraîné, comme on pouvait s’y attendre, des conflits avec les soldats de la 36e brigade présente sur place.

Après une bonne beuverie avec les mercenaires polonais, les soldats d’Azov ont tenu à montrer leur supériorité au combat aux soldats de la 36e brigade. Le tout les armes à la main. Résultat : un mort au sein de la 36e brigade. Si le quartier général de Marioupol enquête sur ce crime, celui-ci a été caché au haut commandement, afin d’éviter de faire une mauvaise presse aux bataillons nazis. La présence d’Azov et de mercenaires étrangers dans cette zone ne peut augurer que du pire pour l’évolution de la situation sur cette zone du front.

Mais les manquements de Kiev à ses obligations concernant les accords de Minsk sont devenus tellement évidents, que même le président français n’a pu se faire l’économie d’un appel aux autorités ukrainiennes afin qu’elles respectent (même un peu) les accords dont la France est garante.

Dans un éclair de lucidité (ou de courage temporaire), François Hollande a en effet déclaré devant l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) :

« Je le dis tout net, les progrès sont trop lents et nous devons avancer sur les conditions politiques et sécuritaires qui permettront d’obtenir le plus rapidement possible, comme les accords de Minsk le prévoient, des élections à l’Est de l’Ukraine, selon la loi ukrainienne et dans le respect des critères internationaux »

Un camouflet pour les autorités ukrainiennes qui essayent de faire croire depuis deux ans qu’elles appliquent les accords de Minsk, sans en avoir mis en œuvre un seul point depuis leur signature.

La réponse de la part des autorités ukrainiennes ne s’est pas faite attendre et elle est claire comme de l’eau de roche. C’est le ministre ukrainien de l’Intérieur Arsen Avakov qui s’est fendu d’une réponse cinglante :

« Il (M.Hollande) veut des élections dans le Donbass immédiatement après le cessez-le-feu et le retrait des troupes. Le président français est trop ambitieux ! D’abord, ces propos du ministre des Affaires étrangères Ayrault lors de sa visite en Ukraine, maintenant le président Hollande  », a déclaré le ministre.

Il a ensuite exigé que le président français cesse de dicter sa conduite à l’Ukraine. « Et je vous le dis M. Hollande, ne vous avisez pas de nous dire ce que nous devons faire », a-t-il souligné.

En clair : nous n’avons pas l’intention de respecter les accords de Minsk, et garant ou pas de ces mêmes accords, tais-toi nous ferons ce que nous voulons (ou plutôt ce que les États-Unis veulent).

Mais aujourd’hui, lors de son allocution quotidienne, le commandant en second de l’armée de la République Populaire de Donetsk a rappelé que la patience de la population du Donbass n’est pas infinie. Et que les autorités de la RPD respectant les souhaits du peuple, et possédant une armée qui existe justement pour protéger cette même population, si les bombardements des zones résidentielles civiles, qui détruisent les habitations, blessent et tuent des civils, ne cessent pas, alors les autorités de la république devront réagir à l’agression de manière adéquate (c’est-à-dire en clair en arrêtant les négociations et en cessant de respecter le cessez-le-feu et les accords de Minsk).

Il a donc exhorté la communauté internationale et les dirigeants du Format Normandie à régir et à faire pression sur les autorités ukrainiennes. Il a aussi indiqué que si les marionnettes de Kiev refusent de faire des concessions et continuent de bombarder le territoire de la République, elles devront porter l’entière responsabilité de l’arrêt des négociations..

Comme dans le cas syrien, il semble donc que le temps des négociations touche à sa fin, et ce malgré la détermination de la Russie et des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk à favoriser à tout prix la solution pacifique considérant qu’un « mauvais cessez-le-feu vaut mieux qu’une bonne guerre ».

Christelle Néant

Source de l’article sur Agoravox:

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/kiev-refuse-ouvertement-de-185486

 

 

 

 

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La guerre en Europe, c’est d’abord au Donbass, et tout de suite, contre le fascisme !!

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La guerre en Europe,

c’est d’abord

 

au Donbass,

 

et tout de suite,

 

contre le fascisme !!

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Valse fatale à deux temps de l’Ukraine dans le Donbass :

un pas en avant, deux pas en arrière

 

Alors qu’il y a quelques semaines, la baisse du nombre des bombardements effectués par l’armée ukrainienne, les accords signés sur le désengagement des forces et l’échange de prisonniers selon la formule « tous contre tous » semblaient donner aux occidentaux l’illusion d’un progrès concernant l’application des accords de Minsk, à peine deux semaines plus tard, l’Ukraine revient à ses mauvaises habitudes. Un revirement qui n’étonne pas la population et les autorités du Donbass, mais lasse assurément.

Les bombardements nocturnes de l’armée ukrainienne ont augmenté à nouveau en nombre et en intensité, comme dans la nuit de samedi à dimanche, à la veille des primaires, où les soldats ukrainiens ont tiré à 269 reprises sur le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD), tuant deux soldats de l’armée de la RPD.

Et hier soir, c’est la ville de Yasinovataya et la périphérie de Donetsk qui ont été durement touchées à coup d’obus de mortier de 82 mm et 120 mm tirés par l’armée ukrainienne. Ces tirs de mortiers ont ajouté de nouvelles destructions à ceux de la veille, qui avaient déjà endommagé neuf habitations.

En République Populaire de Lougansk (RPL), les tirs de mortiers de 82 mm et 120 mm, et surtout les tirs d’artillerie de 122 mm (interdits par les accords de Minsk) dans la nuit de dimanche à lundi ont tué un soldat de l’armée de la RPL.

Ce refus de respecter plus avant le cessez-le-feu signé, s’est bien sûr accompagné de la violation de l’accord sur le désengagement des forces en plusieurs points du front, comme convenu à Minsk. Ainsi, en République Populaire de Donetsk, à Petrovskoye, l’armée ukrainienne n’a non seulement pas retiré ses troupes après que l’armée de la RPD se soit retirée comme prévu, mais a en plus tiré depuis ses positions, obligeant les soldats de la RPD à revenir sur leurs positions antérieures. L’OSCE s’est fendu d’un appel à l’armée ukrainienne lui demandant de cesser les tirs.

En République Populaire de Lougansk, la situation n’est gère meilleure. Le désengagement prévu à Stanitsa Louganskaya (où se trouve le seul point de passage sur le front entre la RPL et l’Ukraine) a lui aussi été annulé par l’Ukraine, qui n’a même pas daigné donner d’explication ou de justification pour ce non respect de l’accord signé.

