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Anti-Trump : Jour Debout aux USA !!!

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Jour Debout

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Aux USA !!

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L’Amérique démocratique et
antifasciste est dans la rue…

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Contre la diatribe de Trump, en route pour la troisième guerre mondiale…

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21 janvier 2017

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Le discours prononcé par Donald Trump vendredi à son investiture en tant que président n’a pas de parallèle dans l’histoire américaine. C’était une tirade violente, nationaliste, aux traits distinctement fascistes. Trump a proclamé son programme « America First », menaçant le reste du monde avec des conséquences désastreuses s’ils ne se soumettent pas à ses exigences, à la fois économiques et politiques.

Le discours était tout sauf un «discours inaugural» dans le sens d’esquisser au début d’une administration les idéaux généraux auxquels il sera consacré et de tenter de leur donner une signification universelle, si lourd, maladroit ou hypocrite que puisse être cet effort.

Dans quelques cas, le plus célèbre étant Abraham Lincoln, l’adresse inaugurale a perduré et devenu un repère politique. À l’époque moderne, Franklin Roosevelt a déclaré, au milieu de la Grande Dépression, que le peuple américain n’avait «rien à craindre d’autre que la peur».

Le message de Trump était tout le contraire: « Nous craignons le monde, mais le monde entier doit être fait pour nous craindre. »

Toute conception selon laquelle, une fois qu’il aurait effectivement pris le pouvoir, un Trump «présidentiel» émergerait a été rapidement dissipé par le contenu de ses remarques. Il avait un regard furieux et vociférait. Il n’avait qu’un ton de voix: un cri de colère. Le discours a provoqué une secousse, signalant au monde que le nouveau président américain est un mégalomane hors de contrôle.

Contrairement aux présidents américains du siècle passé qui se sont posés en tant que dirigeants du «monde libre» ou ont suggéré que les États-Unis avaient un intérêt dans le développement mondial, Trump a traité tous les pays étrangers comme des ennemis économiques et les a blâmés pour la crise du capitalisme américain. « Nous devons protéger nos frontières des ravages d’autres pays fabriquant nos produits, volant nos entreprises et détruisant nos emplois », a-t-il déclaré.

Trump a remporté les élections dans des États industriels économiquement ravagés comme la Pennsylvanie, l’Ohio, le Michigan et le Wisconsin en exploitant cyniquement les dévastations sociales dans les villes d’usine et les zones rurales, offrant une solution entièrement réactionnaire et fausse à la crise, basée sur le nationalisme économique.

C’était le thème principal de son discours inaugural, «Nous avons enrichi l’industrie étrangère aux dépens de l’industrie américaine … et dépensé des milliards et des milliards de dollars à l’étranger alors que l’infrastructure américaine est tombée de plus en plus en ruines. Nous avons enrichi d’autres pays, tandis que la richesse, la force et la confiance de notre pays s’est dissipée à l’horizon. « 

Trump a résumé sa perspective chauvine avec la phrase: «La richesse de notre classe moyenne a été arrachée de leurs foyers puis redistribuée partout dans le monde.»

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Pas vrai! La richesse produite par les travailleurs a en effet été volée et «redistribuée», mais pas aux étrangers. Il a été saisi par les capitalistes américains – la petite élite des aristocrates financiers comme Trump lui-même et une grande partie de son cabinet, les milliardaires et multi-millionnaires.

Le «grand mensonge» d’Hitler était de blâmer les Juifs, et non les capitalistes, pour les conséquences dévastatrices de la crise du système de profit qui a produit la Grande Dépression des années 1930. Le «grand mensonge» de Trump offre un bouc émissaire différent pour détourner la colère populaire sur la crise économique qui a éclaté en 2008, mais il est tout aussi faux et réactionnaire.

Comme en Allemagne dans les années 1930, la perspective de restaurer la grandeur nationale grâce à l’autarcie économique et à l’expansion militaire mène inévitablement à la guerre. `

Le discours de Trump est une justification directe que (…) la croissance du militarisme américain au cours du dernier quart de siècle découle de l’effort de l’élite dirigeante américaine pour trouver une solution violente à la décadence économique à long terme des États-Unis.

Le discours de Trump était parsemé de langage tiré du vocabulaire du fascisme, avec l’aide sans doute de son principal assistant politique, Stephen K. Bannon, ancien chef de Breitbart News, un refuge pour les «nationalistes blancs», c’est-à-dire les suprématistes blancs, les antisémites et les néonazis.

Le nouveau président a déclaré: «Nous partageons un cœur, un foyer et un destin glorieux». Il a demandé «une allégeance totale aux États-Unis d’Amérique», a salué «les grands hommes et femmes de nos forces armées et de l’application de la loi», Pour «une nouvelle fierté nationale», et conclut que «nous saignons tous le même sang rouge des patriotes».

Son engagement fanatique allégué pour détruire «le terrorisme islamique radical, que nous allons éradiquer de la face de la Terre» pourra être légitimement considéré comme une menace, par les larges masses du Moyen-Orient et de tout le monde musulman, environ 1,6 milliard de personnes . Trump a déjà déclaré qu’ils devaient être interdits d’entrée aux États-Unis.

Il ne fait aucun doute que le discours de Trump sera considéré comme une déclaration de guerre, non seulement à Pékin, Moscou et Téhéran, mais aussi à Berlin, Paris, Londres et Tokyo. Quand il a dit que «c’est le droit de toutes les nations de mettre leurs propres intérêts en premier», il annonçait le début d’une lutte aux couteaux tirés entre les grandes puissances impérialistes pour les marchés, les sources de matières premières et la main-d’œuvre bon marché, et aussi les places stratégiques. La logique inexorable de cette lutte mène à la guerre mondiale.

Plusieurs centaines de milliers de manifestants étaient présents à Washington.

La politique d’expansion militaire et de nationalisme extrême de Trump a les implications les plus sinistres pour les droits démocratiques du peuple américain. Il parle pour une oligarchie financière impitoyable qui ne tolérera aucune opposition, étrangère ou domestique. Son appel à une Amérique forteresse, mobilisée contre tous les pays du monde, signifie sa tendance vers suppression de toute dissidence nationale.

Il est remarquable que le discours de Trump ait écarté la rhétorique démocratique qui est traditionnelle pour les inaugurations. Il n’y a pas eu d’hommage au processus électoral, pas d’appel aux dizaines de millions de personnes qui n’ont pas voté pour lui, pas de réconfort pour les opposants à ce que leurs droits soient respectés, pas de promesse d’être président de «tout le peuple». « Il n’y avait même pas une reconnaissance qu’il avait reçu seulement 44 pour cent des voix, en dessous de son adversaire démocrate Hillary Clinton par près de trois millions de voix.

Au contraire, Trump dénonçait «un petit groupe dans la capitale nationale», identifié comme «politicien» et «l’establishment», c’est-à-dire tout le monde assis autour de lui sur la face occidentale du bâtiment du Capitole (NDLR:les représentants des institutions US).

Il a déclaré qu’ils seraient privés de tout pouvoir parce que «nous transférons le pouvoir de Washington, DC, et pour vous le rendre, à vous, le peuple» – avec Trump lui-même, bien sûr, agissant comme la courroie de transmission pour «le peuple».

Il n’y a qu’une conclusion politiquement sérieuse qui puisse être tirée de cette inauguration: Trump cherche à développer un mouvement fasciste américain, offrant un faux ennemi pour être tenu responsable des crimes et des échecs du capitalisme, diabolisant n’importe qui s’étant opposé à ses politiques comme ‘déloyal’ et se présentant comme la personnification de la volonté populaire et le seul qui peut apporter une solution à la crise.

Trump a rassemblé un cabinet de milliardaires, idéologues de droite et anciens généraux. L’administration Trump ira beaucoup plus loin que ce que l’on imagine dans la poursuite d’un programme de guerre, d’atteintes aux droits démocratiques et de destruction des emplois et des conditions de vie des travailleurs.

