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Comment Jean Lassalle analyse la crise

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NOTRE POINT DE VUE:

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En vue d’ouvrir une perspective politique

pour construire une alternative durable,

En avant vers la création d’un Collectif

Pour la Valeur Sociale du Travail !

LE TEXTE EN VERSION PDF:

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La goutte de trop!

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Collectif « Pour la valeur sociale du travail ! » – Contactez-nous : valeursocialetravail@protonmail.com

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PROJET DE TEXTE UNITAIRE A DÉBATTRE POUR LE 24/11

PROJET DE TEXTE UNITAIRE A DÉBATTRE POUR LE 24/11 :

__L’augmentation des taxes sur les carburants, c’est la goutte de trop qui a fait déborder le vase de la colère populaire.

__A travers tous les reculs sociaux subis ces dernières années dans tous les domaines, à commencer par celui des retraites, à travers toutes les hausses de prix imposées sur tous les éléments vitaux, alimentation, gaz, électricité, en plus du carburant, c’est bien la valeur du travail qui se trouve dépréciée pour toutes les catégories populaires, alors que les bénéfices financiers qu’elle génère ont explosé de manière exponentielle, malgré la crise, et creusé des inégalités énormes et carrément scandaleuses.

__Non contents de leurs privilèges exorbitants, les «  têtes  » du système se bourrent les poches au dépend du fisc tout en donnant des leçons de «  civisme  » aux simples citoyens, ce qu’illustre l’affaire Carlos Ghosn.

__Toutes les revendications exprimées par le mouvement des Gilets Jaunes se trouvent donc socialement justifiées et sont soutenues par l’immense majorité de la population.

__Totalement déconsidéré et délégitimé par son attitude arrogante et méprisante, le gouvernement Macron-Philippe devra tôt ou tard céder du terrain sur toutes ces questions.

__Pourtant, l’histoire des grandes luttes sociales du passé nous lègue une précieuse leçon  : les victoires strictement quantitatives dans ces domaines sont des victoires sans durabilité si elles n’ouvrent pas la perspective d’une alternative au système. Il faut donc justement se rappeler que nous serons à nouveau dépouillés de nos maigres acquis tout neufs si nous n’allons pas dans une autre logique que celle, précisément, du système actuel.

__Au delà des revendications immédiates justifiées, c’est bien le rejet total du système actuel qu’exprime le mouvement des Gilets Jaunes.

__Ce rejet ne saurait se satisfaire d’un simple tour de passe-passe gouvernemental ou d’une dissolution de l’Assemblé Nationale ramenant au pouvoir les résidus des anciens partis politiques déjà rejetés en 2017  !

__Ce que nous voulons conquérir réellement c’est la valeur sociale intégrale de notre travail.

__Les ouvriers de chez Renault, tout comme leurs camarades japonais et toutes les autres catégories de travailleurs ne s’échinent pas pour produire «  l’argent de poche  » des Carlos Ghosn et consorts, mais des voiture qui devraient d’abord et avant tout correspondre également aux besoins des travailleurs, comme le démontre la présente crise fiscale et écologique.

__Hors ce n’est pas le cas et les travailleurs ont besoins de véhicules économiques, écologiques, pratiques et solides, et non de voitures transformées en objets de consommation régulièrement jetables pour assurer les profits des actionnaires et des PDG prévaricateurs.

__Ils ont aussi besoin de transports en commun sûrs, économiques et écologiques pour pouvoir se passer de leur voiture partout où c’est possible

__Ce qui compte, dans le projet d’une alternative au système actuel, c’est donc bien d’abord la définition des besoins sociaux réels. Et cela, dans tous les domaines, tant en production de biens qu’en termes de services.

__C’est en fonction de ces besoins sociaux essentiels, définis démocratiquement, que doivent s’organiser les services, la production et le partage du travail, et non en fonction du bénéfice financier.

__Le travail partagé entre tous permettra à la fois de répondre aux besoins de tous et d’éliminer du même coup le fléau du chômage et du capitalisme.

__Ce n’est que sur cette base que peut s’établir la véritable valeur sociale du travail, dont les travailleurs sont actuellement dépouillés par le système en place.

__Cette valeur sociale du travail enfin établie sera la nouvelle valeur d’échange entre travailleurs permettant de refonder un nouveau système économique à la fois véritablement social et écologique.

 

LOUIS ARAGON – EPILOGUE – 1960

 

 

 

Ce qu’exprimait Louis Aragon en 1960…

 

La vie aura passé comme un grand château triste que tous les vents traversent

Les courants d’air claquent les portes et pourtant aucune chambre n’est fermée

Il s’y assied des inconnus pauvres et las qui sait pourquoi certains armés

Les herbes ont poussé dans les fossés si bien qu’on n’en peut plus baisser la herse

 

Quand j’étais jeune on me racontait que bientôt viendrait la victoire des anges

Ah comme j’y ai cru comme j’y ai cru puis voilà que je suis devenu vieux

Le temps des jeunes gens leur est une mèche toujours retombant dans les yeux

Et ce qu’il en reste aux vieillards est trop lourd et trop court que pour eux le vent change

 

J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon cœur quatre fois y battre

Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant

Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ

Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

 

Je vois tout ce que vous avez devant vous de malheur de sang de lassitude

Vous n’aurez rien appris de nos illusions rien de nos faux pas compris

Nous ne vous aurons à rien servi vous devrez à votre tour payer le prix

Je vois se plier votre épaule A votre front je vois le pli des habitudes

 

Bien sûr bien sûr vous me direz que c’est toujours comme cela mais justement

Songez à tous ceux qui mirent leurs doigts vivants leurs mains de chair dans l’engrenage

Pour que cela change et songez à ceux qui ne discutaient même pas leur cage

Est – ce qu’on peut avoir le droit au désespoir le droit de s’arrêter un moment

 

J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon cœur quatre fois y battre

Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant

Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ

Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

 

Songez qu’on n’arrête jamais de se battre et qu’avoir vaincu n’est trois fois rien

Et que tout est remis en cause du moment que l’homme de l’homme est comptable

Nous avons vu faire de grandes choses mais il y en eut d’épouvantables

Car il n’est pas toujours facile de savoir où est le mal où est le bien

 

Et vienne un jour quand vous aurez sur vous le soleil insensé de la victoire

Rappelez vous que nous avons aussi connu cela que d’autres sont montés

Arracher le drapeau de servitude à l’Acropole et qu’on les a jetés

Eux et leur gloire encore haletants dans la fosse commune de l’histoire

 

J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon cœur quatre fois y battre

Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant

Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ

Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

 

Je ne dis pas cela pour démoraliser Il faut regarder le néant

En face pour savoir en triompher Le chant n’est pas moins beau quand il décline

Il faut savoir ailleurs l’entendre qui renaît comme l’écho dans les collines

Nous ne sommes pas seuls au monde à chanter et le drame est l’ensemble des chants

 

Le drame il faut savoir y tenir sa partie et même qu’une voix se taise

Sachez le toujours le chœur profond reprend la phrase interrompue

Du moment que jusqu’au bout de lui même le chanteur a fait ce qu’il a pu

Qu’importe si chemin faisant vous allez m’abandonner comme une hypothèse

 

J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon cœur quatre fois y battre

Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant

Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ

Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

 

Louis Aragon

 

 

Épilogue

En copie PDF:

LOUIS ARAGON _ EPILOGUE – 1960 –

 

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En musique:

 

PALESTINE, GAZA, Jour de la Terre, Jour de Lutte!!

 

 

PALESTINE, GAZA

Jour de la Terre

Jour de Lutte !!

 

 

par Nidal al-Mughrabi – GAZA (Reuters) –

 

Douze Palestiniens ont été tués et des centaines d’autres blessés (NDLR : plus de 500, selon d’autres sources) vendredi par l’armée israélienne le long de la frontière avec la bande de Gaza, rapportent les services médicaux de l’enclave palestinienne.

La tension est vive à la frontière en ce vendredi de Pâques, qui marque le début d’une grande manifestation palestinienne qui doit s’étaler sur six semaines.

Ce mouvement de protestation, avec l’érection de villages de tentes en cinq emplacements le long de la frontière, vise à obtenir le droit pour les réfugiés palestiniens de rentrer en Israël. Il a notamment le soutien du Hamas.