Il faut dire que l’Ukraine est de plus en plus dans une situation périlleuse, tiraillée entre le mécontentement populaire, les radicaux qui rêvent de renverser Porochenko pour prendre sa place, les États-Unis qui poussent à la guerre, et certains pays européens qui eux cherchent à l’éviter à tout prix.

Et l’arrestation par la fédération de Russie il y a quelques jours d’un espion ukrainien soit-disant journaliste, n’arrange pas les choses, même si cela permet temporairement à l’Ukraine de hurler à l’arrestation arbitraire et de jouer les victimes (ils aiment bien jouer le rôle de Caliméro à Kiev). Le ministère des Affaires étrangères russe a d’ailleurs confirmé que cet homme, Roman Sushchenko, n’avait pas agi sur le territoire russe comme un journaliste mais bien comme un espion.

Après avoir infiltré à plusieurs reprises des organisations comme l’ONU et l’OSCE dans le Donbass, il semble donc que le SBU ai décidé d’utiliser la bonne grosse ficelle du journaliste pour couvrir ses activités d’espionnages en Russie. Ce genre de méthode, qui est aussi utilisée par le FBI, discrédite totalement la profession et met tous les journalistes travaillant en zone de guerre en danger, en jetant la suspicion sur leurs activités.

De mauvaises pratiques importées par l’Ukraine depuis les États-Unis qui ne sont pas les seules. Ainsi des organisations de défense des droits de l’homme ont tiré la sonnette d’alarme, sur le fait qu’après le passage des instructeurs occidentaux pour former l’armée ukrainienne, les soldats ukrainiens se sont mis à utiliser de nouvelles méthodes de torture typiques des USA comme la suffocation par l’eau. Une méthode largement utilisée par les États-Unis contre les terroristes présumés.

Cette dérive inquiétante de l’armée ukrainienne indique clairement (à qui avait encore des doutes) qui est le véritable marionnettiste en Ukraine, et qui jette de l’huile sur le feu : les États-Unis. Leur effondrement accéléré alors que l’élection présidentielle américaine laisse pour l’instant augurer d’une victoire de Donald Trump, affole totalement les néo-conservateurs qui semblent donc avoir décidé de pousser l’Ukraine coûte que coûte vers la guerre, même si le pays n’y survivra pas.

Et alors que la Russie a décidé de rompre certains accords qu’elle avait signé avec les États-Unis car ces derniers ne les respectaient pas, et émet de profondes réserves quant au nouveau projet français de cessez-le-feu en Syrie, il semble bien que le temps des négociations entre les deux super puissances soit fini, et que l’on s’approche de plus en plus dangereusement du moment où la confrontation sera inévitable.

Sur ce grand échiquier, la valse-hésitation et les tergiversations de l’Ukraine lui seront fatales, et provoqueront l’éclatement du pays, tiraillé entre un trop grand nombre de forces centrifuges aussi bien intérieures qu’extérieures.

par Christelle Néant (son site)
mardi 4 octobre 2016

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Lougansk promet aux victimes de l’armée ukrainienne :

« Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas ! »

En cette fin septembre, à la veille des primaires en République Populaire de Lougansk (RPL), nous venons, sur invitation de l’union des syndicats de la RPL, visiter différents lieux marquants de la guerre actuelle, mais aussi de la précédente qu’a connue la région : la Seconde Guerre Mondiale (appelée Grande Guerre Patriotique par les Russes).

La visite débute par une fosse commune de la guerre actuelle, où environ 500 personnes ont été enterrées là à la fin du mois d’août 2014, faute de pouvoir accéder aux cimetières qui se trouvaient juste à côté de la ligne de front.

À cette époque, la ville de Lougansk est constamment bombardée, privée d’eau et d’électricité. Le nombre de morts est énorme, aussi bien parmi les civils (dont beaucoup de personnes âgées qui n’arrivaient pas rejoindre rapidement les abris lors des bombardements), que parmi les soldats. Les autorités doivent les enterrer rapidement, alors comme en République Populaire de Donetsk (RPD) à la même époque, on creuse des fosses communes, et on enterre les gens comme on peut.

Les premiers ont droit à des cercueils, mais très vite il est impossible de s’en procurer, et les suivants seront donc enterrés dans des sacs mortuaires, ou empaquetés dans d’autres matériaux, comme en RPD, où les soldats exhumés au mois de juillet étaient enterrés dans des couvertures de survie. À la fin, il ne reste plus rien pour enterrer les derniers. Notre guide nous précisera même que quelques soldats ukrainiens ont aussi été enterrés là après que leurs corps, ou des parties de ceux-ci, aient été trouvés par les soldats de la RPL dans ce qui restait de l’aéroport de Lougansk.

Je me mets à la place de ceux qui ont dû enterrer les gens dans ces conditions terribles, sans même avoir de quoi identifier la plupart des personnes qu’ils enterraient. Même encore aujourd’hui, sur les 500 personnes enterrées là, moins d’une centaine sont identifiées et ont un nom affiché sur le monument temporaire qui vient tout juste d’être installé. Des centaines de familles cherchent les tombes de leurs proches qui sont enterrés ici.

Depuis 2014, une organisation s’est créée afin non seulement de créer des mémoriaux sur ces fosses communes de la guerre actuelle, mais aussi de réparer ceux de la Seconde Guerre Mondiale, qui avaient été laissés à l’abandon par l’Ukraine. Le nom de cette organisation est sans équivoque et sonne comme une promesse envers les victimes de l’armée ukrainienne, mais aussi celles de l’armée allemande nazie : « Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas ».

C’est ce slogan qui est affiché sur le mémorial temporaire qui se trouve désormais sur cette fosse commune, en attendant le monument définitif qui permettra aux familles des victimes de venir se recueillir et d’assurer le devoir de mémoire, afin que ce qui a eu lieu ici ne se reproduise plus jamais.

Car l’Ukraine, à force de vouloir oublier sa véritable histoire pour s’en créer une de toute pièces, glorifiant et décernant le titre de « Héros de l’Ukraine » à des criminels de guerre comme Stepan Bandera (collaborateur plus qu’actif de l’Allemagne nazie en Ukraine), a fini par reproduire ce qui s’est passé il y a 74 ans, en attaquant et en massacrant sa population russophone.

« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre », a dit Churchill. L’Ukraine en est la parfaite illustration. Alors pour que toutes ces horreurs ne soient jamais oubliées, cette organisation fondée en 2014 a aussi décidé de réhabiliter les mémoriaux des victimes de la Seconde Guerre Mondiale. Comme celui où nous nous rendons ensuite.

