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Lu sur TML, FRONT des LAïCS, et SOLYDAIRINFO

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Lu sur le blog    TML:
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E ou A, une seule lettre peut-elle changer le cours de l’histoire?

 » Elaeudanla…

Sur ma remington portative

J’ai écrit ton nom Lætitia

Elaeudanla Teïtéïa  »

 Dans sa chansonnette de 1963, E et/ou A, la fusion des deux lettres n’était sans doute déjà plus le problème du poète à la dérive…

LE ou LA, il n’y a aussi qu’une lettre qui change…

Mais s’il s’agit de préciser le sens de la relation entre divers éléments d’une phrase précédente, LE ou LA ne renverra donc pas au même élément…

Au point, possiblement, d’inverser carrément les termes de la relation, selon qu’on utilisera l’un ou l’autre…

 

Au point d’en inverser également, et radicalement, le sens…

 

Au point de changer le cours de l’Histoire…?

E ou A, une seule lettre

peut-elle changer

le cours de l’histoire?

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

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1994: Rwanda, le Mai des assassins…

Ou les effets collatéraux de la collaboration « droite-gauche ».

François Mitterand est au plus haut des cieux présidentiels et Balladur est son Premier Ministre

 

En 3 mois, 800 000 morts « officiellement » reconnus par l’ONU.

 
 
 
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Журавли et autres chansons

 

du Régiment Immortel,

 

à Lyon-Vénissieux, le 8 Mai 2017

 
 

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D’autres articles
sur TML, Solydairinfo et FRONT des LAïCS
 

Sur TML


https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/24/resistance-deux-ans-apres-lassassinat-dalexei-mozgovoi-le-combat-continue/

 

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Sur  FRONT des LAïCS

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Le 7 Mai, Descartes assassiné…

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https://solydairinfo.wordpress.com/2017/05/20/rhone-les-mysteres-de-venissieux-14eme-circonscription/

 
 

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Rhône : la 14ème sortirait elle enfin de l’ombre?

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LE DÉBAT ENTRE LES CANDIDATS DE LA 14EME INTÉGRALEMENT REPUBLIÉ… 

LA 14EME SORTIRAIT ELLE ENFIN DE L’OMBRE ?

( FAIT SUITE A…  )

Rhône: Les Mystères de Vénissieux… (14ème circonscription)

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/19/rhone-les-mysteres-de-venissieux-14eme-circonscription/

REPUBLIÉ POUR INFO…

LA PÊCHE AUX VOIX

OU LA PÊCHE A LA LIGNE,

C’EST AUSSI UN CHOIX !

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Ci- dessous un tract proposé par « Assemblée de Lyon »

http://assembleedelyon.forumactif.org/

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REFORME DU CODE TRAVAIL

LA LOI MACRON EN 18 LIGNES.

Avec cette réforme, nos contrats de travail (comprenant le temps de travail, le salaire, les conditions de travail) ne seront plus soumis aux accords de branches mais aux accords d’entreprises.

Ces accords d’entreprises ne seront plus nécessairement négociés par les syndicats, mais un patron pourra prendre l’inititaive d’un référendum d’entreprise.

La réforme des prud’hommes plafonnera les indemnités patronales en cas de licenciement sans cause réel et sérieuse. Une simple amende forfaitaire en cas de condamnation pour licenciement abusif.

Cette réforme touchera de millions de salariés !

Nos salaires, nos droits et nos acquis sociaux diminueront !

Des millions de contrats de travaillent pourront être révisé à la baisse.

Comble du mépris cette loi sera promulguée par ordonnance, sans débats, en plein été, pour éviter toute discussions et toutes formes de contestations.

Elle n’est que la première d’une longue série de réforme libéral et anti-social annoncées par Macron et son gouvernement : réforme des retraites, de l’assurance chomage, de la secu…réagissons !

NON A LA LOI TRAVAIL !

MANIFESTATION

Lundi 19 juin 2017

18H00 – Pl. Bellecour

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Cet autre tract, en doc PDF, proposé par le « Front Social »

http://infocomcgt.fr/france/item/front-social-liste-des-organisations-membres-de-la-coordination

tract front social

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Important…

NDTML:

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A noter que dans tout cela, « Assemblée, Front Social, France Insoumise, PCF, Parti de Gauche », il n’y a aucune alternative politique au capitalisme en perspective… Pas même une ébauche… Pas de réflexion réelle sur le sujet…

Alors que le monde du travail ne peut survivre qu’en se battant pour imposer un système économique et social basé sur sa propre valeur fondamentale: la Valeur-Travail!

Contre la « loi-travail »-El Khomri, contre la nouvelle Loi Macron,

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2017, Pour sortir de l’impasse… La Révolution du retour au réel !

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

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LA 14EME SORTIRAIT ELLE ENFIN DE L’OMBRE …?

 

Infographie Le ProgrèsInfographie Le Progrès

Le Progrès organisait ce vendredi 2 juin un débat entre les candidats aux élections législatives sur la 14e circonscription du Rhône depuis la Halle aux Grains à Vénissieux. Les six candidats invités par Le Progrès étaient, Yves Blein (LRM), Adrien Drioli (PS), Maurice Iacovella (UDI), Damien Monchau (FN), Benjamin Nivard (FI) et Michèle Picard (PCF).

Bienvenue en direct de la Halle aux Grains de Vénissieux!

C’est le dernier de nos quatorze débats, avant le premier tour des législatives, le 11 juin. Démarrage des « hostilités » républicaines dans une grosse demi-heure. On verra s’il sera le plus animé de tous ou pas. Si vous nous avez suivi sur Internet, ou si vous avez assisté « physiquement » aux échanges entre candidats, sans doute aurez vous constaté que, pour l’instant, c’est la soirée de Villefranche-sur-Saône qui a remporté la « palme », à la fois en terme de vivacité des discussions, de densité des prises de position et de participation du public. Ce soir, il n’est pas impossible que l’on assiste à des frictions entre éléments proches – et donc, concurrents – sur le plan politique : Michèle Picard (PCF) et Benjamin Nivard (France Insoumise), mais aussi Adrien Drioli (PS) et Yves Blein (LRM).

A l’instant où nous vous écrivons, Michèle Picard vient de faire son entrée dans la Halle aux Grains. Suivie de l’ancien maire André Gerin. Les autres candidats ont suivi de peu.

Le débat sera animé par François Guttin – Lombard, chef des informations du Rhône à Lyon, et Marien Trompette, chef de l’agence de l’Est lyonnais du Progrès, à Bron.

Les règles du jeu

Pendant une heure trente, les six candidats invités par Le Progrès vont vous présenter leurs programmes. Ces six candidats sont, par ordre alphabétique, Yves Blein (LRM), Adrien Drioli (PS),  Maurice Iacovella (UDI), Damien Monchau (FN), Benjamin Nivard (FI) et Michèle Picard (PCF).

