Manifestation défense des retraites à Lyon, le 28 septembre 2017 à 14h de la Place de la Comédie

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Gel des pensions, hausse de la CSG, les retraités disent non !

Manifestation le 28 septembre 2017

à 14h de la Place de la Comédie en direction de la préfecture.

Posted by CGT du Rhône on Sep 27, 2017 |

Hausse de la CSG pour les « retraités les plus aisés » selon E. Macron :

La hausse de la CSG de 1,7 point s’appliquera à la CSG calculée au taux de 6,6 %, qui devrait passer à 8,3 %. Elle va donc frapper les retraités ayant un revenu fiscal de plus de 1 200 € (1 838 € pour un couple marié ou pacsé) par mois, soit 60 % des retraités dans notre pays, plus de 10 millions. Peut-on considérer qu’à partir de 1 200 € par mois on est un retraité aisé ? ! 1 200 € c’est 200 € au dessus du seuil de pauvreté.

Les privilégiés dont il ne parle pas :

Les entreprises du CAC 40 ont enregistré des profits exceptionnels depuis le début de l’année 2017, ils ont grimpé quatre fois plus vite que leurs chiffres d’affaires : 52 milliards de profits au premier semestre, un nouveau record ! Ainsi le président propose de réduire le pouvoir d’achat des retraités au nom du partage des efforts, de réduire l’aide au logement et il accorde des réductions d’impôts de 3 milliards aux plus riches alors que ces véritables privilégiés n’ont jamais autant gagné d’argent.

Le 28 septembre disons tous ensemble non à la hausse de la CSG, non à la mise en concurrence des retraités, des salariés et des jeunes, oui à la revalorisation de nos pensions au 1er octobre et à son indexation sur l’évolution des salaires

Tract : tract action 28 septembre version lyon

 

 

 

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Lidl du Rousset : Plus de deux ans après le suicide de Yannick, le combat continue !

Entrepôts Lidl du Rousset :

Plus de deux ans après

le suicide de Yannick,

le combat continue !

 

 

A propos de cette affaire, nous venions juste de republier,

sur SOLYDAIRINFO:

https://solydairinfo.wordpress.com/2017/08/24/la-loi-du-marche-impitoyable-en-realite-republication/

l’étude que nous avions faite, deux ans plus tôt, sur le problème du suicide au travail, et précisément suite au suicide de Yannick, dans les entrepôts LIDL du Rousset.

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EXTRAITS DE PRESSE:

 

Harcèlement au travail: Le management de Lidl a-t-il provoqué le suicide d’un salarié?

C’est ce qu’a conclu l’inspection du travail. Le magazine «Cash Investigation» d’Elise Lucet, sur France 2, se penche sur cette affaire ce mardi soir… ( NDLR : 26/09/2017 – Cette émission a battu un record d’audience – Voir plus loin )

C’était le papa d’un enfant de 3 ans. Le 29 mai 2015, Yannick Sansonetti, 33 ans, s’est suicidé dans un petit local du magasin Lidl du Rousset, dans les Bouches-du-Rhône. Ce technicien de maintenance sécurité entrepôt travaillait pour le magasin discount depuis 2009. Selon La Provence, l’enquête de l’inspection du travail a mis en avant « des agissements répétés de harcèlement moral » à son encontre, « entre le mois de janvier 2014 et le 29 mai 2015 ».

« Propos dénigrants », « surcharge de travail »

L’inspection du travail cite, selon le quotidien régional, « une organisation du service favorisant la surcharge de travail », « des ordres inatteignables », des « propos dénigrants » ou des menaces « sur son avenir professionnel. » Des faits similaires avaient déjà été dénoncés par le rapport d’un cabinet de conseil mandaté par le CHSCT (Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail).

http://www.20minutes.fr/marseille/2139247-20170926-harcelement-travail-management-lidl-provoque-suicide-salarie

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Les salariés de l’entrepôt, épinglé dans un reportage de « Cash Investigation », se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail. 

Des salariés d’un entrepôt de Lidl, distributeur épinglé dans un reportage de Cash Investigation mardi, étaient en grève mercredi pour dénoncer leurs conditions de travail et le licenciement, selon eux abusif, de l’un de leurs collègues, selon des sources syndicales.

Environ 50 salariés en grève. Le mouvement de grève au Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, qui a débuté mardi, doit durer au moins jusqu’à jeudi matin, a précisé Christophe Polichetti, délégué syndical et secrétaire général de la CGT Lidl Provence-Alpes-Côte d’Azur. Aucun camion ne sort de l’entrepôt, qui emploie environ 150 salariés, depuis mercredi matin, et les magasins de la région pourraient connaître des problèmes d’approvisionnement en produits frais et en fruits et légumes, a-t-il affirmé. Environ 50 salariés sont en grève, selon lui. Contactée par l’AFP, la direction de Lidl n’a pas réagi dans l’immédiat.

 

« J’aimerais envoyer des fleurs à la journaliste ». Au Rousset, les salariés réclament « un changement des pratiques de management », l’arrêt « des menaces et des grossièretés » de la part de l’encadrement, et des avancées sur la façon dont sont décidés les plannings, a notamment détaillé le syndicaliste. Il explique avoir été « soulagé » de voir les conditions de travail dans l’entreprise rendues publiques par le reportage diffusé sur France 2 : « j’aimerais envoyer des fleurs » à la journaliste Sophie Le Gall qui l’a réalisé. 

Le reportage, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointait en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, chez Free/Iliad et Lidl, entreprise allemande. L’émission a établi son record d’audience historique avec ce sujet.

Les syndicats dénoncent des « abus de pouvoir ». Les syndicats du Rousset (CGT, CFDT, UNSA et Sud) réclament par ailleurs la réintégration d’un collègue, licencié selon eux pour « faute grave » après avoir quitté son poste 17 minutes avant l’heure. « Il avait prévenu ses supérieurs et on lui reproche d’avoir prêté son badge à un intérimaire, qui sans cela, ne pouvait pas aller travailler », a relaté Christophe Polichetti. « C’est une sanction complètement disproportionnée », ajoute le représentant du syndicat UNSA, Frédéric Blanc, qui dénonce les « abus de pouvoir » dans l’entreprise. « J’invite la ministre du Travail à venir nous voir, pour lui expliquer la réalité de comment ça fonctionne », ajoute-t-il.

 

http://www.europe1.fr/societe/un-entrepot-de-lidl-dans-le-sud-est-perturbe-par-une-greve-3447971

 

 

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Chez Lidl on les appelle les préparateurs de commandes. Ce sont les fourmis industrieuses et invisibles du grand public à l’oeuvre dans les centres névralgiques de l’enseigne allemande de grande distribution : les entrepôts régionaux, qui irriguent ensuite les différents magasins de la chaîne. Celui de la zone industrielle de Rousset, près d’Aix-en-Provence, a ouvert l’hiver dernier et dessert les supermarchés des Alpes-de-Haute-Provence, Vaucluse, Hautes-Alpes et Bouches-du-Rhône.

43 000 m² de bâtiment, quelque deux cents salariés, 1 500 palettes de produits secs, frais ou surgelés qui entrent et sortent de l’entrepôt chaque jour. Dès 5 h du matin, le ballet des camions commence le long des quais de chargement-déchargement. À l’intérieur, les préparateurs de commandes s’activent, juchés sur des chariots élévateurs et guidés au milieu des immenses rayonnages par une manière de GPS qui leur donne leurs ordres de mission.

Hier matin à Rousset, c’est le sort de l’un de ses stakhanovistes du magasinage qui a été à l’origine d’un mouvement de grève spontané d’une partie de l’équipe du matin. On reproche au jeune homme, en CDI « depuis deux ans et demi après un an et demi d’intérim au même poste », précise-t-il, d’être parti 17 mn trop tôt il y a quelques jours. Circonstance aggravante, la pointeuse, obligatoire aux entrées et sorties du personnel, a enregistré son badge à l’heure normale de débauche, donc plus tard que son départ effectif. Fraude caractérisée à la pointeuse pour la direction qui a donc licencié son salarié.

Ce dernier se défend de toute fraude et assure avoir prévenu sa hiérarchie intermédiaire de son départ anticipé le jour incriminé. « Et mon badge, je l’avais prêté à un intérimaire parce que le sien ne marchait pas et qu’il en avait besoin pour aller aux toilettes. Je ne savais pas qu’il pointerait pour moi en partant », assure le salarié licencié.

