Leçon du Donbass : Effacez l’histoire d’un peuple, et vous pourrez alors le contrôler et l’amener à sa perte

 

 

Leçon du Donbass :

Effacez l’histoire d’un peuple,

et vous pourrez alors le contrôler

et l’amener à sa perte

 

 

Tout ce qui est arrivé en Ukraine avant le Maïdan et après peut se résumer à cette simple phrase prononcé par un volontaire russe qui se bat avec les volontaires du Donbass pour défendre leur terre: « Comme on dit, effacez l’histoire d’un peuple, et en 10 ans les gens se transformeront en troupeau de moutons, en 20 ans vous serez capable de les contrôler. »

Comme le dit si bien cette phrase célèbre « ceux qui ne connaissent pas leur histoire, sont condamnés à la répéter ».

Alors que la « trêve du pain » n’a pas duré plus longtemps que les précédentes, et que le nombre de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne augmente petit à petit chaque jour, les choix politiques de Kiev prouvent que cette phrase célèbre est malheureusement vraie.

Après qu’une première ébauche de la loi de réintégration du Donbass ait fuité, amenant une certaine perplexité parmi les lecteurs de ce chef d’œuvre d’acrobatie (qui était supposé déclarer que le Donbass est occupé, mais sans indiquer qui est l’agresseur et l’occupant), une seconde ébauche a été publiée par Unian (l’agence de presse ukrainienne officielle). Et le moins que l’on puisse dire c’est que la deuxième mouture est très différente de la première.

Cette fois, la Russie est clairement mentionnée comme étant l’état agresseur et l’occupant : « La fédération de Russie mène une agression militaire contre l’Ukraine, et a temporairement occupé des parties de son territoire avec l’aide des Forces Armées de la fédération de Russie ».

Le premier article de ce projet de loi, indique aussi clairement que la Russie occupe une partie de la région du Donbass « dans les limites de laquelle des unités des Forces Armées de la fédération de Russie, des groupes armés établis sous les auspices de, subordonnés à, gérés, contrôlés et financés par la fédération de Russie, et l’administration d’occupation de la fédération de Russie, ont mis en place des autorités et exercent leur pouvoir ».

Le problème, comme souligné par la directrice de la société de consulting Parti au Pouvoir (Partiya Vlasti), Yelena Dyachenko, c’est que « les autorités du pays occupant doivent être installées dans les territoires occupés. Il n’y en a aucune dans le Donbass. Par conséquent, si nous reconnaissons ces territoires comme étant ceux occupés par la RPD et la RPL, alors nous allons perdre ces territoires définitivement. Il n’y a absolument ni les drapeaux, ni les autorités russes ».

De plus, cette loi qui déclare qu’il est important d’appliquer les accords de Minsk pour récupérer les Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk (RPD et RPL), mais qui parle dans le même temps d’utiliser l’armée ukrainienne pour atteindre cet objectif si nécessaire, viole purement et simplement ces mêmes accords, comme l’a commenté la ministre des Affaires étrangères de la RPD, Natalia Nikonorova.

« L’adoption [par Kiev] de tout acte concernant le Donbass sans s’accorder dessus avec les républiques est une violation des accords de Minsk, » a-t-elle rappelé.

Les articles allant de 4 à 6 de ce projet de loi sont de loin les plus cyniques de cette ébauche. Ainsi, l’article 4 propose de « protéger les droits et libertés des individus qui ont souffert de l’agression russe ». Sauf qu’ici personne ne souffre d’une agression russe, qui est totalement imaginaire. La seule agression dont les gens du Donbass souffrent c’est celle de l’armée ukrainienne ! Une armée qui a été envoyée là pour mater par la force la population du Donbass lorsqu’elle a fait valoir ses droits.

L’article 5 quant à lui, déclare que « les autorités gouvernementales devraient utiliser les opportunités existantes pour protéger les droits et libertés des citoyens ukrainiens vivant dans les zones occupées ». Qu’ils commencent déjà par arrêter de leur tirer délibérément dessus, de tirer sur les stations d’épuration, les stations de pompage de l’eau, les sous-stations électriques et j’en passe. Qu’ils arrêtent de leur renier tout droit fondamental comme les autorités ukrainiennes le font depuis plus de trois ans. À commencer par le droit à la liberté d’expression, et le droit à l’autodétermination des peuples.

L’article 6, est quant à lui le summum. Avec cet l’appel à protéger les droit et libertés des citoyens vivant en RPD et en RPL en promouvant leurs besoins sociaux et économiques et en rétablissant les liens humanitaires et culturels, alors que je le rappelle c’est l’Ukraine qui a instauré un blocus total du Donbass !

Mais surtout c’est la partie concernant la responsabilité de l’Ukraine dans ce conflit qui est un chef d’œuvre absolu de cynisme. Je cite : « L’Ukraine n’est pas responsable des actions illégales de la Russie en tant que pays agresseur et de ses groupes armés illégaux qu’elle contrôle dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk ».

Lors qu’on lit cela et qu’on connaît la situation réelle dans le Donbass, on en vient à se demander s’il faut en rire ou en pleurer, devant un tel summum d’immoralité. Parce que le seul responsable de ce conflit c’est bien l’Ukraine, qui a envoyé l’armée mater par les armes des manifestations et occupations de bâtiments pacifiques, qui avaient eu lieu suite au coup d’état du Maïdan et aux décisions prises par le nouveau gouvernement.

Parce que le seul occupant dans le Donbass, c’est l’armée ukrainienne, qui reçoit ses ordres directement d’un gouvernement qui est issu d’un coup d’état, et est illégitime. Une armée qui tue des gens dont le seul tord est d’avoir exprimé leur refus d’accepter le résultat du coup d’état du Maïdan.

Ceux qui commettent des crimes de guerre ici à échelle industrielle, en bombardant ou tirant délibérément tous les jours sur des civils ou sur les infrastructures vitales, en empoisonnant l’eau (voir la vidéo ci-dessous), en torturant systématiquement leurs prisonniers (et les violant quasi systématiquement lorsqu’il s’agit de femmes), souvent arrêtés pour simple soupçon de séparatisme, et qui violent méthodiquement les droits des civils du Donbass (blocus économique et commercial total du Donbass, refus de délivrer des papiers aux personnes qui vivent ici, de payer normalement les retraites, coupure de l’eau et de l’électricité, etc), c’est l’armée ukrainienne, le SBU, la Garde Nationale, les bataillons néo-nazis et les autorités ukrainiennes.

Pas les armées et les autorités de la RPD et de la RPL. Et encore moins l’armée russe, qui n’est même pas présente dans le Donbass, comme l’a déclaré le ministre adjoint des Territoires occupées et des déplacés internes en Ukraine, Guéorgui Touka, dans une interview accordée au journal Apostrophe.

Tout ceci, ce sont des crimes commis par Kiev à l’encontre de la population dont elle prétend aujourd’hui défendre les droits et libertés. Ces mêmes droits et libertés que les autorités ukrainiennes ont niés au peuple du Donbass lorsqu’il s’est soulevé parce qu’il refusait le coup d’état du Maïdan.

En réalité, ces articles visent à abroger la responsabilité de l’Ukraine et éviter aux autorités de Kiev de devoir faire face un jour à la justice pour ses crimes dans le Donbass, comme l’a souligné Yelena Diachenko.

« Pourquoi cette responsabilité devrait-elle être abrogée ? Pour éviter un tribunal militaire pour crimes de guerre, » a-t-elle expliqué.

Cette loi ressemble à ce qu’aurait pu donner une loi votée par les Nazis allemands, pour soi-disant protéger les droits et libertés des juifs, des tziganes et des opposants pendant qu’ils les exterminaient, pour éviter un jour d’être condamnés au tribunal de Nuremberg… Juste à vomir…

Et si je fais un tel parallèle, ce n’est pas juste pour choquer. C’est à cause du fait, qu’ayant oublié leur histoire, les autorités ukrainiennes répètent les mêmes erreurs que les Nazis et bien d’autres avant eux, et vont finir de la même manière.

En nommant explicitement la Russie comme étant l’agresseur et l’envahisseur, si ce projet de loi est voté tel quel, alors ce sera une déclaration de guerre officielle de l’Ukraine contre la Russie. Alors que la première ébauche semblait vouloir éviter une guerre directe avec la Russie, la deuxième est délibérément agressive envers cette dernière.

