Résistance

Bachar al-Assad : la Syrie, ligne de faille géopolitique, ligne de fracture sociale

 

 

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Bachar  al-Assad :

Indépendance de la Syrie,

un combat multiséculaire

« …la géopolitique de la Syrie, le rôle historique

de la société syrienne, bien qu’il soit très modeste,

mais c’est une ligne de faille, la ligne de fracture

sociale entre les différentes sectes et ethnies…»


Transcription :

Journaliste : Monsieur le Président, nous pouvons maintenant récapituler les événements, parce que Daech est presque vaincu, la ville de Damas est presque (totalement) en sécurité, et elle est sous contrôle des forces gouvernementales, et jusqu’à présent, vous menez des opérations militaires dans le sud et à l’est. Pourriez-vous me dire maintenant, en tant que Président et en tant que médecin de formation, comment vous avez pu manquer (d’identifier) les premiers symptômes de cette guerre, les premiers symptômes de cette invasion dans votre pays, parce que vous appelez cela une invasion ? Que s’est-il passé ?

Président Assad : Nous devons faire la distinction entre les symptômes internes et externes. Pour ce qui est des symptômes internes, nous avons des problèmes comme toute autre société dans notre région, nous faisons partie de cette région, et nous discutons toujours de ces problèmes. Peut-être n’avons-nous pas fait ce qu’il fallait pour résoudre le problème que nous aurions pu résoudre avant la guerre, peut-être pas ; c’est (une question) subjective pour tout syrien, chacun peut avoir son propre point de vue. Mais le facteur externe est très important dans la genèse de cette guerre, car aucun autre pays dans cette région ne vit une guerre similaire, bien que nous ayons les mêmes sociétés et que vous ayez des problèmes plus graves (ailleurs), comme dans les pays du Golfe, où vous n’avez aucune liberté, ni pour les femmes ni pour le peuple, pour quoi que ce soit.

Donc, si (le manque de libertés) était la raison (de cette guerre), par exemple – parce que tel était le slogan au tout début –, pourquoi cela n’a-t-il pas commencé dans ces pays ? Donc ce qui s’est passé n’était pas interne, parce que les mêmes problèmes existent depuis des décennies, certains depuis des siècles. Donc, en fait, c’est là que le facteur externe (est intervenu), et s’il n’était pas (immédiatement) clair, si nous ne l’avons pas vu (dès le début), c’est qu’en réalité, le plan n’a pas été réalisé en Syrie ; il a été réalisé dans certains pays occidentaux comme les États-Unis, la France et le Royaume-Uni principalement. D’autres Etats satellites comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar planifiaient et envoyaient de l’argent dès le début, après avoir échoué à créer, disons, une révolution spontanée, c’est là qu’ils ont commencé à envoyer de l’argent, et c’est là que le problème a commencé. Nous avons compris tout cela très rapidement, mais peut-être que nous ne pouvions pas le contrôler.

Journaliste : Mais pourquoi n’avez-vous pas vu… Par exemple, quand je suis arrivée dans la Ghouta orientale il y a des mois, j’ai vu des tunnels partout, construits par des ingénieurs, par d’énormes machines, par des bulldozers… Comment cela a-t-il pu se faire à votre insu ? Avez-vous une explication à présent, comment ils ont réussi à construire ces villes souterraines ?

Président Assad : Bien sûr, ils ont pu utiliser les outils qui étaient déjà présents dans cette zone, qu’ils les aient volés au gouvernement, à des entreprises privées, etc., et ils ont reçu un soutien de la Jordanie à travers le désert directement à Al-Ghouta, où le désert est vide, et personne ne peut le contrôler ou l’observer, et nous n’avons pas, bien sûr, des moyens comme des satellites et autres pour voir tout cela. En même temps, quand ils ont commencé à creuser, ils ont commencé à creuser sous les villes, quelque chose que vous ne pouvez pas voir (même avec des satellites).

Journaliste : Quand je suis allée dans la Ghouta orientale, j’ai rencontré des gens qui pouvaient prouver par eux-mêmes qu’ils avaient vu comment al-Nusra utilisait des armes chimiques contre leurs quartiers (résidentiels). J’ai vu toutes ces combinaisons de protection chimique dans des pièces où se trouvaient les quartiers généraux d’al-Nusra, etc. Mais l’Occident affirme que vous avez empoisonné votre propre peuple avec des armes chimiques. Pourquoi cela, pourquoi personne n’écoute-t-il le peuple (syrien) et pourquoi l’Occident insiste-t-il là-dessus ?

Président Assad : Parce que la fable chimique fait partie de leur récit basique contre le gouvernement en Syrie, mais ils ne l’utilisent que lorsque leurs troupes, leurs mandataires (proxies), les terroristes, ont été vaincus en Syrie dans certaines zones. Ils utilisent cette histoire ou ce récit afin d’avoir un prétexte pour intervenir directement, militairement, et d’attaquer l’armée syrienne. C’est ce qui s’est passé plusieurs fois, et chaque fois qu’ils utilisent cette histoire, ce n’est que lorsque leurs proxies, les terroristes, ont été vaincus. Ce devrait être (l’inverse) – je veux dire logiquement, sans même parler de la réalité que nous n’avons pas d’armes chimiques de toute façon, nous les avons détruites…

Journaliste : Vous n’en avez plus du tout ?

Président Assad
: Nous n’en avons pas, non. Depuis 2013, nous n’en avons plus. Mais mettez cela de côté. Même si nous en avions, nous aurions plutôt utilisé ces armes lorsque nous étions vaincus, pas quand nous gagnons la guerre. Et en fait, chaque fois que nous gagnons, ils l’utilisent, donc (nous en accuser) est contre la logique, mais cela sert de prétexte pour soutenir les terroristes en Syrie.

Journaliste : Y a-t-il un moyen d’empêcher toutes ces provocations ? Parce que le ministère russe de la Défense dit que l’une de ces provocations est en train d’être préparée à Deir Ezzor, et ils l’ont dit récemment. Comment arrêter ça ?

Président Assad : Vous ne pouvez pas, parce que ce n’est pas le résultat de notre réalité ; c’est le résultat de leur imagination, de leurs médias, c’est quelque chose qui est créé dans leurs propres médias et dans leurs propres pays, et qui est ensuite répandu dans le monde entier sur Internet ou dans différents médias. Donc vous ne pouvez pas empêcher ces provocations. Les Américains ne disent que des mensonges, et ils attaquent tout de suite après. Quand il n’y a pas de respect pour le droit international, quand il n’y a pas d’institutions des Nations Unies efficaces, vous ne pouvez pas parler d’empêcher les provocations, parce que c’est une jungle maintenant, partout dans le monde.

Journaliste : Vous êtes en train de l’emportez, vous contrôlez déjà la plupart des régions du pays, mais il y a tellement d’acteurs en Syrie, tellement de parties qui ont leurs propres intérêts. Les Etats-Unis négocient avec la Turquie à propos de Manbij, Israël mène des négociations quelque part, les Iraniens font des négociations, les Kurdes ont leurs propres intérêts. Comment résoudre tout cela, comment maintenir la Syrie unie ? Parce que maintenant, il semble que la Syrie soit déchirée. Comment arrêter ça ? Parce que vous avez dit que votre principal slogan est « une (seule) Syrie pour une (seule) nation ».

Président Assad : Si vous voulez parler de la Syrie comme étant déchirée, il s’agit, disons, de la géographie, pas de la société ; la société est unifiée, donc nous n’avons pas de problème à ce sujet. Ainsi, nous pouvons considérer la Syrie comme unifiée tant que le peuple est unifié. Quant à être déchiré, il s’agit d’une occupation ; différentes parties de la Syrie sont occupées par les terroristes avec le soutien de l’Occident, principalement les États-Unis et leurs alliés. Donc si vous voulez parler de l’avenir de la Syrie, nous ne les prenons pas en compte. Si vous parlez du processus politique, cela va être un processus politique uniquement syrien. Nous ne prenons pas en compte les intérêts de tout autre pays concernant quelque chose qui est interne. Si vous parlez de la guerre, cela devient maintenant une guerre internationale, parce que c’est comme ça qu’elle a commencé. En fait, il ne s’agissait pas seulement du gouvernement en Syrie ; le gouvernement en Syrie est indépendant, nous avons de bonnes relations avec la Russie, avec la Chine et d’autres pays, et les États-Unis voulaient redessiner la carte du monde politiquement, et peut-être militairement. Donc la Syrie était l’un des principaux champs de bataille pour redessiner cette carte, du moins au Moyen-Orient. C’est pourquoi quand vous parlez de ces intérêts, c’est un combat entre ces puissances : le pouvoir principal, les États-Unis, et leurs alliés, qui supportent les terroristes, et leur but est d’avoir l’hégémonie, (face à) l’autre puissance qui est la Russie, et ses alliés, dont l’objectif est de combattre le terrorisme et de restaurer le droit international.

Journaliste : Mais pourquoi la Syrie a-t-elle été choisie (comme terrain) pour ce match ?