Fraude volontaire ou pas ? Plusieurs syndicats confiaient en aparté, après une rencontre avec la direction régionale le matin même, qu’ils auraient compris « une mise à pied pour cette maladresse, mais pas un licenciement brutal ». « Aucune vraie discussion sur le cas de ce collègue n’a été possible ce matin avec la direction, assure Christophe Polichetti, délégué syndical CGT. On nous a juste dit, c’est comme ça et pas autrement. »

« Cet épisode-là, c’est la goutte d’eau, confirme Marc Ricotta, délégué syndical CFDT chez Lidl. J’ai toujours favorisé le dialogue avec la direction, je ne suis pas un jusqu’au-boutiste et je sais que c’est Lidl qui nous fait vivre, mais là, juste, on n’en peut plus. Quand, nous, on pose des questions sur l’encadrement, quand on signale des cas de caissières insultées, des préparateurs pressés par la hiérarchie, rien ne se passe. Parfois, un cadre est simplement déplacé. Les licenciements, c’est pour nous. »

Les relations entre base et hiérarchie, les conditions de travail dans un entrepôt flambant neuf et qui se veut le symbole du nouveau Lidl, moderne et sorti du hard-discount, étaient en fait au coeur des échanges entre la vingtaine de grévistes rencontrés à l’extérieur du site hier matin. Un site qui ne s’est, en outre, toujours pas remis du suicide sur son lieu de travail de l’un de ses salariés en mai 2015 (lire La Provence d’hier).

« Pour aller aux toilettes, on doit demander la permission, qui n’est pas toujours accordée ou alors il faut attendre la pause, confie une préparatrice. Pareil quand on veut aller boire à la fontaine à eau. On nous répond’Mais on vous a distribué des gourdes pour que vous ne vous arrêtiez pas’. » Locaux déjà dégradés ou sales, manque chronique d’effectifs à l’entrepôt comme dans les magasins, salariés de base et agents de maîtrise rincés par la charge de travail… « La direction clame partout que les méthodes ont changé chez Lidl, assène Christophe Polichetti. Moi, je ne vois rien de différent. »

De son côté, Pascal Picazo, le directeur régional de Lidl, reconnaît que le groupe doit encore travailler avec ses salariés sur les conditions de travail. Mais il considère aussi que celles-ci, grâce au nouvel entrepôt, « n’ont plus rien à voir avec ce qu’elles étaient il y a encore deux ans. L’outil est plus moderne, plus fonctionnel, les horaires des salariés les plus anciens ont pu, par exemple, être adaptés et concentrés sur la matinée« .

La grève pourrait toutefois être reconduite aujourd’hui.

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Les caméras de « Cash » chez Lidl

La grève d’hier intervient dans un climat médiatique particulier pour l’enseigne. « Ce soir (hier soir, Ndlr), on sera tous devant la télé, évidemment, même si on ne va rien apprendre de neuf. Mais au moins, le grand public verra que ce qu’on raconte en réunions de délégués du personnel depuis des années, ça n’est que la vérité », estimait hier matin Christophe Polichetti, délégué syndical CGT de Lidl Rousset, évoquant le magazine d’enquête de France 2, Cash investigations, qui, après avoir fait embaucher l’un de ses journalistes comme préparateur de commandes, a filmé la vie d’un entrepôt Lidl en caméra cachée.

Postes déshumanisés, charges de travail (au propre comme au figuré) délirante, pression managériale pas toujours maîtrisée… Le reportage des équipes d’Élise Lucet, que nous n’avions pas vu au moment d’écrire cet article, s’annonçait redoutable.

Guénaël Lemouee

http://www.laprovence.com/article/societe/4637025/lentrepot-regional-de-lidl-en-greve-pour-lun-des-siens.html

 

 

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Le magazine d’investigation d’Élise Lucet a passé un an dans deux entreprises pour enquêter sur les conditions de travail.

L’enquête promet de faire du bruit. Mardi soir, Élise Lucet présente un nouveau numéro de Cash investigation sur France 2. Un an d’enquête sur les conditions de travail dans deux entreprises, Lidl et Free, avec pour titre « Travail, ton univers impitoyable ».

Un salarié porte huit tonnes de colis par jour.

Chez Lidl d’abord, le téléspectateur va pouvoir découvrir comment le travail peut user le corps. Le tout grâce à plusieurs semaines de caméras cachées. Un journaliste de l’émission a réussi à se faire embaucher comme préparateur de commande dans les entrepôts du magasin. « On a découvert l’installation d’un système qui s’appelle la commande vocale. Le salarié travaille avec un casque toute la journée et une machine lui dicte des ordres, donc des colis à prendre », explique Sophie le Gall, réalisatrice de l’enquête.

L’équipe de Cash investigation a aussi découvert quel poids les salariés transportent tous les jours. Un chiffre que les employés eux-mêmes ignorent. « Il a fallu, image par image, se repasser toute la journée de travail et noter chaque colis qu’il a porté », indique la réalisatrice. Au total, 1.400 colis pour… 8.170 kilos, soit huit tonnes en une journée. L’équivalent de deux éléphants d’Asie, ou encore six voitures de taille moyenne.

Dans les centres d’appels de Free. La seconde partie de l’enquête promet également de faire du remous. Elle concerne Free et son patron Xavier Niel. Cash investigation s’est intéressé aux centres d’appels de la marque. Dans le magazine Society, le fondateur de l’entreprise qualifiait lui-même ce métier d’horrible : « Le job qu’ils font, c’est le pire des jobs ». Au programme notamment, un face-à-face très tendu entre Élise Lucet et Maxime Lombardini, le numéro 2 de Free.

http://www.europe1.fr/medias-tele/lidl-et-free-dans-le-viseur-de-cash-investigation-3446438

 

Record d’audience historique pour Cash Investigation, Lidl va réagir

L’émission a attiré plus de 3,8 millions de téléspectateurs et permis à France 2 d’être leader en prime time mercredi soir.

L’émission « Cash investigation » a établi son record d’audience historique mardi soir avec son émission sur le « monde merveilleux du travail » au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free.

L’émission a attiré plus de 3,8 millions de téléspectateurs en moyenne, soit 17,7% des téléspectateurs présents devant leur télévision, selon les chiffres de Médiamétrie. Elle dépasse de peu une spéciale de « Plus belle la vie » sur France 3, qui a attiré près de 3,8 millions de téléspectateurs (15,9% de part d’audience, car sa durée était différente).

Comment revoir l’émission 

Pour ceux qui auraient manqué sa diffusion, « Cash Investigation » peut être visionné en replay sur France.Tv

http://www.sudouest.fr/2017/09/27/record-d-audience-historique-pour-cash-investigation-lidl-va-reagir-3812320-4693.php

 

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Dans le cadre de cette très bonne émission d’Élise Lucet…

ORDONNANCES MACRON:

PÉNICAUD PRISE LA MAIN DANS LE SAC… (VIDÉO)

 

 

Invitée ce mardi 26 septembre sur le plateau de Cash investigation, l’émission d’Elise Lucet sur France 2, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s’est totalement embourbée quand la journaliste lui a présenté les conséquences de sa réforme par ordonnances du code du travail pour Nelson, victime d’un licenciement abusif.

De la théorie à la réalité. Invitée ce mardi 26 septembre sur le plateau de Cash investigation sur France 2, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s’est trouvée confrontée aux conséquences concrètes de sa réforme par ordonnances du code du travail. Au terme du reportage du jour, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », Elise Lucet lui a en effet présenté le cas de Nelson, l’un des intervenants du reportage, salarié viré par Free après moins d’un an d’ancienneté et dont le licenciement a été jugé abusif par le tribunal des prud’hommes.

N’ayant pas respecté le droit du travail, Free a été condamné par les prud’hommes à verser 6 mois de salaire à Nelson, explique la journaliste. Soit 10.800 euros. Cela, c’est le système actuel. Mais dans le futur à la sauce Macron, les indemnités prudhomales pour licenciement abusif seront justement plafonnées par les ordonnances de Muriel Pénicaud. Combien Nelson touchera-t-il alors, demande Elise Lucet ?