Faut-il y voir un lien avec les récentes déclarations d’officiels de l’OTAN, de l’OSCE et des USA, concernant la présence de l’armée russe imaginaire dans le Donbass ? Cette rhétorique guerrière est inquiétante à plus d’un titre, et indique que certains rêvent d’une escalade de la situation, et de provoquer une véritable guerre avec la Russie.

Et si l’Ukraine a oublié ce qui est arrivé à ceux qui ont déclaré la guerre et tenté d’envahir la Russie, les Russes, eux, n’ont pas oublié, comme le prouve cette déclaration d’un des soldats que nous avons interviewé.

« La victoire sera nôtre, parce que la vérité est toujours de notre côté, alors que le mensonge est avec eux. L’injustice n’a jamais gagné contre la vérité. Le bien gagnera », a ainsi déclaré le soldat surnommé Volga.

Christelle Néant

 

 

Regarder l’interview de deux volontaires russes qui sont venus combattre pour le Donbass:

 

 

 

Source de l’article:

https://dnipress.com/fr/posts/lecon-du-donbass-effacez-lhistoire-dun-peuple-et-vous-pourrez-alors-le-controler-et-lamener-a-sa-perte/

Maintenant sur Agoravox, le 14 Juillet « in the New France », et autres articles…

 


Maintenant sur   
 AgoraVox:

14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France », le pays des « gens qui ne sont rien »…

 14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France », le pays des « gens qui ne sont rien »...

Trump est l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre (…)

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14 Juillet 2017 : 

Bienvenue « In the New France »,

le pays des « gens qui ne sont rien »…

Trump est l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre mondiale, en 1917.

Une reconnaissance officielle tardive, en fait, pour ce qui est d’admettre que de « victoire française » dans ce conflit, il n’y eut déjà pas, en réalité, tant cette intervention US fut décisive dans le renversement du rapport de forces.

Elle consacrait la réalité de l’arrivée des USA au tout premier plan des puissances mondiales, et comme puissance montante dont on ne connaissait pas encore réellement les limites…

(…)

Ce que le G20 confirme, au delà des rodomontades verbales, c’est que la « regimbade » du pantin Macron, même relayée par son Tartuffe-écolo Hulot, sur la question « climatique », demeurée controversée quant au fond, était une regimbade à bon marché, en réalité, si le prix en était donc de rétablir très officiellement l’image des USA comme « libérateurs » de la planète, et cela dès 1917!

Il est vrai que depuis la seconde moitiée du XXème siècle, elle avait quelque peu souffert… !

Mais l’image de la France que Macron tente de nous imposer est bien aussi une pâle copie de ce modèle sociétal impérialiste…

Son image de la « réussite » n’est que celle empruntée à son « sponsor » Xavier Niel, le Pape des « strat-up », et mise en scène directement en son royaume ubuesque de la « Station F », « The New France », d’où 90% des passagers de ce train infernal seront inexorablement débarqués, selon ses propres statistiques, et donc rejetés dans la masse « des gens qui ne sont rien », selon le mot du Président…

Dans une autre France, donc, un autre pays, celui de ceux qui travaillent vraiment, de ceux qui voudraient encore pouvoir gagner leur vie au travail, des retraités qui voudraient bien vivre tranquillement leurs dernières années sur le fruit de leur travail, des mères de famille qui espèrent un avenir pour leurs enfants, et de tant d’autres, supposés avoir une vie devant eux…

 

C’est d’une autre société, en réalité, dont il s’agit ici, une société qui reste en devenir, et nécessite impérativement une alternative au système actuel !

 

14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France »,

le pays des « gens qui ne sont rien »…

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/08/14-juillet-2017-bienvenue-in-the-new-france-le-pays-des-gens-qui-ne-sont-rien/

 

 

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14 JUILLET – Geste indécent !

 

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Compte tenu de l’augmentation des violences guerrières sur la planète et des agressions contre les peuples dans lesquelles les deux nations, France et USA, sont impliquées, nous considérons que l’invitation du Président Macron au Président Trump pour le 14 Juillet 2017 est un geste indécent et inapproprié au rétablissement de la paix dans les régions du monde ensanglantées par des conflits.

 

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14 Juillet 2017 : Bienvenue « In the New France », le pays des « gens qui ne sont rien »…

 

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14 Juillet 2017 :

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Bienvenue « In the New France »

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le pays des « gens qui ne sont rien »…

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Trump est l’invité « d’honneur » de Macron, au motif prétexté de la célébration du centenaire de l’intervention US en France, dès la première guerre mondiale, en 1917.

Une reconnaissance officielle tardive, en fait, pour ce qui est d’admettre que de « victoire française » dans ce conflit, il n’y eut déjà pas, en réalité, tant cette intervention US fut décisive dans le renversement du rapport de forces.

Elle consacrait la réalité de l’arrivée des USA au tout premier plan des puissances mondiales, et comme puissance montante dont on ne connaissait pas encore réellement les limites…

Néanmoins l’historiographie officielle avait, dès 1918, réussi à gommer cette évidence des esprits et des manuels scolaires, tant était encore présent le mythe de la « grandeur française » soutenu par l’Empire colonial encore très solide en termes d’implantation territoriale.

En pratique, la puissance financière et économique avait déjà pris le pas, dans l’univers moderne encore naissant, sur l’extension territoriale, et les empires britanniques et français étaient déjà entrés dans leur phase déclinante.

Si la deuxième guerre mondiale a confirmé spectaculairement l’effondrement de la puissance française, difficilement limité par l’éphémère « sursaut » gaulliste, plus symbolique que réel, elle aurait pu ménager la susceptibilité de nos voisins britanniques tant la résistance de leurs îles fut opiniâtre, et pour l’essentiel, couronnée de succès.

On sait aujourd’hui, même si cette réalité est également encore le plus souvent occultée, que Churchill ne souhaitait pas, initialement, le débarquement en France, à partir de ses côtes britanniques, mais plutôt le renforcement de la tête de pont alliée en Italie, ce qui était, du reste, la voie du bon sens à tous points de vue, sur le plan géostratégique et sur le plan de l’économie de moyens, et encore plus, de l’économie de vies humaines.

Qui s’en rappelle? Très exactement à la veille du débarquement en Normandie, Rome tombait déjà, et avec beaucoup moins de moyens militaires engagés, et de plus, pour ce qui nous concerne, une participation très active de l’armée française…

Le débarquement en Normandie, pour les USA, représentait donc avant tout et bien davantage un enjeu géopolitique et symbolique vis à vis de ses propres « alliés », plutôt qu’une opération prétendument vitale pour en finir avec la puissance allemande…

C’était une manière d’effacer ce qui restait des prétentions britanniques à avoir contribué en premier lieu à la défaite allemande, et par le sacrifice spectaculairement tragique et en réalité tout à fait inutile de milliers de jeunes soldats sur nos plages, tenter d’effacer la dette de sang immense que l’Europe entière devait à l’Union Soviétique pour avoir terrassé l’essentiel des forces nazies sur les fronts de l’Est.

Le spectacle de la mort concentrée sur les plages de Normandie est d’abord et avant tout une des premières grandes victoires du pouvoir de l’image sur la réalité, et d’autant plus que les acteurs y ont été, néanmoins et pour ce qui les concerne, véritablement sacrifiés comme des pions. C’est une prolongation moderne du pouvoir mythique spectaculaire du sacrifice « religieux », au sens basique du terme, qui « relie » les humains.

Aujourd’hui, si Trump a quelque peu écorné l’image de l' »Amérique » par son comportement fantasque et caricatural, il n’en représente pas moins la puissance encore dominante des USA, difficilement challengée par l’occupation de quelques îlots stratégiques en Mer de Chine…

Au delà des rodomontades verbales, il n’hésite pas à y réaffirmer, par la présence de sa marine militaire, sa capacité à les récupérer le cas échéant, et sans coup férir, très probablement, vu la réaction très passive des chinois…

C’est néanmoins un foyer de guerre potentielle supplémentaire qu’il n’hésite pas non plus à entretenir, parmi tous ceux déjà très actifs qui ravagent la planète.