Président Assad : Pour de nombreuses raisons différentes. La Syrie fait partie du groupe de pays considérés comme indépendants (souverains) : la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord et maintenant la Russie en tant que pays souverain. L’Occident n’accepte aucune position indépendante. Les Etats-Unis n’acceptent aucune position indépendante de l’Europe. Et c’est pourquoi en Russie, vous avez un problème avec les États-Unis, parce que vous voulez être (une nation) souveraine, et ils ne l’acceptent pas, même si vous êtes une grande puissance, vous ne pouvez pas être indépendant. Voilà une (première) raison. Et nous sommes un petit pays, comment pouvons-nous dire non et oui ? Nous devrions seulement dire oui (aux Etats-Unis). Voilà une (première) raison.

Deuxièmement, la géopolitique de la Syrie, le rôle historique de la société syrienne, bien qu’il soit très modeste, mais c’est une ligne de faille, la ligne de fracture sociale entre les différentes sectes et ethnies. Et quand vous contrôlez cette zone, vous pouvez contrôler tout le reste du Moyen-Orient. C’est pourquoi la lutte contre la Syrie a commencé à l’époque des Pharaons, et le premier traité au monde a eu lieu 12 siècles avant Jésus-Christ, entre les Pharaons et les Hittites, venant du nord et du sud, ils ont combattu en Syrie et ils ont signé le premier traité de l’Histoire. Ainsi, la géopolitique de la Syrie est très importante, et le contrôle de la Syrie a été un but pour les grandes puissances depuis ce temps (reculé) et jusqu’à nos jours. Donc, peu importe que la Syrie soit grande ou petite, ou plus grande ou plus petite, elle a une (grande) importance (stratégique). 

Sources:

http://sayed7asan.blogspot.com/2018/06/bachar-al-assad-revele-les-veritables.html

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Raqa, Syrie : manifestations pour le retour à l’unité nationale (la vraie…)!

https://lesplusbeauxdrapeauxdumonde.files.wordpress.com/2016/10/1009601-drapeau_de_la_syrie.jpg?w=608&h=404

Raqa, Syrie :

 

La population « libérée » de l’EI,

(à la manière US et kollabos FDS…),

aspire à retrouver l’unité nationale (la vraie…)

en voie de reconstruction !

 

 

Les forces de sécurité à Raqa ont annoncé un couvre-feu de deux jours à partir de dimanche pour prévenir d’éventuelles attaques du groupe Etat islamique (EI) dans cette ville du nord de la Syrie.

L’EI a été chassé en octobre dernier de son bastion de Raqa par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis, qui ont ensuite formé des unités de police pour y maintenir la sécurité.

Le couvre-feu permet également aux FDS de museler un groupe de combattants rivaux à Raqa, ont estimé la faction concernée et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Dimanche, les FDS ont indiqué avoir reçu « des informations selon lesquelles des groupes terroristes travaillant pour le compte de Daech (…) sont entrés dans la ville de Raqa pour mener des attaques ».

Elles ont donc décidé de mettre en place « l’état d’urgence et un couvre-feu dans la ville de Raqa à partir de 05H00 (02H00 GMT) dimanche jusqu’à 05H00 mardi ».

Quelque 5.000 combattants des FDS se sont déployés à Raqa et dans certains secteurs de sa province pour une vaste opération de sécurité, selon l’OSDH.

L’EI a perdu son fief syrien de Raqa après quatre mois de violents combats et de bombardements par les FDS et la coalition sous commandement américain, qui ont laissé la ville en ruines.

Les FDS ont depuis fait reculer l’EI ailleurs dans le nord et l’est de la Syrie, réduisant les territoires contrôlés par les jihadistes à quelques poches isolées. Mais, parallèlement, les incidents liés à la sécurité à Raqa se sont multipliés ces dernières semaines.

Vendredi, l’EI a revendiqué son premier attentat dans la province de Raqa depuis qu’il en a été chassé, annonçant via ses organes de propagande avoir fait exploser une bombe au nord-est de la cité.

Le 15 juin, un combattant des FDS a été tué à un barrage au nord de Raqa, une attaque de l’EI selon l’OSDH. Le groupe jihadiste n’a toutefois pas revendiqué cette attaque.

Outre les attaques jihadistes, la ville de Raqa, dévastée par des mois de combats, est aussi en proie à l’agitation en raison de manifestations des habitants réclamant un retour des institutions du régime de Bachar al-Assad.

Dans un communiqué, les FDS ont d’ailleurs précisé que le couvre-feu était mis en place en raisons des « opérations terroristes » mais aussi de ces manifestations « appuyées par le régime syrien ».

Des raids des forces de sécurité ont également « ciblé des cellules terroristes et des groupes qui ont pour but d’ébranler la sécurité et la stabilité » de Raqa, selon le texte qui rapporte des arrestations et la saisie d’armes et de munitions.

Parmi les cibles de ces raids, « la Brigade des révolutionnaires de Raqa », un groupe de combattants arabes originaires de la ville, qui ont autrefois combattu au côté des FDS.

Le couvre-feu a été imposé en raison des « tensions entre les FDS et la Brigade, plus que les attaques de l’EI », a estimé le directeur de l’Observatoire, Rami Abdel Rahmane.

La faction a indiqué sur sa page Facebook que ses hommes à Raqa étaient encerclés par les FDS.

Plus de 150 combattants de la Brigade et son chef ont été interpellés lors de cette opération, durant laquelle quatre combattants des FDS ont été tués, selon l’OSDH.

 

https://www.afp.com/fr/infos/335/syrie-couvre-feu-raqa-contre-lei-et-le-mecontentement-populaire-doc-16j0dc9

 

 

 

 

 

 

Libération des peuples opprimés, émancipation des travailleurs, un seul et même combat !

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Paris, Gaza, Ramallah,

en Juin, 3 manifs qui prouvent

que la résistance palestinienne

est vraiment un mouvement populaire

et non une manipulation « terroriste » !

Libération des peuples opprimés,

Émancipation des travailleurs,

un seul et même combat !

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A la suite, republication d’un nouvel échange de réflexions, sur VLR, sur la question du rapport entre libération nationale anti-impérialiste et émancipation sociale prolétarienne…

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18 Juin, Gaza : une manif contre la politique collabo de l’ « autorité palestinienne » dispersée par le Hamas !

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La liberté d’opinion et la liberté d’expression sont inséparables de la démocratie. Sans elles, impossible de connaître ce que pensent certaines catégories d’une population.

Un rassemblement a eu lieu lundi 18 juin 2018 à Gaza à l’appel du Comité des détenus et des anciens détenus appelant à la fin de la division et à la levée des sanctions qu’exerce l’Autorité d’Oslo [Note du camarade Do :l’Autorité d’Oslo est une façon ironique de désigner l’AP, c’est-à-dire l’Autorité Palestinienne, actuellement tenue par Mahmoud Abbas en Cisjordanie. ] contre Gaza. Il a été violemment réprimé et dispersé par des membres du Hamas. L’estrade a été démolie et les banderoles déchirées.

Triste spectacle.

Le rassemblement exprimait haut et fort ce que pense l’immense majorité de la population de Gaza. La Résistance contre l’occupation exige des mesures de justice et de solidarité. Garantir les moyens nécessaires aux plus démunis de faire face aux nombreuses pressions exercées sur eux pour les dissuader de soutenir et de s’impliquer dans le processus de libération nationale est un devoir.

Ce devoir ne doit en aucune manière être marchander.

Ce devoir doit absolument être un facteur de rassemblement et non de division. La Résistance est le fait de citoyens libres. La liberté doit reposer sur la dignité qui exige, avant tout, les moyens de satisfaire les besoins fondamentaux de ceux et de celles qui aspirent le plus à se mettre debout et à marcher sur le chemin du retour.

Résistance et liberté s’alimentent l’une l’autre. Tel est le message des détenus d’hier et d’aujourd’hui dans les prisons de l’occupant.

Il doit être appliqué d’urgence.

Al Faraby
Mardi, 19 juin 2018

https://assawra.blogspot.com/2018/06/la-liberte-dans-la-resistance.html

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17 Juin, Paris : La « frontière » sioniste commence sur les quais de la Seine !

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La police française a empêché deux bateaux de la « Flottille de la liberté » se dirigeant vers Gaza de faire une halte à quai sur les rives de la Seine à Paris, dimanche 17/06/2018, avant le départ de la flottille vers Gaza pour tenter de briser le siège israélien.

Des dizaines de partisans, agitaient des drapeaux palestiniens et scandaient des acclamations « Arrêtez le massacre contre les Palestiniens, » aux abords de la rivière pour accueillir deux des bateaux parmi les quatre qui composent la flottille qui passait à Paris, accompagnée par des bateaux de la police fluviale. Selon l’agence citée « Reuters ».

Taoufiq Tahani, président honoraire de l’Association France Palestine Solidarité, a déclaré que les bateaux avaient fait l’objet d’une fouille policière approfondie la veille pour les empêcher d’accoster à Paris.

« Nous avons été surpris, malheureusement, et nous ne savions pas que les eaux israéliennes commencent maintenant dans la Seine à Paris, ce qui est inconcevable. »

Les quatre bateaux de la flottille iront à Gaza et se rejoindront dans les eaux de la Méditerranée avant d’essayer d’approcher la côte en un seul convoi.

Israël impose un blocus maritime et terrestre à Gaza et a empêché d’autres bateaux d’approcher la côte de la bande de Gaza par le passé.

http://www.france-palestine.org/La-France-empeche-deux-bateaux-de-la-flottille-de-la-liberte-d-entrer-a-Paris

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13 Juin, A Ramallah : l’Autorité palestinienne interdit violemment toute manifestation de soutien à Gaza !