Selon les autorités de Gaza, plusieurs dizaines de milliers de manifestants se sont mobilisés.

L’armée israélienne parle de 30.000 personnes.

Elle a déclaré que ses forces avaient eu recours à des « moyens de dispersion anti-émeutes et à des tirs contre les principaux instigateurs », et dit que certains des manifestants lançaient des pierres et projetaient des pneus en feu sur la clôture frontalière et les soldats.

Le commandant en chef israélien pour le sud d’Israël, le général Eyal Zamir, a déclaré que certains éléments palestiniens avaient cherché à mener des attaques terroristes en profitant des violences.

Dans un communiqué, l’armée a accusé le Hamas de « se servir avec cynisme des femmes et des enfants en les envoyant sur la clôture de sécurité, mettant ainsi leur vie en danger ».

 

TIREURS D’ÉLITE

Les militaires israéliens ont déployé une centaine de tireurs d’élite le long de la clôture.

Selon les services médicaux palestiniens, la plupart des victimes ont été atteintes par balles mais les soldats ont également tiré des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes. Un drone au moins a été utilisé pour larguer du gaz lacrymogène.

L’un des morts palestiniens était âgé de 16 ans. Deux ont été tués par les tirs d’un char de combat, a dit le ministère de la Santé à Gaza.

Quelques petits rassemblements ont par ailleurs été signalés en Cisjordanie occupée, où des affrontements ont fait 65 blessés.

La date du 30 mars pour le début de la manifestation marque le « Jour de la Terre », en mémoire de six citoyens arabes d’Israël tués par les forces de sécurité lors de manifestations en 1976 sur les confiscations de terres arabes en Galilée.

 

(NDLR : souligné par nous… Voir :

https://solydairinfo.wordpress.com/2018/03/29/palestine-journee-de-la-terre/  )

 

Le mouvement devrait prendre fin le 15 mai, jour que les Palestiniens appellent la « Nakba » ou « catastrophe », marquant le déplacement de centaines de milliers de Palestiniens lors de la création de l’Etat d’Israël en 1948.

Les cinq zones mises en place sont toutes situées à au moins 700 mètres de la clôture et doivent accueillir les Gazaouis de tout le territoire, pour des concerts, des danses et des discussions politiques.

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, s’est adressé à la foule sur place vendredi pour dire que les Gazaouis étaient là pour demander « de rentrer en Palestine, dans toute la Palestine ».

 

(Avec Maayan Lubell; Gilles Trequesser, Eric Faye et Guy Kerivel pour le service français)

 

 

 

 

Lidl du Rousset : Plus de deux ans après le suicide de Yannick, le combat continue !

Entrepôts Lidl du Rousset :

Plus de deux ans après

le suicide de Yannick,

le combat continue !

 

 

A propos de cette affaire, nous venions juste de republier,

sur SOLYDAIRINFO:

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/08/24/la-loi-du-marche-impitoyable-en-realite-republication/

l’étude que nous avions faite, deux ans plus tôt, sur le problème du suicide au travail, et précisément suite au suicide de Yannick, dans les entrepôts LIDL du Rousset.

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EXTRAITS DE PRESSE:

 

Harcèlement au travail: Le management de Lidl a-t-il provoqué le suicide d’un salarié?

C’est ce qu’a conclu l’inspection du travail. Le magazine «Cash Investigation» d’Elise Lucet, sur France 2, se penche sur cette affaire ce mardi soir… ( NDLR : 26/09/2017 – Cette émission a battu un record d’audience – Voir plus loin )

C’était le papa d’un enfant de 3 ans. Le 29 mai 2015, Yannick Sansonetti, 33 ans, s’est suicidé dans un petit local du magasin Lidl du Rousset, dans les Bouches-du-Rhône. Ce technicien de maintenance sécurité entrepôt travaillait pour le magasin discount depuis 2009. Selon La Provence, l’enquête de l’inspection du travail a mis en avant « des agissements répétés de harcèlement moral » à son encontre, « entre le mois de janvier 2014 et le 29 mai 2015 ».

« Propos dénigrants », « surcharge de travail »

L’inspection du travail cite, selon le quotidien régional, « une organisation du service favorisant la surcharge de travail », « des ordres inatteignables », des « propos dénigrants » ou des menaces « sur son avenir professionnel. » Des faits similaires avaient déjà été dénoncés par le rapport d’un cabinet de conseil mandaté par le CHSCT (Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail).

http://www.20minutes.fr/marseille/2139247-20170926-harcelement-travail-management-lidl-provoque-suicide-salarie

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Les salariés de l’entrepôt, épinglé dans un reportage de « Cash Investigation », se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail. 

Des salariés d’un entrepôt de Lidl, distributeur épinglé dans un reportage de Cash Investigation mardi, étaient en grève mercredi pour dénoncer leurs conditions de travail et le licenciement, selon eux abusif, de l’un de leurs collègues, selon des sources syndicales.

Environ 50 salariés en grève. Le mouvement de grève au Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, qui a débuté mardi, doit durer au moins jusqu’à jeudi matin, a précisé Christophe Polichetti, délégué syndical et secrétaire général de la CGT Lidl Provence-Alpes-Côte d’Azur. Aucun camion ne sort de l’entrepôt, qui emploie environ 150 salariés, depuis mercredi matin, et les magasins de la région pourraient connaître des problèmes d’approvisionnement en produits frais et en fruits et légumes, a-t-il affirmé. Environ 50 salariés sont en grève, selon lui. Contactée par l’AFP, la direction de Lidl n’a pas réagi dans l’immédiat.

 

« J’aimerais envoyer des fleurs à la journaliste ». Au Rousset, les salariés réclament « un changement des pratiques de management », l’arrêt « des menaces et des grossièretés » de la part de l’encadrement, et des avancées sur la façon dont sont décidés les plannings, a notamment détaillé le syndicaliste. Il explique avoir été « soulagé » de voir les conditions de travail dans l’entreprise rendues publiques par le reportage diffusé sur France 2 : « j’aimerais envoyer des fleurs » à la journaliste Sophie Le Gall qui l’a réalisé. 

Le reportage, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointait en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, chez Free/Iliad et Lidl, entreprise allemande. L’émission a établi son record d’audience historique avec ce sujet.

Les syndicats dénoncent des « abus de pouvoir ». Les syndicats du Rousset (CGT, CFDT, UNSA et Sud) réclament par ailleurs la réintégration d’un collègue, licencié selon eux pour « faute grave » après avoir quitté son poste 17 minutes avant l’heure. « Il avait prévenu ses supérieurs et on lui reproche d’avoir prêté son badge à un intérimaire, qui sans cela, ne pouvait pas aller travailler », a relaté Christophe Polichetti. « C’est une sanction complètement disproportionnée », ajoute le représentant du syndicat UNSA, Frédéric Blanc, qui dénonce les « abus de pouvoir » dans l’entreprise. « J’invite la ministre du Travail à venir nous voir, pour lui expliquer la réalité de comment ça fonctionne », ajoute-t-il.

 

http://www.europe1.fr/societe/un-entrepot-de-lidl-dans-le-sud-est-perturbe-par-une-greve-3447971

 

 

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Chez Lidl on les appelle les préparateurs de commandes. Ce sont les fourmis industrieuses et invisibles du grand public à l’oeuvre dans les centres névralgiques de l’enseigne allemande de grande distribution : les entrepôts régionaux, qui irriguent ensuite les différents magasins de la chaîne. Celui de la zone industrielle de Rousset, près d’Aix-en-Provence, a ouvert l’hiver dernier et dessert les supermarchés des Alpes-de-Haute-Provence, Vaucluse, Hautes-Alpes et Bouches-du-Rhône.

43 000 m² de bâtiment, quelque deux cents salariés, 1 500 palettes de produits secs, frais ou surgelés qui entrent et sortent de l’entrepôt chaque jour. Dès 5 h du matin, le ballet des camions commence le long des quais de chargement-déchargement. À l’intérieur, les préparateurs de commandes s’activent, juchés sur des chariots élévateurs et guidés au milieu des immenses rayonnages par une manière de GPS qui leur donne leurs ordres de mission.