Dans l’univers moderne, la puissance militaire n’est le plus souvent que la prolongation de la puissance financière par d’autres moyens…

A défaut de puissance industrielle, en voie de délitement total, la France de Macron, comme celle de Hollande, Sarkozy et prédécesseurs, tente de sauver les restes de sa puissance financière et de son pré carré africain, qui lui est en quelque sorte concédé par les USA, au prix d’une caution politique désormais systématique, sinon d’un renfort militaire direct, pour leur opérations extérieures diverses…

La « regimbade » de Macron sur la question « climatique », demeurée controversée quant au fond, était une regimbade à bon marché, en réalité, si le prix en était de rétablir très officiellement l’image des USA comme « libérateurs » de la planète, et cela dès 1917!


C’était donc, en fait, une sorte d’extension temporelle dans la soumission à l’impérialisme US, pour justifier, en la « redorant » formellement, l’actualisation de la soumission présente…
La « réussite » de Macron n’est que celle d’un simple tour de prestidigitation, dont les ficelles, au demeurant grossières, sont néanmoins assez bien dissimulées à grand renfort de communication univoque sur tous les médias au service du système, c’est à dire la très grande majorité.

L’une des dernières « ficelles » du pantin Macron a déjà bien failli craquer complètement suite au « show » de la « station F » où il s’est mis en vedette aux bons soins de Xavier Niel, le « Pape » des « start-up »…

Macron s’y est mis en scène, ostensiblement et de lui-même, comme une « start-up » qui aurait réussi… En réalité c’est donc bien l’image qu’il veut délibérément donner de sa conception de la réussite « à la française », mais plus précisément « in the New France », dans le royaume imaginaire de Xavier Niel, comme chef de gare de ce train fantôme vers un futur pour le moins incertain, sinon carrément chimérique et délétère…


En effet, si, à première vue, le royaume des start-up est aussi celui de la création d’emplois en CDI, cette notion de « durée indéterminée » prend un tout autre sens, en fonction des statistiques de survie des dites « start-up »…
Concrètement, selon « les Echos », 60% des start-up françaises n’atteignent pas le cap des 4 ans…

https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211800593832-diriger-une-start-up-le-ba-ba-2065687.php


Tandis que pour « 1001 startups », pourtant site dédié, mais donc assez honnête, semble-t-il, 74% des start-up tournent à perte, et au final, 90% échouent carrément!

http://1001startups.fr/chiffrescles-startups-france/


Si la notion de « réussite », pour l’avenir de la société française, tient dans les 10% de start-up survivantes, c’est bien une image extrêmement restrictive de l’humanité, et même franchement dégradée, que Macron veut nous imposer, et si les vies de la grande masse des autres humains, non embarqués dans ce train infernal, « ne sont rien », selon ses propres dires, il y a donc sans aucun doute possible, et malgré la brosse à reluire médiatique en mouvement perpétuel autour de sa personne « jupitérienne », de quoi s’inquiéter sérieusement…

Si l’objectif « entrepreneurial » du « startupper » est la « création de valeurs », c’est à dire, en clair et selon les critères mêmes de cette vision économique, la reproduction et l’élargissement du capital investi, on en voit tout de suite les limites, surtout en termes d’utilité sociale.

Combiner utilité sociale réelle et élargissement du capital, cela reste tout aussi antinomique, sinon plus encore, dans l’univers des start-up, que dans le reste de l’économie capitaliste.
Et c’est toujours, dans le meilleur des cas, limiter le concept de « réussite » humaine à celui de l’élargissement du capital.

Mais on comprend bien qu’après avoir, des décennies durant, abandonné au duo américano-chinois et à sa cousine germaine Merkel le champ du développement industriel, le capital français cherche à se recentrer, sinon à se concentrer tout de suite, sur ce domaine illusoire et éphémère des start-up pour se redonner un peu de volume en termes d’investissement ayant au moins l’apparence d’une « productivité », et marginalement, une très relative efficacité, en termes de création d’emploi…

Pour faire face à la crise mondiale, et en plus faire face à son déclassement inexorable dans l’ordre du capital productif, le capital « français » tente aujourd’hui d’entraîner l’ensemble de la vie économique et sociale du pays dans cette spirale en réalité tout à fait destructrice de ce qui y reste d’encore à peu près sain. La seule « création de valeurs » liées aux « chaines de valeur » de la mondialisation, obère, ici comme ailleurs, toute possibilité de développement économique réellement endogène et relié à des échanges internationaux véritablement équitables, c’est à dire autrement que sur l’étiquette…

C’est dans le cadre de cette contrainte absolue de «  compétitivité internationale  » que le capital «  français  » se trouve face à la nécessité de précariser tout ce qui reste d’emploi en dehors de la sphère des start-up, déjà précaire par nature. Il ne s’agit pas seulement de sauvegarder des super-profits, mais de tenter de sauvegarder son modeste rang de puissance impérialiste désormais secondaire.

C’est la réalité de ce déclassement qui consacre cette nécessité, et non une volonté perverse de surexploitation, même si c’est bien ce qui en résultera, inévitablement.

La perte des «  acquis sociaux  » de la très mythique «  libération  » est une conséquence inéluctable de la réduction des super-profits que le capital «  français  » a pu provisoirement encore retirer de son empire colonial restructuré en forme de «  Françafrique  », aujourd’hui en voie de délitement, tout comme sa capacité industrielle, sous la poussée de l’émergence chinoise.

Ces «  acquis sociaux  » étaient d’abord et avant tout le fruit de la collaboration de classe du parti thorézien et de la bourgeoisie monopoliste française pour la reconstitution éphémère des restes de l’Empire colonial. Ils étaient le prix du sang des indigènes écrasés par le néocolonialisme «  à la française  », cherchant à se rapprocher progressivement du modèle US, mais avec nettement moins d’efficacité…

De plus, tant que l’URSS était debout, tant que des luttes anti-impérialistes se développaient à travers le monde, le risque du retour à une radicalité dans les luttes sociales persistait, et le rôle de collaboration de classe des partis révisionnistes, comme le parti thorézien en France, était précieux pour la bourgeoisie, et il lui fallait donc lâcher du lest « social » de temps à autre, pour intégrer au système une partie de l’aristocratie ouvrière et de la bureaucratie réviso-réformiste.

C’est dans ces conditions que l’illusion réformiste a pu s’enraciner dans les masses et que s’est forgé le mythe du CNR comme forme embryonnaire d’une transition vers le socialisme et celui, en conséquence, des « acquis sociaux » comme fruit de la lutte de classe. Alors qu’il s’agissait précisément de tenter d’y mettre fin et de barrer la voie de toute alternative au système.

Aujourd’hui n’existent plus aucunes des conditions qui ont permis ce « compromis », au demeurant et par nature tout à fait stérile comme alternative au capitalisme.

Aujourd’hui l’URSS a disparu et la Chine est devenue l’un des poumons essentiels de la finance impérialiste mondialisée.

La « Françafrique » s’est réduite comme peau de chagrin sous la pression de nos « amis » chinois et américains, et il en revient surtout, politiquement, la trace des millions de cadavres que la France y a laissé, comme au Rwanda.

Vouloir entretenir l’illusion réformiste des « acquis sociaux » et le mythe du CNR c’est vouloir faire tourner à rebours la roue de l’histoire, vouloir contribuer à sauvegarder l’impérialisme français, vouloir sauvegarder à tout prix les prébendes de la bureaucratie syndicale et politique constituée à cette époque révolue. C’est l’idéologie de classe d’une petite bourgeoisie bureaucratique qui en était le produit et dont la fonction essentielle était celle d’un relai pour la collaboration de classe.

Aujourd’hui, les condition économiques et sociales qui ont permis l’existence d’une telle classe et la survie de cette bureaucratie réviso-réformiste n’existent plus. Aujourd’hui la fonction de collaboration de classe que la bourgeoisie veut encore accorder à la frange bureaucratique résiduelle n’est plus que celle d’un auxiliaire pour la liquidation des derniers restes de ces « acquis sociaux ». C’est aussi dans cette perspective qu’il faut considérer l’épisode ubuesque du « Revenu Universel » et la mansuétude et même le soutien médiatique dont ont bénéficié les « collectifs démocratiques », genre « nuits debout » et autres foyers de « mobilisation » anarcho-spontanéistes et anarcho-syndicalistes. Il s’agit toujours de barrer la voie qui mènerait à un véritable réveil de la conscience de classe, à la constitution d’une véritable alternative prolétarienne.