Le Parti démocrate ne fera rien pour s’opposer à Trump. La direction du Parti démocratique, depuis Obama aux autres, restèrent assis à travers la diatribe militariste et anti-démocratique de Trump comme s’ils écoutaient une adresse politique « normale ». Obama a passé la période de transition en se répandant en propos complaisants sur l’administration entrante, alors que les démocrates du Congrès s’engagaient à travailler avec Trump et embrassaient son nationalisme économique toxique et réactionnaire.

Les travailleurs vont subir de grands chocs. Quelle que soit la confusion initiale, qu’ils aient voté pour Clinton, pour Trump ou qu’ils aient refusé de choisir entre eux, ils apprendront rapidement que ce gouvernement est leur ennemi. Le capitalisme américain s’est engagé sur la route du désastre et seul peut l’arrêter un mouvement révolutionnaire de la classe ouvrière.

Traduction Viriato, d’après WSWS

Les femmes aussi brandissent le poing ce samedi à Washington pour dénoncer les propos machistes du président Trump.

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https://www.wsws.org/en/articles/2017/01/21/pers-j21.html

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De la « Loi Travail » au « revenu universel », ou comment un piège anti-social peut en cacher un autre…

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Un article repris de

FONT DES LAïCS

 

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/01/14/de-la-loi-travail-au-revenu-universel-ou-comment-un-piege-anti-social-peut-en-cacher-un-autre/

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De la « Loi Travail »

au « revenu universel »,

ou comment

un piège anti-social

peut en cacher

un autre…


 


Au lendemain du premier débat de la « primaire de gauche » on comprend qu’un nouvel enjeu sous-tend les contradictions entre les candidats « de gauche » à la présidentielle 2017: pour ou contre le « revenu universel »…

Et c’est Benoît Hamon, un des rares « opposants » apparemment encore engagé contre la « loi travail » qui s’en fait le principal promoteur…
La justification en serait la disparition « inexorable » du travail, due à la « révolution numérique » et à la robotisation de nombreux secteurs d’activité…


Le système de protection sociale, en France, de la santé aux retraites, en passant par l’indemnisation du chômage, et sans oublier l’aide au logement, le soutien aux familles, toute cette protection est effectivement le produit du travail, via les diverses systèmes de cotisations.
Ces dernières décennies, et singulièrement, ces dernières années, il a subi de nombreuses atteintes et dégradations, notamment au nom de la « compétitivité », sensée relancer l’emploi…


En quoi le « revenu universel » serait-il la conquête d’un nouveau « droit social », selon ses promoteurs, et notamment Benoît Hamon, et comment peut-il être financé?
En fait d' »universalité », il sera donc « de droit », à tout un chacun, indépendamment de toute condition d’emploi et de ressource.
Pour le chômeur, il deviendra son unique ressource, et pour le travailleur, il sera un revenu garanti, indépendamment de son employeur.


Évidemment, pour le travailleur déjà « précaire », c’est une incitation à accepter n’importe quel « petit boulot » pour compléter et améliorer son sort…


Pour l’employeur, c’est une incitation à embaucher de manière précaire, en toute « bonne conscience », et même à remettre en cause le SMIG, qui n’aurait, au regard du patronat, plus de réelle raison d’être…


En « compensation » de cette « flexibilité » extrême, quel est l' »avantage » financier éventuel de cette précarisation du travail?
Le « projet » repose sur un « processus » progressif qui commencerait par une revalorisation du RSA à 600 euros et son extension systématique à tous les 18-25 ans, étape chiffrée à 45 milliards d’euros par Benoît Hamon. Déjà très lourd, mais encore crédible, sous réserve de vérification plus précise… Ensuite il se propose d’atteindre l’objectif de 750 euros par mois, généralisés à tous les habitants du pays, à l’horizon 2020…! Pourquoi pas, serait-on tenté de dire, à priori… Le coût? 300 milliards, selon lui…


Qu’en est-il, en réalité? 300 milliard, en termes de revenu mensuel, pour 66,6 millions d’habitants, c’est 375 euros par mois, et non 750…


Et même si l’on en exclu les « moins de 18 ans », et en vertu de quoi, vu que ce « revenu » remplacera toutes autres allocations familiales et aides au logement, ce n’est encore que 470 euros par mois, et non 750…


750 euros par mois et par habitant, c’est donc, en réalité, près de 600 milliards, et non 300…


A comparer avec le budget global actuel de l’État français…
Voici ce qu’il en est, de ce budget, tel que prévu pour 2017:

« Il prévoit un déficit de 69,3 milliards d’euros, soit 2,7 % du PIB. Les dépenses nettes de l’État seraient de 381,7 milliards d’euros, contre 374,3 en 2016, et les recettes nettes de 307 milliards d’euros, contre 301,7 en 2016. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l’%C3%89tat_fran%C3%A7ais_en_2017#cite_note-minefi-chiffres-cles-2017-1

 

On mesure tout de suite l’absurdité de ce projet, mais l’on doit s’interroger sur les raisons qui poussent un grand nombre de médias, comme BFM-TV, à lui accorder une crédibilité, et à en faire un enjeu de société… Cette démarche est relayée, en outre et à la base, par un grand nombre d »’intellectuels de gauche », sociologues et « économistes » de tous poils, et y compris par des institutions « libérales », comme l’OFCE, fondé par Raymond Barre…(*)

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Bien entendu, Benoît Hamon, qui s’affirme « de gauche », prétend qu’il ne touchera pas à certaines protections sociales actuelles, comme la santé et les retraites, déjà financées par le monde du travail, et non par l’État…


Mais déjà, on l’a vu, sa première étape reprend le RSA, et ensuite, assez logiquement, l’aide au logement, les allocations familiales, et les indemnités de chômage…
Autant de droits spécifiques, adaptés à des catégories de population ayant des difficultés et des besoins particuliers. Autant de droits sociaux qui seront « fusionnés » et « répartis », sur tous le habitants de France…


Mais qui, sur la base actuelle de financement, représentent un équivalent de « revenu » mensuel par habitant de …150 euros par mois!
Il lui resterait donc encore l’équivalent d’un revenu de 600 euros par mois et par habitant à trouver, d’ici 2020, s’il veut atteindre l’objectif des 750 euros…

Or on a vu que cet objectif vaut 600 milliards, à priori introuvables, sauf à doubler le budget de l’État, actuellement déjà « prévu » avec un déficit de près de 70 milliards…

C’est à dire, au minimum, doubler le poids de la pression fiscale…


Tous ces « intellos de gauche » et autres « experts » et « économistes » distingués seraient-ils idiots à ce point ?


En réalité, évidemment, l’argent existe… dans les caisses de la Sécu, de l’Assurance chômage, des retraites de base, des retraites complémentaires…


Au total, il y a précisément de quoi financer un tel « revenu universel », à hauteur de 750 euros par mois…

A condition de renoncer à tous autres  droits sociaux…

Avec cette somme il faudrait donc survivre en cas de chômage, y compris question logement, élever ses enfants, le cas échéant, se soigner en cas de maladie, et finalement, s’en contenter comme retraite, pour tous ceux qui n’auront pas eu les moyens, et ils seront nombreux, de se constituer une rente privée…


Bien évidemment, selon les promoteurs de cette « brillante idée », il s’agit d’un processus progressif, qui, on l’a vu, commence par une bonne  intention, d’aider les jeunes, et qui « promet » de ne pas toucher à certains droits sociaux fondamentaux, mais on a bien vu
également que ce processus ne peut avancer qu’en se substituant « progressivement » aux  autres droits sociaux, y compris en matière de financement, faute de toute autre ressource évidente, sauf une fiscalité totalement débridée et ubuesque, doublant quasiment en l’espace de quatre ans à peine…


Il ne parait donc pas douteux que ce chiffre de 750 euros par mois n’a pas été déterminé au hasard, mais qu’il correspond bien à une volonté de liquider les derniers droits sociaux en France, et livrer la « protection » à la marchandisation totale, c’est à dire limitée, en fait, à ceux qui en auront les moyens…

Les autres devant se « dém… » avec leur 750 euros, ce qui, de l’aveu du « MFRB » (**), l’une des officines qui fait la promotion de ce type de projet, dont celui de Benoît Hamon, reste nettement inférieur au seuil de pauvreté…


Une pauvreté désormais institutionnalisée, pour finir, dans notre pays.