Hier matin à Rousset, c’est le sort de l’un de ses stakhanovistes du magasinage qui a été à l’origine d’un mouvement de grève spontané d’une partie de l’équipe du matin. On reproche au jeune homme, en CDI « depuis deux ans et demi après un an et demi d’intérim au même poste », précise-t-il, d’être parti 17 mn trop tôt il y a quelques jours. Circonstance aggravante, la pointeuse, obligatoire aux entrées et sorties du personnel, a enregistré son badge à l’heure normale de débauche, donc plus tard que son départ effectif. Fraude caractérisée à la pointeuse pour la direction qui a donc licencié son salarié.

Ce dernier se défend de toute fraude et assure avoir prévenu sa hiérarchie intermédiaire de son départ anticipé le jour incriminé. « Et mon badge, je l’avais prêté à un intérimaire parce que le sien ne marchait pas et qu’il en avait besoin pour aller aux toilettes. Je ne savais pas qu’il pointerait pour moi en partant », assure le salarié licencié.

Fraude volontaire ou pas ? Plusieurs syndicats confiaient en aparté, après une rencontre avec la direction régionale le matin même, qu’ils auraient compris « une mise à pied pour cette maladresse, mais pas un licenciement brutal ». « Aucune vraie discussion sur le cas de ce collègue n’a été possible ce matin avec la direction, assure Christophe Polichetti, délégué syndical CGT. On nous a juste dit, c’est comme ça et pas autrement. »

« Cet épisode-là, c’est la goutte d’eau, confirme Marc Ricotta, délégué syndical CFDT chez Lidl. J’ai toujours favorisé le dialogue avec la direction, je ne suis pas un jusqu’au-boutiste et je sais que c’est Lidl qui nous fait vivre, mais là, juste, on n’en peut plus. Quand, nous, on pose des questions sur l’encadrement, quand on signale des cas de caissières insultées, des préparateurs pressés par la hiérarchie, rien ne se passe. Parfois, un cadre est simplement déplacé. Les licenciements, c’est pour nous. »

Les relations entre base et hiérarchie, les conditions de travail dans un entrepôt flambant neuf et qui se veut le symbole du nouveau Lidl, moderne et sorti du hard-discount, étaient en fait au coeur des échanges entre la vingtaine de grévistes rencontrés à l’extérieur du site hier matin. Un site qui ne s’est, en outre, toujours pas remis du suicide sur son lieu de travail de l’un de ses salariés en mai 2015 (lire La Provence d’hier).

« Pour aller aux toilettes, on doit demander la permission, qui n’est pas toujours accordée ou alors il faut attendre la pause, confie une préparatrice. Pareil quand on veut aller boire à la fontaine à eau. On nous répond’Mais on vous a distribué des gourdes pour que vous ne vous arrêtiez pas’. » Locaux déjà dégradés ou sales, manque chronique d’effectifs à l’entrepôt comme dans les magasins, salariés de base et agents de maîtrise rincés par la charge de travail… « La direction clame partout que les méthodes ont changé chez Lidl, assène Christophe Polichetti. Moi, je ne vois rien de différent. »

De son côté, Pascal Picazo, le directeur régional de Lidl, reconnaît que le groupe doit encore travailler avec ses salariés sur les conditions de travail. Mais il considère aussi que celles-ci, grâce au nouvel entrepôt, « n’ont plus rien à voir avec ce qu’elles étaient il y a encore deux ans. L’outil est plus moderne, plus fonctionnel, les horaires des salariés les plus anciens ont pu, par exemple, être adaptés et concentrés sur la matinée« .

La grève pourrait toutefois être reconduite aujourd’hui.

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Les caméras de « Cash » chez Lidl

La grève d’hier intervient dans un climat médiatique particulier pour l’enseigne. « Ce soir (hier soir, Ndlr), on sera tous devant la télé, évidemment, même si on ne va rien apprendre de neuf. Mais au moins, le grand public verra que ce qu’on raconte en réunions de délégués du personnel depuis des années, ça n’est que la vérité », estimait hier matin Christophe Polichetti, délégué syndical CGT de Lidl Rousset, évoquant le magazine d’enquête de France 2, Cash investigations, qui, après avoir fait embaucher l’un de ses journalistes comme préparateur de commandes, a filmé la vie d’un entrepôt Lidl en caméra cachée.

Postes déshumanisés, charges de travail (au propre comme au figuré) délirante, pression managériale pas toujours maîtrisée… Le reportage des équipes d’Élise Lucet, que nous n’avions pas vu au moment d’écrire cet article, s’annonçait redoutable.

Guénaël Lemouee

http://www.laprovence.com/article/societe/4637025/lentrepot-regional-de-lidl-en-greve-pour-lun-des-siens.html

 

 

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Le magazine d’investigation d’Élise Lucet a passé un an dans deux entreprises pour enquêter sur les conditions de travail.

L’enquête promet de faire du bruit. Mardi soir, Élise Lucet présente un nouveau numéro de Cash investigation sur France 2. Un an d’enquête sur les conditions de travail dans deux entreprises, Lidl et Free, avec pour titre « Travail, ton univers impitoyable ».

Un salarié porte huit tonnes de colis par jour.

Chez Lidl d’abord, le téléspectateur va pouvoir découvrir comment le travail peut user le corps. Le tout grâce à plusieurs semaines de caméras cachées. Un journaliste de l’émission a réussi à se faire embaucher comme préparateur de commande dans les entrepôts du magasin. « On a découvert l’installation d’un système qui s’appelle la commande vocale. Le salarié travaille avec un casque toute la journée et une machine lui dicte des ordres, donc des colis à prendre », explique Sophie le Gall, réalisatrice de l’enquête.

L’équipe de Cash investigation a aussi découvert quel poids les salariés transportent tous les jours. Un chiffre que les employés eux-mêmes ignorent. « Il a fallu, image par image, se repasser toute la journée de travail et noter chaque colis qu’il a porté », indique la réalisatrice. Au total, 1.400 colis pour… 8.170 kilos, soit huit tonnes en une journée. L’équivalent de deux éléphants d’Asie, ou encore six voitures de taille moyenne.

Dans les centres d’appels de Free. La seconde partie de l’enquête promet également de faire du remous. Elle concerne Free et son patron Xavier Niel. Cash investigation s’est intéressé aux centres d’appels de la marque. Dans le magazine Society, le fondateur de l’entreprise qualifiait lui-même ce métier d’horrible : « Le job qu’ils font, c’est le pire des jobs ». Au programme notamment, un face-à-face très tendu entre Élise Lucet et Maxime Lombardini, le numéro 2 de Free.

http://www.europe1.fr/medias-tele/lidl-et-free-dans-le-viseur-de-cash-investigation-3446438

 

Record d’audience historique pour Cash Investigation, Lidl va réagir

L’émission a attiré plus de 3,8 millions de téléspectateurs et permis à France 2 d’être leader en prime time mercredi soir.

L’émission « Cash investigation » a établi son record d’audience historique mardi soir avec son émission sur le « monde merveilleux du travail » au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free.

L’émission a attiré plus de 3,8 millions de téléspectateurs en moyenne, soit 17,7% des téléspectateurs présents devant leur télévision, selon les chiffres de Médiamétrie. Elle dépasse de peu une spéciale de « Plus belle la vie » sur France 3, qui a attiré près de 3,8 millions de téléspectateurs (15,9% de part d’audience, car sa durée était différente).

Comment revoir l’émission 

Pour ceux qui auraient manqué sa diffusion, « Cash Investigation » peut être visionné en replay sur France.Tv

http://www.sudouest.fr/2017/09/27/record-d-audience-historique-pour-cash-investigation-lidl-va-reagir-3812320-4693.php

 

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Dans le cadre de cette très bonne émission d’Élise Lucet…

ORDONNANCES MACRON:

PÉNICAUD PRISE LA MAIN DANS LE SAC… (VIDÉO)

 

 

Invitée ce mardi 26 septembre sur le plateau de Cash investigation, l’émission d’Elise Lucet sur France 2, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s’est totalement embourbée quand la journaliste lui a présenté les conséquences de sa réforme par ordonnances du code du travail pour Nelson, victime d’un licenciement abusif.