Nous traiterons ce soir de l’économie, de la sécurité et de l’éducation.

Chaque candidat disposera du même temps de parole. Mais tous les candidats ne seront pas sur cette scène ce soir. Ils sont dix-sept à briguer le poste de député de la 14e circonscription du Rhône. Outre les six qui vous font face, il y a aussi Véronique Giromagny (EELV), Béatrice Decrept (SE), Thierry Dussud (EXD), Valérie Bridon (DVG), Marie-Christine Seemann (LO), Yassine El Hassak (UPR), Lofti Ben Khelifa (DVG), Yalcin Ayvali (parti égalité justice), Yanis Marcoux (SE), Saïda Estival (100%), Franck Muller (DLF).

Ces candidats auront, s’ils le souhaitent, deux minutes pour vous résumer leurs programmes, au tout début du débat.

La « température » monte

Une bonne soixantaine de personnes ont pris place dans le public à 18 heures. ça papote dans tous les coins, à haute voix. Les candidats sont en place. Damien Monchau, du FN, est arrivé le dernier, à 18h20.

Profession de foi des candidats

Yves Blein (LRM). « La France est en train de tourner une page. Elle a choisi un Président jeune qui illustre le renouveau d’une génération et du personnel politique, le renouveau du contenu, et le renouveau de la méthode. Les électeurs ont souhaité se réunir autour d’une personne qui avait pris la peine de construire son programme autour d’eux et avec eux. Il faut lui donner la chance de réussir. »

Adrien Drioli (PS). « Elève fonctionnaire l’institut régional d’administration, je me présente aux législatives pour un réel renouvellement à gauche. J’ai toujours été fidèle à mes idées. Je ne suis pas un spécialiste du slalom. Je ne veux pas me présenter contre quelqu’un, mais je souhaite participer à un débat pour défendre les citoyens de la circonscription qui ont voté à 32% à gauche au 1er tour de la présidentielle. Justice sociale, emploi des jeunes et éducation sont mes priorités. »

Maurice Iacovella (UDI-LR). « Mon engagement est centriste. Démocrate et indépendant. Humaniste et européen. Je suis attaché à l’éthique, l’innovation, l’écologie responsable. L’Europe doit devenir une Europe puissance en développant notamment son harmonisation fiscale. J’affirme que la circonscription a un immense besoin de vitalité et de changement. Ce territoire s’est transformé. Il fourmille de talents qu’il faut soutenir. Ma motivation personnelle : je suis redevable à notre République qui a accueilli ma famille à Vénissieux, après la Seconde Guerre mondiale. La France m’a donné le goût d’entreprendre et de m’ouvrir sur le monde. Je veux une rupture avec l’abstention qui profite au système en place. »

Damien Monchau (FN). « Il est anormal que notre parti soit aussi peu représenté à l’Assemblée, vu le nombre de personnes qui votent pour nous. J’aspire à pouvoir représenter le courant patriote et faire rentrer le peuple, oublié, à l’Assemblée nationale. M. Macron est dans la continuité de M. Hollande et de M. Sarkozy. Leur politique a bien trop blessé le peuple, déjà. »

Benjamin Nivard (FI). « Je partage les attentes et les besoins des habitants des quartiers. Je suis ouvrier. Je sais ce que c’est que de vivre avec un salaire peu élevé et d’être frustré de la gestion de nos industries en France. Je porte un programme qui a recueilli 15000 voix au niveau de la circonscription dans la circonscription, en première place. »

Michèle Picard (PCF). « Je suis une élue de terrain, forte de mon expérience. Je connais bien cette circonscription. J’incarne une gauche de combat, exigeante et d’action, face à un gouvernement complètement libéral. Je veux porter la voix des habitants et des salariés, mais aussi des communes populaires. »

Premier thème : l’économie

Des milliers d’entreprises sont installées ici. Dans les zones d’activité de Saint-Priest, au Parc technologique, dans la ZI de Corbas à dominante logistique ou dans le couloir de la chimie. Des activités innovantes, du tertiaire qui tiennent le choc. Mais pour l’industrie, notamment à Vénissieux, le constat est plus dur. Les plans sociaux (Delatour, Sillia) s’accumulent ces derniers mois même si Renault Trucks annonce des embauches, après avoir supprimé 500 postes il y a deux ans !

Comment réagir ? Comment accompagner ces entreprises ?  L’activité industrielle a-t-elle encore un avenir ?

Et surtout, comment faire en sorte que ces entreprises embauchent localement ! Car si l’Est lyonnais concentre les entreprises, il affiche aussi les taux de chômage les plus hauts de l’agglomération :

23 % à Vénissieux. 21 % à Saint-Fons. 14 % à Saint-Priest. Quand la moyenne de la Métropole est à 9 %.

Benjamin Nivard (FI). « Des entreprises comme Carrefour et la raffinerie de Feyzin, sont touchées par des grèves. Elles ont bénéficié d’aides publiques, comme le CICE. Pour nous, on récompense des entreprises qui refusent de recruter ou qui débauchent. On propose de supprimer la loi El-Khomry, de partager les richesses en augmentant les salaires avec un smic à plus de 1300 euros net, une égalité de salaires entre femmes et hommes… Mais il faut aussi instaurer un salaire maximal de 33000 euros mensuel pour les chefs d’entreprise. On n’est pas contre les augmentations patronales. S’il s’augmente de 20%, qu’il fasse de même avec les ouvriers. »

Damien Monchau (FN). « On nous promet des solutions depuis des années. La politique de l’offre ne marche pas. Elle consiste à baisser les charges. Mais cela implique des augmentations d’impôts très fortes, qui pénalise la consommation. C’est le serpent qui se mord la queue. Oui, il faut réduire les charges, mais celles qui créent de l’emploi, et pas seulement dans les grands groupes financiers. Les TPE, TPI doivent être privilégiées car elles sont les plus grandes créatrices d’emploi. Le CICE doit être dirigé exclusivement vers ces petites entreprises. On doit aussi baisser de 10% le niveau d’impôt sur le revenu sur les trois premières tranches. (…). »

Yves Blein (LRM). « Le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) a permis aux entreprises de redresser leur marge et de recommencer à investir. On l’a vu dans cette circonscription. Ce redressement est lent, mais ça vient. On doit notamment travailler sur la suppression des cotisations salariales et de la taxe d’habitation, éteindre l’assurance chômage aux artisans et indépendants… Tout cela soutiendra la consommation. »

Michèle Picard (PCF). « La TVA est la taxe la plus injuste socialement. Je propose entre autres de défendre l’industrie et ses savoir-faire. Il faut lutter contre les délocalisations, permettre une redistribution équitable des richesses, développer les pouvoirs des représentants des salariés. La loi el-Khomry doit être abrogée. Les services publics doivent être soutenus. La baisse des dotations de l’Etat aux communes est un non-sens. Le smic, les retraites, les minima sociaux doivent être revalorisés. »