Muriel Pénicaud sort les rames…

C’est alors que la ministre va s’empêtrer dans ses tentatives d’esquive. « Ça dépend de l’ancienneté et ça dépend du motif », démarre Muriel Pénicaud. Sauf que ça ne « dépend » pas du tout puisque le cas qui lui est soumis est très précis… Motif : licenciement abusif. Ancienneté : moins d’un an. « Vous n’avez pas une réponse un peu plus précise ? », relance la présentatrice de Cash. « Mais non mais ça dépend », maintient la ministre.

La réponse viendra donc de l’intervieweuse : dans le nouveau système, Nelson touchera à peine un mois de salaire en indemnités, c’est-à-dire 1.800 euros. Soit six fois moins que ce qu’il a touché dans le système actuel. « Le plancher est à trois mois donc c’est pas possible », objecte alors Muriel Pénicaud d’un ton péremptoire. Sauf que justement, non : ses ordonnances ne prévoient pas ce plancher si le salarié abusivement licencié a moins d’un an d’ancienneté, ce qui est le cas de Nelson.

« Sauf si le juge considère qu’il y a une discrimination », tente encore Muriel Pénicaud. Mais encore une fois, non, Nelson n’a pas été discriminé : son employeur l’a juste licencié illégalement. Il ne touchera donc qu’un mois d’indemnités. Mais cela, la ministre du Travail a manifestement du mal à l’assumer…

https://www.marianne.net/societe/video-malaise-tv-dans-cash-investigation-la-ministre-du-travail-muriel-penicaud-s-embourbe?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1506506223

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Solidarité avec la lutte du peuple colombien pour la paix et la justice sociale !!

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Solidarité avec la lutte

du peuple colombien

pour la paix et la justice sociale !!

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Le gouvernement Colombien doit garantir la protection des syndicalistes !

Si le message ne s’affiche pas correctement, accédez à la version en ligne.

Peuples solidaires actionaid
Je signe
Peuples solidaires actionaid

Le 1er juillet dernier, Alberto Román Acosta González, président de section de l’Union nationale des travailleurs de l’agro-industrie (SINTRAINAGRO) de Colombie, a été assassiné. Son nom s’ajoute à la longue liste des 156 syndicalistes et défenseurs·ses des droits tué·e·s depuis le mois de mars 2016 en Colombie. Depuis sa création, le syndicat apporte son soutien aux initiatives de négociations de paix amorcées dans le pays, ce qui l’a conduit à devenir une cible directe des groupes armés qui y sont opposés.

Productrice de bananes, de café, d’huile de palme, de fleurs coupées et de canne à sucre, la Colombie mise sur l’exportation de ses produits agricoles. En 2016, ses exportations de fruits tropicaux et subtropicaux vers la France ont par exemple représenté 49,2 millions d’euros. Mais la manne financière générée par ces exportations bénéficie peu aux travailleurs·ses du secteur.

Notre partenaire SINTRAINAGRO en appelle donc à notre solidarité pour soutenir ses demandes au gouvernement colombien.

Signez cette pétition pour exiger du gouvernement Colombien l’ouverture d’une enquête exhaustive et transparente sur ce meurtre ainsi que la protection de celles et ceux qui défendent des droits sociaux en Colombie

Dites Stop !


JE SIGNE CETTE PÉTITION

Face à cette situation votre mobilisation est indispensable !

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Definition of Base and Superstructure, Core Concepts of Marxist Theory

Definition

of Base

and Superstructure

  Core Concepts of Marxist Theory

 

 

 

 

by Nicki Lisa Cole, Ph.D.

Updated April 21, 2017

Base and superstructure are two linked theoretical concepts developed by Karl Marx, one of the founders of sociology. Simply put, base refers to the forces and relations of production—to all the people, relationships between them, the roles that they play, and the materials and resources involved in producing the things needed by society.

Superstructure, quite simply and expansively, refers to all other aspects of society.

It includes culture, ideology (world views, ideas, values, and beliefs), norms and expectations, identities that people inhabit, social institutions (education, religion, media, family, among others), the political structure,and the state (the political apparatus that governs society). Marx argued that the superstructure grows out of the base, and reflects the interests of the ruling class that controls it. As such, the superstructure justifies how the base operates, and in doing so, justifies the power of the ruling class.

From a sociological standpoint, its important to recognize that neither the base nor the superstructure is naturally occurring, nor are they static. They are both social creations (created by people in a society), and both are the accumulation of social processes and interactions between people that are constantly playing out, shifting, and evolving.

Extended DefinitionMarx theorized that the superstructure effectively grows out of the base  and that it reflects the interests of the ruling class that controls the base (called the bourgeoisie in Marxs time).

In The German Ideology, written with Friedrich Engels, Marx offered a critique of Hegel‘s theory of how society operates, which was based on principles of Idealism. Hegel asserted that ideology determines social life–that the reality of the world around us is determined by our mind, by our thoughts  .

Considering historical shifts in relations of production, most importantly, the shift from feudalist to capitalist production, Marx was not content with Hegel’s theory. He believed that the shift to a capitalist mode of production had sweeping implications for the social structure, culture, institutions, and ideology of society—that it reconfigured the superstructure in drastic ways. He posed instead a “materialist” way of understanding history (“historical materialism”), which is the idea that the material conditions of our existence, what we  produce in order to live and how we go about doing so, determines all else in society. Building on this idea, Marx posed a new way of thinking about the relationship between thought and lived reality with his theory of the relationship between base and superstructure.

Importantly, Marx argued that this is not a neutral relationship. There is a lot at stake in the way the superstructure emerges out of the base, because as the place where norms, values, beliefs, and ideology reside, the superstructure serves to legitimate the base. The superstructure creates the conditions in which the relations of production seem right, just, or even natural, though ,  in reality, they may be deeply unjust, and designed to benefit only the minority ruling class, rather than the majority working class.

Marx argued that religious ideology that urged people to obey authority and work hard for salvation in the afterlife was a way in which superstructure justifies the base  because it generates an acceptance of one’s conditions as they are. Following Marx, Antonio Gramsci elaborated on the role of education in training people to obediently serve in their designated roles in the division of labor, depending upon into which class they were born. Marx and Gramsci also wrote about the role of the state—the political apparatus—in protecting the interests of the ruling class. In recent history, state bailouts of collapsing private banks is an example of this.

In his early writing,  Marx was very committed to the principles of historical materialism, and the related one-way causal relationship between base and superstructure.

However, as his theory evolved and grew more complex over time, Marx reframed the relationship between base and superstructure as dialectical, meaning that each influences what happens in the other. Thus, if something changes in the base, it causes changes in the superstructure, and vice versa.

Marx believed in the possibility of a revolution among the working class because he thought that once workers realized the extent to which they were exploited and harmed for the benefit of the ruling class, then they would decide to change things, and a significant change in the base, in terms of how goods are produced, by whom, and on what terms, would follow.

Source: https://www.thoughtco.com/definition-of-base-and-superstructure-3026372

THE KILLING OF HISTORY

 

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THE KILLING OF HISTORY

21 September 2017

graveside.jpg

The lone survivor of an all-women anti-aircraft battery

near Hanoi. Most were teenagers. (Photo: John Pilger 1975)

By John Pilger

One of the most hyped « events » of American television, The Vietnam War, has started on the PBS network. The directors are Ken Burns and Lynn Novick. Acclaimed for his documentaries on the Civil War, the Great Depression and the history of jazz, Burns says of his Vietnam films, « They will inspire our country to begin to talk and think about the Vietnam war in an entirely new way ».

In a society often bereft of historical memory and in thrall to the propaganda of its « exceptionalism », Burns’ « entirely new » Vietnam war is presented as « epic, historic work ». Its lavish advertising campaign promotes its biggest backer, Bank of America, which in 1971 was burned down by students in Santa Barbara, California, as a symbol of the hated war in Vietnam.

Burns says he is grateful to « the entire Bank of America family » which « has long supported our country’s veterans ».  Bank of America was a corporate prop to an invasion that killed perhaps as many as four million Vietnamese and ravaged and poisoned a once bountiful land. More than 58,000 American soldiers were killed, and around the same number are estimated to have taken their own lives.