De la théorie à la réalité. Invitée ce mardi 26 septembre sur le plateau de Cash investigation sur France 2, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s’est trouvée confrontée aux conséquences concrètes de sa réforme par ordonnances du code du travail. Au terme du reportage du jour, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », Elise Lucet lui a en effet présenté le cas de Nelson, l’un des intervenants du reportage, salarié viré par Free après moins d’un an d’ancienneté et dont le licenciement a été jugé abusif par le tribunal des prud’hommes.

N’ayant pas respecté le droit du travail, Free a été condamné par les prud’hommes à verser 6 mois de salaire à Nelson, explique la journaliste. Soit 10.800 euros. Cela, c’est le système actuel. Mais dans le futur à la sauce Macron, les indemnités prudhomales pour licenciement abusif seront justement plafonnées par les ordonnances de Muriel Pénicaud. Combien Nelson touchera-t-il alors, demande Elise Lucet ?

Muriel Pénicaud sort les rames…

C’est alors que la ministre va s’empêtrer dans ses tentatives d’esquive. « Ça dépend de l’ancienneté et ça dépend du motif », démarre Muriel Pénicaud. Sauf que ça ne « dépend » pas du tout puisque le cas qui lui est soumis est très précis… Motif : licenciement abusif. Ancienneté : moins d’un an. « Vous n’avez pas une réponse un peu plus précise ? », relance la présentatrice de Cash. « Mais non mais ça dépend », maintient la ministre.

La réponse viendra donc de l’intervieweuse : dans le nouveau système, Nelson touchera à peine un mois de salaire en indemnités, c’est-à-dire 1.800 euros. Soit six fois moins que ce qu’il a touché dans le système actuel. « Le plancher est à trois mois donc c’est pas possible », objecte alors Muriel Pénicaud d’un ton péremptoire. Sauf que justement, non : ses ordonnances ne prévoient pas ce plancher si le salarié abusivement licencié a moins d’un an d’ancienneté, ce qui est le cas de Nelson.

« Sauf si le juge considère qu’il y a une discrimination », tente encore Muriel Pénicaud. Mais encore une fois, non, Nelson n’a pas été discriminé : son employeur l’a juste licencié illégalement. Il ne touchera donc qu’un mois d’indemnités. Mais cela, la ministre du Travail a manifestement du mal à l’assumer…

https://www.marianne.net/societe/video-malaise-tv-dans-cash-investigation-la-ministre-du-travail-muriel-penicaud-s-embourbe?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1506506223

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rhône : la 14ème sortirait elle enfin de l’ombre?

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LE DÉBAT ENTRE LES CANDIDATS DE LA 14EME INTÉGRALEMENT REPUBLIÉ… 

LA 14EME SORTIRAIT ELLE ENFIN DE L’OMBRE ?

( FAIT SUITE A…  )

Rhône: Les Mystères de Vénissieux… (14ème circonscription)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/19/rhone-les-mysteres-de-venissieux-14eme-circonscription/

REPUBLIÉ POUR INFO…

LA PÊCHE AUX VOIX

OU LA PÊCHE A LA LIGNE,

C’EST AUSSI UN CHOIX !

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Ci- dessous un tract proposé par « Assemblée de Lyon »

http://assembleedelyon.forumactif.org/

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REFORME DU CODE TRAVAIL

LA LOI MACRON EN 18 LIGNES.

Avec cette réforme, nos contrats de travail (comprenant le temps de travail, le salaire, les conditions de travail) ne seront plus soumis aux accords de branches mais aux accords d’entreprises.

Ces accords d’entreprises ne seront plus nécessairement négociés par les syndicats, mais un patron pourra prendre l’inititaive d’un référendum d’entreprise.

La réforme des prud’hommes plafonnera les indemnités patronales en cas de licenciement sans cause réel et sérieuse. Une simple amende forfaitaire en cas de condamnation pour licenciement abusif.

Cette réforme touchera de millions de salariés !

Nos salaires, nos droits et nos acquis sociaux diminueront !

Des millions de contrats de travaillent pourront être révisé à la baisse.

Comble du mépris cette loi sera promulguée par ordonnance, sans débats, en plein été, pour éviter toute discussions et toutes formes de contestations.

Elle n’est que la première d’une longue série de réforme libéral et anti-social annoncées par Macron et son gouvernement : réforme des retraites, de l’assurance chomage, de la secu…réagissons !

NON A LA LOI TRAVAIL !

MANIFESTATION

Lundi 19 juin 2017

18H00 – Pl. Bellecour

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Cet autre tract, en doc PDF, proposé par le « Front Social »

http://infocomcgt.fr/france/item/front-social-liste-des-organisations-membres-de-la-coordination

tract front social

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Important…

NDTML:

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A noter que dans tout cela, « Assemblée, Front Social, France Insoumise, PCF, Parti de Gauche », il n’y a aucune alternative politique au capitalisme en perspective… Pas même une ébauche… Pas de réflexion réelle sur le sujet…

Alors que le monde du travail ne peut survivre qu’en se battant pour imposer un système économique et social basé sur sa propre valeur fondamentale: la Valeur-Travail!

Contre la « loi-travail »-El Khomri, contre la nouvelle Loi Macron,

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2017, Pour sortir de l’impasse… La Révolution du retour au réel !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

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LA 14EME SORTIRAIT ELLE ENFIN DE L’OMBRE …?

 

Infographie Le ProgrèsInfographie Le Progrès

Le Progrès organisait ce vendredi 2 juin un débat entre les candidats aux élections législatives sur la 14e circonscription du Rhône depuis la Halle aux Grains à Vénissieux. Les six candidats invités par Le Progrès étaient, Yves Blein (LRM), Adrien Drioli (PS), Maurice Iacovella (UDI), Damien Monchau (FN), Benjamin Nivard (FI) et Michèle Picard (PCF).

Bienvenue en direct de la Halle aux Grains de Vénissieux!

C’est le dernier de nos quatorze débats, avant le premier tour des législatives, le 11 juin. Démarrage des « hostilités » républicaines dans une grosse demi-heure. On verra s’il sera le plus animé de tous ou pas. Si vous nous avez suivi sur Internet, ou si vous avez assisté « physiquement » aux échanges entre candidats, sans doute aurez vous constaté que, pour l’instant, c’est la soirée de Villefranche-sur-Saône qui a remporté la « palme », à la fois en terme de vivacité des discussions, de densité des prises de position et de participation du public. Ce soir, il n’est pas impossible que l’on assiste à des frictions entre éléments proches – et donc, concurrents – sur le plan politique : Michèle Picard (PCF) et Benjamin Nivard (France Insoumise), mais aussi Adrien Drioli (PS) et Yves Blein (LRM).

A l’instant où nous vous écrivons, Michèle Picard vient de faire son entrée dans la Halle aux Grains. Suivie de l’ancien maire André Gerin. Les autres candidats ont suivi de peu.

Le débat sera animé par François Guttin – Lombard, chef des informations du Rhône à Lyon, et Marien Trompette, chef de l’agence de l’Est lyonnais du Progrès, à Bron.

Les règles du jeu

Pendant une heure trente, les six candidats invités par Le Progrès vont vous présenter leurs programmes. Ces six candidats sont, par ordre alphabétique, Yves Blein (LRM), Adrien Drioli (PS),  Maurice Iacovella (UDI), Damien Monchau (FN), Benjamin Nivard (FI) et Michèle Picard (PCF).

Nous traiterons ce soir de l’économie, de la sécurité et de l’éducation.

Chaque candidat disposera du même temps de parole. Mais tous les candidats ne seront pas sur cette scène ce soir. Ils sont dix-sept à briguer le poste de député de la 14e circonscription du Rhône. Outre les six qui vous font face, il y a aussi Véronique Giromagny (EELV), Béatrice Decrept (SE), Thierry Dussud (EXD), Valérie Bridon (DVG), Marie-Christine Seemann (LO), Yassine El Hassak (UPR), Lofti Ben Khelifa (DVG), Yalcin Ayvali (parti égalité justice), Yanis Marcoux (SE), Saïda Estival (100%), Franck Muller (DLF).

Ces candidats auront, s’ils le souhaitent, deux minutes pour vous résumer leurs programmes, au tout début du débat.

La « température » monte

Une bonne soixantaine de personnes ont pris place dans le public à 18 heures. ça papote dans tous les coins, à haute voix. Les candidats sont en place. Damien Monchau, du FN, est arrivé le dernier, à 18h20.