Comme on le voit maintenant, à l’issue de ce « premier débat », et des projets politiques actuels, le critère choisi pour notre pétition,

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https://www.change.org/p/adress%C3%A9e-%C3%A0-tous-les-candidats-de-gauche-r%C3%A9cup%C3%A9rant-ce-slogan-en-2017-abolir-enfin-la-loi-el-khomri


à savoir l’unité autour de la revendication d’abrogation de la « Loi Travail », ce critère s’avère désormais insuffisant, et il faut nettement y rajouter le critère de refus du « revenu universel », ce qui disqualifie franchement un candidat comme Benoît Hamon, qui s’en est fait le principal promoteur et porte-parole dans notre pays.

Paradoxe? Non, en réalité, car la « Loi El Khomri », dans le cas de figure où ce projet de « revenu universel » avance, se trouve reléguée au rang d’accessoire, tant la précarité sera généralisée et incontournable, sous ce régime, prétendument « socialiste »… En fait, une forme particulièrement réactionnaire et même extrême, de capitalisme…


Pierre GRINDSABLE

 

********************

(*  http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/seminaires/sem20161013/2.pdf  )

(**  http://www.revenudebase.info/2016/12/23/revenu-universel-protection-sociale-hamon/      )

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Hamon : « Fillon de gauche »? Ou l’incroyable arnaque du « revenu universel »…

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Hamon: « Fillon de gauche »?

et/ou le dernier

sous-marin du capital?

Ou l’incroyable arnaque du « revenu universel »…

Avec la « primaire de la gauche » s’ouvre le deuxième grand numéro du cirque électoral 2017. Depuis les « primaires de la droite » nous avions néanmoins eu déjà quelques interludes, avec la fabuleuse « montée en puissance » d’un Macron exalté, tant par les médias que par sa propre suffisance, mais à un tel point que cette baudruche risque à tout moment une crevaison intempestive… Mélenchon s’est progressivement installé dans sa tribune de « populiste de gauche », avec le PCF comme roue de secours, mais cela n’a pas empêché les candidats empressés de se bousculer au portillon étroit de la « gauche du PS »…

Et d’autant plus étroit qu’il semble n’y avoir pas grand chose derrière, à première vue… Le siège de « candidat PS » ne semble pas pouvoir échapper à Valls, et d’autant moins que les voix « de gauche » seront divisées entre au moins deux candidats « sérieux », et sans oublier que Mélenchon en a déjà « capitalisé » une bonne partie !

Pourtant la presse et les divers médias tentent de captiver l’attention du public en essayant d’imaginer un « remake » gauchisant du « phénomène Fillon », surgi comme un lapin d’un chapeau magique, dans la toute dernière ligne droite…

Pure « politique-spectacle », comme d’hab, ou bien, le pire n’étant jamais sûr, nos journaleux ont-ils consigne de « préparer la relève » en cas de grosse gamelle des poulains favoris et autres vieux chevaux de retour du capital ?

Nouveau « chouchou » des médias, intronisé dans le rôle de l’ « outsider surprise » de cette nouvelle primaire, c’est donc Benoît Hamon qui occupe maintenant le devant de la scène…

Reçu en tout premier à « Libération », le « grand » journal de la bobocratie collabo du capital, il s’y sens à l’aise comme chez lui, et quasiment en famille, par le verbe « gauchisant », pour y promouvoir son super gadget de campagne : le « revenu universel »… Extrait :

« Face à la rédaction de «Libération» et à ses «agitateurs», le candidat PS à la primaire explicite ses propositions sur le rapport au travail, le cannabis, la crise migratoire, l’Europe ou encore un nouveau modèle de développement.

«Je découvre que je vous intimide. Ça me touche beaucoup…» Premier candidat à accepter de répondre aux questions de la rédaction de Libération dans cette campagne de la primaire à gauche (22 et 29 janvier), Benoît Hamon attend sa première question après avoir feuilleté l’édition du journal de jeudi et expliqué vouloir faire de «la question des migrants» un débat «central» de la primaire. Deux heures d’entretien pour aller du revenu universel au «service public de l’aide au devoir» en passant par la légalisation du cannabis.

Il y a une petite musique qui s’installe :

«Hamon va nous faire le coup de Fillon.»

Ça ne vous fait pas peur ?

Je me réjouis, non pas d’être Fillon, mais de l’affronter. Sur le fond, la forme, l’idée que je me fais de la démocratie. Cette perspective ne m’affole pas du tout. Au contraire, elle m’enthousiasme. Après, il y a deux types d’approche de l’élection présidentielle. Soit on fait en fonction des parts de marché disponibles. C’est-à-dire par rapport à ceux qui votent à la primaire – les seniors, sensibles aux problèmes de sécurité et d’insécurité culturelle -, et je construis alors ma réponse autour du thème des protections et de ce qui paraît «bancable» aujourd’hui. Soit – et c’est mon choix – je pose un certain nombre de questions qui me paraissent centrales. Par exemple, la nécessité de changer de modèle de développement, ou encore les questions de santé liées à nos modes et cadres de vie… D’ailleurs, si j’arrive à remplir des salles sur la question du revenu universel, c’est bien que cela intéresse les gens. Ils se posent des questions : pourquoi, comment ? Bref, quand on déborde le cadre en passant par les réseaux sociaux sur une question comme le revenu universel, on remplit abondamment des salles. En revanche, si je m’appuie sur les réseaux classiques du PS pour organiser une réunion publique, il n’y a personne… Aujourd’hui, j’avance sur un cap. On verra si les gens suivent ou non.

Mais dire que ce que je propose est irréalisable est un non-sens. »

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/01/05/benoit-hamon-le-revenu-universel-est-une-invitation-a-s-epanouir_1539421  )

Benoît Hamon serait donc, en quelque sorte, un nouveau messie, le messie moderne de la « monnaie hélicoptère » généreusement répandue sans discrimination aucune, riche ou pauvre, sur toutes les têtes humaines se tournant vers lui sur le sol de France…

« Mais dire que ce que je propose est irréalisable est un non-sens. »

Nous affirme-t-il comme un préalable incontournable…

Effectivement, selon ce que l’on est prêts à endurer, après l’adoption de la « loi travail », tout est possible…

Évidemment, à priori, il s’affirme comme l’un des plus fervents « abolitionnistes », concernant cette loi inique, mais où serait la crédibilité de son discours formellement « gauchisant », s’il en était autrement ?

Mais arrêtons nous donc un instant sur ce que serait notre monde, éventuellement débarrassé de la Loi El Khomri, mais arrosé par la manne céleste du « revenu universel »… Qu’y resterait-il de nos droits sociaux ?

Jean-Marie Harribey, économiste et militant de la très réformiste association « alternative » « Attac », et donc critique en réalité pour le moins également très modéré du capitalisme, a tenté de brosser, pour « le Parisien », une ébauche du résultat :

« Pourquoi le revenu de base n’est-il pas souhaitable ?