Maurice Iacovella (UDI-LR). « Plus de 40% de chômeurs dans certains quartiers! On propose un contrat d’alternance. Le code du Travail doit être décorseté et l’on doit baisser le coût du travail. L’impôt sur les sociétés à 25% (contre 33% aujourd’hui). Transformer le CICE en baisse durable des charges et garantir la stabilité fiscale : quand on change sans cesse de règle, les investisseurs vont ailleurs. Je veux supprimer les 35 heures et laisser les partenaires sociaux discuter de ce qu’ils veulent faire. Nous n’augmenterons ni TVA, ni CSG. Nous rétablirons la défiscalisation des heures supplémentaires. »

Adrien Drioli (PS). « La fiscalité progressive est une piste à étudier. Je ferai en sorte de mettre fin à l’optimisation fiscale (…) Je m’opposerai à la suppression de 120000 fonctionnaires. Je ne veux pas d’une modulation du temps de travail selon l’âge. Je m’opposerai à la réforme du droit du travail par ordonnance, grave attaque au droit social. Je veux garantir un système d’assurance-chômage. »

Deuxième thème : la sécurité

C’est un vrai enjeu dans cette 14e circonscription qui compte une zone de sécurité prioritaire : Les Minguettes à Vénissieux. Quel a été son utilité ? Faut-il maintenir ce dispositif ?

Comment lutter contre la délinquance de voie publique : ces vols à la roulotte, ces squats dans les halls d’immeuble, ces rodéos qui font grimper en flèche le sentiment d’insécurité et qui exaspèrent les habitants. Sur ce point, les gouvernements successifs ont semble-t-il tout essayé… Faut-il revenir à la police de proximité ? Quel doit être le rôle des polices municipales ? Plus de prévention, mais avec qui ? Plus de répression, mais comment ?

Ensuite, une délinquance souterraine. Difficile à évaluer mais dont l’impact sur la vie des quartiers est réel. Ce sont les trafics. Et particulièrement les trafics de stups qui ont gangrené certains secteurs. Une économie parallèle s’y est développée. Comment lutter ?

Damien Monchau. « Je dénonce des vols faramineux. Pour une France sûre, nous devons réarmer matériellement la Police nationale, et juridiquement, avec la mise en place d’une présomption de légitime défense, et humainement, en renforçant les effectifs, baissés à l’époque de Nicolas Sarkozy. Au-delà, il faut une réponse pénale ferme et rapide en embauchant des magistrats. Tolérance zéro! L’incarcération doit être la norme et non l’exception. On doit baisser les prestations sociales aux parents qui n’auraient pas assumé leurs responsabilités vis-à-vis des mineurs. Enfin, on doit rétablir les frontières et arrêter l’immigration. »

Benjamin Nivard. « Pour nous, la sécurité ne passe pas que par le bâton. Cela passe aussi par la carotte : offrir un avenir aux populations des quartiers. L’insécurité est la conséquence directe de l’inégalité des chances. On parlait des trafics : nous voulons légaliser le cannabis pour mettre fin à ces trafics. La police de proximité doit être rétablie dans les quartiers. Et donc, supprimons la BAC (brigade anti-criminalité). On doit revenir aux effectifs de 2007 dans la police, qui a besoin de moyens matériels pour agir. Les locaux sont souvent vétustes. Enfin, la délinquance en col blanc doit être traitée. Il n’y a pas de passe-droit parce qu’on a de l’argent et qu’on est riche. »

Maurice Iacovella. « Nos forces de l’ordre ont besoin de moyens, mais d’abord, impunité zéro pour les délinquants : suppression des peines plancher. Les polices municipales seront armées. 16000 places nouvelles doivent être crées dans les prisons. On doit abaisser la majorité pénale à 16 ans. Dans le domaine du terrorisme, les personnes fichées les plus dangereuses seront placées sous surveillance préventive. Nous dissoudrons tous les mouvements qui se réclament du salafisme et de l’islam radical. »

Adrien Drioli. « 10000 postes pour développer une sécurité pour tous. Une police de proximité à rétablir. Des primes généralisées pour policiers et gendarmes dans les territoires sensibles. Voici quelques unes de nos propositions. S’y ajoute une politique d’aide aux victimes. Et de prévention de la délinquance, en remettant en place des actions de terrain pour une insertion réussie. Taper sur les jeunes et les étrangers, ça ne marche pas. ça ne sert qu’à attirer des voix d’extrême droite mais ça ne donne aucun résultat. »

Michèle Picard. « La tranquillité est l’affaire de tous. La sécurité est d’abord une mission de l’Etat. La police municipale ne doit pas se substituer à la Police nationale. Moi aussi, je suis pour le retour de la police de proximité. (…) Mais on doit aussi traiter la question des violences intrafamiliales dont celles faites aux femmes. »

Yves Blein. « Ce qui pourrit la vie, ce sont les petits actes de délinquance. On ne voit pas déboucher les procédures, on ne voit pas sanctionnés les auteurs. Donc, je suis très attaché à une police de sécurité quotidienne qui puisse verbaliser les incivilités du quotidien. Aujourd’hui, les procédures sont bien trop longues et lourdes, sans beaucoup de résultat. La police de sécurité quotidienne établirait une amende élevée et immédiate. Bien sûr, il faut aussi développer les effectifs des forces de l’ordre mais aussi renforcer les équipes des garde-frontières européens. »

Troisième et dernier thème : l’éducation

Depuis les années 80, les gouvernements successifs ont voulu atténuer l’impact des inégalités sociales en renforçant les moyens sur certains établissements. Ce fut la création des ZEP. Ce sont aujourd’hui les REP, les réseaux d’éducation prioritaires : nous sommes dans une circonscription qui compte 7 collèges classés en  REP dont 4 à Vénissieux.

18 écoles primaires à Vénissieux et 7 Saint-Fons sont intégrées dans ce dispositif.

Doit-il être maintenu ? Emmanuel Macron prévoit de diviser par deux les effectifs des CP et CE1 dans ces classes. Que faut-il en penser ? Quel est l’avis des candidats sur le possible retour à la semaine de 4 jours ? Le décret du 8 juin prochain permettra aux acteurs locaux qui le souhaitent d’obtenir une dérogation à la réforme des rythmes scolaires engagée lors du précédent quinquennat.

Faut-il aller dans ce sens ? Sur la question des apprentissages, on aimerait aussi entendre les candidats face à ce chiffre : 20 % des élèves en fin de CM2 maîtrisent mal lecture et écriture.