Profession de foi des candidats

Yves Blein (LRM). « La France est en train de tourner une page. Elle a choisi un Président jeune qui illustre le renouveau d’une génération et du personnel politique, le renouveau du contenu, et le renouveau de la méthode. Les électeurs ont souhaité se réunir autour d’une personne qui avait pris la peine de construire son programme autour d’eux et avec eux. Il faut lui donner la chance de réussir. »

Adrien Drioli (PS). « Elève fonctionnaire l’institut régional d’administration, je me présente aux législatives pour un réel renouvellement à gauche. J’ai toujours été fidèle à mes idées. Je ne suis pas un spécialiste du slalom. Je ne veux pas me présenter contre quelqu’un, mais je souhaite participer à un débat pour défendre les citoyens de la circonscription qui ont voté à 32% à gauche au 1er tour de la présidentielle. Justice sociale, emploi des jeunes et éducation sont mes priorités. »

Maurice Iacovella (UDI-LR). « Mon engagement est centriste. Démocrate et indépendant. Humaniste et européen. Je suis attaché à l’éthique, l’innovation, l’écologie responsable. L’Europe doit devenir une Europe puissance en développant notamment son harmonisation fiscale. J’affirme que la circonscription a un immense besoin de vitalité et de changement. Ce territoire s’est transformé. Il fourmille de talents qu’il faut soutenir. Ma motivation personnelle : je suis redevable à notre République qui a accueilli ma famille à Vénissieux, après la Seconde Guerre mondiale. La France m’a donné le goût d’entreprendre et de m’ouvrir sur le monde. Je veux une rupture avec l’abstention qui profite au système en place. »

Damien Monchau (FN). « Il est anormal que notre parti soit aussi peu représenté à l’Assemblée, vu le nombre de personnes qui votent pour nous. J’aspire à pouvoir représenter le courant patriote et faire rentrer le peuple, oublié, à l’Assemblée nationale. M. Macron est dans la continuité de M. Hollande et de M. Sarkozy. Leur politique a bien trop blessé le peuple, déjà. »

Benjamin Nivard (FI). « Je partage les attentes et les besoins des habitants des quartiers. Je suis ouvrier. Je sais ce que c’est que de vivre avec un salaire peu élevé et d’être frustré de la gestion de nos industries en France. Je porte un programme qui a recueilli 15000 voix au niveau de la circonscription dans la circonscription, en première place. »

Michèle Picard (PCF). « Je suis une élue de terrain, forte de mon expérience. Je connais bien cette circonscription. J’incarne une gauche de combat, exigeante et d’action, face à un gouvernement complètement libéral. Je veux porter la voix des habitants et des salariés, mais aussi des communes populaires. »

Premier thème : l’économie

Des milliers d’entreprises sont installées ici. Dans les zones d’activité de Saint-Priest, au Parc technologique, dans la ZI de Corbas à dominante logistique ou dans le couloir de la chimie. Des activités innovantes, du tertiaire qui tiennent le choc. Mais pour l’industrie, notamment à Vénissieux, le constat est plus dur. Les plans sociaux (Delatour, Sillia) s’accumulent ces derniers mois même si Renault Trucks annonce des embauches, après avoir supprimé 500 postes il y a deux ans !

Comment réagir ? Comment accompagner ces entreprises ?  L’activité industrielle a-t-elle encore un avenir ?

Et surtout, comment faire en sorte que ces entreprises embauchent localement ! Car si l’Est lyonnais concentre les entreprises, il affiche aussi les taux de chômage les plus hauts de l’agglomération :

23 % à Vénissieux. 21 % à Saint-Fons. 14 % à Saint-Priest. Quand la moyenne de la Métropole est à 9 %.

Benjamin Nivard (FI). « Des entreprises comme Carrefour et la raffinerie de Feyzin, sont touchées par des grèves. Elles ont bénéficié d’aides publiques, comme le CICE. Pour nous, on récompense des entreprises qui refusent de recruter ou qui débauchent. On propose de supprimer la loi El-Khomry, de partager les richesses en augmentant les salaires avec un smic à plus de 1300 euros net, une égalité de salaires entre femmes et hommes… Mais il faut aussi instaurer un salaire maximal de 33000 euros mensuel pour les chefs d’entreprise. On n’est pas contre les augmentations patronales. S’il s’augmente de 20%, qu’il fasse de même avec les ouvriers. »

Damien Monchau (FN). « On nous promet des solutions depuis des années. La politique de l’offre ne marche pas. Elle consiste à baisser les charges. Mais cela implique des augmentations d’impôts très fortes, qui pénalise la consommation. C’est le serpent qui se mord la queue. Oui, il faut réduire les charges, mais celles qui créent de l’emploi, et pas seulement dans les grands groupes financiers. Les TPE, TPI doivent être privilégiées car elles sont les plus grandes créatrices d’emploi. Le CICE doit être dirigé exclusivement vers ces petites entreprises. On doit aussi baisser de 10% le niveau d’impôt sur le revenu sur les trois premières tranches. (…). »

Yves Blein (LRM). « Le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) a permis aux entreprises de redresser leur marge et de recommencer à investir. On l’a vu dans cette circonscription. Ce redressement est lent, mais ça vient. On doit notamment travailler sur la suppression des cotisations salariales et de la taxe d’habitation, éteindre l’assurance chômage aux artisans et indépendants… Tout cela soutiendra la consommation. »

Michèle Picard (PCF). « La TVA est la taxe la plus injuste socialement. Je propose entre autres de défendre l’industrie et ses savoir-faire. Il faut lutter contre les délocalisations, permettre une redistribution équitable des richesses, développer les pouvoirs des représentants des salariés. La loi el-Khomry doit être abrogée. Les services publics doivent être soutenus. La baisse des dotations de l’Etat aux communes est un non-sens. Le smic, les retraites, les minima sociaux doivent être revalorisés. »

Maurice Iacovella (UDI-LR). « Plus de 40% de chômeurs dans certains quartiers! On propose un contrat d’alternance. Le code du Travail doit être décorseté et l’on doit baisser le coût du travail. L’impôt sur les sociétés à 25% (contre 33% aujourd’hui). Transformer le CICE en baisse durable des charges et garantir la stabilité fiscale : quand on change sans cesse de règle, les investisseurs vont ailleurs. Je veux supprimer les 35 heures et laisser les partenaires sociaux discuter de ce qu’ils veulent faire. Nous n’augmenterons ni TVA, ni CSG. Nous rétablirons la défiscalisation des heures supplémentaires. »

Adrien Drioli (PS). « La fiscalité progressive est une piste à étudier. Je ferai en sorte de mettre fin à l’optimisation fiscale (…) Je m’opposerai à la suppression de 120000 fonctionnaires. Je ne veux pas d’une modulation du temps de travail selon l’âge. Je m’opposerai à la réforme du droit du travail par ordonnance, grave attaque au droit social. Je veux garantir un système d’assurance-chômage. »

Deuxième thème : la sécurité

C’est un vrai enjeu dans cette 14e circonscription qui compte une zone de sécurité prioritaire : Les Minguettes à Vénissieux. Quel a été son utilité ? Faut-il maintenir ce dispositif ?

Comment lutter contre la délinquance de voie publique : ces vols à la roulotte, ces squats dans les halls d’immeuble, ces rodéos qui font grimper en flèche le sentiment d’insécurité et qui exaspèrent les habitants. Sur ce point, les gouvernements successifs ont semble-t-il tout essayé… Faut-il revenir à la police de proximité ? Quel doit être le rôle des polices municipales ? Plus de prévention, mais avec qui ? Plus de répression, mais comment ?

Ensuite, une délinquance souterraine. Difficile à évaluer mais dont l’impact sur la vie des quartiers est réel. Ce sont les trafics. Et particulièrement les trafics de stups qui ont gangrené certains secteurs. Une économie parallèle s’y est développée. Comment lutter ?