C’est la constitution d’une telle alternative qui est la seule voie possible pour un modèle de développement économique et social endogène mettant en correspondance le développement des forces productives et la réponse aux besoins sociaux réels. C’est une révolution qui rend au travail sa véritable valeur et finalité. C’est la fin des illusions réformistes, la Révolution du Retour au Réel…!

Luniterre

Nous ne sommes rien,

Soyons tout !

Eugène Pottier- « L’Internationale »


 

2017, POUR SORTIR DE L’IMPASSE… LA RÉVOLUTION DU RETOUR AU RÉEL !

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

 

 

 

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De la Station F à la Station R . . . ! Réussite de la Résistance !!!

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De la Station F  à la Station R . . . !

 

 

     « The New France… »

 

« Station F… »

L’endroit « tendance » où Macron a fait fureur …à l’Américaine !

 

« Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien »

 

 

Une Française « qui n’est rien »

répond à Emmanuel Macron

Et de par le monde, il y a des « petits » peuples qui tentent de résister à la « mondialisation » impérialiste « à l’américaine… »

 

 

                        Il y en a même qui…  

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        RÉUSSISSENT !

Selon les autorités de la RPDC, le lancement, décidé et supervisé par le Maréchal Kim Jong-un, a permis à l’engin d’atteindre une altitude de 2 802 km. Il a volé sur une distance de 933 km, avant de tomber dans la mer de l’Est. Toujours selon les médias de la RPDC, la Corée du Nord, puissance nucléaire, serait désormais dotée d’ICBM lui permettant de « frapper tout endroit au monde« . 

Philippe Pons, auteur de l’ouvrage Corée du Nord, un Etat-guérilla en mutation, et correspondant au Japon pour Le Monde, parlait ainsi, en mai 2017 de ce qu’il intitule « la rationalité de Pyongyang » :

« Les programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ne sont plus une monnaie d’échange dans une négociation : ils relèvent d’une nécessité stratégique »

Selon Pons, la République de la Corée du Nord  »fait preuve de la même farouche indépendance (qu’autrefois) en défiant Washington autant que Pékin ». Depuis 2016, sa nucléarisation est une réalité irréversible qui se heurte à l’obsession américaine de la non-prolifération. Toujours d’après Pons, « les programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ne sont plus une monnaie d’échange dans une négociation : ils relèvent d’une nécessité stratégique. »

Sur le plan de sa politique interne, la population se désunirait rapidement si ses terribles conditions de vie ne trouvaient plus de raison dans le budget de la défense du pays. L’ennemi commun permet au pouvoir de se maintenir, la politique de dissuasion étant devenue une condition sine qua non de sa permanence. En outre, la stratégie de Kim Jong-Un vise dans une certaine mesure la normalisation de ses relations avec les Etats-Unis, dans le but de relancer sa croissance économique, ayant conscience que sa force nucléaire est peut-être à l’avenir ce que le pétrole est aux pays du Golfe.(EXTRAIT DU JDD…)

INTERVIEW : L’historienne Juliette Morillot analyse les enjeux du nouveau tir de missile balistique opéré ce mardi par la Corée du Nord…

Corée du Nord: «Ce tir de missile permet au régime de garantir son existence»

 

Propos recueillis par Anissa Boumediene, pour « 20 Minutes »

Publié le 04/07/17 à 19h35 — Mis à jour le 04/07/17 à 19h35

La Corée du Nord a affirmé ce mardi avoir testé avec succès un missile intercontinental, ce qui serait une avancée majeure dans ses efforts pour être en mesure de menacer les Etats-Unis du feu nucléaire. La Télévision centrale coréenne a indiqué que le projectile tiré ce mardi avait atteint une altitude de 2.802 km et volé sur une distance de 933 km.

Un essai dont le calendrier ne doit rien au hasard, puisqu’il intervient le jour de la fête de l’indépendance américaine, célébrée chaque 4 juillet outre-Atlantique. « Ce type n’a-t-il rien de mieux à faire de sa vie ? », a écrit un Donald Trump furieux sur Twitter au sujet du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

 

Le président américain a demandé à Pékin, principal soutien international de Pyongyang, de « mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes ». Pour Juliette Morillot, historienne spécialiste de la Corée du Nord et coauteure de La Corée du Nord en 100 questions (éd. Tallandier), ce tir nord-coréen « permet à Pyongyang de garantir son existence ».

Si la Corée du Nord dispose effectivement de missiles intercontinentaux, quel degré de menace cela représente-t-il ?

Si c’est avéré, c’est une nouvelle de grande importance : on parle de tirs capables de toucher l’Alaska. Il ne s’agit certes pas du cœur des Etats-Unis, mais symboliquement, le sol américain peut être atteint par Pyongyang. Et un tel tir, réalisé le jour de la fête de l’indépendance américaine, c’est très fort. C’est un message clair envoyé aux Etats-Unis.

Certains experts estiment que ce tir est raté et doutent de la capacité de Pyongyang à miniaturiser une tête nucléaire pour la monter sur un missile, ainsi que de sa maîtrise de la technologie de rentrée dans l’atmosphère. Mais ce qu’il faut y voir, c’est avant tout les progrès technologiques très réguliers accomplis par la Corée du Nord dans son programme nucléaire. Contrairement à son père, Kim Jong-un a mis en place une nouvelle politique dans le cadre de laquelle les ingénieurs nord-coréens sont encouragés à multiplier les essais nucléaires pour apprendre. Et on observe que depuis ce tournant fin 2011, cette nouvelle gestion du programme balistique de Pyongyang est efficace.

Faut-il y voir de la pure provocation de la part de Pyongyang ?

Il y a une part évidente de provocation, mais dans le même temps, la Corée du Nord se sent menacée par les Américains, et de fait, elle l’est. En atteste il y a quelques semaines l’annonce par Trump de l’envoi d’un porte-avions américain dans la zone. Kim Jong-un craint que Donald Trump, qui a 28.000 soldats américains postés sur le sol sud-coréen, ne décide d’envoyer ses troupes envahir la Corée du Nord. D’ailleurs, entre Donald Trump et Kim Jong-un, c’est bien Donald Trump qui est le plus imprévisible des deux. Les tensions ont d’ailleurs atteint un pic en début d’année lorsque Donald Trump s’est dit prêt à régler seul, et si besoin par la force, la question nord-coréenne.

La Corée du Nord, elle, reste sur sa position, inébranlable. Tandis que Trump a tout tenté avec la Chine, intermédiaire dans le dossier et alliée de Pyongyang, sans succès.

Que peut-il se passer désormais ?

Entre la « patience stratégique » de Barack Obama et les gesticulations de Donald Trump, on voit bien que les Américains ne parviennent pas à trouver le moyen de gérer le dossier nord-coréen.

Plusieurs scénarios sont à craindre : soit Trump réagit de manière intempestive, soit un dérapage – américain ou coréen — met le feu aux poudres. Ce sont des possibilités qu’il faut envisager. Mais si les Américains se lançaient dans la voie de frappes ciblées, les conséquences pourraient être cataclysmiques ! D’autant que la capitale sud-coréenne, Séoul, est très proche de la frontière avec la Corée du Nord et Kim Jong-un pourrait décider de frapper son voisin du Sud en représailles.

Comment éviter cela et tenter de mettre un terme à ce conflit ?

Il y a une multiplication des essais nucléaires nord-coréens depuis 2006, malgré l’interdiction par l’ONU de ses programmes nucléaire et balistique. Mais il ne fait absolument aucun doute que les sanctions décidées par l’ONU ne servent strictement à rien. Ce n’est pas non plus par la voie de la Chine qu’une solution sera trouvée : Pékin n’acceptera jamais des troupes étrangères à ses portes, c’est pourquoi elle n’est pas près de laisser tomber son allié nord-coréen. D’autant que la Chine ne souhaite pas que les deux Corées soient réunifiées.