Cette zone était à l’époque une tranchée, prévue initialement pour protéger Lougansk des chars d’assaut allemands qui avançaient vers la ville, mais qui n’a finalement pas servie, l’armée allemande l’ayant contournée après l’avoir détectée.

Mais les Allemands dans leur cynisme ont décidé de s’en servir… autrement. Ils y ont jeté les corps de milliers de leurs victimes locales, qu’elles soit russophones ou juives. Les statistiques officielles parlent de 3000 personnes enterrées là, mais notre guide nous indique que des statistiques non officielles, mais considérées comme plus réalistes, avancent un chiffre de 25 000 personnes. Un chiffre qui fait froid dans le dos.

L’Ukraine n’a pas entretenu ce mémorial, préférant l’oublier, comme toutes les parties de son histoire qui ne l’arrangent pas. Aujourd’hui en mauvais état, il va être réparé et reconstruit par l’organisation locale avec l’aide d’organisations juives qui veulent maintenir le devoir de mémoire dû aux victimes des nazis.

Afin que ce qui s’est produit déjà à deux reprises dans cette région en moins de 80 ans, ne se reproduise plus jamais.

par Christelle Néant (son site)
mardi 4 octobre 2016

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Source des articles:

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/valse-fatale-a-deux-temps-de-l-185208

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/lougansk-promet-aux-victimes-de-l-185262

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LE MANIFESTE SOCIAL D’ALEXEÏ MOZGOVOÏ

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Retrouvé sur le net,

avec des sous titres en anglais,

LE MANIFESTE

SOCIAL

D’ALEXEÏ

MOZGOVOÏ

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Alexeï Mozgovoï,

Combattant,

chanteur et poète assassiné :

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Article connexe :

Antifascisme 23 Mai : 10 Poèmes D’Alexeï Mozgovoï

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/05/22/

antifascisme-23-mai-10-poemes-dalexei-mozgovoi/

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степь__ago

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Maintenant sur VK: une page publique France-Nouvelle Russie

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Maintenant sur VK:

 

Désormais également sur VK:

Une page publique pour échanger sur la culture populaire

et exprimer notre solidarité

avec la Résistance antifasciste du peuple du Donbass :

 https://vk.com/public122044586

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VK PAGE 1

Mozgovoî flag ok

MOZGOVOÏ 9 MAI__ago

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Мозговой ___ОК

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La page du traducteur :

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https://vk.com/id366504699

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Également sur TML:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/05/22/antifascisme-23-mai-10-poemes-dalexei-mozgovoi/

i/

 

 

Et Front des Laïcs:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2016/05/22/antifascisme-23-mai-10-poemes-dalexei-mozgovoi/

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Loin des « Nuits debout », Résistance antifasciste à Marioupol, Donbass !!

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Loin des « Nuits debout » …

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au Donbass

ANTIFASCISME LUTTE

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MARIOUPOL

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RÉSISTANCE !!

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 TORTURÉ ET PRISONNIER EN UKRAINE:

LE TEMOIGNAGE D’UN RÉSISTANT VICTIME DE CETTE HORREUR RESSUSCITÉE AU CŒUR DE L’EUROPE « DÉMOCRATIQUE ».

UN INSTANTANÉ A LA FOIS PARTICULIÈREMENT VIOLENT ET PARTICULIÈREMENT RÉVÉLATEUR DE CETTE GUERRE OUBLIÉE AU CŒUR DE L’EUROPE. ALORS QU’ELLE EST LE PRINCIPAL FRONT OUVERT DE RÉSISTANCE ANTIFASCISTE EN EUROPE,  ET L’UN DES PLUS SIGNIFICATIFS DE PAR LE MONDE.

MAIS QUI S’EN SOUCIE SUR LES PLACES PARISIENNES ET AUTRES,

AU CŒUR DES NUITS DEBOUT?

 

Trois jours de tortures abominables c’est le récit que je viens d’entendre de la bouche de Vitali un habitant de Marioupol qui a été échangé le 15 février 2016 dans un groupe de six prisonniers contre trois Ukrainiens entre les mains des républicains de Donetsk. Voilà déjà plusieurs témoignages de ce genre que je recueille pour la mémoire, un récit effarant et dur qui m’a laissé vide et triste en pensant qu’aucun média français n’a encore relaté l’horreur des prisons politiques ukrainiennes. Plongeon dans l’horreur absolue.


Vitali est né à Marioupol et y a vécu toute sa vie. Une bonne tête, souriant, l’homme me livre son histoire durant une conversation de près de trois heures. Trois heures pour relater trois jours de tortures et plus d’un an d’emprisonnement dans les prisons des bourreaux de Kiev. Il n’était qu’un simple ouvrier d’une usine de Marioupol, marié et divorcé, un fils d’un premier mariage (23 ans), remarié avec un autre enfant, un garçon de sept ans : « je ne m’intéressais absolument pas à la politique, je vivais une vie tranquille de travail, en famille à Marioupol. Je ne me suis pas intéressé au Maïdan, à aucun moment, je ne suis pas descendu dans la rue, même contre le Maïdan, je n’avais pas conscience de ce qui allait arriver. Et puis les nazis d’Azov et des soldats sont arrivés à Marioupol, ils ont commencé à tuer des gens dans la rue, j’ai entendu ces histoires, j’ai compris le drame d’Odessa, celui de ma ville, les arrestations et les crimes. Alors moi aussi je suis descendu dans la rue et j’ai vu des choses qui m’ont convaincu que je devais donner de ma personne ».

 


Je me trouve étonné de son récit, jusqu’à présent aucun prisonnier politique n’avait été aussi passif avant le commencement des violences dans le Donbass, ils avaient eu des réactions contre le Maïdan, en privé, par leurs opinions bien avant : « J’ai vu ces hommes, masqués, cagoules, armes automatiques, un jour ils ont tiré devant mes yeux sur les fenêtres d’une polyclinique de Marioupol, ils voulaient disperser la foule, c’était absurde, je n’ai pas vu de morts ce jour-là mais par la suite j’en ai vu, des gens simplement abattus dans la rue par les forces de Kiev. Alors je me suis engagé dans la lutte, la ville était prise mais j’ai pu entrer en relation avec l’Etat-major de la résistance de la RPD qui a pu fonctionner dans Marioupol jusqu’en août 2014. La ville était prise, mais nous avons formé des groupes de renseignements, j’avais trois téléphones, je connaissais bien la ville, je pouvais m’y balader tranquillement, je suis d’ici et j’ai commencé à faire des repérages, à envoyer des coordonnées, à compter les soldats, les engins, les tanks, à signaler des emplacements secrets d’artillerie, des points de contrôles, la composition des forces, leur nombre, leur armement, les casernes, les renforts… ».