I watched the first episode in New York. It leaves you in no doubt of its intentions right from the start. The narrator says the war « was begun in good faith by decent people out of fateful misunderstandings, American overconfidence and Cold War misunderstandings ».

The dishonesty of this statement is not surprising. The cynical fabrication of « false flags » that led to the invasion of Vietnam is a matter of record – the Gulf of Tonkin « incident » in 1964, which Burns promotes as true, was just one. The lies litter a multitude of official documents, notably the Pentagon Papers, which the great whistleblower Daniel Ellsberg released in 1971.

There was no good faith. The faith was rotten and cancerous. For me – as it must be for many Americans – it is difficult to watch the film’s jumble of « red peril » maps, unexplained interviewees, ineptly cut archive and maudlin American battlefield sequences.

In the series’ press release in Britain – the BBC will show it – there is no mention of Vietnamese dead, only Americans. « We are all searching for some meaning in this terrible tragedy, » Novick is quoted as saying.  How very post-modern.

All this will be familiar to those who have observed how the American media and popular culture behemoth has revised and served up the great crime of the second half of the twentieth century: from The Green Berets and The Deer Hunter to Rambo and, in so doing, has legitimised subsequent wars of aggression. The revisionism never stops and the blood never dries. The invader is pitied and purged of guilt, while « searching for some meaning in this terrible tragedy ». Cue Bob Dylan: « Oh, where have you been, my blue-eyed son? »

I thought about the « decency » and « good faith » when recalling my own first experiences as a young reporter in Vietnam: watching hypnotically as the skin fell off Napalmed peasant children like old parchment, and the ladders of bombs that left trees petrified and festooned with human flesh. General William Westmoreland, the American commander, referred to people as « termites ».

In the early 1970s, I went to Quang Ngai province, where in the village of My Lai, between 347 and 500 men, women and infants were murdered by American troops (Burns prefers « killings »). At the time, this was presented as an aberration: an « American tragedy » (Newsweek ). In this one province, it was estimated that 50,000 people had been slaughtered during the era of American « free fire zones ». Mass homicide. This was not news.

To the north, in Quang Tri province, more bombs were dropped than in all of Germany during the Second World War. Since 1975, unexploded ordnance has caused more than 40,000 deaths in mostly « South Vietnam », the country America claimed to « save » and, with France, conceived as a singularly imperial ruse.

The « meaning » of the Vietnam war is no different from the meaning of the genocidal campaign against the Native Americans, the colonial massacres in the Philippines, the atomic bombings of Japan, the levelling of every city in North Korea. The aim was described by Colonel Edward Lansdale, the famous CIA man on whom Graham Greene based his central character in The Quiet American.

Quoting Robert Taber’s The War of the Flea, Lansdale said, « There is only one means of defeating an insurgent people who will not surrender, and that is extermination. There is only one way to control a territory that harbours resistance, and that is to turn it into a desert. »

Nothing has changed. When Donald Trump addressed the United Nations on 19 September – a body established to spare humanity the « scourge of war » – he declared he was « ready, willing and able » to « totally destroy » North Korea and its 25 million people. His audience gasped, but Trump’s language was not unusual.

His rival for the presidency, Hillary Clinton, had boasted she was prepared to « totally obliterate » Iran, a nation of more than 80 million people. This is the American Way; only the euphemisms are missing now.

Returning to the US, I am struck by the silence and the absence of an opposition – on the streets, in journalism and the arts, as if dissent once tolerated in the « mainstream » has regressed to a dissidence: a metaphoric underground.

There is plenty of sound and fury at Trump the odious one, the « fascist », but almost none at Trump the symptom and caricature of an enduring system of conquest and extremism.

Where are the ghosts of the great anti-war demonstrations that took over Washington in the 1970s? Where is the equivalent of the Freeze Movement that filled the streets of Manhattan in the 1980s, demanding that President Reagan withdraw battlefield nuclear weapons from Europe?

The sheer energy and moral persistence of these great movements largely succeeded; by 1987 Reagan had negotiated with Mikhail Gorbachev an Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty (INF) that effectively ended the Cold War.

Today, according to secret Nato documents obtained by the German newspaper, Suddeutsche Zetung, this vital treaty is likely to be abandoned as « nuclear targeting planning is increased ». The German Foreign Minister Sigmar Gabriel has warned against « repeating the worst mistakes of the Cold War… All the good treaties on disarmament and arms control from Gorbachev and Reagan are in acute peril. Europe is threatened again with becoming a military training ground for nuclear weapons. We must raise our voice against this. »

But not in America. The thousands who turned out for Senator Bernie Sanders’ « revolution » in last year’s presidential campaign are collectively mute on these dangers. That most of America’s violence across the world has been perpetrated not by Republicans, or mutants like Trump, but by liberal Democrats, remains a taboo.

Barack Obama provided the apotheosis, with seven simultaneous wars, a presidential record, including the destruction of Libya as a modern state. Obama’s overthrow of Ukraine’s elected government has had the desired effect: the massing of American-led Nato forces on Russia’s western borderland through which the Nazis invaded in 1941.

Obama’s « pivot to Asia » in 2011 signalled the transfer of the majority of America’s naval and air forces to Asia and the Pacific for no purpose other than to confront and provoke China. The Nobel Peace Laureate’s worldwide campaign of assassinations is arguably the most extensive campaign of terrorism since 9/11.

What is known in the US as « the left » has effectively allied with the darkest recesses of institutional power, notably the Pentagon and the CIA, to see off a peace deal between Trump and Vladimir Putin and to reinstate Russia as an enemy, on the basis of no evidence of its alleged interference in the 2016 presidential election.

The true scandal is the insidious assumption of power by sinister war-making vested interests for which no American voted. The rapid ascendancy of the Pentagon and the surveillance agencies under Obama represented an historic shift of power in Washington. Daniel Ellsberg rightly called it a coup. The three generals running Trump are its witness.

All of this fails to penetrate those « liberal brains pickled in the formaldehyde of identity politics », as Luciana Bohne noted memorably. Commodified and market-tested, « diversity » is the new liberal brand, not the class people serve regardless of their gender and skin colour: not the responsibility of all to stop a barbaric war to end all wars.

« How did it fucking come to this? » says Michael Moore in his Broadway show, Terms of My Surrender, a vaudeville for the disaffected set against a backdrop of Trump as Big Brother.

I admired Moore’s film, Roger & Me, about the economic and social devastation of his hometown of Flint, Michigan, and Sicko, his investigation into the corruption of healthcare in America.   

The night I saw his show, his happy-clappy audience cheered his reassurance that « we are the majority! » and calls to « impeach Trump, a liar and a fascist! » His message seemed to be that had you held your nose and voted for Hillary Clinton, life would be predictable again.

He may be right. Instead of merely abusing the world, as Trump does, the Great Obliterator might have attacked Iran and lobbed missiles at Putin, whom she likened to Hitler: a particular profanity given the 27 million Russians who died in Hitler’s invasion.

« Listen up, » said Moore, « putting aside what our governments do, Americans are really loved by the world! »

There was a silence.

http://johnpilger.com/articles/the-killing-of-history

Note du camarade Do, sur son site VLR :

La photo qui illustre le paquet contenant les 3 DVD de propagande pro-américaine montre bien le but de cette série : le Vietnamien est le reflet de l’américain, ils sont donc à égalité dans la saloperie, les tords sont soit-disant partagés. Cependant, si le vietnamien Marche sur la tête, l’américain se tient bien droit sur ses pieds, donnant ainsi finalement raison à l’impérialisme américain.

Il s’agit avant tout de faire oublier que ce ne sont pas les Vietnamiens qui ont bombardé l’Amérique du Nord mais les Américains qui ont bombardé le Nord-Vietnam avec des bombes, du napalm et des dioxines renommées « agent orange » par leur fabriquant Monsanto, .

« On » essaie de nous faire croire aussi qu’Ho Chi Min était une ordure, ce qui est évidemment faux, puisque si c’était vrai il n’aurait jamais été rejoint par l’ensemble du peuple Vietnamien pour gagner cette horrible guerre impérialiste américaine.

http://mai68.org/spip2/spip.php?article767

 

Là où

le

Complotisme

a

commencé…

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why 1&1..

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WHY 3

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WHY 4

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And so on …

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Lyon : à nouveau 10 000 dans la rue, malgré le dénigrement médiatique !!