Il y a toute une somme d’intérêts particuliers et contradictoires qui sont en jeu dans la balance : la Russie suit le dossier de près, tout comme la Chine, et les Etats-Unis ont besoin d’être présents dans la région.

Mais dans le même temps, la Corée du Sud, via son nouveau président Moon Jae-in, est pour sa part plus dans l’apaisement : elle souhaite ramener la Corée du Nord au dialogue, et cherche à relancer la diplomatie entre les deux Corées par différents biais, souhaitant même associer Pyongyang à l’organisation des JO d’hiver qui doivent se dérouler en Corée du Sud en 2018. Et surtout, il a gelé le déploiement du bouclier antimissile THAAD sur son sol, auquel les Américains sont pourtant si attachés.

Quelles sont les attentes véritables de Kim Jong-un ?

La Corée du Nord se sent menacée et aujourd’hui, Kim Jong-un a l’impression d’être comme David contre Goliath. Aux yeux des Nord-Coréens, le programme balistique est légitime et justifié dans le sens où, en tant que petit pays cerné de grandes puissances, il représente leur assurance-vie. Pour eux, seule l’arme nucléaire garantit leur existence. C’est également, selon eux, ce qui leur permet de montrer qu’ils sont capables de se défendre et de tenir la dragée haute à des puissances comme les Etats-Unis.

Ce que veut vraiment Kim Jong-un aujourd’hui, c’est signer un traité de paix sur la péninsule, obtenir un pacte de non-agression des Etats-Unis et la reconnaissance du régime nord-coréen par les Américains.

SOURCES:

http://www.20minutes.fr/monde/2099167-20170704-coree-nord-tir-missile-permet-regime-garantir-existence

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http://www.lejdd.fr/international/asie/mais-pourquoi-la-coree-du-nord-continue-de-tirer-des-missiles-balistiques-3380225

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/07/04/la-coree-du-nord-a-tire-un-nouveau-missile-balistique_5155093_3216.html

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Pour plus d’info sur le conflit USA/RPDC, voir la première version de

De la Station F à la Station R…

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/07/04/de-la-station-f-a-la-station-r/

sur SOLYDAIRINFO, avec de nombreux liens sur l’historique et la situation actuelle.

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« Nous ne sommes rien, Soyons tout ! »
Eugène Pottier
« L’Internationale »

 

 

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De la Station F à la Station R…

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AFP, publié le mardi 04 juillet 2017 à 04h04

La Corée du Nord a tiré mardi un missile balistique qui est tombé en mer du Japon, a annoncé l’armée sud-coréenne.

Ce « missile balistique non identifié » a été lancé depuis un site proche de Banghyon, dans le Pyongan du Nord, une province de l’ouest de la Corée du Nord, a indiqué l’armée sud-coréenne dans un communiqué. Le missile est tombé dans la mer Orientale, appellation coréenne de la mer du Japon, selon le communiqué.

L’engin pourrait être tombé dans la zone économique exclusive nippone, soit à moins de 200 miles nautiques des côtes du Japon, selon un porte-parole du ministère japonais de la Défense auprès de l’AFP.

Ce tir est intervenu le jour même de la fête nationale américaine et quelques jours à peine après la rencontre vendredi entre le président américain Donald Trump et le nouveau chef de l’Etat sud-coréen, Moon Jae-In, lors de laquelle les deux hommes ont notamment évoqué la menace nord-coréenne.

Au cours de ses entretiens à Washington avec le président sud-coréen, M. Trump a appelé à « une réaction déterminée » face au régime nord-coréen. « L’époque de la patience stratégique avec le régime nord-coréen a échoué. Honnêtement, la patience est terminée », a déclaré M. Trump.

Le régime de Pyongyang a déjà effectué plusieurs tirs de missile depuis l’élection de Moon Jae-In à Séoul en mai, alors même que le nouveau président sud-coréen a répété à plusieurs reprises son intention de reprendre le dialogue avec son voisin du nord.

Le dernier test de missile nord-coréen remontait au 8 juin, avec un missile de croisière sol-mer. Depuis l’élection de Moon Jae-In, le régime de Pyongyang avait également mené trois autres tirs de missiles balistiques et un essai de missile sol-air.

Autour du 22 juin(***), la Corée du Nord aurait également testé un petit moteur de fusée, selon « 38 North », un site de surveillance. Un responsable américain a suggéré qu’il pourrait s’agir d’une étape du développement d’un missile balistique intercontinental .

 

https://actu.orange.fr/monde/la-coree-du-nord-a-tire-un-missile-balistique-CNT000000KBF0E.html

 

(***)  AFP, publié le vendredi 23 juin 2017 à 11h53

La Corée du Nord a procédé à l’essai d’un moteur de fusée qui pourrait être adapté à un missile balistique intercontinental (ICBM), a indiqué jeudi à l’AFP un responsable américain, à quelques jours du voyage aux États-Unis du président sud-coréen.

Moon Jae-In, qui a pris ses fonctions le mois dernier, se rend la semaine prochaine à Washington où il rencontrera pour la première fois son homologue américain Donald Trump, au moment où la tension monte sur la péninsule divisée. 

« Un moteur de fusée a été testé aujourd’hui », a déclaré le responsable américain sous couvert d’anonymat, sans fournir de détails. 

Le politologue Yoo Ho-Yeol, professeur à l’Université de Corée, a estimé que cet essai était « une provocation calibrée avec soin avant le sommet » entre les deux présidents.

Pyongyang va suivre de près cette rencontre pour tenter de percer les intentions de Séoul et Washington quant à la poursuite des programmes balistique et nucléaire interdits de la Corée du Nord.

« Le Nord renforce ses capacités de missiles depuis des décennies. Le consensus général entre les experts est que si on ne l’en empêche pas, le Nord aura des ICBM dans un avenir proche », a dit M. Yoo.

Mercredi, à Washington, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson avait demandé au cours d’une rencontre avec son homologue chinois que la Chine, le seul allié de la Corée du Nord, exerce davantage de pression sur Pyongyang pour mettre fin à ses programmes nucléaire et balistique. 

 

Le chef de la diplomatie américaine a qualifié la Corée du Nord de « menace sécuritaire de premier ordre » pour les États-Unis et insisté sur la responsabilité de la Chine « d’exercer une pression économique et diplomatique beaucoup plus importante sur le régime (nord-coréen), si elle veut éviter une nouvelle escalade dans la région ». 

Le président américain Donald Trump a fait de la menace nucléaire nord-coréenne sa priorité numéro un en matière de politique étrangère. 

« Nous regardons attentivement les actions de la Corée du Nord. Mais nous ne ferons pas de commentaires sur les renseignements » que nous avons, a réagi le commandant de la marine américaine, Gary Ross, dans un courrier électronique, en réponse à une demande de commentaire sur ce test d’un nouveau moteur. 

De son côté, Moon Jae-In a assisté à l’essai d’un missile de fabrication sud-coréenne dont la portée est de 800 km.

La présidence sud-coréenne a affirmé que ce tir était un avertissement en réponse aux multiples essais balistiques de la Corée du Nord ces derniers mois.

Le dernier essai nord-coréen d’un moteur de fusée remontait vraisemblablement à mars, au moment où le nouveau secrétaire d’État américain était en Chine, après être passé par le Japon et la Corée du Sud.

Les moteurs pour fusées peuvent facilement être adaptés pour propulser des missiles. De nombreux observateurs pensent d’ailleurs que le programme nord-coréen en matière de lanceurs de satellites n’est qu’une feuille de vigne cachant la réalité, c’est-à-dire les tests dans le domaine militaire.

Le Rodong Sinmun, organe officiel du parti unique au pouvoir à Pyongyang, avait affirmé fin mai que la Corée du Nord était prête à tirer des ICBM « n’importe où, n’importe quand, sur ordre du commandant suprême » Kim Jong-Un.

https://actu.orange.fr/monde/la-coree-du-nord-a-teste-un-nouveau-moteur-pour-ses-missiles-CNT000000K9cLZ.html

 

 

« Nous ne sommes rien,

Soyons tout! »

Eugène Pottier

L’Internationale

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A relire sur SOLYDAIRINFO:

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Agression US en Corée :

le point de la situation actuelle

A NOTER, AVEC CET ARTICLE, DE NOMBREUX LIENS SUR L’HISTOIRE ET L’ACTU DE LA RPDC !!