JEAN-MARIE HARRIBEY. Presque tous ses partisans surfent sur l’idée que c’est la fin du travail salarié, qu’il faudrait désormais s’adonner à des activités autonomes. Or, ceci n’est démontré par aucune étude. Ils disent que cela permettrait de mettre les bénéficiaires dans un rapport de force favorable vis-à-vis d’employeurs potentiels. Quelle preuve ont-ils ? Ils considèrent en réalité que c’est un moyen de déréguler le marché du travail. Si la société verse aux plus pauvres comme à M me Liliane Bettencourt (NDLR : héritière du groupe L’Oréal) un même revenu d’existence, les employeurs voudront réduire le smic, voire le supprimer.

Bénéficier d’un revenu passe-t-il uniquement par le travail ?

La valeur économique d’une activité n’est validée que par deux choses : le marché et la décision démocratique (création de postes d’infirmiers, de professeurs, etc.). Les individus n’ont pas la capacité d’autovalider l’activité à laquelle ils se livrent. Si je vais jouer aux boules avec des voisins, je produis du lien social, mais pas de valeur économique. Pour qu’il y ait un revenu, il faut qu’un travail soit effectué. Travail et revenu sont indissociables.

Le financement du revenu de base pose-t-il problème ?

Bien sûr. Si l’on distribue 1 000 € à 66 millions d’individus par mois, cela fait environ 660 MdsEUR, l’équivalent de la protection sociale actuelle. Comment faire ça d’un coup de baguette magique ? Parmi les soutiens de ce revenu, celui qui a la démonstration la plus sérieuse est Marc de Basquiat (NDLR : président de l’Association pour l’instauration d’un revenu d’existence), qui arrive à un revenu de base de 471 €. Ça ne résout pas le problème qu’il est censé résoudre : réduire la pauvreté.

Quelles alternatives préconisez-vous ?

L’urgence est de réduire la pauvreté et il n’y a pas besoin de revenu d’existence pour ça. Il suffit de boucher les trous actuels, comme aider les 18-25 ans, qui ne bénéficient pas du RSA, en leur donnant un revenu garanti. Sur le long terme, la solution est la réduction du temps de travail, au fur et à mesure que les gains de productivité augmentent. Sans cela, il n’y aura pas d’alternative pour créer de l’emploi et donc pour réduire la pauvreté.

Le Parisien »

( http://www.leparisien.fr/economie/les-employeurs-voudront-supprimer-le-smic-25-10-2016-6248022.php )

Comprenons nous bien, la force de l’argument « social » des « socialistes de gauche » et autres âmes charitables partisans de ce « revenu universel » serait qu’il pourrait être financé en transférant les fonds déjà affectés aux diverses « aides sociales » et refondus en un seul organisme gérant le tout…

Évidemment, pour la plupart d’entre eux, et surtout pour ceux qui s’affirment « de gauche », il n’est pas officiellement question de toucher à la sécu, ni au retraites par répartition, quoique ces institutions soient déjà très mal en point…

En effet, même avec 1000 euros par mois, comment s’en sortir en cas de maladie grave ou prolongée, d’hospitalisation ou d’opération, si l’on a ses soins à charge ?

Idem pour la retraite, cela la fixerait éventuellement légèrement au dessus du minima actuel, mais seulement dans le meilleur des cas, qui reste pure hypothèse, comme on va le voir.

En effet, si l’on exclut de fondre ces deux budgets, sécu et retraites, dans le tout, que reste-t-il ?

Allocations familiales, aides au logement, indemnisations du chômage, RSA…

A noter que le budget de la CAF, autour de 70 milliards « distribués », inclut les aides au logement et le RSA, c’est à dire, en fait, une partie du chômage.

Le budget d’indemnisation du chômage tourne autour de 35 milliards, auquel s’ajoute un pléthorique « fonctionnement «  de 5 milliards… Le budget de fonctionnement de la CAF semble difficile à trouver, mais en le mettant hypothétiquement en proportion, cela nous fait un « coût » total estimé à 120 milliards d’euros…

Transféré au « revenu universel » et divisé par 66 millions d’habitants, cela donne 151,5 euros de « revenu universel » mensuel !

Porter ce revenu universel simplement au niveau du « seuil de pauvreté » n’est pas même dans le propos de Benoît Hamon, qui prétend néanmoins pouvoir atteindre 750 euros en 2020…

C’est ce que l’on trouve exposé sur le site du « Mouvement Français pour un Revenu de Base », supposé faire autorité en la matière…

Ce « MFRB » considère, à ce « détail » près, plutôt favorablement le projet de Benoît Hamon, en expliquant complaisamment, notamment, son prétendu « projet de financement », qui coûterait donc, selon le duo MFRB-Hamon, « 450 milliards d’euros étalés progressivement sur cinq ans.»(sic)

http://www.revenudebase.info/2016/12/23/revenu-universel-protection-sociale-hamon/  )

On ose à peine le citer, tant le chiffre paraît absurde, en regard de la simple logique :

750 euros multipliés par 66 millions d’habitants, c’est 49,5 milliards d’euros par mois, soit 594 milliards par an, et non pas « étalés » sur 5 ans…

Même en supposant un système plus ou moins « dégressif » selon les catégories, pour cette « rente » trop maigre, de toutes façons, pour une survie décente des plus pauvres, on voit bien qu’on est très, très loin du compte, et que ces gens qui osent affirmer sans rire de pareilles âneries se moquent réellement du peuple, qu’ils méprisent tout à fait.

Plus lucides, mais au fond, tout aussi hypocrites et cyniques sont les divers projets de droite et voire, d’extrême-droite, sur le même thème, inspirés par des relents d’étatisme « vichyste », héritiers directs du social-fascisme pétainiste.

Bien entendu tous s’affirment partisans d’une « refonte plus juste » du système fiscal, mais vu les limites évidentes de ce genre d’exercice, à terme, et probablement, très court, vu la nécessité du capital de tenter de « sortir » de sa crise, ce sera évidemment une fusion-réduction de tous les budgets sociaux, incluant la sécu et les retraites.

Et le tout pour un revenu de base misérable qui aboutira, en outre, à une remise en cause inévitable du SMIG, vu que le « revenu universel » sera pris en compte comme partie d’une rémunération que le salaire éventuel viendra en quelque sorte « compléter »… !

C’est déjà le principal danger que pointe fort lucidement le pourtant très modéré J-M Harribey, dans tous ses articles sur le sujet.

Quant aux « solutions » préconisées par le « brave » J-M Harribey, elles sont tout aussi réformistes, mais plus « réalistes », à priori, car s’appuyant sur les réalités économiques incontournables, et notamment la loi économique fondamentale de la valeur, telle que développée par plusieurs générations d’économistes et vérifiée chaque jour par la réalité du terrain…

Mais évidemment, elle sont aussi moins ravageuses, dans leur principe, en termes de régression sociale, et donc tout à fait inaptes à résoudre la crise du capitalisme, et rejetées, nécessairement, par les « bons apôtres » du profit et de la rentabilité, qui prêchent uniquement pour sauver leur paroisse de rentiers…

De plus, par rapport aux théories classiques sur le sujet, les thèses de J-M Harribey sur la loi de la valeur présentent une certaine originalité supposée refléter l ‘évolution actuelle du capitalisme, et nous verrons, dans un futur article, qu’elles ne sont pas forcément dépourvues de pertinence.

Néanmoins, elles butent, in fine, sur le fait avéré par l’expérience, et notamment celle des « 35 heures », que le partage du travail reste incompatible, et plus que jamais, avec le capitalisme.

Concernant le rapport entre besoins sociaux, loi de la valeur et partage du travail, une étude, encore à l’état d’ébauche, mais qui tient compte des expériences passées en matière de socialisme, se trouve ici :

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2016/09/marx-au-banc-dessai-de-lhistoire_vf.pdf

Comment se passer des solutions socialement régressives en évitant l’impasse du réformisme, ce n’est pas une voie évidente, mais cela passe de toute façons par une bonne compréhension de cette loi de la valeur et de son influence, soit sur le capitalisme, soit sur la transition socialiste réelle.