 

 

A Lyon, deuxième journée contre la loi travail 2 :

à nouveau une vraie manif et une mobilisation soutenue,

malgré le dénigrement médiatique !!

 

 

actualisé le 21/09/2017 à 16h14

Ce jeudi, deuxième manifestation contre les ordonnances réformant une nouvelle fois le code du travail. A Lyon, on prend (presque) les mêmes et on recommence. La police annonce 3 500 personnes alors que la CGT parle de 10 000 personnes.

Par Rue89Lyon publié le 21/09/2017

 

Après la « réussite » de la manif de la semaine dernière (selon l’intersyndicale qui annonçait également 10 000 – 5 400 pour la police), c’est encore le parcours « grand format » qui a été choisi. Le rendez-vous était toujours donné à 11h30 à la Manufacture des tabacs pour se rendre place Bellecour.

Cette fois-ci les organisations syndicales (CGT, Solidaires, FSU, CNT, CNT-SO, UNEF, UNL) appelaient « les salariés, les chômeurs, les jeunes, les retraités à amplifier la mobilisation en se mettant en grève et en participant massivement à la manifestation ».

Une mobilisation stable

FO, présent en nombre la semaine dernière, n’a pas recruté de la même manière ce jeudi, même si l’union départementale (UD) avait appelé à manifester aux côtés de la CGT et des autres organisations. Les dissensions actuelles au sein de la confédération peuvent expliquer cette faible mobilisation.

Frédéric Volle du bureau de l’UD FO du Rhône veut plutôt insister sur « les débats en interne » et annonce une clarification :

« Fin de semaine prochaine, il y a un comité confédéral, nous allons pouvoir trancher sur la manière dont on s’oppose aux ordonnances ».

Les Insoumis étaient également peu représentés. Pour eux, l’échéance principal reste le 23 septembre à Paris, « la marche contre le coup d’Etat social ».

C’est donc encore la CGT qui a fourni le gros des troupes. Mais des syndicats entiers manquaient à l’appel. La faute à l’accident qui s’est produit ce jeudi matin, sur le périphérique, au niveau de Saint-Fons.

« Sans compter les voitures, au moins trois cars devaient nous rejoindre du sud de l’agglomération et de la Loire », précise le secrétaire général de l’union départementale CGT, João Pereira Afonso.

La banderole de tête de la manif lyonnaise du 21 septembre. Elle a pu se rendre sans encombre jusqu'à la place Bellecour. ©LB/Rue89Lyon

La banderole de tête de la manif lyonnaise du 21 septembre. Elle a pu se rendre sans encombre jusqu’à la place Bellecour. ©LB/Rue89Lyon

La manifestation a pu se dérouler normalement

L’une des questions de cette journée portaient sur la stratégie de maintien de l’ordre qu’allait adopter les autorités. La semaine dernière, la police n’avait pas hésité à couper la manifestation alors qu’elle avait à peine démarré. S’en étaient suivis tensions, gazages, charges et l’encerclement d’une centaine de manifestants à titre préventif.

Au final, la manifestation avait mis plus de deux heures à véritablement partir. Et de nombreux participants avaient préféré quitter le cortège.

Dans un communiqué, l’intersyndicale avait lourdement dénoncé l’attitude de la police et des autorités :

« La liberté de manifester est remise en cause par cette attitude policière provocatrice. Nos organisations condamnent une volonté du gouvernement de criminaliser les luttes sociales, dissuader par la peur les citoyens venus manifester, et discréditer cette mobilisation aux yeux de l’opinion en créant des tensions et des heurts ».

(Lire notre récit du 12 septembre)

Front social lyonnais

A Lyon, le Front social fonctionne en collectif et regroupe des individus autonomes, des syndiqués et des membres d’organisations politiques. Depuis les élections présidentielles et législatives, il est l’héritier de l’Assemblée de lutte qui se régulièrement depuis l’hiver 2015/2016 et les premières mobilisations contre l’état d’urgence. C’est ce collectif Front social qui organise après les manifs, les AG à la Bourse du travail. « Une centaine de personnes ont participé à la dernière AG la semaine dernière », selon Emma qui précise que « le but est de travailler à une dynamique unitaire dans le mouvement social au niveau local comme national ». Toutes les mouvances politiques de gauche sont représentées : communistes, anarchistes, NPA et France insoumise.

Ce jeudi 21 septembre, la manifestation s’est déroulé sans incident. A midi, la banderole de tête a commencé à avancer. A 13h30, elle arrivait place Bellecour.

La police n’est pas intervenue et a reculé d’une centaine de mètres à l’avant et à l’arrière du cortège. Le dispositif était encore impressionnant : fouille des sacs (pour cause d’état d’urgence, justifie-t-on du côté policier), hélicoptère et gendarmes mobiles en nombre.

« En préfecture, nous avons expliqué qu’une police qui colle le cortège fait automatiquement monter la pression. On a obtenu que les forces de l’ordre recule », ajoute le secrétaire général de l’union départementale CGT.

En contre-partie, la CGT a musclé son service d’ordre. Plus de monde, mieux préparé et mieux équipé.

Des discussions ont eu lieu également entre CGT et des individus investis dans le Front social pour que tout le monde se range derrière la banderole de tête.

Un accord a été trouvé, comme le confirme Emma, une étudiante de 20 ans, qui milite dans ce collectif :

« Notre but au Front social est de faire apparaître différentes tendances et stratégies de lutte. On a obtenu un accord avec la CGT pour que le cortège des non-affiliés reste devant, juste derrière la banderole de tête. »

Les banderoles du Front social à Lyon ce 21 septembre. Environ 300 personnes ont manifesté derrière. ©LB/Rue89Lyon

Les banderoles du Front social à Lyon ce 21 septembre. Environ 300 personnes ont manifesté derrière. ©LB/Rue89Lyon

Davantage de grévistes

Pour cette deuxième journée de mobilisation contre la réforme du code du travail, les syndicats insistent autant sur la manif que sur la grève.
Et cela semble payer.
A titre d’illustration, le trafic SNCF est plus perturbé que le 12 septembre.
Selon la direction de la SNCF citée par Lyon Mag, Quelques lignes ont été très légèrement modifiées, notamment les liaisons Lyon – Bourg-en-Bresse, Lyon – Vienne et Lyon – Villefranche.
La desserte du tram-train de l’Ouest Lyonnais est réduite de 50%.
Mais, mise à part pour la ligne Lyon – Givors totalement annulée, ce n’est pas encore le grand blocage.

Autre illustration de la grève, ce jeudi, 91 cantines scolaires de la Ville de Lyon ont été fermées ou partiellement fermées (109 fonctionneront normalement).

« Convergences des luttes » ?

L’expression n’est pas encore sur toutes les bouches mais les prochains jours pourraient être propices à cette fameuse « convergence des luttes » dont on parle à chaque mouvement social.

Lundi 25 septembre, ce sont les routiers qui sont appelés à une grève reconductible par la CGT et FO. Pour lutter contre la réforme du code du travail

Jeudi 28 septembre, les retraités sont appelés à manifester contre la hausse de la CSG qui concernera 60% d’entre eux. A Lyon, le rendez-vous est à 14h, place de la Comédie (1er arr.) pour aller à la préfecture. Jacques Auffeves, le secrétaire général des retraités CGT du Rhône refuse qu’on « monte les uns contre les autres » :

« C’est en lien avec les ordonnances sur la réforme du code du travail. Le gouvernement veut financer la baisse des cotisations salariales par la hausse de la CSG. Ce ne sont pas les retraités qui doivent être mis à contribution pour les actifs ».

La CGT prévoit d’élargir ce mot d’ordre « retraités » pour créer un autre rendez-vous dans ce mouvement social contre les ordonnances.

 

 

 

 

21 SEPTEMBRE, CONTRE MACRON-EL KHOMRI XXL, LE COMBAT CONTINUE !!

Après le succès du 12 septembre,

il faut amplifier la mobilisation

le 21 septembre !