 

(Photo position de Grad « enterré » signalé par Vitali)


Je plonge ainsi avec lui dans la vie d’un résistant, je pourrais me trouver en 1943 à Londres et écouter son récit, les actions sont les mêmes, l’ennemi est le même, seules quelques dizaines d’années ont passé. Je me trouve fier de cet homme, courageux et simple qui me raconte avec désinvolture son combat : « je pouvais passer la frontière aussi, le front, il n’y avait pas encore d’autorisations nécessaires, juste des contrôles avec des soldats, j’ai fait le voyage jusqu’à Donetsk à trois reprises pour porter des informations capitales et puis en août beaucoup de mes camarades ont été tués, d’autres emprisonnés, d’autres en fuite. Mais je n’ai pas été arrêté. Je précise que je n’ai jamais porté une arme, c’était mon devoir d’aider la RPD et les insurgés pour que nous libérions Marioupol des néonazis de Kiev, mais je n’ai pas caché ou porté d’armes. J’ai signalé l’emplacement du quartier-général, que j’ai bien détaillé, celui d’un emplacement secret et souterrain d’un lance-roquettes Grad, les prisons où sont torturés les prisonniers. J’ai aussi signalé deux emplacements où les cadavres des martyrs de la résistance étaient jetés. Il s’agit de deux points d’eau, les cadavres sont passés à la presse (ou pas), les dépouilles jetées lestées dans les profondeurs ».

 

 

 https://dnipress.com/site/assets/files/3885/etat-major_ukrainien_sous-terrain_de_marioupol_identifie_par_vitali_2.png

Photo position de l’état-major des Ukrainiens à Marioupol signalé par Vitali (complexe souterrain).

 


Cette seule déclaration me fait frémir, nous voilà repartis sur les charniers des répressions politiques de Kiev, nous avons déjà récolté l’information d’un charnier à Marioupol et de fours crématoires ambulants qui opéraient à l’arrière de l’Armée ukrainienne. Mais l’homme poursuit inlassablement son histoire qui vire bientôt sur les tortures et les prisons politiques : « En novembre 2014, il y a eu une première alerte, j’ai repéré des voitures et un de mes contacts de la Résistance a été arrêté, il a eu le temps de me l’annoncer. J’ai alors jeté le téléphone en question et j’ai disparu dans la nature réussissant à passer à Donetsk. Mais j’ai décidé d’y retourner malgré le danger, résidant chez des amis et poursuivant mon travail d’informations. Cela n’a pas duré longtemps, j’ai finalement été arrêté le 28 janvier 2015 par quatre agents probablement du SBU qui étaient masqués et je fus jetés dans une voiture, mais je savais où ils m’emmenaient j’avais repéré la position de cette « caserne » un peu spéciale où la rumeur disait qu’ils torturaient et exécutaient les gens ».


Je fais silence et j’écouterais avec peine le récit de la suite de son histoire : « j’ai été torturé sans relâche pendant trois jours par plusieurs types, j’avais un bandeau scotché sur les yeux et je n’ai pas vu mes bourreaux, ils parlaient un russe pur et je n’ai pas entendu d’autres langages. Ils m’ont cogné par séance de 30-40 minutes puis 30 minutes de repos, m’empêchant de dormir et m’infligeant diverses tortures. Ils me frappaient entre la poitrine et le bas ventre, jamais à la tête, toujours avec leurs poings, les coups pleuvaient, j’étais attaché sur une chaise, c’était dans une cave, l’endroit était une école et un complexe sportif, en fonction des tortures j’étais attaché sur des bancs ou des appareils, les mains devant ou dans le dos. Les tortures sont devenues plus cruelles au fil des heures, ils m’ont attaché les mains devant et ont glissé une barre de fer sous les coudes, j’étais hissé et suspendu par deux gaillards et frappé, un d’eux se cramponnait de tout son poids sur moi pour aggraver les souffrances, c’était la torture la plus douloureuse. Le sang se vidait de mes bras et des mains, ils me redescendaient pour me masser et faire circuler le sang pour recommencer de plus belle ».

 

https://dnipress.com/site/assets/files/3885/la_prison_aux_tortures_de_marioupol_de_vitali-1.png

Photo, l’école et le complexe sportif où a été torturé Vitali à Marioupol, localisé par lui-même.


« Ils n’ont jamais arrêté, à peine pour fumer, toujours au petit matin. Ils m’ont ensuite infligé la torture de la gégène, sur le ventre et sur les parties génitales et puis comme cela n’était pas suffisant j’ai aussi été couché sur le dos et ils me maintenaient pour me faire avaler avec un entonnoir et une bouteille des litres d’eau, je ne sais pas combien de bouteilles, j’essayais de placer ma langue pour atténuer le flot, j’étais soulevé de temps à autre pour régurgiter et vomir le trop plein. A la fin, un très jeune soldat à la voix fluette que je pourrais reconnaître, me disait de temps à autre « alors vieux on t’a encore bien battu ! ». Finalement, un officier qui se disait être lieutenant-colonel m’a dit qu’ils allaient aller chercher ma femme et mon fils pour les torturer devant moi et j’ai donné les coordonnées les plus importantes, j’en ai dit le minimum, ils paraissaient fatigués aussi et content de leurs résultats ».


Pendant une demi-heure je me trouvais transporté dans les temps obscurs et maudits de l’occupation allemande, des terribles actes de tortures des miliciens, des SS et des Allemands sur le sol de France.

Entendre un témoignage dans un documentaire est une chose, en entendre un de vive voix par un torturé au XXIe siècle en Ukraine par un gouvernement que celui de la France soutient activement et de toutes ses possibilités en est une autre.

La Honte la colère m’envahit, surtout lorsque l’histoire se poursuite dans la bouche de Vitali, intarissable désormais : « J’ai été jeté avec un sac sur la tête dans le coffre d’une voiture et emmené dans divers endroits pendant plusieurs jours. J’ai été à nouveau interrogé, dans les locaux officiels du SBU et dans d’autres endroits mais sans violence cette fois-ci. J’ai pu me reposer sur un grabas dans une geôle seulement trois ou quatre heures, il y avait un pauvre gars, un Russe dans le même état que moi. Je ne pouvais plus marcher tout seul et je n’avais plus l’usage de mes mains, meurtris, à la fin ils m’avaient aussi retourné les doigts et menacé en simulant de me les couper. Je me souviens aussi que les gars ont fait semblant de me fusiller de nombreuses fois, en armant leurs armes, j’entendais les culasses claquer, sans munitions, des mois plus tard je sursaute encore à des bruits ressemblants. Pour signer mes « aveux », ils m’ont entouré la main de scotch avec un stylo pour que je puisse en soutenant mon bras, apposer ma signature, je ne pouvais plus utiliser mes mains meurtries ».