Michèle Picard. « L’école doit être une ascenseur social qui offre les mêmes chances à tous. Augmentons le budget de l’Education nationale pour recruter de nouveaux enseignants et lutter contre l’échec scolaire. 12 élèves en CP (REP) comme le propose le gouvernement? Mais avec quels moyens? »

Damien Monchau. « 15% des élèves sortent du système scolaire sans le moindre diplôme. L’apprentissage des fondamentaux doit être assuré : la maîtrise du français doit représenter la moitié du temps d’enseignement. L’école doit être un asile inviolable, protégé des violences et neutre, laïc. Le port de l’uniforme doit être instauré en primaire. Revalorisons aussi l’intelligence de la main! Créons des filières professionnelles d’excellence avec apprentissage dès 14 ans. »

Yves Blein. « Ce sera, entre autres, une bonne chose de moderniser le bac avec quatre disciplines fondamentales et un contrôle continu. L’éducation a lieu aussi tout au long de la vie. Les personnes souffrant de chômage ou n’ayant pas eu la chance de suivre des études ou une formation, doivent être aidées par un effort massif.  »

Adrien Drioli. « L’Education doit être maintenue comme premier budget national. Je veux 40000 postes supplémentaires. Je m’oppose à une éducation à deux vitesses. 12 élèves par classe, je suis pour, à condition de donner aux collectivités locales des moyens supplémentaires. Je suis contre la sélection à l’université et la hausse des frais d’inscription. Nous devons augmenter les bourses des étudiants. »

Maurice Iacovella. « L’école est un formidable ascenseur social. Je propose de renforcer les savoirs fondamentaux – lire, écrire, compter – et connaître l’Histoire de France. Inadmissible qu’autant de jeunes quittent l’école sans diplôme. Les élèves en difficultés seront suivis. Toutes les lois sur la formation tout au long de la vie doivent être renforcées. »

Benjamin Nivard. « Hallucinant de parler de baisse du nombre de fonctionnaires, et de promettre 12 enfants par classe! Il faut rétablir l’égalité à l’école, pour que chaque enfant soit éduqué de la même manière : gratuité des livres, des fournitures scolaires, des livres… On peut rendre gratuites les activités péri-scolaires. Aujourd’hui, les enfants passent moins de temps à l’école et en plus, faut payer! Ce n’est pas normal. Pour les poursuites d’études, il faut attribuer à ceux qui le souhaitent une allocation d’autonomie aux jeunes. »

Le mot de la fin

Chaque candidat a maintenant 2 minutes pour aborder le thème qu’il souhaite.

Maurice Iacovella. « Emmanuel Macron a constitué un gouvernement provisoire. Les législatives vont déterminé la majorité désignée, dont le Président devra tenir compte pour composer l’équipe gouvernemental. Nous sommes inquiets sur la capacité du nouvel exécutif à redresser la France. nous sommes d’accord sur le constat mais en désaccord profond sur les moyens, comme l’augmentation de la CSG et surtout, la suppression de la taxe d’habitation, à 90% : qui va payer l’addition? Nous voulons une France décentralisée et une vraie autonomie financière aux collectivités territoriales. »

Benjamin Nivard. « Nous aussi on est pour la simplification du code du Travail : 35 heures pour tous, et 60 ans pour l’âge de départ en retraite, pour tous! L’urgence sociale, c’est l’égalité des chances, le respect de la dignité humaine qui passe notamment par l’accès à des logements dignes, le partage des richesses, le partage du travail, l’abrogation de la loi el-Khomry… L’urgence écologique, c’est 100% d’énergies renouvelables en 2050. La consommation autrement par la relocalisation de notre agriculture. Le retour des services publics dans les quartiers populaires. La construction de nouveaux logements. »

Yves Blein. « Les Français ont choisi un nouveau Président pour donner à la France un nouvel élan. J’ai regardé Emmanuel Macron, avec Vladimir Poutine, ou hier, s’adresser à Donald Trump pour critiquer sa décision de se retirer de l’accord sur le Climat… Je dis aux électeurs : donnez au Président le moyen de gouverner dans la stabilité et la continuité de son programme pour faire réussir la France. »

Michèle Picard. « Il faut défendre les communes, les salariés, les services publics qui permettent d’assurer les droits fondamentaux dans notre Constitution (emploi, éducation, logement). Pour contrer la politique libérale du gouvernement Macron, on a besoin de députés d’une gauche exigeante. Vous connaissez ma pugnacité et ma détermination. »

Damien Monchau. « Nous voulons, entre autres, fermer toutes les mosquées extrémistes recensées par le ministère de l’Intérieur. Cela n’a pas été fait jusque-là. La faillite de la France est le résultat de LEUR politique. Ce sont eux qui ont créé le zones de non-droit. Alors venir m’accuser de tous les maux, qui sont les leurs, je trouve ça fort de café. Lors des prochaines échéances, les électeurs peuvent choisir de continuer dans le marasme ou de revenir à un bon sens, l’amour de soi : car le patriotisme, c’est l’amour de la Nation. »

Adrien Drioli. « Je souhaite être ancré à gauche pour faire avancer la France. L’université doit être défendue. 60% d’une classe d’âge doit être diplômée de l’enseignement supérieur pour améliorer son émancipation. Je propose que l’on double les budgets de la garantie jeunes, en cours de déploiement dans le département du Rhône, avec les missions locales. »

    Portrait express de la circonscription

 

Deuxième circonscription la plus peuplée du Rhône, la 14e compte 134 000 habitants. Elle est formée par six communes : Vénissieux, une large partie de Saint-Priest, Saint-Fons, Corbas, Feyzin et Solaize. Sachant que Vénissieux et Saint-Priest pèsent pour 2/3 des inscrits.Terre rouge, la 14e a longtemps été un bastion communiste. Tenu durant 15 ans par l’ancien maire de Vénissieux, André Gerin. En 2012, le bastion tombe. Yves Blein, le maire socialiste de Feyzin est élu au 2e tour face au Front national.

Au premier tour de la présidentielle, c’est Jean-Luc Mélenchon qui est arrivé ici en tête avec 30 % des voix. Devançant Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Cela pourrait sembler simple.

Mais la campagne des législatives a fait voler les certitudes en éclats.

A gauche, Yves Blein est candidat à sa réélection… Mais sous l’étiquette de la république en Marche. Il voit se dresser devant lui un candidat socialiste de Saint-Priest, Adrien Drioli, investi malgré l’avis contraire des militants de la circo. Provoquant une rupture au sein même de son parti puisque l’élu PS de Vénissieux Lotfi Ben Khélifa se présente à son tour. Il ne fera pas campagne et appelle à voter pour Yves Blein. Plus à gauche, le  candidat France Insoumise, Benjamin Nivard, a lui aussi été investi contre l’avis des militants mélenchonistes de la 14e qui ne souhaitaient pas hypothéquer les chances de Michèle Picard, la maire communiste de Vénissieux.

A cela, rajoutez une candidate écologiste, une divers-gauche et une représentante de Lutte Ouvrière.