Et comment passer de l’un à l’autre, évidemment.

Pierre Grindsable

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Ci-dessous, un autre exemple de la propagande assurée par les médias au service du capital, outre « Libération », pour assurer la promotion de cette idée en réalité ultra-réactionnaire, du prétendu « revenu universel »…

Benoît Hamon créera-t-il la surprise lors de la primaire à gauche? (Photo d'illustration)

https://i1.wp.com/www.bfmtv.com/static/nxt-bfmtv/info/img/logoportail-carreV2-blanc.png

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Primaire à gauche:

l’outsider Hamon a le vent en poupe

http://www.bfmtv.com/politique/primaire-a-gauche-hamon-a-le-vent-en-poupe-a-deux-semaines-du-premier-tour-1078645.html

07/01/2017 à 11h33 Mis à jour le 07/01/2017 à 11h33

« Le rythme s’accélère pour les candidats à la primaire à gauche, dont le premier tour est organisé le 22 janvier. Benoît Hamon continue de convaincre, et espère incarner la surprise de cette élection.

« Je ne fanfaronne pas »: outsider de la primaire organisée par le PS, Benoît Hamon, en meeting vendredi soir à Nancy, a pourtant le vent en poupe, à deux semaines du premier tour dont il espère constituer la grande surprise.

Il était parti en campagne fin août, bien plus tôt que les autres principaux candidats, et creuse peu à peu son sillon. Dorénavant devancé de seulement quelques points par Arnaud Montebourg dans les intentions de vote, et même s’il reste loin derrière Manuel Valls, Benoît Hamon récolte les fruits d’un travail de fond, après des mois à « labourer le terrain », dixit Mathieu Hanotin, son directeur de campagne.

Les idées de Benoît Hamon « rassemblent largement »

Ce nouveau souffle, renforcé en décembre par un passage jugé plutôt réussi à L’Emission politique de France 2, s’est par exemple matérialisé mercredi dernier, lorsque 500 personnes ont bravé un froid glacial pour venir écouter le candidat à Bizanos, en banlieue de Pau. « Ce sont des signes qui ne trompent pas », assure Mathieu Hanotin, en se remémorant les « réunions à 50 personnes » du début de l’automne.

« Je crois cela très fragile, je me concentre donc sur ce que j’ai à dire », temporise le candidat, tout en « constatant » que ses idées « rassemblent largement, elles rencontrent un écho ». 

Vendredi soir dans les bâtiments de Sciences Po à Nancy, ils étaient 700 selon les organisateurs, à être venus l’acclamer. Le candidat a prononcé un discours d’un peu plus d’une heure, centré sur les questions de travail et d’environnement. S’exprimant sans notes, il s’est tout de même permis de moquer le concept d' »homme providentiel », et d’imiter Emmanuel Macron en meeting, bras ouverts et regard levé vers le ciel.

Soutenu par des syndicalistes de poids

A Nancy vendredi soir, il était accompagné de deux nouveaux soutiens: l’eurodéputé PS et ancien syndicaliste du site d’ArcelorMittal à Florange, Edouard Martin, que l’on disait pourtant proche d’Arnaud Montebourg, et Olivier Le Bras, ancien syndicaliste de l’abattoir Gad dans le Finistère, devenu conseiller régional.

« Benoît Hamon, c’est de la dynamite », a lancé le premier, vantant un homme « qui a le courage et l’humanité de dire que le plein emploi, c’est fini », et qui entend « la gêne, la colère, la rancoeur » de ceux « stigmatisés » car sans-emplois. « Ne plus avoir peur du lendemain, c’est capital », a pour sa part insisté Olivier Le Bras, soutenant lui aussi la proposition phare de revenu universel, sur laquelle le candidat est très longuement revenu pendant son meeting.

« Deux leaders syndicaux de deux des plus grands conflits sociaux du quinquennat », souligne Mathieu Hanotin, « évidemment, ce n’est pas neutre ». Si on assure dans le camp de Benoît Hamon ne pas être dans une logique de débauchage, on sait que le symbole est fort. L’ex-ministre avait démarré son allocution par un hommage à l’ancien dirigeant de la CFDT François Chérèque, décédé lundi.  

Enchaînement de meetings et préparation aux débats de la primaire à gauche

Après Nancy, les réunions publiques se succéderont à un rythme effréné jusqu’au premier tour le 22 janvier.

Benoît Hamon se rendra lundi soir à Mugron dans les Landes, au coeur de la circonscription d’Henri Emmanuelli, qui n’a pas encore indiqué sa préférence pour la primaire. Il sera ensuite à Montpellier mardi, et un grand meeting est prévu le 18 janvier en Île-de-France. Outre ses déplacements, l’équipe du candidat s’active aussi à la préparation des trois débats télévisés (12, 15, 19 janvier).

Benoît Hamon croit être « meilleur sur le message que sur l’emballage », selon Mathieu Hanotin, et il va falloir s’assurer de rendre « intelligibles et crédibles » les nombreuses propositions du candidat. A commencer par le revenu universel d’existence, qu’il faudra synthétiser en moins de deux minutes pour convaincre. » 

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On vient de voir, ci-dessus, ce qu’il en est réellement…!!

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PSA Poissy : Actualité du combat ouvrier !

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PSA Poissy:

Actualité du combat ouvrier !

A PSA Poissy, précarité à la chaîne

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Interview. « Pour Peugeot, il y a toujours trop de CDI », raconte Rolland, délégué CGT

Publié le 19 décembre 2016

 

Depuis le 5 Décembre, 16 salariés en CDI et 6 intérimaires du sous-traitant de PSA Poissy MC Syncro sont en grève. Interviewé par RP (*), Rolland Ruiz, Délégué CGT de PSA Poissy nous parle des conditions de travail et de la pression sur les salariés, notamment avec l’utilisation d’une part toujours plus importante d’intérimaires. Nous publions ici la première partie d’un témoignage en deux volets. A lire dans les jours qui viennent : « Aliénation à PSA Poissy : ’Tout est fait pour que les ouvriers ne puissent pas se parler’ ».

Parle-nous de l’augmentation des intérimaires au sein de PSA Poissy.

« A Poissy, début 2014 on était 6000, et il y avait beaucoup moins d’intérimaires. Là, on a dû passer en dessous de 5000, avec environ 700 intérimaires. Pour PSA il y a toujours trop de CDI dans les usines. Pour se débarrasser des CDI, ils ont fait des plans de départ qui ont été signés par les autres syndicats. Le premier plan c’est le Congés-Sénior, la pré-retraite, 5 ans avant l’age légal de départ à la retraite. Fin Juin 2017 ils vont le repasser à 3 ans. C’est comme ça que PSA gère ses effectifs. Il y a aussi les plans de départs volontaires, pour faire un autre métier avec une formation payée par PSA. Il y a des bureaux, des structures prévues pour accompagner les salariés vers les départs volontaires. Les gens qui ont des restrictions médicales suite à des accidents ou maladies professionnelles, PSA ne veut pas créer de postes adaptés pour eux. Moins il y en a et mieux c’est. Donc ils les orientent vers la sortie, congés sénior, plan de départ, comme pour les gens valides, ils procèdent pareil. Tout ça pour vider les usines de CDI, et les remplacer avec des intérimaires. C’est le contraire des plans d’embauche en réalité ».

Quelle est selon toi la stratégie de PSA ?