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(Par Yara Hawari – revue de presse : Chronique de Palestine -16/6/18)

La police de l’Autorité palestinienne a utilisé des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des matraques pour disperser les manifestants qui dénonçaient les sanctions contre la bande de Gaza.

Mercredi soir à Ramallah, les gens se sont à nouveau mobilisés dans le cadre d’une nouvelle campagne appelant l’Autorité Palestinienne (AP) à lever les sanctions qu’elle a imposées à Gaza.

Les sanctions comprennent la réduction de plus de 30% des salaires des employés du gouvernement et la retraite anticipée forcée de près d’un tiers des employés de l’Autorité palestinienne à Gaza. Mesures radicales en elles-mêmes, ces sanctions sont rendues encore plus brutales dans le contexte du siège israélien imposé sur Gaza, qui ne produit que chômage et pauvreté.

Les manifestants voient les sanctions comme un moyen d’accentuer le blocus de Gaza et de pratiquer une punition collective. Ils rejettent également la forte division politique et la lutte de pouvoir entre le Fatah et le Hamas.

La manifestation de mercredi a eu lieu à la suite d’une manifestation similaire qui s’était déroulée dimanche à Ramallah et avait attiré près de deux mille personnes. Il y avait eu très peu de violence dans la manifestation de dimanche, mais ce qui s’est passé mercredi soir était une autre histoire.

Mardi, un jour avant la manifestation prévue, l’AP a annoncé l’interdiction de toutes les formes de manifestations jusqu’à la fin de l’Aïd al-Fitr, la fête musulmane qui marque la fin du mois de Ramadan. Cela a permis à l’Autorité palestinienne de traiter la manifestation prévue d’ « illégale » et d’organiser ses forces pour la disperser.

Avant la manifestation, les rues de Ramallah étaient remplies de policiers. Les agents ont été placés dans des endroits stratégiques dans l’objectif évident d’intimider les militants.

Peu de temps après que les manifestants ont commencé à se rassembler, armés de rien d’autre que des affiches disant « Gaza nous unit », les forces de répression ont commencé à tirer des gaz lacrymogènes et à lancer des grenades assourdissantes. Des policiers lourdement armés en tenue anti-émeute ont également brandi des matraques et utilisé des pistolets Taser contre les manifestants non armés. À la fin de la nuit, plus de 40 manifestants avaient été arrêtés. Les manifestants détenus ont été tabassés dans des véhicules de police et des postes de police. La plupart des détenus ont été libérés rapidement, mais tous ont été blessés.

La pire des violences n’est pas venue de la police, mais des voyous payés par le Fatah, connus familièrement sous le nom de « baltajiyeh », qui se sont joints à la police pour battre et intimider les manifestants. Identifiables par les casquettes blanches qu’ils portaient, ces hommes étaient incroyablement violents envers les manifestants et ont harcelé sexuellement et agressé plusieurs femmes dans la foule.

L’intimidation des militants en Palestine, en particulier ceux qui critiquent l’AP, n’est pas nouvelle. De nombreuses manifestations similaires ont été réprimées par le passé, et ce qui s’est passé mercredi soir ne devrait surprendre personne. Les dirigeants qui ont commandité l’attaque des manifestants pacifiques cette semaine étouffent l’opposition politique depuis des années. Ils a également échoué à tenir des élections démocratiques depuis plus d’une décennie.

Pourtant, malgré tout son autoritarisme et son agressivité envers son propre peuple, l’AP a toujours le soutien de la dite communauté internationale et ses forces de sécurité sont célébrées pour leur efficacité. En 2006, les forces de sécurité de l’AP ont été réformées et recyclées dans le cadre d’une initiative menée par le Coordinateur de la sécurité des États-Unis (USSC) et le Bureau de coordination de l’Union européenne pour le soutien de la police palestinienne (EUPOL COPPS). Ils ont depuis été congratulés par divers politiciens israéliens pour leur coopération et leur aide dans la prévention des soi-disant « activités terroristes ».

Après la manifestation de dimanche dernier [10 juin 2018], l’Autorité palestinienne a affirmé que la campagne en cours à Ramallah contre les sanctions de Gaza était organisée directement par le Hamas. Cependant, ce n’est clairement pas le cas. La campagne contre les sanctions contre Gaza est un mouvement populaire non partisan. Des Palestiniens de tous les milieux et de toutes les affiliations politiques se sont rassemblés mercredi à Ramallah pour protester.

L’objectif principal de la campagne est de lever les sanctions qui exacerbent les souffrances causées par le siège israélien. Mais elle tente également de contester la fragmentation du peuple palestinien, en soulignant qu’il ne fait qu’un – de Gaza à Haïfa en passant par Ramallah – et que son seul adversaire sont les colonies israéliennes et tous les mécanismes de contrôle.

Ce qui est plus clair que jamais aujourd’hui, c’est que l’AP a perdu toute légitimité. En tant que sous-produit d’Oslo, elle reste un mécanisme qui vise à maintenir le peuple palestinien sous occupation et dans la soumission dans les territoires de 1967. Elle ne représente pas les réfugiés palestiniens dans les autres pays ou les Palestiniens vivant dans les territoires de 1948.

Mais la communauté internationale continue son partenariat avec l’AP et, pire encore, continue de financer sa brutalité envers son propre peuple.

Le début des manifestations de la Grande marche de retour à Gaza il y a plusieurs mois a montré la renaissance de l’organisation populaire palestinienne. En effet, de Haïfa à Ramallah, Gaza unit le peuple palestinien !

Yara Hawari

Analyste politique à Al-Shabaka, le groupe de réflexion palestinien.

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« Discussion entre Robert et do

sur les luttes de libération nationales…

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http://mai68.org/spip2/spip.php?article1772

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Robert attaque les luttes de libération nationales, et do en prend la défense. L’exemple des Indiens contre les cowboys, et celui des Palestiniens contre les sionistes.


Robert :

IL EST INTERESSANT D’OBSERVER LE DEMANTELEMENT DES FORCES NATIONAISTES CHAUVINES AU QUEBEC (bloc – pq- qs) – AU CANADA ET PARTOUT AILLEURS DANS LE MONDE … BASQUE – ECOSSE – CATALOGNE – ETC.

CETTE DECONFITURE DES NATIONALISTES CONFIRME NOS HYPOTHESES ICI PRESENTES :

« En cette époque de tension guerrière il faut revoir la politique prolétarienne à propos des luttes de libération nationale. Le prolétariat n’a pas de patrie et la guerre nationaliste pour le droit des bourgeois à contrôler leur État national et à spolier la plus-value indigène ne soulèvera pas le combat prolétarien pour renverser le mode de production capitaliste et pour édifier un nouveau mode de production. Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire. Afin de démontrer cette thèse l’auteur présente et commente les textes de Mattick, Souyri, MacNally, Luxemburg et Ouvrier Communiste portant sur les luttes de soi-disant libération »

Réponse de do :

Salut

Il est bien évident que la phrase « Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire » est bizarre. Car, quand les indiens sont TOUS en train d’être tués par les cowboys, s’ils pratiquent la « lutte de classe » et combattent leurs propres chefs, ils font le jeu de l’ennemi, celui des cowboys qui veulent les tuer tous sans distinction hiérarchique.

Et les luttes prolétariennes « pures », elles sont où ?

A+
do
http://mai68.org

Réponse de Robert :

Prenons l’exemple palestinien si tu veux bien parce que PLUS CONTEMPORAIN QUE LES INDIENS ET QUI SE DÉROULE ENTRE DEUX PEUPLES VIVANT SOUS LE MÊME MODE DE PRODUCTION ce qui n’était pas le cas des amérindiens face aux cowboys du moins au XVIIIe siècle

les prolétaires – et les ouvriers palestiniens ont deux choix dans la situation présente

a) s’embrigader sous la houlette de l’OLP. du FPLP, du Hamas, du Jihad Islamique et quand un mot d’ordre totalement suicidaire est lancée par le Hamas ou l’OLP aller se laisser tirer comme des pigeons sans armes (avec armes ce serait pareil) à la cloture ou les snipers assassins israéliens les tireront tranquillement comme des lapins

De manière à ce que le Hamas puisse répliquer aux USA et à leur deal du siècle = vous voyez nous ne pourrons jamais faire avaler ce DEAL – CE TRAITÉ – POUR LA CRÉATION D’UN PETIT BANTOUSTAN aux enragés de Gaza (125 morts et 12 000 blessés) Alors amis américains et israéliens je vous en supplie agrandissez le bantoustan donnez-nous un peu plus de terres que l’on puisse faire gober la couleuvre à nos commettants SINON NOUS ALLONS CONTINUER À LES MENER À L’ABATTOIR POUR QUE VOUS AYEZ MAUVAISE RÉPUTATION MONDIALE

JE SUIS TOTALEMENT CONTRE ce DEAL des bourgeois palestiniens visant à gérer un plus grand bantoustan où les ouvriers palestiniens vivront tout aussi exploité qu’en ce moment (Référence à la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud qui fut suivit après l’abolition de l’apartheid par l’assassinat de 100 ouvriers mineurs du cobalt par des balles tirés par des tortionnaires noirs = vive l’égalité des chances de faire un carton sur les ouvriers noirs en grève par des tueurs noirs en uniforme)

b) le choix des ouvriers-prolétaires palestiniens = Ne surtout pas se mobiliser dans ses parades suicidaires à la cloture. Si le gout de manifester futilement les démanges manifester au centre de Gaza loin de la cloture = il n’y aura pas de victimes innocentes de toute facon victimes ou pas la bataille est inégale et perdue d’avance. Pourquoi donner sa vie pour que des chefs de bandes puissent gérés un plus grand bantoustan et servir d’intermédiaire et de garde chiourme aux israéliens.