 

Photo : une des fosses à cadavres des prisonniers politiques signalée par Vitali.


« J’ai été emmené dans plusieurs prisons différentes où je n’ai jamais été soigné par un infirmier ou médecin, pourtant mon état le réclamait. Vous voyez mes poignées et mes mains un an après !!!! Et j’ai toujours du mal avec mes bras malmenés par les tortures. Au bout de quelques temps, vers la mi-mars, le 12 mars 2015, j’ai subi un simulacre de procès, avec un avocat ukrainien commis d’office, la procédure a été bâclée en quelques minutes tambour battant. Mon avocat a juste plaidé pour que je ne sois pas jugé comme terroriste risquant des années de prison, mais pour association de malfaiteurs. A ma grande surprise on m’a dit que j’étais libre mais à peine j’étais sorti du tribunal qu’ils m’ont entraîné dans une cave où m’attendaient deux sbires masqués. J’ai subi un nouvel interrogatoire, ils voulaient savoir où j’avais caché les armes et d’autres choses que bien sûr je n’avais jamais fait. Le ton est monté, ils m’ont dit que j’étais foutu et que j’allais être emmené à Kharkov. Effectivement le lendemain j’étais conduit dans une prison politique du SBU par deux gaillards dans une voiture. Pendant les trois jours de tortures j’ajoute que je n’avais été « nourri » que deux fois ».

 

 

 

Photo : la première fosse à cadavres des prisonniers politiques exécutés par l’Ukraine, localisation par Vitali


L’homme semble revivre ses tortures et ses souffrances, l’écouter devient dur et je vis moi aussi les instants terribles qu’il raconte. Ce qui suit devient alors scandaleux : « Nous étions 13 dans quelques mètres carrés dans une prison qui se trouve à Kharkov dans le bâtiment du SBU et du Ministère de l’Intérieur. Une série de geôles se trouvent au second étage, c’était là que je me trouvais enfermé pendant une année. Il y avait au moins une centaine de prisonniers, j’ai fait une liste des hommes que j’ai connus et qui ont été ou qui sont encore retenus dans ces prisons de la honte. Les plus anciens nous ont décrit la visite de la Croix rouge et de l’ONU dans cet endroit à la fin de 2014, des prisonniers se trouvaient en fait dans les sous-sols, les cellules avaient vidé et nettoyé de fonds en comble pour faire illusion. Nous n’avons vu nous-mêmes personne. Nous étions mal nourris, avec de mauvaises portions, toujours la même chose deux fois par jour, à savoir un peu de betteraves crues, de la Kacha, un quart de tranche de pain blanc, du pain noir corrompu et moisi que nous jetions systématiquement dans les toilettes après l’avoir réduit en miettes. Nous n’avons jamais eu de fruits ou d’autres choses, pas de télévision, ni de téléphone, interdiction de communiquer avec nos familles qui n’ont jamais su où nous étions ».


« A la fin, au début de 2016, notre situation s’est un peu améliorée, la cuisine a été fermée et nous avons dû cuisiner, quelques-uns d’entre nous se sont improvisé cuisiniers, mais nous mangions plus. Nous avions un évier et de l’eau froide et un WC pour tous, le tout dans un état de saleté inimaginable. Nous ne pouvions sortir pour une promenade « dans un corridor » que deux fois par mois et nous n’avions le droit qu’à une douche par semaine, voilà nos conditions et certains sont là depuis plus d’un an, ils sont enfermés sans contact avec leurs familles. Lorsque j’ai été échangé j’ai été interrogé par un Commissaire de l’ONU puis par une femme, une Suissesse du nom de Charline qui travaille à Donetsk pour la Croix rouge, les interrogatoires ont porté aussi sur notre détention et les tortures, j’ai tout raconté… ».


Je baisse la tête, Charline de la Croix rouge je connais, les prisonniers torturés et libérés au mois de décembre m’ont parlé d’elle… et à ce jour aucune information n’a été communiquée malgré la teneur et les faits insoutenables. Je sursaute à l’évocation du Commissaire de l’ONU, je n’aurais pas la chance d’obtenir son nom, Vitali l’a oublié… Croix rouge et désormais ONU sont donc parfaitement au courant et certainement depuis de longue date des tortures, répressions et assassinats politiques de l’Ukraine, en se taisant, ils sont dès lors complices des bourreaux de l’Ukraine. C’est la nausée qui alors me vient, décidément je n’ai jamais été aussi sûr que j’avais choisi le bon camp. Je plains celui des bourreaux, je plains et j’exècre celui du gouvernement français, de Choukhevytch à Porochenko, de Pétain à Hollande, décidément rien n’a changé.

 

Dernière photo, la deuxième fosse à cadavres où disparaissent les corps des prisonniers politiques ukraniens.

 

Laurent Brayard pour DONi.Press

https://dnipress.com/fi/posts/lukraine-des-tortures-abjectes-vitali-trois-jours-de-coups-gegenes-et-entonnoirs/ 

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NR FLAG OK

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17 MARS : le Monde ou rien ?

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 le Monde ou rien ?

 

Malgré quelques désaccords sur des questions tactiques, ce tract, repris du blog VLR!, nous parait refléter la révolte de la jeunesse prolétarienne face à l’avenir de MMM… que tente actuellement de lui imposer la bourgeoisie.Mais comme cet avenir concerne aussi la responsabilité des générations prolétariennes plus anciennes, il nous parait important de le republier tel-quel, au matin d’une journée importante. Il y a dedans cet élan qui a poussé la jeunesse lyonnaise dans ce que nous avons appelé une « spirale ascendante » en termes de philo dialectique de terrain…!

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https://solydairinfo.wordpress.com/2016/03/11/lyon-libere-quadrature-de-la-spirale-un-peu-de-philo-proletarienne/

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Luniterre

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Le texte du tract en PDF :  lemondeourien16mars.pdf

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http://www.mai68.org/spip/IMG/pdf/lemondeourien16mars.pdf

 

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LE MONDE 1

 

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LE MONDE 2

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Lougansk, Donetsk, Républiques Populaires, le combat continue ! Lettre ouverte à Simonenko …

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Lougansk, Donetsk,

Républiques Populaires,

le combat continue !