« Il y a plusieurs boites d’intérim différentes carrément attitrées à PSA, et qui sont en concurrence entre-elles. Du coup il faut que les boites d’intérim se tiennent bien sinon elles se font dégager par PSA, et les intérimaires avec. Donc ils ont une certaine ligne de conduite à avoir, de pas faire grève de ne pas écouter les syndicats, de n’écouter que les chefs. Il y a un rituel qui est fait de préparation des intérimaires de la part de ces boites qui sont directement et exclusivement en lien avec PSA. Quand on discute avec les intérimaires ils nous le disent : les consignes c’est de ne pas nous parler (aux syndiqués). Les portables doivent être fonctionnels en permanence pour que les boites d’intérims puissent éventuellement envoyer des consignes a leurs employés par SMS, par exemple « ne suivez pas la grève », etc… C’est PSA qui donne ces directives a la base, et si les boites d’intérim les suivent pas elles sont exclues. A Aulnay, quelques années avant que ça ferme, on avait des lignes complètes d’intérimaires, le seul employé c’était le chef. Les intérimaires sont en réalité des ouvriers à plein temps qui, à cause de la précarité de leur situation, font leur boulot sans broncher. »

Comme à Aulnay et maintenant Caen et Valenciennes, PSA Poissy est dans une période de compactage de ses usines. Quels en sont les impacts sur les conditions de travail ?

« Il y a eu une montée de cadence très rapide de la 208. En 15 jours elle est passée d’une à deux centaines. Et là il y a une semaine elle est passée a 250, par équipe et par jour, avec le même nombre de personnes. Ils ont été obligés de descendre les cadences de la C3 et de la DS3 pour accélérer les 208, vu qu’ils sont passés en mono-ligne. Toutes les voitures différentes sur la même chaine. Beaucoup plus compliqué pour les employés. Il y a plus de fatigue physique et psychologique. Ça génère des erreurs, par la fatigue et les cadences. Là les cadences sont passées de 350 à 370. Si on n’y arrive pas parce qu’il y a eu une panne ou un autre problème ça donne automatiquement des H-, et donc des samedis travaillés.Alors que cette année, les bénéfices ont doublés par rapport à 2015 sur les 6 premiers mois de 2016, il y a moins d’effectifs, avec une cadence plus rapide. Si la cadence ne suffit pas il y a les weekends et les heures supplémentaires. Évidemment ça donne des problèmes de santé. Des fatigues, des tendinites, beaucoup d’hernies discales, canal carpien, canal de guillon… C’est la charge, les mouvements répétitifs. Un gars qui monte 350 vitres de voitures dans la journée, faut bien comprendre qu’à la fin il peut plus soulever ses bras. »

Il y a une grève chez le sous-traitant de PSA MC Syncro, qui implique des intérimaires. Peux-tu nous en parler ?

« Ça fait 16 ans que les intérimaires touchent le même salaire, 1100-1200 euros. Depuis l’entrée en vigueur de l’euro ça n’a pas augmenté. Les grèves d’intérimaires, c’est très rare. Ils ont le problème du 13 ème mois non payé, des heures supplémentaires qui ne sont pas comptées comme les nôtres, le problème de l’avance des jours de chômage, et les jours fériés qui ne sont pas payés. Ça fait beaucoup de choses. Les intérimaires sont tellement formés pour ne pas faire grève, arriver à l’heure, et faire leur travail comme des soldats, que du côté de leurs droits ils ne sont pas du tout informés. C’est à nous de leur expliquer parce que les boites d’intérim ne le font pas. Je leur dit « sur l’usine vous êtes 700, vous avez une force incroyable, on est prêt à vous aider ». Mais ils nous disent souvent qu’ils ne vont pas faire grève si les CDI ne font pas grève, sauf que l’inverse est vrai aussi, les CDI disent la même chose donc à un moment il va falloir se coordonner. Mais ils jouent toujours à se renvoyer la balle entre la direction de PSA et la boite d’intérim. Et puis dès qu’il y a des intérimaires qui ont un peu compris comment fonctionnait la boite et quels étaient leurs droits, ils font tourner les effectifs, ils font un grand turn-over. Et on repart toujours de zéro. PSA calcule tout, ils ont une vraie stratégie de fonctionnement. »

Quelles sont les revendications de la CGT ?

« La base, c’est de revendiquer la retraite à 55 ans, l’embauche des intérimaires, et les augmentations de salaires. Mais au fur et à mesure que le temps passe, on est obligés de se battre sur d’autres revendications comme les heures de travail des intérimaires non payées, etc. Pour ça c’est important de bien comprendre la stratégie de l’entreprise, pour pouvoir l’expliquer.

Mais il n’y a que la CGT qui parle des intérimaires, des augmentations de salaires… les autres syndicats parlent comme le patronat. »

Quel impact pourrait avoir sur le monde ouvrier la probable victoire de Fillon aux prochaines présidentielles ?

Fillon avait augmenté les heures supplémentaires, il les avait passées de 130 à 150 par an par salarié. Il faut rappeler ça. Il y a des ouvriers qui se disent que ça ne sert à rien de voter, qu’ils sont tous pareils. Il n’y a qu’à voir les candidats, il n’y en a pas un qui conteste la loi El Khomri. Que ça soit les candidats aux primaires ou la Le Pen, personne n’envisage de retirer la loi travail. Alors Le Pen donne parfois l’impression de sortir du lot mais en fait pas du tout.

Pourtant si on regarde les programmes des différents candidats à la présidentielle, c’est bien simple, il n’y a que le NPA et LO qui sont contre les licenciements. Donc c’est vite vu.


Propos recueillis par Flora Carpentier et Dam Morrison

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Le témoignage de Rolland, ouvrier dans l’automobile

et délégué CGT. Partie 2

Aliénation à PSA Poissy :

« Tout est fait pour que les ouvriers ne puissent pas se parler »

Publié le 29 décembre 2016

Nous publions ici le deuxième volet du témoignage de Rolland Ruiz, ouvrier à l’usine Peugeot-Citroën de Poissy, après avoir travaillé 24 ans à PSA Aulnay et lutté contre sa fermeture lors de la grève de 2013. Dans la première partie de l’interview, Rolland revenait sur la précarité toujours plus grande imposée aux travailleurs par ce géant français de l’automobile. Ici, celui-ci dévoile les méthodes odieuses de PSA pour éviter que les ouvriers mettent sur pied les résistances à même de mettre un frein à cette dictature patronale. Il explique notamment les différences flagrantes entre les conditions de travail à Poissy, où l’aliénation atteint des sommets dignes des Temps modernes, par rapport à l’usine d’Aulnay, où la longue tradition de lutte avait permis aux travailleurs d’imposer un certain rapport de force face au patronat.

Propos recueillis par Flora Carpentier et Dam Morrison

« Les gens ne se connaissent plus, tout est fait pour que les ouvriers ne puissent pas se parler »Entre Aulnay et Poissy, bien qu’il s’agisse de deux usines PSA, on a l’impression que ce sont deux entreprises différentes. A Poissy, les horaires ne sont pas du tout les mêmes, et c’est plus loin de Paris donc plus compliqué au niveau des transports. Quand on est de l’équipe du matin, pour qu’on puisse commencer à 5h30, PSA met en place un transport par des cars privés. Mais pour certaines lignes de car, le retour n’est pas assuré, donc on est obligés de prendre les transports en commun. Pour d’autres secteurs, il n’y a carrément plus de transport en car, donc chacun doit se débrouiller comme il peut. Pour PSA, il n’y a pas de petite économie ! Mais pour nous, ça change beaucoup de choses quand on doit galérer dans les transports. En plus, les cars c’est un endroit où les ouvriers peuvent discuter entre eux, ils cherchent aussi à éviter ça.