c) Le rapport de force est inégale et la victoire partielle impossible à réaliser – 1 million de palestinien pourront mourir il ne recouvriront pas leur terre occupé de cette façon

d) Alors on laisse les bourgeois accepter le DEAL de Trump et on poursuit la guerre de classe dans le ghetto comme dans le bantoustan une guerre de classe qui se développe qu’on le veuille ou non aussi en Israel entre les ouvriers israéliens et les capitalistes israéliens et lors de la grande crise économique qui emportera le capital israélien – palestinien – américain le temps viendra pour la jonction des forces prolétariennes palestiniennes et israéliennes

car l’unité ne doit pas être forgée au sein du peuple mais au sein de la classe TOUJOURS LA CLASSE L’ALLIÉ DU PROLÉTARIAT PALESTINIEN CE N’EST PAS LA BOURGEOISIE PALESTINIENNE MAIS LE PROLÉTARIAT ISRAÉLIEN

MERCI CAMARADE

Réponse de do :

Salut,

Tu veux éluder l’exemple du génocide des Indiens par les cowboys parce qu’à lui seul il montre que ta phrase « Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire » est fausse. Il le démontre parfaitement. Et il le démontre facilement parce cet exemple est caricatural… et néanmoins bien réel.

Et, du coup, tu veux prendre l’exemple de la Palestine. Mais ce que tu oublies, c’est que les Juifs qui sont allés en Israël ont été sélectionnés. C’étaient les plus cons et les plus salauds. Salauds quand ils savaient que la Palestine n’était pas « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Et cons quand ils ne le savaient pas.

Tu me diras que les enfants de cons et de salauds ne sont pas forcément des cons et des salauds. Mais la sélection se fait quand même, et il y a beaucoup de Juifs qui quittent Israël, et ce sont les plus sympas. Certes il y a un nombre infime de juifs sympas qui restent en Israël dans le but d’aider les Palestiniens. Tel est le cas des « Anarchistes contre le mur ». Mais ils sont très rares. En gros, les Juifs sympas s’en vont d’Israël. Ce qui fait que, comme je le lisais il y a deux ou trois ans, il y a 1% de juifs à sensibilité de gauche en Israël.

Et il y a 10 ou 15 ans, je lisais sous la plume d’un sioniste « de gauche » qu’il aurait fallu être bien plus radical quand « on » a chassé les Palestiniens de chez eux, il aurait fallu les tuer tous d’un seul coup, et maintenant on n’y penserait plus, on n’en parlerait plus. Presque tous les Juifs en Israël considèrent les Palestiniens comme des cafards et ne souhaitent que leur mort. Et s’ils ne les tuent pas tous, c’est pour une simple raison : il y a maintenant des caméras.

Donc on en revient à nos Indiens et à nos cowboys. Ce qui compte, ce n’est pas qu’ils aient ou n’aient pas le même mode de production. Ce qui compte c’est que les Indiens ont des arcs et des flèches pendant que les cowboys ont des winchesters à répétition et des mitrailleuses. Ce qui compte c’est que les Palestiniens sont totalement sous-armés par rapport aux Israéliens.

La seule chose qui peut sauver les Indiens, pardon les palestiniens, c’est la solidarité internationale morale et militaire. Une solidarité prolétarienne. Car quand les Vietnamiens ont gagné avec leur FNL, et les Algériens avec leur FLN, c’est grâce à la solidarité prolétarienne internationale.

Bien à toi,
do
http://mai68.org

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1 Message

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  • 6 juin 21:44, par Luniterre J’hésitais carrément à cliquer sur ce lien, connaissant le thème, sujet à polémiques infinies avec M. Bibeau… Infinies et stériles, en fin de compte, généralement…Ici, on gagne du temps avec cette sortie mémorable de M. Bibeau :


    « Sous l’impérialisme toute lutte de libération nationale est réactionnaire. »

    Il fallait le faire…

    « Sous l’impérialisme, il faut donc se soumettre à l’exploitation par les impérialistes », c’est le seul sens concret possible de cette sentence.

    En clair, cela signifie donc que cette exploitation n’est pas pire que celle de la bourgeoisie nationale…

    Autrement dit, on ne voit pas quel bénéfice supplémentaire les impérialistes en retirent, dans ce cas… Or ce n’est manifestement pas ce que les peuples sous ce joug vivent, et donc c’est pourquoi ils sont souvent tentés par une alliance avec leur bourgeoisie nationale.

    Nier la surexploitation engendrée par l’impérialisme, c’est tout simplement nier le phénomène impérialiste lui-même. C’est une des raisons pour lesquelles j’en suis venu à considérer M. Bibeau comme un révisionniste, au sens basique du terme, par rapport à tout ce qui fonde l’expérience du mouvement ouvrier et l’analyse théorique qui peut en découler.

    Il ne s’agit pas seulement d’une remise en cause formelle des principe fondamentaux du ML, même si cela va de pair, et désormais plus ou moins revendiqué, selon les circonstances, par M. Bibeau lui-même.

    Bien entendu, l’alliance de classes est nécessairement provisoire, du point de vue prolétarien, et n’efface en rien l’exploitation opérée par la bourgeoisie nationale elle-même.

    Le prolétariat a toujours besoin de son organisation de classe autonome et doit chercher à prendre, dès que possible, la direction des luttes pour aboutir au socialisme.

    Le constat historique selon lequel la montée du révisionnisme dans le mouvement ouvrier international a finalement étouffé la précédente grande vague anti-impérialiste, celle des années 60, n’invalide nullement la nécessité de cette stratégie. Il nous invite, par contre, à une grande lucidité sur la nature et les risques de cette stratégie, déjà préconisée par Lénine, dès les débuts de la IIIe internationale :

    Anti-impérialisme : encore du Lénine sans poussière…

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/04/12/2762_anti-imperialisme_lenine_sans_poussiere/

    Actuellement, on continue d’assister à un reflux des luttes prolétariennes « pures », comme dirait le camarade Do, c’est à dire dirigées franchement vers une alternative socialiste prolétarienne, même et surtout dans les métropoles impérialistes elles-mêmes.

    Par contre des foyers de résistance nationale stratégiquement très importants se développent à travers tout le Moyen-Orient et dans d’autres pays, comme l’Ukraine.

    C’est carrément une très grosse épine dans le pied du système, à l’échelle planétaire. C’est carrément son point faible, son talon d’Achille. Ne pas soutenir ces luttes, c’est carrément aider l’impérialisme à se retirer cette épine, et pour le prolétariat, se tirer une balle dans le pied.

    Macron, Trump et Netanyahu ne peuvent que se réjouir du peu de réaction, en Occident, face aux massacres à Gaza…

    L’attitude pour le moins « ambiguë » de M. Bibeau pose donc problème, en ce sens. Évidemment il n’est pas le seul à jouer ce jeu trouble, et une grande partie de la supposée « extrême-gauche », et même, au sein de ses dirigeants, la grande majorité, est carrément passée à la kollaboration active, avec armes et bagages, littéralement, même si en se dissimulant toujours derrière un double langage « à la Bibeau », avec de très vagues « justifications théoriques », qui ne tiennent formellement que parce que le niveau de formation actuel des militants est au plus bas.

    Heureusement, avec son simple bon sens, le camarade Do a déjà souligné l’essentiel de cette absurdité… !

    Luniterre

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Pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah – Manif à Paris le 23 Juin !

 

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2018/06/01138-a2.jpg?w=758&h=252

Georges Ibrahim Abdallah : 

Manif pour sa libération

le 23 juin 2018

à 15h00, à Paris,

place des Fêtes (19e)

 

L’Association des Palestiniens en Ile de France se joint à l’appel pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Il y a plus d’un an, le ministre de la justice prenait Georges Abdallah en exemple pour l’existence d’une peine à vie qui officiellement n’existe pas.

Rappelons que ce prisonnier politique arabe est incarcéré en France depuis 1984 pour complicité dans des actes de résistance à l’invasion de son pays, le Liban, par les troupes armées israéliennes. Il est libérable depuis 1999 mais il est toujours maintenu en prison sur injonction du gouvernement étasunien, et ce malgré deux libérations prononcées par le tribunal d’application des peines. Georges Ibrahim Abdallah a entamé le 24 octobre dans la prison de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées une 34e année de détention. Il est le plus ancien détenu politique d’Europe.

La campagne pour sa libération se développe de plus en plus sur le plan national et au niveau international et nombreuses sont aujourd’hui les voix qui s’élèvent pour que cesse sa détention arbitraire.

Nous, Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah, appelons à multiplier les initiatives pour faire de 2018 une année décisive de luttes pour sa libération.

Dans ce but aura lieu à Paris une manifestation nationale où seront présents de nombreux comités de soutien venus de toute la France et de plusieurs autres pays (Allemagne, Belgique, Suisse, Italie…).

La lutte pour la libération de Georges Abdallah s’inscrit pleinement dans le combat plus large de la défense de toutes et tous les prisonniers politiques révolutionnaires du monde. C’est dans ce cadre que doit s’affirmer notre solidarité au combat de Georges Ibrahim Abdallah, un combat de toute une vie, contre l’impérialisme et contre le capitalisme.