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LETTRE  OUVERTE

A Piotr SIMONENKO

Secrétaire du PC Ukrainien

Par Spiridon KILINKAROV

Publiée initialement et pour la première fois en France sur le blog TML, en langue originale, cette lettre ouverte n’avait fait l’objet d’une traduction que pour sa conclusion, d’une portée générale en ce qui concerne la lutte nécessairement conjointe contre le fascisme et la corruption oligarchique dans les rangs de la gauche.
https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/12/26/iz-luganska-s-novim-godom-s-novoy-eroy/


En réalité, même si le texte est très marqué par le contexte local de Lougansk et de l’Ukraine, l’histoire de cette lutte est, quant au fond, de toutes les époques de la lutte des classes.

Dans la même perspective, à la même période, TML avait également commencé à publier un aperçu historique de la période 1944-1954, centré autour de l’histoire tragique du résistant René Camphin: https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/12/23/pour-reconstruire-une-gauche-en-2016-sortir-enfin-les-cadavres-du-placard-thorezien/


Aujourd’hui, dans le contexte des luttes sociales reprenant de l’ampleur en France, il est nécessairement instructif de republier cette lettre, enfin avec sa traduction intégrale, car elle montre comment les tentatives de manipulations de la part des opportunistes peuvent se développer au détriment de la véritable résistance, et pourquoi il est vital de les combattre franchement et frontalement, dès lors qu’elles se sont clairement révélées par leurs pratiques malsaines.
En relisant ce texte, on gardera en tête les manœuvres de nos partis « de gauche » qui ont fourvoyé les grandes luttes sociales des décennies précédentes.

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 Спиридон Килинкаров

 

★ Коммунистический фронт Луганщины ★


Открытое письмо П.Н Симоненко.


Петр Николаевич!


За последние несколько месяцев я и мои товарищи неоднократно обращались к Вам с различными письмами и заявлениями в надежде на то, что Вы, как руководитель партии, действуя в рамках Устава партии, вынесете все поставленные нами вопросы на обсуждение в партийных органах.

Ces derniers mois, mes camarades et moi, nous nous sommes à maintes reprises adressés à vous, par différentes lettres et déclarations, dans l’espoir que vous, en tant que dirigeant du parti, agissant dans le cadre des Statuts du parti, vous porteriez toutes les questions que nous avons posées en débat dans les organes du parti.


Мы делали все возможное, чтобы это был, пусть сложный, но внутрипартийный диалог. Мы никогда не выносили проблемы в публичную сферу, даже тогда, когда по Вашей команде вооруженные бандиты захватили здание Луганского обкома, а Вы лично назначили руководителем организации криминального элемента по кличке « Циркуль ».

Nous avons fait tout ce qui est possible pour que cela soit un dialogue interne au parti, bien que cela fut difficile. Nous n’avons jamais porté les problèmes dans la sphère publique, même quand, sur votre ordre, des bandits armés ont saisi le bâtiment du comité régional de Lougansk, ni quand vous avez personnellement nommé comme dirigeant de l’organisation l’élément criminel surnommé « Le Compas ».


Вам казалось, что Луганские коммунисты – это овцы, которые смирятся с таким положением дел. Вы ошиблись. Скажу Вам откровенно – я горжусь тем, что меня окружают настоящие товарищи, честные и гордые люди, которые не пошли под пяту криминала и не сдались под жесточайшим давлением, как с вашей стороны, так и тех, кого Вы привлекали для достижения своих гнусных целей.

Il vous semblait que les communistes de Lougansk étaient des moutons qui se soumettraient à un tel état de faits. Vous vous trompiez. Je vous le dis franchement, je m’honore d’être entouré de vrais camarades, des gens honnêtes et fiers, qui ne sont pas passé sous la coupe du crime, et n’ont pas cédé sous la pression la plus violente, tant venant de votre part, que de ceux que vous avez embauché pour atteindre vos buts infâmes.


Я знаю точно, что за громким названием «Президиум ЦК», «Пленум ЦК» стоит один обанкротившийся политический торгаш, на прилавке которого серп и молот – символы целой эпохи. Те самые символы, которые являются святыми для миллионов людей, но, не для Вас – требовавшего снять символику и барельеф Ленина еще несколько лет назад с логотипа газеты « Коммунист ».

Je sais précisément que derrière ces noms ronflants, « Présidium du CC », « Plénum du CC », il n’y a qu’un politicien mercantile failli, à la devanture duquel la faucille et le marteau ne sont plus que les symboles de toute une époque.Ces mêmes symboles, qui sont sacrés pour des millions de gens, mais pas pour vous, qui avez encore essayé d’enlever du logo du journal « Communiste » la symbolique et le bas-relief de Lénine, il y a quelques années.

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Когда это не получилось, Вы сделали все, чтобы газета умерла, и заменили ее безликой « Рабочей газетой ». Я не стану говорить о Вашей идее, которой не суждено было сбыться – ребрендинг партии. Проводить ребрендинг партии и оставлять Вас ее лидером – всё равно, что начинать ремонт с замены гардероба. Жаль, что еще не все члены ЦК это поняли.

Quand cela n’a pas abouti, vous avez tout fait pour que le journal meure, et vous l’avez remplacé par un « Journal de travail », sans personnalité. Et je ne parlerais pas de votre idée, qui était destinée à ne pas aboutir, le « rebranding » du parti. Effectuer un « rebranding » du parti et vous laisser être son leader, c’est commme commencer des travaux de rénovation par le remplacement de la garde-robe. Il est dommage que tous les membres du Parti n’aient pas encore compris cela.


Вы много говорите о необходимости защиты партии в судах, так мы это и делаем – все вместе пытаемся защитить партию. Только Вы скажите – а Вы, как лидер партии, были хотя бы на одном заседании суда? Отвечу – небыли.

Vous parlez beaucoup de la défense du parti dans les tribunaux, et ainsi nous le faisons ; tous ensemble nous essayons de défendre le parti. Seulement vous, dites-donc, comme leader du parti, avez-vous été au moins à une seule réunion du tribunal? Je réponds : pas une seule.

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Я внимательно ознакомился с решением Пленума ЦК, на котором Вы вывели из состава ЦК моих товарищей, а меня исключили из партии. Такая же участь постигла товарищей из Херсона, включая Самойлик Екатерину и коллегу по парламенту Михайленко Ольгу.

J’ai attentivement pris connaissance de la décision du Plénum du Comité Central par laquelle vous avez exclu mes camarades du CC, et moi-même du parti. Un sort similaire est arrivé aux camarades de Kherson, incluant Ekaterina Camoylik et sa collègue au parlement, Olga Mikhaïlenko.