Par rapport à ce qu’était Aulnay, à PSA Poissy l’organisation d’usine est faite pour que les employés ne se voient jamais, aussi bien dans les relais d’équipes, dans les transports que dans le self de l’usine. Il y a plein d’exemples comme ça, sur la stratégie de PSA pour éviter que les travailleurs se parlent et s’organisent. Par exemple à Poissy, l’usine fonctionne avec une équipe de nuit fixe, qui travaille de 22h à 5h30. Mais il y a un creux de 2 heures entre l’équipe du soir, qui finit à 20 heures, et l’équipe de nuit. Donc pour militer auprès de l’équipe de nuit en tant que délégué syndical, il faut être de l’équipe du soir et rester à la pause, attendre pour pouvoir les voir. Autant dire qu’il faut être motivé ! Mais c’est important parce qu’il y a peu de syndiqués dans l’équipe de nuit.

L’autre chose c’est qu’on n’a pas de pause repas, vu que le matin commence très tôt et que la relève est à 13h. Donc les gens déjeunent avant ou après le boulot, en dehors des horaires de travail. On enchaîne 7 heures d’affilée avec 2 pauses de moins de 10 minutes. On dirait que tout est fait pour qu’on ne se voie pas. Pour voir les copains des autres équipes, il faut déborder sur son horaire, mais pour ça il faut avoir un mandat syndical, sinon on n’a pas le droit de rester dans une autre équipe, ça peut engendrer des sanctions.

En plus, on a intérêt à être ponctuels à la prise de poste : avec le travail à la chaine, si ça sonne et que la ligne de montage part, il faut être au poste, sinon des voitures passent et ne sont pas traitées, et là ça peut entrainer très vite des sanctions.

Avec toute cette stratégie pour éviter qu’on s’organise, on voit bien que tout est fait pour éviter qu’il y ait un côté militant aussi fort qu’à Aulnay. Là-bas, on mangeait 3 fois par jour, ça sociabilise. Après 24 ans passés à Aulnay, le choc pour moi en arrivant à Poissy, ça a été de croiser pas mal d’ouvriers qui avaient 20 à 25 ans d’ancienneté et qui ne se connaissaient pas entre eux. Des gens de la même équipe ! Alors qu’à Aulnay tout le monde se connaissait.

« PSA, ce sont des champions de la sous-traitance. Ça divise les ouvriers entre eux »PSA ce sont des champions de la sous-traitance. Il y en a pour tout, il y a au moins une centaine de sous-traitants : ceux qui font les pots d’échappements, ceux qui font les réservoirs d’essence… beaucoup d’entre eux sont directement intégrés à l’usine. Vers 98-99, peu avant les accords sur les 35 heures, c’était la folie de la sous-traitance à PSA. Je me souviens d’un responsable à Aulnay, qui avait dit en réunion « L’avenir de Citroën, c’est la sous-traitance ». Après ils ont vendu l’emboutissage et développé la sous-traitance. Ca change beaucoup de choses parce que les conventions de métier peuvent être différentes. Par exemple ceux qui fabriquent les pneus, ils ne dépendent plus de la métallurgie mais de la chimie donc ils ont des droits différents en ce qui concerne les salaires, les primes d’ancienneté, etc. Ça limite considérablement le nombre de salariés de la boite principale et ça divise les ouvriers entre eux.

« Il y a un mois, ils ont licencié Jérôme, un délégué CGT. Ces attaques sont faites pour empêcher que les salariés passent à l’action »Jérôme, un délégué CGT qui travaille à l’emboutissage, a reçu sa lettre de licenciement il y a un mois. Soi-disant, il aurait mal positionné un outil de presse, un truc qui pèse 10 tonnes. Ils lui reprochent aussi une intervention sur un meuble qui était bancal et risquait de tomber sur des salariés. Donc les copains sont intervenus, dont Jérôme, pour reculer le meuble à la main et isoler le danger. Tous les copains qui sont intervenus ont eu des sanctions, des journées de mise à pied. D’après la direction, il ne fallait pas intervenir comme ça, ça a dérangé PSA. Pour Jérôme, ils ont cumulé les deux problèmes pour prétexter son licenciement. Mais en réalité, c’est parce qu’il était délégué CGT. Avec les élections syndicales qui approchent, en mars 2017, on sent qu’il y a une sérieuse attaque de la direction. Dès qu’il y a la moindre erreur, on reçoit automatiquement un courrier recommandé dans les heures qui suivent. Alors pour Jérôme, on va faire toutes les démarches auprès du tribunal, mais le problème c’est que ça peut prendre des années, et d’ici là il est licencié. Pourtant, l’inspection du travail a refusé le licenciement, mais PSA persiste. Ils sont complètement hors la loi. On a débrayé à plus d’une centaine, 120-130, pour le soutenir. On a aussi fait signer une pétition à l’usine, on a eu énormément de signatures, dans les 1300. Et on l’a aussi fait signer en dehors de l’usine. Mais on sait bien que le seul moyen d’annuler le licenciement, c’est d’arrêter l’usine, de se mettre en grève.

Ce témoignage montre bien comment PSA a tiré les leçons des luttes ouvrières à Aulnay et ailleurs. Ce fleuron de l’industrie française, grand groupe aux bénéfices colossaux, applique donc des stratégies de management qui aliènent toujours plus les ouvriers, afin de les empêcher de s’organiser. Ce sont ces méthodes qui précarisent chaque fois plus, avec des conditions de travail toujours plus dures, qui ont des conséquences néfastes sur la santé et le moral des travailleurs. C’est contre cette aliénation que nous devons lutter, à travers la solidarité entre les travailleurs et les exploités de tous secteurs, afin de recréer le rapport de force qui permettra de redonner confiance et de peser dans les luttes contre les attaques du patronat.

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жжж (*)  http://www.revolutionpermanente.fr/Interview-Pour-Peugeot-il-y-a-toujours-trop-de-CDI-Roland-delegue-CGT

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DANSE AVEC LES FARC…!! Le Nouvel An improbable…

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DANSE AVEC LES FARC…!!

 

 

Des observateurs de l'ONU ont été filmés dansant avec des membres des Farc

Le Nouvel An improbable…

La paix en marche ??

 

 

VIDEO.

Des observateurs de l’ONU licenciés

pour avoir dansé avec les Farc…

(Conclusion, s’il n’y a pas que des cons à l’ONU,

ils y sont encore très, très dominants !!)

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Trouvée au hasard de recherches sur le net, cette étrange

petite nouvelle, à la fois réjouissante et triste par sa chute…

Virés pour une danse…  La danse plus dangereuse que la guerre?

En tous cas, nos meilleurs vœux, et vraiment les plus sincères,

à ces danseurs sur la paix…!!

 

 

 

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La vidéo montre des agents de l’ONU, reconnaissables à leur gilet bleu, en train de danser avec des rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) la nuit du Nouvel an.

Des images diffusées par les médias colombiens qui n’ont pas tardé à faire polémique.

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L’ONU a annoncé jeudi avoir expulsé quatre membres de sa mission en Colombie chargée de surveiller le désarmement des Farc, en raison de leur « comportement inapproprié ».

Un militaire rappelé au Portugal

« La mission de l’ONU en Colombie a pris la décision de se séparer de trois observateurs qui étaient présents et de leur superviseur », selon le communiqué.

Ces fonctionnaires, dont les identités et nationalités n’ont pas été révélées, « vont retourner dans leur pays d’origine », a expliqué à l’AFP une porte-parole de l’organisme.

Un militaire membre de la mission a été rappelé au Portugal, a indiqué l’état-major de l’armée portugaise.

Le gouvernement colombien inquiet

« En raison des événements récents survenus en Colombie, dans le cadre de la mission de l’Onu sur ce territoire (UNMC), qui ont mis en cause la continuité de la mission d’un militaire portugais qui y était déployé, le chef d’état-major des armées a mis fin à la mission du militaire (…) et décidé son retour », selon le communiqué.

Les 450 membres de cette mission sont chargés de surveiller le cessez-le-feu bilatéral en vigueur depuis août et scellé dans un récent accord de paix mettant fin à un demi-siècle de conflit armé.