C’est par l’élargissement de la portée de nos actions que nous parviendrons à contraindre l’État français à libérer ce combattant communiste pour la juste cause de la Palestine.

Samedi 23 juin 2018,


Manifestation nationale à PARIS


Pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah


Départ de la manifestation :

15h00 de la Place des Fêtes (Métro : Place des fêtes)

Georges Ibrahim Abdallah, Militant communiste libanais emprisonné en France depuis 1984. Membre à l’époque des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises

Déclaration de Georges Abdallah à propos de la Nakba :

La Nakba de 48 n’est pas qu’une commémoration d’un moment tragique. Elle est toujours présente à travers ses blessures encore saignantes. Le peuple entier vit ces blessures au présent. La Nakba est partout et dans le coeur de tous.

La Nakba, c’est les camps de réfugiés, c’est les rues de la misère, les massacres, la terreur, les humiliations de tous moments.

La Nakba, on la retrouve chez les vieux et les moins vieux qui passent leur vie en attente du retour, serrant avec tendresse dans leurs poings les vieilles clés transmises de génération en génération jusqu’à nos jours.

La Nakba, c’est le crime qui se répète chaque jour devant le monde entier. Les impérialistes de tous bords y ont participé et continuent à cautionner d’une manière ou d’une autre la violation des droits et la destruction de tout un peuple.

La Nakba n’est pas qu’un moment du passé. Ce n’est pas une vieille douleur que l’on commémore par respect aux ancêtres. Elle est le vécu quotidien de tout un peuple.

La Nakba c’est aussi cette division criminelle entre Palestiniens et c’est aussi l’abandon des piliers de notre cause.

Elle est aussi le maintien des fedayin prisonniers depuis des décennies. Elle est la compromission au grand jour des gouvernants saoudiens avec leurs consorts des protectorats du Golfe, ainsi que les diverses « trouvailles » de la réaction arabe qui travaille pour la normalisation avec l’entité sioniste honnie, sans qu’il y ait la moindre dissuasion effective des masses populaires silencieuses devant ces trahisons.

Cependant personne n’ignore que des entrailles de cette Nakba naissent et renaissent au quotidien et de manière permanente de longs cortèges de fedayin et des fils de l’intifada.

La Nakba est partout en Palestine. Elle est la Palestine de tous les jours…

http://mai68.org/spip2/spip.php?article1791

https://assawra.blogspot.com/2018/06/lassociation-de-palestiniens-en-ile-de.html

 

 

VOIR AUSSI:

« Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël…

LA PÉTITION CONTINUE…

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

LE TEXTE COMPLET ET LE LIEN VERS LA PÉTITION:

 

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/

 

 

Pour signer en ligne :

 

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

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La perception de la question palestinienne en Occident

 

 

https://i1.wp.com/www.chroniquepalestine.com/wp-content/uploads/2018/06/02-2-678x455.jpg

 

 

 

 

Ce que j’ai appris sur la perception

de la question palestinienne en Occident

By Ramzy Baroud

 

 

Ce sont ces personnes, et les millions comme elles, qui sont le véritable appui pour la Palestine. Ce sont des combattants dans les tranchées de la solidarité humaine que ni Israël ni personne d’autre, ne pourra vaincre.

It is these people, and millions like them, who represent the real constituency for Palestine. They are fighters in the trenches of human solidarity that neither Israel nor anyone else, can possibly defeat.

 

 

On 20 February, I embarked on a global book tour that has, thus far, taken me to eight nations. The main theme of all my talks in various cultural, academic and media platforms was the pressing need to refocus the discussion on Palestine on the struggle, aspirations, and history of the Palestinian people.

But, interacting with hundreds of people and being exposed to multiple media environments in both mainstream and alternative media, I also learned much about the changing political mood on Palestine in the western world.

While the nations I have visited – the US, Canada, the UK (England and Scotland), the Netherlands, Austria, Australia and New Zealand – do not in any way represent all western countries, the diverse platforms that were available to me allowed me to gain a reasonably good perspective on the ideas, perceptions, and attitudes of people in government, media, academia and civil society:

First, the civil society support base for Palestine is growing exponentially, not only in the number of people who are concerned with – or interested in – learning about Palestine, but also in the nature of that engagement as well. The detachment or sense of despair of the past, has all but completely vanished, being replaced with a proactive approach – as in people wanted to be agents of change at local and national levels.

Second, the consensus regarding the support of the Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) movement is constantly increasing among unions, churches, university campuses, etc. The old view that BDS was divisive and counter-productive hardly has much traction these days, and most of the remaining debates concerning BDS are not concerned with the ethics of the boycott strategy, but the nature and extent of the boycott.

Third, the degree of decisiveness in supporting Palestinians has also been heightened. The wishy-washy stances that wagered on the Israeli “peace movement’ or Labour Party “doves”, while condemning “extremists on both sides”, has diminishing appeal.

Indeed, the successive Israeli wars on Gaza and the continued siege on the Strip have all gradually, but irreversibly, pushed the narrative on Palestine towards a whole new direction, one that has little room to wait for an Israeli awakening. The recent lethal Israeli response to Gaza’s peaceful Great March of Return protests has further galvanized support for Palestinians, even among relatively apolitical audiences.

Fourth, unable to push back against growing pro-Palestine movements, Israeli and pro-Israel supporters are pushing, like never before, the accusation of anti-Semitism against those who question the Israeli occupation, use the term “Israeli Apartheid” or support BDS.

While the tactic is no longer silencing the discussion on Palestine, it is creating the necessary distraction to divert attention, energy, and resources to less urgent issues. A case in point is the British media’s obsession with the, supposedly, rampant anti-Semitism within the Labour Party at a time when thousands of Gazans were injured and scores killed while peacefully protesting in Gaza.

Fifth, young people are less likely to be intimidated by long-standing Israeli tactics. While the older generation of civil society leaders and activists are unwittingly beholden to the many smearing tactics used by Israel and its supporters, the younger generation is not as easily intimidated. Part of the reason is that digital media – social media, in particular – has helped younger people achieve a degree of global connectivity that has heightened their sense of unity and resolve.

The new generation of Palestinian university students and young intellectuals are also reclaiming their role in this trajectory. Their ability to connect with western societies as insiders and outsiders has helped bridge cultural and political gaps.

Sixth, while “One Democratic State Solution” ideas are yet to achieve the critical mass that could, and will, eventually push for a change in policies amongst various governments, the so-called “Two-State Solution” no longer commands a dedicated following. It is almost a complete reversal from the views that permeated during my earlier world tours, nearly 20 years ago.

Seven, some intellectual, and even civil society circles are still obstructed by the erroneous thinking that the best way to convey the Palestinian viewpoint is through non-Palestinians. This belief is even championed by some Palestinians themselves (especially members of previous generations who suffered political and cultural marginalization and discrimination).

Although many anti-Zionist Jewish and Western intellectuals have been placed at the center stage to articulate a Palestinian message, the alienation of the Palestinians from their own discourse has proven costly. Despite strong and growing support for Palestine, there is still a serious deficiency in an authentic understanding of Palestine and the aspirations of the Palestinian people – their history, culture, everyday realities and viewpoints.

Needless to say, what is needed is an urgent and complete reclamation of the narrative over Palestine and the decolonization of the Palestinian discourse.

Eight, the connection between the Palestinian struggle for freedom and that of other indigenous groups is often highlighted, but much more can be done. Israeli supporters are actively pushing the misleading notion that Israelis are the “natives” of the land and are, thus, reaching out to indigenous communities around the world in search for common ground. While the reality is to the contrary, pro-Palestine groups can do much more to link the struggle of the indigenous native Palestinians with that of other indigenous and other oppressed and historically marginalized groups around the world.

A general, but equally important realisation I have experienced throughout my three-month journey has been the numerous personal and group initiatives carried out by thousands of people all over the world in solidarity with the Palestinian people: from 11-year-old Salma, who convinced all of her classmates in Perth, Australia, to write Palestine on the map in her geography class, despite knowing that they would all have been marked down for their action, to the elderly couple in Auckland, New Zealand, who, well into their 80s and walking with much difficulty, continue to hand Palestine flyers to passers-by at a busy street corner, every week, for the last 20 years.

 

It is these people, and millions like them, who represent the real constituency for Palestine. They are fighters in the trenches of human solidarity that neither Israel nor anyone else, can possibly defeat.

 

 

Ramzy Baroud is a journalist, author and editor of Palestine Chronicle. His forthcoming book is ‘The Last Earth: A Palestinian Story’ (Pluto Press, London). Baroud has a Ph.D. in Palestine Studies from the University of Exeter and is a Non-Resident Scholar at Orfalea Center for Global and International Studies, University of California Santa Barbara. His website is www.ramzybaroud.net.

 

http://www.ramzybaroud.net/8-things-i-learned-about-palestine-while-touring-8-western-nations/

 

VERSION FRANÇAISE :

 

Le 20 février de cette année, j’ai entamé une tournée mondiale de présentation de mon dernier livre qui m’a jusqu’ici mené dans huit pays. Le thème principal de toutes mes interventions dans diverses plateformes culturelles, académiques et médiatiques était le besoin pressant de recentrer le débat sur la Palestine en le focalisant sur la lutte, les aspirations et l’histoire du peuple palestinien.