Rendez vous à 11h30

Manufacture des Tabacs

en direction de Bellecour

Posted by CGT DU RHÔNE on Sep 20, 2017 |

Plus de 10 000 manifestants à Lyon, plus de 400 000 en France, c’est massivement que les salarié-e-s, retraité-e-s, jeunes, privé-e-s d’emploi ont dit non aux ordonnances Macron voulant détruire le Code du travail et ont plus largement exprimé un rejet profond des politiques antisociales mises en oeuvre par ce gouvernement.

Loi Travail XXL et attaques contre la fonction publique : les mêmes recettes contre les droits du salariat.

Depuis l’élection à la présidence d’Emmanuel Macron et la nomination du gouvernement d’Edouard Philippe, l’un et l’autre ont fait la démonstration qu’ils étaient en lutte contre le salariat et les solidarités.

La nouvelle loi Travail, dont les ordonnances sont aujourd’hui connues, constitue une attaque en règle contre les droits des salarié-e-s du privé, qui aura à court ou à long terme des conséquences sur ceux du public.

En même temps, le gouvernement a annoncé le gel du point d’indice dans la fonction publique, le retour du jour de carence, l’absence de compensation de la hausse de la CSG et sa volonté de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat.

En même temps, il entend supprimer les emplois aidés et entame, avec une première vague en cette rentrée, un plan social d’ampleur dont les écoles, les communes et le milieu associatif, ainsi que les salarié-e-s concerné-e-s en payent le prix fort.

En même temps, pour 10 millions de retraité-e-s dont la pension nette est supérieure à 1200 euros mensuels, c’est une amputation sèche du pouvoir d’achat qui est programmée avec la hausse de la CSG sans aucune compensation. Ils seront dans la rue le jeudi 28 septembre à 14h00 Place de la Comédie en direction de Bellecour. Nous sommes TOUTES ET TOUS concernés.

En même temps, les premières mesures fiscales sont encore prises au bénéfice des plus riches. Tous-tes ensemble, il nous faut mettre un coup d’arrêt à ces politiques marquées du sceau de l’austérité.

Le Travail n’est Pas Une Maladie ! NON aux Ordonnances Macron ! OUI à un Code du Travail du XXIème Siècle

Contrairement à ce qui est massivement véhiculé par certains médias au service du capital, les français ne sont pas favorables au projet de casse sociale que Macron entend mettre en œuvre, à commencer par le droit du travail. Rappelons-nous qu’il n’a pas été massivement élu et qu’il ne représente que 24% des votes exprimés au 1er tour des présidentielles.

Avec le projet de la loi travail XXL, c’est :

Le Permis de licencier à tout va !

La précarité à tous les étages

La fin du dialogue Social dans l’entreprise avec un retour au face à face avec l’employeur

Un Code du Travail par Entreprise

Augmentation des cotisations Sociales des salariés et baisse de celle des employeurs

Des reculs important en matière de sécurité et de santé au travail

la Fin programmée du modèle social français

LE CODE DU TRAVAIL N’EST PAS UN FREIN À L’EMPLOI!

C’est la recherche du Profit à outrance qui jette les gens à la rue !

Le 21 soyons tous mobilisés pour affirmer notre détermination à défendre nos droits, ceux de nos enfants et ceux de nos parents, mais aussi surtout pour en conquérir de nouveaux !

UNE MEILLEURE REPARTITION DES RICHESSES EST POSSIBLE!

En 22 ans de classement «Challenges», le produit intérieur brut (PIB) français a à peine doublé, passant de 1259 milliards d’euros en 1996 à 2222 en 2017. Dans le même temps, la fortune des 500 personnes les plus riches de France du classement Challenges a été multipliée par sept, passant de 80 à 571 milliards d’euros de 1996 à 2017.

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NDLR :

Cet appel de l’UD CGT du Rhône d’un réformisme même assez timoré dans le genre, est à comparer avec l’appel ultra-démagogique de la CGT du Nord, qui n’est pas moins réformiste, quant au fond, en ce qu’il omet d’expliquer que la satisfaction des revendications les plus légitimes, concernant la sécurité de l’emploi, l’éradication du chômage, la garantie de rémunération en cas d’empêchement majeur de travailler, toutes ces revendications ne peuvent être satisfaites que par une transformation radicale des infrastructures économiques, une transformation radicale des rapports de production, qui n’est possible qu’à partir d’une économie de transition socialiste prolétarienne.

Une telle transition nécessite l’implication massive et unie du prolétariat et de toutes les couches popilaires unies, autour d’un programme défini démocratiquement, par la participation massive à un procesus de démocratie directe.

Actuellement, d’ores et déjà, le rôle des militants ouvriers d’avant-garde doit être de populariser le principe même de cette transition à travers les principes fondamentaux qui permettent d’en définir une ébauche concrète, telle que celle, en 8 points, du Collectif Marxiste-léniniste OCTOBRE !, que nous reproduisons ici à nouveau, à la suite.

Luniterre

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Selon la CGT du Nord:

 

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Plate-forme en 8 points

pour une transition

économique prolétarienne

POUR DÉBATTRE D’UNE ALTERNATIVE RÉELLEMENT ANTICAPITALISTE A LA CRISE!

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Toutes les richesses créées, en biens et services socialement utiles, sont le fruit du travail, devenu précaire et de plus en plus mal payé, des forces vives productives qui sont la force essentielle de la société.

Leur fonction naturelle est de répondre aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles.

Avec la crise, le fait qu’elles soient détournées au profit de l’accumulation du capital apparait de plus en plus flagrant.

Les besoins sociaux les plus élémentaires d’une part croissante de la population ne sont plus satisfaits, alors que prolifèrent les services et productions superfétatoires et de luxe, gaspillant les ressources de la planète.

Rendre aux forces productives vives leur fonction sociale première, c’est l’exigence de l’heure!

Dans ce but, il est nécessaire de rendre à chacun le pouvoir de s’y impliquer, en y participant par son travail, afin de recevoir en échange la juste part qui lui en revient, pour soi-même et sa famille.

8 points du débat de fond :

___1_Refonte complète des institutions politiques et de l’état, en donnant tout le pouvoir aux travailleurs, qui doivent être représentés par eux-mêmes et avoir le droit de révoquer leurs élus. Donner à la démocratie prolétarienne la direction de l’économie.
Électivité et révocabilité du personnel de l’appareil d’état (police, armée, justice, responsables administratifs).
Élus politiques, cadres et officiers, dont le salaire est ramené au salaire des ouvriers et ouvriers qualifiés, selon grade et responsabilités.
(Fourchette de 1 à 3)

__2_Créer un nouvel équilibre économique où les forces productives sont employées pour répondre aux besoins sociaux réels, et non à l’accumulation du capital. Cela seulement rendra possible le partage du travail entre tous, éliminant ainsi le chômage et la précarité.

L’avenir du mouvement social n’existe donc concrètement qu’autour des revendications pour un tel partage véritablement socialiste prolétarien du travail, impliquant la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

__3_Recensement des besoins sociaux urgents actuellement non satisfaits, notamment en matière de logement et de santé.

__4_Recensement des forces productives disponibles et nécessaires à développer pour satisfaire ces besoins réels.

__5_Redéfinition d’un budget en équilibre, en base valeur-travail, entre ces forces productives et ces besoins.

__6_Redéfinition, dans cet équilibre, de la durée moyenne hebdomadaire de travail, nécessaire pour atteindre cet objectif.

__7_Réajustement, dans le cadre de cet équilibre, du SMIC à un niveau permettant d’accéder au moins à la satisfaction pour tous des besoins sociaux essentiels, notamment en matière de logement, éducation, culture, sport, etc…

__8_Prise en compte, dans cet équilibre, de l’effort collectif nécessaire aux objectifs de sécurité, de développement social et de solidarité.

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Source:

https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/07/25/manifeste-du-collectif-marxiste-leniniste-octobre/

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Pour nos sœurs et nos frères en lutte, Irma n’a pas brisé les barreaux des prisons!!

 

 

Sur son passage, l’ouragan Irma a ravagé principalement les demeures fragiles des pauvres, soulignant par la destruction la structure de classe néocoloniale de certaines iles…

Mais elle n’a pas, pour autant, brisé les barreaux des prisons pour ceux qui luttent contre cette iniquité, principalement engendrée par l’impérialisme.

Pour Ana Bélen Montés, cela fera 16 ans de détention, depuis son arrestation, le 20 Septembre 2001.