Damien Monchau. « Je dénonce des vols faramineux. Pour une France sûre, nous devons réarmer matériellement la Police nationale, et juridiquement, avec la mise en place d’une présomption de légitime défense, et humainement, en renforçant les effectifs, baissés à l’époque de Nicolas Sarkozy. Au-delà, il faut une réponse pénale ferme et rapide en embauchant des magistrats. Tolérance zéro! L’incarcération doit être la norme et non l’exception. On doit baisser les prestations sociales aux parents qui n’auraient pas assumé leurs responsabilités vis-à-vis des mineurs. Enfin, on doit rétablir les frontières et arrêter l’immigration. »

Benjamin Nivard. « Pour nous, la sécurité ne passe pas que par le bâton. Cela passe aussi par la carotte : offrir un avenir aux populations des quartiers. L’insécurité est la conséquence directe de l’inégalité des chances. On parlait des trafics : nous voulons légaliser le cannabis pour mettre fin à ces trafics. La police de proximité doit être rétablie dans les quartiers. Et donc, supprimons la BAC (brigade anti-criminalité). On doit revenir aux effectifs de 2007 dans la police, qui a besoin de moyens matériels pour agir. Les locaux sont souvent vétustes. Enfin, la délinquance en col blanc doit être traitée. Il n’y a pas de passe-droit parce qu’on a de l’argent et qu’on est riche. »

Maurice Iacovella. « Nos forces de l’ordre ont besoin de moyens, mais d’abord, impunité zéro pour les délinquants : suppression des peines plancher. Les polices municipales seront armées. 16000 places nouvelles doivent être crées dans les prisons. On doit abaisser la majorité pénale à 16 ans. Dans le domaine du terrorisme, les personnes fichées les plus dangereuses seront placées sous surveillance préventive. Nous dissoudrons tous les mouvements qui se réclament du salafisme et de l’islam radical. »

Adrien Drioli. « 10000 postes pour développer une sécurité pour tous. Une police de proximité à rétablir. Des primes généralisées pour policiers et gendarmes dans les territoires sensibles. Voici quelques unes de nos propositions. S’y ajoute une politique d’aide aux victimes. Et de prévention de la délinquance, en remettant en place des actions de terrain pour une insertion réussie. Taper sur les jeunes et les étrangers, ça ne marche pas. ça ne sert qu’à attirer des voix d’extrême droite mais ça ne donne aucun résultat. »

Michèle Picard. « La tranquillité est l’affaire de tous. La sécurité est d’abord une mission de l’Etat. La police municipale ne doit pas se substituer à la Police nationale. Moi aussi, je suis pour le retour de la police de proximité. (…) Mais on doit aussi traiter la question des violences intrafamiliales dont celles faites aux femmes. »

Yves Blein. « Ce qui pourrit la vie, ce sont les petits actes de délinquance. On ne voit pas déboucher les procédures, on ne voit pas sanctionnés les auteurs. Donc, je suis très attaché à une police de sécurité quotidienne qui puisse verbaliser les incivilités du quotidien. Aujourd’hui, les procédures sont bien trop longues et lourdes, sans beaucoup de résultat. La police de sécurité quotidienne établirait une amende élevée et immédiate. Bien sûr, il faut aussi développer les effectifs des forces de l’ordre mais aussi renforcer les équipes des garde-frontières européens. »

Troisième et dernier thème : l’éducation

Depuis les années 80, les gouvernements successifs ont voulu atténuer l’impact des inégalités sociales en renforçant les moyens sur certains établissements. Ce fut la création des ZEP. Ce sont aujourd’hui les REP, les réseaux d’éducation prioritaires : nous sommes dans une circonscription qui compte 7 collèges classés en  REP dont 4 à Vénissieux.

18 écoles primaires à Vénissieux et 7 Saint-Fons sont intégrées dans ce dispositif.

Doit-il être maintenu ? Emmanuel Macron prévoit de diviser par deux les effectifs des CP et CE1 dans ces classes. Que faut-il en penser ? Quel est l’avis des candidats sur le possible retour à la semaine de 4 jours ? Le décret du 8 juin prochain permettra aux acteurs locaux qui le souhaitent d’obtenir une dérogation à la réforme des rythmes scolaires engagée lors du précédent quinquennat.

Faut-il aller dans ce sens ? Sur la question des apprentissages, on aimerait aussi entendre les candidats face à ce chiffre : 20 % des élèves en fin de CM2 maîtrisent mal lecture et écriture.

Michèle Picard. « L’école doit être une ascenseur social qui offre les mêmes chances à tous. Augmentons le budget de l’Education nationale pour recruter de nouveaux enseignants et lutter contre l’échec scolaire. 12 élèves en CP (REP) comme le propose le gouvernement? Mais avec quels moyens? »

Damien Monchau. « 15% des élèves sortent du système scolaire sans le moindre diplôme. L’apprentissage des fondamentaux doit être assuré : la maîtrise du français doit représenter la moitié du temps d’enseignement. L’école doit être un asile inviolable, protégé des violences et neutre, laïc. Le port de l’uniforme doit être instauré en primaire. Revalorisons aussi l’intelligence de la main! Créons des filières professionnelles d’excellence avec apprentissage dès 14 ans. »

Yves Blein. « Ce sera, entre autres, une bonne chose de moderniser le bac avec quatre disciplines fondamentales et un contrôle continu. L’éducation a lieu aussi tout au long de la vie. Les personnes souffrant de chômage ou n’ayant pas eu la chance de suivre des études ou une formation, doivent être aidées par un effort massif.  »

Adrien Drioli. « L’Education doit être maintenue comme premier budget national. Je veux 40000 postes supplémentaires. Je m’oppose à une éducation à deux vitesses. 12 élèves par classe, je suis pour, à condition de donner aux collectivités locales des moyens supplémentaires. Je suis contre la sélection à l’université et la hausse des frais d’inscription. Nous devons augmenter les bourses des étudiants. »

Maurice Iacovella. « L’école est un formidable ascenseur social. Je propose de renforcer les savoirs fondamentaux – lire, écrire, compter – et connaître l’Histoire de France. Inadmissible qu’autant de jeunes quittent l’école sans diplôme. Les élèves en difficultés seront suivis. Toutes les lois sur la formation tout au long de la vie doivent être renforcées. »

Benjamin Nivard. « Hallucinant de parler de baisse du nombre de fonctionnaires, et de promettre 12 enfants par classe! Il faut rétablir l’égalité à l’école, pour que chaque enfant soit éduqué de la même manière : gratuité des livres, des fournitures scolaires, des livres… On peut rendre gratuites les activités péri-scolaires. Aujourd’hui, les enfants passent moins de temps à l’école et en plus, faut payer! Ce n’est pas normal. Pour les poursuites d’études, il faut attribuer à ceux qui le souhaitent une allocation d’autonomie aux jeunes. »

Le mot de la fin

Chaque candidat a maintenant 2 minutes pour aborder le thème qu’il souhaite.

Maurice Iacovella. « Emmanuel Macron a constitué un gouvernement provisoire. Les législatives vont déterminé la majorité désignée, dont le Président devra tenir compte pour composer l’équipe gouvernemental. Nous sommes inquiets sur la capacité du nouvel exécutif à redresser la France. nous sommes d’accord sur le constat mais en désaccord profond sur les moyens, comme l’augmentation de la CSG et surtout, la suppression de la taxe d’habitation, à 90% : qui va payer l’addition? Nous voulons une France décentralisée et une vraie autonomie financière aux collectivités territoriales. »

Benjamin Nivard. « Nous aussi on est pour la simplification du code du Travail : 35 heures pour tous, et 60 ans pour l’âge de départ en retraite, pour tous! L’urgence sociale, c’est l’égalité des chances, le respect de la dignité humaine qui passe notamment par l’accès à des logements dignes, le partage des richesses, le partage du travail, l’abrogation de la loi el-Khomry… L’urgence écologique, c’est 100% d’énergies renouvelables en 2050. La consommation autrement par la relocalisation de notre agriculture. Le retour des services publics dans les quartiers populaires. La construction de nouveaux logements. »

Yves Blein. « Les Français ont choisi un nouveau Président pour donner à la France un nouvel élan. J’ai regardé Emmanuel Macron, avec Vladimir Poutine, ou hier, s’adresser à Donald Trump pour critiquer sa décision de se retirer de l’accord sur le Climat… Je dis aux électeurs : donnez au Président le moyen de gouverner dans la stabilité et la continuité de son programme pour faire réussir la France. »