Mais, en interagissant avec des centaines de personnes et en étant confronté à de multiples environnements de médias traditionnels et alternatifs, j’ai aussi beaucoup appris sur l’évolution du sentiment politique général dans le monde occidental par rapport à la Palestine.

Alors que les pays que j’ai visités – les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni (Angleterre et Écosse), les Pays-Bas, l’Autriche, l’Australie et la Nouvelle-Zélande – ne représentent aucunement tous les pays occidentaux, j’ai pu acquérir une assez bonne vue d’ensemble sur les idées, les perceptions et les attitudes prévalant dans les gouvernements, les médias, les universités et la société civile de ces pays.

Premièrement, la base de soutien à la Palestine dans la société civile croît de manière exponentielle, non seulement dans le nombre de personnes qui se sentent concernées par la Palestine ou qui s’y intéressent, mais aussi dans la nature de cet engagement. Le détachement ou le sentiment de d’impuissance du passé a presque complètement disparu, au profit d’une approche proactive – comme si les personnes voulaient être des acteurs de changement aux niveaux local et national.

Deuxièmement, le consensus sur le soutien du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) ne cesse d’augmenter parmi les syndicats, les églises, les universités etc… L’ancien point de vue selon lequel la campagne BDS était un instrument de division et contre-productive n’a plus guère d’impact ces temps-ci. La plupart des débats concernant le BDS ne portent pas sur l’éthique de la stratégie de boycott, mais sur la nature et l’ampleur de ce boycott.

Troisièmement, le degré de détermination dans le soutien aux Palestiniens s’est également renforcé. Les positions sans conséquence consistant à parier sur le « mouvement pour la paix » israélien ou sur les « colombes » du Parti travailliste tout en condamnant les « extrémistes des deux côtés », ne font plus guère recette.

En effet, les guerres israéliennes successives sur Gaza et le siège ininterrompu sur le territoire enclavé ont progressivement, mais de façon irréversible, poussé le récit sur la Palestine en faveur d’une toute nouvelle direction, celle qui ne compte pas sur une hypothétique « prise de conscience israélienne ». La récente et meurtrière réaction israélienne face aux manifestants pacifiques de la « Grande marche du Retour » à Gaza a galvanisé le soutien aux Palestiniens, même au sein de publics relativement apolitiques.

Quatrièmement, incapables de résister à la montée des mouvements pro-palestiniens, les partisans israéliens et pro-israéliens poussent, comme jamais auparavant, l’accusation d’antisémitisme contre ceux qui remettent en question l’occupation israélienne, reprennent l’expression « Apartheid israélien » ou soutiennent la campagne BDS.

Bien que la tactique n’étouffe plus le débat sur la Palestine, elle crée suffisamment de distraction pour détourner l’attention, l’énergie et les ressources vers des questions secondaires. Un exemple typique est l’obsession des médias britanniques sur le prétendu antisémitisme soi-disant répandu au sein du Parti travailliste, au moment même où des milliers de Gazaouis étaient blessés et plus d’une centaine tués alors qu’ils manifestaient pacifiquement à Gaza.

Cinquièmement, les jeunes sont moins susceptibles d’être intimidés par les vieilles combines israéliennes. Alors que la génération précédente de responsables de la société civile et de militants était involontairement influencée par les nombreuses tactiques de dénigrement utilisées par Israël et ses partisans, la jeune génération n’est pas aussi facilement intimidée. Cela s’explique en partie par le fait que les médias en réseau – en particulier les médias sociaux – ont aidé les jeunes à atteindre un degré de communication à l’échelle mondiale qui a renforcé leur sentiment d’unité et leur détermination.

La nouvelle génération d’étudiants palestiniens et de jeunes intellectuels prend également toute sa place dans cette évolution. Leur capacité à se connecter avec les sociétés occidentales en tant qu’éléments extérieurs et intérieurs à la fois, a aidé à combler les fossés culturels et politiques.

Sixièmement, alors que les idées de la « solution d’un État démocratique » n’ont pas encore atteint la masse critique qui pourrait éventuellement pousser les gouvernements à changer de politique, la soi-disant « solution à deux États » n’a plus guère de partisans. C’est presque un renversement complet des points de vue qui ont imprégné mes premières tournées mondiales, il y a près de 20 ans.

Septièmement, certains cercles de la société intellectuelle et même de la société civile, sont encore englués dans la pensée erronée que la meilleure façon de transmettre le point de vue palestinien est par l’intermédiaire des non-Palestiniens. Cette conviction est même défendue par certains Palestiniens eux-mêmes (en particulier les membres des générations précédentes qui ont souffert de la marginalisation et de la discrimination politiques et culturelles).

Bien que de nombreux intellectuels juifs et occidentaux antisionistes aient été placés au premier plan pour véhiculer un message palestinien, l’aliénation des Palestiniens par rapport à leur propre discours s’est révélée très pénalisante. Malgré un soutien fort et en augmentation constante par rapport à la Palestine, il y a encore un grave déficit dans une compréhension authentique de la Palestine et des aspirations du peuple palestinien – son histoire, sa culture, ses réalités quotidiennes et ses points de vue.

Inutile de dire que ce qu’il faut, c’est une remise en forme urgente et complète du récit sur la Palestine en même temps qu’une décolonisation du discours palestinien.

Huitièmement, le lien entre la lutte palestinienne pour la liberté et celle des autres groupes autochtones est souvent mis en évidence, mais beaucoup plus peut être fait. Les partisans israéliens poussent activement la notion trompeuse que les Israéliens sont les « natifs » de la terre et tendent donc la main aux communautés indigènes du monde entier à la recherche d’un terrain d’entente. Alors que la réalité est à l’opposé, les groupes pro-palestiniens peuvent faire beaucoup plus pour lier la lutte des autochtones palestiniens à celle d’autres groupes indigènes et d’autres groupes opprimés et historiquement marginalisés à travers le monde.

Tout aussi important : tout au long de mon voyage de trois mois à travers le monde, j’ai été le témoin direct des nombreuses initiatives personnelles et de groupes menées par des milliers de personnes en solidarité avec le peuple palestinien : depuis Salma, âgée 11 ans, qui a convaincu tous ses camarades de classe à Perth en Australie de mentionner la Palestine sur la carte du monde dans sa classe de géographie, bien que sachant qu’ils seraient tous mal notés pour leur action, jusqu’au couple âgé à Auckland, en Nouvelle-Zélande, qui bien qu’octogénaires et se déplaçant avec beaucoup de difficultés, continue de distribuer aux passants dans une rue très fréquentée des tracts parlant de la Palestine, chaque semaine toutes ces 20 dernières années.

Ce sont ces personnes, et les millions comme elles, qui sont le véritable appui pour la Palestine. Ce sont des combattants dans les tranchées de la solidarité humaine que ni Israël ni personne d’autre, ne pourra vaincre.

Ramzy Baroud est journaliste, auteur et rédacteur en chef de Palestine Chronicle. Son prochain livre est « The Last Earth : A Palestine Story » (Pluto Press). Baroud a un doctorat en études de la Palestine de l’Université d’Exeter et est chercheur associé au Centre Orfalea d’études mondiales et internationales, Université de Californie. Visitez son site web :

http://www.ramzybaroud.net

 

http://www.chroniquepalestine.com/perception-question-palestinienne-en-occident/

 

 

 

 

Gaza, infirmière assassinée : Pour ne pas oublier Razan, son courage, et celui de tout son peuple !

 

 

 

 

 

 

 

Depuis le 30 Mars, 120 morts, 13 000 blessés, c’est le bilan actuel provisoire de la politique israélienne de confinement et de blocus de la bande de Gaza. Vendredi 1er Juin, c’est une infirmière secouriste dans l’exercice de ses fonctions qui a été froidement abattue par un sniper de l’armée israélienne : une balle en plein thorax, tirée à une centaine de mètres, autant dire à bout portant, avec le matériel moderne de visée dont disposent ces assassins officiellement appointés par l’État d’Israël !

 

Un État qui s’assoie donc sans vergogne sur les « Conventions de Genève », et cela avec le silence complice de tout l’Occident, France en tête…

 

Le 5 Juin, Netanyahu est arrivé en France, au motif officiel d’inaugurer avec Macron une « saison culturelle France-Israël » :

 

« Décidée au plus haut niveau des deux Etats, la Saison France-Israël se déroulera de manière simultanée dans les deux pays entre les mois de juin et de novembre 2018. Elle sera centrée sur l’innovation, la création et la jeunesse comme axes d’un dialogue tourné vers l’avenir.

 

La Saison France-Israël 2018 a ainsi pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France. »

 

http://www.institutfrancais.com/fr/saisons/france-israel-2018

 

 

Il s’agit donc bien d’abord d’une vaste opération de communication, étalée sur six mois, destinée à valider aux yeux de l’opinion populaire française la collaboration franco-israélienne dans tous les domaines, ce qui signifie aussi valider la politique de colonisation sur laquelle repose l’existence de l’État sioniste.

 

Une politique de répression sanglante et d’assassinats « ciblés » sur des civils désarmés, dont une jeune secouriste de 21 ans, donc, une politique que Macron appelle Netanyahu à pratiquer avec « retenue », dans l’espoir qu’elle ne suscite que des protestations limitées en France, ce qui est actuellement bien le cas… !