D’aucuns imputent la violence décuplée des tempêtes tropicales aux causes de l’activité humaine, causes qui se recoupent, pour l’essentiel, sinon en totalité, avec celles de l’impérialisme.

Le combat d’Ana Bélen Montés, pour le droit des peuples à disposer d’eux-même, est, plus que jamais, partie intégrante de la cause prolétarienne internationale pour la paix et le socialisme.

Non seulement « Irma » ne doit pas nous la faire oublier, mais c’est aujourd’hui, avec l’anniversaire de son arrestation, une raison de plus de serrer les rangs autour d’elle, malgré les difficultés matérielles.

Voici donc, infatigablement relayée par Jacqueline ROUSSIE, une nouvelle initiative, symboliquement importante et humainement nécessaire, dans ce parcours de lutte où l’impérialisme US se comporte comme l’ogre impitoyable qu’il est partout.

Luniterre

 

 

Les amis portoricains et Cubains du comité international de solidarité d’Ana Belén Montés ont été quelque peu gênés ces derniers temps dans leur action par l’ouragan Irma.

Les liaisons ayant été rétablies, ils nous invitent à envoyer un petit mot à la maman Doña Emilia d’Ana Belén Montés et à sa sœur Lucy à l’adresse anabelenesnuestra@gmail.com pour leur témoigner notre solidarité à l’occasion du 16ème anniversaire de l’arrestation d’Ana. 

Vos messages leur seront retransmis le jour anniversaire, c’est-à-dire le 20 septembre.

J. Roussie

je vous cite le message envoyé par Julián Gutiérrez Alonso:

Compañer@s

Irma nos ha demorado en nuestra batalla por Ana Belén pero ya podemos seguir nuestra lucha.

El próximo día 20/9 Ana cumple 16 años de encierro y no quisieramos dejar pasar esa fecha sin hacer algo.

Por tanto les proponemos que le manden mensajes a la madre de Ana (Doña Emilia) y a su hermana Lucy mostrandoles nuestra solidaridad al cumplir 16 años de prisión por luchar por sus dos Islas queridas, Cuba y Puerto Rico, de un pájaro las dos alas, que acaban de ser azotadas por el potente huracán Irma lo que no evitará el huracán de solidaridad con Ana.

Les pedimos que envien sus mensajes al buzón anabelenesnuestra@gmail.com y estamos seguros que tal como hicimos cuando el cumpleaños de Ana en febrero y el día de las madres tanto Ana como su familia agradecera nuestra solidaridad. Les pido que difundan esta propuesta lo mas posible.


Seguimos en combate

 

 

https://solydairinfo.files.wordpress.com/2016/01/rovics-vfj-song-for-ana.jpg?w=940

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De la lutte syndicale de classe à la construction d’une alternative au capitalisme!

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De la lutte

syndicale de classe

à la construction

d’une alternative au capitalisme!

Comme on a pu le voir sur le terrain, le 12 Septembre dernier, il existe encore un syndicalisme de lutte de classe bien vivant en France…

C’est pourquoi la bourgeoisie tient tant à son déni du succès de cette journée d’action, à coup de sondages aux questions biaisées, pour obtenir, de manière mensongère, le résultat nécessaire à sa campagne médiatique de dénigrement.

Mais l’action répressive directe ee la bourgeoisie, sur le terrain, vise encore à isoler les éléments les plus avancés de la lutte, pour tenter d’en redonner la direction aux réformistes et aux opportunistes kollabos…

Comme on l’a vu et vécu directement dans la rue, dès le départ de la manifestation, cette stratégie a tout à fait échoué à Lyon…

Ce n’est pas que les kollabos du système n’avaient pas envie de jouer leur rôle de supplétifs de la police, mais c’est qu’ils en ont été empêchés par la volonté massive de rester unis et de lutter ensemble, de la part des manifestants témoins et/ou victimes de la provocation policière.

Aux avant-postes de la résistance et de la solidarité, on retrouve les syndicalistes qui ont aussi, dans leur conception globale des luttes, la conscience de classe la plus aiguisée…

Il n’y a donc pas vraiment de hasard…

Comme exemple remarquable, nous republions aujourd’hui une intervention déjà ancienne, mais datant précisément de l’époque de la première vague de luttes contre la Loi El Khomri, l’an dernier, d’un camarade qui n’a pas hésité à s’engager ouvertement, sur le terrain, pour la libération des manifestants « nassés » par l’opération de provocation policière, le 12 Septembre, au coin de la Rue Pierre Robin.

( https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/13/lyon-12-septembre-2017-unite-et-resistance-populaire/ )

Intervention de Marc Auray (CGT hopital du Vinatier)

« Il faut mettre sur la table un grand projet de société…

(30 Avril 2016)

Bonjour je m’appelle Marc Auray. Je travail au CHS le Vinatier. Je milite sur l’hôpital et sur le département. Je ne partirai pas de témoignages de luttes, parce que dans l’action sociale, les maisons de retraites, les hôpitaux, elles se multiplient et sont en grand nombre . Il y en a de petites, de plus grandes. Elles portent sur les conditions de travail dans un service, contre la fermeture d’un établissement, contre la fusion de plusieurs services entre eux, pour avoir des effectifs plus nombreux, pour l’amélioration des conditions de travail, pour l’amélioration des conditions de soin comme c’est actuellement le cas dans la psychiatrie de secteur, pour obtenir ou conserver des lits classiques qui sont supprimés, au profit de structures enfermantes d’une conception sécuritaire, d’autres enfin pour défendre l’extra-hospitalier c’est-à-dire une psychiatrie de proximité, son ouverture sur les quartiers avec de petites structures pour un soin au plus près des gens.

On arrive à gagner des choses, mais il faut reconnaître que malgré tous nos efforts, nous sommes dans une politique d’accompagnement de la crise. Si l’on obtient des postes ici, c’est qu’on les a pris ailleurs, à d’autres. Si l’on obtient une amélioration à un endroit, cela a une conséquence désastreuse dans un autre endroit, dans un autre secteur de l’hôpital qui sera mis en souffrance. Si on a évité la fermeture d’une structure publique ce sera au prix d’une fusion avec un autre établissement etc

Pour sortir de cela, il nous faut dire à nos camarades et leur faire comprendre qu’il ne doivent pas avoir la notion de leur seul établissement au cœur de leurs préoccupations mais une notion de luttes beaucoup plus large. Il leur faut savoir, penser en terme de service rendu à la population et non en terme de boutique. Trop de camarade vivent leur établissement comme le centre du monde. Nous devons leur expliquer que s’ils peuvent récupérer ceci, ou cela, ce sera au prix de la fermeture d’une maison de retraite ou de la disparition d’un petit établissement de proximité. Un établissement peut récupérer des moyens supplémentaires, devenir plus important mais il laisse en contre partie un désert sanitaire autour de lui. Nous voulons pouvoir être le centre d’une bataille politique pour maintenir une activité de soin de qualité pour tous, qui couvre tout le territoire.

La situation que je vous décris est symptomatique de ce que nous vivons tous, or si nous ne prenons pas de la hauteur avec des considérations d’ordre plus général, quelques soit le nombre de nos luttes nous sommes condamné. Il faut s’y mettre tous ensemble, à partir d’une réflexion collective, afin de revenir sur des luttes qui assurent la défense d’un soin de qualité sur tout le territoire. Chacun a le droit de bien vieillir et de bénéficier d’une prévention maximum, pas seulement les riches. Il faut nous réapproprier la notion d’accès au soin pour tous.

Le constat est triste, mais il n’y a pas de fatalité. Il est le résultat d’une politique de santé et de la protection sociale menée depuis des années par les politiques successives des différents gouvernements de gauche et de droite. D’ailleurs il n’est pas rare de rencontrer des directeurs qui tombent d’accord sur ce point avec nous mais c’est pour nous faire comprendre qu’il n’y a pas d’autres issues. Nous, face à ces politiques, nous ramons, mais nous leur répondons que ça ne change pas notre détermination et que si gauche et droite de gouvernement disent la même chose, on s’en fout, car nous travaillons à faire entendre aux salariés que ces politiques sont nocives, d’où qu’elles viennent et que nous défendons une autre politique, une politique qui ne tient compte ni des ordonnances Juppé, ni de la Loi Bachelot ou de la loi Touraine imposée au 49.3, car ces politiques ne sont tournées que vers un seul objectif, un service de santé adapté au système du capitalisme et des lois du marché.