Michèle Picard. « Il faut défendre les communes, les salariés, les services publics qui permettent d’assurer les droits fondamentaux dans notre Constitution (emploi, éducation, logement). Pour contrer la politique libérale du gouvernement Macron, on a besoin de députés d’une gauche exigeante. Vous connaissez ma pugnacité et ma détermination. »

Damien Monchau. « Nous voulons, entre autres, fermer toutes les mosquées extrémistes recensées par le ministère de l’Intérieur. Cela n’a pas été fait jusque-là. La faillite de la France est le résultat de LEUR politique. Ce sont eux qui ont créé le zones de non-droit. Alors venir m’accuser de tous les maux, qui sont les leurs, je trouve ça fort de café. Lors des prochaines échéances, les électeurs peuvent choisir de continuer dans le marasme ou de revenir à un bon sens, l’amour de soi : car le patriotisme, c’est l’amour de la Nation. »

Adrien Drioli. « Je souhaite être ancré à gauche pour faire avancer la France. L’université doit être défendue. 60% d’une classe d’âge doit être diplômée de l’enseignement supérieur pour améliorer son émancipation. Je propose que l’on double les budgets de la garantie jeunes, en cours de déploiement dans le département du Rhône, avec les missions locales. »

    Portrait express de la circonscription

 

Deuxième circonscription la plus peuplée du Rhône, la 14e compte 134 000 habitants. Elle est formée par six communes : Vénissieux, une large partie de Saint-Priest, Saint-Fons, Corbas, Feyzin et Solaize. Sachant que Vénissieux et Saint-Priest pèsent pour 2/3 des inscrits.Terre rouge, la 14e a longtemps été un bastion communiste. Tenu durant 15 ans par l’ancien maire de Vénissieux, André Gerin. En 2012, le bastion tombe. Yves Blein, le maire socialiste de Feyzin est élu au 2e tour face au Front national.

Au premier tour de la présidentielle, c’est Jean-Luc Mélenchon qui est arrivé ici en tête avec 30 % des voix. Devançant Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Cela pourrait sembler simple.

Mais la campagne des législatives a fait voler les certitudes en éclats.

A gauche, Yves Blein est candidat à sa réélection… Mais sous l’étiquette de la république en Marche. Il voit se dresser devant lui un candidat socialiste de Saint-Priest, Adrien Drioli, investi malgré l’avis contraire des militants de la circo. Provoquant une rupture au sein même de son parti puisque l’élu PS de Vénissieux Lotfi Ben Khélifa se présente à son tour. Il ne fera pas campagne et appelle à voter pour Yves Blein. Plus à gauche, le  candidat France Insoumise, Benjamin Nivard, a lui aussi été investi contre l’avis des militants mélenchonistes de la 14e qui ne souhaitaient pas hypothéquer les chances de Michèle Picard, la maire communiste de Vénissieux.

A cela, rajoutez une candidate écologiste, une divers-gauche et une représentante de Lutte Ouvrière.

Soit 7 représentants de la gauche…

A droite, il y en a moins… Mais c’est tout aussi compliqué. Maurice Iacovella bénéficie d’un accord national UDI-LR… qui a fait grincer des dents à Saint-Priest où l’on souhaitait présenter une candidate Les Républicains ! Avant finalement, de renoncer. Au Front national, la tâche s’annonce difficile pour le conseiller municipal de Vénissieux Damien Monchau. Au 2e tour de la présidentielle, Marine Le Pen n’a récolté « que » 31 % des voix. A moins qu’il ne bénéficie d’une hypothétique triangulaire… Sans compter qu’il est concurrencé sur sa droite ! Avec Thierry Dussud, soutenu par une kyrielle de formations d’extrême droite et par… Jean-Marie Le Pen !

Les principaux candidats, sauf celui du Front national, arrivé un peu plus tard.Les principaux candidats, sauf celui du Front national, arrivé un peu plus tard.

Les candidats non retenus pour le débat principal ont la parole

Véronique Giromagny (EELV). « L’écologie n’est pas entrée dans les mœurs. C’est pas acquis. Changement climatique, réfugiés, épuisement des ressources et des sols, transports : ce sont tous les défis à relever. Notre responsabilité politique est de s’en occuper. On ne peut pas faire de l’économie ou parler de transports, sans mettre cela en perspective avec l’écologie. Cela est primordial. « Economie sans écologie n’est que ruine de l’humanité », dit-elle en paraphrasant un célèbre écrivain français. »

Marie-Christine Seemann (LO). « Tous les gouvernements sont anti-ouvriers. Macron veut finir de démolir le code du Travail. La politique est dictée par le patronat et la bourgeoisie qui mènent une guerre de classe. La ministre du Travail avait participé comme DRH a des plans sociaux, sources de licenciements. Nos ennemis ne sont pas les travailleurs détachés, européens ou migrants. C’est le grand patronat qui licencie et ferme les usines. Les idées nationalistes et protectionnistes sont un poison pour les travailleurs. Pour changer, il faudra une explosion sociale avec des revendications unificatrices pour le monde du travail. »

Yassine El Hassak (Union populaire républicaine). « Notre parti a été créé il y a 10 ans. Nous ne présentons que des candidats issus de la société civile. Voter toujours pour les mêmes partis politiques et individus, et espérer une politique différent, c’est impossible. 80% des lois votées dans ce pays émanent de la Commission européenne. Ces lois sont faires pour favoriser le Capital et précariser le peuple. Je m’opposerai à ces lois et poserai les vrais problèmes de notre société. Vénissieux a grand besoin que l’on s’occupe de sa jeunesse pour qu’elle ne tombe pas dans certaines dérives. »

Yalcin Ayvali (Parti égalité justice). « Notre Parti a été créé en 2015 à Strasbourg par des jeunes issus de la diversité et par des personnes des classes populaires. C’est pour cela que je m’y suis investi. On doit supporter d’être des candidats de seconde zone. Nous sommes des ouvriers de la République et des déçus du système. Des pions en bas de l’échelle. Nous sommes plus motivés que jamais. Tous nos citoyens méritent beaucoup mieux. Les jeunes, les personnes âgées. Tous nos candidats viennent de la société civile. L’éducation coule dans nos banlieues. Il faut penser une nouvelle école. Redonner confiance à la jeunesse. Donner une meilleur accessibilité au logement. »

Franck Muller (DLF). « Les grands partis sont responsables du passif. Ils ont fait la preuve de leur incapacité à solutionner les problèmes. Nous voulons réduire le nombre de parlementaires, augmenter les retraites, le nombre de places de prisons, protéger nos entreprises, nos agriculteurs, notre modèle social. Baisser l’impôt sur les sociétés, oui, mais pour les bénéfices réinvestis en France. Nous défendons l’abolition de la directive « travailleurs détachés ». »

http://www.leprogres.fr/rhone/2017/06/02/les-candidats-de-la-14e-circonscription-en-debat-pour-les-legislatives-vpcs

 

REPUBLIÉ POUR INFO

LA PÊCHE AUX VOIX OU LA PÊCHE A LA LIGNE, C’EST AUSSI UN CHOIX !

2017, Les 7 points, quelques explications

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2017

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Les 7 points…

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2017 : 7 points du débat de fond, 2 revendications immédiates

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/27/2017-7-points-du-debat-de-fond-2-revendications-immediates/

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Point par point, quelques explications,

destinées à nourrir concrètement le débat :

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Point 1:

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« __Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital, cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels. »

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Il est clair que si les forces productives, tant en biens qu’en services, peuvent être réorganisées pour répondre à l’ensemble des besoins essentiels de base, le problème restant n’est plus que de déterminer la place que chacun peut et doit y prendre, pour participer à cette ouvrage collectif.

L’équilibre peut alors s’établir entre la somme des part de travail dévolues à chacun et la somme des parts de biens et services nécessaires à chacun pour un niveau de vie décent.

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Point 2:

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__Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

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La définition des besoins sociaux élémentaires qui nécessitent d’être satisfaits de manière appropriée est le type même d’exercice du débat démocratique, notamment local, pour lequel les moyens modernes de communication et d’échanges sont particulièrement adaptés.

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 Point 3:

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__Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

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Même remarque que pour le point 2, en ce qui concerne l’utilisation de procédés modernes d’expression de la démocratie, aussi directe et concrète que possible.