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https://solydairinfo.wordpress.com/2017/04/18/agression-us-en-coree-le-point-de-la-situation-actuelle/

 

 

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Rwanda : « Génocide » et/ou massacre néocolonial ?

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Rwanda:

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« Génocide »

et/ou massacre néocolonial ?

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Il est clair pour nous que l’intérêt de republier (Sur TML, NDLR) les articles récents de « France Info » sur les massacres de 1994 au Rwanda réside dans la dénonciation de l’impérialisme, du néocolonialisme et de la « Françafrique » en particulier, puisque c’est son implication qui est ici directement mise en cause.

Rwanda: 1 Million de petits Grégory ?

Mais d’une manière plus générale, l’« exemplarité » particulièrement morbide de ce cas est fondamentalement utile, donc, pour dénoncer l’impérialisme et ses ravages, quelques soient l’époque, le lieu, et les puissances impérialistes impliquées.

Dans le cas du Rwanda il peut à la limite paraître douteux de parler de « génocide », dans la mesure où cela renvoie à une notion de conflit interethnique auquel les puissances étrangères seraient donc précisément « étrangères », c’est à dire dégagée de toute responsabilité, in fine. Dans le cas du « génocide » rwandais la responsabilité de la France, malgré l’évidence aujourd’hui pratiquement étable, n’a jamais été mise en cause à ce titre précis, même en rôle de complicité.

De plus, si l’on se rapporte à l’étude des origines supposées « ethniques » du conflit, simplement en se référant à l’étude Wikipédia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Rwanda , on constate que la différenciation « Hutu/Tutsi » semble plus tenir à des normes de catégories socio-professionnelles, assez semblables à celles des « castes » indiennes, avec, en prime, le même style de hiérarchisation féodale, plutôt qu’à des origines ethniques réellement différentes.

Le fait est que cette « différenciation » a été depuis très longtemps instrumentalisée par les différentes puissances coloniales et néocoloniales qui se disputent les richesses économiques et les ressources minières de cette région d’Afrique.

Là est la vraie cause du malheur de ce peuple, comme de tant d’autres et la dure réalité c’est que des centaines de milliers de personnes, et probablement largement plus d’un million, au cours des conflits qui ont ensanglanté ce pays et ses voisins, ont été massacrées et continuent de l’être en « périphérie » du Rwanda, au profit des impérialistes qui manipulent les belligérants, sur le terrain.

L’épisode particulièrement extrême du « génocide » de 1994 n’est que la partie apparente de ces conflits, et sert en partie, à travers une indignation pseudo-humaniste, à en masquer la réalité permanente, celle du néocolonialisme et de l’impérialisme, qu’il soit français ou autre.

L’ambiguité de cette démarche « humaniste » cautionnée par l’ONU, est pourtant rendue flagrante par la définition même du concept « officiel », selon l’ONU, de « génocide » :

Convention-ONU-genocide_ DEFINITION 1948     (doc PDF)

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Définition reprise mot pour mot, dans sa partie essentielle, par notre « Larousse » national… :

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/g%C3%A9nocide/36589

Crime contre l’humanité tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux ; sont qualifiés de génocide les atteintes volontaires à la vie, à l’intégrité physique ou psychique, la soumission à des conditions d’existence mettant en péril la vie du groupe, les entraves aux naissances et les transferts forcés d’enfants qui visent à un tel but.”

Comme on peut le constater, si l’on reprend l’histoire réelle du Rwanda, même selon Wikipédia, aucun des critères ci-dessus : « Nation, ethnie, race, religion », ne s’applique à la situation rwandaise !

Reste : l’impérialisme !!!

Même « France Info », où nous avons puisé nos infos les plus récentes sur le sujet, semble capable d’une approche plus « dialectique » de la notion de « génocide » :

http://www.francetvinfo.fr/politique/un-genocide-c-est-quoi_42483.html

Cela reste d’autant plus flagrant, dans le cas du Rwanda, que l’étude récente qui à fait « remonter » le million de cadavres des victimes de la Françafrique à la surface de l’actu portait précisément non seulement sur le cas de la période du « génocide », mais sur l’histoire plus complète des ravages de la Françafrique dans cette région du monde. C’est ce qui ressort d’un passionnant article récemment paru sur « Le Monde Diplo », et que nous republions donc ici, à la suite…

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La France accusée d’avoir réarmé

les génocidaires rwandais

in « Le Monde Diplo »

https://blog.mondediplo.net/2017-06-30-La-France-accusee-d-avoir-rearme-les-genocidaires

par Sabine Cessou, 30 juin 2017

C’est une bombe qu’a lancée le dernier numéro de la revue XXI, paru le 28 juin, avec son enquête sur les crimes commis par la France en Afrique. Au sommaire, la revue revient sur trois exemples. Tout d’abord, le massacre commis au camp de Thiaroye au Sénégal en 1944 à l’encontre de « tirailleurs », et qui a fait l’objet en 1988 d’un film du réalisateur sénégalais Ousmane Sembène, interdit en France pendant dix ans. Ensuite, l’agenda caché de la France, qui a poussé en vain à une sécession d’une partie du Nigeria, sous couvert de mission humanitaire au Biafra. Et puis son rôle en 1994 au Rwanda, qu’on savait déjà plus que problématique, mais qui s’avère carrément scandaleux et criminel.

« Réarmez-les ! »

Patrick de Saint-Exupéry, ancien reporter au Figaro et fondateur de la revue XXI, jette un nouveau pavé dans la mare. Le journaliste est réputé pour ses enquêtes sur le rôle de la France au Rwanda, un pays qu’il a couvert et sillonné durant le génocide des Tutsis — entre 800 000 et 1 million de morts entre avril et juin 1994.

Auteur en 2004 du livre L’inavouable : la France au Rwanda, il s’est intéressé à la déclassification annoncée en avril 2014 par François Hollande des archives de la France sur cette période très trouble de son histoire post-coloniale. Et s’est rendu compte qu’on avait, parmi les 83 documents rendus publics dans la foulée, nombre d’éléments « sans intérêt », comme le menu d’un déjeuner offert par l’Élysée à Juvénal Habyarimana, président du Rwanda d’avant le génocide. Comment l’expliquer ?

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« Réarmez-les ! » — Illustration de Miles Hyman

Récit de Patrick de Saint-Exupéry, XXI, n° 39 (automne 2017)

Au fil du temps, la réponse parvient aux oreilles du journaliste. Il apprend qu’en 2014, deux hauts fonctionnaires français sont allés trier les archives à déclassifier, y ouvrant « une boîte de Pandore bien vite refermée ». Comme l’a expliqué Patrick de Saint-Exupéry devant une salle bondée, lors de la présentation du numéro 39 de la revue XXI à Paris, le 27 juin dernier : « Ils vont en parler dans un cercle restreint, où ils se soulagent du poids du secret ». L’un de ces deux hauts fonctionnaires a trouvé un ordre de « réarmer » les génocidaires en fuite. Il est tombé sur les documents qui font état des droits de retrait formulés par des soldats français qui ne veulent pas obéir. « L’ordre est confirmé », lit-il sur une note au-dessus de la signature HV. Les initiales de Hubert Védrine, alors secrétaire général de l’Élysée. Conclusion sans appel de Patrick de Saint-Exupéry sur l’impossible reconnaissance de son rôle au Rwanda par la France officielle, de droite comme de gauche, puisque le gouvernement de l’époque était de cohabitation : « L’histoire du Rwanda interpelle le politique au premier chef, avec cette politique secrète et qui le reste. Le problème de fond que pose le Rwanda est celui-ci : l’Élysée a compromis l’armée française et entaché l’honneur du pays. »

« Une connerie sans nom »

Le témoignage de l’ancien officier de l’armée de terre française Guillaume Ancel, présent aux côtés de Patrick de Saint-Exupéry le 27 juin au siège des éditions des Arènes, a corroboré les révélations de la revue XXI. Ancien de l’opération Turquoise (22 juin-21 août 1994), puis de l’intervention française à Sarajevo en 1995, Il le dit sans prendre de gants :