Soit 7 représentants de la gauche…

A droite, il y en a moins… Mais c’est tout aussi compliqué. Maurice Iacovella bénéficie d’un accord national UDI-LR… qui a fait grincer des dents à Saint-Priest où l’on souhaitait présenter une candidate Les Républicains ! Avant finalement, de renoncer. Au Front national, la tâche s’annonce difficile pour le conseiller municipal de Vénissieux Damien Monchau. Au 2e tour de la présidentielle, Marine Le Pen n’a récolté « que » 31 % des voix. A moins qu’il ne bénéficie d’une hypothétique triangulaire… Sans compter qu’il est concurrencé sur sa droite ! Avec Thierry Dussud, soutenu par une kyrielle de formations d’extrême droite et par… Jean-Marie Le Pen !

Les principaux candidats, sauf celui du Front national, arrivé un peu plus tard.Les principaux candidats, sauf celui du Front national, arrivé un peu plus tard.

Les candidats non retenus pour le débat principal ont la parole

Véronique Giromagny (EELV). « L’écologie n’est pas entrée dans les mœurs. C’est pas acquis. Changement climatique, réfugiés, épuisement des ressources et des sols, transports : ce sont tous les défis à relever. Notre responsabilité politique est de s’en occuper. On ne peut pas faire de l’économie ou parler de transports, sans mettre cela en perspective avec l’écologie. Cela est primordial. « Economie sans écologie n’est que ruine de l’humanité », dit-elle en paraphrasant un célèbre écrivain français. »

Marie-Christine Seemann (LO). « Tous les gouvernements sont anti-ouvriers. Macron veut finir de démolir le code du Travail. La politique est dictée par le patronat et la bourgeoisie qui mènent une guerre de classe. La ministre du Travail avait participé comme DRH a des plans sociaux, sources de licenciements. Nos ennemis ne sont pas les travailleurs détachés, européens ou migrants. C’est le grand patronat qui licencie et ferme les usines. Les idées nationalistes et protectionnistes sont un poison pour les travailleurs. Pour changer, il faudra une explosion sociale avec des revendications unificatrices pour le monde du travail. »

Yassine El Hassak (Union populaire républicaine). « Notre parti a été créé il y a 10 ans. Nous ne présentons que des candidats issus de la société civile. Voter toujours pour les mêmes partis politiques et individus, et espérer une politique différent, c’est impossible. 80% des lois votées dans ce pays émanent de la Commission européenne. Ces lois sont faires pour favoriser le Capital et précariser le peuple. Je m’opposerai à ces lois et poserai les vrais problèmes de notre société. Vénissieux a grand besoin que l’on s’occupe de sa jeunesse pour qu’elle ne tombe pas dans certaines dérives. »

Yalcin Ayvali (Parti égalité justice). « Notre Parti a été créé en 2015 à Strasbourg par des jeunes issus de la diversité et par des personnes des classes populaires. C’est pour cela que je m’y suis investi. On doit supporter d’être des candidats de seconde zone. Nous sommes des ouvriers de la République et des déçus du système. Des pions en bas de l’échelle. Nous sommes plus motivés que jamais. Tous nos citoyens méritent beaucoup mieux. Les jeunes, les personnes âgées. Tous nos candidats viennent de la société civile. L’éducation coule dans nos banlieues. Il faut penser une nouvelle école. Redonner confiance à la jeunesse. Donner une meilleur accessibilité au logement. »

Franck Muller (DLF). « Les grands partis sont responsables du passif. Ils ont fait la preuve de leur incapacité à solutionner les problèmes. Nous voulons réduire le nombre de parlementaires, augmenter les retraites, le nombre de places de prisons, protéger nos entreprises, nos agriculteurs, notre modèle social. Baisser l’impôt sur les sociétés, oui, mais pour les bénéfices réinvestis en France. Nous défendons l’abolition de la directive « travailleurs détachés ». »

http://www.leprogres.fr/rhone/2017/06/02/les-candidats-de-la-14e-circonscription-en-debat-pour-les-legislatives-vpcs

 

REPUBLIÉ POUR INFO

LA PÊCHE AUX VOIX OU LA PÊCHE A LA LIGNE, C’EST AUSSI UN CHOIX !

Palestine Vaincra ! Déjà une victoire de la grève de la faim des prisonniers !

 

 

Les responsables des prisons d’Israël se sont finalement décidés à céder devant les revendications des prisonniers palestiniens en grève.

Les 41 jours de protestations, sous forme d’une grève de la faim étendue, ont enfin poussé, samedi 27 mai, les responsables des prisons israéliennes à se soumettre aux revendications des prisonniers palestiniens qui réclamaient une meilleure situation de vie dans les geôles du régime israélien.

Les grévistes ont demandé de meilleurs services médicaux, des visites familiales, la fin des mises à l’isolement et des conditions de détention plus dignes.

Selon Issa Qaraqe, président de la Commission chargée des Affaires des prisonniers palestiniens, le comité de grève, dirigé par Marouane Barghouti, est parvenu à un accord avec les services pénitentiaires israéliens qui ont finalement promis d’accepter des revendications.

Cet accord a été obtenu à l’issue d’une vingtaine d’heures de négociations dans la prison israélienne d’Ashkelon.

Les prisonniers en grève ont été représentés, lors des négociations, par Marouane Barghouti et par d’autres responsables palestiniens.

Le régime israélien refusait, au départ, de se mettre à la table du dialogue avec les Palestiniens, mais la grève de la faim illimitée qu’avaient affichée plus de 1 500 prisonniers palestiniens à l’appel de Marouane Barghouti, a suscité une vague de manifestations de solidarité et de condamnations sur l’échelle internationale.

Le Comité international de la Croix-Rouge avait mis en garde ce jeudi 25 mai contre l’état critique dans lequel se trouvaient les grévistes.

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http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i37356-isra%C3%ABl_c%C3%A8de_enfin_devant_les_prisonniers_palestiniens_en_gr%C3%A8ve

 

 

Sur le même thème…

Une lettre de Marwan Barghouti

sur les raisons de la grève

de la faim des prisonniers

palestiniens en Israël.

 

 

If not now when?

Résistances

au cœur des Citadelles !!

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https://frontdeslaics.wordpress.com/2017/04/24/

if-not-now-when-resistances-au-coeur-des-citadelles/

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FRONT des LAïCS

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Brève réponse à un ami sur la Palestine et la Syrie

 

https://i1.wp.com/mai68.org/spip2/local/cache-vignettes/L350xH232/Syrie-Palestine_arton31921-26f0c.jpg

 

Lettre à un ami

sur la Palestine

et la Syrie

 

Tu t’affliges du malheur qui frappe le peuple syrien, et tu te demandes si tu ne dois pas condamner la politique du gouvernement syrien pour les mêmes raisons qui te poussent à condamner celle du gouvernement israélien. Je te réponds que cette analogie est totalement trompeuse. Car le peuple syrien est majoritairement du côté de son gouvernement et de son armée qui luttent contre une invasion orchestrée de l’étranger. Sinon, comment expliquer la résistance victorieuse de cette armée de conscrits sur des mercenaires issus de 110 pays ? Et comment expliquer que les populations se réfugient, dès qu’elles le peuvent, dans les zones tenues par les forces gouvernementales ?