Lundi, la mission de l’ONU en Colombie a déploré ces agissements, tandis que le gouvernement colombien a fait part de son inquiétude mercredi.

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http://www.20minutes.fr/monde/1990911-20170106-video-observateurs-onu-licencies-avoir-danse-farc?xtor=RSS-176

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Anti-« Loi El Khomri » : Le débat continue, dès maintenant, sur AGORAVOX !

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Nouvelle pétition

Anti-« Loi El Khomri »:

 Le débat continue, dès maintenant sur

AgoraVox :

2017 : La « Loi El Khomri » s’invitera-t-elle aux Présidentielles ?

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 2017 : La « Loi El Khomri » s'invitera-t-elle aux Présidentielles ?

La « loi El Khomri » s’invitera-t-elle aux Présidentielles ? » « La loi Travail, je le sais, fera partie de ce débat », a fort benoîtement déclaré Myriam El Khomri (…)

685 visites 4 jan. 2017 | 17 réactions | Luniterre  

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La « Loi El Khomri » s’invitera-t-elle aux Présidentielles? ( Nouvelle édition )

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La « Loi El Khomri »

s’invitera-t-elle

aux Présidentielles?

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2017

Nouvelle Pétition

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NOUVEAUX COMBATS !!

 

 

 

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La « loi El Khomri » s’invitera-t-elle aux Présidentielles ? »

« La loi Travail, je le sais, fera partie de ce débat », a fort benoîtement déclaré Myriam El Khomri, en présentant sa candidature à la 18ème circonscription de Paris, pour en devenir députée PS…
Candidature finalement adoubée par 89 encartés locaux de ce parti, pour cette circonscription qui compte près de 65 000 électeurs inscrits…
C’est la « démocratie », (en marche…?) version PS…


Il y a à peine un an, le mouvement de résistance contre cette loi a démarré avec une pétition qui a été l’expression d’un refus majoritairement exprimé à travers tous les sondages, pourtant fort peu complaisants, sur le sujet…

Aujourd’hui, dans le contexte « électoral », il peut paraitre dérisoire d’en reformuler une nouvelle, d’ébaucher une nouvelle tentative de résistance, et pourtant…


Chaque signature pour cette nouvelle pétition compte donc au moins autant, et on l’espère, bien plus, que le résultat de l' »entre soi » de ces « socialistes », El Khomri et autres, qui règlent leur comptes en interne, et dont le peuple n’a que faire…


Ne nous y trompons pas, la loi El Khomri, entrée officiellement en application en ce tout début d’année, c’est déjà du Fillon avant l’heure, une anticipation sur les vœux de la réaction la plus noire dans ce pays.


Cela n’a évidemment pas sauvé François Hollande de sa déroute inéluctable, mais c’est une tête de pont que la pseudo »gauche » a posé sur le droit social pour permettre au capital d’en avancer la  destruction, de faire tourner à rebours la roue de l’histoire et d’en revenir à un type de rapports sociaux où le chef d’entreprise se trouve placé en situation de modeler ce qui restera du « droit social » à son gré, tel un seigneur féodal, au simple prix de quelques simagrées de pure forme, tout à fait manipulatoires et explicitement prévues à cet effet par le texte, comme ces dérisoires « référendums d’entreprise », arme de chantage imparable, cyniquement adaptée au contexte du capitalisme en crise.


Aujourd’hui, par souci de « sauver les meubles », une partie de cette pseudo « gauche » tente de se désolidariser formellement de ce hold-up anti-social…


Mais « sauver les meubles », pour ces politiciens sur le retour, c’est d’abord « chacun les siens », et à travers la récupération du slogan d’abolition de la loi El Khomri, ils n’ont en vue que de grappiller quelques voix pour parer au plus urgent, pour eux-mêmes, c’est à dire d’abord, sauver leurs strapontins dans la future « opposition de gauche » au pouvoir ultra-réactionnaire qui se profile à l’horizon des Présidentielles 2017…


Alors qu’il est évident que pour porter une résistance efficace  à cette « loi travail » qui entre en application, il faut que le poids du refus, en termes de potentiel démocratique, tel qu’il s’est exprimé à travers la pétition, les sondages et les manifestations de l’an dernier, ne soit pas divisé et fragmenté par ces politiciens opportunistes et démagogues.


Cette fragmentation elle-même est la marque du mépris réel dont ils font preuve à l’égard du peuple qu’ils prétendent servir.
Que le débat ait lieu est évidemment une bonne chose, mais qu’il aboutisse à un résultat, aussi modeste soit-il, une autre bonne chose, et encore plus nécessaire.


L’abolition de la loi El Khomri, suite à une nouvelle mobilisation, interpellant tous ces candidats « de gauche » et leurs discours stériles, n’épuiserait évidemment pas le débat, mais permettrait au contraire de le relancer sur une base constructive en terme d’alternative sociale.

 

 

Depuis des décennies, et à vrai dire, déjà depuis le premier « choc pétrolier » de 1973, on sait ce qu’il en est de ces « embellies » économiques comme celle que l’on nous annonce en ce moment, à grand renfort de chiffres galvaudés: ce ne sont que des « paliers », ou au mieux, des « rebonds provisoires », avant une nouvelle descente aux enfers, ceux de la misère, de la terreur et de la guerre, seule vraies solutions de « survie » du système en crise.

Il ne s’agit donc pas, avec cette nouvelle Pétition, de cultiver la moindre illusion sur les politiciens auxquels elle s’adresse, bien au contraire…


Il s’agit, au seuil de cette nouvelle année, de faire le lien avec les luttes de l’an passé, et de faire en sorte que cette revendication essentielle ne devienne pas simplement une ligne de plus dans leurs catalogues de promesses électorales, que de toutes façons, ils ne tiendront pas, surtout sur ce point, sauf contraints et forcés par un puissant mouvement de masse.


En remettant cette question au cœur des débats, cette pétition pourrait devenir un moyen d’y remettre également toutes les questions sociales connexes, comme le chômage et le partage du travail, devenu plus que jamais impraticable sous le capitalisme.

Cela peut donc être un moyen de « détourner » en quelque sorte la campagne pour montrer précisément le caractère irresponsable de leur prétendue démarche « réformiste », qui ne peut l’être qu’au sens réactionnaire du terme, en tentant de faire accepter aux travailleurs de nouvelles régressions sociales pour faire croire à une « solution », tout à fait introuvable, de la crise du capitalisme et de l’impérialisme.


Pierre GRINDSABLE

 

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 petition

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Pétition adressée aux candidats « de gauche », de la primaire et autres, revendiquant cette abolition, POUR QU’ILS S’ENGAGENT TOUS à se retirer à la veille du premier tour des présidentielles 2017, au profit de celui d’entre eux le mieux placé pour affronter ce scrutin et y faire valoir cette revendication :


ABOLITION DE LA « LOI TRAVAIL » !!


Au cours de l’année 2016 s’est développé l’un des mouvements sociaux les plus importants de ces dernières années, et le plus important depuis celui visant à défendre les retraites.

Ce mouvement s’est révélé comme ayant un soutien très largement majoritaire dans l’opinion publique, et surtout, bien évidemment, parmi le public directement concerné, celui des travailleurs, et notamment des nombreux travailleurs déjà en situation de précarité, des jeunes à la recherche d’un emploi et d’un avenir social, des chômeurs, etc…

Malgré ce soutien, le gouvernement a réussi à imposer cette loi,via le 49-3.

La plupart des candidats ayant une chance de « passer » en 2017 sont favorables à l’application de cette loi, voire à une nouvelle refonte du code du travail qui en aggraverait encore les conditions pour les salariés.

Alors que logiquement la démocratie supposerait que cette revendication soit portée par un candidat qui ait une chance de pouvoir non seulement la mettre en œuvre, mais qui défende une vision progressiste du code du travail, et non une régression imposée.

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ASSAUT 1

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