 

 

Dans ce contexte s’est inévitablement invitée la problématique diplomatique du rejet par Trump de l’accord international sur le nucléaire iranien, rejet espéré depuis le début et actuellement fortement soutenu par Netanyahu, c’est le moins que l’on puisse dire !

 

Cette problématique a le grand mérite, pour les médias à la botte du système, de pouvoir faire passer au second plan les crimes sionistes quasi-quotidiens à Gaza et en Palestine en général.

 

Elle permet de donner à Macron un petit air d’insoumission à bon compte, alors qu’il ne fait que négocier le bout de gras concernant les contrats juteux espérés avec l’Iran… Un bout de gras que les USA sont donc ravis d’arracher des dents de leurs « alliés » européens, après avoir cru devoir leur « lâcher du lest », sous Obama…

 

Mais l’objectif de contenir et même de réduire, si possible, le développement et l’influence de ce pays est commun à ces trois larrons, Trump, Netanyahu, Macron…

Seul le choix des « moyens » les « oppose » en apparence : manière forte, avec blocus style Gaza, ou manière douce, par l’intégration de la bourgeoisie nationale iranienne dans la finance internationale, style Jordanie, par exemple…

 

Il y a donc lieu de ne pas se laisser abuser par ces fadaises « diplomatiques » et de comprendre qu’au delà de la partie visible des pressions, déjà scandaleuses par elles-mêmes, qu’exerce un Netanyahu sur la supposée présidence française, en relais de celles déjà exercées par Trump, c’est bien en acteur d’une collaboration ancienne et profonde avec le sionisme que Netanyahu est présent en France.

 

La « saison France-Israël », «  Décidée au plus haut niveau des deux Etats », en est bien le reflet et la garantie d’une complicité durable de l’État français avec le crime sioniste au quotidien.

 

Le fait que cette saison se déroule sur six mois doit donc nous interpeller et nous permettre de réagir à cette ignominie.

 

Contre cette ignominie une pétition existe, et elle a déjà rassemblé plus de 17 000 signatures. C’est évidemment une initiative peu connue, peu médiatisée, on comprend aisément pourquoi… En tout cas, c’est la seule, actuellement, qui ait pris un essor notable, et il est à souhaiter qu’elle se maintienne tout au long de cette « saison France-Israël », une honte kollaborationniste avec le sionisme assassin.

 

LA PETITION, extrait du texte :

 

« Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza. Ce serait une atteinte irrémédiable à nos principes républicains et à nos valeurs de justice.

Citoyennes et citoyens français, nous ne pouvons accepter, dans les circonstances présentes, cette collaboration d’État à État entre la France et Israël. Nous ne pouvons nous soumettre à la normalisation avec un régime colonial bafouant les droits de l’Homme et les conventions internationales signées par la France. »

 

Le lien vers la pétition :

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

 

 

Sur Razan Al-Najjar, secouriste de 21 ans, assassinée dans l’exercice de ses fonctions :

 

 

 

Le père de Razan : « Voici l’arme

que portait Razan, des bandages

et de la gaze pour aider les blessés »

 

Elle a porté assistance à deux blessés et elle est revenue pour sauver le troisième qui se trouvait à une vingtaine de mètres de la clôture de la frontière, elle portait une blouse blanche avec l’insigne médical et levait ses mains bien haut, mais malgré ça un sniper de l’armée de l’occupation l’a visée volontairement et l’a touchée mortellement alors qu’elle accomplissait son devoir humanitaire.

Elle, c’est Razan Achraf Al-Najjar, une jeune infirmière de 21 ans, bénévole dans l’organisation de secours médical, qui se trouvait dans le camp du retour à l’est de Khaza’a depuis le 30 mars dernier, en première ligne pour apporter les premiers soins aux blessés.

Tous les habitants de Khaza’a sont sortis pour un dernier Adieu à Razan, qui a été blessée à plusieurs reprises, et plus récemment à la main et qui a refusé de s’absenter pour se faire soigner, elle a pris juste une courte pause avant de revenir pour sauver un troisième blessé, mais un tireur d’élite de l’armée de l’occupation a décidé de mettre fin à sa vie et à son engagement en lui tirant une balle dans le dos.

Un état de deuil et de tristesse a frappé le visage de ses compagnons bénévoles dans le travail humanitaire qui accompagne le cortège, qui, fidèles au message de Razan, soulignent que l’occupation ne réussira pas à les dissuader de continuer à apporter un secours humanitaire et bénévole aux blessés.

Le père de Razan a condamné le crime de l’occupation, et a présenté aux journalistes la blouse blanche tachée de sang que portait sa fille, en disant : Voici l’arme que portait Razan, des bandages et de la gaze pour aider les blessés.

Une jeune volontaire Rada al-Najjar a dit que Razan était dans les premiers rangs des volontaires, notant qu’ils ne s’attendaient pas à ce qu’elle soit ciblée directement, d’autant plus qu’elle portait un uniforme qui l’identifie comme personnel de secours.

Razan a été assassinée de sang froid, quel que soit le badge médical qu’elle portait : « Son message était humanitaire, mais l’occupation a décidé de la tuer de sang-froid », a ajouté sa famille qui a exigé l’ouverture d’une enquête. »

http://www.france-palestine.org/Le-pere-de-Razan-Voici-l-arme-que-portait-Razan-des-bandages-et-de-la-gaze-pour

 

Selon l’armée israélienne, elle serait tombée victime d’un « ricochet » ou d’une « balle perdue »… Mais on nous assure que l’enquête continue… Pour tenter de trouver une « explication » qui soit plus convaincante, évidemment… En attendant l’ « oubli médiatique », un crime chassant l’autre…

 

 

Faisons simplement en sorte de ne pas oublier Razan, son courage, et celui de tout son peuple !

 

Luniterre

 

Sur le même thème :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/05/saison-france-israel-infirmiere-assassinee-macron-plus-que-jamais-au-pied-du-mur/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/03/razan-avec-nous-pour-toujours/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/06/03/infirmiere-assassinee-chaque-jour-plus-ignoble-le-crime-sioniste-permanent/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/

 

 

 

 

Infirmière assassinée : chaque jour plus ignoble, le crime sioniste permanent !

 

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/06/ad47f-a8.jpg?w=934&h=493

 

Infirmière assassinée :

chaque jour plus ignoble,

le crime sioniste permanent !

 

 

https://www.h24info.ma/wp-content/uploads/2018/06/34174703_1446920118742850_1777099201834909696_n-641x420.jpg

https://static.ladepeche.fr/content/media/image/large/2018/06/02/e250efec781741343d351a9f4548a82d87bdbbaf.jpg

 

La foule, lors des funérailles de l’infirmière Razan Achraf Al Najjar (21 ans), tuée ce vendredi 1er juin 2018 lors de la « Grande Marche du Retour » à l’est de Khan Younes.

.

.

.

Elle accomplissait son devoir de secouriste

envers le Peuple-debout.

Le sniper l’a visée en pleine poitrine,

au mépris de toutes les conventions

internationales protégeant

le personnel soignant

lors des affrontements ou conflits armés


Le sniper qui a visé et tiré sur l’infirmière a commis un crime. Sa cible ne représentait aucune menace pour lui. Elle exerçait le métier qu’elle avait choisi d’apprendre et d’exercer… soigner des malades, réconforter des souffrants, secourir des blessés… en toute circonstance… même lors d’un conflit armé.
L’infirmière était persuadée d’être protégée par les Conventions de Genève.
Grossière erreur.
Le sniper en a décidé autrement. Lui, était certain d’être protégé par un État terroriste.
Grâce à l’impunité dont bénéficie ce dernier, le sniper a eu raison de l’infirmière. Dès qu’il eut la poitrine de l’infirmière en point de mire… il tira.
L’infirmière s’écroula et le soir venu, le sniper pu rentrer chez lui, dans sa famille… en toute tranquillité, fière d’avoir accompli le métier qu’il a choisi d’apprendre et d’exercer.
Avec les compliments des dirigeants de l’État terroriste.

Al Faraby
Dimanche, 03 juin 2018

https://assawra.blogspot.com/2018/06/le-sniper-et-linfirmiere.html

 

 

 

Le père de Razan  » Voici l’arme

que portait Razan, des bandages

et de la gaze pour aider les blessés »

Elle a porté assistance à deux blessés et elle est revenue pour sauver le troisième qui se trouvait à une vingtaine de mètres de la clôture de la frontière, elle portait une blouse blanche avec l’insigne médical et levait ses mains bien haut, mais malgré ça un sniper de l’armée de l’occupation l’a visée volontairement et l’a touchée mortellement alors qu’elle accomplissait son devoir humanitaire.

Elle, c’est Razan Achraf Al-Najjar, une jeune infirmière de 21 ans, bénévole dans l’organisation de secours médical, qui se trouvait dans le camp du retour à l’est de Khaza’a depuis le 30 mars dernier, en première ligne pour apporter les premiers soins aux blessés.

Tous les habitants de Khaza’a sont sortis pour un dernier Adieu à Razan, qui a été blessée à plusieurs reprises, et plus récemment à la main et qui a refusé de s’absenter pour se faire soigner, elle a pris juste une courte pause avant de revenir pour sauver un troisième blessé, mais un tireur d’élite de l’armée de l’occupation a décidé de mettre fin à sa vie et à son engagement en lui tirant une balle dans le dos.