La guerre est toujours sale, et il y a des victimes innocentes des deux côtés. Mais si Bachar Al-Assad était vraiment le boucher sanguinaire que décrit la presse occidentale et saoudienne, crois-tu que l’Etat syrien et ses institutions, dont le président est la clé de voûte, ne se seraient pas effondrés depuis longtemps comme un château de cartes ? Ceux qui accréditaient la thèse ridicule du “méchant dictateur qui extermine son peuple à l’arme chimique”, les Filiu, les Hénin et autres Burgat, ces affabulateurs professionnels en sont pour leurs frais. Les faits parlent d’eux-mêmes, et lorsque l’interprétation est erronée, ce ne sont pas les faits qu’il faut changer, mais l’interprétation. Aujourd’hui cette “narrative” simpliste n’abuse plus que ceux qui ont renoncé, par paresse intellectuelle, à l’usage de leur propre raison.

Mais comme ton engagement pour la cause palestinienne est solide, tu dois aussi prendre en considération d’autres faits que tu connais. Ils montrent que les ennemis de la Syrie sont les ennemis de la Palestine, et que la défaite de la Syrie serait aussi la défaite de la Palestine. Car elle mettrait fin, à la fois, à la lutte séculaire du peuple palestinien pour son autodétermination et à la lutte séculaire de la nation arabe contre l’impérialisme occidental.

Résumons les faits, et rien que les faits.

En Syrie, des dizaines de milliers de combattants affluent de la planète entière, depuis six ans, pour aller combattre le “méchant Assad”. Ils passent par la Turquie, pays-membre de l’OTAN et allié des USA, comme à travers une passoire. Ces mercenaires sont payés par les pétromonarchies, souvent entraînés par la CIA et parfois soignés en Israël. Avec la Turquie, Israël et l’Arabie saoudite sont les deux principaux alliés des USA dans la région. La Syrie baasiste, elle, est le seul Etat arabe de la ligne de front à n’avoir jamais pactisé avec l’envahisseur sioniste. Allié de la Syrie, le Hezbollah libanais est la seule organisation à avoir battu l’armée israélienne en la chassant du Liban “manu militari”.

Les USA veulent dépecer la Syrie pour affaiblir l’Iran et le Hezbollah. Ce n’est pas moi qui le dis, mais Hillary Clinton dans un email révélé par Julian Assange. En Syrie, depuis 2011, l’aviation israélienne bombarde régulièrement l’armée syrienne et le Hezbollah. Elle ne bombarde jamais les organisations qui combattent l’armée syrienne, et ces organisations n’attaquent jamais Israël. Basma Kodmani, l’égérie de l’opposition syrienne, a déclaré en 2012 : “Nous avons besoin d’Israël”. Un ministre israélien vient de déclarer qu’il fallait éliminer Bachar Al-Assad. “L’armée syrienne libre”, c’est ainsi qu’elle prétend se nommer, offre à Israël une zone-tampon, côté syrien, qui protège le Golan occupé. Comme tu le sais, l’annexion illégale du Golan syrien par Israël constitue légitimement un “casus belli” pour Damas.

Voilà, ce sont des faits.

Prétendre soutenir la lutte des Palestiniens en rêvant de la destruction de l’Etat syrien, cela a un nom : c’est de l’imposture. Imagines-tu ce qui se passerait si la Syrie et le Hezbollah étaient vaincus par cette alliance mortifère qui réunit Israël, les USA et les wahhabites ? Au lendemain de cette ultime reddition de la résistance arabe, je ne donnerais pas cher des Palestiniens. Et il n’est pas nécessaire d’être un expert pour comprendre que ceux qui soutiennent la “rébellion” en Syrie sont les idiots utiles de Washington et de Tel Aviv.

Bruno GUIGUE

http://mai68.org/spip2/spip.php?article347

 

 

E ou A, une seule lettre peut-elle changer le cours de l’histoire?

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Lu sur le blog    TML:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

 

 

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E ou A, une seule lettre

peut-elle changer

le cours de l’histoire?

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« Elaeudanla…

Sur ma remington portative

J’ai écrit ton nom Laetitia

Elaeudanla Teïtéïa « 

E ou A, une seule lettre peut-elle changer le cours de l’histoire?

« Elaeudanla…

Sur ma remington portative

J’ai écrit ton nom Laetitia

Elaeudanla Teïtéïa « 

 Dans sa chansonnette de 1963, E et/ou A, la fusion des deux lettres n’était sans doute déjà plus le problème du poète à la dérive…

LE ou LA, il n’y a aussi qu’une lettre qui change…

Mais s’il s’agit de préciser le sens de la relation entre divers éléments d’une phrase précédente, LE ou LA ne renverra donc pas au même élément…

Au point, possiblement, d’inverser carrément les termes de la relation, selon qu’on utilisera l’un ou l’autre…

Au point d’en inverser également, et radicalement, le sens…

Au point de changer le cours de l’Histoire…?

E ou A, une seule lettre

peut-elle changer

le cours de l’histoire?

 

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/29/e-ou-a-une-seule-lettre-peut-elle-changer-le-cours-de-lhistoire/

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1994-2017 Collaboration « droite-gauche », un héritage sanglant et mortifère

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Lu sur le blog    TML:

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/24/1994-2017-collaboration-droite-gauche-un-heritage-sanglant-et-mortifere/

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Le Mai des assassins :

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               Une lettre de Sindikubwabo à Mitterrand

« Le Peuple rwandais vous exprime ses sentiments de gratitude pour le soutien moral, diplomatique et matériel que Vous lui avez assuré depuis 1990 jusqu’à ce jour. En son nom, je fais appel à Votre généreuse compréhension et celle du Peuple français en Vous priant de nous fournir encore une fois Votre appui tant matériel que diplomatique. »

 

Lettre_22_mai 1994_ Sindikubwabo a Mitterrand __RWANDA

 

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22 mai 1994 : dis tonton, tu vas pas nous lâcher en plein génocide ?!

Publié le 22 mai 2017

Il y a 22 ans, l’État français supervisait et participait au génocide d’un million de Tutsis.
En une centaine de jours, l’État français et les autorités extrémistes rwandaises de l’époque accomplirent l’extermination d’une partie de la population rwandaise désignée comme ennemi intérieur.

Le 22 mai 1994, le président du gouvernement intérimaire qui assure l’exécution du génocide, Sindikubwabo, adresse à François Mitterrand une lettre.