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Ту самую, которая с кулаками отстаивала Вас у трибуны парламента, когда озверевшие националисты набросились на фракцию. Я не говорю уже о том, что Вы распустили Луганский обком, разогнали практически все партийные организации в Херсонской области, уничтожили Донецкую организацию, такая же участь ждет Запорожье и Харьков. До этого была Одесса, где пачками исключали коммунистов. А потом Вы удивляетесь – почему возникают такие конфликты?

Celle-la même qui vous défendit avec ses poings à la tribune du parlement quand les nationalistes bestialement déchainés ont attaqué le groupe parlementaire.Et je ne parle même pas de ce que vous avez dissous le comité régional de Lougansk, dispersé pratiquement toutes les organisations du parti de la région de Kherson, éliminé l’organisation de Donetsk, ni qu’un sort semblable attend Zaporojié et Kharkov. Avant cela il y eut Odessa, où vous avez exclu les communistes par paquets. Et ensuite vous vous étonnez … pourquoi surgissent de tels conflits?


Все эти конфликты – плод Вашего самодурства или, может, это прагматичный расчет на лояльность власти, взамен на гарантии Вашей безопасности и Ваших капиталов? Я больше склонен к первой версии, хотя вторую не исключаю – уж больно тесны связи старой « элиты ».

Tous ces conflits sont le fruit de votre despotisme, ou bien peut être, est-ce un calcul pragmatique sur la loyauté du pouvoir, en échange d’une garantie pour votre sécurité et vos capitaux ? J’incline plutôt pour la première version, bien que je n’exclue pas la seconde. Il y a des liens très étroits avec la vieille « élite ».


Решение Президиума ЦК о возможности принимать участие в последних местных выборах от других политических партий – это не что иное, как завуалированное Ваше желание сдать в аренду структуры партии « Оппозиционному блоку ». Херсонская партийная организация пошла на выборы от « Союза левых сил » – это, по-Вашему, предательство? Вы, Петр Николаевич, иногда хоть слышите, какую чушь несете?

La décision du Présidium du CC sur la possibilité de prendre part aux dernières élections locales au nom d’autres partis politiques, ce n’est pas autre chose que votre souhait voilé de mettre les structures du parti à la disposition du « Bloc d’Opposition ». L’organisation du parti de Kherson est allée aux élections au nom de « l’Union des forces de gauche » …et c’est, selon vous, de la trahison? Vous, Piotr Nikolaevitch, entendez vous au moins parfois les bêtises que vous dites?

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Вы обвиняете коммунистов Херсона в том, что они скатились на позиции « социал-демократии », а сами требовали от партийных организаций входить в списки « Оппозиционного блока »- олигархической партии – Вы же так их называете?! Вы или шляпу снимите, или трусы наденьте! Может, Вам напомнить, что с Союзом левых сил, социалистами и СДПУ(о) был предвыборный альянс и руководители этих организаций были Вашими доверенными лицами? Вы за это вывели из ЦК и исключили из партии тех, кто там, на местах, отстаивал левые идеи?

Vous accusez les communistes de Kherson d’avoir glissé sur des positions « sociales-démocrates » et vous-même vous avez exigé des organisations du parti qu’elles entrent sur les listes du « bloc d’opposition », qui est un parti oligarchique: n’est-ce pas ainsi que vous les appelez ?! Une chose ou son contraire, il faudrait savoir! Peut-être vous rappelez-vous qu’il y avait une alliance pré-électorale avec l’Union des forces de gauche, les socialistes et le CDPU(O) et que les dirigeants de ces organisations étaient vos hommes de confiance?Pour cela vous avez sorti du CC et exclu du parti ceux qui, là bas, sur place, défendaient les idées de gauche?


А может причина конфликта лишь в том, что подавляющее большинство коммунистов и наших сторонников поняли Вашу сущность и не доверяют Вам, как лидеру партии? Подумайте над этим.

Mais peut-être la cause du conflit réside seulement en ce que l’écrasante majorité des communistes et de nos partisans ne vous font pas confiance, comme leader du parti? Pensez à cela.


Вам не понравилось то, что я дважды потребовал от Вас на съезде отчета фракции о работе и голосовании за назначение Турчинова? Требование голосовать, с Вашей стороны, было жестким, под предлогом партийной дисциплины, вплоть до исключения из партии. А Ваше требование голосовать за бюджет под предлогом проведенного внутрипартийного референдума?

Vous n’étiez pas heureux de ce que j’ai exigé deux fois de vous au congrès le compte-rendu du groupe sur le travail et le vote pour la nomination de Tourchinov? La consigne de vote, de votre part, était brutale, sous prétexte de discipline de parti, allant jusqu’à l’exclusion du parti. Et votre exigence de voter le budjet, sous prétexte d’un référendum ayant déjà eu lieu à l’intérieur du parti?

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По сути – это профанация, суть которой снять ответственность с себя за голосование фракции и переложить её на партийные комитеты. Вам не понравилось то, что часть депутатов требовала от Вас не присутствовать в зале ВР, тем самым легитимизируя новоявленный режим? Вы, не понимая последствий таких действий для фракции, на всех, кто отказывался идти голосовать, навешивали ярлыки трусов и предателей. Так это не раскольническая деятельность, а критика лидера за полное игнорирование мнения других и навязывание своего мнения, как показывает действительность, часто ошибочного.

En essence, c’est une profanation, qui consiste à enlever de vous-même la responsabilité pour le vote du groupe parlementaire, et de la remettre sur les comités du parti. Vous n’étiez pas heureux qu’une partie des députés exige de vous de ne pas siéger dans la salle de l’Assemblée, légitimant ainsi le nouveau régime? Vous, ne comprenant pas les conséquences de tels actes sur le groupe parlementaire, vous avez accroché des étiquettes de froussards et de traitres sur tous ceux qui refusaient d’aller voter. Ainsi, ce n’est pas de l’activité fractionniste, mais la critique du leader pour l’ignorance totale de l’avis des autres et l’imposition de son avis personnel, souvent erroné, comme le montre la réalité.


Я знаю так же, как и те товарищи, которые обращались к Вам, что все наши голоса Вы давно не сл ышите, и мы не обольщаемся на счет того, что наши слова на этот раз возымеют хоть какое-то действие на Вас.

Je sais aussi, comme ces camarades qui se sont adressés à vous, que vous n’entendez plus depuis longtemps aucune de nos voix, et nous ne nous faisons pas d’illusions sur le fait que nos paroles, cette fois, auront le moindre effet sur vous.