« On part en juin avec la légion étrangère et du matériel pour faire des frappes aériennes, pour une opération humanitaire au Rwanda. En fait, l’ordre est de remettre au pouvoir le gouvernement que nous avons toujours soutenu. Un scénario classique dans la Françafrique. Ce n’est pas la peine d’avoir fait Saint-Cyr, à notre arrivée au Rwanda, pour comprendre que ces gens commettent des crimes de masse. Lorsque l’opération créée une “zone humanitaire sûre” pour permettre aux génocidaires de passer vers le Zaïre voisin, on est très mal à l’aise. On assiste au passage de membres du gouvernement rwandais qui ont du sang jusqu’au cou, avec pour ordre de leur demander : “S’il vous plaît, ne restez pas dans la zone humanitaire”. On est informés. Le sommet de l’État est informé. Une note de la DGSE [du 4 mai 1994] a alerté sur le fait qu’on sera plus tard accusés de complicité. Emblématique de cette politique, ce qui se passe à Biserero, où la mission est de stopper le Front patriotique rwandais (FPR) avec interdiction de s’occuper des rescapés. Des soldats ont désobéi pour retourner à Biserero. »

Plus tard, au cours de la deuxième quinzaine de juillet 1994, alors que le FPR a mis fin au génocide et pris le contrôle de Kigali (1), sur la base militaire de Cyangugu, dans le sud du Rwanda, Guillaume Ancel assiste au départ d’un convoi français d’armes à destination des camps de réfugiés rwandais au Zaïre, lesquels comprennent bon nombre de génocidaires en fuite. Un convoi qui s’ébranle deux mois après l’embargo voté par les Nations unies sur les livraisons d’armes au Rwanda. Ordre lui est donné de détourner l’attention des journalistes présents pendant que dix camions chargés d’armes — « non pas confisquées mais livrées par conteneurs sans doute durant le génocide », précise l’ex-capitaine — quittent la base.

« Le briefing du soir à Cyangugu a été sanglant, raconte Guillaume Ancel. Je demande des explications sur les camions. Le commandant essaie de me dire qu’on livre des armes aux forces débandées au Zaïre pour qu’elles soit “moins dangereuses” pour nous. La directive vient du sommet de l’État. C’est avec de tels prétextes qu’on a justifié cette connerie sans nom, qui a consisté à militariser les camps de réfugiés. Le nouveau gouvernement rwandais va alors se battre contre eux en ensanglantant tout l’Est zaïrois. Quel esprit malade peut-il défendre une telle décision dans une démocratie ? »

Un passé qui incrimine des personnalités politiques encore actives

Lire aussi Colette Braeckman, « Rwanda, retour sur un aveuglement international », Le Monde diplomatique, mars 2004. « La version officielle sur les évènements tragiques de Sarajevo et du Rwanda est une fable, dénonce Guillaume Ancel. Quel système de contrôle démocratique a-t-on sur la réalité de nos interventions militaires faites au nom de la France ? » Cet ancien officier qui tient un blog intitulé « Ne pas subir » , a déjà publié un roman sur ce dont il a été témoin au Rwanda (2). Et dénoncé l’incurie des politiques français à Sarajevo (3), qui ont là encore placé l’armée dans une position intenable — puisqu’elle avait ordre de protéger des civils sans s’en prendre aux agresseurs serbes de la ville bosniaque.

Guillaume Ancel défend aussi des valeurs. Et non simplement l’entre-soi de ces élites françaises peu enclines à faire leur examen de conscience quant à leurs erreurs de lecture récurrentes sur les situations politiques africaines. Lesquelles sont encore nombreuses aujourd’hui, notamment au Burundi voisin. Il élude la question des pressions qu’il peut subir, pour qu’il se taise enfin, comme les autres. « Quand on cessera de faire pression sur moi, je cesserai d’écrire », lance-t-il. Heureusement pour ses concitoyens, il est loin d’avoir fini, puisqu’il planche aujourd’hui sur un nouvel ouvrage sur le rôle de la France au Rwanda, à paraître.

Sabine Cessou

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14 Juillet 2017 – Geste indécent!

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Compte tenu de l’augmentation des violences guerrières sur la planète et des agressions contre les peuples dans lesquelles les deux nations, France et USA, sont impliquées, nous considérons que l’invitation du Président Macron au Président Trump pour le 14 Juillet 2017 est un geste indécent et inapproprié.

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PARIS (Reuters) – Donald Trump a accepté l’invitation d’Emmanuel Macron d’assister au défilé du 14 juillet à Paris à l’occasion du centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, ont annoncé mercredi l’Elysée et la Maison blanche.

« A cette occasion, des soldats américains participeront à ce défilé aux côtés de leurs camarades français », a indiqué la présidence française dans un communiqué.

Le président américain, dont ce sera la première visite à Paris depuis son arrivée au pouvoir en janvier, a « hâte de réaffirmer les solides liens d’amitié entre la France et les Etats-Unis », a fait savoir la Maison Blanche.

Les deux dirigeants, dont les pays sont engagés dans la lutte contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak, renforceront à cette occasion « leur coopération déjà forte en matière de lutte contre le terrorisme et leur partenariat économique et aborderont de nombreuses autres questions d’intérêt mutuel ».

La question de la Syrie devrait notamment être abordée dans le cadre de ce déplacement, après les menaces de représailles brandies cette semaine par Washington et Paris contre le régime de Damas en cas de nouvelle attaque chimique.

Lors de leur entretien téléphonique mardi, les deux dirigeants ont évoqué notamment leurs « désaccords » sur la question du climat, un sujet dont Emmanuel Macron a fait une de ses priorités et qui devrait également être évoqué lors de leur rencontre à Paris, selon l’Elysée.

Avant le 14 juillet, Emmanuel Macron et Donald Trump, qui se sont rencontrés pour la première fois fin mai en marge du sommet de l’Otan à Bruxelles, s’entretiendront une nouvelle fois en bilatérale lors du sommet du G20 qui se tient les 7 et 8 juillet à Hambourg, en Allemagne.

« Au-delà des divergences sur certain dossiers comme le climat », la venue de Donald Trump à Paris « démontre la force et les liens de notre relation transatlantique et les convergences sur des dossiers comme la lutte anti-terroriste et notre engagement commun sur les théâtres de guerre », souligne une source diplomatique française.

Emmanuel Macron, qui accueillera le 13 juillet au soir à Paris son homologue qui sera accompagné de son épouse Melania, se rendra après le défilé sur les Champs-Elysées à Nice pour rendre hommage aux victimes de l’attentat du 14 Juillet 2016 qui avait fait 86 morts sur la promenade des Anglais.

Selon son entourage, il est « peu probable » que le chef de l’Etat se prête au jeu de la traditionnelle interview du 14-Juillet, contrairement à ses prédécesseurs. 

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PAS DE TRUMP AU ROYAUME-UNI

L’invitation lancée par la France au président américain a été dénoncée mercredi matin par le chef de file de La France insoumise et ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon.

« Je le déplore », a dit le député sur Europe 1. « M. Trump n’est pas le bienvenu à la fête du 14 juillet. La fête du 14 juillet est celle de la liberté des Français, M. Trump représente l’Otan et l’asservissement de notre nation à une coalition internationale dans laquelle elle ne joue aucun rôle. »

« M. Trump est un violent, il n’a rien à faire là », a-t-il ajouté.

Avant le G20, Donald Trump a prévu de se rendre en visite officielle en Pologne, afin, selon la Maison Blanche, de « réaffirmer l’engagement sans faille des Etats-Unis envers l’un de ses plus proches alliés ».

Le président américain ne devrait en revanche pas se rendre en Grande-Bretagne où sa venue fait polémique après sa passe d’armes avec le maire de Londres Sadiq Khan, consécutive aux attentats qui ont secoué la capitale britannique.

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Depuis le début de l’année, plus de deux millions de Britanniques ont signé une pétition demandant à ce que la visite du président américain ne soit pas traitée comme une visite officielle.

Début juin, le maire de Londres a estimé que l’invitation pour une visite d’Etat était « prématurée », ces visites étant selon lui destinées « à des dirigeants internationaux qui se sont distingués ».

La reine Elizabeth, qui avait invité en janvier le nouveau président américain à se rendre cette année en Grande-Bretagne, n’en a plus fait mention lors de son discours devant le Parlement le 21 juin dernier. Elle a en revanche évoqué la visite du couple royal espagnol pour le mois de juillet.