Alors que les cadavres de plusieurs centaines de milliers de Tutsi et opposants politiques jonchent le sol rwandais, cette lettre, lue et commentée à l’Élysée, montre à quel point les deux instances sont soudées autour du projet d’extermination : « Le Peuple rwandais vous exprime ses sentiments de gratitude pour le soutien moral, diplomatique et matériel que Vous lui avez assuré depuis 1990 jusqu’à ce jour. En son nom, je fais appel à Votre généreuse compréhension et celle du Peuple français en Vous priant de nous fournir encore une fois Votre appui tant matériel que diplomatique. Sans Votre aide urgente, nos agresseurs risquent de réaliser leurs plans et qui Vous sont connus. »

Dès 1990, les militaires français ont formé les futurs « cadres » du génocide.
Entre 1990 et 1994, l’armée rwandaise passe ainsi de 5000 à 50000 hommes.
Des rescapés et des bourreaux témoignent de l’implication directe de l’armée française dans l’extermination de Tutsis [1].
Des « conseillers » militaires français, comme ceux qui officient encore aujourd’hui dans les dictatures françafricaines, sont restés au Rwanda pendant le génocide.
Avant le déclenchement des massacres, lorsque la majeure partie des effectifs a déjà plié bagage, certains d’entre eux se font surprendre à Kigali et déclarent alors y être revenus pour passer des « vacances ».
L’appel au front racial, qui a permis de cimenter les forces du génocide, ainsi que la formation du gouvernement intérimaire, ont été réalisés sous la houlette de la diplomatie française.
Les livraisons d’armes par la France se sont poursuivies tout au long du génocide, en dépit de l’embargo de l’ONU.

Ce que nos médias et représentants politiques ont qualifié de « massacres interethniques », de « double génocide », de « guerre tribale », ou encore de colère spontanée suite à un attentat, c’était un génocide, une destruction planifiée perpétrée sur un groupe désigné comme « ennemi intérieur » par ses bourreaux. Ce fut l’aboutissement de l’idéologie coloniale et raciale, telle qu’elle a été élaborée au XIXè siècle. Ce crime des crimes n’a été que l’application de la guerre dite révolutionnaire, une technique militaire théorisée dans les années 50 par les colonels Trinquier et Lacheroy.

Monsieur Kouchner et Monsieur Quilès, malgré tous vos efforts pour masquer la réalité, nous savons désormais qu’il ne s’agit en aucun cas d’ « erreurs d’appréciation » ou d’ « aveuglement ». Il ne s’agit pas non plus d’une simple complicité, au sens de celui qui participe au crime commis par un autre. Dans une Vème république qui n’a que des intérêts, les dictateurs africains du pré-carré français ne sont pas les « amis » de la France, mais bien ses vassaux.

La Françafrique, terme aujourd’hui galvaudé dans la presse, n’est ni un club de papys ringards voué à une fin certaine, ni une somme de petites combines permettant d’acheter des hôtels particuliers dans Paris. La Françafrique est un système néocolonial, responsable des crimes d’État les plus abjects et macabres. Le néocolonialisme français a exercé sa mainmise sur le Rwanda, petit pays dont le PIB était équivalent à la ville de Quimper. Derrière le masque des indépendances, la République française a su, à coups d’actions psychologiques, fanatiser jusqu’au dernier degré ses tirailleurs néocoloniaux du Hutu Power, et endormir une opinion publique, de droite comme de gauche, déjà passablement soumise et partisane des clichés les plus vendeurs et éculés de la négrophobie.

Aucune idéologie, aucune géopolitique, ni même la lutte contre l’impérialisme anglo-saxon, chinois ou autre ne justifieront les crimes de l’État français au Rwanda comme ailleurs.

Il est nécessaire :

- que des réparations conséquentes soient versées aux rescapés de ce génocide par la République française et les génocidaires français ainsi que par la BNP, le Crédit Lyonnais, comme tout autre instance impliquée.

- qu’un organisme judiciaire indépendant soit créé et saisi pour instruire le procès des représentants de l’État français qui se sont rendus coupables de génocide.

- que es instances de notre pays ayant permis la perpétuation de ce génocide soient mises immédiatement hors d’état de nuire. En bref, une remise en cause radicale du fonctionnement de nos institutions, à l’image de ce qui s’est passé en Allemagne au sortir de la seconde guerre mondiale.

https://rebellyon.info/Dis-tonton-tu-vas-pas-nous-lacher

https://rebellyon.info/Dis-tonton-tu-vas-pas-nous-lacherhttps://rebellyon.info/home/chroot_ml/ml-lyon/ml-lyon/public_html/IMG/pdf/Lettre_22_mai_Sindikubwabo.pdf

PDF - 129.2 ko

lettre de Sindikubwabo à François Mitterand le 22 mai 1994

demande de soutien supplémentaire en plein génocide

Notes

[1] Cécile Grenier, Carnets, six mois d’enquête au coeur du génocide français, in La Nuit rwandaise numéro 3, Avril 2009, Izuba éditions, L’Esprit Frappeur

 

Révélation d’un ancien militaire français : la France est bien complice du génocide au Rwanda en soutenant, protégeant et armant les génocidaires

Pour la première fois depuis 1994, l’opération Turquoise au Rwanda s’éclaire d’un jour nouveau grâce au témoignage d’un officier français de l’armée de terre. Selon lui, l’objectif « humanitaire » officiellement affiché par Paris se confond avec un autre, beaucoup moins avouable : celui de freiner ou de stopper l’avancée militaire du Front patriotique rwandais (FPR), tout en ménageant les forces gouvernementales génocidaires.

Lancée le 22 juin 1994, l’opération française Turquoise aurait eu pour objectif initial de faire le coup de feu contre le Front patriotique rwandais (FPR), la rébellion – essentiellement tutsie – qui se battait contre les forces gouvernementales hutues à l’origine du génocide. Ce n’est pas le président Paul Kagamé qui le dit, mais un ancien officier français, chevalier de la Légion d’honneur et décoré à titre militaire en opérations. Dans un long entretien accordé à “Jeune Afrique”, Guillaume Ancel, 48 ans, à l’époque capitaine au 68e régiment de l’artillerie d’Afrique, évoque sans détour le décalage entre la version officielle française et ce qu’il a vécu il y a vingt ans sur les collines du Rwanda. Si lui et ses compagnons d’arme ont effectivement mené, à partir du début juillet 1994, des missions de protection et d’extraction au bénéfice de rescapés tutsis, ils avaient auparavant, selon lui, reçu l’ordre de stopper l’avancée du FPR au moment où la victoire militaire de celui-ci devenait inexorable. Interview.

« Nous avons reçu l’ordre de préparer un raid sur la capitale rwandaise, Kigali.

JEUNE AFRIQUE : Quelle était votre mission au moment de rejoindre l’opération Turquoise ?