Concernant l’évaluation des forces productives, ont voit bien, ici surtout, comment l’évaluation en termes de temps de travail moyen socialement nécessaire, pour la réalisation de l’objectif, peut différer de l’utilisation abusive qui en est faite par le capital aux fins d’accumuler de la plus-value, sans contre-partie socialement efficace, avec la crise.

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Point 4:

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__Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

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La production des biens et services nécessaires à l’objectif étant évaluée en temps de travail moyen socialement nécessaire, la notion de valeur-travail se trouve de par le fait substituée à celle de capital.

C’est la somme globale du temps de travail ainsi défini qui devient la base du « budget » de la société, en base valeur-travail, et non plus en capital.

C’est, pratiquement, l’heure de travail, considérée comme une fraction individuelle de cette somme totale, qui devient l’unité de compte.

Le fait qu’elle soit exprimée sous une forme monétaire ou une autre, cela n’est plus un problème, à partir du moment où cette gestion collective exclut, par nature, l’accumulation de capital.

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Point 5:

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__Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

**************

La somme totale du temps de travail nécessaire à l’objectif une fois définie démocratiquement par l’interaction des participants, le fait d’avoir à la diviser entre tous ceux qui sont en âge et en capacité de travailler, selon également une formation adaptée, redonne tout son sens à la notion de durée hebdomadaire moyenne du temps de travail, qui cesse d’être arbitraire, mais se trouve elle aussi évaluée comme une fraction correspondante du temps global nécessaire à la réalisation de l’objectif.

Il est donc absurde de présumer d’un chiffre, à 39, 35, 32, 30 heures, comme le font actuellement tout les démagogues de service électoral.

Il semble simplement logique de penser qu’elle sera réduite par rapport à l’actuelle, sans préjuger du résultat final de l’étude de terrain nécessaire.

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Point 6:

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__Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

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La durée du travail individuel étant ainsi définie, il est clair que par nature la somme individuelle des unités de valeur-travail ainsi produites correspond à une fraction suffisante de la production globale, tant en biens qu’en services, pour obtenir un niveau de vie décent.

De l’évaluation de la production en termes d’unités de valeur-travail découle aussi son évaluation en termes de « prix », quelque soit l’unité de compte choisie, pour formaliser cette valeur-travail.

Là encore, le débat démocratique, par les moyens modernes, permettra d’ajuster cette équivalence au mieux, permettant de définir un « SMIC » en termes d’unités de valeur-travail, correspondant à un niveau de vie décent.

Il est à noter que dans cet équilibre, la « gratuité » formelle de certains services, rendue ainsi possible extensivement, prend un sens comme expression de cet équilibre entre besoins et production, partout où il n’y a pas d’utilité à le formuler « monétairement ».

Dans la mesure où cela reste compatible avec une gestion équilibrée, en termes de valeur-travail.

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Point 7:

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__Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

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Il va de soi que les exigences de solidarité sociale, le plus souvent démagogiquement évoquées, dans le système actuel, tant en ce qui concerne les retraites que la santé ou le handicap, trouveront enfin un juste équilibre, également, comme juste part de cet équilibre global.

Ces exigences seront évidemment réévaluées dans ce cadre, comme une part de l’objectif global.

Elle seront d’autant plus surement réalisées qu’elles constitueront une part de l’œuvre de tous les acteurs opérationnels, et qu’il n’y aura plus la charge du chômage et de la précarité.

Et encore moins, celle du parasitisme capitaliste. Comme le dit la chanson:

« L’oisif ira loger ailleur ! » (Eugène Pottier)

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Au delà des besoins les plus immédiats, la collectivité pourra décider démocratiquement des secteurs d’activité à développer pour améliorer utilement son sort.

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En conclusion, il ne s’agit pas ici de fixer de manière rigide le programme d’un parti politique, mais d’ouvrir des pistes de réflexion économique et sociale réintégrant le principe classique et marxiste de la loi de la valeur, basée sur la notion de valeur-travail, pour une approche réaliste d’une transformation sociale non seulement possible, mais nécessaire pour éviter la catastrophe vers laquelle se dirige inexorablement le système actuel, en dépit de tous les emplâtres, RU et autres, que les opportunistes et démagogues de tous poils tentent de coller sur ses jambes de bois vermoulues.

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Luniterre

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ÉLÉMENTS DU DÉBAT:

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Partage du travail ou « réduction du temps de travail », c’est pas la même chose 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/02/16/partage-du-travail-ou-reduction-du-temps-de-travail-cest-pas-la-meme-chose/

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Plan Mélenchon : l’« extrême-gauche » doit choisir… !!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/23/plan-melenchon-l-extreme-gauche-doit-choisir/

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Sur AGORAVOX, le keynésianisme en question: Mélenchon, Keynes or not Keynes ?

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/25/sur-agoravox-le-keynesianisme-en-question-melenchon-keynes-or-not-keynes/

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Le RU, c’est la RUine sociale,

le partage en valeur-travail, c’est la seule issue !!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/10/le-ru-cest-la-ruine-sociale-le-partage-en-valeur-travail-cest-la-seule-issue/

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Sur AGORAVOX, deux nouveaux débats sur le « revenu universel », version Hamon et autres…

Dont un à propos d’un article du PRCF…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/08/sur-agoravox-deux-nouveaux-debats-sur-le-revenu-universel-version-hamon-et-autres/

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« Gauche » de l’arnaque ou Gauche Prolétarienne… Extraits du débat sur AGORAVOX

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/02/03/gauche-de-larnaque-ou-gauche-proletarienne-extraits-du-debat-sur-agoravox-2/

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« Gauche » de l’arnaque ou Gauche prolétarienne ? La question de volonté politique…!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/01/30/gauche-de-larnaque-ou-gauche-proletarienne-la-question-de-volonte-politique/

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Hamon, 2ème tour, Ou l’arnaque relookée…!

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/01/26/hamon-2eme-tour-ou-larnaque-relookee/

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Déroute impérialiste : ils n’auront pas la Syrie !!

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Déroute

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impérialiste

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en Syrie

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le point de l’actu sur la

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résistance syrienne,

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sur le blog  TML,  

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Deux articles récents :

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Vers une défaite de l’impérialisme

et du terrorisme en Syrie !!

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/01/

en-syrie-le-front-imperialiste-seffondre/

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la déroute des impérialistes se confirme … !

Ils n’auront pas la Syrie !!

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/02/07/

deroute-imperialiste-ils-nauront-pas-la-syrie/

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Blason

DEROUTE 2

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Crise, CAC, Krach, Chine, nouvelle année, nouvelle secousse !

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Finances mondiales 2016:

Une nouvelle secousse tellurique

partie de Chine

CKC F 

le point actuel de la crise,

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sur TML

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 Crise, CAC, Krach, Chine,         nouvelle année,

nouvelle secousse !

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/01/09/crise-cac-krach-chine-nouvelle-annee-nouvelle-secousse/

 

 жжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжжж

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Traduction française de l’Appel des Communistes de Lougansk: От Революции СССР 1917 к Мировой революции 2017 !!

A Découvrir

sur TML:

L’ Appel

des Communistes

de Lougansk

(Traduit en français):

« De la Révolution

d’Octobre 1917

à la Révolution

Mondiale de 2017 !!!

(à l’occasion

du 7 Novembre)

(NDLR: Ouf! Plus que 2ans à tirer…!)

Suivi d’un reportage sur

cette commémoration

au village de Донецкий,

en LNR,

par la section locale

« Призрак ».

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Lougansk

 https://vk.com/lksmd


Комсомол Донбасса (ЛКСМД)
★ Коммунистический фронт Луганщины ★



« От Революции СССР 1917 к Мировой революции 2017!!! »

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« De la Révolution de l’URSS 1917 à la Révolution Mondiale en 2017 !!! »
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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/11/23/traduction-francaise-de-lappel-des-communistes-de-lougansk-от-1917-к-революции-2017/


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ПРИЗРАК VF

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7 ноября 2015 года. Поселок Донецкий. Луганская Народная Республика.

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/11/23/

traduction-francaise-de-lappel-des-communistes-de-lougansk

-от-1917-к-революции-2017/

 

 

Prizrak 4

 Prizrak 6

 

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