Au contraire, nous les combattons à tous les niveaux y compris sur les petites choses, avec à chaque fois la volonté d’un élargissement des contenus. Il y a nécessité d’un élargissement de ces questions à l’interprofessionnel. Cette assemblée peut en être l’occasion mais il y a eu aussi, par exemple, la semaine dernière, le congrès de Marseille pour en parler. Au travers de ces assemblées, de ces congrès, nous avons obligation d’avoir une réflexion ouverte à tous, parce que ces questions ne concernent pas seulement les salariés de la santé, elles concernent toute la population.

C’est pourquoi de telles rencontres sont intéressantes. Il faut s’en saisir pour poser la question : la sécu c’est quoi, la santé c’est quoi, l’hôpital, la protection sociale c’est quoi ? Tous ces secteurs d’activité sont financés par les cotisations des salariés et des travailleurs du pays. Que l’on travaille dans le commerce, dans l’industrie, dans les services publics, la règle est pour tous la même. Ce sont nos cotisations qui les financent. Nous finançons tous la sécurité sociale. Elle est notre bien. Nous, salariés de la santé, n’existerions pas sans le commerce, l’industrie, etc.

Il faut se le dire clairement. De ce point de vue, la loi travail que l’on combat aujourd’hui est sans doute le moment de dire que nous avons des choses en commun à défendre comme le code du travail, la sécurité sociale, le partage des richesses pour répondre aux besoins de tous. Ce sont d’ailleurs autant de thèmes qui ont frappé à la porte de notre congrès comme je ne l’avais encore jamais entendu faire. Mais il ne faut pas en rester là. Il faut le faire vivre dans nos entreprises, dans nos syndicats, dans nos communes. Ils faut pouvoir le discuter ensemble et nous avons des atouts pour y parvenir.

Il faut une politique affermie qui dépasse la conscience que nous avons des choses depuis notre petit établissement, notre secteur de travail ou encore notre cadre fédéral. Rester à ces niveaux, c’est se donner des objectifs de défaites alors qu’à l’inverse, si nous élargissons notre horizon aux problèmes d’ensemble, nous trouverons des motifs de victoire …(… La suite , et le texte complet de l’intervention du camarade en lien PDF :

INTERVENTION M AURAY VINATIER    )

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 ( Source:  http://lepcf.fr/Il-faut-mettre-sur-la-table-un-grand-projet-de-societe  )

LYON 12 SEPTEMBRE 2017 : UNITÉ ET RÉSISTANCE POPULAIRE !!!

https://i2.wp.com/s-www.leprogres.fr/images/6bf06a13-a057-4595-b51a-95efb6351eb5/LPR_v1_02/photo-philippe-juste-1505210918.jpg

Contrairement à ce qu’affirment les médias au service du système, la mobilisation, au départ de la manifestation, était l’une des plus grandes de ces derniers mois, même y incluant les plus grandes manifs de la lutte contre la Loi El Khomri.

Pour un premier engagement de lutte sociale et de lutte de classe sous l’ère de Macron-Président, on peut d’ores et déjà constater que ce nouveau président, tant par son action antisociale que par ses propos ouvertement méprisants, reflets très nets de son mépris de classe, de l’aveu même de certains journalistes « mainstream » un tant soit peu « objectifs », cette action, donc, n’est pas sans susciter une résistance réelle d’une grande partie du corps social populaire.

De plus, ayant réussi à monopoliser pratiquement le champ de la « représentativité » parlementaire du système, il ne peut se défausser derrière de prétendues « difficultés du dialogue social », ni même derrière la figure d’un ministre sous-fifre, comme ce fut le cas avec El Khomri.

Il est obligé d’assumer lui-même pleinement la responsabilité de ses choix politiques ultra-réactionnaires, pour le compte de la classe bourgeoise dominante, ce qu’il fait avec le plus gtand cynisme, qu’il prétend pourtant imputer à ses victimes directes…

Il le fait également avec cynisme et violence, à Lyon, dans le fief de son ministre de l’intérieur et donc désormais « premier flic de France », l’« ancien » maire et toujours « parrain » des mafias politiciennes locales, Gérard Collomb.

Dès le départ de la manifestation, une manœuvre tout à fait inhabituelle de la police visait à isoler et à encercler la tête du cortège, y mettant tout de suite un premier coup d’arrêt.

A ce moment, la densité de la manifestation syndicale massée derrière ce « cordon sanitaire » était telle qu’il était tout à fait possible de le briser et de le franchir, et donc de libérer la tête de la manifestation.

L’attitude des responsables syndicaux fut naturellement très ambiguë, mais il est clair qu’une partie d’entre eux, outrée par ce déni du droit de manifester, refusait de céder à cette violence et voulait tenter d’avancer.

Tandis que quelques uns agissaient ostensiblement pour empêcher le cortège de franchir le barrage de police et faisaient pratiquement le travail des flics en voulant empêcher les éléments les plus déterminés d’avancer…!

Le barrage fut finalement franchi et quasiment mis en déroute par la foule en marche, au prix quelques grenades et usage de bombes lacrymogènes directement sur nos figures, mais sans plus d’effet dissuasif !

Malheureusement, du fait de l’hésitation de certains et de la pratique carrément kollabo de quelques autres, le temps que le cortège reprenne son avancée, la tête de la manifestation s’est trouvée complètement nassée et embarquée manu-militari dans la rue Pierre Robin, adjacente, mais déjà dépassée par la nouvelle tête du cortège, celle qui venait de franchir le barrage.

Une nouvelle division syndicale apparu à ce moment, entre « réfractaires » et responsables des principales sections et fédérations réformistes, qui voulaient privilégier le déroulement « normal » de la manifestation prévue par rapport à l’ »incident » et donc, concrètement, abandonner les camarades « nassés » rue Pierre Robin aux mains de la police.

Manque de chance pour ces lâches et ces opportunistes, la volonté de la base s’est exprimée clairement et massivement en faveur de la solidarité, y compris avec le soutien de quelques responsables syndicaux parmi les moins contaminés par l’esprit réformiste et kollabo.

Ce qui a amené la nouvelle tête du cortège se reformer en face de la rue Pierre Robin, devant le barrage de police barrant l’accès à la nasse policière massive qui détenait désormais nos camarades encerclés en début de manifestation.

La manifestation s’est donc trouvée immobilisée près de trois heures ainsi, pour obtenir leur libération « conditionnelle », après de laborieuses tractations de la part des responsables syndicaux concernés.

Il est à noter que le rapport de force eut encore été suffisant, à cet endroit et au moment d’y reformer la tête de manif, pour aller libérer directement les camarades nassés.

Toutefois, et par rapport aux précédentes situations comparables de l’an dernier, il faut surtout noter la plus grande détermination à rester solidaires jusqu’au bout et à ne pas lâcher les camarades nassés.

C’est déjà une avancée remarquable de l’unité et de la résistance populaire massive, qui s’est exprimée à cette occasion, et qui doit être soulignée et saluée comme une grande victoire, dans le contexte actuel !

L’action « négociatrice » des quelques responsables syndicaux qui ont refusé de capituler et d’abandonner les camarades nassés correspond au niveau de conscience actuellement le plus avancé dans cette lutte, et ne mérite notamment pas le mépris mensonger avec lequel il est traité dans certains médias « gauchistes » juste soucieux de faire « mousser » leur propre boutique, et non d’analyser la réalité des faits pour comprendre et en tirer des leçons utiles.

La première étant la nécessité d’une véritable organisation de résistance populaire de masse, ce qui suppose d’en définir les objectifs politiques stratégiques, et c’est incontestablement là qu’il y a un décalage énorme entre la capacité de résistance « spontanée » du mouvement de masse contre l’obscurantisme social « en marche » et la nécessité de construire une alternative politique et sociale anticapitaliste.

Lepotier

Manifestation contre la loi travail : des incidents à Lyon

 

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SOURCES :

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/09/13/manif-du-12-septembre-a-lyon-une-victoire-de-lunite-a-la-base-dans-la-lutte/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/13/lyon-12-septembre-2017-unite-et-resistance-populaire/

 

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