Un état de deuil et de tristesse a frappé le visage de ses compagnons bénévoles dans le travail humanitaire qui accompagne le cortège, qui, fidèles au message de Razan, soulignent que l’occupation ne réussira pas à les dissuader de continuer à apporter un secours humanitaire et bénévole aux blessés.

Le père de Razan a condamné le crime de l’occupation, et a présenté aux journalistes la blouse blanche tachée de sang que portait sa fille, en disant : Voici l’arme que portait Razan, des bandages et de la gaze pour aider les blessés.

Une jeune volontaire Rada al-Najjar a dit que Razan était dans les premiers rangs des volontaires, notant qu’ils ne s’attendaient pas à ce qu’elle soit ciblée directement, d’autant plus qu’elle portait un uniforme qui l’identifie comme personnel de secours.

Razan a été assassinée de sang froid, quel que soit le badge médical qu’elle portait : « Son message était humanitaire, mais l’occupation a décidé de la tuer de sang-froid », a ajouté sa famille qui a exigé l’ouverture d’une enquête.

http://www.france-palestine.org/Le-pere-de-Razan-Voici-l-arme-que-portait-Razan-des-bandages-et-de-la-gaze-pour

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/06/95591-l1000935.jpg?w=568&h=758

En hommage à l’infirmière Razan Achraf Al Najjar (21 ans), tuée ce vendredi 1er juin 2018 lors de la « Grande Marche du Retour » à l’est de Khan Younes.

Elle accomplissait son devoir de secouriste envers le Peuple-debout. Le sniper l’a visée en pleine poitrine, au mépris de toutes les conventions internationales protégeant le personnel soignant lors des affrontements ou conflits armés.

(AL Faraby)

https://assawra.blogspot.com/2018/06/a-razan-achraf-al-najjar.html

Non à la présence en France


du dirigeant sioniste

et criminel de guerre


Benyamin Netanyahou

Rassemblement parisien

 


le 5 juin 2018 (18h30-22h)


Devant le Grand Palais


(métro Champs Elysées Clemenceau)


( La Coordination des Associations

Palestiniennes de France )

*************

***

« Nous demandons l’annulation

 

de la saison France-Israël

 

 

Pour signer :

 

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

 

 

« Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

 

LE TEXTE COMPLET DE LA PÉTITION ET LES PREMIERS SIGNATAIRES:

 

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/

 

16 905 SIGNATURES, CE SOIR A 21 H 42!

>>> EN ROUTE POUR LES 17 000 ET PLUS!!

Annulation de la « Saison France-Israël » : le cap des 15 000 signatures largement franchi hier !!

 

 

 

 

Annulation de la « Saison France-Israël » :

 

le cap des 15 000 signatures largement franchi hier !!

 

 

Pour signer :

 

 

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

.

.

.

« Monsieur le Président de la République, nous demandons l’annulation de la saison France-Israël.

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des Etats-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza.(…)

LE TEXTE COMPLET DE LA PÉTITION ET LES PREMIERS SIGNATAIRES:

 

 

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

 

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouveaux bombardements, blocus, crime sioniste permanent

Nouveaux bombardements,

blocus, crime sioniste

permanent à Gaza

et dans toute la Palestine

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[ NDLR : Nouveaux bombardements, blocus, c’est le crime sioniste permanent à Gaza et partout en Palestine! Notre résistance aussi doit être permanente, et notamment en vue de la « saison France-Israël »! Le premier geste est de soutenir la pétition  » Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël » >>> http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

Voir aussi:

Une saison « France-Israël »? Bas les masques « culturels » du crime sioniste! (Pétition)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/05/21/une-saison-france-israel-bas-les-masques-culturels-du-crime-sioniste-petition/   ]

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Affrontements les plus sévères

entre le Hamas et Israël depuis 2014

 

La tension continue de monter.

 

– L’armée israélienne a frappé mardi 30 mai des dizaines de cibles dans la bande de Gaza en représailles à un feu nourri de roquettes et d’obus, la confrontation la plus sévère entre Israël et les groupes armés palestiniens depuis la guerre de 2014. Trois soldats israéliens ont été blessés par les tirs, un modérément et deux légèrement, et ont été évacués, a dit l’armée. Aucune victime n’a été rapportée côté palestinien dans ce nouvel accès de tensions après des semaines de violences le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza.

Celui-ci fait resurgir le spectre d’un nouveau conflit dans l’enclave coincée entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, qui a connu depuis 2008 trois guerres entre Israël d’une part, le mouvement islamiste Hamas et ses alliés, dont le Jihad islamique, de l’autre.

Les Etats-Unis, alliés d’Israël, ont dénoncé les tirs palestiniens « contre des installations civiles » et demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité qui doit se tenir mercredi selon la mission américaine à l’ONU. La Russie a, elle, exprimé « sa profonde inquiétude » et appelé « les deux parties à briser le cercle vicieux de la confrontation destructrice ».

Fait rare indicatif du sérieux de la situation, les bras armés du Hamas et du Jihad islamique ont publié un communiqué commun pour revendiquer la responsabilité des tirs contre Israël, réponse selon eux à des attaques israéliennes contre leurs positions à Gaza. Ces « crimes ne peuvent en aucun cas être tolérés », écrivent-ils, en déclarant que « toutes les options sont ouvertes ».

« La réplique la plus importante depuis 2014 »

Le territoire israélien a essuyé pendant la journée son « plus important barrage de tirs d’obus de mortier et de roquettes » depuis 2014, a indiqué un porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus. Le système de défense anti-aérienne « Dôme de fer » a intercepté environ 25 projectiles, a-t-il précisé. En représailles, Israël a apporté « la réplique la plus importante depuis 2014 », son aviation et son artillerie frappant plus de 35 positions dans l’enclave.

Selon un communiqué militaire, environ 70 roquettes et obus ont été tirés à partir de Gaza, dont certains « ont été identifiés comme de fabrication iranienne ». Ennemi juré d’Israël, l’Iran soutient les mouvements palestiniens.

L’armée a par ailleurs détruit un tunnel, le 10e depuis octobre 2017 selon elle, qui s’enfonçait à partir du sud de l’enclave en Egypte et, de là, revenait 900 mètres en territoire israélien. La marine israélienne a en outre arraisonné au large de Gaza un bateau transportant une vingtaine de Palestiniens qui avaient pris la mer pour protester contre le blocus terrestre, aérien et maritime imposé depuis plus de 10 ans par Israël à l’enclave.

Les frappes israéliennes et les explosions ont résonné jusqu’en fin d’après-midi dans l’enclave palestinienne. Côté israélien, l’escalade a ravivé chez les populations riveraines le souvenir des hostilités passées. La cour d’un jardin d’enfants habituellement fréquenté par une trentaine de jeunes enfants a été atteinte par des obus peu avant l’ouverture, selon le lieutenant-colonel Conricus. Instruction a été donnée aux riverains de rester à moins de 15 secondes d’un abri.

« Mourir la tête haute »

En soirée, le ministre de la Sécurité intérieure, Guilad Erdan, a affirmé à la chaîne 2 de la télévision israélienne que « les dirigeants du Hamas et du Jihad islamique devraient craindre pour leur vie », ajoutant qu’il était temps selon lui « de reprendre la politique des assassinats ciblés ». Son collègue à la Défense, Avigdor Lieberman, a prévenu que « tout endroit d’où proviennent des tirs des organisations terroristes est une cible légitime pour l’aviation israélienne ».

Israël et le Hamas observent depuis 2014 un cessez-le-feu tendu, régulièrement remis en cause par des accès de tensions. Ni Israël ni le Hamas, affaibli et isolé, ne passaient jusqu’alors pour avoir intérêt à une escalade. Mais diplomates et experts soulignent combien l’enfermement de Gaza, la crise économique qui y sévit et l’absence d’horizon politique rendent la situation volatile.

La bande de Gaza est de nouveau en proie aux tensions depuis le 30 mars et le début d’une mobilisation appelée la « grande marche du retour », qui a donné lieu à des violences meurtrières le long de la frontière avec Israël. Au moins 121 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis cette date, la majorité dans des violences le long de la barrière de sécurité israélienne.

Cessez-le-feu?

Israël dit défendre ses frontières et accuse le Hamas de s’être servi de cette mobilisation pour couvrir des tentatives d’attaques. Les organisateurs de la « marche du retour » ont mené mardi une opération en mer. Une flottille de dizaines de petits bateaux de pêche a pris le large pour dénoncer le blocus maritime.

Environ 20 personnes, des étudiants empêchés de sortir de Gaza et des blessés en attente de soins, ont pris place sur l’embarcation principale pavoisée de drapeaux palestiniens. La flottille a approché les neuf milles nautiques du blocus, où attendaient les bâtiments israéliens. La principale embarcation a été arraisonnée et conduite au port israélien d’Ashdod près de Gaza. Les autres ont fait demi-tour.

Le tout, sur fond d’informations contradictoires à propos d’un cessez-le-feu. Un haut responsable du Hamas a confirmé mercredi matin des déclarations du Jihad islamique, autre mouvement palestinien, selon lesquelles une trêve avait été conclue, apparemment par l’entremise du voisin égyptien. Un ministre israélien a démenti.

 

 

 

https://www.huffingtonpost.fr/2018/05/30/affrontements-les-plus-severes-entre-le-hamas-et-israel-depuis-2014_a_23446562/?utm_hp_ref=fr-international