Для нас очевидно, что главной бедой Коммунистической партии стали не репрессии режима, ожидать от него чего-то другого было бы наивно, ею стали Вы лично. Вы старательно и методично делали все, чтобы развалить партию, дискредитировать и обезоружить все левое движение в стране. И последняя выборная кампания только лишний раз это подчеркнула: сначала Вы сымитировали консолидацию левых сил « Левой оппозицией », заявив о том, что они примут участие в выборах широким фронтом, а затем просто исключили партнеров по левому блоку из процесса политической борьбы, уйдя в создание собственного проекта «Новой державы».

Pour nous il est évident que le maheur principal du Parti Communiste, ce n’est pas la répression par le régime, (attendre autre chose de sa part serait naïf), c’est vous, personnellement. Vous avez scrupuleusement et méthodiquement fait tout pour détruire le parti, discréditer et désarmer tout mouvement de gauche dans le pays.  Et la dernière campagne électorale a seulement souligné une fois de plus ceci: pour commencer vous avez imité la consolidation des forces de gauche par « l’Opposition de Gauche », en déclarant qu’elles prendront part aux élections avec un front large, et ensuite vous avez simplement exclu les partenaires appartenant au bloc de gauche du processus de la lutte politique, en passant à la création de votre projet personnel de « Nouvelle Force ».


На фоне красивых слов о левом марше, Вы демонстрировали прямо противоположные действия, принуждая партийные организации «сдаваться в плен» Оппозиционному блоку.

Sur un fond de jolis mots au sujet d’une marche de gauche, vous avez montré des actions directement contraires, en forçant le organisations du parti à  » se rendre captives » du Bloc d’Opposition.

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В самые тяжелые для партии времена Вы устроили настоящую охоту на ведьм внутри организации. Хотя, на самом деле, от Вас требовался только один единственный мужественный поступок – уйти. Уйти самому и дать возможность партии двигаться дальше, не тормозя ее грузом личных ошибок, просчетов и слабостей. Но Вы, конечно, оказались не способны на такое.

Aux moments les plus pénibles pour le parti vous avez organisé une véritable chasse aux sorcières à l’intérieur des organisations. Alors que, en réalité, un seul et unique acte courageux était éxigé de vous: partir. Partir de soi-même et donner au parti la possibilité d’avancer plus loin, en ne le freinant pas par le poids de vos erreurs personnelles, de vos mécomptes et de vos faiblesses. Mais, évidemment, vous en étiez incapable.


Мы уже давно поняли, что партия стала для Вас неким бизнес-проектом в котором нет места идеологии, требованиям Устава, партийной дисциплине и партийному же равенству. Именно поэтому, мы считаем, что все, кого Вы поисключали на Пленуме 19 декабря, коммунистами быть не перестали. Они лишь покинули ООО «Симоненко», в которое Вы превратили нашу партию.

Nous avons depuis longtemps compris que le parti est devenu pour vous une sorte de projet d’affaires dans lequel il n’y a plus de place pour l’idéologie, les exigences du Statut, la discipline de parti, l’égalité de parti. C’est pourquoi nous considérons notamment que tous ceux que vous avez exclu au Plénum du 19 Décembre n’ont pas cessé d’être communistes. Ils ont seulement tourné le dos à la Compagnie « Simonenko », en laquelle vous avez transformé notre parti.


Мы перестали удивляться Вашей циничности, наглости и продажности. Мы перестали оплакивать то, что осталось от некогда сильной, по-настоящему авангардной партии КПУ. Мы знаем, что коммунистическую идею не уничтожить ни судами, ни законами, ни предательством руководства. Вечная идея борьбы за справедливый мир, равенство и братство пережила столько тиранов, войн и гонений, что пережить одного подлеца ей уж точно не составит труда.

Nous avons cessé de nous étonner de votre cynisme, de votre impudence et de votre vénalité. Nous avons cessé de nous lamenter sur ce qui restait d’un parti KPU autrefois fort et réellement d’avant-garde. Nous savons que l’idée communiste ne peut être détruite ni par des tribunaux, ni par des lois, ni par la trahison de la direction. L’idée éternelle de la lutte pour un monde juste, pour l’égalité et la fraternité a survécu à tant de tyrans, de guerres et de persécutions, que survivre à une seule crapule ne constituera pas vraiment une épreuve pour elle.


Мы верим, что у коммунистической идеи есть будущее. Мы знаем, что в этом будущем есть место для всех, кто отдавал партии десятилетия своей жизни и своего труда и кто принял красное знамя уже в новое время; для каждого, кто готов продолжать борьбу, несмотря на все трудности.

Nous croyons que l’avenir appartient à l’idée communiste. Nous croyons que dans cet avenir il y a de la place pour tous ceux qui ont consacré des décennies de leur vie au parti et qui ont amené le drapeau rouge dans la nouvelle ère, pour tous ceux qui sont prêts à continuer la lutte, malgré toutes les diffficultés.

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Мы больше не просим, не требуем, не предупреждаем. Мы сделаем за Вас то, что Вы не смогли и не захотели сделать. Мы возродим левую идею в Украине, объединим всех представителей левого движения и, если потребуется, создадим новую политическую силу.

Nous ne demandons plus, nous n’exigeons plus, nous ne prévenons plus. Nous ferons pour vous ce que vous n’avez pas pu et pas voulu faire. Nous régénérerons l’idée de gauche en Ukraine, nous unifierons tous les représentants du mouvement de gauche, et si nécessaire, nous créerons une nouvelle force politique.

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Мы сплотим свои ряды перед последним ударом и шагнем вперед – не оглядываясь, не сожалея и не сомневаясь.

Nous rassemblerons nos rangs avant le dernier assaut et nous marcherons en avant, sans retour, sans regret et sans doute.


Это письмо к Вам, но не для Вас.

Оно – точка в длинной истории изнурительной и позорной внутренней войны коммунистов с носителями билетов. Оно – заглавная буква новой строки, совсем новой истории.

C’est une lettre qui vous est adressée, et non une lettre pour vous.
Elle est le point final dans la longue histoire de la guerre intérieure, épuisante et infâme, des communistes avec les porteurs de billets. Elle est la majuscule initiale d’une nouvelle ligne, d’une histoire complètement nouvelle.


Время политических торгашей закончилось, только Вы этого не поняли.

Le temps des politiciens mercantiles est fini, seulement, cela, vous ne l’avez pas compris.

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Источник

http://vk.com/comfront?w=wall-4013170_2019

 

Traduction TML

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