Guillaume Ancel : L’ordre initial, que j’ai reçu autour du 24 juin, était très clair : préparer un raid sur la capitale rwandaise, Kigali, alors passée en quasi-totalité sous le contrôle du FPR. La spécialité de mon unité était le guidage des frappes aériennes [Tactical Air Control Party – TACP, NDLR]. Infiltrés à proximité de la cible pour guider les avions de chasse, notre rôle était de dégager un couloir pour permettre aux troupes de s’emparer de leur objectif avant que quiconque ait eu le temps de réagir. Pas besoin d’avoir fait Saint-Cyr pour comprendre que lorsqu’on cherche à reprendre la capitale d’un pays en guerre passée aux mains d’une rébellion, c’est pour remettre en place les autorités officielles.

>> Lire aussi : « Les fantômes de Turquoise »

Aucun raid de l’armée française sur Kigali n’a pourtant eu lieu à l’époque…

La confirmation de l’ordre de mission n’est jamais arrivé. Peut-être était-ce lié aux problèmes logistiques que nous rencontrions, nos équipements ayant été acheminés avec retard jusqu’à Goma [en RDC, NDLR]. D’autre part je sentais un certain flottement au niveau de la hiérarchie. Puis, entre le 29 juin et le 1er juillet, nous avons reçu un ordre qui s’est substitué au premier. Nous devions stopper par la force l’avancée du FPR à l’est de la forêt de Nyungwe, dans le sud-ouest du Rwanda. Le lendemain matin à l’aube, nous avons décollé dans des hélicoptères Super-Puma afin d’aller déclencher les frappes aériennes sur les colonnes du FPR. L’essentiel de l’unité était déjà partie la veille par la route. Mais au moment où les hélicoptères décollaient de l’aéroport Bukavu, nous avons reçu un contre-ordre. L’officier en charge des opérations nous a expliqué qu’un accord avait été passé avec le FPR. Désormais nous devions protéger une « zone humanitaire sûre » (ZHS) dont la rébellion de Paul Kagamé avait accepté qu’elle échappe provisoirement à son contrôle. C’est à ce moment-là que la nature de notre mission a changé pour devenir humanitaire. Jusque-là, il était clair qu’il s’agissait de combattre le FPR. En quoi a consisté cette mission humanitaire ?

Nous nous sommes déployés autour de Cyangugu, au sud du lac Kivu. Le commandant de compagnie a décidé d’installer notre camp au-dessus du camp de Nyarushishi, où s’étaient réfugiés des milliers de Tutsis et de Hutus modérés. Il avait été alerté par le médecin-chef du camp, un Suisse travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), sur le risque d’une attaque massive des miliciens Interahamwe. Cette dimension de Turquoise ne doit pas être oubliée : même si les ordres que nous recevions étaient ambigus, les soldats français ont sauvé plusieurs milliers de vie. Pour moi, chacune d’entre elle était une victoire.

Quels étaient vos relations avec les forces armées gouvernementales qui avaient orchestré le génocide ?

Guillaume Ancel, chevalier de la Légion d’honneur décoré à titre militaire en opérations.

Dès que nous avons traversé la frontière entre l’ex-Zaïre [actuelle RDC] et le Rwanda, nous avons constaté que les militaires rwandais étaient consternés en réalisant que les soldats français n’allaient pas remettre en selle le gouvernement intérimaire à l’origine du génocide. Ils nous regardaient avec une réticence et une inquiétude évidentes. À l’inverse, quand les réfugiés de Nyarushishi ont réalisé que nous venions réellement pour les protéger, ils nous ont accueilli avec des cris et des chants de joie.

Étant un spécialiste des frappes aériennes et des missions spéciales, quand la compagnie s’est installée pour protéger le camp de Nyarushishi, on m’a détaché auprès du colonel Hoggard, de la Légion étrangère, et je suis devenu responsable des extractions. Pendant un mois, avec des légionnaires, à chaque fois que nous recevions une information sur des personnes menacées dans la zone humanitaire sûre, j’étais chargé de conduire les opérations se sauvetage. J’ai reçu l’instruction de charger les conteneurs d’armes sur ces camions, qui les ont emmenées ensuite au Zaïre pour les remettre aux forces gouvernementales rwandaises, ce qui accentué le génocide.

On sait que l’armée française a, par ailleurs, montré une certaine complaisance face aux forces génocidaires fuyant vers l’ex-Zaïre…

Pendant cette période, nous avons confisqué des dizaines de milliers d’armes légères aux Hutus qui traversaient la frontières, essentiellement des pistolets, des fusils d’assaut et des grenades. Toutes ces armes étaient stockées dans des conteneurs maritimes sur la base de la Légion étrangère à l’aéroport de Cyangugu. Vers la mi-juillet, nous avons vu arriver une colonne de camions civils et j’ai reçu l’instruction de charger les conteneurs d’armes sur ces camions, qui les ont emmenées ensuite au Zaïre pour les remettre aux forces gouvernementales rwandaises. On m’a même suggéré d’occuper les journalistes pendant ce temps pour éviter qu’ils s’en rendent compte. Quand je lui ai fait part de ma désapprobation, le commandant de la Légion m’a répondu que l’état-major avait estimé qu’il fallait montrer à l’armée rwandaise que nous n’étions pas devenus ses ennemis, afin qu’elle ne se retourne pas contre nous. La France a même payé leur solde aux soldats rwandais.

>> À lire : « Biserero, trois jours de trop »

Guillaume Ancel en opération

Vous confirmez donc que la France a réarmé les ex-Forces armée rwandaises en exil alors que celles-ci venaient d’encadrer le génocide des Tutsis ?

En leur livrant des dizaines de milliers d’armes, nous avons transformé les camps de réfugiés du Zaïre en base militaire. Il était évident que Paul Kagamé n’allait pas tolérer, après avoir pris le pouvoir, qu’une position armée du régime génocidaire s’installe de l’autre côté du lac Kivu. Cette décision a joué un rôle important dans ce qui allait se passer deux ans plus tard dans l’est du Congo.

Que vous inspire la version officielle française sur l’opération Turquoise ?

Personnellement, je ne fais que relater ce que j’ai vécu à l’époque. Si cela ne colle pas avec leur version, cela pose un problème. Ils ont construit une histoire mythique de l’opération Turquoise qui ne correspond pas à la réalité. Or si l’on veut éviter qu’une telle chose se reproduise, il faut mettre les cartes sur la table, pas les dissimuler sous le tapis.

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JEUNE AFRIQUE

Propos recueillis par Mehdi Ba

http://www.diawara.org/2014/04/09/revelation-dun-ancien-militaire-francais-la-france-est-bien-complice-du-genocide-au-rwanda-en-soutenant-protegeant-et-armant-les-genocidaires/

 

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Guillaume ANCEL:

Pour qu’il n’y ait aucun doute sur mon rôle pendant l’opération Turquoise, et aider les personnes qui présentent des symptômes d’Alzheimer,  je mets en ligne quelques documents

http://nepassubir.blog.lemonde.fr/2014/04/12/contrepoint/

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Grève à Total Feyzin, l’AG du 18 Mai, résumé