(Marine Pennetier, avec Elizabeth Pineau et John Irish à Paris et Steve Holland à Washington, édité par Yves Clarisse)

SOURCE:

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19J25X-OFRTP?sp=true

PÉTITION

14 JUILLET 2017 –

NON à l’invitation inappropriée!

 

http://www.mesopinions.com/petition/politique/14-juillet-2017-invitation-inappropriee/31292

 

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Républiques Populaires: vers la reconnaissance…!

 

Ouverture d’un centre représentatif en France et « reconnaissance » officieuse en Crimée – Le statut de la RPD et de la RPL évolue

 

Suite à l’ouverture de centre représentatifs en Italie, en République Tchèque, en Grèce et en Finlande, la France est désormais le cinquième pays européen à avoir ouvert un centre représentatif de la République Populaire de Donetsk (RPD).

L’annonce a été faite aujourd’hui par le ministère des Affaires étrangères de la RPD lors de la visite d’une délégation française à laquelle participent les personnes qui ont lancé cette initiative en France. Le centre ouvrira ses portes bientôt dans la ville de Marseille.

Cette annonce est tout un symbole de par le statut de garant des accords de Minsk qu’a la France. Le but de ce consulat officieux est de renforcer les liens informationnels, culturels et économiques entre les deux républiques.

Ce centre représentatif sera présidé par le conseiller municipal et président du centre national des entrepreneurs privés du département des Bouches-du-Rhône, Hubert Fayard.

«  La première étape était d’annoncer que notre centre a été officiellement enregistré le 18 juin, et une déclaration correspondante sera publiée au journal officiel. La deuxième est notre arrivée ici. La troisième étape aura lieu en France. Nous voulons que la voix de la RPD soit entendue en France  », a-t-il déclaré.

L’ouverture de ce centre et la venue de politiciens français est une très bonne nouvelle pour la République Populaire de Donetsk, lui permettant ainsi, comme la Crimée, de montrer directement aux décideurs politiques français la réalité du terrain, très éloignée de la propagande dont ils sont gavés par les grands médias.

Cela permettra aussi une meilleure circulation de l’information à destination du peuple français, et permet de donner une plus grande visibilité internationale à la république.

À cette première bonne nouvelle, est venue s’en ajouter une autre de la fédération de Russie, et plus particulièrement de la péninsule de Crimée.

Lors d’une cérémonie au centre international pour enfants Artek, à laquelle Vladimir Poutine a participé, des délégations étrangères ont défilé drapeau en main.

De manière surprenante, alors que la Russie ne reconnaît toujours pas officiellement la RPD et la RPL, deux délégations représentaient les républiques ont été appelées comme délégations venant de « pays étrangers » avec leurs drapeaux au même titre que l’Italie, la France, l’Australie ou l’Ukraine, mettant ainsi les deux républiques du Donbass au même niveau que des pays reconnus par la communauté internationale !!!

 

Si cela n’a rien d’une reconnaissance officielle, le fait que ces deux délégations aient été mises sur le même pied que des pays comme la France, en présence de Vladimir Poutine, est tout un symbole. C’est un signal clair que la Russie n’a pas l’intention d’abandonner le Donbass, et que si actuellement la Russie ne peut pas reconnaître officiellement les deux républiques populaires, ce statut n’a rien d’immuable.

Nul doute que cette pique de la république autonome de Crimée va déclencher l’ire de Kiev, qui est déjà en train de faire une crise d’hystérie concernant le projet Nord Stream 2.

Pourtant, comme l’a souligné récemment Denis Pouchiline, si la RPD et la RPL s’éloignent de l’Ukraine c’est avant tout de la faute des autorités ukrainiennes qui sabotent totalement la mise en œuvre des accords de Minsk, et qui appellent de plus en plus ouvertement à appliquer la solution Croate dans le Donbass (c’est-à-dire pratiquer une purification ethnique).

Irrémédiablement les deux républiques populaires se séparent de l’Ukraine et prennent leur envol. Ces événements des deux derniers jours montrent que rien n’est immuable, et que la reconnaissance officielle des deux républiques n’est pas si impossible qu’elle pouvait le paraître trois ans en arrière.

Il est temps que la communauté internationale arrête de se voiler la face et accepte de reconnaître l’état de fait issu de la volonté populaire, dans le Donbass comme en Crimée. Le seul moyen pour mettre fin au bain de sang qui ravage la RPD et la RPL depuis trois ans.

Christelle Néant

 

 

Source:

https://dnipress.com/fr/posts/ouverture-dun-centre-representatif-en-france-et-reconnaissance-officieuse-en-crimee-le-statut-de-la-rpd-et-de-la-rpl-evolue/

 

 

 

LUTTES SOCIALES: Une victoire de la solidarité ouvrière!

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Victoires des Grévistes de la clinique du val d’ouest : « Cette fois, on a eu des vraies avancées. Mais on ne lui a pas laissé le choix ! »

Publié le 23 juin 2017 | Mise à jour le 27 juin

Ce jeudi 22 juin, à 8h30, les patients et personnel hospitalier de la clinique du Val d’Ouest ont entendu les casseroles, trompette, slogans et chansons des agents de service hospitalier en grève. Elles n’ont rien lâché jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

« Cette fois, on a eu des vraies avancées. Mais on le lui a pas laissé le choix ! »

se félicite Marie sur le parvis de la clinique de retour des négociations. Depuis Février 2017, la société SAMSIC propreté, à laquelle la clinique sous-traite le nettoyage, a drastiquement réduit les effectifs et les conditions de travail ne cessent de se dégrader. Surcharge de travail, classification en dessous du niveau conventionnel, cumul illégal de CDD produits d’entretien insuffisants, vol de primes d’expérience, abus de pouvoir de la responsable…

Syndiquées à la CNT Solidarité Ouvrière, les salariées excédées ont décidé de balayer ces abus. Ce jeudi matin, elles étaient 12 grévistes à taper sur des casseroles, scander leurs revendications et parler aux patients. Des militants et de nombreuses personnes du personnel de la clinique sont également venus les soutenir sur leur piquet de grève, découvrant avec ahurissement les conditions de travail auxquelles elles faisaient face : « C’est scandaleux de laisser travailler ces femmes dans ces conditions » s’insurge la directrice des soins. Après quelques heures, une délégation est reçue par la direction de SAMSIC. Des avancées qui s’avèrent finalement insuffisantes aux yeux des grévistes qui décident en fin de matinée de poursuivre le mouvement.

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La direction de la clinique, le commissaire de police, les journalistes se mettent alors tous à exiger de SAMSIC la réouverture des négociations. Les 12 grévistes décident de rejoindre leur employeur où les attendent les 4 délégués CGT de SAMSIC qui assurent les représenter. « Nous sommes là pour garantir l’intérêt de l’entreprise et des salariés », explique la déléguée CGT. C’est uniquement de l’intérêt des salariés qu’il s’agit ici et les filles souhaitent porter elles-mêmes leurs demandes « on se représente nous-mêmes ! » scande Bahidja. Après un deuxième round de négociations musclées, l’entreprise cède :

-  Requalification en AQS2 pour toutes (augmentation de 35€/mois) et CE pour les référentes (augmentation de 150€/mois)
-  Renforcement des effectifs dès la semaine suivante et réorganisation à une personne par service en septembre
-  Passage des CDD en CDI
-  Mise à disposition d’un local fermé et d’un cahier des besoins pour les produits et matériel
-  Mise en place de fiches de poste et de protocoles
-  Arrêt de l’abattement de 10% sur les cotisations sociales
-  Organisation d’une réunion avec leur responsable pour mettre fin à l’abus de pouvoir

Les filles, satisfaites, décident de lever le piquet de grève dans l’après-midi. Une seule de leur revendication n’a pas obtenu de réponse définitive : l’obtention d’une prime de panier. La direction doit revenir vers elles la semaine prochaine après quoi une réunion sera organisée pour décider de la suite du mouvement.

Merci à tous pour votre soutien et bravo à elles !

 

Source:

https://rebellyon.info/Victoires-des-Grevistes-de-la-clinique-du-17991